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    En 1358, un soulèvement paysan embrase le royaume de France. Excédé contre la noblesse, incapable de les protéger de l’ennemi anglais mais qui n’hésite pas à lever toujours plus d’impôts, les révoltés exécutent les seigneurs et brûlent leurs châteaux. Dans un récit inédit, Virginie Girod vous plonge au cœur de l’histoire des troubles de la Grande Jacquerie. 

    Le mot “jacquerie”, vient de “jacque”, l’appellation péjorative que les nobles utilisaient pour désigner les paysans. Le Moyen Âge est traversé d’insurrections de ces “jacques”. Le XIVe siècle en particulier est catastrophique pour le royaume de France. Après la famine et la guerre de Cent Ans, c’est à présent la peste qui accable ses habitants. À cause de la grande peste, il y a moins de paysans et moins de récoltes. Les seigneurs, eux, ont toujours les mêmes besoins. Ils augmentent donc les impôts. Or, la noblesse, vaincue à Crécy et à Poitiers, brille par son inefficacité. La première manifestation a lieu à la fin du mois de mai 1358 à Saint-Leu-d'Esserent, dans l’actuel département de l’Oise. Les paysans y anéantissent une troupe de nobles. Enhardis par la victoire, les insurgés, de plus en plus nombreux, mettent à feu et à sang le Beauvaisis. Les chroniqueurs de l’époque, du côté de la noblesse, prétendent même qu’un chevalier est passé à la broche et donné à manger à sa femme !   

     

    Les paysans révoltés ne sont pas tous pauvres. Celui qui prend la tête de la Jacquerie, un certain Guillaume Carle, est d’ailleurs un paysan cossu, ou un ancien soldat. Alors qu'ils se rapprochent de Paris, les Jacques sont massacrés par une noblesse remise de sa surprise. Guillaume Carle cherche alors à se faire des alliés en la personne d’Etienne Marcel, le prévôt des marchands. Lui-même est révolté contre le pouvoir royal. L’alliance tourne vite court. C’est seul que Guillaume Carle doit affronter l’armée de Charles le mauvais, prétendant au trône de France. Mieux organisée et armée, cette dernière décime les paysans. La répression sera à la hauteur de la violence inouïe que les jacques ont osée déchaîner sur la noblesse.  

     

    Thèmes abordés : révolte paysanne, moyen age, noblesse, chevalier  

     

     

    "Au cœur de l'histoire" est un podcast Europe 1 Studio

    - Présentation : Virginie Girod 

    - Ecriture : Sandrine Brugot

    - Production : Caroline Garnier

    - Réalisation : Julien Tharaud

    - Composition de la musique originale : Julien Tharaud 

    - Composition de la musique originale : Julien Tharaud 

    - Rédaction et Diffusion : Nathan Laporte

    - Communication : Marie Corpet

    - Visuel : Sidonie Mangin

     

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    C’est l’histoire de deux femmes que tout oppose, dont les chemins se croisent à Versailles au crépuscule du règne de Louis XV. La première, la favorite du roi, est une parvenue ; la seconde, la dauphine, est une aristocrate. Dans un récit inédit, Virginie Girod vous raconte la rivalité entre Jeanne du Barry et Marie-Antoinette.  

     

    L’histoire de Jeanne Bécu est celle d’une incroyable ascension sociale. Elle naît en 1743 dans un milieu populaire. La seule chose dont Jeanne dispose pour tenter d’échapper à sa condition est sa beauté. Jeanne fait la rencontre du comte du Barry, un aristocrate libertin. La belle Jeanne devient la coqueluche du Tout-Paris et bientôt, le comte l’introduit à Versailles en espérant qu’elle devienne la maîtresse de Louis XV. C’est le meilleur moyen d’obtenir les faveurs du souverain pour lui et ses amis.  Le cœur de Louis XV est libre, il vient de perdre son amie Madame de Pompadour. Du Barry gagne vite une grande influence sur le roi… et se fait beaucoup d’ennemis à la cour, qui méprisent ses origines roturières.  

     

    Marie-Antoinette, de son côté, voit le jour en 1755 à Vienne. Elle est l’une des dernières nées de l’archiduchesse Marie-Thérèse d’Autriche. Son mariage avec le Dauphin de France, le futur Louis XVI, est en partie organisé par le duc de Choiseul qui tenait à resserrer les liens avec l’Autriche, pour mieux s’opposer à l’Angleterre. Or, Choiseul déteste Jeanne du Barry, tout comme les filles de Louis XV. Marie-Antoinette est trop jeune pour comprendre les jeux d’influence. Elle prend donc également en grippe la favorite et ne lui adresse jamais la parole. Cette situation inconfortable plonge le roi dans l’embarras : elle a de l’affection pour la Dauphine, mais il en a plus encore pour sa maîtresse. Et si Marie-Antoinette devait être répudiée, ce serait la fin de l’alliance entre l’Autriche et la France !  

     

    Thèmes abordés : Louis XV, Versailles, Louis XV, Marie Antoinette

     

     

    "Au Coeur de l'Histoire" est un podcast Europe 1 Studio

    - Présentation : Virginie Girod 

    - Production :  Caroline Garnier 

    - Réalisation : Clément Ibrahim

    - Composition de la musique originale : Julien Tharaud et Sébastien Guidis

    - Rédaction et Diffusion : Nathan Laporte

    - Communication : Marie Corpet

    - Visuel : Sidonie Mangin

     

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    Écoutez la suite de la vie de Socrate racontée par Virginie Girod.  Socrate a vécu pendant le siècle de Périclès, au moment où la démocratie athénienne est au faîte de sa puissance.  Mais cette démocratie est fragile et le philosophe, au nom de la vérité, s’interroge sur ses lignes de faille.  

     

    Enlisé dans la guerre du Péloponnèse qui l’oppose à Sparte, l’hégémonie d’Athènes se délite en même temps que ses institutions démocratiques. En 411 av. J.-C., le régime est même temporairement remplacé par un gouvernement oligarchique : Les Quatre-Cents.  

     

    Lors de la bataille navale des îles Arginuses, les Athéniens arrachent enfin une victoire. Surpris par une tempête, les bateaux ne parviennent pas à secourir les morts et les marins tombés à l’eau comme le veut la tradition. Les Athéniens, indignés, réclament le procès des généraux victorieux. Ils sont condamnés à mort ! Socrate est l’un des rares à s’y opposer, il sait que ce choix aura des conséquences terribles. Rien ne peut plus s’opposer au triomphe de Sparte qui bloque bientôt le port athénien du Pirée. Or, Athènes n’est pas autosuffisante sur le plan alimentaire et capitule face au spectre de la famine. Ses fortifications sont détruites, sa flotte incendiée. La ville de Socrate n’est plus rien et la démocratie s’écroule. Une nouvelle oligarchie émerge : les Trente Tyrans, qui s’enivrent de pouvoir et de sang.  

    Socrate tente de ramener l’ordre dans la cité, mais il est perçu comme un donneur de leçon qui met chacun devant ses contradictions. Au début de l’année 399, les Athéniens le mettent en prison dans l’attente de son procès pour impiété et corruption de la jeunesse. Condamné à mort, il est contraint de boire un poison, de la cigüe.  Si Socrate ne nous a laissé aucun écrit, c’est à travers l'œuvre de ses disciples, comme Platon, que nous avons connaissance de sa pensée fondamentale. 

     

    Thèmes abordés : Grèce antique, philosophie, Périclès, guerre du Péloponnèse 

     

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    - Présentation : Virginie Girod 

    - Production : Camille Bichler et Caroline Garnier 

    - Réalisation : Nicolas Gaspard

    - Composition de la musique originale : Julien Tharaud et Sébastien Guidis

    - Rédaction et Diffusion : Nathan Laporte

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    Socrate est l’un des plus célèbres philosophes de l’Antiquité grecque. Mais en réalité, on sait bien peu de choses de lui : il n’a laissé aucun écrit. Ses disciples, dont le plus connu, Platon, ont veillé à sa postérité. Dans un récit inédit en deux parties, Virginie Girod vous raconte l’histoire du premier philosophe d’Athènes.  

     

    Socrate naît dans une famille pauvre de la banlieue sud d’Athènes vers 470 av. J.-C. C’est une période faste pour la ville. A la tête de la ligue de Délos, une coalition de cités, elle est sortie vainqueur de la guerre contre les Perses. La cité-État, dirigée par Périclès est alors une démocratie. Mais seuls les hommes libres, soit 10% de la population, peuvent prendre part aux décisions politiques de la cité. Les femmes, les métèques et esclaves sont exclus de la citoyenneté.  

    Sculpteur comme son père, Socrate s’intéresse surtout à la rhétorique. Or, l’art de bien parler est l’apanage de l’élite, qui méprise les artisans. Socrate sait donc qu’il doit arrêter d’exercer un métier manuel pour être pris au sérieux par l’aristocratie.  

    À partir de là, on ne sait pas de quoi vit Socrate. Durant la guerre du Péloponnèse qui oppose Athènes à sa rivale Sparte, il est assez riche pour être hoplite, un fantassin lourd. À cette époque, chaque citoyen achète son équipement militaire lui-même !  

    Les Athéniens sont les rois de la mer, mais ils ne font pas le poids face aux soldats spartiates et préfèrent se replier derrière les murs. Combattant courageux, Socrate observe les Athéniens avec dureté pendant cette guerre, il est horripilé par le manque de courage des siens. Socrate impressionne avec son intelligence, son refus des conventions sociales et sa manière d’apostropher les gens pour les faire réfléchir.  

    Périclès s’éteint en 429. La cité a reposé trop longtemps sur un seul homme. La démocratie athénienne vacille. Socrate va tenter d’éveiller les consciences. 

     

    Thèmes abordés : Grèce antique, philosophie, Périclès, guerre du Péloponnèse 

     

     

     

     

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    Coulant, ferme, odorant ou fruité, il est Le joyau de votre frigo ! 

    Le fromage, une fierté nationale, qui compte plus de 1200 variétés différentes, rien qu’en France ! 

    De quoi varier les plaisirs et ravir nos papilles ! 

    Mais le fromage, ce n’est pas que de la gastronomie, c’est aussi de l’histoire, une aventure culinaire qui commence avec les premiers élevages d’animaux et la nécessité de conserver les produits laitiers sur le long terme. 

    Mais comment a-t-il évolué au fil des époques ? Et pourquoi est-il devenu si incontournable sur nos tables ?   

     

    La semaine prochaine, je vous emmène Au Cœur de l’Histoire passionnante du fromage, aux côtés de l’agronome et sociologue Eric Birlouez. 

     

    Rendez-vous sur l’appli Europe 1 et sur toutes vos plateformes d’écoutes préférées ! A bientôt ! 

     

     

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    Peu d'ouvrages au XXe siècle ont eu un tel impact que L’Archipel du Goulag d’Alexandre Soljenitsyne. À travers un tableau détaillé des camps et des répressions soviétiques, Soljenitsyne a égratigné l’image du communisme, ce qui lui a valu d’être expulsé de l’URSS, il y a tout juste 50 ans. Virginie Girod s’entretient avec Cécile Vaissié, professeure des universités en études russes et soviétiques à l’Université de Rennes 2.  

    Soljenitsyne naît en 1918 en URSS, et grandit "en croyant au communisme". Il souhaite devenir enseignant, mais sa carrière est interrompue par la Seconde Guerre mondiale, durant laquelle il est décoré. "Par la suite, ses ennemis diront que c’est un lâche, un collaborateur nazi ; c'est de la diffamation pure" souligne Cécile Vaissié. Début 1945, la police politique de l’armée trouve dans une de ses lettres privée une critique de Staline. Arrêté, Soljenitsyne est condamné à huit ans de camp. "C'est là que va se forger l'intention et le contenu de «L’Archipel du Goulag». Il prend conscience de l’ampleur des purges staliniennes, dont on ne parlait pas en Union Soviétique". Soljenitsyne entreprend de dresser en trois tomes une histoire du système répressif soviétique entre la révolution d'Octobre et 1956. C’est là d’où vient le titre de l’ouvrage, souligne Cécile Vaissié : "Soljenitsyne montre une carte dès les premières pages du livre. On se rend compte que dans l’immense Union soviétique, on a des milliers et des milliers de petits points : des camps, des prisons... Comme des îles. Il va décrire cette myriade de points où on a enfermé, torturé, voire exécuté des millions de soviétiques".  

    Soljenitsyne y met en cause non seulement Staline, mais aussi Lénine, le père fondateur de l’URSS. Ce qui est encore inconcevable dans l’URSS de Khrouchtchev. À la faveur de la déstalinisation qui s’opère, Soljenitsyne parvient à faire publier officiellement un premier roman sur les camps en 1962, Une journée d’Ivan Denissovitch. La publication de L’Archipel du Goulag sera bien plus compliquée. Le livre paraît d’abord en France en 1973, avant d’être introduit en Union Soviétique où il circule clandestinement en "samizdat", de l’autoédition sous le manteau : "les gens le photographiait, le retapait à la machine ou le photocopiait" afin de prolonger sa diffusion. 

    "C'est un livre qui, quand il est paru a changé le regard occidental sur le communisme et sur l'Union soviétique (...) On dit souvent que ce livre a contribué à la chute du communisme et du Parti communiste français, qui était le premier parti de France à la Libération" rappelle Cécile Vaissié. 

    Thématiques abordés : Communisme, URSS, L’Archipel du Goulag, Soljenitsyne 

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    - Présentation : Virginie Girod 

    - Production : Nathan Laporte et Caroline Garnier

    - Réalisation : Christophe Daviaud

    - Composition de la musique originale : Julien Tharaud 

    - Rédaction et Diffusion : Nathan Laporte

    - Communication : Marie Corpet

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    En pleine guerre de Cent Ans, l’intervention d’une jeune paysanne qui se dit guidée par Dieu renverse le conflit en faveur du roi de France, Charles VII. Faite prisonnière, Jeanne d’Arc  est condamnée à être brûlée vive pour hérésie en 1431. Mais saviez-vous que la Pucelle d’Orléans a  fait l’objet, n'ont pas d'un seul, mais de multiples procès, y compris après sa mort ? Dans un récit inédit, Virginie Girod vous raconte les procès de Jeanne d’Arc.  

    Depuis 1337, le royaume de France est en guerre contre celui d’Angleterre. Jeanne d’Arc n’a que treize ans quand elle entend des voix lui parler au nom de Dieu : elle doit libérer le royaume des envahisseurs étrangers. Au terme d’une incroyable épopée militaire, elle parvient à faire couronner Charles VII en 1429. Mais la chance tourne pour la jeune cheffe de guerre. Elle est faite prisonnière par les Bourguignons, alliés des Anglais. Ces derniers l'achètent pour 10 000 livres tournois avant de la transférer à Rouen, qu’ils contrôlent encore. Si les Anglais accordent autant d'intérêt à Jeanne d'Arc, c'est qu'elle a un rôle crucial. Ils comptent la faire juger devant une cour ecclésiastique pour prouver qu’elle est une sorcière. Et surtout, par ricochet, l’envahisseur espère discréditer Charles VII, qui a été couronné grâce à elle !  

    Jeanne est accusée d’être sortie de sa condition de femme en s’habillant en homme, ce qui est interdit à l’époque. Elle prétend également être en contact direct avec Dieu. Intolérable pour l’Église qui se veut l’intermédiaire entre le créateur et la communauté des croyants ! La Pucelle d’Orléans refuse d’abord d’abjurer, avant d’accepter in extremis de reconnaître l’autorité de l’Église. Grâce à ce revirement inattendu, elle sauve sa tête. Mais quelques jours plus tard, elle porte de nouveau des vêtements masculins. Pour l’Église, c’est une rébellion. Un deuxième procès s’ouvre aussitôt. Condamnée, elle est brûlée vive en place publique le 30 mai 1431. À la libération de Rouen, Charles VII demande la réhabilitation de sa protectrice. Un nouveau jugement s’ouvre alors, qui invalide en 1456 la sentence de condamnation de Jeanne au bûcher ! 

    Thèmes abordés : guerre de Cent Ans, Jeanne d’Arc, procès 

     

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    Sources : 

    http://www.stejeannedarc.net/ 

    http://parolesdhistoire.fr/index.php/2023/01/30/272-les-proces-de-jeanne-darc-avec-claude-gauvard/ 

    https://www.justice.gouv.fr/actualites/actualite/proces-jeanne-darc 

    http://jeanmarieborghino.fr/jeanne-darc-brulee-vive-sur-le-bucher/ 

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    Apatride, il a donné sa vie pour la France. À l’occasion de l’entrée au Panthéon de Missak Manouchian, Virginie Girod vous propose un récit inédit nourri d'archives Europe 1 sur ce héros arménien de la Résistance. 

    Missak Manouchian est né en 1906 au sein d’une famille paysanne arménienne. Dans l’empire Ottoman, qui vit ses derniers instants, les Arméniens sont persécutés. À partir de 1915, les Turcs organisent leur génocide. Missak y perd ses deux parents.  

    D’abord envoyé avec son frère Garabed dans un orphelinat sous protectorat français, les deux hommes parviennent à rejoindre l’Hexagone en 1924. Garabed meurt de la tuberculose en 1927. Désormais, Missak est seul. Il se fait embaucher dans les usines Citroën à Paris. Quand il ne pointe pas sur sa chaîne, il suit des cours à la Sorbonne et dévore les livres de la bibliothèque Sainte-Geneviève. Missak est lui-même poète, sensible aux idées communistes. Il est révolté par l’essor de l’extrême-droite qu’il observe en France lors des manifestations antiparlementaires du 6 février 1934. C’est pour lutter contre la montée des fascismes qu’il décide de s’encarter au Parti communiste français.  

    Bientôt, la guerre se déchaîne en Europe. Missak est d’abord incarcéré en raison de son statut étranger communiste avant d’être incorporé dans l’armée. Mais la France capitule et passe sous le joug allemand. Les communistes ne sont pas censés être une menace pour l’occupant : Hitler et Staline ont ratifié en 1939 un pacte de non-agression. Ils ne font que temporiser. De fait, Manouchian est arrêté lors d’une rafle « préventive » en juin 1941. Relâché, Missak Manouchian rejoint la Résistance. Il trouve sa place dans les FTP-MOI : les Francs-Tireurs et Partisans - Main-d’œuvre Ouvrière Immigrée, où il gravit rapidement les échelons à la force de son courage. Arrêté le 16 novembre 1943 avec d’autres membres du réseau, il est condamné à mort. Son visage et celui des autres membres du “groupe Manouchian” sont imprimés à grande échelle sur la célèbre “Affiche rouge” de la propagande allemande. En voulant faire passer ces résistants pour des criminels, elle en a fait des héros.  Missak Manouchian est fusillé au Mont Valérien, le 21 février 1944.  80 ans plus tard, la France lui ouvre les portes de son Panthéon. 

    Thèmes abordés : résistance, occupation, seconde guerre mondiale, panthéon, communisme, génocide arménien 

     

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    Son d'archives 

    Le témoignage de Mélinée Manouchian, à l'occasion de la sortie du film "L'Affiche rouge", dans l'émission "Expliquez vous sur Europe 1", le 10 novembre 1976 

    "L'Affiche rouge" dans l'émission "Histoire d'un jour", le 9 mars 1979 

    Ressources en ligne : 

    https://museedelaresistanceenligne.org/media6561-Missak-Manouchian  

    https://www.retronews.fr/conflits-et-relations-internationales/echo-de-presse/2020/03/12/resistance-groupe-manouchian  

    https://manouchian-au-pantheon.org/  

    https://enseignants.lumni.fr/fiche-media/00000000900/la-manifestation-antiparlementaire-du-6-fevrier-1934-a-paris-muet.html  

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    Écoutez la suite de l’histoire de Rose Bertin, racontée par Virginie Girod. Née dans une famille modeste de Picardie, elle est devenue la créatrice des “looks” de Marie-Antoinette. Grâce à elle, la reine est une véritable icône de la mode...au grand désespoir des finances de la France. 

    Rose Bertin est reçue deux fois par semaine à Versailles dans les cabinets intérieurs de la reine. Un privilège que bien peu de courtisans ont à la cour ! Ensemble, Rose et Marie-Antoinette inventent des styles, comme…le pouf ! Il s’agit d’un coussin en crin qui peut aller jusqu’à 1 mètre 50 de haut sur lequel on colle les cheveux pour réaliser des coiffures spectaculaires. Rose Bertin imagine également des accessoires pour les habiller. Au total, Marie-Antoinette dépense environ 90 000 livres par an dans la boutique de la créatrice, soit environ 1 million 30 000 euros aujourd’hui.  

    Dans les années 1780, Rose Bertin est une femme riche, vivement critiquée. Le peuple gronde. On reproche à Marie-Antoinette de vider les caisses de l’État pour remplir les poches de sa marchande de mode. Ses détracteurs affublent la reine d’un nouveau surnom : “madame déficit” !  

    Lors de la Révolution française, Rose Bertin préfère s’exiler et suivre ses clients réfugiés dans les cours étrangères. Elle continue cependant à fournir Marie-Antoinette : ce sont les bonnets de Rose que la reine porte dans sa cellule de la Conciergerie pendant son procès. Au sortir de la Terreur, la créatrice reprend ses quartiers à Paris, mais elle est passée de mode...  

    Un récit inédit que Virginie Girod vous raconte également dans les pages de Madame Figaro, en kiosques le 23 février. https://madame.lefigaro.fr       

    Thématiques abordés : haute couture, Versailles, Marie-Antoinette, révolution Française 

     

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    La France est le pays de la haute couture. Mais connaissez-vous mais connaissez-vous sa créatrice, Rose Bertin ? "La ministre des Modes" de Marie-Antoinette dicte les dernières tendances vestimentaires depuis sa boutique, "Au Grand Mogol". Tout Versailles s’arrache ses créations ! Dans un récit inédit en deux parties, Virginie Girod vous fait découvrir le destin de celle qui a inventé la mode.  

    Le vrai prénom de Rose Bertin est en réalité Marie-Jeanne. Mais les historiographes du XIXe siècle l’ont rebaptisé Rose, pour plus de glamour. Née en Picardie en 1747, sa carrière semble toute tracée : depuis l’intervention de Colbert, le ministre de Louis XIV, la région a développé son activité autour de la confection de tissus et de la couture. 

    Mais Rose ne sera pas une simple couturière. Elle est confiée à une de ses tantes, une marchande de mode, qui ne fait pas les robes en tant que telles, mais fabrique et pose tous « les enjolivements » sur les vêtements. Travailleuse acharnée et douée, Rose Bertin est embauchée dans la boutique "Le Trait Galant" qui fournit l’aristocratie parisienne.  

    Elle y réalise des commandes de prestige, comme la robe de mariée de la princesse de Chartres. C’est par l’entremise de cette dernière que Rose Bertin fait la rencontre de Marie-Antoinette. Entre la reine et la marchande de mode, c’est le coup de foudre. Ensemble, elles vont inventer la mode. D'ordinaire, ce sont les favorites qui imposent leurs styles à la cour. Cette fois, Marie-Antoinette va devenir le mannequin vedette de Rose Bertin, et sa première cliente ! Bientôt, toutes les femmes de la cour se pressent dans sa boutique, "Au Grand Mogol", pour l’imiter. Et comme Rose a le sens des affaires, elle gonfle ses prix. Au point d’impacter les finances de la France.  

    Un récit inédit que Virginie Girod vous raconte également dans les pages de Madame Figaro, en kiosques le 23 février. https://madame.lefigaro.fr       

    Thématiques abordées : haute couture, Versailles, Marie-Antoinette 

     

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    Connaissez-vous le surnom de Marie-Antoinette, "Madame Déficit" ? Ses détracteurs lui imputent le gouffre financier dans lequel la monarchie menace de tomber. Mais dans quoi la reine peut-elle dépenser tant d’argent ? Il y a bien une responsable … la géniale créatrice Rose Bertin !  

    La semaine prochaine, Virginie Girod vous fait découvrir la mère du luxe et de la haute-couture à la française, Rose Bertin.

    Avec Marie Antoinette comme égérie, Rose Bertin va inventer la mode…. et impacter le budget de la France !  

    Rendez-vous la semaine prochaine au cœur de l’Histoire, sur l’appli Europe 1 et sur toutes vos plateformes d’écoutes préférée.

     

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    - Réalisation : Clément Ibrahim

    - Composition de la musique originale : Julien Tharaud

    - Rédaction et diffusion : Nathan Laporte

    - Communication : Marie Corpet

    - Visuel : Sidonie Mangin

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    Le IIIe Reich d’Adolf Hitler fait de l’antisémitisme l’un des fondements du régime nazi. Ces théories raciales érigées en doctrine d’État au XXe siècle conduisent au plus grand génocide de l’Histoire : la Shoah. Dans le dernier épisode de cette série spéciale sur les origines de l’antisémitisme, Virginie Girod reçoit Pierre-Jérôme Biscarat, historien, spécialiste de la Shoah et chargé de mission au Département Mémoire et Citoyenneté de l’Office National des Combattants et Victimes de guerre.   

    L’idée que les Juifs forment une race est apparue dans la seconde moitié du XIXe siècle, dans le sillage de l’effort des naturalistes de classer et hiérarchiser les espèces. L’homme politique français Arthur de Gobineau est l'un des précurseurs de cette anthropologie raciale avec son Essai sur l’inégalité des races humaines en 1853. "On va passer de l'antijudaïsme chrétien à un racisme biologique antisémite" explique Pierre-Jérôme Biscarat  "Ça ne repose sur aucune logique scientifique. Ces théoriciens sont guidés par une forme d'idéologie".  

    Adolf Hitler reprend néanmoins ces théories raciales à son compte pour accéder au pouvoir. Dans une Allemagne meurtrie par la crise économique de 1929 et la défaite lors de la Première guerre mondiale, le parti nazi fait du juif le bouc émissaire. Devenu chancelier, le Führer érige l’antisémitisme en doctrine d’Etat. "C'est l'un des fondements du régime nazi. Les lois vont contrôler, stigmatiser, exclure puis conduire à l'assassinat" développe l’historien.  

    Le 9 novembre 1938, le pogrom de la Nuit de Cristal fait une centaine de victimes. "C’est une manifestation de violence populaire. On a une société allemande qui, pour une partie d'entre elle, est prête à en venir aux mains avec le voisin juif" raconte Pierre-Jérôme Biscarat. "Entre vouloir la mort de tous les juifs et l’accomplir, il y a une frontière. Ceux qui vont accomplir la Shoah dans toute l'Europe, c'est une élite criminelle de 4000-5000 hommes : ceux des unités mobiles de tuerie et ceux qui encadrent les centres de mise à mort".  

    Lors de la conférence de Wannsee, en janvier 1942, une poignée de fonctionnaires nazis fixe les modalités pour rationaliser l’extermination d’un peuple à l’échelle d’un continent. "L'idéologie et l'adhésion à l'antisémitisme, c'est le moteur principal" juge Pierre-Jérôme Biscarat. Au total, on estime que près de 6 millions de juifs ont été assassinés durant la Shoah.   

    Thèmes abordés : Shoah, Adolf Hitler, Allemagne Nazie, Seconde guerre mondiale 

     

    "Au cœur de l'histoire" est un podcast Europe 1 Studio

    - Présentation : Virginie Girod 

    - Production : Camille Bichler et Nathan Laporte

    - Réalisation : Julien Tharaud

    - Composition de la musique originale : Julien Tharaud 

    - Rédaction et Diffusion : Nathan Laporte

    - Communication : Marie Corpet

    - Visuel : Sidonie Mangin

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    À 13 ans, Marie de Lattre apprend la vérité sur ses origines : elle est petite-fille de déportés. Son père a été confié à ses 7 ans à un couple d'amis de ses parents juifs, pour échapper aux camps de la mort. Traumatisé, il a toujours tu son passé. Aux antipodes du mutisme de son père, Marie de Lattre revient sur les traces de ses grands-parents biologiques morts à Auschwitz. Son roman La Promesse, qui paraît aux éditions Pocket est le fruit de cette enquête. Elle livre son témoignage au micro de Virginie Girod.  

    "Mon père était un survivant" retrace Marie de Lattre. "On lui a expliqué que si vous voulez survivre, la seule manière d'y arriver était de cacher son identité, de changer de nom, de changer de religion. C'est devenu, dès sa plus petite enfance, un secret". Il n'évoquait jamais sa judéité et le destin funeste de ses parents biologiques. Mais Marie de Lattre comprend assez tôt qu'on lui cache quelque chose, sans savoir quoi. Tout ce qui a trait à la Seconde Guerre mondiale le plonge dans un "état de stress intense", l’appartement est plein de cachettes... "Une fois j'ai fouillé un tiroir et j'ai trouvé son étoile juive" raconte-t-elle. Lors d’un tête-à-tête au restaurant, son père lui dévoile enfin la vérité : ses grands-parents biologiques ont été tués dans les camps de la mort. Il épelle à Marie son vrai nom, Kogan, mais lui fait promettre de ne pas en parler.  

    À son décès, la romancière reçoit de sa mère une enveloppe avec des lettres clandestines. Il s’agit de la correspondance croisée entre ses grands-parents biologiques déportés, Frieda et Ismak Kogan, et ses grands-parents adoptifs, Madeleine et Pierre de Lattre. Marie de Lattre décide alors d’enquêter pendant 20 ans pour découvrir ce que cache son passé familial mêlé à la grande histoire. Dénoncés à la police française, les Kogan ont été emmenés à Drancy où ils restent plusieurs mois, avant d’être assassinés à Auschwitz. "C'est pour ça qu'on a autant de lettres" précise Marie de Lattre. Autant de témoignages précieux sur les conditions terribles d’internement à Drancy. "Ce qui est très frappant, c'est qu’on est passé de lettres, (...) qui imaginent une vie possible ailleurs, un recommencement, à des lettres extrêmement terre-à-terre où la peur et la faim sont partout". En écrivant La Promesse, Marie de Lattre estime avoir délesté sa famille du poids d’un secret qui aurait pu peser sur ses propres filles.  

    Thèmes abordés : Shoah, déportation, Seconde Guerre mondiale, mémoire  

     

    "Au cœur de l'histoire" est un podcast Europe 1 Studio

    - Présentation : Virginie Girod 

    - Production : Nathan Laporte et Caroline Garnier

    - Réalisation : Clément Ibrahim

    - Composition de la musique originale : Julien Tharaud 

    - Rédaction et Diffusion : Nathan Laporte

    - Communication : Marie Corpet

    - Visuel : Sidonie Mangin

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    Que faire de tous les enfants de déportés ? Certains ont été confiés à des couples catholiques. C'est le cas du père de Marie de Lattre, dont elle raconte l’histoire dans son roman « La Promesse ». Mais tous n'ont pas connu cette issue. 

    Au lendemain de la Libération, la Commission Centrale de l’Enfance, la CCE, va prendre en charge plus de 700 enfants orphelins dans ses foyers pour leur donner une chance de grandir en s’insérant dans la société française. En partenariat avec les éditions Pocket qui publient le roman de Marie de Latte La Promesse, Virginie Girod vous raconte l’histoire de la CCE dans un récit inédit. 

    Au printemps 1945, la guerre s’achève. Un quart des juifs français ou résidents en France ont péri dans les camps de la mort. Les réseaux de résistance juifs, formés durant le conflit, changent de missions : il faut s’occuper des juifs qui rentrent des camps, retrouver les biens spoliés et surtout, prendre soin des enfants de déportés et de fusillés. C’est ainsi que l’Union des Juifs pour le Résistance et l’Entraide (UJRE), organisation juive née de la Résistance, fonde la CCE : la Commission Centrale de l’enfance.   

    Cette dernière prend en charge les orphelins et les enfants dont les parents sont trop traumatisés pour s’occuper d’eux. L’institution se dote rapidement de maisons en région parisienne pour assurer leur accueil, et supervise des patronages et des colonies de vacances. Après avoir assuré leur bon rétablissement physique, les enfants reçoivent dans ces foyers une éducation laïque, juive et progressive. Beaucoup des dirigeants de la CCE sont des militants communistes, qui transmettent un idéal de progrès social et mettent la vie spirituelle au second plan. Les maisons communes s’appuient sur des pédagogies innovantes, comme celles de Janusz Korczak, à découvrir dans un prochain épisode, et Anton Makarenko. 

    La CCE doit veiller à rendre les enfants autonomes rapidement. Dans les années 1950, 83% des jeunes sortant des foyers de la CCE exercent un métier d’ouvrier dans la métallurgie. Certains d’entre eux se tourneront vers des professions intellectuelles, comme Boris Cyrulnik !  

    Thèmes abordés : Shoah, Seconde Guerre mondiale, Libération, Résistance Juive

     

    "Au Coeur de l'Histoire" est un podcast Europe 1 Studio

    - Présentation : Virginie Girod 

    - Production : Caroline Garnier 

    - Réalisation : Christophe Daviaud

    - Composition de la musique originale : Julien Tharaud et Sébastien Guidis

    - Rédaction et Diffusion : Nathan Laporte

    - Communication : Marie Corpet

    - Visuel : Sidonie Mangin

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    Mais qui est donc ce Saint-Valentin qui fait la joie des fleuristes et des amoureux ? Dans un récit inédit Virginie Girod retrace les origines antiques de cette fête, devenue une célébration commerciale au XXème siècle. 

     

    Selon la légende, un chrétien du nom de Valentin est décapité le 14 février 269 près de Rome pour avoir osé marier en secret des jeunes couples, contre l’avis de l’empereur. Martyr, Valentin devient le Saint patron des amoureux.  Une belle histoire … probablement fausse. Au Ve siècle de notre ère, l’empire Romain est largement christianisé. Le pape Gélase Ier souhaite effacer les pratiques païennes qui subsistent. Il vise notamment les Lupercales : autour du 15 février, les romains avaient pour habitude d’organiser des rites de purification qui accompagnaient la fin de l’hiver et permettaient le retour du printemps. Comme pour les Saturnales romaines, remplacées par les fêtes de Noël afin d’obtenir l’adhésion populaire, Gélase Ier entreprend simplement de transformer le rite païen par une célébration chrétienne, dédiée au mariage et par extension à la fécondité. Il jette son dévolu sur Valentin, supposément martyrisé 150 ans plus tôt, pour faire reculer les Lupercales.  

     

    Au Moyen Âge, plus personne ne célèbre les Lupercales mais les fêtes de fin d’hiver se sont transformées en carnavals qui ont lieu en général au mois de février. 

     

    C’est dans le monde anglo-saxon que le mythe de la Saint-Valentin connaît une nouvelle mutation. Au début du XIXe siècle, aux États-Unis, le 14 février, on prend l’habitude de s’échanger des cartes. La pratique fait des émules en France. Mais ce n'est qu’après la Seconde Guerre mondiale que la Saint-Valentin entre pleinement dans les mœurs comme la fête des amoureux, mariés ou non. Vidée de sa substance spirituelle, elle est devenue une célébration, teintée de roses rouges et de chocolats en forme de cœurs, qui fait surtout la joie des commerçants. 

    Thèmes abordés : Saint Valentin, couple, Antiquité, Paganisme 

    "Au Coeur de l'Histoire" est un podcast Europe 1 Studio

    - Présentation : Virginie Girod 

    - Production : Caroline Garnier 

    - Réalisation : Clément Ibrahim et Julien Tharaud

    - Composition de la musique originale : Julien Tharaud et Sébastien Guidis

    - Rédaction et Diffusion : Nathan Laporte

    - Communication : Marie Corpet

    - Visuel : Sidonie Mangin

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    Écoutez la suite du récit consacré à Sainte-Thérèse de Lisieux, raconté par Virginie Girod. 

    Très jeune, Thérèse décide de consacrer sa vie à la religion, allant jusqu’à rencontrer le pape pour anticiper son entrée au Carmel de Lisieux. 

    La veille de ses 15 ans, Thérèse reçoit enfin la nouvelle tant attendue : elle va pouvoir rejoindre les carmélites !  Elle y retrouve Pauline et Marie, ses grandes sœurs, mais la vie y est difficile : il fait froid, on y mange peu et les religieuses ne possèdent rien en leur nom propre, au point que l’usage des pronoms personnels est banni. Thérèse s’accommode de tout cela, persuadée que les souffrances la rapprochent de Dieu. Elle veut s’acheminer vers la sainteté par la “petite voie”, c’est-à-dire celle de l’humilité absolue. Durant l’hiver 1894-1895, sa sœur Pauline, élue prieure du couvent, demande à Thérèse d’écrire ses mémoires.  

    Le cahier qu’elle remplit, c’est le futur manuscrit "d’Histoire d’une âme" !  

    L’hiver suivant, la jeune carmélite tombe malade. Les symptômes, une toux chargée de sang, ne laissent pas de place au doute : Thérèse est atteinte de la tuberculose.  

    L’idée de monter au Ciel la réjouit et elle se dépêche d’achever l’écriture de ces mémoires ! Le 30 septembre 1897, après une dernière extase, Thérèse décède. Ses manuscrits sont envoyés à l’évêque qui en fait parvenir une copie dans chaque Carmel, selon l’usage. Contre toute attente, le livre est un succès ! La renommée de l’ouvrage passe bientôt les grilles des cloîtres. La petite carmélite de Lisieux devient une célébrité française, puis internationale. Canonisée en 1925, elle devient la quatrième femme docteure de l’Église en 1997. 

    Thèmes abordés : religion catholique, carmel, Vatican 

    "Au cœur de l'histoire" est un podcast Europe 1 Studio

    - Présentation : Virginie Girod 

    - Production : Caroline Garnier et Camille Bichler

    - Réalisation : Nicolas Gaspard

    - Composition de la musique originale : Julien Tharaud 

    - Rédaction et Diffusion : Nathan Laporte

    - Communication : Marie Corpet

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    Thérèse de Lisieux est l’une des religieuses les plus célèbres du XIXe siècle. Canonisée, elle a même rejoint le cercle très fermé des docteurs de l'Église, des théologiens dont les écrits ont révolutionné la spiritualité chrétienne. Dans un récit inédit en deux parties, Virginie Girod vous raconte la vie de la carmélite déterminée à devenir une sainte

    Thérèse naît en 1873 à Alençon, en Normandie. Elle est la dernière d’une fratrie de 5 filles. Ses parents, Louis et Zélie Martin, sont deux personnes habitées par une foi profonde. Ils ont même hésité à prendre l’habit religieux avant de se tourner respectivement vers l’horlogerie et la dentelle. Thérèse n’a même pas 5 ans quand sa mère meurt d’un cancer du sein. Louis Martin vend les commerces familiaux et s’installe à Lisieux. Pauline, sa sœur et mère de substitution y rentre bientôt au carmel, où les religieuses sont coupées du monde. Pour Thérèse, c’est un nouveau drame : la fillette est rongée par la peur de l’abandon. Alors qu’elle tombe malade, la Vierge Marie lui apparaît en 1883. Thérèse guérit.

    Après Noël 1886, “sa nuit de la conversion”, Thérèse est décidée à consacrer sa vie à Dieu en rejoignant le Carmel, où se trouvent déjà deux de ses sœurs. La jeune fille n’a que 14 ans, le chanoine et l’évêque de Bayeux lui demande donc de patienter avant de prendre une décision aussi lourde de conséquences pour son avenir. Thérèse décide alors de solliciter… le pape !

    Thèmes abordés : religion catholique, Carmel, Vatican

     

     

    "Au cœur de l'histoire" est un podcast Europe 1 Studio

    - Présentation : Virginie Girod 

    - Production : Caroline Garnier et Camille Bichler

    - Réalisation : Nicolas Gaspard

    - Composition de la musique originale : Julien Tharaud 

    - Rédaction et Diffusion : Nathan Laporte

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    La semaine prochaine, Virginie Girod vous plonge au cœur de l’histoire de la Saint-Valentin ! 

    Selon la légende, Valentin est un martyr chrétien. Décapité pour avoir marié en secret de jeunes couples contre l’avis de l’empereur, il est devenu le Saint Patron des amoureux. Une histoire aussi belle qu’improbable…

    Pour découvrir les véritables origines de cette fête des amoureux, rendez-vous le 14 février au cœur de l’histoire !

    "Au cœur de l'histoire" est un podcast Europe 1 Studio

    - Présentation : Virginie Girod 

    - Production : Caroline Garnier

    - Réalisation : Julien Tharaud

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    - Rédaction et diffusion : Nathan Laporte

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    Dans le sillage de la révolution industrielle et des progrès scientifiques, la haine des Juifs et les persécutions dont ils font l’objet se transforment à nouveau. La presse de l’époque va largement contribuer à relayer les nouvelles idées antisémites. Pour parler du rôle des médias dans la diffusion de l’antisémitisme, Virginie Girod reçoit Adeline Wrona, enseignante-chercheuse à l’université Paris Sorbonne.  

    La fin du XIXe siècle correspond à l’âge d’or de la presse écrite, diffusée à des centaines de milliers d’exemplaires. C’est à cette période que se crée par exemple “La Croix”, un quotidien animé par des religieux catholiques. L’antisémitisme est alors un argument de vente, comme en atteste le succès du pamphlet anti-juif “La France Juive” d’Édouard Drumont. “La Croix va s'engouffrer dans l'antisémitisme et revendiquer un rôle de leader dans ce qu'on pourrait appeler un mouvement médiatique de l'antisémitisme, qui traverse largement tous les journaux français”, éclaire Adeline Wrona. “La Croix se présente comme un journal populaire, vise un lectorat qui n’a pas beaucoup d'argent. Sa façon de cultiver l'antisémitisme, ça va être aussi de condamner les riches”. 

    L’évolution de l’antisémitisme se perçoit aussi dans les caricatures. “Ce qui dominait jusque-là, c'était plutôt la figure du Juif errant misérable”, rappelle Adeline Wrona, “dans la deuxième moitié du XIXe siècle on voit apparaître une autre figure, le Juif riche (...) qui incarne en fait une forme de capitalisme naissant. La question de la race rejoint la question de la classe”.  

    C’est surtout l’affaire Dreyfus qui met en lumière ce rôle crucial de la presse. “S'il n’y avait pas eu des journaux aussi puissants, il n'y aurait pas eu d’affaire Dreyfus”, estime Adeline Wrona. Alors que le métier de journaliste n’est pas encore structuré, les titres s’appuient sur l’affaire et prennent parti pour essayer de vendre plus que leurs concurrents, quitte à inventer de fausses nouvelles. Le journal satirique antidreyfusard Psst…! est ainsi créé en réaction au “J’accuse…!” de Zola dont il reprend la ponctuation. “Sa seule ligne éditoriale, c'est que Dreyfus est coupable”, souligne l’enseignante chercheuse.  

    Maupassant, Zola, George Sand : les hommes et les femmes de lettres de l’époque vont également se positionner vis-à-vis de l’antisémitisme. “Ça nous dit que l'antisémitisme était la norme (...), qu’il était extrêmement difficile de ne pas reprendre un discours antisémite”, décrypte l’historienne. L’engagement de Zola en faveur de Dreyfus lui a d’ailleurs probablement coûté la vie.  

    Thèmes abordés : presse, média, antisémitisme, Zola, affaire Dreyfus  

     

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    La guerre de Troie voit s'affronter des héros légendaires lors d'un siège de 10 ans devenu mythique. Mais justement, quelle est la part de mythe dans cette histoire ? La guerre de Troie a-t-elle seulement eu lieu ? Virginie Girod mène l’enquête en compagnie de Thierry Piel, maître de conférences en histoire ancienne à l'Université de Nantes, spécialiste des civilisations archaïques du bassin méditerranéen et l’auteur de Troie, portrait historique d’un site mythique (Lemme Edit).

    Selon la légende, la guerre de Troie aurait opposé une coalition de cités grecques à la ville de Troie, ou Ilion, après l'enlèvement d'Hélène, l'épouse du roi de Sparte, par le troyen Pâris. Le conflit s’achève par la destruction de Troie. L’une des sources majeures qui décrit ce conflit, c’est l’Iliade d’Homère, écrite entre la fin du IXe et le VIIIème siècle av JC. Homère n’est cependant pas un contemporain de la guerre de Troie, il ne fait que reprendre des éléments d’une tradition orale plus ancienne. Par ailleurs, “dans le poème, il n’est question que de 56 jours dans la dixième année de la guerre” rappelle Thierry Piel. Il n'y est donc pas fait allusion à ce qui aurait déclenché le conflit, ni même de la destruction de la ville. Ces éléments nous parviennent d’autres récits qui composent le cycle troyen.

    Le mythe de la guerre de Troie est si influent dans l’Antiquité que plusieurs cités revendiquent être le lieu de l’affrontement. Il existe ainsi une ville antique nommée Ilion, près du détroit des Dardanelles, dans l'actuelle Turquie. “C’est un lieu de mémoire, (...) on a voulu donner des éléments concrets, fixer des jalons topographiques à cette guerre mythique” explique Thierry Piel. Les Grecs se sont également ingéniés à établir une chronologie de la guerre pour historiciser le mythe, dont la datation estimée fluctue entre le XIVe siècle et le XIe siècle avant Jésus-Christ.

    Au XVIIIe siècle, l’archéologie naissante se confronte à cette littérature mythologique avec un objectif : trouver l’emplacement de la ville de Troie. En particulier, l’archéologue autodidacte allemand Heinrich Schliemann, dégage officiellement le site à partir de 1871. Mais Schliemann est biaisé : il veut faire correspondre l’Ilion historique, le lieu de mémoire, avec la Troie homérique légendaire. Si on peut observer des traces de destructions à certains niveaux de la ville, rien n’indique pour autant qu’elles correspondent aux événements décrits par Homère. “En aucun cas on ne peut invoquer la guerre de Troie pour tenter de coller à ce qui est un dossier archéologique, et qu'il faut donc distinguer de la mythologie” résume Thierry Piel.

    Thèmes abordés : mythologie, archéologie, guerre de Troie, Grèce antique

     

     

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