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  • This episode of La Poudre was originally recorded in English. To listen to the undubbed version, click here.

    L’immense militante féministe américaine Gloria Steinem est l’invitée du 56e épisode de La Poudre. Figure historique des luttes féministes aux États-Unis, elle revient sur son parcours et ses combats. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé d’écriture, de voyage et d’intuition.

    L’édito de Lauren

    J’ai interviewé Gloria Steinem.

    Non mais voilà, j’ai interviewé Gloria Steinem. C’est merveilleux, c’est du miel dans les oreilles, la puissance théorique de cette femme. Ce qu’elle dit sur la parole, sur la non-violence, sur les médias, sur le racisme. Elle est absolument extraordinaire, elle a la voix et la beauté militante enchanteresse d’une femme de 80 ans qui a passé sa vie sur la route à partager la pensée féministe. Et même si le son laisse un peu à désirer, et j’en suis profondément désolée, je remercie du fond du cœur le Mona Bismarck Center et les éditions Harper Collins de m’avoir permis d’échanger avec Gloria Steinem en public ce soir-là.

    Avant de laisser la place à notre entretien, je voudrais dire merci aux Gloria Steinem françaises. Il y en a plein, elles sont nombreuses, ces militantes du quotidien qui donnent leur temps et leur énergie à notre combat, au péril de leur vie personnelle et même de leur santé, parfois. Elles se reconnaitront, et puis, elles sont plein à être passées ici, à ce micro. Mais, parce que j’ai envie, j’adresse aujourd’hui une pensée immense à Paye Ta Schnek alias Anaïs Bourdet, pour le travail incroyable qu’elle a abattu depuis 2012 avec ce Tumblr qui a changé la vie de bien des femmes. Merci Anaïs !

    Bon, je vais vous laisser en compagnie de Gloria, passez un bel été, je reviens à la rentrée pour une saison 4 de La Poudre encore plus explosive. Prenez soin de vous, et surtout continuez de faire parler La Poudre.

    Résumé de l’épisode

    Gloria Steinem est née en 1934 dans l’Ohio et raconte son incroyable parcours dans son dernier livre, « Ma vie sur la route ». C’est donc en parlant d’écriture et de l’importance de partager nos histoires que débute cette discussion avec Lauren Bastide (05:49). Elle évoque son enfance atypique et les traces qu’ont laissées les histoires de ses parents sur ses propres choix de vie (06:57), mais aussi ses années passées sur la route et l’état d’esprit d’ouverture qu’elle y a cultivé (09:12). Les combats féministes qui l’ont portée toutes ces années l’ont poussée à combattre sa peur de la prise en parole en public (13:37) mais aussi à apprécier les rencontres et le rapport particulier qui s’établit entre les personnes lorsqu’elles sont en présence les unes des autres (14:24). Une évidence qu’elle a redécouverte en Inde, lors de ses premiers voyages (18:05), maintenue par les usages des femmes et dont s’est d’ailleurs inspiré Gandhi dans la création de son mouvement de résistance pacifiste ! (18:50) Avec Lauren Bastide, elle évoque ensuite la création de son propre média comme une étape nécessaire pour que les problématiques et les discours des moins privilégié.e.s finissent par prendre de la place dans l’espace public (16:19). Un discours qu’elle a toujours souhaité profondément intersectionnel, rappelant que les avancées féministes aux États-Unis sont majoritairement portées par des femmes racisées, et ce, depuis toujours (22:16). Mais si tous ces projets ont pu se réaliser, c’est aussi un petit peu grâce au Dr John Sharp, le médecin qui, comme elle le rappelle au micro de Lauren Bastide, l’a aidée à avorter à une époque où sa démarche était illégale (26:53). Elle rappelle ainsi l’importance de partager ces expériences qui font partie de la vie de nombreuses femmes et de protéger leurs droits durement acquis dans des sociétés qui se sont construites sans, voire contre elles (27:17). Après ces éclairages du passé, cette discussion se clôture sur la vision de Gloria Steinem de la révolution féministe en cours et sur la colère comme moyen de la nourrir et de porter les militantes au quotidien (33:00).

    Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! 

    Cet épisode a été enregistré au Mona Bismarck American Center le 19 mars 2019.

    La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes

    Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu

    Coordination : Gaïa Marty

    Prise de son voix française et mixage : Charles de Cillia

    Pour faire parler La Poudre sur les réseaux sociaux, rendez-vous sur Instagram @lapoudretv, sur Twitter @lapoudrene et sur Facebook sur la page La Poudre podcast

    Vous l’avez sûrement remarqué, La Poudre aime les livres. Si vous aussi, rendez-vous sur notre site La Poudre lit, où nous recommandons toutes les deux semaines des ouvrages pour aller plus loin après l’écoute des épisodes.

    La Poudre c’est aussi une newsletter à laquelle vous pouvez vous abonner sur le site nouvellesecoutes.fr, puis cliquez sur La Poudre. Cela sera l’occasion de découvrir Mortel, Primo, Commencer, Quoi de Meuf, Splash, Vieille Branche, bref, toutes les émissions merveilleuses que nous produisons.

  • Cet épisode de La Poudre est disponible à l’écoute dans une version doublée en français. Cliquez ici pour l’écouter.

    The great feminist activist Gloria Steinem is the guest of the 56th episode of La Poudre. Historical figure of feminist fights in the United States, she rewinds on her journey and her battles with Lauren Bastide. Together, they talked about writing, travelling and loving.

    Lauren’s foreword

    I interviewed Gloria Steinem.

    No, but, really, here it is: I interviewed Gloria Steinem. It’s wonderful, it’s like honey in your ears, the theoretical power of this woman. What she says about speech, about non-violence, about the media, about racism. She is absolutely extraordinary. She has the voice and the mesmerising beauty of an eighty year-old activist, who spent her life on the road, sharing the feminist thought. And even though the sound isn’t of the finest quality, and I’m terribly sorry about that, I thank from the bottom of my heart both the Mona Bismarck Center and Harper Collins France who allowed me to talk to Gloria Steinem in public that evening.

    Before moving on to our interview, I want to say thank you as well to all our French Gloria Steinems. There are many of them, these day-by-day activists who give their time and energy for our fight, at the expense of their personal life and even health, sometimes. They will know who they are, actually many of them already came through here. But just because I fancy it, I turn my thoughts to Paye ta Schnek, also known as Anaïs Bourdet, for the amazing work she has done with her Tumblr since 2012, changing so many women’s lives. Thank you Anaïs.  

    Now, I leave you by Gloria Steinem’s side. Have a beautiful summer, I’ll come back in the fall with an ever more explosive season 4 of La Poudre. Take care of yourselves and keep The Powder alive.

    Episode summary

    Gloria Steinem was born in 1934 in Ohio and tells her incredible journey in her last book, « My Life on the Road ». Talking about writing and the importance of sharing our stories both open her discussion with Lauren Bastide (05:49). She mentions her unusual childhood and the marks her parents’ personal stories left on her own life choices (06:57), but also her years spent on the road and the open state-of-mind she developed there (09:12). The feminist fights she upheld pushed her into surpassing her own fear of speaking in public (13:37) but also into appreciating the encounters and the specific bond created by being in the actual presence of each other (14:24). She rediscovered this necessary and simple relation, preserved by women in India, during one of her first trips there (18:05) ; a technique which inspired Gandhi in the creation of his pacifist resistance movement! (18:50) With Lauren Bastide, she brings up the creation of her own media as a necessary step to make sure the less privileged’s discourses and issues end up taking space in the public sphere (16:19). Discourses she always fought to maintain as intersectional as possible, reminding us that feminist advances in the US were always mainly supported by women of colour (22:16). But if all her projects came to life, it is also - a little bit - thanks to Dr John Sharp, the doctor who helped her abort at a time when the procedure was illegal (26:53). She reminds us how important sharing these experiences - which are part of so many women’s lives - is, and how important it is to protect these hard-won rights in societies built without, if not against, women (27:17). After shedding some light on her past and its lessons, this discussion ends on Gloria Steinem’s vision of the current feminist revolution and on the necessary anger fueling it and driving activists everyday (33:00).

    This episode was recorded at the Mona Bismarck American Center the 19th of March 2019.

    Executive Producer : Nouvelles Écoutes 

    Production and signature tune : Aurore Meyer-Mahieu 

    Production assistant : Gaïa Marty 

    Mixing : Charles de Cillia

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  • Sharone Omankoy, militante et fondatrice du collectif Mwasi, Lexie, créatrice du compte Instagram Aggressively Trans et Émilie Jouvet, cinéaste et photographe étaient sur la scène du festival « Patriarchy is Burning », crée par Gang of Witches, au micro de Lauren Bastide pour un enregistrement en public, le 16 juin 2019. 

    L’édito de Lauren : 

    RADICALITÉ

    RADICALITÉ

    RADICALITÉ

    RADICALITÉ

    Plus je pense à ce mot, moins je comprends ce qu’il veut dire. Et pourtant je le revendique et je le chéris. Radicale. Bien sûr. On ne lâche rien. C’est une histoire totale, un féminisme de la totalité, un féminisme pour les 99%, pour citer deux livres que je vous mets en référence dans La Poudre lit.

    Ce jour là, j’étais au Yoyo, sur scène, au cœur de l’exposition « Patriarchy is Burning » orchestrée par Gang of Witches, incroyable collectif de sorcières artistes au sublime univers graphique. Il y avait un public attentif, et sur scène, Sharone Omankoy, la fondatrice du collectif Mwasi, Lexie, du compte Agressively Trans, et Émilie Jouvet, réalisatrice porno féministe.

    Et contre toute attente, il est sorti de notre échange comme un sentiment d’apaisement, de fluidité, de soin de soi.

    Comme elle peut être douce, la radicalité.

    Résumé de l’épisode : 

    C’est le mot-même de «radicalité » qui est tout de suite remis en question par Sharone Omankoy, militante afroféministe depuis de nombreuses années, qui ouvre le bal en évoquant sa surprise quand on a taxé Mwasi - le collectif afroféministe qu’elle a co-créé -, de radical notamment à cause de leur non-mixité (08:33). Lexie renchérit en expliquant en quoi être simplement qui elle est et en parler a fait d’elle quelqu’un de radical aux yeux des autres (11:26). Pour Émilie Jouvet, c’est le fait d’être taxée de radicale qui l’a poussée à l’être (14:06).

    Et si tout n’était qu’une histoire de corps ? Le regard de la société sur son propre corps a nourri l’afroféminisme de Sharone Omankoy (18:25), et le désir de Lexie de montrer des corps trans sur son compte Instagram (21:40). Émilie Jouvet, elle, ne cesse d’interroger à qui appartiennent les corps des femmes et qui décide de leur sort (29:35).

    Entre parcours de PMA (31:06) et législations violentes sur les corps trans qui avaient encore court jusqu’à très récemment (41:50), Émilie Jouvet et Lexie rappellent les oppressions pesant sur les communautés minorisées, dont les positions politiques dites « radicales » ne sont que la revendication du droit de vivre librement. C’est cette violence qui les pousse à prendre la parole, le stylo ou la caméra pour qu’émergent enfin des représentations de leurs vécus (43:55).

    Mais porter ces revendications use. L’articulation des oppressions et le travail de pédagogie permanent épuisent. 

    Les trois militantes insistent sur le besoin de recul, de calme, de protection. Sharone Omankoy rappelle la différence entre enjeux collectifs et besoin thérapeutique individuel (55:06) et toutes trois délivrent quelques conseils pour se mettre à l’abri et prendre soin de soi.

    Pour finir, saviez-vous qui sont les TERFS ? Rendez-vous avec Lexie pour un petit détour par l’univers des féministes « radicalement » transphobes (56:47).

    Cette rencontre se clôture sur de riches échanges avec le public autour de l’énergie à consacrer à la pédagogie, de conseils pour prendre soin de soi ou de ce qu'il faut pour être un•e bon•ne allié•e (1:02:18).

    Bonne écoute ! Et continuez de faire parler La Poudre !

    La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes

    Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu

    Coordination : Gaïa Marty

    Mixage : Marion Émerit

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  • L’artiste Chris, chanteuse, musicienne, productrice et performeuse, est l’invitée du 55e épisode de La Poudre. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de performance, de contrôle et de sexe.

    L’édito de Lauren : 

    « J’ai envie de baiser. 

    J’ai envie de jouir. 

    J’ai envie de mouiller. 

    J’ai envie de crier. 

    J’ai envie d’être nue. J’ai envie de bander. J’ai envie d’éjaculer. J’ai envie de mordre. J’ai envie de montrer mes seins sur Instagram. J’ai envie de pas cacher mon vibromasseur. J’ai envie de parler de clitoris à table. 

    J’ai envie de désirer sans attendre qu’on me désire. 

    J’ai envie de toi. Et alors ? Y a quoi ? » 

    Résumé de l’épisode :

    Chris est une icône de la pop internationale. Cette discussion s’ouvre sur un échange concernant l’importance de la pensée queer dans son travail créatif (04:36). Née Héloïse Letissier, en 1988 à Nantes, et passionnée de littérature, elle a fait des études de lettres et de théâtre à Lyon. Elle évoque ici la chance de grandir entourée de livres (06:08), avec un père prof de lettres et une figure de mère très libre et indépendante (11:10). Ce qui ne l’empêche pas de se sentir étrangement déclassée et nostalgique dans l’enfance (14.22). Heureusement, le théâtre la sauvera de ce spleen (15:22). Elle rencontre la violence sexiste à la sortie du conservatoire de Lyon (27:13) et doit enterrer son rêve de devenir metteuse en scène… Qu’importe, elle s’embarque pour Londres, rencontre un trio de drag queens et décide de mettre le queer au centre de sa vie (34:58) : Christine and the Queens est née. En 2014, elle sort son premier album, Chaleur humaine qui se vendra à plus d’un million d’exemplaires et remporte le prix de l’artiste interprète femme de l’année aux Victoires de la musique. Cheveux courts, pseudo raccourci : son deuxième album, Chris, sorti en octobre 2018 propose une définition précisée de sa vision du féminin (38:08), continue de porter haut sa revendication des sexualités multiples et son identité pansexuelle (49:20) et rend visible un désir féminin ardent, affamé, décomplexé, dans un geste féministe salutaire !

    Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! 

    La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes

    Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu

    Coordination : Gaïa Marty

    Mixage : Audrey Ginestet

    Pour faire parler La Poudre sur les réseaux sociaux, rendez-vous sur Instagram @lapoudretv, sur Twitter @lapoudrene et sur Facebook sur la page La Poudre podcast

    Vous l’avez sûrement remarqué, La Poudre aime les livres. Si vous aussi, rendez-vous sur notre site La Poudre lit, où nous recommandons toutes les deux semaines des ouvrages pour aller plus loin après l’écoute des épisodes.

    La Poudre c’est aussi une newsletter à laquelle vous pouvez vous abonner sur le site nouvellesecoutes.fr, puis cliquez sur La Poudre. Cela sera l’occasion de découvrir Mortel, Primo, Commencer, Quoi de Meuf, Splash, Vieille Branche, bref toutes les émissions merveilleuses que nous produisons.

  • Au micro de Lauren Bastide, Sarah Ourahmoune parle de son enfance à Clichy (07:58), du sport comme valeur fondamentale (09:25) et de son premier contact avec la boxe (17:40). Elle évoque aussi la situation des femmes dans ce sport à ses débuts (20:38), son premier combat (22:40), comment s’imposer dans le milieu sportif (27:10) et son rapport à son corps (32:20). Elle témoigne enfin de la difficulté de la reprise après la maternité (1:02:34), de la puissance d’un corps de sportive de 34 ans (1:07:52) et de son rôle dans la société (1:11:54).

    Sarah Ourahmoune est la boxeuse la plus médaillée de France. Dix fois championne de France, trois fois championne d’Europe, championne du monde en 2008 et médaille d’argent aux Jeux Olympiques de Rio en 2016, elle commence la boxe à 14 ans à Aubervilliers, alors que la compétition n’était pas encore autorisée aux femmes. Née en 1982, elle gagne sa première médaille en 1999, peu de temps après l’ouverture de l’accès à la compétition. En dehors de son impressionnant palmarès de boxe, elle a une formation d’éducatrice spécialisée et poursuit des études à Sciences Po où elle développe son entreprise : Boxer inside. Elle y utilise la boxe comme moyen de développement personnel et forme des publics divers, notamment en entreprise. Engagée politiquement, elle fait aujourd’hui partie du Comité national olympique et sportif français en charge des mixités et est une des porte-parole des Jeux Olympiques de 2024.

    La Poudre est une production Nouvelles Écoutes

    Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu

    Coordination : Gaïa Marty

    Mixage : Audrey Ginestet

  • Au micro de Lauren Bastide, Katell Quillévéré parle de sa méthode de travail sur les émotions (04:54), de son enfance entre Abidjan et la France (11:45), de son éducation catholique (14:17) et du lien entre perte de foi et cinéma (15:05). Elle évoque aussi le fait de se sentir garçon (20:55), comment elle est devenue réalisatrice (26:00) ainsi que son premier long-métrage (32:13), le privilège au cinéma (37:00), la convention collective pour laquelle elle se bat (41:04), le rôle des films dans sa vie (46:50), l’écriture de personnages féminins complexes (49:52) et la direction d’acteur-ice-s (55:50).

    Katell Quillévéré est une réalisatrice et scénariste aux personnages féminins puissants. Née en 1980 à Abidjan, elle revient en France vers 5 ans. Après un DEA de cinéma à l’université Paris VIII et un passage très formateur par la Société des réalisateurs de films, elle réalise son premier court-métrage, À bras le corps, en 2005. Il est sélectionné à Cannes pour la Quinzaine des réalisateurs et aux Césars du cinéma. Ses longs-métrages - Un poison violent réalisé en 2010, puis Suzanne, en 2013 - emportent tous les suffrages et sont également sélectionnés dans des compétitions cannoises. En 2016, elle adapte avec succès le roman de Maylis de Kérangal, Réparer les vivants. Très engagée pour la création et la diversité dans le cinéma, elle a co-fondé le festival du moyen-métrage de Brive et participe activement aux réflexions autour de la convention collective du cinéma.

    La Poudre est une production Nouvelles Écoutes

    Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu

    Mixage du générique du cycle Cinéma : Charles de Cillia

    Coordination : Gaïa Marty

    Mixage : Audrey Ginestet

  • Au micro de Lauren Bastide, Céline Sallette parle de ce que cela signifie d’être actrice (03:59), de son enfance à Arcachon (09:34), de ses débuts au théâtre et des potentialités infinies qu’elle y découvre (16:39). Elle évoque aussi le miroir que lui renvoie son parcours professionnel (23:56), la figure de Pygmalion qui a traversé sa vie (27:00), son premier rôle dans Meurtrières (30:47), le « male gaze » au cinéma (34:28), le statut privilégié des acteur-ice-s (50:05), le jeu comme performance du corps (53:43), son dialogue avec son utérus (55:40), et ce que cela change d’être dirigée par une femme, une actrice, une amie (58:46).

    Céline Sallette est une actrice de théâtre et de cinéma, aux rôles puissants et évocateurs. Née en 1980 à Bordeaux, elle monte sur les planches encore adolescente. Grisée par les sensations que lui procurent le jeu et la scène, elle suit une licence d’art théâtral avant de faire un stage aux côtés d’Ariane Mnouchkine puis de finalement rentrer au conservatoire d’art dramatique de Paris. Après de premiers rôles au théâtre, elle joue dans Meurtrières de Patrick Grandperret en 2006. C’est son rôle dans L’Apollonide en 2011 - pour lequel elle décrochera une nomination au César du meilleur espoir féminin - qui la révèle au grand public. Elle enchaîne ensuite avec des rôles tout en complexité au cinéma, joue dans la série Les Revenants pendant 3 ans et fait un retour très remarqué au théâtre avec la pièce Molly Bloom, la chair qui dit oui, un long monologue qu’elle interprète dans un décor mouvant. Plus récemment, elle a incarné le personnage emblématique de la Hyène dans l’adaptation de la trilogie de Virginie Despentes : Vernon Subutex.

    La Poudre est une production Nouvelles Écoutes

    Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu

    Mixage du générique du cycle Cinéma : Charles de Cillia

    Coordination : Gaïa Marty

    Mixage : Marion Emerit

  • Au micro de Lauren Bastide, Julie Gayet parle du choix du nom de sa société de production (04:24), de son enfance entre Paris et banlieue (06:48), des figures de femmes de sa famille (10:00), de son passage du chant au jeu (17:00) et du travail du corps (19:44). Elle évoque longuement son expérience avec Agnès Varda (21:03), mais aussi ses transformations d’actrice (32:24), la prise de conscience de sa féminité (36:58), la question du cinéma au féminin (43:03), son engagement contre les violences faites aux femmes (51:30) et la ménopause (1:04:19).

    Julie Gayet est actrice et dirige la société de production Rouge international. Née en 1972 en région parisienne, elle fait du chant lyrique enfant puis, adolescente, en vient à la comédie. Son premier grand rôle au cinéma lui est offert par Agnès Varda en 1994, dans Les Cent et une nuits de Simon Cinéma. Elle ne quittera plus les plateaux où elle se transforme de film en film, souvent méconnaissable, toujours au service de l’œuvre des réalisateurs. Elle remporte plusieurs prix pour son rôle dans Sélect Hôtel en 1997, ainsi que le César de la meilleure actrice dans un second rôle en 2014 pour Quai d’Orsay. En 2007, elle monte sa société de production, Rouge international qui produit des films et documentaires engagés et créatifs, comme Grave de Julia Ducournau ou Visages Villages d’Agnès Varda et JR. Julie Gayet milite aussi contre les violences faites aux femmes. Elle fait partie du collectif 5050x2020, du mouvement #Maintenantonagit pour récolter des fonds pour les associations de terrain et est cofondatrice de l’association Info-endométriose qui travaille à la reconnaissance de cette maladie.

    La voix que vous entendez dans l’introduction est celle d’Agnès Varda dans un entretien pour Télérama Dialogue.

    La Poudre est une production Nouvelles Écoutes

    Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu

    Mixage du générique du cycle Cinéma : Charles de Cillia

    Coordination : Gaïa Marty

    Mixage : Clotilde Fauchille

  • Au micro de Lauren Bastide, Laurence Lascary parle de son choix d’être productrice (04:01), de son enfance en banlieue parisienne (05:19), de son attachement au département de la Seine Saint-Denis (06:10), des films qui l’ont marquée (12:44) et du chemin qu’elle s’est tracée (14:53). Elle évoque aussi son passage à New York et l’optimisme qu’elle en a rapporté (18:40), à quel point les représentations comptent (25:46), son rôle en tant qu’actrice du changement (35:12), la complexité des sujets qu’elle porte (45:53) et son expérience d’écriture (51:41).

    Laurence Lascary est productrice. Née en 1980, elle grandit à Bobigny. Après un master à la Sorbonne et à l’INA, elle travaille à Studio Canal, puis part à New York pour un poste chez Unifrance. L’optimisme qu’elle tire de cette expérience la pousse en 2008 à monter sa propre structure de production sans attendre : De l’Autre Côté du Périph. Grâce à sa société, elle s’attache à faire bouger les lignes des représentations. Après plusieurs puissants documentaires pour la télévision, elle produit en 2016 un premier long-métrage, L’Ascension, qui rafle le prix du public et le grand prix du jury au festival de l'Alpe d'Huez et fait plus d’un million d’entrées. Très engagée, elle est aussi membre du Conseil National des Villes, du Collège diversité du Ministère de la Culture et coprésidente du collectif 50/50 pour 2020 qui lutte pour la parité dans le monde du cinéma.

    La Poudre est une production Nouvelles Écoutes

    Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu

    Mixage du générique du cycle Cinéma : Charles de Cillia

    Coordination : Gaïa Marty

    Mixage : Paul Lambert de Cursay

  • Au micro de Lauren Bastide, Déborah Lukumuena parle de sa réussite (5:49), de sa double enfance en région parisienne et de la colère qui l’habite (7:16), de ses liens avec la République démocratique du Congo (11:48), de l’importance de la littérature (14:50) et de l’arrivée du cinéma dans sa vie (16:12), ainsi que de la complexité des personnages qu’elle aime incarner (23:06). Elle évoque aussi le long casting de Divines (26:23), la beauté de Maïmouna (attention spoiler, 35:00), les liens entres les différents personnages qu’elle joue (38:50), la stigmatisation des actrices noires (43:22), les choix qui guident sa carrière (47:54), les réactions racistes auxquelles elle a dû faire face suite aux Césars (51:00) et son rapport à elle-même (60:00).

    Déborah Lukumuena est comédienne. Née en 1994, elle est passionnée de littérature et rêve d’abord de devenir professeure de français. C’est en regardant la série Les Tudors qu’elle a le déclic qui la mène à passer le casting pour le film d’Houda Benyamina, Divines, pensant briguer un rôle de figurante. Sélectionnée pour jouer l’un des deux personnages principaux, elle décroche en 2017 le César de la meilleure actrice dans un second rôle pour sa performance. Elle entre alors au conservatoire et a depuis joué dans Roulez jeunesse et Les invisibles au cinéma, ainsi que dans la pièce Anguille sous roche au théâtre. Elle y joue seule sur scène et porte magistralement un monologue puissant et politique.

    La Poudre est une production Nouvelles Écoutes

    Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu

    Mixage du générique du cycle Cinéma : Charles de Cillia

    Coordination : Gaïa Marty

    Mixage : Paul Lambert de Cursay

  • Nouvelles Écoutes présente Im/patiente, un podcast incarné par Maëlle Sigonneau et Mounia El Kotni qui décrypte avec expert-e-s et concernées les injonctions sexistes pesant sur les malades de cancer du sein.

    Im/patiente questionne la narration stéréotypée du parcours de soin imposé aux patientes et tend l’oreille aux voix militantes de cette lutte.

    Pour vous abonner : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/impatiente/id1460254881

    Et pour suivre toute l’actualité de l’émission, abonnez-vous à la page « Impatiente podcast » sur Facebook ou au compte @impatientene sur Instagram.

  • Au micro de Lauren Bastide, Chloé Delaume assure que la révolution féministe est pour maintenant (06:42). Elle parle aussi de son enfance entre Beyrouth et la France (08:32), de sa relation à sa mère et aux alexandrins (09:23), du drame qui a donné forme à sa vie (11:41), de son rapport à sa féminité (13:58), de sa renaissance par le choix de son nom (15:17) de la misandrie nécessaire (17:09) et du travail du sexe (17:51). Elle évoque enfin son exploration de la figure de la sorcière (21:54), pourquoi révéler son intimité (26:55), comment se saisir du langage pour renverser le patriarcat (31:35), et, bien sûr, la sororité (46:02).

    Chloé Delaume est une écrivaine, reconnue dès son deuxième roman, qui n’a eu de cesse d’expérimenter de nombreuses formes d’écriture. Née à Beyrouth, elle arrive en France à 5 ans, sa famille fuyant la guerre qui fait alors rage au Liban. À 9 ans, elle assiste au meurtre de sa mère par son père, évènement qu’elle exorcise par la littérature dès ses premiers écrits. En 2001, elle reçoit le prix Décembre pour son second roman, Le Cri du sablier. Sa reconnaissance par les milieux littéraires ne sera plus démentie. Elle explore de nombreux terrains de jeux, du livre dont vous êtes le héros au livre numérique. Dans ses deux derniers ouvrages, elle laisse s’exprimer toute la force de son féminisme et appelle à la sororité.

    La chanson que vous entendez dans l’introduction est We are Family de Sister Sledge.

    La Poudre est une production Nouvelles Écoutes

    Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu

    Coordination : Gaïa Marty

    Mixage : Charles de Cillia

  • Au micro de Lauren Bastide, Lolita Pille parle de ce qu’elle ressent alors qu’elle sort du silence après 11 ans (04:10), de son enfance à Boulogne, entre bourgeoisie et milieu populaire (08:21), de l’arrogance de son adolescence (19:27), de l’importance de la fête (20:32), de l’écriture de Hell à 17 ans (23:00), du désir projectif des hommes (28:57), du personnage qu’on lui a assigné (42:20), de l’incarnation d’un héros masculin dans Crépuscule Ville (43:20), de la tentation du suicide face aux violences de genre (50:52) et de la puissance de la sororité (56:03).

    Lolita Pille est l’autrice d’un des romans les plus frappants du début des années 2000, Hell. Née en 1982, elle l’écrit en terminale et est emportée, dès sa parution en 2002, dans son succès médiatique et littéraire. Vendu à plus de 170 000 exemplaires et adapté en film en 2006, il marque durablement les esprits et la création littéraire. Elle publie ensuite Bubble Gum dans la veine de Hell, puis un roman policier d’anticipation, Crépuscule Ville, mal compris par la critique littéraire. Elle se retire alors pendant un peu plus de dix ans et disparaît de la scène médiatique. Son nouveau roman, Eléna et les joueuses, vient de paraître.

    La voix que vous entendez dans l’introduction est celle de Françoise Sagan au micro de Jacques Chancel dans Radioscopie en 1975.

    La Poudre est une production Nouvelles Écoutes

    Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu

    Coordination : Gaïa Marty

    Mixage : Charles de Cillia

  • Au micro de Lauren Bastide, Delphine Horvilleur parle de la responsabilité de chacun-e dans la lutte contre la haine (06:49), de la nécessité de la pluralité des voix (07:28), de son enfance en Alsace-Lorraine ainsi que du silence et de la parole qui l’ont accompagnée (09:33), de son séjour, jeune adulte, en Israël (21:48), de sa première carrière de journaliste (25:25) d’être rabbin et femme (27:57), des outils de la résilience dans la culture juive (40:55) et de la puissance féminine (49:19).

    Delphine Horvilleur est l’une des trois seules rabbines de France. Née en 1974 à Nancy, elle grandit à côté de Reims dans une famille juive marquée entre autre par l’héritage de la Shoah. Jeune femme, elle part étudier la médecine en Israël avant de rentrer en France suite à la reprise des hostilités après l’assassinat du premier ministre israëlien Yitzhak Rabin. Elle reprend alors des études de journalisme. Devenue correspondante à New York, elle y intègre un séminaire rabbinique et finit par se faire ordonner rabbin en 2008. Elle exerce à la synagogue du Mouvement juif libéral de France dans le 15e arrondissement de Paris et est l’autrice de plusieurs ouvrages dans lesquels elle met les outils qu’elle tire des enseignements du judaïsme au service du féminisme et de la lutte contre toute forme de haine, raciale ou religieuse.

    Les voix que vous entendez dans l’introduction sont celles de Simone Veil et Marceline Loridan-Ivens dans une interview donnée à France 3, ainsi que la voix seule de Marceline Loridan-Ivens évoquant son amitié avec Simone Veil dans un entretien en son hommage avec Marianne.

    La Poudre est une production Nouvelles Écoutes

    Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu

    Coordination : Gaïa Marty

    Mixage : Charles de Cillia

  • « L’Antidote » de La Poudre fait résonner les voix des sorcières contemporaines et de toutes celles pour qui cette figure est un guide, une inspiration, une compagne de route.

    Au micro de Lauren Bastide, Xavière Gauthier rappelle le geste politique que fut la création de la revue Sorcières dans les années 1970 (10:45), Karlota Alevosia, tarologue, explique le lien intime existant pour elle entre rituel magique et nature (18:58), Mélody Szymczak fait de la figure de la sorcière un lien profond entre ses ancêtres et le monde contemporain (20:57) et Arièle Bonte, journaliste, s’interroge sur la notion de « coming out » (27:28). Camille Ducellier, artiste vidéaste et autrice, nomme le « trauma culturel » de la chasse aux sorcières (36:17) et parle de la beauté qu’elle trouve hors de la norme (38:06). Taous Merakchi, autrice et hôtesse du podcast Mortel, évoque l’équilibre à trouver entre science et sorcellerie (47:14) et la puissance des règles comme fluide magique (48:35). Avec Camille Sfez psychologue clinicienne, Lauren Bastide participe à un rituel collectif et discute de l’art comme thérapie (55:00), puis évoque avec Mai Hua la possibilité de la création comme rituel de nettoyage psycho-généalogique (1:08:02). Mélissa Laveaux, musicienne, détaille au micro son autel de nouvelle lune (1:03:18) et Isabelle Cambourakis, éditrice, évoque les débuts de la collection « Sorcières » et un rituel fait avec la sorcière californienne Starhawk sur la ZAD. Enfin, six membres du Witch Bloc Paris relient avec évidence magie et militantisme (1:23:26). Pour des raisons de respect de leur anonymat, les voix des militantes du Witch Bloc ont été brouillées.

    Dans cet épisode, vous pouvez entendre des extraits des court-métrages « Sorcières mes sœurs » et « Sorcières Queer » de Camille Ducellier, la musique d’un rituel de « Spiral Dance » organisé par Starhawk et la voix de Starhawk elle-même tirée de « Women and Spirituality, The Goddess Trilogy » d’Alive Mind Media. Vous pouvez aussi y écouter des chants polyphoniques appelés Sutartinés et chantés par des chœurs de femmes lituaniennes, qu’on considère avoir été conçus pour accompagner des rituels ancestraux de sorcellerie.

    La Poudre est une production Nouvelles Écoutes.

    Réalisation : Aurore Meyer-Mahieu

    Prises de son : Marine Raut, Ashley Tola, Alexandre Mognol

    Coordination : Zisla Tortello et Gaïa Marty

    Mixage : Charles de Cillia

  • Au micro de Lauren Bastide, Sonia Rolland parle de la petite fille qu’elle a été et de son enfance au Rwanda (4:58), de son premier exil en France en plein hiver (8:13), puis du deuxième, dans un contexte bien plus sombre (13:15), de son métissage (15:00), du génocide des Tutsis au Rwanda (16:44), de sa vie à Paris et du déclencheur de sa sélection pour Miss France (33:24). Elle défend l’expérience unique qu’a été son élection (37:50), la connaissance du patrimoine français qu’elle implique (40:41) et évoque le racisme violent qui se déclenche contre elle à cette époque (44:14), mais aussi celui subi par les actrices noires (48:35), sa fondation, Maïsha Africa (54:51) et le chemin qu’elle se trace seule (59:00).

    Sonia Rolland est actrice, réalisatrice et autrice. Née en 1981 à Kigali, sa famille fuit le Rwanda, puis le Burundi lors du génocide des Tutsis en 1994. Exilée en France, elle y est repérée à 17 ans pour le concours de Miss Bourgogne. L’année d’après, elle est sacrée Miss France. Elle est l’une des plus jeune couronnée et la première d’origine africaine. Elle lance dans la foulée sa fondation, Maïsha Africa, qui vient en aide aux orphelins du génocide. Dans les années qui suivent son élection, elle se forme au métier de comédienne et joue notamment dans un téléfilm de Radu Mihaileanu et dans la série à succès Léa Parker, devenant la première femme métisse à incarner le personnage principal d’une série grand public. Aujourd’hui à la tête de sa propre société de production, elle a réalisé plusieurs documentaires (dont Rwanda, du chaos au miracle et Femme du Rwanda) et a contribué, en 2018, au livre dirigé par Aïssa Maïga, Noire n’est pas mon métier.

    La chanson que vous entendez dans l’introduction de l’épisode est La France de Camille.

    La Poudre est une production Nouvelles Écoutes

    Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu

    Coordination : Zisla Tortello

    Mixage : Laurie Galligani

    Communication : Gaïa Marty

  • Dans ce deuxième épisode de la série « Sorcières » de La Poudre en collaboration avec le podcast Après la première page, les autrices Laura Nsafou, Maya Mihindou et Kiyémis décryptent au micro de Maly Diallo et Lauren Bastide l’importance du roman « Moi, Tituba sorcière noire de Salem » de Maryse Condé, lors d’un épisode enregistré en public à la Villa Rose. 


    Elles y parlent de la figure de Maryse Condé (09:18), de la francophonie et des barrières qu’elle crée (16:41), de l’amour (21:48) et de la cabane de Tituba (28:44). Elles s’interrogent aussi sur l’ambivalence de John Indien (29:47), sur ce qu’est être une sorcière (36:22), sur la révolte et son coût (41:38), sur la sexualité et le désir féminins (46:36), sur l’importance de sa chambre à soi (1:07:35) et sur les mélanges religieux créés par l’histoire (1:15:06).

    Kiyémis est une poétesse et blogueuse afroféministe engagée. Son premier recueil de poèmes, À nos humanités révoltées, a été publié en 2018 par les éditions Métagraphes. En 2014, elle lance son blog, Les bavardages de Kiyémis (https://lesbavardagesdekiyemis.wordpress.com/), sur lequel elle poursuit ses réflexions et entremêle recherches politiques et témoignages plus personnels.

    Maya Mihindou est illustratrice (https://cargocollective.com/vertebrale/), autrice et photographe (http://mayamihindou.com). Elle a entamé, depuis 2012, un travail de recueil de paroles et d’images sensorielles autour de la gestion du deuil et travaille sur une série de portraits intitulée People tree. Elle contribue, depuis 2014, à l’écriture d’articles et à la réalisation de portraits, de reportages et entretiens pour la revue Ballast.

    Laura Nsafou est autrice de romans, dont À mains nues (éd. Synapses), et de livres jeunesse. Elle est aussi à l’origine du blog littéraire et afroféministe Mrs Roots (https://mrsroots.fr/). Son album jeunesse, Comme un million de papillons noirs (Cambourakis, 2018), en est déjà à sa septième réimpression.

    Merci à Isabelle Cambourakis et sa collection « Sorcières » (https://www.facebook.com/collection.sorcieres/?ref=br_rs), à Anna Tjé pour la revue en ligne « « Atayé » (http://revue-ataye.com/) et à Karlota Alevosia, tarologue, pour leur présence lors de cette soirée.

    La Poudre est une production Nouvelles Écoutes

    Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu

    Prise de son : Marine Raut

    Coordination : Zisla Tortello et Gaïa Marty

    Mixage : Laurie Galligani

  • Au micro de Lauren Bastide Salcuta Filan parle de son enfance en Roumanie, à Gârla Mare (05:00), du racisme qu’elle y a subi (06:16), de l’héritage de la déportation des populations Roms (14:04), de son mari et de la maladie qui l’a emporté (17:30), de son départ de Roumanie pour s’en sortir seule (26:41), de sa rencontre avec les habitants d’Achères (30:21) et de leur solidarité (37:19), de l’importance de la prévention auprès des femmes Roms (44:53), de la violence du racisme subi par sa famille en France et de l’enlèvement d’enfants Roms à leurs familles (48:38), de son engagement syndical (58:19) et des difficultés de l’intégration (1:01:33).

    Salcuta Filan est une femme Rom, héroïne du documentaire 8 avenue Lénine de Valérie Mitteaux et Anna Pitoun. Les deux réalisatrices ont suivi pendant 15 ans Salcuta et sa famille. Elles ont aussi réalisé un premier documentaire sur sa vie à son arrivée en France (Caravane 55, 2003). Elle est alors expulsée du campement où elle vivait avec ses deux jeunes enfants et soutenue par un collectif de citoyens rassemblés autour du maire communiste d’Achères. Jeune veuve, sa détermination la pousse à prendre de nombreux petits boulots et à apprendre le français pour pouvoir assurer l’avenir de sa famille en France. Elle réside désormais dans un appartement à Achères, travaille pour la municipalité et est devenue grand-mère. Salcuta Filan témoigne avec courage pour améliorer les conditions de vie et d’accueil des Roms en France. Outre les deux documentaires qui luttent contre le racisme violent dont les Roms font l’objet encore aujourd’hui, elle a participé à une campagne d’information destinée aux familles Roms pour encourager à la scolarisation. Elle se bat aussi contre les mariages précoces et pour une meilleure information sur la sexualité et les moyens de contraception auprès des femmes Roms.

    La chanson que vous entendez dans l’introduction de l’épisode est extraite de la bande originale du film Liberté de Tony Gatlif et le poème est tiré du livre Nous vivons cachés de Ceija Stojka.

    La Poudre est une production Nouvelles Écoutes

    Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu

    Coordination : Zisla Tortello

    Mixage : Laurie Galligani

    Communication : Gaïa Marty

  • This episode of La Poudre was originally recorded in English. To listen to the undubbed version, click here.

    Au micro de Lauren Bastide, Niviaq Korneliussen parle de la réception différente de son roman suivant les pays (05:40), la découverte de son homosexualité à l’adolescence (13:40), le pouvoir de l’écriture comme refuge (20:25), l’histoire politique récente du Groenland (23:49), son coming out (28:56), l’expérience du racisme au Danemark (31:50), l’impact d’une langue neutre sur l’imaginaire (38:50), la sexualité plus fluide de la culture groenlandaise avant la colonisation (42:08), la quête d’identité et les souffrances qu’elle engendre (46:39) et la nécessité d’attaquer de front les problématiques de la société groenlandaise (49:19).

    Niviaq Korneliussen est une écrivaine groenlandaise, autrice du retentissant Homo Sapienne, paru en français en 2017 aux éditions La Peuplade. Abordant des questions très fortes d’identité et de sexualité au travers de personnages de jeunes urbains groenlandais, ce roman fait date dans la littérature groenlandaise qui n’avait que très peu franchi les frontières. Née en 1990 à Nanortalik, au sud du Groenland, Niviaq Korneliussen a grandi dans cette ville avant de partir faire des études de sciences sociales à l’université de la capitale, Nuuk, puis de psychologie à celle d’Aarhus au Danemark. Elle se fait repérer lors d’un concours de nouvelles en 2012, puis publie son premier roman, Homo Sapienne, en 2014. D’abord écrit en kalaallisut, la langue du Groenland, elle le traduit elle-même en danois. Il rencontre rapidement un vif succès et se vend à plus de 3000 exemplaires au Groenland - un record pour cette île ne comptant que 56 000 habitants.

    La voix française de Niviaq Korneliussen est incarnée par Élodie Font, merci à elle.

    Cet épisode a été enregistré à l’hôtel des Quatrans à Caen.

    Merci au festival littéraire Les Boréales, qui a lieu tous les ans en Normandie, d’avoir permis cette rencontre entre Lauren Bastide et Niviaq Korneliussen.

    L’extrait que vous entendez dans l’introduction est la voix de Virginia Woolf, enregistrée lors d’une interview pour la BBC le 29 avril 1937.

    La Poudre est une production Nouvelles Écoutes.

    Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu.

    Coordination, prise de son et traduction : Zisla Tortello.

    Prise de son voix française : Charles de Cillia.

    Mixage : Laurie Galligani.

  • Cet épisode de La Poudre est disponible à l’écoute dans une version doublée en français. Cliquez ici pour l’écouter.

    In this episode, Niviaq Korneliussen talks about how her book was perceived in different ways depending on its readers'nationalities (05:40), the discovery of her homosexuality during her teenage years (13:40), writing as a powerful refuge (20:25), Greenland’s recent political history (23:49), her coming out (28:56), her experience of racism in Denmark (31:50), the impact of a gender neutral language on imagination (38:50), Greenlanders’ fluid sexuality before colonisation (42:08), the quest for identity and the suffering it brings (46:39) and the necessity to tackle Greenland society’s problems up front (49:19).

    Niviaq Korneliussen is a writer from Greenland and the author of the astonishing Crimson, published in English in 2018 by Virago. In her book, she tackles powerful questions about identity and sexuality through young urban Greenlander characters. Crimson has made its mark on Greenlander literature which had rarely been read across borders. Born in 1990 in Nanortalik, in South Greenland, Niviaq Korneliussen was raised there before leaving to study social sciences in Greenland’s capital Nuuk’s university, and then psychology in Aarhus’s in Denmark. Her talent was first spotted during a short story competition in 2012. In 2014 she published her first novel, Crimson. Niviaq Korneliussen wrote it in Greenland’s language, Kalaallisut, then translated it herself into Danish. Quickly successful, it sold more than 3000 copies in Greenland alone - a record for this island inhabited by only 56 000 people.

    This episode was recorded at the hotel Des Quatrans in Caen.

    Lauren Bastide met Niviaq Korneliussen thanks to the festival Les Boréales, which takes place in Normandy, France.

    The extract in the intro is Virgina Woolf’s voice, recorded by the BBC on the 29th of April 1937.

    Executive Producer : Nouvelles Écoutes.

    Production and signature tune : Aurore Meyer-Mahieu.

    Production assistant : Zisla Tortello.

    Mixing : Laurie Galligani.