Chronique Agriculture et Pêche

Chronique Agriculture et Pêche

France

La chronique de Sayouba Traoré, c'est tout ce qui fait le charme de la vie au village. L'angoisse des pères quand la pluie est avare, alors que le grenier est vide. L'ingéniosité des mères pour faire face au dénuement, lorsque la saison sèche devient interminable. L'insouciance des enfants pendant la verte saison, quand la nature donne tout. Une veillée de contes au clair de lune.

Episodes

La conservation de la faune sauvage au Tchad  

Ce matin nous allons parler de la conservation de la faune sauvage au Tchad, et plus précisément ce que les spécialistes appellent les Big Five. Les Big Five sont un ensemble de cinq mammifères africains : le lion d'Afrique, le léopard d'Afrique, l'éléphant d'Afrique, le rhinocéros noir et le buffle d'Afrique. Les francophones les appellent les cinq animaux les plus emblématiques. Ces espèces animales sont très menacées depuis le XXe siècle. En Tanzanie, par exemple, on voit 80 % des effectifs d'éléphants disparaître. Entre 1860 et 1930, entre 25 000 et 100 000 éléphants sont chassés chaque année ; le nombre de rhinocéros et de lions s'effondre ainsi que celui des buffles et des léopards. Et le tout cela a un impact sur le cadre de vie des populations. En effet, en plus d’être emblématiques par leur image, ces cinq grands mammifères contribuent à la santé écologique du milieu naturel où ils vivent. Il importait donc de réagir.

Patrick Mboma, ambassadeur de bonne volonté de la CEEAC  

Un ambassadeur de bonne volonté ne touche pas de salaire ou un euro symbolique, seuls les frais peuvent être éventuellement pris en charge. Beaucoup d'organisations gouvernementales, non gouvernementales, multilatérales, ou à but non lucratif utilisent des ambassadeurs de bonne volonté pour promouvoir leurs programmes en utilisant leur réputation. Ils peuvent participer à des opérations visant le public ou d'autres gouvernements, à des collectes de fonds et visiter des opérations sur le terrain afin d'assurer un retentissement médiatique. On peut citer l’actrice Angelina Jolie est ambassadrice de bonne volonté pour le HCR envers les réfugiés en 2013. Ou encore l’actrice Nicole Kidman qui a été ambassadrice de bonne volonté pour la cause des femmes à l'ONU. Le footballeur italien Roberto Baggio, quant à lui, a été ambassadeur de bonne volonté de la FAO en 2002. Ce matin, nous allons vous présenter une grande figure dans la lutte contre le braconnage en Afrique centrale. Il s’agit de l’ancien Lion indomptable camerounais, Patrick Mboma. Nommé ambassadeur de bonne volonté de la CEEAC en matière de lutte anti-braconnage par le secrétaire général de la CEEAC en avril 2013, Patrick Mboma est appelé à soutenir la CEEAC dans sa lutte contre la destruction de la biodiversité en général, et celle des éléphants en particulier.

Les problèmes de l’élevage en Afrique centrale (Rediffusion)  

En termes d’alimentation, l’élevage et la pêche sont les principales sources de protéines d’origine animale dans l’alimentation des populations de cette zone. Les activités pastorales couvrent une superficie d’environ 1,1 million de km². Plus de 35 % des populations au Cameroun et 40 % au Tchad se consacrent aux activités d’élevage. Au Cameroun, l’élevage constitue une des principales activités des populations des provinces du Nord et de l’Extrême-Nord. Cette région se situe au premier rang pour le cheptel bovin, 1 657 400 têtes, soit 38 % du cheptel national. Les cheptels de moutons et de chèvres s’élèvent respectivement à 1 362 600 et 1 507 300 têtes, soit 57,8 % et 51,7 % des chiffres nationaux. Ainsi, l’élevage représente la deuxième source de revenus pour les populations rurales, après le coton. C’est un secteur qui présente un fort potentiel pour les économies nationales et les budgets des familles. Toutefois, il y a quelques problèmes. En effet, plusieurs contraintes entravent l’accroissement de la productivité du cheptel. Celles-ci sont liées pour la plupart à l’eau et à l’alimentation, à la santé, aux pratiques d’élevage et à l’écoulement des produits. En outre, l’extension des cultures et des zones cynégétiques réduit considérablement les parcours. Rediffusion du 21 janvier 2017.

Les pôles de compétitivité en France (Rediffusion du 18/02/2017)  

Selon la définition qu’en donnent les textes officiels, un pôle de compétitivité est « un rassemblement, sur un territoire bien identifié et sur une thématique ciblée, d'entreprises petites, moyenne ou grandes, de laboratoires de recherche et d'établissements de formation ». Un pôle de compétitivité repose sur un ancrage territorial fort tout en s’appuyant sur les structures existantes (tissu industriel, campus, infrastructures collectives, etc.). Le recours à une politique foncière et de développement urbain propre à assurer un développement cohérent du tissu industriel, des capacités de recherche publique et des établissements d’enseignement supérieur sont des facteurs positifs de développement du pôle de compétitivité et du potentiel de ses membres. Ils sont définis par la loi de finances de 2005 comme le regroupement sur un même territoire d'entreprises, d'établissements d'enseignement supérieur et d'organismes de recherche publics ou privés qui ont vocation à travailler en synergie pour mettre en œuvre des projets de développement économique pour l'innovation. Créé en 2004 dans le cadre du lancement d'une nouvelle politique industrielle en France, ce dispositif permet des subventions publiques et un régime fiscal particulier à un ensemble d'activité regroupés. Ils ont vocation à rendre l'économie plus compétitive, créer des emplois, rapprocher la recherche privée et publique et développer certaines zones en difficulté, tout en luttant contre les délocalisations.

Le Conseil international consultatif du cajou ou CICC (Rediffusion)  

Ça bouge sur le marché international de la noix de cajou, et le Conseil international consultatif du cajou ou CICC est né le 17 novembre 2016 à Abidjan, la capitale économique ivoirienne. Précision importante : l’arbre, c’est l’anacardier, et le fruit, c'est le cajou. C’est l’amande de ce fruit qui est commercialisée sous forme de noix pour l’apéritif, et d’autres produits dérivés. Du point de vue commercial, on distingue deux parties dans ce fruit. La pomme de cajou est juteuse, sucrée, légèrement parfumée. On la consomme fraîche, on peut en faire de la compote de la confiture, des boissons des sirops, du vinaigre. Deuxième partie, l’amande qui intervient dans l’industrie chocolatière, l’industrie agroalimentaire de la biscuiterie, de la pâtisserie. On en fait de la pâte de cajou et on en tire du beurre. Pour en revenir au Conseil international consultatif du cajou, il ‘agit d’une sorte d’Opep du cajou, qui rassemble les principaux producteurs. C’est une initiative de huit (8) pays africains producteurs de l’anacarde, dont la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, la Guinée, le Ghana, le Bénin, le Togo, le Cameroun et la Guinée Bissau. Des pays qui pèsent un million trois cent mille tonnes (1 300 000 T) soit entre 60% et 80% de la production mondiale et près de la totalité de l’offre mondiale de noix brutes. L’objectif, c’est de mieux mieux maîtriser les cours du marché.   Rediffusion du 6 mai 2017.

Un projet de production de biogaz en Afrique centrale (Rediffusion)  

Il faut d’abord que je vous dise un ou deux mots sur la production de biogaz ou biométhane. Initialement, le biogaz était envisagé comme un simple produit du traitement des déchets. Désormais, il est considéré comme une énergie renouvelable à part entière qu’il est essentiel de valoriser. On met le déchet dans un méthaniseur, et on en retire de biogaz servant de combustible, et du digestat servant de fertilisant pour l’agriculture. Rediffusion 17 juin 2017. Muzalias, est un mot lingala qui veut dire renaissance. Deuxième massif forestier tropical après l’Amazonie, les forêts du Bassin du Congo revêtent plus de 172 millions d'hectares, et couvrent six pays. Situation alarmante : 46% de ce massif est fragmenté par l’exploitation industrielle, 30% est fortement dégradé et seulement 24 % est intact. Il s’agit véritablement d’eouvrer pour la renaissance de ce massif forestier. Evidemment à Bordeaux, notre homme n’est pas venu chercher une très haute technologie.

Les plantes compagnes (Rediffusion)  

Dans cette affaire, il y un principe de base, qu’il est important de retenir. Entre elles, les plantes ont la faculté de s’entraider, et de se protéger les unes et les autres des insectes et autres nuisibles. L’alternance et l’association des cultures consistent à faire des cultures associées à leur mutuel bénéfice. Cette technique de cultures associées est aussi appelée «compagnonnage de plantes». La technique dite du compagnonnage, c'est associer certaines plantes entre elles, les planter ensemble, pour leur influence bénéfique et réciproque les unes sur les autres. Les principales raisons d’associer les cultures : - Mieux profiter de l’azote puisé dans l’air par les espèces appartenant à la famille des légumineuses (haricot, pois, fève, trèfle...) et qui est libéré dans le sol au fur et à mesure de la décomposition des racines. - Bénéficier de l’effet protecteur (face aux maladies) ou répulsif (face aux ravageurs) de certaines espèces. Dans les cultures associées, on veillera à ne cultiver ensemble que des espèces qui se stimulent mutuellement ou qui au moins ne se gênent pas ! - Profiter de l’influence bénéfique que certaines espèces végétales ont sur d’autres, probablement à cause de substances excrétées par leurs racines. - Mieux occuper l’espace en associant des espèces à cycle court et des espèces à cycle long. - Mieux utiliser le sol qui sera dès lors plus productif. - Mieux couvrir le sol de façon à le rendre moins facilement envahissable par les mauvaises herbes. On sait que l’ail par exemple éloigne les insectes, avec un rôle fongicide et pesticide. On peut l’associer à des cultures comme les carottes, betteraves, fraisiers et tomates. Contre-indication, il faut éloigner l’ail des choux, haricots et pois.

Le laboratoire central vétérinaire du Mali (Rediffusion du 4/03/2017)  

La question est importante parce que la santé animale est un facteur important pour les filières d'élevage. La santé du troupeau conditionne le bien-être des animaux, l'équilibre économique de l'élevage. Et surtout la santé de l'homme. D’abord l’éleveur qui est au contact direct des animaux, et le consommateur qui va retrouver les aliments d’origine animale dans son assiette. Question complexe quand on sait qu’il y a des pathologies spécifiques à l’animal, et d’autres qui sont communes à l’homme et à l’animal. Ajoutons qu’au Mali, l’élevage joue un rôle important dans la sécurité alimentaire, la lutte contre la pauvreté et la création d’emplois. En effet, le poids de l’élevage est éloquent dans l’économie nationale à en juger par certains paramètres : il occupe la troisième place dans les recettes d’exportation après le coton et l’or ; 20% du produit intérieur brut, il contribue aussi pour 80% des revenus des systèmes pastoraux et 18% à celui des systèmes agropastoraux. Le bétail constitue la principale force motrice pour l’agriculture végétale. On voit donc que le rôle du laboratoire central vétérinaire est important. Construit en 1972 avec l’appui du gouvernement des USA pour satisfaire les besoins en vaccins vétérinaires du Mali, le LCV constitue à ce titre un précieux outil pour le développement de l’élevage.

L’agriculture industrielle et l’accaparement des terres en Afrique  

L’accaparement des terres par l’agriculture industrielle au détriment de l’agriculture familiale est un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur, avec des conséquences sociales et économiques de plus en plus marquées. Quelques chiffres: en Zambie 194 513 ha, au Burkina Faso 1 527 000 ha et une superficie additionnelle de 750 000 ha, au Congo 660 000 ha, au Mali 819 567 ha, en Côte-d’Ivoire 730 400 ha, au Liberia 1 737 000 ha (67 % des terres agricoles) sont entre les mains de compagnies internationales d’agriculture industrielle. Encore qu'il n'y a aucune certitude sur les chiffres, parce que ça relève presque du secret d’État. À ce rythme, il est évident que la terre sera l’enjeu des prochains affrontements. C’est même le cas actuellement dans certains pays africains. Le schéma est terrible. Une famille utilise au maximum 4 à 5 hectares pour ses besoins dans le cadre de l’agriculture familiale. L’agrobusiness ou l’agriculture industrielle lui prend sa terre, quand bien même elle aurait effectué sur cette terre des aménagements agricoles qui coûtent cher. Voilà donc le paysan devenu un sans terre. Il lui reste deux solutions, mauvaises toutes les deux. Soit il s’en va en ville, ce que les spécialistes appellent l’exode rural. Il s’en va donc rejoindre d’autres malheureux dans les bidonvilles qui encerclent les périphéries des villes. Soit il devient un ouvrier agricole mal payé. Paradoxe, l’agriculture familiale, qui a fait ses preuves à travers les siècles, utilise tous les bras valides d’un village. Avec l’agriculture industrielle, un seul homme suffit à conduire un tracteur. On fabrique donc des sans terre, des chômeurs d’un type nouveau, et qui n’ont aucun recours.

La Surveillance biologique du territoire dans le domaine végétal  

L’histoire de l’agriculture française intervient dans cette affaire. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, l’agriculture peine à produire alors qu’il faut nourrir des populations qui ont subi des rationnements des années durant. On mécanise, on industrialise, on imagine tout type de traitement phytosanitaire pour protéger les cultures et augmenter sinon garantir les rendements. Par la suite, on se rend compte qu’on a été trop loin, et le Grenelle de l’Environnement dit qu’il faut moins de phytosanitaire, avec derrière la tête l’idée qu’il faut arriver à une suppression totale. Si on ne peut plus traiter les plantations comme on veut, il faut un dispositif complémentaire pour surveiller ce qui se passe. D’où la surveillance biologique du territoire (SBT) dans le domaine végétal, qui est au cœur des missions des services du ministère chargé de l’Agriculture. Il s’agit de connaître la situation phytosanitaire du territoire. Cette surveillance du territoire est basée sur des plans de surveillance, qui doivent détecter les organismes pathogènes. Et à leur tour, ces plans enclenchent le cas échéant des actions de gestion ; des plans de contrôle vérifient que les populations « nuisibles » sont maintenues à un niveau acceptable. Et, au final, l’outil mis à la disposition des exploitants, c’est le Bulletin de santé du végétal, ou BSV. L’objectif du Bulletin de santé du végétal est de présenter : un état sanitaire des cultures (stades de développement, observations des ravageurs et maladies, présence de symptômes) une évaluation du risque phytosanitaire, en fonction des périodes de sensibilité des cultures et des seuils de nuisibilité des ravageurs et maladies, ou encore des messages réglementaires. Le Bulletin de santé du végétal est mis à disposition de tous les acteurs gratuitement sur les sites internet des Chambres régionales d’agriculture et des directions régionales de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt, les directions régionales du ministère.

Comment revaloriser le tissage traditionnel au Bénin?  

De très nombreuses sortes de pagne coexistent en Afrique. La variété des motifs et l’éclat des couleurs, les techniques d’impression et de teinture en ont fait un art textile riche de significations. Le tissu et le vêtement en sont des moyens d’expression culturelle dans les villes ou les villages. Chaque moment important de la vie, chaque catégorie de population, chaque corps de métiers avaient un motif qui leur est particulier. L’Afrique occidentale en particulier à toujours eu les techniques de filage, teinturerie et tissage de coton. Le Bénin est riche, très riche culturellement parlant. Les pagnes traditionnels, c'est-à-dire, les pagnes tissés en sont des preuves, peu perçues par les Béninois en générale et les autorités en particulier. Outre la couleur de la peau, le look vestimentaire des ressortissants d’un pays, informe d’ores et déjà sur leur identité culturelle. Valoriser les pagnes traditionnels, c’est assurer l’indépendance du Bénin sur l’un des besoins fondamentaux de tout homme qui est « se vêtir » ; c’est aussi la mise en œuvre d’une politique de production massive du pagne tissé et enfin son ouverture sur le marché africain voire mondial. C’est le combat de l’association Espace Tissage plus, qui fait de la redécouverte des motifs traditionnels, leur modernisation et leur valorisation.

Un projet de production de biogaz en Afrique centrale  

Il faut d’abord que je vous dise un ou deux mots sur la production de biogaz ou biométhane. Initialement, le biogaz était envisagé comme un simple produit du traitement des déchets. Désormais, il est considéré comme une énergie renouvelable à part entière qu’il est essentiel de valoriser. On met le déchet dans un méthaniseur, et on en retire de biogaz servant de combustible, et du digestat servant de fertilisant pour l’agriculture. Muzalias, est un mot lingala qui veut dire renaissance. Deuxième massif forestier tropical après l’Amazonie, les forêts du Bassin du Congo revêtent plus de 172 millions d'hectares, et couvrent six pays. Situation alarmante : 46% de ce massif est fragmenté par l’exploitation industrielle, 30% est fortement dégradé et seulement 24 % est intact. Il s’agit véritablement d’eouvrer pour la renaissance de ce massif forestier. Evidemment à Bordeaux, notre homme n’est pas venu chercher une très haute technologie.

Une expérience de méthanisation réussie en Indre-et-Loire  

A l’occasion de la semaine européenne du développement durable 2017, qui a lieu chaque année du 30 mai au 5 juin, ce matin nous allons parler d’une expérience de méthanisation réussie, et pour cela nous nous rendons à la coopérative laitière lochoise, c’est à Verneuil, en Indre-et-Loire. La coopérative laitière de Verneuil. Fondée en juin 1909, la Coopérative Laitière de la Région Lochoise a réuni à ses débuts 264 adhérents pour 1200 Vaches. Cet établissement collecte aujourd’hui 65 millions de litres de lait auprès de 103 exploitations dans 3 départements. La coopérative regroupe 366 éleveurs travaillant sur 114 fermes bovines et 31 fermes caprines. Depuis 2011, la coopérative est engagée dans un vaste plan de modernisation de ses outils, de rénovation de ses produits (pour les adapter davantage à ses consommateurs et clients) et de réduction de sa consommation énergétique. Et l’installation d’une unité de méthanisation fait partie de ce plan de modernisation. Ensuite la méthanisation est un processus qui transforme de la matière organique en biogaz par un procédé biologique de fermentation anaérobie. Précisions que anaérobie signifie en l’absence d’oxygène. Le biogaz étant une énergie renouvelable et inépuisable, cette méthanisation a de multiples avantages pour la laiterie de Verneuil.

Mariétou Mariette Dicko, créatrice de mode au Mali  

Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui, dans cette chronique agriculture, nous allons parler de création de mode et c’est au Mali. L’agriculture et la création de mode, ces deux termes semblent sans rapport, mais il n’en n’est rien. Sur le plan agricole, le Mali est l’un des plus grands producteurs de coton en Afrique de l’Ouest, avec une récolte de plus de 645 000 tonnes sur la campagne agricole 2016-2017. Presque la totalité de cette production est exportée, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de transformation sur place, donc pas de valeur ajoutée. Alors que l’objectif de l’agenda UEMOA 2020 vise à transformer au moins 25% du coton produit dans la sous-région. Dans le même temps, ce pays dispose d’un savoir-faire ancestral en matière de textile. Tout le monde connaît le bogolan. Il est vrai que le Mali dispose d’un centre de développement de l’artisanat textile, en abrégé CDAT, mais aucun de ces atouts n’est aujourd’hui réellement exploité. Nous rencontrons aujourd’hui une femme qui se trouve à la jonction de la création artistique, la promotion de l’artisanat textile, la valorisation du patrimoine culturel, et enfin la lutte contre la pauvreté, surtout la pauvreté féminine. Après une carrière de près de de 30 ans au service des Nations Unies, à l’Unicef et à l’Unesco, Mariétou Mariette Dicko a démissionné de ces institutions pour devenir créatrice de mode.

La régulation de la restauration et des métiers de l'alimentation en Côte d’Ivoire  

Il s’agit ce matin de tirer très fortement la sonnette d’alarme, car il est question de commerce de produits alimentaires contrefaits ou avariés en Côte d’Ivoire. Le problème n’est pas propre à la seule Côte d’Ivoire. Toutes les villes africaines sont touchées par ce phénomène inquiétant. Régulièrement, les autorités mettent en garde contre des produits alimentaires de toutes sortes envahissant les marchés. Des boissons, des aliments tels les pâtes, de la viande, des produits laitiers, du café, des cubes de bouillon, de l’huile d’olive, mais aussi des produits de luxe comme du caviar ou des truffes, on trouve de tout.

Le Conseil international consultatif du cajou ou CICC  

Ça bouge sur le marché international de la noix de cajou, et le Conseil international consultatif du cajou ou CICC est né le 17 novembre 2016 à Abidjan, la capitale économique ivoirienne.D‘abord une précision importante. L’arbre c’est l’anacardier, et le fruit, le cajou. C’est l’amande de ce fruit qui est commercialisée sous forme de noix de cajou pour l’apéritif, et d’autres produits dérivés. Du point de vue commercial, on distingue deux parties dans ce fruit. La pomme de cajou est juteuse, sucrée, légèrement parfumée. On la consomme fraîche, on peut en faire de la compote de la confiture, des boissons des sirops, du vinaigre. Deuxième partie, l’amande qui intervient dans l’industrie chocolatière, l’industrie agroalimentaire de la biscuiterie, de la pâtisserie. On en fait de la pâte de cajou et on en tire du beurre. Pour en revenir au Conseil International Consultatif du Cajou, il ‘agit d’une sorte d’OPEP du cajou, qui rassemble les principaux producteurs. C’est une initiative de huit (8) pays africains producteurs de l’anacarde, dont la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, la Guinée, le Ghana, le Bénin, le Togo, le Cameroun et la Guinée Bissau. Des pays qui pèsent un million trois cent mille tonnes (1 300 000 T) soit entre 60% et 80% de la production mondiale et près de la totalité de l’offre mondiale de noix brutes. L’objectif, c’est de mieux mieux maîtriser les cours du marché.

La production des légumineuses dans la province du Bam au Burkina Faso  

Au village en Afrique, il y une répartition traditionnelle des tâches entre femme et homme. Par exemple, chez les éleveurs, la viande c’est l’affaire des hommes et le lait c’est l’affaire des femmes. De même chez les agriculteurs, la production des céréales et des tubercules relève de la responsabilité des hommes. Les légumes, ce qu’on appelle en cuisine les condiments, c’est exclusivement réservé aux femmes. Cette situation offre un double avantage. Les légumineuses telles que les lentilles, les haricots, les pois et les pois chiches constituent une part essentielle du panier alimentaire de base de nombreuses populations. Les légumineuses sont une source essentielle de protéines et d’acides aminés d’origine végétale pour tous les habitants de la planète. Elles constituent également une source de protéines d’origine végétale pour les animaux. En outre, les légumineuses sont des plantes dont les propriétés fixatrices d’azote peuvent contribuer à accroître la fertilité des sols et avoir des effets bénéfiques sur l'environnement. Autre avantage, puisque c’est traditionnellement l’affaire des femmes, c’est une formidable opportunité pour l’autonomisation économique des femmes rurales. C’est pour ces raisons que la soixante-huitième Assemblée générale des Nations unies avait proclamé 2016 Année internationale des légumineuses. Et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a été désignée pour faciliter la mise en œuvre de l’Année internationale des légumineuses en collaboration avec les gouvernements, les organisations compétentes, les organisations non gouvernementales et autres parties prenantes concernées. Nous rendons visite à une grande dame à Kongoussi, dans la province du Bam au Burkina Faso. Elle se nomme Ouédraogo Haoua, et elle est à la tête de groupements de femmes qui ont décidé de faire du niébé leur gagne-pain. Ces femmes sont regroupées dans l’Union provinciale Namanegbzanga pour la promotion de la filière niébé (UPFN-PFN).  

Le Bulletin de santé du végétal (BSV) (rediffusion)  

Les Bulletins de santé du végétal permettent d’évaluer le risque lié à la présence de bio-agresseurs, et raisonner les itinéraires techniques de protection des végétaux dans le but de réduire l’utilisation des produits phytopharmaceutiques. Établi sous la responsabilité d’un animateur filière, le Bulletin de santé du végétal délivre chaque semaine, quasiment en temps réel, un état sanitaire des productions végétales cultivées sur la région. Il décrit le niveau de présence des maladies et des ravageurs sur les parcelles agricoles et les zones non agricoles, et aide à la décision quant à la nécessité éventuelle d’un traitement phytosanitaire. Il s’appuie sur un réseau d’épidémiosurveillance de 300 parcelles. Présidé et animé par la Chambre régionale d’agriculture Hauts-de-France, il regroupe plus de 60 partenaires et plus de 150 observateurs, toutes cultures confondues.

Le projet d’appui au développement de l’élevage en Côte d’Ivoire  

En Côte d’Ivoire, l’agriculture emploie les deux tiers de la population active qui contribue au PIB total pour 34% et aux recettes d’exportation pour 66%. L’élevage reste encore une activité économique en développement, avec une contribution d’environ 4,5% au PIB agricole et 2% au PIB total. Résultat : la Côte d’Ivoire dépend de ses voisins pour son approvisionnement en protéines animales. Il se trouve que l’élevage constitue une activité importante qui concerne un grand nombre d’éleveurs, soit plus de 360 000 exploitants. Il n’est donc pas étonnant que les autorités déploient des efforts et des investissements pour ce secteur. Néanmoins, ce qui bloque souvent les petits producteurs, c’est le financement. Et c’est pour faire face à cette difficulté que le Projet d’appui au développement de l’élevage en Côte d’Ivoire (PADECI) a été mis en place en mars 2010. Avant ce PADECI, c’était la SODEPRA, société de développement des productions animales. Le projet d’appui au développement de l’élevage en Côte d’Ivoire vise à assurer la couverture des besoins nationaux en viande et en produits d’élevage et améliorer le revenu des éleveurs. Le PADECI a une durée de cinq ans et une envergure nationale. Il est exécuté dans les régions du nord, du centre, de l’est, de l’ouest, du sud-est et du sud-ouest. Le PADECI finance notamment les élevages de bovins, d’ovins, de caprins, de porcins et d’avicoles. Les bénéficiaires sont les agro-éleveurs, les jeunes, les femmes, les organisations professionnelles d’éleveurs (OPE) et les opérateurs de toutes les filières d’élevage.

L’innovation au service des producteurs de Niébé au Burkina Faso  

Le niébé, comme toutes les légumineuses, a un fort potentiel dans la réduction de la pauvreté, principalement pour les femmes en milieu rural. Au Burkina Faso, l’accent a été mis dans un premier temps sur l’augmentation de la production. Avec une production provisionnelle estimée à 720 000 tonnes pour l’année 2016, cette croissance de production en niébé est en dessous de la demande du marché local. Il se trouve que la filière Niébé a du mal à décoller à cause d’une série de problèmes structuraux. On peut citer le bas niveau de production et de productivité, la désorganisation, ou plus précisément absence d’organisation de la filière, les coûts de récolte et de commercialisation très élevés, la faible promotion de la consommation locale du niébé. Pour toutes ces raisons, le niébé représente encore aujourd’hui une culture marginale. Et pour booster la croissance, le projet pilote CLAPHI a été créé et mis en œuvre par le Groupe de Recherche et d’Actions pour le Développement (GRAD) afin de promouvoir et soutenir l’adoption des innovations post récoltes dans les provinces du Nayala et du Sourou.

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