Search

Donald Trump détricote les mesures prises par Obama sur l’environnement  

Donald Trump a entamé hier le détricotage des mesures de lutte contre le réchauffement climatique mises en place par Barack Obama. Il a signé le « Décret sur l'indépendance énergétique » qui réduit les obstacles dans l’industrie des hydrocarbures. Le président américain veut ainsi donner au nom de l’emploi un coup de pouce aux énergies fossiles, charbon en tête. Donald Trump tient une promesse de campagne qui lui a valu une large victoire dans les bassins producteurs de houille. Il veut donc relancer l’industrie du charbon et promet de ramener les emplois dans les mines. Pour cela il doit d’abord déconstruire le « Projet pour une énergie propre » de Barak Obama. Ce projet visait à imposer aux centrales thermiques de réduire leurs émissions de Co2 d'ici 2030 de 32% par rapport aux niveaux de 2005. S’il était entré en vigueur, le projet Obama aurait surtout entraîné la fermeture d'un nombre important de centrales à charbon, en particulier les plus polluantes et vétustes. Ces mesures sont pour l'heure bloquées par la justice, qui a été saisie par une trentaine d'Etats, majoritairement républicains. Pour nombre d’experts, cette nouvelle politique énergétique de Donald Trump ne va pas pour autant ralentir l’érosion du secteur qui a commencé bien avant le projet d’Obama, car c'est le résultat du marché. Le déclin de la filière charbon est surtout lié à la hausse des coûts d'exploitation des mines, à la chute des cours, et enfin à la concurrence accrue du gaz de schiste, qui est moins cher et moins polluant. L’an dernier justement, la production de l’électricité provenant du gaz naturel a dépassé pour la première fois celle du charbon. Ces revers de l’industrie du charbon ont causé la perte de milliers d’emplois. Si l'on exclue les centrales et que l'on se penche seulement sur les mines par exemple, il y a eu près 25 000 emplois supprimés entre 2008 et 2016. Le charbon reste néanmoins une source importante d’énergie aux Etats-Unis. Les centaines de centrales réparties sur le territoire fournissent environ un tiers de l'électricité du pays.

Brésil: le scandale de la viande avariée pèse sur les exportations  

Quelques jours après le démantèlement d'un vaste réseau de commercialisation de viande avariée au Brésil, Hong Kong, la Chine et le Chili ont décidé de suspendre les importations de ses produits. Des importations qui sont restreintes au sein de l'Union européenne et en Corée du Sud. Un coup dur pour le pays. Le Brésil est confronté à un scandale de viande avariée. Près d’une vingtaine d’entreprises brésiliennes, spécialisées dans le conditionnement de viandes, sont suspectées d’avoir exporté de la viande infectée de salmonellose. Une pratique réalisée avec la complicité de fonctionnaires des autorités sanitaires. Ce scandale tombe au pire moment pour un pays en récession depuis près de deux ans. Premier exportateur mondial, le Brésil redoute de voir ses ventes s’effondrer. D'autant plus qu'après le gigantesque marché chinois, Hong Kong est le plus gros importateur de bœuf brésilien et le cinquième importateur de volaille. Un marché de 15 milliards de dollars. Le secteur de la viande emploie plus de 7 millions de personnes et représente 15 % des exportations brésiliennes. Le Brésil pourrait donc faire face à une perte potentielle de 3,5 milliards de dollars. L’équivalent de 0,2 % du produit intérieur brut. Pour d'autres pays, dont les filières de viande sont soumises à des exigences sanitaires fortes, cela pourrait au contraire créer des opportunités. C'est le cas notamment de la France. Les industriels français du bœuf et de la volaille sont déjà sur les rangs.

Madagascar: la récolte de vanille menacée après le passage d’Enawo  

Le cyclone Enawo qui a ravagé, la semaine dernière, l’île de Madagascar, tuant 78 personnes, pourrait avoir un impact sérieux sur la culture de la vanille, dont Madagascar est le premier producteur mondial.   Jusqu’à 30% de la récolte de vanille serait endommagée ou détruite, par la pire tempête, qu’ait eu à affronter Madagascar, ces treize dernières années. Le cyclone s’est déchaîné sur l'île, au pire moment, pour la culture de la vanille.   Le commerce mondial de cette épice qui pèse, aujourd’hui, un milliard trois cents millions de dollars par an, est déjà à flux tendu. Les prix sont à un niveau record, en raison d’approvisionnements mondiaux, très serrés.   L’an dernier, le prix de la vanille de Madagascar, a doublé, pour atteindre 500 dollars le kilo, contre à peine 20 dollars le kilo en 2010. A titre de comparaison, le kilo de cette épice en Papouasie-Nouvelle-Guinée est à 210 dollars.   Les exportateurs de vanille de l’île redoutent, que les cultivateurs commencent à récolter, leur production avant maturité. Cueillies trop tôt, séchées artificiellement, les gousses perdent, en effet, de leur qualité.   Avec des prix élevés et une production de mauvaise qualité, la saison s’annonce catastrophique. Ile pauvre de l’océan indien, Madagascar assure plus de 80% de la production mondiale de la vanille. Pour bon nombre de spécialistes, il faut, donc, s’attendre à ce qu’il n’y ait pas assez de vanille, pour répondre à la demande mondiale.   Une mauvaise saison va, également, priver la population malgache de son principal revenu. La filière emploie directement 200 000 personnes, à cela il faut ajouter les emplois indirects.   En 2015, l’île a tiré plus de 300 millions de dollars de recettes du commerce de la vanille.

Pourquoi si peu de femmes ingénieures?  

A l'occasion de la Semaine de l'industrie en France : pourquoi, seuls 25% des ingénieurs sont des femmes ? Quelle est l’image de ces métiers auprès des femmes ? Pourquoi, malgré leur bonne place dans les filières scientifiques au lycée, elles ne choisissent pas ces carrières ? Des femmes ingénieures se mobilisent pour faire découvrir ces professions, alors que les entreprises souhaitent diversifier leur recrutement. Avec : - Marie-Sophie Pawlak, ingénieure chimiste de formation, présidente et fondatrice de l’association Elles bougent, créée pour susciter des vocations chez les jeunes femmes dans les domaines industriels - Martine Landon, ingénieure, diplômée en physique des matériaux - Afaf Sornin, ingénieure, manager essai moteurs en développement chez Safran, groupe industriel d’aéronautique - Stephane Randretsa, directeur des Ressources humaines des activités de services en France d’une filiale de ENGIE - Claude-Marie Ngabireng, physicienne et directrice adjointe de l’Ecole Nationale Supérieure Polytechnique de Yaoundé.

Et si demain votre voiture enfumait les voleurs?   

durée : 00:01:37 - L'éco d'Inter - Aujourd’hui s’ouvre le SIFER de Lille. C’est le rendez-vous de la filière ferroviaire en France. 

Les filières professionnelles sont-elles toujours des "voies de garage" ?  

durée : 00:04:46 - Le zoom de la rédaction - Zoom ce matin sur le lycée Jean Lurçat de Perpignan : 1670 élèves fréquentent ce lycée polyvalent, dont 250 dans les filières professionnelles.

Kultakuume: Ilakoiva ja kiukkuinen Lenita Airisto tykittää koko maailmalle: 08.03.2017 16.10  

Lenita Airiston elämä ja isänmaa. Diplomiekonomi Airisto suree tuoreissa muistelmissaan yritysten ja työpaikkojen katoamista ulkomaille. ”Olemme renkejä omassa maassamme", hän väittää. Airisto on edistänyt suomalaisen muodin ja teollisuuden vientiä neljän vuosikymmenen ajan. Värikäs mediapersoona puhuu suunsa puhtaaksi Kultakuumeen haastattelussa. Suomalaiset naiskirjailijat kiinnostavat maailmalla. Kirjallisuuden vientikeskus FILI:n tuore johtaja Tiia Strandén vastaa suomalaisen kirjallisuuden viemisestä ulkomaille. Valokuva kloonatusta koiranpennusta on Vuoden lehtikuva. Vuoden lehtikuvaaja on Akseli Valmunen. Tuomariston mukaan Valmusen voittajakuva on vahva ja ikonen otos luonnollisesta olennosta epäluonnollisessa ympäristössä. Riina Katajavuori kirjoittaa kolumnissaan identiteetin kiinnittymisestä maisemaan. Kulttuurin ajankohtaisohjelman juontaa Lisa Enckell.

Sénégal: l'enjeu capital du lait  

Au Sénégal, le lait est un enjeu capital dans l’alimentation quotidienne. L’État vient d’annoncer, lors du Salon de l’agriculture à Paris, l’importation de 1 000 vaches laitières pour améliorer la production locale. Une filière qui a des difficultés à s’industrialiser et qui fait face à la concurrence du lait importé. Améliorer la qualité des races locales. Les 1 000 vaches laitières qui seront importées devraient permettre, après croisement, d’obtenir un meilleur patrimoine génétique adapté au terroir et donc d’augmenter à terme la production de lait des vaches locales. Certaines espèces, confrontées à un climat rugueux, par manque d’eau et de fourrage également, donnent seulement quelques litres de lait par jour. Il y a 200 000 éleveurs au Sénégal et certains n’ont pas attendu l’État pour améliorer leur cheptel et donc leurs productions. Dans le nord du pays, certains obtiennent déjà des rendements bien meilleurs, 50 à 60 litres par jour et par animal. Pour eux se pose un autre problème : notamment celui de la collecte du lait, qui doit se faire dans la journée, pour respecter les normes. Des laiteries locales fonctionnent et travaillent cette matière première de qualité. Le lait est mis en bouteille, transformé en yaourt ou en beurre. Mais selon les responsables de la filière, ces produits sont beaucoup plus taxés que le lait importé, 25 % contre 8 %. Difficile dans ces conditions de faire des bénéfices et de développer dans d’autres régions ce modèle industriel. Changer les mentalités Des éleveurs locaux confrontés donc à la production étrangère : 25 000 tonnes de lait en poudre sont en effet importées chaque année notamment d’Europe et de Nouvelle-Zélande. Transformés sur place, les produits, moins chers, sont désormais entrés dans les habitudes des familles. Et comme pour le riz, il est difficile de faire changer les modes de consommation. Dans de nombreux ménages, on considère que le lait venu de l’étranger est de meilleure qualité que le lait local. Impossible pour le moment pour l’état de réduire ses importations, difficile aussi de réajuster les taxes à l’importation, de revoir une fiscalité défavorable aux éleveurs locaux. L’État espère que l’importation de ces 1 000 vaches laitières sera justement un premier pas vers un processus agricole et industriel qui prendra du temps et qui permettra d’obtenir l’autosuffisance en lait.

Agriculteurs: ils ont réinventé leur vie  

La part de l’alimentation biologique, sans produits phytosanitaires, ni OGM a grimpé de 20 % en 2016 en France ! Un chiffre historique. De plus en plus d’agriculteurs décident de quitter le système conventionnel pour transformer leurs exploitations en filière bio, en circuit-court, voire en intégrant des petites unités de transformation dans leur ferme. Alice Milot est allée à la rencontre d’éleveurs en Vendée, en Normandie et dans les Yvelines. Portraits de Christophe et ses porcs, de Paul et ses vaches laitières et de Marie-Hélène et ses poules pondeuses. Un grand reportage d'Alice Milot. A lire: - Christophe et Ludivine Le Monnier, « Le jour où on a vendu nos vaches », Flammarion.  

Les ambitions du soja en France  

En France, la filière du soja s'organise pour remplacer les importations de soja non OGM du Brésil. Grand producteur de blé, la France va-t-elle devenir un important producteur de soja? Très loin des superficies des Etats-Unis ou du Brésil, la filière soja française n'en affiche pas moins de grandes ambitions : elle veut augmenter les surfaces de 100 000 hectares en moins de 10 ans (de 150 000 hectares aujourd'hui à 250 000 hectares en 2025), augmenter les capacités de trituration des graines et définir une charte de qualité du soja français d'ici l'automne. Le soja cultivé en France est non OGM, et c'est justement sa chance. Le consommateur français mange des quantités croissantes de soja pour remplacer la viande ou le lait. Et la viande qu'il mange, il apprécie de plus en plus qu'elle provienne d'un élevage nourri sans OGM - un étiquetage lui permet de le savoir en France depuis 2012. Problème : le soja cultivé sur la planète est majoritairement transgénique, en particulier au Brésil, source principale des importations françaises de tourteaux de soja pour les élevages de l'Hexagone, soit 3 millions et demi de tonnes par an. Le Brésil cultive bien encore un peu de soja non OGM, mais faire venir un demi-million de tonnes de tourteaux non OGM brésiliens en France demande une logistique séparée, ce qui signifie un surcoût de 20% pour les fabricants français d'aliments du bétail.   Il suffisait donc d'un coup de pouce pour que le soja non-OGM cultivé en France devienne compétitif. En 2014, le gouvernement lance le plan Protéines pour encourager l'essor des oléo-protéagineux dans l'Hexagone, ce sont les légumineuses comme le lin, le lupin, les pois, les féveroles et le soja.   En deux ans les surfaces de soja doublent en France, principalement dans le Sud-Ouest. Le Gers est devenu le premier département français pour la culture de cette légumineuse, qui exige moins d'engrais azotés qu'une autre plante et dont le prix de vente reste stable. Le soja reste encore une culture de niche, mais il côtoie de plus en plus le maïs dans la Toscane française.

La banane française dénonce le bio au rabais de ses concurrentes  

La banane de Guadeloupe et de Martinique «mieux que bio»... La provocation des planteurs antillais n'est pas passée inaperçue au salon de l'Agriculture. Le but : pousser l'Europe à contrôler davantage la banane bio importée d'Amérique latine « Mieux que bio » la banane française ? Le slogan des producteurs de Guadeloupe et de Martinique, sur le stand du salon de l'agriculture, est une vraie provocation : la banane antillaise n'est pas labellisée bio, sauf exception. Mais les producteurs de Guadeloupe et de Martinique estiment qu'ils ont fait des efforts en réduisant de moitié l'usage des pesticides en dix ans. Alors que selon eux, les bananes de République dominicaine, d'Equateur ou du Pérou, sont importées avec le label biologique européen, mais ne respectent pas la réglementation. Sur la trentaine de produits phytosanitaires utilisés, la moitié ne sont pas autorisés dans l'Union européenne, souligne effectivement une étude (d'AND International) commandée par l'ODEADOM et reprise par le Sénat français : l'huile de Neem, la roténone... quant au banole, seul traitement autorisé en bio contre la cercosporiose, le champignon des bananiers en recrudescence, il ne peut être utilisé que six fois par an en France, alors que la République dominicaine l'utilise 15 à 25 fois et par épandage aérien, ce qui est interdit aux Antilles. L'Agence bio réfute cet argument. Selon l'organisme public qui veut développer les filières de production et d'importation du bio en France, on ne peut pas comparer les produits phytosanitaires autorisés sur la banane bio d'Amérique latine avec ceux qui sont utilisés sur les bananes conventionnelles des Antilles. Mais il faudrait qu'ils soient les mêmes produits autorisés en bio dans les pays tiers et en Europe, reconnaît l'Agence bio, cela renforcerait la confiance des consommateurs. Le vrai problème est peut-être ailleurs : le label bio européen est attribué dans des pays pauvres, par les antennes locales d’organismes de certification privés, mais l'administration européenne ne contrôle pas sur place qu'il est mérité. C'est à l'entrée dans l'Union européenne que les produits sont inspectés par les douanes, mais la banane ne garde pas de trace des pesticides utilisés sur les bananiers. Qu'ils soient autorisés ou pas.

Le baromètre Bio 2016  

Ce baromètre existe depuis 2003, et, chaque année, il mesure la progression de l’agriculture biologique de l’amont à l’aval. Il est établi par l’Agence Bio. Deux données donc qui demandent explication. D’abord ce qu’on appelle Agence Bio, c’est plus exactement Agence française pour le développement de l’agriculture biologique. L'Agence Bio est un groupement d'intérêt public français créé le 15 octobre 2001 par les ministres chargés de l'Agriculture et de l'Ecologie. Elle a pour mission de communiquer et d'informer sur l'agriculture biologique et ses produits, de développer et d'approfondir l'Observatoire national de l'agriculture biologique, de faciliter la concertation entre partenaires, de contribuer au développement de la structuration des filières et de gérer les notifications des producteurs et autres opérateurs certifiés, ainsi que le logo « AB » depuis 2008. Ça, c’est pour l’Agence Bio, et concernant l’agriculture biologique, c’est un mode de production qui trouve son originalité dans le recours à des pratiques culturales et d’élevage soucieux du respect des équilibres naturels. Ainsi, elle exclut l’usage des produits chimiques de synthèse, des OGM et limite l’emploi d’intrants. Les bénéfices que la société peut retirer de l’agriculture biologique sont multiples en termes de création d’activités et d’emplois, de préservation de la qualité des sols, de la biodiversité, de l’air et de l’eau. Ce qu’il faut retenir pour l’année 2016, c’est que la demande de produits bio est en forte hausse en France. Et face à cette forte demande, la production bio monte en puissance en France pour atteindre des niveaux historiques.

Cacao: l’Etat ivoirien va payer cher l’imprudence des exportateurs locaux  

La Côte d’Ivoire lance un audit de la filière cacao : les planteurs ne trouvent plus d’acheteurs pour leurs fèves, les exportateurs locaux avaient parié sur une hausse des cours, qui se sont effondrés. C’est l’heure du bilan pour la filière cacao en Côte d’Ivoire, après des mois de chute des cours mondiaux. Les planteurs sont en colère : ils n’arrivent plus à vendre les fèves au prix garanti en début de campagne. La récolte est bien supérieure aux prévisions, elle atteindra peut-être 1,8 million de tonnes, un record, l’inverse de la campagne précédente. C’est ce que n’avaient pas prévu les exportateurs ivoiriens, ils avaient spéculé à la hausse des cours. Ces opérateurs locaux, contrairement aux grands groupes internationaux, n’ont pas les moyens de s’arbitrer sur le marché à terme et ils doivent vendre moins cher que leurs grands concurrents pour être compétitifs. Or ils n’avaient pas fixé le prix de revente des fèves qu’ils s’étaient engagés à exporter. La chute des cours sur le marché de Londres, accentuée par une dégringolade de la livre sterling, a piégé ces petits exportateurs, qui à eux seuls devaient prendre en charge 30% de la production ivoirienne. Aujourd’hui qu’ils font défaut, les planteurs restent avec le cacao sur les bras. Et le Conseil du café cacao va devoir payer l’imprudence des exportateurs locaux, peut-être 100 millions d’euros. L’organisme d’Etat qui gère la filière n’avait pas besoin de cela, il perd déjà sans doute autant d’argent sur la partie de la production cacaoyère qui n’est pas vendue par anticipation, mais pendant la récolte, et dont le prix s’est effondré. Normalement, le fonds de garantie accumulé pendant les bonnes années devrait permettre de faire face. Mais la note pour l’Etat ivoirien est salée. Le gouvernement, qui doit aussi gérer la grogne des planteurs, lance un audit de la filière. Des réformes du système sont déjà envisagées pour éviter que les exportateurs locaux ne soient plus à l’avenir contraints de spéculer pour survivre, au point de mettre en danger toute la filière.

Industrie porcine: les limites de la réussite espagnole?  

En Espagne, la filière porcine se porte bien. Le pays est le quatrième producteur mondial de porcs, derrière les Etats-Unis, la Chine et l’Allemagne. Le secteur porcin a su évoluer ces dernières années, adoptant le système dit de l’intégration. Les producteurs nouent des partenariats avec de grandes entreprises qui leur sous-traitent l’élevage des cochons, en échange notamment d’une rémunération fixe. Ce modèle n’est toutefois pas sans risques.

France: le Conseil national de l’alimentation  

Créé en 1985, le Conseil national de l’alimentation est une instance consultative indépendante française qui réunit tous les acteurs de la chaîne alimentaire. Comme son nom l’indique, cet organisme qui relève du ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt émet des avis à l’attention des décideurs publics et des différents acteurs de la filière alimentaire sur tous les sujets liés à l'alimentation. Les membres du Conseil National de l'Alimentation sont répartis en huit collèges : Le collège constitué de neuf représentants des associations nationales de consommateurs ou d’usagers Le collège constitué de neuf représentants des producteurs agricoles Le collège constitué de neuf représentants de la transformation, dont un représentant de l’artisanat Le collège constitué de quatre représentants de la distribution, dont au moins un représentant du commerce de gros Le collège constitué de six représentants de la restauration Le collège constitué de cinq représentants des syndicats de salariés de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la distribution des produits alimentaires Le collège constitué de trois représentants d’associations : une association mettant en œuvre l’aide alimentaire, une association représentant les usagers du système de santé et une association de protection de l’environnement Le collège constitué de dix personnalités désignées en raison de leurs compétences en matière d’alimentation. A ceux-là s’ajoutent des  membres de droit et des invités permanents qui complètent la représentativité des acteurs associés aux travaux du CNA.

Donald Trump remet en cause la loi sur les minerais de la guerre en RDC  

La nouvelle administration américaine veut détricoter l'article de loi sur les minerais de la guerre en République démocratique du Congo. Un recul très regrettable aux yeux des ONG, d'autant que la réglementation américaine a fait école, malgré la difficulté de sa mise en œuvre. Donald Trump remet en cause la loi sur les minerais de la guerre en République démocratique du Congo. Cet article de la loi Dodd-Frank impose depuis 2010 aux entreprises américaines cotées en Bourse de publier ce qu'elles versent aux Etats miniers et de remonter toute la chaîne d'approvisionnement des pièces composant leur produit pour s'assurer qu'elles ne contiennent pas de tantale, d'étain, de tungstène ou d'or qui aurait financé les groupes armés en RDC. Un véritable casse-tête pour les entreprises d'informatique américaines, qui ne font qu'assembler des composants fabriqués en Asie, à partir de métaux rares raffinés aux quatre coins de la planète, en quantités de plus en plus infimes : aujourd'hui, il faut une loupe pour voir les condensateurs de téléphones portables qui contiennent du tantale. Tracer le coltan, le minerai à l'origine de ce métal est d'autant plus difficile pour les entreprises en bout de chaîne que les lots sont petits, et qu'en RDC ils viennent aussi bien par de mineurs professionnels qu'informels pour se retrouver mélangés dans les mêmes centrales d'achat de Goma, dans l'est du Congo, pour être concentrés. Sans parler de la contrebande vers le Rwanda et l'Ouganda. Pour l'étain les transformateurs asiatiques ont pu se rabattre sur l'Indonésie et la Birmanie, mais la RDC est restée incontournable pour se fournir en tantale, le coltan y est tellement abondant et peu cher que les mines des autres continents ont fermé, de l'Australie au Canada. Seuls l'Ethiopie et le Mozambique ont pu devenir une origine concurrente viable de tantale. La filière a donc dû faire des efforts pour se conformer à la loi américaine, non sans avoir tenté de multiples recours en justice et réussi à en faire annuler des dispositions au Congrès il y a peu. Certains raffineurs spécialisés aux Etats-Unis et en Allemagne ne s'approvisionnent plus qu'à partir de mines certifiées qu'ils connaissent. En RDC, la production d'étain s'est officialisée à Bisie pour fournir le transformateur malaisien MSC. L'extraction artisanale de coltan connaît un semblant d'organisation en coopératives au Congo. Et la loi américaine a été transposée en Europe et jusqu'en Chine. Sa remise en cause est qualifiée de grave recul par l'ONG Amnesty International.

Le cacao ouest-africain à nouveau dans la tourmente  

Le prix du cacao a tellement chuté que la Côte d'Ivoire, premier producteur mondial, fait de la rétention de fèves tandis que le Ghana, numéro deux, veut libéraliser la filière. Le cacao ouest-africain est en pleine tourmente. Le prix mondial a dégringolé de 30% depuis août dernier, ce qui a poussé la Côte d'Ivoire, premier producteur mondial, à cesser de vendre le cacao à travers sa messagerie électronique il y a un mois. Si les multinationales qui broient les fèves sur place s'en sortent, les exportateurs plus modestes manquent de liquidités et ils ne paient plus les producteurs depuis la mi-décembre. 150 000 à 250 000 tonnes de cacao seraient stockées en Côte d'Ivoire, c'est autant d'argent bloqué par le Conseil du café cacao à ses propres dépens, alors que l'organisme doit garantir le paiement des producteurs. Cette situation rappelle de mauvais souvenirs : à la fin des années 80, la Côte d'Ivoire de Félix Houphouët-Boigny avait tenté de faire remonter les cours du cacao en faisant de la rétention. En vain. La Côte d'Ivoire avait finalement dû brader ses fèves. Vers une production record en Côte d'Ivoire A force de crier au loup sur la pénurie future de cacao ces dernières années, on a poussé l'industrie à fabriquer des produits moins riches en chocolat. Alors que l'offre, elle, a été encouragée, jusqu'au Pérou. En Côte d'Ivoire, les producteurs mieux récompensés d'année en année ont défriché pour planter du cacao et utilisé plus d'engrais. Résultat cette année, la Côte d'Ivoire va battre un record de production avec 1,5 million de tonnes de cacao, la pluie ayant été au rendez-vous. D'où cette chute des cours, subie également par le Ghana voisin. Le deuxième producteur mondial a la double peine : il ne peut pas étendre aussi facilement sa production parce qu'il n'a pas le même réservoir de terres. En pleine disette budgétaire, le nouveau gouvernement ghanéen de Nana Akufo Addo remet en cause les subventions aux engrais et aux semences du Cocobod, l'organisme public équivalent de la Caisse de stabilisation ivoirienne, démantelée dans les années 90. Place aux investisseurs privés au Ghana, le nouveau pouvoir veut libéraliser la filière cacao. Ce que la Côte d'Ivoire a fait il y a vingt ans avant de revenir à un système régulé après l'élection d'Alassane Ouattara. L'histoire du cacao se répète, au gré des cours mondiaux.

Le Bulletin de santé du végétal (BSV)  

Les Bulletins de santé du végétal permettent d’évaluer le risque lié à la présence de bio-agresseurs, et raisonner les itinéraires techniques de protection des végétaux dans le but de réduire l’utilisation des produits phytopharmaceutiques. Établi sous la responsabilité d’un animateur filière, le Bulletin de santé du végétal délivre chaque semaine, quasiment en temps réel, un état sanitaire des productions végétales cultivées sur la région. Il décrit le niveau de présence des maladies et des ravageurs sur les parcelles agricoles et les zones non agricoles, et aide à la décision quant à la nécessité éventuelle d’un traitement phytosanitaire. Il s’appuie sur un réseau d’épidémiosurveillance de 300 parcelles. Présidé et animé par la Chambre régionale d’agriculture Hauts-de-France, il regroupe plus de 60 partenaires et plus de 150 observateurs, toutes cultures confondues.

Et si votre électricité venait de la mer ?  

durée : 00:04:04 - Le zoom de la rédaction - Et si, à l'avenir, on s'éclairait grâce à des éoliennes flottantes, installées au large de nos côtes ? Des industriels tentent de créer une filière française dans ce domaine.

Le thé burundais obtient sa certification  

C’est un évènement passé inaperçu, le thé du Burundi a obtenu la certification en 2016. Depuis quelques mois, le Burundi peut vendre directement son thé sur le marché international. Il devait jusqu’à maintenant passer par le Kenya, le premier exportateur mondial de thé. Une sorte de parrainage par un intermédiaire dont les usines sont certifiées depuis longtemps, ce qui entraînait une perte pour le Burundi qu’il va désormais récupérer. Une aubaine pour le pays, le thé étant le deuxième pourvoyeur de devises après le café. Il a fallu donc pour l’OTB (Office du thé du Burundi), travailler sur le conditionnement dans les usines construites près des cinq plantations de cette plante. Avec la certification, le pays s’attend à un boum des recettes, vu que la production reste bonne depuis plusieurs années. Elle oscille entre 10 000 et 12 000 tonnes, soit 40 fois moins que le Kenya ou 4 à 5 fois moins que l’Ouganda. Et depuis la certification de son thé noir, le Burundi veut aussi mettre du thé vert sur le marché international, ce qui devrait intervenir au mois de mars de cette année. Avant sa certification, le thé du Burundi était absent des rapports annuels mondiaux, notamment de celui de Cyclope, le principal institut de recherches européen sur les marchés des matières premières. La reconnaissance du label thé du Burundi devrait désormais lui ouvrir les pages de la bible de ces marchés. Depuis 2015, la filière du thé est restée à l’abri de la crise politique que connaît le pays et a résisté à des épisodes de sécheresse plus longs que d’ordinaire. Le pays a même enregistré une hausse de ses exportations de thé. Une culture dont la récolte se fait tout au long de l’année et qui fournit un revenu stable et régulier à environ 300 000 personnes, soit 3% de la population.

0:00/0:00
Video player is in betaClose