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Le thé burundais obtient sa certification  

C’est un évènement passé inaperçu, le thé du Burundi a obtenu la certification en 2016. Depuis quelques mois, le Burundi peut vendre directement son thé sur le marché international. Il devait jusqu’à maintenant passer par le Kenya, le premier exportateur mondial de thé. Une sorte de parrainage par un intermédiaire dont les usines sont certifiées depuis longtemps, ce qui entraînait une perte pour le Burundi qu’il va désormais récupérer. Une aubaine pour le pays, le thé étant le deuxième pourvoyeur de devises après le café. Il a fallu donc pour l’OTB (Office du thé du Burundi), travailler sur le conditionnement dans les usines construites près des cinq plantations de cette plante. Avec la certification, le pays s’attend à un boum des recettes, vu que la production reste bonne depuis plusieurs années. Elle oscille entre 10 000 et 12 000 tonnes, soit 40 fois moins que le Kenya ou 4 à 5 fois moins que l’Ouganda. Et depuis la certification de son thé noir, le Burundi veut aussi mettre du thé vert sur le marché international, ce qui devrait intervenir au mois de mars de cette année. Avant sa certification, le thé du Burundi était absent des rapports annuels mondiaux, notamment de celui de Cyclope, le principal institut de recherches européen sur les marchés des matières premières. La reconnaissance du label thé du Burundi devrait désormais lui ouvrir les pages de la bible de ces marchés. Depuis 2015, la filière du thé est restée à l’abri de la crise politique que connaît le pays et a résisté à des épisodes de sécheresse plus longs que d’ordinaire. Le pays a même enregistré une hausse de ses exportations de thé. Une culture dont la récolte se fait tout au long de l’année et qui fournit un revenu stable et régulier à environ 300 000 personnes, soit 3% de la population.

L'école sait-elle orienter les élèves ?  

durée : 00:40:45 - Du grain à moudre - par : Hervé Gardette - Orientation : se tromper de filière, est-ce mettre en péril son avenir ? - réalisé par : Jean-Christophe Francis

Les premières assises du commerce équitable en France  

Il s’agit de s’appuyer sur les principes du commerce équitable pour développer des filières agricoles et agroalimentaires durables en France. En effet, le modèle agro-industriel permet de produire à grande échelle des denrées standards. Mais ce modèle est aujourd’hui à bout de souffle. Crise du lait, de la viande ou du maraîchage : les agriculteurs subissent des prix trop bas et de plus en plus volatils et n’arrivent plus à vivre de leur travail. Par ailleurs, l’impact environnemental de ce modèle coûte cher à notre société : contribution au réchauffement climatique, épuisement des sols, pertes de biodiversité, pollution des eaux, etc. Les risques pour la santé, des producteurs comme des consommateurs, sont, quant à eux, de mieux en mieux documentés. Enfin, alors que 4 millions de Français sont contraints de recourir à l’aide alimentaire, il s’agit de réaffirmer le droit à une alimentation de qualité pour tous. Face à ces constats, il est aujourd’hui impératif d’accélérer les transitions vers des modes de production, de commercialisation et de consommation plus durables. Lors de ces travaux, tous les acteurs du monde agricole et agroalimentaire ainsi que les acteurs de la consommation responsable ont échangé sur leurs pratiques pour découvrir les initiatives agricoles existantes en faveur de modes de production et de consommation plus équitables et durables dans les filières françaises. Avec : - Antoinette Guhl, adjoint au maire de Paris en charge de l’économie sociale et solidaire et des innovations sociales et de l’économie circulaire.

Pénurie de sucre au Sénégal  

Au Sénégal, cette fin d’année 2016 a été marquée par des hausses des prix, voire des pénuries de sucre dans certaines régions isolées. Un drame national dans ce pays où le sucre est au cœur du foyer, notamment pour préparer l’Ataya, le thé à la menthe. L’Etat cherche à contrôler le prix du sucre mais les réseaux au sein de la filière rendent difficiles pour le moment les contrôles. Au Sénégal, lorsque la production locale est écoulée, la Compagnie Sucrière, la CCS et les membres de l’Union nationale des commerçants et des industriels n’ont pas le choix, ils doivent importer. Et s’il y a bien des problèmes de stocks et de prix sur les marchés, fin novembre, le directeur de la CSS, André Froissard, a été affirmatif : « Il n’y a pas eu de pénurie de sucre au Sénégal. Je l’affirme et le réaffirme. Nous avons importé suffisamment de sucre pour assurer le lien avec la nouvelle campagne qui commence ». Cette campagne annuelle est donc lancée, la CSS table sur une production de 130 000 tonnes. Malgré une production en hausse, malgré les importations, les prix ont augmenté par exemple juste avant les grandes fêtes religieuses de la communauté mouride, le grand Magal mi-novembre, le prix au kilo est passé de 600 à 700 francs CFA. Les prix ont augmenté alors que dans le même temps, les achats des grossistes ont doublé, passant de 500 tonnes à 1 000 tonnes chaque semaine.   La direction de la CCS, qui rejette donc toute responsabilité dans la hausse des cours, soupçonne justement ces grossistes locaux. « Quand on ne peut plus spéculer sur les marchés mondiaux on peut le faire sur la façon de distribuer le sucre. Certains grands commerçants ont été pris la main dans le sac », a expliqué André Froissard. Pour faire monter les prix, deux possibilités. La première : acheter des stocks, les bloquer dans des entrepôts et laisser entendre qu’il y a pénurie, de fait les prix grimpent.   Deuxième option, une partie du sucre sénégalais serait exportée dans des régions ou des pays voisins, on parle de la Gambie, de la Guinée Bissau où les prix au détail seront encore plus grands, les marges meilleures. « Face au triplement des cours sur le marché international, il devient aussi intéressant d’exporter le sucre acheté au Sénégal », a expliqué Louis Lamotte le conseiller de la Compagnie sucrière du Sénégal lors d’une conférence de presse. Conseiller qui évoque donc une pénurie mécanique. « Par le passé, il fallait empêcher le sucre importé frauduleusement de venir au Sénégal. Aujourd’hui, il faudrait faire en sorte que le sucre produit dans le pays y reste ».   Comme pour le riz, le Sénégal qui cherche l’autosuffisance en sucre devra sans aucun doute améliorer les contrôles de la filière locale. Les services de contrôle tentent déjà de suivre, de contrôler, l’écoulement des stocks de sucre, les récentes hausses des prix montrent que ces contrôles sont insuffisants pour empêcher les marchands de spéculer sur cette matière fondamentale au sein de la société sénégalaise.

Le Bénin interdit les exportations d'ananas coloré à l'éthéphon  

Les autorités béninoises veulent redorer l'image de leur ananas, bloqué l'an dernier aux frontières européennes pour excès d'éthéphon, un produit qui accélère la coloration extérieure du fruit. Le Bénin interdit les exportations d'ananas coloré artificiellement à l'éthéphon. Une mesure radicale annoncée par le gouvernement béninois pour redorer l'image de la filière. L'éthéphon est un éthylène de synthèse parfaitement autorisé en Europe pour accélérer la croissance et la coloration de beaucoup de fruits et légumes. C'est sans doute pour l'ananas qu'il est le moins dangereux puisqu'il reste à la surface de la peau épaisse de ce fruit. L'éthéphon est d'ailleurs très utilisé pour colorer uniformément en jaune ou jaune-orangé le fruit tropical, qu'il vienne du Costa Rica ou d'Afrique. Mais en quantité excessive il peut être cancérigène ou corrosif pour les muqueuses. Le Bénin a dépassé à maintes reprises la limite de résidus autorisés en 2015-2016. Au point que les autorités sanitaires européennes ont bloqué et détruit tout un lot d'ananas béninois au moins de juin dernier, rappelle les chercheurs du Cirad, dans leur revue FruiTrop.   L'ananas du Bénin est une petite niche en Europe, loin derrière les autres origines africaines : Côte d'Ivoire, Ghana et Cameroun. Mais l'ananas béninois n'en a pas moins une place de choix, celle de l'ananas mûr à point, expédié par avion, beaucoup mieux rémunéré. En particulier la variété Pain de sucre, à la chair pâle et sucrée. Le problème est que la peau du Pain de sucre reste souvent très verte, beaucoup plus que le Cayenne, même si le fruit est mûr. L'abus d'éthéphon pour colorer l'ananas au Bénin est sans doute lié à cette particularité variétale, mais aussi à la structuration encore imparfaite de la filière béninoise. Artificiellement dopée, la couleur jaune-orangé peut en outre être trompeuse, puisqu'elle peut cacher un manque de maturité du fruit.   Balayer tous les soupçons au sujet de l'ananas béninois, c'est sans doute ce que cherche le ministre de l'Agriculture à Porto-Novo, en interdisant d'exporter les ananas artificiellement colorés. Mais il va falloir habituer les consommateurs européens aux ananas dont la peau est encore un peu verte. La communication des importateurs a jusqu'à présent échoué à les convaincre.

Un nouveau carburant à base d'huile alimentaire usagée  

Le géant français du pétrole Total s'associe à Suez, le spécialiste de l'eau et des déchets pour fabriquer un nouveau biodiesel à partir d'huiles alimentaires usagées. Mais il faudra compléter largement avec des huiles végétales - de colza, ou plus sûrement de palme. Ne jetez plus vos huiles de fritures, elles peuvent faire rouler vos voitures ! Total a mis au point un nouveau procédé pour en faire un biocarburant que l'on peut mélanger sans limite au diesel, ce qui n'était pas possible avec le diester de colza, limité à 7% dans les moteurs, pour des raisons techniques. Ce nouveau procédé d'huiles végétales hydrogénées (HVO), le géant français du pétrole y consacre son ancienne raffinerie de La Mède, près de Marseille. Et c'est le spécialiste de l'eau et des déchets, Suez, qui fournira à Total les huiles alimentaires usagées. Un gisement important, 100 000 tonnes en France : moins de la moitié pourtant est recyclée, principalement par le concurrent de Suez, Veolia, mais en biodiesel classique. Suez ne peut pour l'instant mettre à disposition de Total que 1 500 tonnes d'huile alimentaire usagées.   Le groupe promet d'organiser la collecte auprès des restaurateurs et des particuliers pour qu'ils lui livrent leur huile usagée. Mais à l'arrivée il manquera toute de même 60 à 70% de l'huile nécessaire pour faire tourner l'usine de La Mède. Le complément sera donc fourni par l'huile végétale la moins chère du marché : l'huile de palme.   Le nouveau biocarburant, même fabriqué en partie à partir de déchets d'huiles, ne sera donc que pour une petite part de deuxième génération. La filière de première génération, celle du colza, avec son diester classique, ne se prive pas de le rappeler. Elle dénonce le fait qu'il faudra importer en France beaucoup d'huile de palme pas forcément durable alors qu'on produit en Europe de l'huile et des tourteaux de colza.   Total répond que la France importe de toute façon près de la moitié de sa consommation de biodiesel et qu'il y a de la place pour tout le monde. Les deux filières partagent en revanche la même inquiétude sur le projet de la Commission européenne de diviser par deux le pourcentage de biocarburants de première génération dans les moteurs d'ici 2030.

Bruxelles veut moitié moins de biocarburants de première génération en 2030  

Dans un projet de directive, la Commission européenne divise par deux son objectif de biocarburants de première génération, accusés d'émettre plus de CO2 que l'essence ou le Diesel. Un compromis qui ne satisfait personne   Bruxelles veut moitié moins de biocarburants de première génération pour 2030. Mais le projet de directive européenne ne satisfait ni les écologistes ni la filière européenne des biocarburants. Le biodiesel, fabriqué à base de colza ou d’huile de palme, et le bioéthanol, extrait de la betterave, du sucre ou du blé, ne devront plus dépasser 3,5 % de la totalité des carburants dans les transports européens en 2030, contre 7 % prévus initialement. À l’origine, l’incorporation de ces biocarburants de première génération avait été encouragée pour limiter la part des carburants fossiles, essence et Diesel, dans les transports, un quart des émissions de gaz à effet de serre en Europe. Mais un rapport a depuis conclu que le remède pouvait être pire que le mal si l’on tenait compte des émissions de CO2 provoquées par le changement d’affectation des sols, notamment la disparition des forêts et des tourbières, au profit de l’huile de palme, importée en complément pour alimenter les moteurs européens. Une décision qui ne passe pas Cet été, Bruxelles avait du coup tout bonnement décidé d’exclure le biodiesel et le bioéthanol de ces objectifs en 2030. Le fait que la Commission projette finalement de maintenir leur incorporation, même réduite de moitié, fait donc enrager l’association écologiste Transport et Environnement. Mais les producteurs européens de colza ne sont pas non plus satisfaits de ce compromis de Bruxelles. Si le débouché du colza, qui s’est imposé dans les rotations, est à ce point réduit, le prix de l’huile de colza va s’effondrer. La survie des exploitations céréalières européennes est en jeu autant que les usines de diester. On produira moins de tourteaux de colza pour le bétail européen et l’on importera encore plus de tourteaux de soja du Brésil. Les biocarburants de deuxième génération ne sont pas prêts à prendre le relais, utiliser la paille pour faire du carburant plutôt que de l’épandre sur les sols entraînera par ailleurs un usage plus important d’engrais, estime Didier Nedelec, directeur général d’Offre et demande agricole. Il aurait peut-être été plus judicieux d’exclure l’huile de palme des calculs d’incorporation dans les carburants européens.  

Thon, sardine et maquereau mettent en difficulté la conserve en France  

Les trois piliers de la conserve de poisson vacillent en France : on manque de thon, de sardine et de maquereau. Les prix s'envolent. La boîte de sardine, de thon ou de maquereau va-t-elle devenir un luxe ? Les conserveries françaises ont en tout cas des difficultés à se fournir, ces trois poissons sont rares et chers la même année. Le prix mondial du maquereau a grimpé de 35% par rapport à l'an dernier, le thon albacore et le thon blanc valent 40% de plus, le prix de la sardine s'est envolé de 50% ! Trop petite ou peu grasse en 2015-2016, la sardine de l'Atlantique. L'institut Ifremer a commencé des recherches pour comprendre le phénomène. En attendant, le prix pour les conserveries augmente, d’autant que la demande concurrente de sardine ou de maquereau congelés est très forte en Afrique de l'Ouest et en Asie.   Les captures de maquereau sont également en baisse et pour la deuxième année consécutive, avec la baisse des quotas en Norvège, en Irlande et en Ecosse. Les captures de thons elles aussi diminuent. Les bonnes pratiques de pêche se répandent : limitation du nombre de bateaux, suivi par satellite, avec observateurs à bord.   Des investissements coûteux pour à l'arrivée moins de quantités pêchées, souligne Pierre Commère, directeur général de l'industrie de la pêche à l'Adepale. « Traditionnellement, quand on fait des investissements c'est pour augmenter le chiffre d'affaires, augmenter les volumes, mais là, c'est l'inverse : dans le monde de la pêche, on investit pour pêcher mieux, mais aussi pour pêcher moins ! Du coup, on arrive à des coûts qu'il faut amortir sur des quantités moindres. Au bout du compte, il est normal qu'on ait une inflation importante sur les matières premières. C'est logique, c'est structurel. Mais maintenant, il faut arriver à ce que tout ça puisse être payé tout au long de la filière, que ce soit les fabricants de conserves, les distributeurs et les consommateurs ».   L'avertissement est lancé aux enseignes de la grande distribution à la veille des grandes négociations annuelles, alors que les trois piliers de la conserve de poisson vacillent en même temps et que la conserverie de maquereau de Boulogne, au nord de la France, est au bord de la faillite.

Production record de riz en Afrique de l'Ouest  

L'Afrique de l'Ouest n'a jamais autant produit de riz que cette année, grâce à l'abondance des pluies et au soutien des Etats. Les importations vont-elles baisser pour autant ? Pas si sûr. La production de riz d'Afrique de l'Ouest bat un nouveau record cette année, avec près de 9 millions et demi de tonnes de riz décortiqué, selon la FAO. Les récoltes s'achèvent avec des tonnages en hausse en particulier au Mali (1,7 millions de tonnes), au Sénégal (665 000 tonnes) et au Nigeria (3 millions de tonnes), grâce à l'abondance des pluies. Seuls la Côte d'Ivoire et le Togo voient leur récolte diminuer à cause d'un excès de précipitations. En Mauritanie, la baisse est due à une diminution des aides publiques, une exception dans la région. Car depuis 2008 et la flambée des prix du riz asiatique, les Etats d'Afrique de l'Ouest continuent de subventionner, avec l'aide des bailleurs de fond, la riziculture locale, même si elle est beaucoup plus dépendante des pluies qu'en Asie, parce que non irriguée.   Avec cette nouvelle augmentation de 4% de la production ouest-africaine, les importations de riz devraient mathématiquement diminuer - elles sont encore de 10 millions de tonnes, plus que la production locale. Mais il faut garder le conditionnel. Le Nigeria, deuxième importateur mondial de riz, a promis de diminuer cette facture, mais il a du mal à contrôler ses frontières. Patricio Mendez del Villar, expert au Cirad. « Au Nigeria, il y a forcément du riz qui arrive par le Bénin, par le Niger. C'est pour cela que j'utilise le conditionnel : il y a d'un côté les importations officielles et de l'autre toutes ces réexportations des pays voisins vers le Nigeria ».   En Afrique de l'Ouest, la consommation de riz ne cesse d'augmenter, le riz importé reste avantagé par le crédit, alors que le riz local doit être payé en cash aux paysans. Ces deux filières sont quasi-étanches. Si au Sénégal, le gouvernement a encouragé les importateurs à acheter 50 000 tonnes de la nouvelle récolte de riz local, c'est une paille à côté du million de tonne de riz importé au Sénégal l'an dernier.

La production du savoir, l'enseignement et la recherche (7/10) : Carrières, disciplines et organisations : les mécanismes de sélection  

durée : 00:59:33 - Les cours du Collège de France - par : Merryl Moneghetti - Comment les filières au sein du bac S et dans les classes préparatoires scientifiques dessinent-elles une hiérarchie scolaire, scientifique et sociale ? Qu’est-ce qui peut relier l’université aux classes préparatoires et aux grandes écoles et à la recherche ? - réalisé par : Anne Sécheret

Le bois recyclé ne trouve plus assez de débouchés en France  

En France, les entreprises de recyclage du bois croulent sous les stocks qu'elles n'arrivent plus à écouler. Le bois recyclé ne trouve plus assez de débouchés en France. Les stocks de bois usagé débordent, au point que les entreprises de recyclage du bois alertent le gouvernement sur les risques d'accident. Bientôt, concluent-elles, « les exploitations ne pourront plus assurer les enlèvements dans les déchèteries des collectivités. » La filière de recyclage du bois est victime de son succès en France. Opérationnelle depuis 2013, elle n'arrive plus à écouler tout le bois usagé qu'elle collecte, près de trois millions de tonnes de déchets d'ameublement par an. L'industrie française des panneaux de particules de bois s'est pourtant adaptée à cette nouvelle matière première des déchets de bois, mais elle tourne au ralenti, comme le secteur de la construction. Quant aux meubles qui utilisent aussi ces panneaux de particules à base de déchets de bois, leurs ventes sont en déclin en France. Reste la transformation en granulés de bois, les pellets, que l'on jette dans les chaudières à bois, pour se chauffer. Le secteur était promis à un bel avenir, on avait même eu recours aux importations de pellets de bois par bateau d'Amérique du nord pour alimenter les chaufferies à bois d'Europe - une aberration écologique puisque que l'essor du bois énergie était destiné à remplir les exigences de l'Union européenne en pourcentage d'énergie renouvelable dans le mix européen. Mais ce débouché du bois énergie est resté trop étroit en France pour absorber toute la production de déchets de bois récoltés. Conséquence : les entreprises françaises de recyclage du bois sont dans l'obligation d'envisager des exportations massives de combustibles de bois recyclé vers des pays européens mieux équipés en chaudières mais au bord de la saturation à leur tour. « La France, ironisent les entreprises du secteur du recyclage des palettes et bois de FEDEREC, contribue ainsi aux objectifs nationaux de consommation d'énergie renouvelable de ses voisins plutôt qu'aux siens. »

Et si demain vous achetiez du textile français ?  

durée : 00:02:19 - L'éco d'Inter - La filière textile française lance un nouveau label sur le modèle de l’AOC dans l’alimentaire. Cela s’appelle «France Terre Textile».

Le cacao fin de Madagascar  

Reportage aujourd’hui au nord-est de Madagascar, l’un des pays les plus pauvres au monde. Dans la vallée de la rivière Sambirano, on cultive pourtant l’un des meilleurs cacao au monde. Introduits, il y a plusieurs dizaines d’années sur la Grande île, les cacaoyers ont évolué, isolés des autres variétés, protégés par l’insularité. Aujourd’hui son goût, sa génétique et son terroir uniques sont reconnus dans le monde entier et toute la production du pays est classée « cacao fin » par l’ICCO, l’Organisation internationale du cacao. La production annuelle n’est que de 6 à 7000 tonnes par an. Rien du tout par rapport aux grands pays producteurs comme le numéro un mondial, la Côte d’Ivoire et son 1 500 000 tonnes de cacao produites chaque année. Mais, le potentiel qualité du cacao malgache lui permet de sortir du lot. Délaissées pendant de nombreuses années, les plantations sont aujourd’hui vieillissantes, mais quelques grandes firmes travaillent pour redorer le blason du cacao malgache, depuis une vingtaine d’années. Mais, il faut maintenant réguler la filière et aider les paysans à cultiver cette qualité.

Crise bovine: acheter les surplus de viande européens pour nourrir les réfugiés  

Nourrir les réfugiés de guerre avec de la viande bovine européenne, c’est ce que proposent les syndicats de la filière bœuf en France pour écouler le surplus de la production dans l’Union européenne. La sortie de crise de la filière bovine pourrait passer par l’humanitaire. « Et si vous achetiez les surplus de viande en Europe pour nourrir les réfugiés » ? C’est ce que proposent à l’Union européenne les syndicats des producteurs en France. Ils participent au sommet international de l’élevage qui se tient jusqu’à ce soir près de Clermont-Ferrand. Le ministre de l’Agriculture Stéphane le Foll, présent au sommet, les soutient. Il s’agirait d’une aide en nature à la Turquie, à la Jordanie et au Liban qui accueillent des millions de réfugiés venus de l’Iraq et de la Syrie. L’Union européenne aide déjà ces trois pays financièrement. L’Idée est donc d’utiliser une partie de ces financements pour acheter les surplus de bœuf. Les professionnels affirment avoir été inspirés par une initiative américaine. Cette mesure offrirait une bouffée d’oxygène pour les éleveurs européens. Les cours de viande bovine s’effondrent en raison d’un afflux massif de bêtes dans les abattoirs. Un secteur qui risque de s'enfoncer encore plus dans la crise Le plan européen de réduction de la production laitière pour faire remonter les cours du lait va sans doute aggraver la situation. Il devrait générer l’abattage d'un million de vaches supplémentaire cette année dans l’ensemble des pays de l’Union. Par conséquent, la filière déjà en grande difficulté risque de s’enfoncer encore plus dans la crise. Selon la Fédération nationale bovine, les éleveurs français travaillent même à perte aujourd’hui. Il leur manque un euro par kilo de viande pour couvrir leurs frais. Du coup, sur les 80 000 exploitations spécialisées dans la viande bovine, environ un quart est en état de quasi-faillite en France. Les plans d’aide l’an dernier n’ont pas réglé la crise de la filière en France. Même si pour l’instant, Bruxelles ne s’est pas prononcé, cette proposition française de rachat des surplus pour les déplacés de guerre sera prise au sérieux. C’est ce qu’a laissé entendre le commissaire européen à l’Agriculture Phil Hogan, lors du sommet. La France est la première puissance agricole de l’ensemble de l’Union européenne.

La demande chinoise donne le moral aux producteurs de lait français  

Après deux ans de crise, le marché mondial du lait commence à se redresser. La raison : le rééquilibrage entre l’offre et la demande au niveau mondial. Les grands pays producteurs ont diminué l’offre tandis que la demande, surtout celle provenant de la Chine est repartie à la hausse. La Chine, premier consommateur de produits laitiers dans le monde a repris ses importations. Depuis le début de l’année, l’empire du Milieu montre un regain d’intérêt pour les produits étrangers. Des produits qui jouissent d'une bonne réputation auprès du consommateur chinois qui reste très attaché à la qualité du lait. La raison : depuis 2008, le secteur laitier en Chine a connu des scandales sanitaires à répétition. Le plus emblématique, celui de de la mélamine qui a intoxiqué 300 000 bébés et causé la mort de six d’entre eux. Conséquence : la classe aisée mais aussi moyenne s'est détournée du lait pour bébé d'origine chinoise. Un argument qui profite notamment à la filière laitière française. Pour répondre à la demande croissante du marché intérieur, les entreprises chinoises investissent directement dans les pays producteurs. C’est le cas en France avec l’inauguration pas plus tard que la semaine dernière d'une usine de fabrication de poudre de lait à Carhaix, en Bretagne. Coût de l’investissement pour le chinois Synutra, 170 millions d’euros et à la clé une capacité de production de 120 000 tonnes de poudre de lait par an. C’est la plus grande usine de ce type dans le monde. Le groupe compte même doubler ses investissements dans l’hexagone. Dans ce domaine, les parts de marché de la France en Chine ne cessent de croître, avec une progression à trois chiffres. Est-ce la fin de la crise du lait née après la fin en 2015 des quotas laitiers européens et renforcée par l’embargo russe et le déclin de la demande chinoise ? Trop tôt pour l'affirmer même si les producteurs français ont retrouvé confiance ces dernières semaines après la montée en flèche des prix du beurre et de la poudre de lait.

Nouvelle hausse du prix du cacao pour les producteurs ivoiriens  

En Côte d'Ivoire, le prix au producteur est augmenté de nouveau pour la prochaine campagne cacaoyère, à 1100 francs CFA le kilo. Bonne nouvelle pour les producteurs de cacao ivoiriens : le prix garanti pour un kilo de fève passe à 1 100 francs CFA, soit 1,70 euro, contre 1 000 francs CFA l'an dernier. C'est la troisième augmentation consécutive et substantielle du prix au producteur, plus 10 % cette année. Le monde du négoce s'attendait à un hausse un peu moins forte, un prix bord champ de 1 050 francs CFA, mais les rumeurs d'instauration d'un prix plus élevé dans le pays voisin, le Ghana, ont poussé les autorités ivoiriennes à faire un effort supplémentaire pour éviter que le cacao ivoirien ne traverse la frontière en contrebande. Ce prix garanti de 1 100 francs CFA ne peut que réjouir les producteurs. D'autant que la qualité et les volumes devraient être au rendez-vous de la récolte principale pour cette nouvelle campagne 2016-2017. La pluie et le soleil alternent de façon idéale. Une consolation après la piètre récolte secondaire de la campagne précédente 2015-2016, amputée de 12,5 % par la sécheresse, lors du passage d'El Nino, soit 1 565 000 tonnes contre 1 791 000 en 2014-2015. Une augmentation du prix qui ne résoudra pas tous les problèmes des planteurs Cette augmentation du prix bord champs vise à enrayer l'abandon progressif de la cacaoculture par les planteurs, mais elle ne résoudra pas tous les problèmes des planteurs : le manque d'appui technique en particulier. La formation se développe mais elle est encore insuffisante, estime un professionnel de la filière, pour permettre de doper la productivité des vergers et permettre à la Côte d'Ivoire, premier producteur mondial avec près de 40 % de l'offre mondiale, de continuer à satisfaire la demande, en hausse. La peur de la pénurie hante depuis des années l'industrie chocolatière. Enfin, ce prix bord champs élevé présente un risque pour le système de stabilisation du cacao ivoirien. La Côte d'Ivoire vend en ligne et avec anticipation 80 % de sa récolte, et elle reverse au planteur ivoirien 60 % du prix moyen coût et fret inclus. Le coup de pouce supplémentaire au producteur pourrait entamer la réserve de prudence dans laquelle la stabilisation ivoirienne doit pouvoir puiser en cas de défaut d'un acheteur. Or l'augmentation des prix au producteur fragilise la situation financière des acheteurs ivoiriens de cacao.

The MMA Vivisection - UFC Portland Lineker Vs. Dodson Picks Odds  Analysis  

Streamed live 29 SEP 2016: Zane Simon & Connor Ruebusch of http://BloodyElbow.com are back to break down UFC Portland. We'll be giving you all the info you need on ever fight from the opening prelim between Kelly Faszholz and Ketlen Vieira to the main even between John Dodson and John Lineker. Here's the UFC Portland card as it currently stands: FS1 Card John Lineker vs. John Dodson - 1:20:41 Will Brooks vs. Alex Oliveira - 1:08:37 Josh Burkman vs. Zak Ottow - 1:02:44 Louis Smolka vs. Brandon Moreno - 57:29 FS2 Prelims Luis Henrique da Silva vs. Joachim Christensen - 50:23 Hacran Dias vs. Andre Fili - 41:50 Shamil Abdurakhimov vs. Walt Harris - 34:58 Keita Nakamura vs. Elizeu Zaleski dos Santos - 27:02 Fight Pass Prelims Nate Marquardt vs. Tamdan McCrory - 19:52 Jonathan Wilson vs. Ion Cutelaba - 15:03 Cody East vs. Curtis Blaydes - 7:04 Kelly Faszholz vs. Ketlen Vieira - 3:00

UFC Lineker Vs Dodson CareDont Care Preview  

Streamed live on 28 SEP 2016: Sorry cry babies, Kid Nate + Eugene S. Robinson of http://BloodyElbow.com are back with another infamous & patented Care/Don't Care Preview for UFC Fight Night 96 featuring John Lineker vs John Dodson. Here's a look at the current card for the October 1st event, which goes down in the Moda Center in Portland: Main Card (FS1 - 11pm ET) John Lineker vs. John Dodson - 31:19 Will Brooks vs. Alex Oliveira - 27:56 Josh Burkman vs. Zak Ottow - 25:07 Brandon Moreno vs. Louis Smolka - 22:33 Preliminary Card (FS2 - 9pm ET) Henrique da Silva vs. Joachim Christensen - 22:25 Hacran Dias vs. Andre Fili - 17:34 Shamil Abdurakhimov vs. Walt Harris - 14:33 Keita Nakamura vs. Elizeu Zaleski - 13:28 Preliminary Card (Fight Pass - 7:15PM ET) Nate Marquardt vs. Tamdan McCrory - 8:25 Jonathan Wilson vs. Ion Cutelaba - 4:27 Cody East vs. Curtis Blaydes - 4:01 Kelly Faszholz vs. Ketlen Vieira - 3:49 Enjoy!

125 - Can anyone beat Cyborg? + Lineker vs Dodson preview  

Some of us expected Lina Lansberg to give Cristiane Justino a little something to work with. Some of us expected a bit of a back-and-forth before Cyborg notched another inevitable win. Some of us thought that, maybe at least for the first few minutes, Cyborg wouldn't be literally grinning while having her way with Lansberg in the clinch.

Some of us were wrong. 

On today's Heavy Hands, we take a look at the impressive skills and talents of Cyborg Justino, 2-0 in the UFC and undefeated since 2005. In addition, we undertake a mental search for the woman who can finally beat her, whether she truly exists or not. Ronda Rousey? Holly Holm? Miesha Tate? Who will be the Buster Douglass to Cyborg's Tyson?

After that, enjoy a preview of the top two fights scheduled to take place at UFC Portland. We break down the bantamweight clash between former flyweights John Lineker and John Dodson, and Will Brooks vs Alex Oliveira, before using Hacran Dias vs Andre Fili as a jumping-off point to talk about the role of discipline and caution in mixed martial arts. 

RMC : 22/09 - Brunet & Neumann : Est-ce une bonne idée de rendre la scolarité obligatoire de 3 à 18 ans ?  

Si actuellement, la scolarité obligatoire est de 6 à 16 ans, Najat Vallaud-Belkacem propose de l'étendre de 3 à 18 ans. Pour Eric Brunet, cette proposition est presque idéologique à la gauche. Il trouve dramatique de vouloir maintenir les jeunes le plus tard possible dans le système scolaire. Laurent Neumann, lui, ne sait pas exactement ce que cache cette proposition de la ministre de l'Éducation. C'est une formidable idée si à travers celle-ci, elle compte conserver davantage d'élèves plus tardivement dans les filières professionnelles. - Tous les jours à 7h50, le duo Eric Brunet et Laurent Neumann commente un sujet fort de l'actualité, dans Bourdin Direct, sur RMC.

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