Lignes de défense

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France

Dans un système globalisé, où les menaces prennent des formes de plus en plus variées, la chronique d'Olivier Fourt vous plonge chaque semaine, au cœur des enjeux et des problématiques de défense et de sécurité du XXIème siècle. Les acteurs d’un monde militaire en mutation et les meilleurs observateurs des questions de Défense répondent à Olivier Fourt tous les dimanches matins dans sa chronique. Retrouvez les sujets traités par cette émission sur RFI SAVOIRS = http://savoirs.rfi.fr/

Episodes

Armée française: les 25 ans du «COS»  

Il y a 25 ans, le 24 juin 1992, le décret de création du COS était adopté. Le commandement des opérations spéciales réunit aujourd'hui plus de 4400 hommes et femmes dont beaucoup de réservistes. Ces hommes travaillent dans différentes spécialités: commandos marine (MER), commandos parachutistes (AIR), équipes de renseignement ou d'intervention et de libération d'otages (TERRE). Fortement mis à contribution, les commandos sont devenus incontournables dans les engagements actuels de la France. Des interventions discrètes, mais qui sont en principe assumées par le pouvoir politique. Alors, les guerres de demain seront-elles des «guerres des forces spéciales»? En France, le COS plaide pour une approche complémentaire entre les différentes composantes des forces spéciales et des forces conventionnelles. Explications.

Enquête chez les «Marchands d'armes»  

2300 exposants, 300 délégations officielles, 150 000 visiteurs professionnels: le salon du Bourget ouvre ses portes lundi près de Paris. C'est la grand-messe de l'aéronautique mondiale et le rendez-vous des marchands d'armes et de leurs clients étrangers. RFI reçoit le journaliste Romain Mielcareck vient de publier un petit livre d'une centaine de page sur la question. «Marchands d'armes - enquête sur un Business français», un essai qui «tord le coup à certaines idées reçues», est publié aux Editions Tallandier dans la collection «Au Fait».

Europe de la défense: comment passer des projets au chantier  

Ces derniers temps, il est beaucoup question de l'élaboration de la politique de défense en Europe, avec notamment le Conseil européen de la défense, le 22 juin 2017. Le mercredi 7 juin, la commission a remis son document de réflexion sur l’avenir de la défense européenne—: il en ressort notamment que les citoyens européens souhaitent plus de protection. Le vendredi 9 juin, la conférence de Prague fut consacrée aux relations entre l’UE et l’Otan, après les critiques du président américain Donald Trump. L’UE poursuit donc sa collaboration avec l’Otan, mais la question pour l’Europe est de savoir comment parvenir à une défense européenne plus intégrée, en termes de capacités militaires et d’offres industrielles. Une première pierre a peut-être été posée, avec l’annonce cette semaine de la mise à disposition d’un Fonds européen pour la défense, destiné dans un premier temps à la recherche.

Va-t-on armer les drones français?  

C’est l’un des dossiers que devra trancher la nouvelle ministre de la Défense, Sylvie Goulard : l’autorisation d’armer les drones français. Le précédent locataire de l’hôtel de Brienne, Jean-Yves Le Drian s’y était toujours opposé. Aujourd’hui, les drones Reaper achetés aux Etats-Unis, après l’intervention française au Mali, n’embarquent pas d’armement. Mais un rapport parlementaire de la commission de la Défense du Sénat, rédigé par un parlementaire de gauche : Gilbert Roger (PS) et un autre de droite :  Cédric Perrin (LR), plaide pour que ces machines volantes puissent le plus rapidement possible emporter des bombes et des missiles, comme c’est le cas chez les alliés de la France. Cinq Reaper sont aujourd’hui employés dans la guerre contre les mouvements armés terroristes au Sahel et au Sahara, mais, à ce stade, ils ne servent qu’à récolter du renseignement, voire désigner des cibles. Olivier Fourt reçoit Cédric Perrin.

Le concours «Lépine» récompense «Inétis», un radio-émetteur intelligent  

En France, les demandes sont de plus en plus précise pour l’équipement des forces de sécurité en émetteurs permettant de suivre à la trace des suspects dans le cadre du grand banditisme ou de la lutte antiterroriste. Au début du mois, une petite entreprise savoyarde a été récompensée au concours Lépine à Paris par le prix du ministère de l'Intérieur. L’invention de François Foshia, le PDG d’Evolution Consulting : un petit radio-émetteur GSM-GPS d'à pleine plus de 4 cm de côté. Le « traceur » Inetis est discret, programmable et interrogeable à distance .... et ce n’est pas un gadget de cinéma !

La menace terroriste perdure en France  

Après le choc des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, la France a revu sa posture anti-terroriste. Etat d'urgence, augmentation des effectifs de police et de gendarmerie. Mobilisation de l'armée. Recours plus fréquents à la mise en détention préventive. Depuis de longues années, l'Etat d’Israël est confronté au terrorisme à un rythme bien plus élevé qu'en France. Il n'est pas rare d'enregistrer dans ce pays plusieurs attaques par semaine. Sans avoir jamais réussi à mettre un terme au terrorisme, l'expertise israélienne en matière de contre-terrorisme est reconnue mondialement. A tel point qu’après les attaques, les Israéliens été sollicités par les services français. Le général Nitzan Nuriel est l'un des meilleurs experts du contre-terrorisme et de la cyber-défense. Chercheur associé à l’Institut international du contre-terrorisme d'Herzliya (ICT), il est brigadier général de réserve de l'armée israélienne. Il était à Paris cette semaine.

Le président et la dissuasion  

Passation de pouvoirs : un cérémonial républicain dont le point d’orgue est la transmission des codes permettant au président de déclencher le feu nucléaire. Si les effets recherchés ne sont plus exactement les mêmes aujourd’hui que pendant la guerre froide, si les armes ont été modernisées, la procédure est restée à peur près la même depuis 1964. L’ordre provient du président et de son chef d’état-major particulier, et il est ensuite diffusé aux forces stratégiques sous forme de codes. Le journaliste Jean Guisnel et le chercheur Bruno Tertrais, directeur adjoint de la Fondation pour la Rercherche Stratégique (FRS) travaillant depuis de nombreuses années sur la dissuasion nucléaire française. Leur ouvrage Le président et la bombe vient de sortir aux éditions Odile Jacob. Bruno Tertrais répond aux questions d’Olivier Fourt.

La cargaison électorale des «Falcon» de l'aéronavale française  

  L'organisation de la présidentielle en France, donne lieu tous les cinq ans à une mission très originale confiée cette année à l'aéronavale. Le transport par les airs, des bulletins de votes sur les ilots les plus reculés du pacifique. Rappelons que le vote par Internet n'est pas encore autorisé dans les zones isolées, par mesure de sécurité. Les avions de surveillance maritime « Falcon 200 », de la marine française ont donc transporté cette semaine les bulletins, qui ont été largués par l'avion au-dessus de Tématangui, Hereheretue et Rapa à 1 200 Km au Sud de Tahiti.  

Etats-Unis: les tromperies de Donald Trump, objectifs et faiblesses  

Le président américain Donald Trump vient de fêter ses 100 jours à la Maison Blanche. Cent jours de revirements et de poker-menteur sur la scène internationale. Une diplomatie teinté d'impulsivité et une stratégie du mensonge qui au final pourrait se retourner contre les Etats-Unis. « Le monde réagit au leadership que le président a institué ! », claironne Washington mais les alliés ont besoin d'être rassurés et de savoir où vont les Etats-Unis.

Défense: risque d'attaque chimique en France  

En 1992, après la Guerre froide, le traité d’interdiction des armés chimiques ratifié par 191 Etats devait bannir la fabrication, le stockage et l'usage des armes chimiques, malheureusement, ces armes de destructions massives, sont aujourd'hui employées de manière régulière au Moyen-Orient, par le régime syrien déjà en 2013, mais aussi par des groupes terroristes jihadistes. « Une nouvelle forme de prolifération artisanale se dessine », note le Centre de doctrine et d'Enseignement du Commandement (CDEC) dans une étude récente pour le compte de l'armée de terre française, alors que le Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDSN) pointe dans un rapport rendu public cette semaine, « la volonté manifeste de certains groupes terroristes d’acquérir tout type de substances chimiques voire de les employer contre le territoire français. »

Choc du futur: l'univers militaire en 2030...  

Que sera le monde dans en 2030 ? Quelles technologies vont changer les rapports de forces voire la manière de faire la guerre ? Qui sera à même de les maîtriser ? En France, pour la première fois, le Secretariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) et la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) se sont penchés sur ces questions. Le rapport est intitulé « Chocs futurs : impact des transformations et ruptures technologiques sur l’environnement stratégique ». Ce document doit être officiellement rendu public dans les jours qui viennent.

Défense-renseignement: comment gérer la multitude de données?  

C’est une difficulté réelle pour les services de renseignements occidentaux : ils n’ont pas les moyens d’analyser l’ensemble des données qu’ils récoltent. Déjà en Irak, en 2003, les Américains avaient dû laisser de côté des mois d’enregistrements vidéo, faute d’avoir assez de personnel pour les visionner. Le constat est le même en France : la Direction du renseignement militaire (DRM) estime, qu’à l’avenir, le nombre d’images reçues va être multiplié par dix, voire vingt. Pour faire face à cet afflux, il va falloir développer d’indispensables algorithmes, permettant d’automatiser les recherches.

Les technologies civiles rivalisent avec  les technologies militaires (rediffusion)  

La société américaine SpaceX a lancé en décembre 2016 sa fusée Falcon 9 dont le premier étage avait déjà volé et était donc «recyclé». L'homme d'affaires, Elon Musk, fondateur et patron de SpaceX, s'est immédiatement félicité de ce succès. Cette innovation pourrait permettre de lancer des engins spatiaux à bien moindre coût, ouvrant la voie à de nouvelles applications civiles et militaires. L'avenir étant, selon les spécialistes, à la mise en orbite de petits satellites en «constellations», plutôt qu'aux gros engins lourds et difficiles à mettre en œuvre. Sur le champ de bataille aussi, la haute technologie n’est plus l’apanage des forces «étatiques», les groupes armés terroristes ou criminels en font également grand usage. Depuis le début des années 2000, la qualité des innovations issues du monde civil et du privé, a largement rattrapé le niveau des technologies militaires. Pour les militaires c’est une source d’inquiétude car ils voient ainsi leur puissance constestée par des acteurs irréguliers, maîtrisant parfaitement les nouvelles technologies de l’information et de la communication et détournant à leur profit des logiciels ou des produits «grand public».

Amandine, jeune femme officier de renseignement dans l'armée de l'air [Portrait]  

Au Niger, la Base aérienne projetée (BAP) de Niamey, accueille quelque 450 militaires français. Cette base de l'armée de l'air française est installée près de l'aéroport à l'invitation du Niger depuis 2013. RFI est allé à la rencontre de son personnel, engagé dans l'opération «Barkhane» et vous propose de faire connaissance avec le lieutenant Amandine, officier de renseignement du Groupement de Transport opérationnel (GTO). C'est sa passion pour l'Afrique qui a amené cette jeune femme au Sahel, car un bon officier de renseignement doit aussi parfaitement connaître les modes de vies, et les cultures des pays dans lesquels il est amené à travailler.

«Jeanne d’Arc 2017» la marine française en mission dans le Golfe  

Les 355 marins de la mission « Jeanne d’Arc 2017 », partis le 28 février dernier de Toulon, ont passé cette semaine le détroit de Bab-el-Mandeb, entre la mer Rouge et l’océan Indien. Cette mission opérationnelle va permettre à plus d’une centaine d’élèves officiers de différentes spécialités de parfaire leur formation, en naviguant « loin, longtemps, et en équipage », selon la formule consacrée. Le BPC Mistral est accompagné de la frégate Courbet. Cap vers l’Asie cette année, puisque la mission Jeanne d’Arc ira jusqu’au Japon. Mais avant cela, les marins vont se déployer dans l’une des zones les plus « troublées » de la planète, entre la Corne de l’Afrique et le détroit d’Ormuz, région toutefois vitale pour l’économie mondiale.

Lawrence d’Arabie précurseur des guerres irrégulières  

(Rediffusion du 25.12.2016) C’est un tout petit livre à lire ou à relire : Guérilla dans le désert 1916-1918, le retour d’expérience d’un jeune officier britannique, envoyé combattre les Turcs pendant la Première Guerre mondiale. Thomas Edward Lawrence, plus connu sous le nom de Lawrence d’Arabie, y évoque la guérilla menée aux côtés des tribus arabes contre les forces de l’Empire ottoman, de 1916 à 1918. Un récit d’une incroyable actualité, tant le mode de pensée et les techniques décrites rappellent celles employées par les mouvements jihadistes, au Sahel, au Moyen-Orient, ou en Afghanistan, et tant le rôle joué par Lawrence, rappelle celui des forces spéciales occidentales engagées dans ces régions. La Chronique Lignes de Défense d’Olivier Fourt, avec la complicité de Franck Alexandre.

Dans les entrailles du porte-avions «Charles de Gaulle»  

La rénovation, à mi-vie, du porte-avions «Charles de Gaulle» est un chantier à 1,3 miliard d'euros. En février dernier, le navire amiral de la flotte française est entré en cale sèche dans l'arsenal de Toulon, dans le sud de la France. C'est là qu'il va subir d'importantes modifications et améliorations durant 18 mois. Engagé ces dernières années dans les conflits en Afghanistan, en Libye ou en Syrie, l'unique porte-avions français devrait rester en service durant encore 20 ans. Un coup de jeune qu'a suivi notre envoyé spécial à Toulon, à l'invitation du constructeur DCNS.

La montée en puissance des casques bleus francophones  

Mali, République Centrafricaine, Congo, Liban... près de la moitié des opérations de maintien de la paix de l'Onu (OMP) se déroulent en zone francophone. D'où l'idée pour les Nations unies d'obtenir d'avantage encore de bataillons pouvant se faire comprendre en français. La semaine dernière s'est déroulé près de Paris un stage de formation dans les locaux de l'Emsome (Ecole de Spécialisation de l'Outre-mer et de l'étranger) destinés aux futurs cadres des unités déployées en opérations de maintien de la paix. Ce stage a réuni 35 officiers venus de 21 pays d'Afrique francophone et 2 pays asiatiques, le Vietnam et le Cambodge. Un stage organisé sous l'égide de l'Onu, avec l'appui de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et de la Direction de la Coopération de Sécurité et de défense (DCSD), rattachée au ministère français des Affaires étrangères. Ces opérations coûtent chaque année 7,8 milliards de dollars, un budget jusqu'alors financé à hauteur de 28% par les Etats-unis.

L’armée française appelle aux dons de sang  

En France, à Percy près de Paris, le Centre de transfusion sanguine des armées (CTSA) lance un appel aux dons de sang. Il ne s’agit pas de se préparer à de nouvelles attaques en France ou à l’étranger, mais de constituer des stocks, en vue d’importants travaux sur le site, qui vont obliger le centre à « mettre en sommeil » une partie de son activité. Le ravitaillement en produits sanguins des soldats sur le terrain est un défi quotidien pour le service de santé des armées. De la collecte, à la distribution, c’est une mécanique qui ne s’arrête jamais.

Défense: les enjeux stratégiques s'aiguisent dans l'océan Arctique  

La Russie a lancé en 2016 le plus gros brise-glace à propulsion nucléaire du monde : l’Arktika. Il devra entrer en service l’an prochain et sera suivi de deux autres navires identiques, en 2019 et 2020. La Russie se dote aussi d’un nouveau brise-glace militaire, plus petit, il a été lancé en juin dernier mais sera doté de capacités de combat. La France n’a rien de comparable, mais dispose d’un statut d’observateur pour l’Arctique. La Marine nationale s’aventure donc régulièrement en Arctique, avec deux missions de plusieurs mois chaque année. L’une mobilise généralement une frégate classique, et l’autre un navire d’étude hydrographique. Le capitaine de vaisseau Jean-Marin d’Hébrail a participé à l’une de ces missions sur la frégate anti sous-marine Primauguet à l’été 2015. Il est aujourd’hui auditeur du Centre des hautes études militaires (CHEM), à l’Ecole militaire à Paris. Il répond à Olivier Fourt. A lire aussi dans les archives RFI : - La fonte alarmante de la banquise arctique (Par Dominique Raizon - le 04/11/2015) - La bataille pour l'océan Arctique a commencé (Par Marion Urban, le 02/08/2007) - La Russie plante son drapeau au fond de l’océan Arctique (Par Virginie Pironon, le 02/08/2007)

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