Chronique Agriculture et Pêche

Chronique Agriculture et Pêche

France

La chronique de Sayouba Traoré, c'est tout ce qui fait le charme de la vie au village. L'angoisse des pères quand la pluie est avare, alors que le grenier est vide. L'ingéniosité des mères pour faire face au dénuement, lorsque la saison sèche devient interminable. L'insouciance des enfants pendant la verte saison, quand la nature donne tout. Une veillée de contes au clair de lune.

Episodes

Les problèmes de l’élevage en Afrique centrale  

En termes d’alimentation, l’élevage et la pêche sont les principales sources de protéines d’origine animale dans l’alimentation des populations de cette zone. Les activités pastorales couvrent une superficie d’environ 1,1 million de km². Plus de 35 % des populations au Cameroun et 40 % au Tchad se consacrent aux activités d’élevage. Au Cameroun, proprement dit, l’élevage constitue une des principales activités des populations du Nord-Cameroun (provinces du Nord et de l’Extrême-Nord). Cette région se situe au premier rang pour le cheptel bovin, 1 657 400 têtes, soit 38 % du cheptel national. Les cheptels de moutons et de chèvres s’élèvent respectivement à 1 362 600 et 1 507 300 têtes, soit 57,8 % et 51,7 % des chiffres nationaux. Ainsi, l’élevage représente la deuxième source de revenus pour les populations rurales, après le coton. C’est un secteur qui présente un fort potentiel pour les économies nationales et les budgets des familles. Toutefois, il y a quelques problèmes. En effet, plusieurs contraintes entravent l’accroissement de la productivité du cheptel. Celles-ci sont liées pour la plupart à l’eau et à l’alimentation, à la santé, aux pratiques d’élevage et à l’écoulement des produits. En outre, l’extension des cultures et des zones cynégétiques réduit considérablement les parcours.

L'agriculture intelligente face au climat, ou AIC  

En abrégé, les spécialistes de terrain disent AIC. C’est une notion controversée. Les uns disent que c’est la solution pour aider les petits paysans à faire face aux effets des dérèglements climatiques. A l’inverse, des organisations de la société civile rejettent l’AIC parce que trop liée aux grandes firmes agro-chimiques. Ces organisations exhortent les décideurs à soutenir l'agro-écologie, et lancent un appel aux décideurs pour que l'agro-écologie soit intégrée à l’ensemble des processus relatifs à l'agriculture et au changement climatique tant au sein des Nations Unies qu’à l’échelle nationale. Retenons seulement que l’AIC vise à traiter trois objectifs principaux : l’augmentation durable de la productivité et des revenus agricoles; l’adaptation et le renforcement de la résilience face aux impacts des changements climatiques; et la réduction et/ou la suppression des émissions de gaz à effet de serre. Dans le concept d'agriculture intelligente face au climat, il est bien entendu que la mise en œuvre des mesures retenues est déterminée par le contexte et les capacités spécifiques propres à chaque pays et qu'elle est facilitée par un accès à des informations plus précises, des politiques harmonisées, des dispositions institutionnelles coordonnées et des mécanismes incitatifs et financiers souples. La notion d'agriculture intelligente face au climat évolue et il n'existe pas de modèle universel quant à son application. C’est le terroir principalement qui détermine la marche à suivre.

Les premières assises du commerce équitable en France  

Il s’agit de s’appuyer sur les principes du commerce équitable pour développer des filières agricoles et agroalimentaires durables en France. En effet, le modèle agro-industriel permet de produire à grande échelle des denrées standards. Mais ce modèle est aujourd’hui à bout de souffle. Crise du lait, de la viande ou du maraîchage : les agriculteurs subissent des prix trop bas et de plus en plus volatils et n’arrivent plus à vivre de leur travail. Par ailleurs, l’impact environnemental de ce modèle coûte cher à notre société : contribution au réchauffement climatique, épuisement des sols, pertes de biodiversité, pollution des eaux, etc. Les risques pour la santé, des producteurs comme des consommateurs, sont, quant à eux, de mieux en mieux documentés. Enfin, alors que 4 millions de Français sont contraints de recourir à l’aide alimentaire, il s’agit de réaffirmer le droit à une alimentation de qualité pour tous. Face à ces constats, il est aujourd’hui impératif d’accélérer les transitions vers des modes de production, de commercialisation et de consommation plus durables. Lors de ces travaux, tous les acteurs du monde agricole et agroalimentaire ainsi que les acteurs de la consommation responsable ont échangé sur leurs pratiques pour découvrir les initiatives agricoles existantes en faveur de modes de production et de consommation plus équitables et durables dans les filières françaises. Avec : - Antoinette Guhl, adjoint au maire de Paris en charge de l’économie sociale et solidaire et des innovations sociales et de l’économie circulaire.

La régulation de la restauration et la qualité de l’alimentation en Côte d’Ivoire (Rediffusion)  

Le problème de la régulation de la restauration et la qualité de l’alimentation n’est pas propre à la seule Côte d’Ivoire. Plus généralement, dans les villes africaines, le secteur de la restauration souffre de plusieurs maux, dont le manque de réglementation, le maintien des sites de restauration précaires, l’absence de normes qualitatives au plan alimentaire. (Rediffusion du 18/06/2016) Pour faire face à ce problème qui relève de la santé publique, l’Autorité de régulation de la restauration et des métiers de l’alimentation (ARRMA) exerce ses activités depuis le 18 octobre 2010 sous l’égide du ministère du Tourisme. Ses missions essentielles consistent en l’organisation, la régulation et la réglementation des activités de restauration et de débits de boisson afin d’assainir le secteur et offrir un plateau technique de qualité pour le bien-être des populations. Il s’agit en outre de professionnaliser davantage ce secteur d’activité et permettre aux acteurs de bénéficier d’un cadre propice à l’exercice d’une fonction garantissant la performance et s’inscrivant dans une dynamique de pérennisation des services de qualité offerts à la clientèle. Cette ARRMA est un centre d’étude et d’élaboration de stratégies nécessaire à l’assainissement du secteur de la restauration en Côte d’Ivoire afin de circonscrire les dangers liés à l’alimentation et d’autre part un centre opérationnel d’organisation, de planification et de suivi des produits à consommer et des acteurs du secteur de la restauration et des débits de boisson en Côte d’Ivoire. Son siège se situe à Cocody derrière la maison du parti du PDCI, entre le lycée Sainte-Marie et l’université catholique UCAO.

La Mutuelle des personnes âgées du Cameroun (MUPAC) (Rediffusion)  

Au Cameroun, les personnes âgées constituent une catégorie sociale, qui, minoritaire, intéresse le sociologue par leur distribution géographique dans l’espace. Suite aux observations conduites sur le terrain camerounais, il ressort que le lieu de résidence des personnes de troisième et de quatrième âge est principalement le milieu rural. Plus généralement, dans les pays d’Afrique sub-saharienne, les travailleurs autres que les fonctionnaires ne disposent de structure de soutien aux personnes âgées. Pour nombre de producteurs, l’idée même de retraite est inconcevable. Et c’est encore plus vrai pour les agriculteurs. (Rediffusion du 22/10/16) Le problème est sérieux, car selon les résultats officiels du dernier Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) réalisé au Cameroun en 2005, on compte pour les personnes âgées de 60 et 80 ans et plus, 1 741 284 habitants, soit 11% de la population. C’est dans un tel climat que la MUPAC a été créée en septembre 2003. De 52 personnes à sa création, la MUPAC compte aujourd'hui 6 000 membres ! Des bureaux régionaux et des antennes locales ont même vus le jour.  

Le Plan national du développement économique et social du Burkina Faso  

Ce PNDES est un programme de l'État burkinabè et de ses partenaires sur la période 2016-2020, qui vise à transformer profondément et qualitativement l’économie nationale. Ce qui englobe plusieurs volets de la vie socio-économique : le commerce, l'industrie et l'artisanat ; les mines et l’énergie ; les infrastructures ; la santé ; l’Education nationale et de l'alphabétisation : l’eau et l’assainissement. L’objectif recherché par les autorités nationales, c'est d’atteindre d’ici 2020 un taux de croissance moyen de 7,7%, ce qui se traduira par la création de 50.000 emplois chaque année, de ramener le taux de pauvreté à 35% contre 41% en 2014. La conférence des partenaires pour le financement du PNDES a eu lieu à Paris les 7 et 8 décembre dernier.

Un nouveau label Apicité pour les communes en France  

Il s’agit de protection et de sauvegarde des abeilles et des pollinisateurs sauvages. Aujourd’hui en France on estime qu’on perd 30 000 ruches chaque année. Une mortalité des abeilles qui fait chuter la production de miel de 33 000 tonnes à 10 000 tonnes. Sur le plan agricole, l’abeille est le pollinisateur par excellence. Concernant le volet agricole, les scientifiques disent qu’il y a un réel paradoxe. Sans pollinisateurs, il n’y pas d’agriculture possible. Or les pratiques agricoles actuelles sont en grande partie responsables de l’effondrement des populations d’abeilles. Une récente évaluation publiée par le ministère de l'Environnement estime qu'entre 5 et 12 % de la valeur de la production végétale française - soit entre 2 et 5 milliards d'euros - dépend de l'action des insectes pollinisateurs (abeilles domestiques et sauvages, bourdons, etc.). Les cultures de melons, pastèques, kiwis et des cucurbitacées (potirons, courges, etc.) sont par exemple à 90 % dépendants de la pollinisation, lorsque pommes, cerises et concombres le sont à 65 %. En gros les pollinisateurs sauvages assurent 35% des ressources alimentaires mondiales.Ce label Apicité est lancé par l’Union Nationale de l’Apiculture Française, une structure créée en 1945 et qui regroupe plus d’une centaine de syndicats départementaux et régionaux rassemblant 20.000 apiculteurs, ce qui représente 400.000 ruches.  

L’Ecole nationale de l’élevage et de la santé animale du Burkina Faso  

On dit que l'élevage au Burkina Faso est la deuxième mamelle de l'économie nationale après la production végétale. En 2002, on comptait 4,9 millions de bovins, 9 millions d'ovins, 8,9 millions de caprins et 23,1 millions de volailles. En termes de résultats économiques, c’est également un secteur important. Avec ses 129,5 milliards de francs CFA en 1998, il contribue à plus de 10% à la formation du PlB (excepté la traction animale, le transport et la fumure organique). D'ailleurs, on estime à 5 milliards de francs CFA sa contribution sous forme de traction animale. Quant aux recettes fiscales générées chaque année par l'élevage pour l'Etat, elles avoisineraient les 550 millions de francs CFA.   On voit donc qu’une institution comme l’Ecole nationale de l’élevage et de la santé animale à un rôle majeur. Cette école est une institution de référence en matière de formation de techniciens d’élevage au Burkina Faso et dans la sous-région. Il s’agit bien sûr de développer l’élevage en fournissant un encadrement de qualité aux différents acteurs, mais également de contribuer significativement à la réduction des importations de divers produits animaux dans le pays, la réduction de la pauvreté des familles, mais aussi de contribuer, à la promotion de l’auto-emploi et à la lutte contre le chômage des jeunes.  

Le triple A (Adaptation de l’Agriculture Africaine) à la COP22  

L’agriculture a été omniprésente la COP 22 qui vient de s’achever la semaine dernière à Marrakech. La question de la sécurité alimentaire et la limitation des gaz à effets de serre dus aux activités agricoles a été mentionnée dans 94% des contributions nationales des Etats.   Concernant les agriculteurs africains, ils subissent ce que les responsables des ONG appellent la triple peine. Les pays en développement ont été appauvris par un ordre économique mondial qui est responsable en grande partie des dommages causés à la nature et du dérèglement climatique. En retour, ce sont également les pays en développement qui vont subir le plus durement les conséquences de la crise écologique et climatique. Comme si cette double peine ne suffisait pas, une troisième peine va venir s’ajouter. En effet, les mécanismes internationaux de lutte contre les dérèglements du climat envisagés risquent d’alourdir la peine des pays appauvris par le truchement de nouveaux mécanismes financiers censés les « aider » à relever les défis posés par le changement climatique. Autrement dit, le paysan n’a pas profité du développement des richesses à l’échelle planétaire, ce même paysan va payer cher les effets agro-écologiques de ce mal-développement dont il n’est pas ou peu responsable, et son pays va s’endetter davantage, sans qu’on soit sûr de la pertinence des solutions envisagées. Les pays tropicaux, dont le secteur rural est important et avec des pratiques traditionnelles, sont particulièrement vulnérables aux effets du changement climatique. Pour ces pays, réduire la vulnérabilité des populations est une priorité. A Marrakech, les discussions ont porté sur la notion de triple A.  

Yorou Togoro Yacoubou, un inventeur béninois  

En Afrique, l’absence de systèmes efficaces de commercialisation, de transformation et de distribution des produits alimentaires locaux est un obstacle sur la voie de la sécurité alimentaire pour tous. Trop souvent, les capacités de stockage et de transport entre la zone de production et le lieu de transformation ou de consommation sont insuffisantes. En outre, les installations de transformation ne sont guère efficaces. Dans un grand nombre de pays, la principale contrainte est l’insuffisance des moyens de transport et de transformation. L’insuffisance de moyens de production efficaces limite les efforts des transformatrices. Au Bénin, un homme a choisi de relever ce défi en proposant sur le marché des outils adaptés. Il s’agit de Yorou Togoro Yacoubou, un artisan des départements du Borgou/Alibori. Plus précisément dans le quartier Amawignon de Parakou au Bénin. Au SIAO il a présenté une gamme de machines pour faciliter le travail des transformatrices de produits alimentaires locaux. Déjà, à la 15e édition du Salon National de l’Artisanat du Bénin en septembre 2014, il a remporté le premier prix avec un moulin qui écrase les céréales.

L’utilisation du gaz naturel au Niger pour lutter contre le déboisement  

Il s’agit d’une tentative de vulgarisation de l’utilisation du gaz naturel au Niger, en vue de limiter le déboisement. Pays désertique sur les 4/5 de son territoire, le Niger n'a pratiquement pas de forêts et les quelques maigres formations ligneuses dont il dispose sont soumises à une exploitation incontrôlée qui risque de rompre l'équilibre de l'écosystème. En effet, cette disparition du couvert végétal entraîne la dégradation des sols, qui à son tour constitue un frein aux rendements agricoles. Il y a un autre problème. Plus de 98 % des familles nigériennes utilisent le bois pour faire la cuisine Résultat : 250 000 tonnes de bois de feu, soit près d'un million de stères sont annuellement prélevées annuellement. C’est un problème qu’il faut prendre par les deux bouts. Au village, sensibiliser les communautés sur les conséquences de la coupe sauvage de bois. Et en ville tarir la demande en bois de chauffe.   (Rediffusion du 20 décembre 2014)

La société Coopérative agricole du Marais audomarois  

La société Coopérative agricole du Marais audomarois, en abrégé Sipema SCA, est une structure qui s’occupe de collecte et de commercialisation de fruits et légumes. Son siège se situe dans la périphérie de la ville de Saint-Omer. La Sipema est une société coopérative agricole qui compte 70 adhérents, avec un effectif de 19 salariés. Elle traite, par le marché au cadran, 5 millions de têtes de choux-fleurs d'été. Elle commercialise 3000 tonnes d'endives et 2500 tonnes de légumes (choux, céleris, rhubarbe, courgette...). Là-bas, on dit le pays de Saint-Omer ou l’Audomarois. D’où le nom de Marais audomarois, qui est le site de production. Le marais est devenu au XIXe siècle une région maraîchère et d’élevage et il reste aujourd’hui le seul marais de cette importance encore cultivé pour le maraîchage en France. Près de 50 légumes différents y sont cultivés, dont le chou-fleur l’été (introduit vers 1751) et l’endive d’hiver (introduite vers 1920 dans la région). En 2008, il était composé d’environ 13 000 parcelles appartenant à environ 5 000 propriétaires. Il abritait alors 1 050 ha de prairies humides, 436 ha de terres maraîchères et 171 ha de roselières. Les productions maraîchères en 2012 : chou-fleur d’été : 5,5 millions de têtes ; endive : 3 600 tonnes ; chou pommé : 3 millions de têtes ; céleri rave : 0,6 million de têtes ; chou de Bruxelles, courgette, poireau, salade : moins de 200 tonnes.

La pépinière d’entreprises de la Communauté d’Aglomération de Saint-Omer  

La pépinière d’entreprises de la Communauté d’Agglomération de Saint-Omer, dans la nouvelle région Hauts-de-France, se trouve au bord de la RN42, au cœur du parc d’activités de la porte multimodale de l’Aa, à Campagne-lès-Wardrecques. L’ensemble offre un service de qualité pour les jeunes entreprises dans un environnement professionnel.   Mais il importe d’abord de dire ce qu’est une pépinière d’entreprises. D’autres disent un incubateur ou encore un hôtel d’entreprises. Il s’agit d’une structure destinée à faciliter la création d'entreprises en apportant un soutien technique et financier, des conseils et des services, le tout avec une tarification avantageuse pour une période limitée (5 ans maximum). Pour ce qui est de la région concernée, on a une agriculture productive dans de nombreux domaines, une grande tradition dans les industries agroalimentaires.

La Mutuelle des personnes âgées du Cameroun (rediffusion)  

Au Cameroun, les personnes âgées constituent une catégorie sociale minoritaire qui intéresse les sociologues par leur distribution géographique dans l’espace. Suite aux observations conduites sur le terrain camerounais, il ressort que le lieu de résidence des personnes de troisième et de quatrième âge est principalement le milieu rural. Plus généralement, dans les pays d’Afrique sub-saharienne, les travailleurs autres que les fonctionnaires ne disposent de structure de soutien aux personnes âgées. Pour nombre de producteurs, l’idée même de retraite est inconcevable. Et c’est encore plus vrai pour les agriculteurs. Le problème est sérieux, car selon les résultats officiels du dernier Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) réalisé au Cameroun en 2005, on compte pour les personnes âgées de 60 et 80 ans et plus, 1 741 284 habitants, soit 11% de la population. C’est dans un tel climat que la Mupac a été créée en septembre 2003. De 52 personnes à sa création, cette structure compte aujourd'hui 6 000 membres. Des bureaux régionaux et des antennes locales ont même vu le jour.

La Mutuelle des personnes âgées du Cameroun (MUPAC)  

Au Cameroun, les personnes âgées constituent une catégorie sociale, qui, minoritaire, intéresse le sociologue par leur distribution géographique dans l’espace. Suite aux observations conduites sur le terrain camerounais, il ressort que le lieu de résidence des personnes de troisième et de quatrième âge est principalement le milieu rural. Plus généralement, dans les pays d’Afrique sub-saharienne, les travailleurs autres que les fonctionnaires ne disposent de structure de soutien aux personnes âgées. Pour nombre de producteurs, l’idée même de retraite est inconcevable. Et c’est encore plus vrai pour les agriculteurs.   Le problème est sérieux, car selon les résultats officiels du dernier Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) réalisé au Cameroun en 2005, on compte pour les personnes âgées de 60 et 80 ans et plus, 1 741 284 habitants, soit 11% de la population. C’est dans un tel climat que la MUPAC a été créée en septembre 2003. De 52 personnes à sa création, la MUPAC compte aujourd'hui 6 000 membres ! Des bureaux régionaux et des antennes locales ont même vus le jour.  

L’agent technique d’élevage  

La terminologie varie : on dit souvent technicien d'élevage, ou agent technique d’élevage. Cet acteur peut exercer son activité dans des productions très variées : production laitière bovine ou caprine, production de viande bovine, production équine, porcine, ovine, avicole, etc. Le technicien d'élevage doit maitriser l'ensemble des techniques liées au cycle de vie des animaux et à la finalité économique de l'élevage. C'est un spécialiste d'une production et il intervient rarement sur plusieurs productions à la fois, en tant que conseiller des éleveurs, il sait expliquer ses préconisations et communiquer. Ainsi fait, il est responsable d’un secteur, et travaille en lien avec les services de santé humaine. Il intervient donc en deux temps. D’abord dans la phase de production, c’est lui qui est au contact avec l’éleveur. Dans un second temps, il s’occupe de santé humaine, par le biais du contrôle qualité du lait et des viandes.  

Un détecteur de mammites des bovins  

Les mammites sont des inflammations des tissus mammaires. Elles sont dues à la pénétration, puis au développement d'une bactérie dans la glande mammaire. L'entrée du germe se fait généralement par l'extrémité du trayon.  Une mammite ne concerne donc en général pas tous les quartiers du pis de l'animal. Après multiplication, ces pathogènes déclenchent une réaction inflammatoire plus ou moins forte. Cette réaction peut dans certains cas être associée à une libération de toxines. Ces mammites constituent une dominante pathologique en élevage des femelles laitières (vaches, brebis, chèvres, bufflonnes et chamelles). Elle est caractérisée par la présence dans le lait de cellules inflammatoires (leucocytes) et éventuellement de bactéries. Cette inflammation peut avoir des conséquences cliniques avec modification de l'aspect du lait, inflammation visible de la mamelle (tuméfaction, douleur, œdème) et éventuellement atteinte de l'état général. Le traitement repose largement sur l'emploi des antibiotiques. En élevage laitier spécialisé, les mammites provoquent des pertes économiques importantes (lait non produit, impropre à l'usage, altération de la qualité du lait) et constituent un risque de santé publique (bactéries pathogènes et résidus antibiotiques).  

Malick Gueye, représentant du SPACE pour l’Afrique de l’Ouest  

On dit Salon des productions animales, carrefour européen, (ou SPACE). C’est le Salon leader au niveau mondial pour les professionnels des productions animales. Cette manifestation annuelle est née il y a vingt ans de l'initiative de la Chambre régionale d'agriculture de Bretagne en partenariat avec son homologue de l'Ille-et-Vilaine. C’est donc chaque année, au parc des expositions de la ville de Rennes, un rendez-vous essentiel pour les éleveurs et les fournisseurs des exploitations animales. On a une palette très large d'équipements, de services, de nouveautés permettant d'améliorer la compétitivité des élevages. C'est aussi un lieu de débats, d'échanges de recherche de solutions pour l'élevage. C'est le résultat des actions de promotion menées par le commissariat général du SPACE, l'équipe internationale et les 38 relais à l'étranger.

Côte : Logoualé, une ville aux multiples projets  

C’est ce qu’on appelle la coopération décentralisée. C’est-à-dire qu’une municipalité ou une communauté rurale peut maintenant initier sa propre diplomatie pour aller à la recherche de partenaires pour le développement local. Et ce matin nous allons parler de la construction d’une bibliothèque et de l’assainissement du cadre de vie, et pour cela nous allons à Logoualé, une ville de la région des Dix-Huit Montagnes située à l'ouest de la Côte d'Ivoire, dans le département de Man.   Comme dans la plupart des régions du pays, l'économie locale est basée sur l'agriculture avec une production végétale et animale relativement diversifiée. La région réalise diverses cultures d’exportation en particulier le café, le cacao, l'hévéa et le palmier à huile mais également de nombreuses cultures vivrières dont le riz, le manioc, le plantain et le maïs. Une activité d'élevage y existe et concerne les bovins, caprins, et ovins. Le potentiel agricole demeure important avec des écologies diversifiées comprenant des zones montagneuses, des plaines, des plateaux et des bas-fonds offrant ensemble des possibilités culturales variées. La pluviométrie variant entre 1300 mm à 2400 mm par an s'avère largement favorable à l’agriculture. Il en est de même du réseau hydrographique relativement dense. Bref la région du Tonkoui, anciennement région des Dix-Huit Montagnes ne manque pas d’atouts, mais il y a aussi des problèmes.  

L’association Graines de Noé lutte pour le maintien de la biodiversité  

Aujourd’hui, il est de plus en plus question d’agriculture biologique, d’agriculture raisonnée et même d’agroécologie. Il faut donc apprendre ou réapprendre à cultiver sans apport en engrais et produits chimiques. Bernard Ronot est céréalier en Côte d'Or. Il a fait sa reconversion à l'agriculture biologique à 55 ans. Pour cela, il faut passer d’une agriculture conventionnelle à une agriculture biologique, libérée des engrais et des produits chimiques de synthèse (insecticides, herbicides, fongicides,…) qui détruisent l'environnement, polluent les nappes phréatiques, tuent la biodiversité et rendent malades les agriculteurs qui les utilisent. Cela l'a amené à s'intéresser aux variétés de blés anciens oubliés depuis la révolution verte (chimique) des années 1950. En 2010, il crée l’association Graines de Noé, une structure qui lutte pour le maintien de la biodiversité, par le biais de la collecte et la diffusion des semences paysannes. Graines de Noé fédère toute la filière des paysans actifs ou en retraite, des transformateurs (meuniers, boulangers,…), des distributeurs, des associations et des particuliers. Le site de l'association Graines de Noé

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