Episodios

  • Longtemps considéré comme l'un des symboles d'une nourriture de mauvaise qualité, le hamburger a su redresser son image. Aujourd'hui, les Français en consomment près de 15 par an. Mais pourquoi ce plat s'appelle-t-il ainsi ?

    Un plat originaire d'Allemagne

    Avant de se répandre dans l'ensemble du monde, le hamburger était une spécialité typiquement américaine. Ce qui ne l'empêche pas d'avoir des origines allemandes.

    En effet, ce sont des immigrés allemands qui, au milieu du XIXe siècle, ont introduit ce mets dans leur pays d'accueil. Et il porte le nom de l'endroit où il est apparu : la ville de Hambourg.

    En effet, Hambourg a donné "hamburger". En outre, ce hamburger était le plat le plus servi sur la ligne de bateaux qui reliait la ville de Hambourg à New York.
    C'est la tradition, en Allemagne, de donner aux spécialités culinaires, le nom de la ville dont ils sont originaires.

    En dehors du hamburger, on peut citer un autre plat allemand destiné à devenir tout aussi populaire en Amérique : le "frankfurter", autrement dit le hot dog, spécialité de Francfort. De son côté, le "berliner", originaire de Berlin, désigne un beignet fourré à la confiture.

    Malgré les apparences, le nom de ce mets n'a donc rien à voir avec le jambon qui, comme on le sait, se dit "ham" en anglais.

    Une apparence un peu différente

    À l'origine, le hamburger était composé de viande hachée, qu'on salait ou fumait, pour mieux la conserver, et à laquelle on ajoutait de la sauce et des oignons. Le plat était parfois servi dans les cantines allemandes.

    Mais la viande n'était pas encore placée entre deux tranches de pain et les premiers hamburgers ne comprenaient, en principe, ni bacon ni fromage.

    Ce plat très simple, nourrissant et peu coûteux, convenait très bien aux ouvriers. Ils pouvaient le consommer rapidement, dans des wagons aménagés ou d'autres endroits. Par contre, on ignore quand, et pourquoi, on ajouta du pain à l'ensemble.

    Peut-être était-ce pour manger le hamburger plus facilement, à la manière d'un sandwich. Ainsi, on pouvait le déguster dans la rue, tout en marchant.
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  • Des étrangers ne prenant que le mois de mai comme exemple pourraient penser que les Français profitent de plus de jours fériés que leurs voisins. Et pourtant, la France n'est pas la championne en la matière.

    Un nombre de jours fériés dans la moyenne

    Les idées reçues ont souvent la vie dure. Ainsi, le cliché selon lequel les Français chômeraient souvent ne correspond pas à la réalité. Ils bénéficient, en effet, de 11 jours fériés dans l'année. Comme la Suède, le Canada ou encore la Nouvelle-Zélande.

    Ce qui correspond à la moyenne internationale. Certains pays font beaucoup mieux. C'est le cas de l'Inde et de la Colombie, qui donnent 18 jours fériés à leurs ressortissants. La Finlande et l'Espagne, avec respectivement 15 et 14 jours fériés, sont à peine moins généreux en la matière.

    Dans certains pays, par contre, les salariés sont moins favorisés. C'est notamment le cas en Hongrie, aux Pays-Bas ou au Royaume-Uni, où ils doivent se contenter de 8 jours fériés.

    Souvent de nature religieuse, et dépendant des traditions locales, les événements donnant lieu à ces jours fériés sont souvent différents d'un pays à l'autre.

    Donner une image de sérieux

    On le voit, certains pays accordent à leurs habitants deux fois plus de jours fériés que d'autres. Comment expliquer une telle diversité ?

    En premier lieu, si les habitants de certains pays ont droit à beaucoup de jours fériés, ils doivent se contenter, en échange, d'un nombre réduit de jours de congé. Et vice versa.

    Ainsi, pour compenser leurs 5 jours de congé légal, ce qui est bien peu, les Philippins profitent de 14 jours fériés. Les jours fériés représentent donc une sorte de variable d'ajustement.

    Par ailleurs, si certains pays les réduisent, c'est pour attirer les industries et les investissements étrangers. Ils espèrent ainsi donner l'image d'un pays laborieux, où, aux yeux de la population, le travail compte plus que les loisirs.

    C'est en tout cas le pari qu'a fait un pays comme le Portugal. Les autorités ont en effet supprimé 4 jours fériés sur les 14 dont pouvaient profiter les habitants.
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  • ¿Faltan episodios?

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  • Les témoignages de personnes prétendant avoir vu des "soucoupes volantes" font régulièrement la une des journaux. Certaines indiquent même avoir aperçu leurs occupants. Le plus souvent, elles les décrivent comme de petits hommes verts et chauves. Pourquoi une telle représentation des extraterrestres s'est-elle imposée ?

    De petits hommes verts...

    À vrai dire, certains récits présentent les extraterrestres comme des êtres humanoïdes à la peau grise. D'où le nom de "petits-gris" qui leur est parfois donné.

    C'est en tout cas sous cette apparence que des visiteurs de l'espace se seraient présentés, en 1955, à une famille du Kentucky. Et pourtant, les journalistes rapportant cet étrange fait divers parleront de "petits hommes verts".

    Il faut sans doute voir, dans cette manière de les décrire, l'influence de certains romans de science-fiction. C'est notamment le cas de "The green man", un récit d'Harold Sherman, publié en 1946, qui rencontre un grand succès, ou d'un roman de Fredric Brown présentant des Martiens à la peau verte.

    Désormais, cette couleur s'impose à l'imaginaire collectif : décidément, le vert sied aux extraterrestres !

    ...Et chauves

    Mais la couleur de leur épiderme ne suffit pas à décrire un extraterrestre. On se le figure aussi, la plupart du temps, comme un être chauve.

    Cette représentation trahit l'anthropomorphisme de notre vision. En effet, les hommes ont du mal à imaginer un extraterrestre qui ne leur ressemble pas. Ils leur attribuent donc des bras et des jambes, mais aussi une tête, souvent volumineuse.

    Et si cette tête est chauve, c'est parce que les extraterrestres sont souvent perçus comme des humains qui seraient parvenus à un stade beaucoup plus évolué de l'existence.

    En somme, nous voyons un peu les petits hommes verts comme l'avenir de l'humanité. Or des êtres aussi évolués n'ont plus besoin de poils ou de cheveux pour les protéger du froid.

    Dégagé de la chevelure, cet attribut d'une animalité désormais révolue, le crâne de cet être supérieur, qui ressemble, pense-t-on, à ce que sera l'homme un jour, apparaît alors dans tout son volume. Vert et chauve, tel se présente donc l'extraterrestre, du moins dans notre imagination.
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  • Le chant matinal du coq est inséparable de l'univers champêtre de la campagne, par opposition au monde bétonné de la ville. Mais les vocalises de ce gallinacé sont très bruyantes. Au point qu'on peut se demander comment elles ne le rendent pas sourd.

    Un chant très puissant

    Le coq ne chante pas pour le plaisir d'exercer ses cordes vocales. Ses "cocoricos" sont un moyen pour lui de délimiter son territoire et de montrer qui est le maître de la basse-cour. Quant aux poules, elles sont loin d'y être indifférentes.

    Le coq émet des sons très puissants. Les voisins qu'il réveille en sursaut le savent bien. Si cet oiseau a une telle puissance vocale, c'est grâce à un organe spécifique, le syrinx, situé entre la trachée et les bronches.

    L'intensité sonore de ce chant a été calculée. À un mètre de distance, le bruit produit atteint les 100 décibels, soit autant qu'une tronçonneuse ! Et, à l'intérieur de l'oreille du volatile, on a mesuré plus de 142 décibels.

    Le coq se "bouche" les oreilles

    Un homme exposé régulièrement à des bruits aussi forts pourrait en perdre l'audition. Au-delà des 120 décibels, un tel risque existe en effet.

    Alors comment se fait-il que le coq qui est, si l'on peut dire, aux premières loges, ne devienne pas sourd lui-même ? En effet, même après avoir empli la campagne de leur chant, jour après jour, ces volatiles ne perdent rien de leur acuité auditive.

    Ce phénomène a intrigué les chercheurs. Après avoir étudié le mécanisme du chant du coq, ils ont fini par trouver la solution.

    Quand cet oiseau se met à chanter, il ouvre son bec, bien sûr, et renverse la tête en arrière. Ces mouvements provoquent alors l'obstruction partielle du conduit auditif par des tissus mous.

    C'est un peu comme si le coq mettait des bouchons d'oreille avant de pousser son cri matinal. On comprend dès lors qu'il n'en soit pas autrement incommodé. Mais que dire des poules et des poussins ?

    Heureusement pour eux, le coq ne chante pas dans leurs oreilles et s'éloigne un peu pour coqueriquer.
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  • Certains tests permettent de définir, avec un certain degré de précision, la personnalité d'un individu. C'est le cas du test dit de la triade noire, ou sombre, souvent utilisé par la police ou les tribunaux pour repérer des personnes capables de commettre des actes répréhensibles.

    Un test pour démasquer les criminels

    Au début des années 2.000, des psychologues ont mis au point ce test de la triade noire. Les questions qui le composent doivent permettre de reconnaître, chez une personne, l'existence de certains traits de caractère.

    Au nombre de trois, ces traits formeraient un triangle, ou une "triade", caractéristique d'une personnalité dangereuse pour la société. Le test de la triade noire n'est d'ailleurs pas seulement utilisé pour repérer d'éventuels criminels.

    Les responsables des ressources humaines des grandes entreprises pourraient également s'en servir pour recruter des cadres qui doivent posséder des qualités qui, par certains côtés, peuvent s'apparenter aux dispositions mises en lumière par le test.

    Trois traits de caractère

    Ce test, quand il est positif, met donc en évidence trois traits caractéristiques d'une personnalité potentiellement malfaisante. Le narcissisme est la première de ces dispositions.

    Il ne s'agit pas là de la complaisance que certains éprouvent envers eux-mêmes, mais d'une tendance perverse à vouloir manipuler les autres. Le second trait de caractère est la psychopathie.

    Celle-ci se présente comme un véritable trouble de la personnalité, caractérisé par un manque d'empathie et un comportement antisocial. Par ailleurs, le psychopathe ne manifestera guère de remords s'il commet une action répréhensible.

    Dernier volet de cette trilogie, le machiavélisme. Les personnes qui en ont font preuve ont une conception assez cynique de la vie. Comme elles ne se font aucune illusion sur leurs semblables, elles ont tendance à se méfier d'eux. Et même à les manipuler, dans leur propre intérêt.

    Cette habileté à se servir d'autrui ne permet pas toujours de voir d'emblée, dans les personnes obtenant des scores élevés à ce test, des individus capables de commettre de mauvaises actions. En fait, ils peuvent apparaître, de prime abord, comme des gens affables, passés maîtres dans l'art de flatter leurs interlocuteurs.

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  • Depuis la reprise des Jeux Olympiques par Pierre de Coubertin, en 1896, cette célèbre compétition sportive a lieu tous les 4 ans. Ce rythme a été calqué sur celui des Jeux Olympiques de l'Antiquité.

    Des jeux sacrés

    Les premiers Jeux Olympiques se seraient tenus, à l'initiative d'un roi d'Élide, dans le Péloponnèse, en 776 avant J.-C. Leur fondation, où l'histoire se mêle à la légende, a donné lieu à de nombreux mythes.

    D'après l'un d'eux, ce serait Héraclès qui, au terme de ses 12 travaux, aurait construit le stade d'Olympie, où devaient se dérouler les jeux, et défini sa longueur.

    Durant l'Antiquité, de nombreuses autres compétitions ont lieu, comme les jeux pythiques ou les jeux néméens. Tous sont placés sous l'invocation des dieux et tiennent une grande place dans la vie des Grecs anciens.

    Les vainqueurs de ces jeux, dont la tête est ceinte d'une couronne d'olivier, sont considérés comme de véritables héros.

    Les olympiades pour mesurer le temps

    La ville d'Olympie, cadre de la compétition, a fini par donner son nom à ces jeux. Mais elle est aussi à l'origine du nom de la période qui les sépare.

    En effet, l'"olympiade" a fini par désigner une période de 4 ans, temps qui sépare chaque édition des Jeux Olympiques. Mais l'olympiade ne marque pas seulement cet intervalle de temps. Elle sert aussi à le mesurer.

    En effet, les Grecs anciens en sont venus à compter le temps en olympiades et non en années. Les jeux, et donc le début de l'olympiade, commençaient en juillet ou en août, au moment du solstice d'été. Chez les Grecs, en effet, il marquait le début de l'année.

    Quand, à la fin du XIXe siècle, le baron de Coubertin voulut ressusciter les Jeux Olympiques, il décida de conserver cet intervalle de 4 ans entre chaque édition.

    Mais la compétition moderne, contrairement aux jeux de l'Antiquité, se décline en deux versions. En effet, les jeux d'été sont suivis des jeux d'hiver. Ils se tiennent d'abord la même année, puis, à partir de 1992, sont organisés en alternance.
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  • Il est courant, aujourd'hui, de se faire livrer des repas à domicile. Certaines entreprises, comme Uber Eats ou Deliveroo, en ont même fait leur spécialité. Mais un tel service existe en Inde depuis plus d'un siècle.

    Un système très bien organisé

    Ce système de livraison de repas, basé à Bombay, a vu le jour vers 1890. Il repose sur l'activité des "dabbawallahs", qui apportent les repas des employés sur leur lieu de travail.

    Il s'agit des repas préparés, en général, par leurs femmes. Ce qui permet de respecter les nombreuses prescriptions alimentaires liées à la religion. Le repas est contenu dans une "dabba", ou "lunchbox", boîte métallique conçue pour recevoir les aliments.

    Sur la boîte figurent l'adresse de livraison ainsi que des signes et des couleurs, destinés aux livreurs ne sachant pas lire. Les boîtes, installées sur des palettes, sont acheminées jusqu'à la gare de départ, puis réparties en fonction de leur destination.

    Les "dabbawallahs" les récupèrent ensuite et les livrent dans le secteur précis qui leur est attribué. Le repas fini, les "dabbas" suivent le chemin inverse et sont renvoyées à leurs propriétaires.

    Très peu d'erreurs et de retards

    Si le "dabbawallah" est plébiscité par ses utilisateurs, c'est d'abord, nous l'avons vu, parce qu'il leur permet de déjeuner sans enfreindre les interdits alimentaires propres à leur religion.

    Mais ils apprécient également la ponctualité des livreurs. Ils arrivent en effet presque toujours à l'heure. On estime que, sur environ 200.000 livraisons quotidiennes, seulement 400 ne sont pas faites ou subissent des retards.

    D'après d'autres calculs, le taux d'erreur serait 1 pour 16 millions. La parfaite connaissance de leur secteur, l'existence d'itinéraires alternatifs et la présence d'un second livreur, prêt à remplacer un collègue défaillant, expliquent en partie la réussite de ce système de livraison.

    Mais ce succès est aussi fondé sur la confiance, les clients connaissant bien leurs livreurs, parfois depuis très longtemps. C'est pourquoi l'éventuelle modernisation du système, avec la mise en place d'une application, se heurte aux réticences de ses utilisateurs, qui préfèrent miser sur le contact humain.
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  • Ce week-end je vous propose un épisode bonus inédit tiré de mon podcast Choses à Savoir Sciences:
    https://www.chosesasavoir.com/podcast/sciences/
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  • Plusieurs éléments entrent en ligne de compte dans le comportement du consommateur s'apprêtant à faire un achat. La température régnant dans le magasin serait l'un d'entre eux.

    Un comportement influencé par la température

    Pour savoir si la température, et donc le niveau de climatisation d'un magasin, pouvait influencer le comportement des consommateurs, des chercheuses britanniques se sont livrées à de petites expériences.

    Elles ont d'abord demandé à certaines personnes de tenir en main une tasse remplie d'un liquide très chaud, alors que d'autres participants s'emparaient d'un récipient plein d'eau glacée.

    Tous devaient en même temps regarder une émission consacrée au sauvetage des pandas. Les personnes tenant le verre d'eau glacée se sont montrées plus émues par le reportage et plus disposées à faire des dons pour aider les sauveteurs.

    De même, des personnes ont été placées dans une pièces froide et d'autres dans un endroit mieux chauffé. Puis on leur a demandé quelle somme elles consentiraient à dépenser pour assurer un objet auquel elles tenaient beaucoup.

    Les participants se trouvant dans la pièce froide se sont déclarés prêts à dépenser plus d'argent dans ce but que les personnes installées dans un local plus chaud.

    Le froid pousserait à des achats d'impulsion

    De précédentes études avaient semblé prouver que, plus la température ambiante est élevée, et donc plus la climatisation est forte, plus les gens se montrent généreux, dans leurs dons ou leurs achats.

    Mais cette nouvelle étude anglaise paraît montrer le contraire. C'est la baisse de la température qui pousserait les consommateurs à payer leurs achats plus cher ou à acheter des choses dont ils n'ont pas vraiment besoin.

    Autrement dit, des températures basses, peut-être associées à des souvenirs ou à des sensations, les pousseraient à faire des achats d'impulsion, dans lesquels l'émotion l'emporterait sur la raison.

    Il est possible que les consommateurs, un peu perturbés par le froid ambiant, cherchent à en compenser l'inconfort par la recherche d'une autre forme de chaleur, celle qu'on puise dans le plaisir d'un achat un peu compulsif.

    Ces recherches montreraient en tous cas que la climatisation d'un magasin ne serait pas seulement une affaire de statut, ou de standing, pour leur propriétaire.

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    On aurait pu penser, et certaines études l'avaient confirmé, que le port d'un masque, en ces temps de pandémie, contribuait à enlaidir ceux qui le portaient. Or, des recherches récentes semblent montrer le contraire.

    Les hommes masqués seraient plus séduisants

    D'après des études réalisées avant l'épidémie de Covid, le port d'un masque rendrait moins attirante la personne qui le portait. Des chercheurs britanniques ont voulu savoir si, un an et demi après le début de la crise sanitaire, ces constatations étaient toujours valables.

    Pour le compte de cette étude, réalisée en décembre 2021, ils ont demandé à une quarantaine de femmes de mesurer l'attrait de visages masculins. Elles devaient donner à chacun de ceux qu'on leur présenterait une note comprise entre 1 et 10.

    Certains hommes ne portaient pas de masque, les autres avaient mis un masque en tissu ou un masque chirurgical. Enfin, la partie inférieure du visage était parfois dissimulée par un livre ouvert.

    Les hommes portant un masque chirurgical furent déclarés les plus séduisants, suivis par les porteurs de masques en tissu. Les participantes jugèrent les autres hommes moins attirants.

    Un travail de reconstitution

    A priori, les résultats de cette étude peuvent sembler assez déconcertants. Mais les psychologues l'expliquent de deux manières.

    En premier lieu, les personnes confrontées à un visage masqué essaieraient de reconstituer la partie manquante. On aurait pu penser que le cerveau, rebuté par cet effort inutile, nous inviterait à ne pas voir ce visage masqué de manière positive.

    Or, semble-t-il, c'est tout le contraire qui se produit. En effet, le cerveau aurait tendance à dessiner une image idéalisée de ce visage, auquel nous prêterions alors les traits les plus séduisants.

    Par ailleurs, après ces années d'épidémie, le masque ne serait plus associé, de manière essentielle, à la maladie. Dans ce cas, il confère une image négative à celui qui le porte, que nous ne voyons pas comme quelqu'un d'attirant.

    Mais, en ces temps de pandémie, le masque est devenu une sorte d'emblème des soignants. Les personnes qui le portent profitent donc de l'image très positive qui leur est associée.
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    Les médecins ont coutume d'arborer un symbole à la forme particulière, qu'on appelle un caducée. Mais il ne doit pas être confondu avec des emblèmes assez similaires, utilisés par d'autres professions.

    Le bâton d'Esculape

    Le caducée devenu le symbole de la médecine est aussi appelé bâton d'Esculape. C'était le nom du dieu romain de la médecine, que les Grecs appelaient Asclepios. Dans la mythologie grecque, c'est le fils d'Apollon, que Zeus punit pour avoir voulu ressusciter les hommes.

    Asclepios-Esculape était le plus souvent représenté appuyé sur un bâton. Et, autour de ce bâton, s'enroulait un serpent. Selon les traditions, ce bâton représentait l'arbre de vie ou la vie itinérante du médecin parcourant les routes pour soigner les malades rencontrés en chemin.

    Quant au serpent, sa mue, qui lui permet de changer de peau, est le symbole du malade, dont le corps meurtri est régénéré par la médecine. On ne s'étonnera donc pas que ce caducée soit devenu, depuis 1945, le symbole officiel de la médecine. On y a juste ajouté un miroir, symbole de sagesse et de prudence.

    Deux autres symboles

    Il existe d'autres symboles assez comparables au bâton d'Esculape, qu'il faut se garder de confondre avec lui. C'est le cas du bâton d'Hermès, ou Mercure pour les Romains.

    Dans l'Antiquité, il s'agissait d'une baguette d'olivier, entourée de deux serpents entrelacés et parfois surmontée de deux ailes. Tenu en main par le dieu des messagers, ce bâton d'Hermès est le symbole des hérauts. Il remplace en quelque sorte le drapeau blanc, comme emblème de paix et de neutralité.

    Ce bâton d'Hermès, associé à l'alchimie, était réputé avoir des pouvoirs magiques. Hermès étant leur dieu tutélaire, il est naturel que les commerçants aient adopté ce symbole comme leur emblème. Mais il représente aussi l'éloquence, car Hermès, divinité décidément polyvalente, était aussi le dieu des orateurs.

    Enfin, le bâton d'Esculape ne doit pas être confondu avec la coupe d'Hygie. On peut apercevoir cette coupe, autour de laquelle s'enroule un serpent, sur la devanture des pharmacies. La déesse Hygie faisait elle aussi partie du panthéon, grec.
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  • La marque de mode Hugo Boss est bien connue, dans le monde entier, par les amateurs de vêtements élégants. Mais, durant la Seconde Guerre mondiale, le patron du groupe s'est compromis avec le régime nazi.

    Le tailleur d'Hitler

    En 1924, le couturier Hugo Ferdinand Boss commence ses activités en ouvrant un petit atelier de confection de vêtements à Metzingen, dans le Wurtemberg. La forte inflation sévissant sous la République de Weimar et la crise de 1929 compliquent ses affaires.

    Hugo Boss réussira à les remettre à flots en passant de fructueux contrats avec les nazis. Il commence par fabriquer les "chemises brunes" des membres du parti.

    À partir de 1938, sa firme fournit une partie de leurs uniformes aux soldats de la Wehrmacht et de la Wäffen SS. Le groupe emploie des travailleurs forcés, venant surtout de Pologne, et des prisonniers de guerre, qui travaillent dans des conditions très pénibles.

    Après la guerre, Hugo Boss se justifie en expliquant que ces commandes lui ont permis de sauver son entreprise. En réalité, l'industriel, qui avait adhéré au parti nazi dès 1931, agissait aussi par conviction.

    Un passé compromettant

    Après la guerre, Hugo Boss a été considéré comme un partisan actif du régime hitlérien. Pour cette raison, il a été condamné à verser une forte amende, d'un montant de 80.000 marks.

    Par ailleurs, il perd ses droits civiques et n'a plus le droit de diriger une entreprise. À sa mort, en 1948, c'est son gendre qui lui succède à la tête de la firme familiale.

    Le passé compromettant du fondateur d'Hugo Boss fut tenu sous le boisseau durant des décennies. Il faudra attendre la fin des années 1990 pour qu'il soit révélé par un journal américain à grand tirage.

    Face à ces accusations, le groupe, qui a tout de même pris son temps, a décidé de jouer la transparence. En effet, en 2011, Hugo Boss présente ses excuses pour les souffrances endurées par les travailleurs forcés employés dans ses usines durant la guerre.

    Et il finance même une biographie consacrée à Hugo Boss, qui ne cache rien du passé nazi du créateur de la célèbre marque de vêtements.
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  • Le "hareng rouge" est un stratagème fréquemment utilisé en littérature, et notamment dans le roman policier, et au cinéma. Il fait partie de l'arsenal classique des auteurs.

    Un procédé de narration

    Le "hareng rouge" est en quelque sorte une fausse piste dans laquelle l'auteur d'un roman ou le réalisateur d'un film laissent s'engager le lecteur ou le spectateur. Ils vont croire, par exemple, que tel personnage, sur lequel semble se fixer l'attention de l'auteur, est le coupable recherché par la police.

    En fait, il ne s'agissait que d'une ruse pour brouiller les pistes. À un moment donné, l'auteur délaisse ce personnage, qui n'avait d'autre utilité que de faire tomber le lecteur dans un piège.

    L'emploi d'un tel subterfuge rend l'intrigue moins prévisible. Il rend aussi le dénouement plus spectaculaire, en rendant possible un retournement de situation que le lecteur, ou le spectateur, n'avaient pas anticipé.

    Le faux coupable est un vrai personnage

    L'origine de cette expression de "hareng rouge" n'est pas vraiment connue. Certains l'expliquent par l'usage du "kipper", ce hareng rouge fumé, à l'odeur très forte, qu'on utilisait pour détourner un chien de chasse de la piste qu'il suivait.

    Agatha Christie y fait allusion dans la comptine qui rythme l'intrigue de son célèbre roman "Dix petits nègres", où il est question d'un hareng saur. Or, "hareng saur" peut se traduire, en anglais, par "red herring", qui veut dire "hareng rouge" ou "fausse piste".

    La reine du roman policier est d'ailleurs coutumière de ce procédé narratif. Il lui permet de détourner suffisamment l'attention du lecteur pour que la révélation du vrai coupable, à la fin du livre, soit une véritable surprise.

    Comme tous les bons auteurs, Agatha Christie savait donner à son "hareng rouge", ou, si l'on préfère, à son faux coupable, une consistance suffisante pour que le lecteur morde d'emblée à l'hameçon.

    Cependant, pour que le fin mot de l'histoire n'ait pas l'air trop artificiel, il convient que le "hareng rouge" ne fasse pas trop d'ombre au vrai coupable. Sinon, le lecteur risque de trouver la ficelle un peu grosse.
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  • On se retrouve lundi 2 mai.
    D'ici là, je vous invite à découvrir toute la gamme des podcasts Choses à savoir sur www.chosesasavoir.com !
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  • La peine de mort n'était plus pratiquée, en 2020, que par 18 pays dans le monde. Un seul pays européen figure dans cette liste, la Biélorussie. Et la manière dont la peine capitale est appliquée montre à quel point les dirigeants du pays se soucient peu des droits de l'homme.

    Un régime dictatorial

    On sait que la Biélorussie, dirigée d'une main de fer par Alexandre Loukachenko, n'a rien d'une démocratie. Les atteintes répétées aux droits de l'homme apparentent même ce régime autoritaire à ce que certains observateurs ont appelé la "dernière dictature d'Europe".

    Dans ces conditions, on ne s'étonnera guère que son système pénal prévoie encore la peine de mort. Il est vrai qu'elle ne s'applique, en théorie, qu'aux hommes de 18 à 65 ans ayant commis des crimes majeurs.

    Le président Loukachenko s'appuie, pour conserver la peine de mort, sur les résultats d'un référendum de 1996, qui avait vu 8 Biélorusses sur 10 approuver son maintien.

    Des condamnés exécutés d'une balle dans la nuque

    Ce n'est pas seulement la peine de mort elle-même qui pose problème en Biélorussie, mais aussi la manière dont elle est appliquée. Si le prévenu a été condamné à mort, et que l'appel ainsi que la grâce présidentielle ont été rejetés, il est conduit dans un centre de détention spécifique.

    Aucune date d'exécution n'est communiquée au détenu. Ce secret aurait pour but d'éviter des mouvements de foule à l'extérieur de la prison. Le condamné apprend souvent en même temps que la grâce a été rejetée et que l'exécution va avoir lieu séance tenante. Il n'a donc pas le temps de se préparer.

    Quant au mode d'exécution, il est particulièrement humiliant. Le prisonnier est invité à s'agenouiller et le bourreau lui tire une balle dans la nuque.

    Les défenseurs des droits de l'homme critiquent également la manière dont les familles sont traitées. En effet, elles n'ont pas le doit de récupérer les corps des suppliciés.

    Et ces derniers sont enterrés dans un lieu tenu secret. La commission des droits de l'homme de l'ONU fustige de telles pratiques et assimile le traitement des condamnés à mort à une forme de torture.
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    Quand on évoque les sirènes, on pense aussitôt à des créatures mi-femmes mi-poissons. Mais les sirènes étaient également décrites comme des femmes au corps d'oiseau. Les premières viennent de la mythologie nordique, les secondes de la mythologie grecque.

    Des sirènes oiseaux...

    Les sirènes qui charmaient Ulysse et ses compagnons, dans l'"Odyssée" d'Homère, ne sont pas, comme on le pense généralement, des créatures au buste de femme, dont le corps se termine par une queue de poisson.

    Ce sont plutôt des femmes-oiseaux. Au départ, ce sont des femmes normales, qui accompagnent la déesse Perséphone, fille de Zeus et de Demeter. Mais quand Hadès, le dieu des Enfers, enlève la déesse, elles ne font rien pour l'en empêcher.

    Demeter les punit alors en leur donnant un corps d'oiseau. Mais elle leur conserve leur voix magnifique dont, aigries, elles se servent désormais pour attirer les bateaux contre les rochers et dévorer les marins.

    Fréquentant d'abord les eaux douces, les sirènes sont entraînées vers la mer, où elles vivront désormais, par la vengeance des Muses, dont elles avaient osé concurrencer le chant.

    ...Aux sirènes poissons

    Le premier texte mentionnant des sirènes au visage de femme et au corps de poisson ne date que du VIe siècle après J.-C. Ce type de créature s'impose donc bien plus tard dans les représentations, bien qu'on en ait retrouvé sur des vases antiques datant du IIe siècle avant notre ère.

    Mais leur origine n'est pas la même. Ces sirènes en forme de poissons appartiennent en effet à la mythologie scandinave et à celle du nord de l'Allemagne.

    Ces sirènes nordiques sont des femmes très séduisantes, qui arborent une longue chevelure. Leur queue de poisson, qu'elles tiennent parfois en main, apparaît simple et parfois double. Si elles ne sont pas de véritables démons, comme les sirènes de la mythologie grecque, elles n'en restent pas moins dangereuses pour les hommes.

    Toutefois, dans les récits nordiques, les sirènes séduisent bien les marins, mais ce n'est pas pour les dévorer, comme leurs consœurs de l'Antiquité grecque. Elles veulent s'en faire des compagnons, qui ne pourront plus se détacher de leur compagnie.
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  • De nos jours, les femmes cosmonautes ne sont pas rares. Si elles participent aux mêmes missions que les hommes, leur activité est parfois bridée par des contraintes spécifiques.

    Des astronautes moins bien protégés

    Des rayonnements ionisants circulent dans l'espace et atteindraient la Terre si notre planète n'en était protégée par l'atmosphère et la magnétosphère qui l'entourent. Or, au-dessus d'une certaine dose, ces rayonnements sont dangereux et peuvent provoquer certains cancers.

    Si nous ne risquons rien sur Terre, il n'en va pas de même dans l'espace. À une certaine altitude, en effet, les astronautes sont moins bien protégés contre ces rayonnements.

    Pour préserver leur santé, les différentes agences spatiales ont fixé des seuils d'exposition maximaux. Ils sont calculés en millisieverts (ou mSv en abrégé), une unité mesurant la dose de rayonnements reçus.

    Des différences propres à la NASA

    La NASA est la seule agence spatiale à prévoir, dans ce domaine, des dispositions différentes pour les hommes et les femmes. Ces seuils varient également en fonction de l'âge.

    Cette limite d'exposition aux rayonnements est ainsi de 180 mSv pour une femme de 30 ans et de 700 mSv pour un homme de 60 ans. C'est notamment en consultant des études parues sur la santé des personnes ayant survécu aux bombes atomiques lancées sur le Japon, que les responsables de la NASA ont décidé d'établir ces différences.

    En effet, elles montraient que les femmes présentaient une moindre résistance aux rayonnements. Avec la même exposition à ces rayons nocifs que les hommes, elles couraient deux fois plus de risques de développer un cancer du poumon.

    Devant moins s'exposer, les femmes cosmonautes de la NASA ne pouvaient donc pas s'attarder dans l'espace aussi longtemps que les hommes.

    De leur côté, les autres agences spatiales ont adopté un seuil maximal d'exposition de 1.000 mSv, quels que soient l'âge ou le sexe des cosmonautes.

    Peut-être instruite par cet exemple, la NASA a décidé de changer de politique. Désormais, le seuil devrait être de 600 mSv pour tout le monde. Il pourrait cependant être porté à 900 mSv pour les missions plus longues, comme celles qui pourraient mener les astronautes sur Mars.
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  • Certaines personnes ont un meilleur sens de l'orientation. Mais il ne s'agit pas d'une disposition innée. En effet, une telle faculté dépendrait en partie de l'environnement dans lequel nous avons grandi.

    Une étude basée sur un jeu vidéo

    Des chercheurs français ont voulu comprendre pourquoi certaines personnes semblaient mieux s'orienter que d'autres. Pour cela, ils ont entrepris une recherche de grande ampleur, portant sur environ 400.000 personnes, venant de 38 pays.

    Pour tester leur sens de l'orientation, ils se sont servis d'un jeu vidéo utilisé pour étudier l'évolution de la maladie d'Alzheimer. Dans ce jeu, le joueur doit se mettre à la place d'un navigateur parti à la recherche de mystérieuses créatures.

    Pour trouver son chemin, il utilise une carte qu'il devra ensuite mémoriser.

    Un sens qui remonte loin


    Les résultats de l'étude montrent que le sens de l'orientation, chez une personne, dépendrait en partie de l'endroit où elle a passé son enfance. Ainsi, les personnes ayant grandi dans un milieu rural ont montré une plus grande capacité à s'orienter.

    Et cette particularité se vérifie quel que soit le pays d'origine des participants, même si elle est plus marquée dans certains d'entre eux.

    Les villes seraient donc un environnement moins propice au développement du sens de l'orientation. D'après les chercheurs, c'est cependant un constat à relativiser. En effet, tout dépendrait de la ville.

    Ainsi, le lacis compliqué formé par les petites rues de certaines agglomérations représenterait une assez bonne "école" pour apprendre, sans s'en douter, le sens de l'orientation.

    Mais ce ne serait pas le cas des villes dont le plan en damier n'offrirait pas assez de difficultés à celui qui cherche à se repérer.

    Par ailleurs, les personnes vivant dans un environnement comparable à celui de leur enfance auront plus de facilité à s'orienter dans certaines situations. Ainsi, les personnes élevées à la campagne, et qui y demeurent toujours, trouveront plus aisément leur chemin sur un long parcours.

    De même, une personne ayant toujours vécu dans une ville à l'urbanisme rectiligne n'aura pas de peine à s'orienter dans une cité au plan comparable.
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  • Certaines chansons ont l'air si innocentes qu'elles sont devenues des comptines pour enfants. Et pourtant, leur sens véritable devrait en réserver l'écoute à un public averti. C'est le cas de la célèbre ritournelle "Il court, il court, le furet".

    Une chanson sous la Régence

    Quand on chante cette chanson, on imagine un furet courant lestement sous les frondaisons d'une forêt. On se dit que cet animal était bien plus courant autrefois, car on se doute que cette comptine est ancienne.

    Et, de fait, elle remonte à la Régence, celle de Philipe d'Orléans, neveu de Louis XIV, qui gouverna la France durant la minorité de Louis XV, entre 1715 et 1723.

    À vrai dire, il ne faut pas prendre cette chanson au sens littéral. Sa véritable signification se dissimule sous une contrepèterie, qui consiste notamment à intervertir des syllabes ou des lettres pour obtenir un effet plaisant.

    Une comptine grivoise

    En fait, il n'y a pas de "furet". Le mot désigne un ecclésiastique alors très influent, le cardinal Dubois. Conseiller du Régent, puis ministre principal du prince, il amasse une fortune considérable.

    Le "furet" c'est donc en réalité le "curé". Et c'est celui "du bois joli", autrement dit le cardinal Dubois. Et le prélat ne court pas, comme le dit la chanson, il "fourre".

    Ce terme obscène fait allusion au goût prononcé que le cardinal aurait montré pour les dames. Il est vrai qu'il n'avait nullement la vocation sacerdotale. Il ne fut ordonné prêtre que sur le tard, en 1720, et ne savait même pas célébrer la messe. Pour cet homme d'origine modeste, la carrière ecclésiastique était le seul moyen d'assouvir ses ambitions.

    On comprend mieux, dès lors, la signification du vers "du bois, Mesdames", dont les gens de l'époque comprenaient le double sens, mais qui, sans la référence au cardinal Dubois, paraît tout à fait obscur aujourd'hui.

    On le voit, les chansons "enfantines" ne sont pas toujours destinées à être entendues de toutes les oreilles. C'est aussi le cas de l'une des plus célèbres comptines, "Au clair de la lune", dont il n'est pas conseillé de révéler la véritable signification aux enfants.
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  • Quand on ne les rencontre pas sur Internet, les cookies sont de délicieux biscuits ronds, avec des pépites de chocolat à l'intérieur. Mais il semble que cette célèbre pâtisserie ait été créée un peu par hasard.

    Des biscuits et du chocolat

    On doit la recette du cookie à une certaine Ruth Wakefield. Elle étudie les arts ménagers et travaille comme diététicienne. Avec son mari, elle achète, en 1930, une auberge dans le Massachusetts.

    L'endroit, baptisé Toll House Lodge, sert un peu de relai. Les clients, dont certains viennent à cheval, y changent de monture. Pendant cet intervalle, ils se régalent des plats que Ruth, habile cuisinière, concocte pour eux.

    Et c'est dans sa cuisine qu'elle aurait inventé, sans l'avoir vraiment voulu, la recette des cookies. En effet, elle aurait, un beau matin, préparé des biscuits au beurre.

    Voulant améliorer l'ordinaire, elle les aurait alors fourrés avec les morceaux de chocolat découpés dans une tablette. Ruth Wakefield pensait que le chocolat allait fondre à l'intérieur des gâteaux.

    Mais, contre toute attente, les éclats de chocolat ne se mélangèrent pas à la pâte et, tout en gardant leur aspect, devinrent plus onctueux. Les cookies étaient nés.

    Une recette très populaire

    Cette recette, publiée dans certains journaux, eut un succès prodigieux et fit le tour du pays. C'est elle, sans doute, qui amena à l'auberge des Wakefield de très nombreux visiteurs, dont certains déjà célèbres, comme le sénateur John F. Kennedy.

    Quant à la marque Nestlé, qui avait fourni la tablette de chocolat à l'origine de la recette, elle tira aussi son épingle du jeu. La préparation des cookies par les ménagères américaines permit de tirer ses ventes vers le haut.

    Quant à Ruth Wakefield, qui était sans doute gourmande, elle vendit sa recette à Nestlé qui, en échange, lui fournit, sa vie durant, tout le chocolat dont elle pouvait avoir envie.

    Et elle tira un autre bénéfice de l'opération. Sa recette figurait en effet sur tous les sachets de chocolat Nestlé. Et les cookies qu'elle permettait de préparer avaient reçu le nom de son auberge, "Toll House". Un nom qui devint familier à tous les amateurs de ce délicieux biscuit.
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