Orient hebdo

Orient hebdo

France

Ce rendez-vous du Maghreb, du Proche et du Moyen-Orient s’intéresse à la vie quotidienne, aux styles de vie et à l’évolution des sociétés de la région : l’actualité par le prisme sociétal, l’occasion de parler télévision, mode, éducation, culture… car la vie dans cette partie du monde ne se résume pas au dernier soubresaut du conflit israélo-palestinien. En studio, un invité, observateur ou acteur un thème abordé, apporte son éclairage. Les journalistes arabophones de Monte Carlo Doualiya et FRANCE 24 livrent également leur expertise sur l’actualité du Proche et du Moyen-Orient. Une double revue de presse du monde arabe et d’Israël est réalisée chaque semaine par les correspondants de RFI au Caire et à Jérusalem. Et aussi : « Le disque du jour » pour découvrir les sons de l’Orient.

Episodes

La banque sans intérêt en islam  

Cette institution phare de la finance islamique fascine tout autant qu’elle intrigue. Elle a été théorisée par l’Irakien Muhammad Baqir Al-Sadr, dans un ouvrage qui est enfin disponible dans les milieux académiques non arabes. Ce texte, motivé par l’exigence d’un compromis de civilisation, assume à la fois, la pratique coutumière, et les conditions bancaires imposées par le système bancaire conventionnel que la stricte discipline du « fiqh » musulman. Avec Julien Pelissier, auteur d’une thèse sur la méthodologie employée par Baqir Al-Sadr. La revue de presse croisée Israël/monde arabe avec Alexandre Buccianti et Michel Paul.

Le drame des Yézidis en Irak  

Selon Associated Press, entre 5 et 15.000 membres de la communauté yézidi auraient été retrouvés dans 70 fosses communes en Irak depuis 2014. Régulièrement persécutés en raison de leur religion, antérieure à l’islam, les Yézidis vivaient pourtant dans une paix relative en Irak, en Syrie, en Arménie ou en Turquie. Les conquêtes territoriales de Daech ont bouleversé cet équilibre précaire. Une association internationale « Yahad in unum », « Tous Ensemble », recueille des témoignages pour l’après conflit, et aider la communauté yézidi à obtenir des réparations. Entretien avec Patrick Desbois, fondateur de l’association, qui a effectué de nombreux séjours dans les camps de réfugiés du Kurdistan irakien.

L’impact de la guerre des Six-Jours au Moyen-Orient  

Le 5 juin 1967, les troupes israéliennes attaquent préventivement l’Egypte, puis la Syrie. Le 10 juin, tout est terminé. En quelques jours, Israël a changé de statut, devenant un pays colonisateur (Cisjordanie, Golan, Sinaï, Jérusalem-Est) qui perdure aujourd’hui (à l’exception du Sinaï). Cette guerre-éclair a un impact immédiat sur la vie des populations locales, notamment les Palestiniens dont le statut devient précaire et qu’Israël qualifie avant tout de « terroristes », hommes, femmes ou enfants… Pas sûr pourtant que le vainqueur ne soit pas, au bout du compte, le perdant final. C’est ce qu’écrit Jean-Paul Chagnollaud dans son dernier livre « Israël/Palestine : la défaite du vainqueur ». Ecoutez la Revue de presse

La diversité du cinéma libanais  

Si le premier long-métrage libanais date de 1929, il a fallu attendre les années 50 pour voir ce secteur se structurer, aidé en cela par un cinéma égyptien en perte de vitesse. Dans les années 90, le cinéma libanais se fait militant et ambitieux. Il propose désormais aussi bien des films d’auteurs que des divertissements hollywoodiens. Hollywood qui pioche souvent dans ses personnalités : acteurs (Julia Kassar), spécialistes de l’image (Aram Zaatari), compositeurs (Gabriel Yared).

Les Rendez-vous de l’histoire du monde arabe  

Seule la connaissance du passé permet, grâce à l’analyse et à la discussion, de nous situer dans le présent et de préparer l’avenir. En cela, le thème des « Frontières » de cette troisième édition de ces Rendez-vous de l’Histoire à l’Institut du monde arabe à Paris est emblématique de cette recherche d’une meilleure compréhension de cette région, dans une période post-révoltes particulièrement difficile, avec l’émergence de forces réactionnaires puissantes, et de forces militaires non moins efficaces. Géographes, sociologues, politologues, cinéastes, artistes, photographes sont invités à partager leurs connaissances pendant quatre jours à l’IMA. Jack Lang, président de l’IMA, et Béatrice Giblin, membre du conseil scientifique des Rendez-vous, sont les invités de l’émission.

Oman, découverte d’un émirat méconnu  

Le sultanat d’Oman partage des frontières sensibles avec l’Arabie saoudite, le Yémen, les Emirats Arabes Unis, et fait face à l’Iran, de l’autre côté du détroit d’Ormuz. C’est aussi un émirat particulier, qui joue souvent les intermédiaires entre adversaires (Téhéran et Ryad, factions au Yémen). C’est enfin un pays qui cherche à se doter d’une image moderne et d’un système politique ouvert (les représentants sont élus au suffrage universel depuis 2003), même si peu de femmes sont élues, et encore moins ministres. Un reportage de Dominique Baillard.

La musique classique toujours en cours à Téhéran  

A quelques jours de l’élection présidentielle en Iran, les autorités iraniennes ont invité le chef d’orchestre Pejman Memarzadeh à venir diriger l’orchestre symphonique de Téhéran. L’occasion d’entendre le chœur de l’opéra de la ville chanter, en français, des cantiques religieux chrétiens ! Et, pour le chef franco-iranien, de découvrir la jeunesse des musiciens de cet ensemble (25 ans d’âge moyen), preuve que l’enseignement de la musique classique perdure en Iran, malgré les années d’interdiction prônées par l’ancien président Ahmadinejad. Pejman Memarzadeh est l’invité de l’émission.  

Le Yémen, du socialisme au salafisme  

Au début des années 70, le Yémen du Sud était socialiste et affilié à l’Union Soviétique. Vingt ans et quelques conflits locaux armés plus tard, c’est la réunification avec le Nord, alors dominé par la famille Saleh. Une situation qui a largement bénéficié aux salafistes, même lors du Printemps 2011.  C’est la toile de fond du dernier roman de l’auteur yéménite Habib Abdulrab Sarori, « La fille de Souslov », qui sort en avril 2017 chez Actes-Sud/Sinbad, et qui dresse un constat amer sur les dérives de la société yéménite sous influence religieuse.                

Pénurie d’électricité à Gaza  

Déjà rationnés en temps normal, avec deux fois six heures d'électricité par jour, les Gazaouis n’en bénéficient plus que pendant quatre heures toutes les 19 heures. C’est le carburant qui manque, car celui acheté avec des fonds du Qatar et de la Turquie est épuisé. En cause, un différend entre les autorités palestiniennes de Gaza et celles de Ramallah sur les taxes sur l’énergie. Cette question de l'approvisionnement en carburant de l'unique centrale qui fournit de l'électricité aux deux millions d’habitants de Gaza est régulièrement au cœur des débats.

Où en sont les relations entre la France et le Moyen-Orient?  

C’est le thème du nouveau numéro de notre partenaire, la revue Moyen-Orient. Orient Hebdo a choisi d’explorer les liens entre Paris et le Maghreb central, Maroc, Algérie et Tunisie. Des relations différenciées, écrit notre invitée Khadija Mohsen-Finan, politologue, enseignante-chercheuse à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialiste des relations internationale, notamment Europe-Maghreb.

L’Arabie saoudite est-elle un colosse au pied d’argile?  

C’est l’avis plutôt critique de l’avocat international Ardavan Amir-Aslani, qui conseille de nombreux gouvernements et parlementaires européens (notamment français) et moyen-orientaux. Il l’écrit dans son dernier livre, « Arabie saoudite, de l’influence à la décadence », en pointant l’archaïsme du gouvernement royal, l’absence de libertés fondamentales pour la population, le poids de la religion sur la vie sociale, les erreurs récentes de stratégie (guerre au Yémen), l’attitude paranoïaque face à l’Iran, et enfin, l’ambiguïté vis-à-vis de l’organisation Etat islamique. Pronostic de l’auteur : la chute des Saoud paraît inévitable. Pour en savoir plus sur l'ouvrage « Arabie saoudite, de l’influence à la décadence », publié en mars 2017, au éditions de l'Archipel, cliquez ici.

Les femmes musulmanes et l’égalité des droits avec les hommes  

Asma Lambaret est médecin, directrice du Centre d’Etudes féminines en islam de Rabat, et très engagée dans la recherche de l’égalité hommes-femmes. Elle revendique, en particulier, cette stricte égalité dans la sphère religieuse. Asma Lambaret est l’une des voix majeures de la pensée réformiste en islam. Elle défend également une vraie séparation Etat-Religion dans les pays musulmans. Elle a présenté son dernier essai «Islam et Femmes, les questions qui fâchent», publié aux éditions En toutes lettres, au Salon Livre Paris 2017.

Regard sur l’édition au Maroc, dans sa composante «investigation»  

Malgré les efforts du pays, invité d’honneur du Salon du Livre de Paris cette année, la situation de l’édition au Maroc est difficile : manque de bibliothèques, manque de métiers dans la chaîne de production, piratage via Internet. Hicham Houdaïfa est journaliste, cofondateur de la maison d’édition « En toutes lettres » installée à Casablanca. Pour elle, il a créé la collection « Enquêtes » qui plonge dans les questions de société qui dérangent : l’an dernier, un livre sur la situation des femmes à travers 8 exemples emblématiques. Cette année, un livre sur la radicalisation islamiste « extrémisme religieux » qui raconte comment le radicalisme gangrène certains pans de la société. L’Editeur accompagne le Salon du Livre en organisant une série de rencontres, colloques et signatures d’ouvrages dans des librairies indépendantes parisiennes, ainsi qu’à l’ENS et au New Morning.

Turquie: invention d’une diplomatie émergente  

Pays charnière entre l’Europe et le Moyen-Orient, la Turquie développe depuis vingt ans une diplomatie originale à vocation régionale. Toujours à la recherche de sa cohésion, le pays se choisit des voies bilatérales pour peser sur l’ordre politique oriental, notamment sur la question kurde, nous dit la politologue libanaise Jana Jabbour.

Une femme dans un monde d’hommes  

Fatima Zahra Beraïch est ingénieure, spécialiste en processus industriels et environnementaux. Elle a fondé « Biodome du Maroc », une entreprise innovante qui construit des micro-solutions pour aider les agriculteurs à valoriser leurs déchets en les transformant en biogaz et en fertilisants. Accueillie d’abord avec réticence dans la campagne marocaine, elle fait maintenant l’unanimité. Sa réussite est soutenue par l’UpM, l’Union pour la Méditerranée. La vidéo: Biodôme: créer une énergie renouvelable et de l'engrais.  

Le rôle des musées dans la politique des pays du Golfe  

La multiplication des annonces de musées à forte visibilité internationale, du Qatar à Abou Dhabi, est impressionnante. Ces musées-miroirs n’émergent pas d’un désert culturel : tous les Etats de la rive sud du Golfe persique sont dotés d’au moins un grand musée national. Mais, ce dédoublement du parc des musées n’est pas anodine, elle a une vocation politique, nous dit Alexandre Kazerouni, politologue, spécialiste du monde musulman contemporain.

La vigne et les arts, richesses du Liban  

Yves Morard est vigneron en France, dans le Lubéron. Il a passé trente ans à façonner certains des vignobles les plus prestigieux du Liban, du clos Saint-Thomas au Château Kefraya, qui rivalisent avec les plus grand crus de la planète. La journaliste Randa Sadaka crée, elle, une nouvelle émission sur Télé Liban. Chaque samedi, « 5 de Pic » se consacre aux arts, à l’architecture et à la peinture.

Etre un jeune aujourd’hui à Gaza  

Notre invité Amir Hassan est né à Gaza, en 1990. S’il vit à Paris depuis 2012, il n’a pas oublié cette bande de terre natale aux confins de la Méditerranée orientale. Pour Orient hebdo, il raconte la vie quotidienne ordinaire d’une jeunesse qui s’ennuie. Il raconte des enfances à huis clos, une vie sans plaisirs, sans un carré de chocolat, sous les bombes, une vie rythmée par les coupures d’électricité, le manque d’eau et les distributions de l’aide alimentaire sans laquelle les habitants ne pourraient pas vivre.  

Des revendications de musulmanes au féminisme islamique  

De plus en plus de femmes réclament une meilleure place dans l’islam, une égalité devant le divin. Ces femmes s’estiment complémentaires des hommes, se réapproprient leur corps grâce au port du hijab. Les plus en pointe se définissent comme féministes islamiques, revendiquent une égalité parfaite et réclament d’accéder à l’imamat. Ce courant se développe parallèlement au conservatisme masculin, surtout dans les pays musulmans d’Asie et en Occident, mais il reste minoritaire.

Que pense l'islam de la Science?  

La critique de la science moderne n’est pas chose nouvelle. On peut même dire qu’elle suit pas à pas les découvertes de cette dernière. Mais que reproche précisément un certain islam à la Science ? C’est ce que décortique Alexandre Moatti, dans son dernier livre, publié aux PUF. Il pointe la notion de « concordisme » développé par certains intellectuels musulmans qui imbrique étroitement la science et la religion, et qui remet en cause la démarche scientifique elle-même, la qualifiant « d’occidentale » par rapport à une science islamique qui serait plus vraie. Un discours radical encore marginal dans la communauté scientifique, mais qui se trouve aujourd’hui amplifié par internet et les réseaux sociaux.

0:00/0:00
Video player is in betaClose