Chronique Agriculture et Pêche

Chronique Agriculture et Pêche

France

La chronique de Sayouba Traoré, c'est tout ce qui fait le charme de la vie au village. L'angoisse des pères quand la pluie est avare, alors que le grenier est vide. L'ingéniosité des mères pour faire face au dénuement, lorsque la saison sèche devient interminable. L'insouciance des enfants pendant la verte saison, quand la nature donne tout. Une veillée de contes au clair de lune.

Episodes

La production des légumineuses dans la province du Bam au Burkina Faso  

Au village en Afrique, il y une répartition traditionnelle des tâches entre femme et homme. Par exemple, chez les éleveurs, la viande c’est l’affaire des hommes et le lait c’est l’affaire des femmes. De même chez les agriculteurs, la production des céréales et des tubercules relève de la responsabilité des hommes. Les légumes, ce qu’on appelle en cuisine les condiments, c’est exclusivement réservé aux femmes. Cette situation offre un double avantage. Les légumineuses telles que les lentilles, les haricots, les pois et les pois chiches constituent une part essentielle du panier alimentaire de base de nombreuses populations. Les légumineuses sont une source essentielle de protéines et d’acides aminés d’origine végétale pour tous les habitants de la planète. Elles constituent également une source de protéines d’origine végétale pour les animaux. En outre, les légumineuses sont des plantes dont les propriétés fixatrices d’azote peuvent contribuer à accroître la fertilité des sols et avoir des effets bénéfiques sur l'environnement. Autre avantage, puisque c’est traditionnellement l’affaire des femmes, c’est une formidable opportunité pour l’autonomisation économique des femmes rurales. C’est pour ces raisons que la soixante-huitième Assemblée générale des Nations unies avait proclamé 2016 Année internationale des légumineuses. Et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a été désignée pour faciliter la mise en œuvre de l’Année internationale des légumineuses en collaboration avec les gouvernements, les organisations compétentes, les organisations non gouvernementales et autres parties prenantes concernées. Nous rendons visite à une grande dame à Kongoussi, dans la province du Bam au Burkina Faso. Elle se nomme Ouédraogo Haoua, et elle est à la tête de groupements de femmes qui ont décidé de faire du niébé leur gagne-pain. Ces femmes sont regroupées dans l’Union provinciale Namanegbzanga pour la promotion de la filière niébé (UPFN-PFN).  

Le Bulletin de santé du végétal (BSV) (rediffusion)  

Les Bulletins de santé du végétal permettent d’évaluer le risque lié à la présence de bio-agresseurs, et raisonner les itinéraires techniques de protection des végétaux dans le but de réduire l’utilisation des produits phytopharmaceutiques. Établi sous la responsabilité d’un animateur filière, le Bulletin de santé du végétal délivre chaque semaine, quasiment en temps réel, un état sanitaire des productions végétales cultivées sur la région. Il décrit le niveau de présence des maladies et des ravageurs sur les parcelles agricoles et les zones non agricoles, et aide à la décision quant à la nécessité éventuelle d’un traitement phytosanitaire. Il s’appuie sur un réseau d’épidémiosurveillance de 300 parcelles. Présidé et animé par la Chambre régionale d’agriculture Hauts-de-France, il regroupe plus de 60 partenaires et plus de 150 observateurs, toutes cultures confondues.

Le projet d’appui au développement de l’élevage en Côte d’Ivoire  

En Côte d’Ivoire, l’agriculture emploie les deux tiers de la population active qui contribue au PIB total pour 34% et aux recettes d’exportation pour 66%. L’élevage reste encore une activité économique en développement, avec une contribution d’environ 4,5% au PIB agricole et 2% au PIB total. Résultat : la Côte d’Ivoire dépend de ses voisins pour son approvisionnement en protéines animales. Il se trouve que l’élevage constitue une activité importante qui concerne un grand nombre d’éleveurs, soit plus de 360 000 exploitants. Il n’est donc pas étonnant que les autorités déploient des efforts et des investissements pour ce secteur. Néanmoins, ce qui bloque souvent les petits producteurs, c’est le financement. Et c’est pour faire face à cette difficulté que le Projet d’appui au développement de l’élevage en Côte d’Ivoire (PADECI) a été mis en place en mars 2010. Avant ce PADECI, c’était la SODEPRA, société de développement des productions animales. Le projet d’appui au développement de l’élevage en Côte d’Ivoire vise à assurer la couverture des besoins nationaux en viande et en produits d’élevage et améliorer le revenu des éleveurs. Le PADECI a une durée de cinq ans et une envergure nationale. Il est exécuté dans les régions du nord, du centre, de l’est, de l’ouest, du sud-est et du sud-ouest. Le PADECI finance notamment les élevages de bovins, d’ovins, de caprins, de porcins et d’avicoles. Les bénéficiaires sont les agro-éleveurs, les jeunes, les femmes, les organisations professionnelles d’éleveurs (OPE) et les opérateurs de toutes les filières d’élevage.

L’innovation au service des producteurs de Niébé au Burkina Faso  

Le niébé, comme toutes les légumineuses, a un fort potentiel dans la réduction de la pauvreté, principalement pour les femmes en milieu rural. Au Burkina Faso, l’accent a été mis dans un premier temps sur l’augmentation de la production. Avec une production provisionnelle estimée à 720 000 tonnes pour l’année 2016, cette croissance de production en niébé est en dessous de la demande du marché local. Il se trouve que la filière Niébé a du mal à décoller à cause d’une série de problèmes structuraux. On peut citer le bas niveau de production et de productivité, la désorganisation, ou plus précisément absence d’organisation de la filière, les coûts de récolte et de commercialisation très élevés, la faible promotion de la consommation locale du niébé. Pour toutes ces raisons, le niébé représente encore aujourd’hui une culture marginale. Et pour booster la croissance, le projet pilote CLAPHI a été créé et mis en œuvre par le Groupe de Recherche et d’Actions pour le Développement (GRAD) afin de promouvoir et soutenir l’adoption des innovations post récoltes dans les provinces du Nayala et du Sourou.

La Journée mondiale de l'eau 2017  

Retour sur la Journée mondiale de l’eau qui a été célébrée le 22 mars dernier. On en parle avec un peu de retard parce que la question de l’eau, l’assainissement et l’hygiène, est extrêmement importante. Les chiffres donnent le vertige. C’est en 1992 que la Conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement (CNUED) a recommandé qu’une Journée internationale soit consacrée aux ressources en eau douce. Et cette Journée mondiale de l’eau a été célébrée la première fois le 22 mars 1993. L’objectif de cette Journée mondiale de l’eau est d’attirer l’attention sur l’importance de l’eau et de promouvoir la gestion durable des ressources en eau douce. C’est d’abord une question de santé publique. Le lien entre mauvaises conditions sanitaires et d’hygiène ainsi qu’un manque d’accès à une eau de bonne qualité est aujourd’hui largement démontré. L’OMS estime que 50% des cas de sous-nutrition infantile dérivent des diarrhées à répétition et d’infestations intestinales résultant des conditions sanitaires et d’hygiène, inadéquates ou d’eau impropre. L'eau est à la source de la sécurité alimentaire. L'alimentation en eau potable à travers le monde n'est pas encore assurée partout, loin s'en faut, et de nombreuses zones agricoles souffrent encore d'une alimentation médiocre, source de maladies et nuisible au développement. L’eau est au cœur du développement durable. Les ressources en eau, ainsi que la gamme de services qu’elles peuvent rendre, contribuent à la réduction de la pauvreté, à la croissance économique et à la sauvegarde de l’environnement. De la nourriture et la sécurité énergétique à la santé humaine et environnementale, l’eau contribue à l’amélioration du bien-être social et à une croissance équitable, affectant les moyens de subsistance de milliards d’individus. Chaque année, la célébration de la Journée mondiale de l’eau s’articule autour d’un thème central. Et le thème de cette année concerne les eaux usées.

La Journée internationale des forêts 2017  

C’est suite à l’Année Internationale des Forêts en 2011, que l’Organisation des Nations unies a souhaité instaurer une journée mettant les forêts à l’honneur : le 21 Mars est ainsi devenu la Journée internationale des forêts. Partout dans le monde sont organisées des manifestations pour valoriser, protéger et fêter les forêts. L’idée, c’est de faire cette Journée internationale des forêts, une occasion de célébrer la forêt, l’arbre et le bois, dont les services multiples en font une ressource essentielle pour le développement durable. Cette journée est destinée à être l’une des plates-formes mondiales de premier plan dans le monde pour les personnes ayant un intérêt dans les forêts et le changement climatique pour partager leurs points de vue et travailler ensemble pour assurer que les forêts soient convenablement intégrées dans des stratégies de changement climatique et d’atténuation d’adaptations futures. Parce que la forêt est aujourd’hui en danger. La déforestation est une cause majeure de la perte de la biodiversité. Chaque année, de 2000 à 2010, environ 13 millions d’hectares de forêts autour du monde ont été convertis à d’autres utilités ou dégradés, comparés à 16 millions d’hectares perdus annuellement de 1990 à 2000. Plusieurs causes à cette situation alarmante. Il y a bien sûr l’exploitation forestière qui constitue la plus ancienne cause de déforestation. Parce qu’au final, seuls 30 % du bois coupé est commercialisé. Ensuite la production et la surconsommation de viandes industrielles saccagent la planète. On a un besoin croissant de pâturages. Et enfin les monocultures qui dévastent les forêts. 70 % des terres agricoles sont désormais destinées à des cultures pour l’alimentation animale, exportées massivement au profit du bétail européen et américain.

Le GIE le Niokolo Koba de Kédougou  

Kédougou est la plus grande ville au sud-est du Sénégal, proche des frontières du Mali et de la Guinée. La région de Kédougou est en elle-même un paradoxe. On a un sous-sol riche, une forêt dense, un potentiel touristique notamment avec le parc naturel du Niokolo Koba, un potentiel agricole extraordinaire avec une longue saison d’hivernage, où il pleut au moins de juillet à octobre. Et pourtant des indicateurs sociaux inquiétants. Et c’est dans ce contexte qu’est né le GIE le Niokolo Koba, qui rassemble des femmes travaillant dans la transformation de produits agricoles locaux. Dans les faits, ce GIE (groupement d'intérêt économique) est une unité de transformation et de commercialisation de céréales locales, de fruits, de légumes et de faines enrichies servant à lutter contre la malnutrition infantile. Le GIE est composé de femmes de la région de Kédougou, qui unissent leurs efforts pour valoriser les produits locaux et promouvoir ainsi l’auto-emploi. L’activité a démarré par la transformation du fonio, et par la suite, elle a évolué vers d’autres produits tels que le beurre de karité, la poudre de fruit de baobab localement appelé bouye, le miel, l’huile de palme, les sirops concentrés.

Le laboratoire central vétérinaire du Mali  

La question est importante parce que la santé animale est un facteur important pour les filières d'élevage. La santé du troupeau conditionne le bien-être des animaux, l'équilibre économique de l'élevage. Et surtout la santé de l'homme. D’abord l’éleveur qui est au contact direct des animaux, et le consommateur qui va retrouver les aliments d’origine animale dans son assiette. Question complexe quand on sait qu’il y a des pathologies spécifiques à l’animal, et d’autres qui sont communes à l’homme et à l’animal. Ajoutons qu’au Mali, l’élevage joue un rôle important dans la sécurité alimentaire, la lutte contre la pauvreté et la création d’emplois. En effet, le poids de l’élevage est éloquent dans l’économie nationale à en juger par certains paramètres : il occupe la troisième place dans les recettes d’exportation après le coton et l’or ; 20% du produit intérieur brut, il contribue aussi pour 80% des revenus des systèmes pastoraux et 18% à celui des systèmes agropastoraux. Le bétail constitue la principale force motrice pour l’agriculture végétale. On voit donc que le rôle du laboratoire central vétérinaire est important. Construit en 1972 avec l’appui du gouvernement des USA pour satisfaire les besoins en vaccins vétérinaires du Mali, le LCV constitue à ce titre un précieux outil pour le développement de l’élevage.

Le baromètre Bio 2016  

Ce baromètre existe depuis 2003, et, chaque année, il mesure la progression de l’agriculture biologique de l’amont à l’aval. Il est établi par l’Agence Bio. Deux données donc qui demandent explication. D’abord ce qu’on appelle Agence Bio, c’est plus exactement Agence française pour le développement de l’agriculture biologique. L'Agence Bio est un groupement d'intérêt public français créé le 15 octobre 2001 par les ministres chargés de l'Agriculture et de l'Ecologie. Elle a pour mission de communiquer et d'informer sur l'agriculture biologique et ses produits, de développer et d'approfondir l'Observatoire national de l'agriculture biologique, de faciliter la concertation entre partenaires, de contribuer au développement de la structuration des filières et de gérer les notifications des producteurs et autres opérateurs certifiés, ainsi que le logo « AB » depuis 2008. Ça, c’est pour l’Agence Bio, et concernant l’agriculture biologique, c’est un mode de production qui trouve son originalité dans le recours à des pratiques culturales et d’élevage soucieux du respect des équilibres naturels. Ainsi, elle exclut l’usage des produits chimiques de synthèse, des OGM et limite l’emploi d’intrants. Les bénéfices que la société peut retirer de l’agriculture biologique sont multiples en termes de création d’activités et d’emplois, de préservation de la qualité des sols, de la biodiversité, de l’air et de l’eau. Ce qu’il faut retenir pour l’année 2016, c’est que la demande de produits bio est en forte hausse en France. Et face à cette forte demande, la production bio monte en puissance en France pour atteindre des niveaux historiques.

Les pôles de compétitivité en France  

Selon la définition qu’en donnent les textes officiels, un pôle de compétitivité est « un rassemblement, sur un territoire bien identifié et sur une thématique ciblée, d'entreprises petites, moyenne ou grandes, de laboratoires de recherche et d'établissements de formation ». Un pôle de compétitivité repose sur un ancrage territorial fort tout en s’appuyant sur les structures existantes (tissu industriel, campus, infrastructures collectives, etc.). Le recours à une politique foncière et de développement urbain propre à assurer un développement cohérent du tissu industriel, des capacités de recherche publique et des établissements d’enseignement supérieur sont des facteurs positifs de développement du pôle de compétitivité et du potentiel de ses membres. Ils sont définis par la loi de finances de 2005 comme le regroupement sur un même territoire d'entreprises, d'établissements d'enseignement supérieur et d'organismes de recherche publics ou privés qui ont vocation à travailler en synergie pour mettre en œuvre des projets de développement économique pour l'innovation. Créé en 2004 dans le cadre du lancement d'une nouvelle politique industrielle en France, ce dispositif permet des subventions publiques et un régime fiscal particulier à un ensemble d'activité regroupés. Ils ont vocation à rendre l'économie plus compétitive, créer des emplois, rapprocher la recherche privée et publique et développer certaines zones en difficulté, tout en luttant contre les délocalisations.

France: le Conseil national de l’alimentation  

Créé en 1985, le Conseil national de l’alimentation est une instance consultative indépendante française qui réunit tous les acteurs de la chaîne alimentaire. Comme son nom l’indique, cet organisme qui relève du ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt émet des avis à l’attention des décideurs publics et des différents acteurs de la filière alimentaire sur tous les sujets liés à l'alimentation. Les membres du Conseil National de l'Alimentation sont répartis en huit collèges : Le collège constitué de neuf représentants des associations nationales de consommateurs ou d’usagers Le collège constitué de neuf représentants des producteurs agricoles Le collège constitué de neuf représentants de la transformation, dont un représentant de l’artisanat Le collège constitué de quatre représentants de la distribution, dont au moins un représentant du commerce de gros Le collège constitué de six représentants de la restauration Le collège constitué de cinq représentants des syndicats de salariés de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la distribution des produits alimentaires Le collège constitué de trois représentants d’associations : une association mettant en œuvre l’aide alimentaire, une association représentant les usagers du système de santé et une association de protection de l’environnement Le collège constitué de dix personnalités désignées en raison de leurs compétences en matière d’alimentation. A ceux-là s’ajoutent des  membres de droit et des invités permanents qui complètent la représentativité des acteurs associés aux travaux du CNA.

L’Ecole supérieure d'agricultures Angers Loire  

L’Ecole supérieure d'agricultures Angers Loire a vu le jour en 1898 sous l’impulsion des professionnels du monde rural de l’ouest de la France. Ces derniers voulaient développer le secteur agricole par la création d’une école spécialisée dans la formation d’Ingénieurs en agriculture. Tout au long du XXe siècle, autour de l’Ecole d’Ingénieurs, se sont greffées de nouvelles voies de développement (recherche, international) et de formations (enseignement à distance, formations Bac +2, 3 et plus). Aujourd’hui, c’est un pôle de formation et de recherche. Les axes de recherche portent principalement sur les productions végétales et l’agro-écologie, les productions animales, l’alimentation et la viticulture, le paysage et les sciences sociales. Et la gamme des formations er tout aussi variée : diplôme d’Ingénieur, masters dont 2 au label Erasmus Mundus, Bac+4 en commerce et gestion, licences professionnelles, BTS, Bac professionnels, formations qualifiantes à la carte.  

Le Bulletin de santé du végétal (BSV)  

Les Bulletins de santé du végétal permettent d’évaluer le risque lié à la présence de bio-agresseurs, et raisonner les itinéraires techniques de protection des végétaux dans le but de réduire l’utilisation des produits phytopharmaceutiques. Établi sous la responsabilité d’un animateur filière, le Bulletin de santé du végétal délivre chaque semaine, quasiment en temps réel, un état sanitaire des productions végétales cultivées sur la région. Il décrit le niveau de présence des maladies et des ravageurs sur les parcelles agricoles et les zones non agricoles, et aide à la décision quant à la nécessité éventuelle d’un traitement phytosanitaire. Il s’appuie sur un réseau d’épidémiosurveillance de 300 parcelles. Présidé et animé par la Chambre régionale d’agriculture Hauts-de-France, il regroupe plus de 60 partenaires et plus de 150 observateurs, toutes cultures confondues.

Les problèmes de l’élevage en Afrique centrale  

En termes d’alimentation, l’élevage et la pêche sont les principales sources de protéines d’origine animale dans l’alimentation des populations de cette zone. Les activités pastorales couvrent une superficie d’environ 1,1 million de km². Plus de 35 % des populations au Cameroun et 40 % au Tchad se consacrent aux activités d’élevage. Au Cameroun, proprement dit, l’élevage constitue une des principales activités des populations du Nord-Cameroun (provinces du Nord et de l’Extrême-Nord). Cette région se situe au premier rang pour le cheptel bovin, 1 657 400 têtes, soit 38 % du cheptel national. Les cheptels de moutons et de chèvres s’élèvent respectivement à 1 362 600 et 1 507 300 têtes, soit 57,8 % et 51,7 % des chiffres nationaux. Ainsi, l’élevage représente la deuxième source de revenus pour les populations rurales, après le coton. C’est un secteur qui présente un fort potentiel pour les économies nationales et les budgets des familles. Toutefois, il y a quelques problèmes. En effet, plusieurs contraintes entravent l’accroissement de la productivité du cheptel. Celles-ci sont liées pour la plupart à l’eau et à l’alimentation, à la santé, aux pratiques d’élevage et à l’écoulement des produits. En outre, l’extension des cultures et des zones cynégétiques réduit considérablement les parcours.

L'agriculture intelligente face au climat, ou AIC  

En abrégé, les spécialistes de terrain disent AIC. C’est une notion controversée. Les uns disent que c’est la solution pour aider les petits paysans à faire face aux effets des dérèglements climatiques. A l’inverse, des organisations de la société civile rejettent l’AIC parce que trop liée aux grandes firmes agro-chimiques. Ces organisations exhortent les décideurs à soutenir l'agro-écologie, et lancent un appel aux décideurs pour que l'agro-écologie soit intégrée à l’ensemble des processus relatifs à l'agriculture et au changement climatique tant au sein des Nations Unies qu’à l’échelle nationale. Retenons seulement que l’AIC vise à traiter trois objectifs principaux : l’augmentation durable de la productivité et des revenus agricoles; l’adaptation et le renforcement de la résilience face aux impacts des changements climatiques; et la réduction et/ou la suppression des émissions de gaz à effet de serre. Dans le concept d'agriculture intelligente face au climat, il est bien entendu que la mise en œuvre des mesures retenues est déterminée par le contexte et les capacités spécifiques propres à chaque pays et qu'elle est facilitée par un accès à des informations plus précises, des politiques harmonisées, des dispositions institutionnelles coordonnées et des mécanismes incitatifs et financiers souples. La notion d'agriculture intelligente face au climat évolue et il n'existe pas de modèle universel quant à son application. C’est le terroir principalement qui détermine la marche à suivre.

Les premières assises du commerce équitable en France  

Il s’agit de s’appuyer sur les principes du commerce équitable pour développer des filières agricoles et agroalimentaires durables en France. En effet, le modèle agro-industriel permet de produire à grande échelle des denrées standards. Mais ce modèle est aujourd’hui à bout de souffle. Crise du lait, de la viande ou du maraîchage : les agriculteurs subissent des prix trop bas et de plus en plus volatils et n’arrivent plus à vivre de leur travail. Par ailleurs, l’impact environnemental de ce modèle coûte cher à notre société : contribution au réchauffement climatique, épuisement des sols, pertes de biodiversité, pollution des eaux, etc. Les risques pour la santé, des producteurs comme des consommateurs, sont, quant à eux, de mieux en mieux documentés. Enfin, alors que 4 millions de Français sont contraints de recourir à l’aide alimentaire, il s’agit de réaffirmer le droit à une alimentation de qualité pour tous. Face à ces constats, il est aujourd’hui impératif d’accélérer les transitions vers des modes de production, de commercialisation et de consommation plus durables. Lors de ces travaux, tous les acteurs du monde agricole et agroalimentaire ainsi que les acteurs de la consommation responsable ont échangé sur leurs pratiques pour découvrir les initiatives agricoles existantes en faveur de modes de production et de consommation plus équitables et durables dans les filières françaises. Avec : - Antoinette Guhl, adjoint au maire de Paris en charge de l’économie sociale et solidaire et des innovations sociales et de l’économie circulaire.

La régulation de la restauration et la qualité de l’alimentation en Côte d’Ivoire (Rediffusion)  

Le problème de la régulation de la restauration et la qualité de l’alimentation n’est pas propre à la seule Côte d’Ivoire. Plus généralement, dans les villes africaines, le secteur de la restauration souffre de plusieurs maux, dont le manque de réglementation, le maintien des sites de restauration précaires, l’absence de normes qualitatives au plan alimentaire. (Rediffusion du 18/06/2016) Pour faire face à ce problème qui relève de la santé publique, l’Autorité de régulation de la restauration et des métiers de l’alimentation (ARRMA) exerce ses activités depuis le 18 octobre 2010 sous l’égide du ministère du Tourisme. Ses missions essentielles consistent en l’organisation, la régulation et la réglementation des activités de restauration et de débits de boisson afin d’assainir le secteur et offrir un plateau technique de qualité pour le bien-être des populations. Il s’agit en outre de professionnaliser davantage ce secteur d’activité et permettre aux acteurs de bénéficier d’un cadre propice à l’exercice d’une fonction garantissant la performance et s’inscrivant dans une dynamique de pérennisation des services de qualité offerts à la clientèle. Cette ARRMA est un centre d’étude et d’élaboration de stratégies nécessaire à l’assainissement du secteur de la restauration en Côte d’Ivoire afin de circonscrire les dangers liés à l’alimentation et d’autre part un centre opérationnel d’organisation, de planification et de suivi des produits à consommer et des acteurs du secteur de la restauration et des débits de boisson en Côte d’Ivoire. Son siège se situe à Cocody derrière la maison du parti du PDCI, entre le lycée Sainte-Marie et l’université catholique UCAO.

La Mutuelle des personnes âgées du Cameroun (MUPAC) (Rediffusion)  

Au Cameroun, les personnes âgées constituent une catégorie sociale, qui, minoritaire, intéresse le sociologue par leur distribution géographique dans l’espace. Suite aux observations conduites sur le terrain camerounais, il ressort que le lieu de résidence des personnes de troisième et de quatrième âge est principalement le milieu rural. Plus généralement, dans les pays d’Afrique sub-saharienne, les travailleurs autres que les fonctionnaires ne disposent de structure de soutien aux personnes âgées. Pour nombre de producteurs, l’idée même de retraite est inconcevable. Et c’est encore plus vrai pour les agriculteurs. (Rediffusion du 22/10/16) Le problème est sérieux, car selon les résultats officiels du dernier Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) réalisé au Cameroun en 2005, on compte pour les personnes âgées de 60 et 80 ans et plus, 1 741 284 habitants, soit 11% de la population. C’est dans un tel climat que la MUPAC a été créée en septembre 2003. De 52 personnes à sa création, la MUPAC compte aujourd'hui 6 000 membres ! Des bureaux régionaux et des antennes locales ont même vus le jour.  

Le Plan national du développement économique et social du Burkina Faso  

Ce PNDES est un programme de l'État burkinabè et de ses partenaires sur la période 2016-2020, qui vise à transformer profondément et qualitativement l’économie nationale. Ce qui englobe plusieurs volets de la vie socio-économique : le commerce, l'industrie et l'artisanat ; les mines et l’énergie ; les infrastructures ; la santé ; l’Education nationale et de l'alphabétisation : l’eau et l’assainissement. L’objectif recherché par les autorités nationales, c'est d’atteindre d’ici 2020 un taux de croissance moyen de 7,7%, ce qui se traduira par la création de 50.000 emplois chaque année, de ramener le taux de pauvreté à 35% contre 41% en 2014. La conférence des partenaires pour le financement du PNDES a eu lieu à Paris les 7 et 8 décembre dernier.

Un nouveau label Apicité pour les communes en France  

Il s’agit de protection et de sauvegarde des abeilles et des pollinisateurs sauvages. Aujourd’hui en France on estime qu’on perd 30 000 ruches chaque année. Une mortalité des abeilles qui fait chuter la production de miel de 33 000 tonnes à 10 000 tonnes. Sur le plan agricole, l’abeille est le pollinisateur par excellence. Concernant le volet agricole, les scientifiques disent qu’il y a un réel paradoxe. Sans pollinisateurs, il n’y pas d’agriculture possible. Or les pratiques agricoles actuelles sont en grande partie responsables de l’effondrement des populations d’abeilles. Une récente évaluation publiée par le ministère de l'Environnement estime qu'entre 5 et 12 % de la valeur de la production végétale française - soit entre 2 et 5 milliards d'euros - dépend de l'action des insectes pollinisateurs (abeilles domestiques et sauvages, bourdons, etc.). Les cultures de melons, pastèques, kiwis et des cucurbitacées (potirons, courges, etc.) sont par exemple à 90 % dépendants de la pollinisation, lorsque pommes, cerises et concombres le sont à 65 %. En gros les pollinisateurs sauvages assurent 35% des ressources alimentaires mondiales.Ce label Apicité est lancé par l’Union Nationale de l’Apiculture Française, une structure créée en 1945 et qui regroupe plus d’une centaine de syndicats départementaux et régionaux rassemblant 20.000 apiculteurs, ce qui représente 400.000 ruches.  

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