Episodes

  • Quand le virtuel s'empare du réel

    On a l'impression de ne plus posséder la liberté d'expression

    Il y a encore quelques années, on dissociait facilement notre vie numérique, sur les réseaux sociaux, de notre vie réelle, celle de tous les jours. C’était du virtuel tout ça, quelque chose d’un peu éloigné. Mais aujourd’hui, il est impossible de ne pas qualifier de réels nos échanges numériques. Ils ont mille conséquences sur nos vies quotidiennes. Et parfois, cette identité numérique nous échappe, on ne la contrôle plus. Selon un sondage d’OpinionWay, la moitié des 18-30 ans disent avoir déjà subi une situation de cyber violence. Dans cet épisode, Cécile Duflot nous raconte le cyberharcèlement, les centaines de milliers de tweets haineux reçus depuis dix ans. Vled Tapas,lui, a été outé sur les réseaux. Quant à Rémi Deblois, il a été viré en quelques jours pour un message Facebook. il y a aussi des impacts plus doux, plus légers, plus... amoureux. Les réseaux sociaux, Cupidon des temps modernes ? 1 heure et 22 minutes chaque jour. C’est le temps consacré aux réseaux sociaux, en moyenne, par internaute français. À s’inventer une vie, à l’embellir, à (se) la raconter ? La documentariste Elodie Font (« Coming in », « Mycose the night », « Il était une fois la PMA ») enquête avec rigueur et humour sur nos vies numériques et nos identités multiples, sur tout ce que l’on dit de nous (et des autres) en ligne, pour le meilleur et pour le pire. Une production INA réalisée par Charlène Nouyoux.Avec la participation de :- Cécile Duflot, femme politique française et directrice générale de Oxfam France. Présente sur Twitter sous son nom (@CecileDuflot) et très suivie sur les réseaux sociaux, elle a été la cible d'attaques et se déclare victime de cyberharcèlement en 2019.- Vled Tapas (@VledTapas), il anime la page Youtube La tronche en biais et il revient sur son coming out dans cette vidéo.-  Jean-Windows et son compte twitter.- Rémi Deblois, Caroline et Yann Tersinet.


    Enregistrements : 2019 - Auteure : Elodie Font - Réalisation : Charlène Nouyoux - Mixage : Grégory Chopard et Laurent Thomas - Production : Amandine Collinet / INA - Chargés de production : Aliénor Patoux et Thierry Ippolito / INA

  • L'art de se dissimuler sur le net

    Je ne sais pas combien de gens seraient prêts à me tuer si je donnais mon adresse

    Il y a le pseudo que l’on prend par jeu, par mimétisme ou par passion pour la géographie, comme #Elodu53. Il y a aussi les internautes qui se cachent par plaisir, pour la possibilité du frisson d'être quelqu’un d’autre, ou de n’être qu’une partie de soi. Mais il y a aussi tous ces parcours que vous allez rencontrer dans cet épisode. Ceux qui se camouflent parce qu’ils n’ont pas le choix, parce qu’ils risquent gros : un harcèlement, un licenciement, de la prison ou même une mise à mort. Ils doivent se cacher pour des raisons politiques, sexuelles, religieuses... Et décliner leur véritable identité constitue une réelle menace. Alors que le débat sur l’anonymat refait régulièrement surface, certains d’entre eux ont accepté de lever fébrilement leur masque.1 heure et 22 minutes chaque jour. C’est le temps consacré aux réseaux sociaux, en moyenne, par internaute français. À s’inventer une vie, à l’embellir, à (se) la raconter ? La documentariste Elodie Font (« Coming in », « Mycose the night », « Il était une fois la PMA ») enquête avec rigueur et humour sur nos vies numériques et nos identités multiples, sur tout ce que l’on dit de nous (et des autres) en ligne, pour le meilleur et pour le pire. Une production INA réalisée par Charlène Nouyoux.Avec la participation de :- France Hamon sous le pseudo EmmaStreet.- Louise Mey (@MeyLouise), autrice.- FoO ou @fo0_, cofondateur de Nothing2hide, une association axée la diffusion et la protection des informations.- Uraz Aydin, auteur d'une thèse et qui ne pouvait pas, à une époque, publié en son nom.


    Enregistrements : 2019 - Auteure : Elodie Font - Réalisation : Charlène Nouyoux - Mixage : Grégory Chopard et Laurent Thomas - Production : Amandine Collinet / INA - Chargés de production : Aliénor Patoux et Thierry Ippolito / INA

  • Episodes manquant?

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  • Les haters sur Internet

    Ta pauvre victime, tu la lâches pas, jusqu’à ce qu’elle clamse

    "Don’t feed the troll" : n’alimentez pas ces lutins des réseaux qui vous titillent, vous énervent. Sauf que les trolls peuvent parfois devenir, à coups d’insultes, des haters. Ceux qui harcèlent, humilient et profitent de leur anonymat pour déverser leur violence et leur colère. Mais ne sommes-nous pas tous le hater d’un autre ? Quand je m’indigne des propos homophobes d’une députée en l’insultant, j’ai l’impression d’être dans mon droit. Mais elle, en face, n’a-t-elle pas l’impression que je ne suis que violence ? Parfois, il suffit juste d’un « like » ou d’un « retweet » pour faire partie du tribunal d’Internet, celui qui met à mort aussi rapidement qu’il vénère. Dans cet épisode, des internautes nous racontent leurs visions de la meute, qu’ils y aient participé ou qu’ils en aient fait les frais. Une question demeure alors, pourquoi sommes-nous si attirés par l’ombre, par les masques, par la double identité ?1 heure et 22 minutes chaque jour. C’est le temps consacré aux réseaux sociaux, en moyenne, par internaute français. À s’inventer une vie, à l’embellir, à (se) la raconter ? La documentariste Elodie Font (« Coming in », « Mycose the night », « Il était une fois la PMA ») enquête avec rigueur et humour sur nos vies numériques et nos identités multiples, sur tout ce que l’on dit de nous (et des autres) en ligne, pour le meilleur et pour le pire. Une production INA réalisée par Charlène Nouyoux.Avec la participation de :- Mehdi Meklat et son double maléfique, Marcelin Deschamps (son pseudo), a twitté durant cinq ans des propos haineux sur la toile. Il revient sur cette période dans un livre intitulé Autopsie, publié aux éditions Grasset.- Michael Stora, psychanalyste. Biographie disponible sur le site de l'observatoire des mondes numériques en Sciences humaines.- Hannan ( @Cheikhapostat2), qui se revendique "Athée par conviction" sur Twitter;- FoO ou @fo0_, cofondateur de Nothing2hide, une association axée sur la diffusion et la protection des informations.- Amin et Arnaud du podcast P2J, dédié au football.- QuentinRetrouvez également, Pharos, le portail officiel de signalement des contenus illicites de l'internet, ici.


    Enregistrements : 2019 - Auteure : Elodie Font - Réalisation : Charlène Nouyoux - Mixage : Grégory Chopard et Laurent Thomas - Production : Amandine Collinet / INA - Chargés de production : Aliénor Patoux et Thierry Ippolito / INA

  • Mon double et moi sur Instagram

    Quand j’ai annoncé ma rupture, j’ai eu l’impression d’avoir lâché un bout de viande à des vautours

    Il est tard, un soir d’été, et vous faites défiler votre fil Instagram. Toutes ces photos de gens qui ont l’air d’être au top de leur vie avec leurs dents blanches, leurs enfants heureux, et leurs voyages sur des plages de sable fin. En maillot de bain toute l’année ! Vous n'êtes pas dupe, vous savez qu’Instagram re-cadre nos réalités, il n’empêche, vous aimeriez vous aussi siroter un thé en surplombant le Bosphore ! Quelle est cette vie qu'on crée, qu'on transforme et qu'on retouche sur les réseaux sociaux ? Ce double qu'on choisit, qu'on met en scène, et que parfois, l’on monnaie ? Qui sont ces gens qui s’exposent et qui deviennent dans nos téléphones des personnages de téléréalité avec qui on peut échanger ?1 heure et 22 minutes chaque jour. C’est le temps consacré aux réseaux sociaux, en moyenne, par internaute français. À s’inventer une vie, à l’embellir, à (se) la raconter ? La documentariste Elodie Font (« Coming in », « Mycose the night », « Il était une fois la PMA ») enquête avec rigueur et humour sur nos vies numériques et nos identités multiples, sur tout ce que l’on dit de nous (et des autres) en ligne, pour le meilleur et pour le pire. Une production INA réalisée par Charlène Nouyoux.Avec la participation de :- Emeline ( @passionnement_a_la_folie ) et Julien ( @ju_reef ) et leurs enfants Baptiste et Clément. Leurs comptes Instagram sont principalement dédiés à la famille et aux voyages.- Camille ( @HolyCamille ), blogueuse et suivie par plus de 100 000 abonnés sur Instagram.- Laurence Allard, sociologue et sémiologue française.- Également Roméo et Meryl.bie. 


    Enregistrements : 2019 - Auteure : Elodie Font - Réalisation : Charlène Nouyoux - Mixage : Laurent Thomas - Production : Amandine Collinet / INA - Chargés de production : Aliénor Patoux et Thierry Ippolito / INA

  • Qui se cache derrière un pseudo ?

    Si je veux être moi-même sur les réseaux, il faut que j’ai un pseudo

    1 heure et 22 minutes chaque jour. C’est le temps consacré aux réseaux sociaux, en moyenne, par internaute français. À s’inventer une vie, à l’embellir, à (se) la raconter ? La documentariste Elodie Font (« Coming in », « Mycose the night », « Il était une fois la PMA ») enquête avec rigueur et humour sur nos vies numériques et nos identités multiples. Sur tout ce que l’on dit de nous (et des autres) en ligne, pour le meilleur et pour le pire. Une production INA réalisée par Charlène Nouyoux.C’est l’histoire d’un pseudo que vous créez pour les réseaux sociaux. Au début, seulement quelques personnes vous suivent, puis des centaines, puis des milliers, puis des dizaines de milliers... À partir de 50 000 abonnés, vous devenez un concept, que l’on peut insulter en fonction de nos humeurs. Un tweet, et vous recevez une rafale de notifications, si bien que vous êtes obligé de les désactiver. Votre téléphone n’en supporte plus le poids. Vous êtes le héros du jeu vidéo, celui qui est sur la scène, et c’est comme une drogue dont vous voulez reprendre une dose, quotidiennement. Quel est l’impact de ces pseudos ? Ont-ils une influence sur les identités hors réseaux de ceux qui, dans l’ombre, les alimentent ?Avec la participation de :- William, professeur d'anglais, présent sur Twitter sous le pseudo de @M’sieur le prof depuis 2011 et suivi par plus de 476k abonnés. Il y publie les chroniques d'un professeur que "les jeunes aiment sur Twitter mais pas en vrai".- Dieu (@_Dieuoff sur Twitter ) compte plus de 489k abonnés, il fêtera bientôt ses 700 tweets.- Klaire fait Grr ( @Klaire sur Twitter ), elle est l'auteure des podcasts Plaisir d'offrir et Mon prince viendra, qui a remporté le Prix Italia de la meilleure fiction radio 2018.- Cécile Duflot ( @CecileDuflot ), femme politique française et directrice générale de Oxfam France. Très suivie sur les réseaux sociaux, elle a été la cible d'attaques et se déclare victime de cyberharcèlement en 2019.


    Enregistrements : 2019 - Auteure : Élodie Font - Réalisation : Charlène Nouyoux - Mixage : Laurent Thomas - Production : Amandine Collinet / INA - Chargés de production : Aliénor Patoux et Thierry Ippolito / INA

  • Nos vies numériques, pour le meilleur et pour le pire

    Personne ne sait qui je suis et c’est ce que j’aime

    On passe en moyenne 1h22 chaque jour sur les réseaux sociaux. A s’inventer une vie, à l’embellir, à (se) la raconter ? La documentariste Elodie Font (« Coming in », « Mycose the night », « Il était une fois la PMA ») enquête avec rigueur et humour sur nos vies numériques et nos identités multiples, sur tout ce que l’on dit de nous en ligne, pour le meilleur et pour le pire. Une production INA, réalisée par Charlène Nouyoux.


    Enregistrements : 2019 - Auteure : Élodie Font - Réalisation : Charlène Nouyoux - Mixage : Laurent Thomas - Production : Amandine Collinet / INA - Chargés de production : Aliénor Patoux et Thierry Ippolito / INA

  • Don Nodey « Cabochard » par 25G et Seth Gueko

    Je voulais faire un truc outrancier, le plus hardcore possible

    Dans sa petite chambre du 13 ème arrondissement de Paris, le producteur franco-vietnamien Don Nodey a produit le beat du fracassant « Cabochard »  par 25G et Seth Gecko. S’il existe une version française du rap white trash (ayant consacré Eminem aux États-Unis par exemple), aucun titre ne la définirait mieux que ce classique underground. C'est le rap des camps de gitans, avec des détonations de flingues en guise de rythmique. Ou comment créer un son crasseux et assourdissant en superposant des samples de « Voodoou Child » de Hendrix, des guitares de Rage Against The Machine et des instruments de musique traditionnelle vietnamienne. Don Nodey explique aussi comment la guerre du Vietnam a permis l’émergence d'un rock vietnamien faisant parti de son héritage, mais l’ayant pourtant moins influencé que les sub-bass de Lil' Jon, ou le son de DJ Medhi en France.Le SoundCloud de Don Nodey.Autres extraits de l’épisode :- Carol Kim : « Cai Tram Em Cai »- Julie Quang : « Ngay Xua Hoang Thi »- Lil' Jon feat E-40 & Youngbloodz : « Snap your fingers »- 113 : « Tonton du Bled »Dans cette deuxième saison, dix nouveaux producteurs français (King Doudou, Laurent Garnier, Trackbastardz, Don Nodey...) racontent le « making of » de leur plus grand tube.En partenariat avec Clique.tv 


    Enregistrements : 2018 - Auteurs : David Commeillas, Samuel Hirsch - Réalisation : Samuel Hirsch - Illustration : Marine Stéphan

  • Breakbot « Mystery »

    On a grandi avec le space disco, les disques de Jean-Michel Jarre

    Les chapeaux à paillettes de Bootsy Collins et les boules à facette de Shalamar peuvent-ils être numérisés dans nos enceintes digitales ? Depuis 2007, Breakbot balance des productions plus funky les unes que les autres. Signé sur Ed Banger grâce à ses copains de Justice, il est vite devenu l’une des figures internationales du label de Pedro Winter. Ses machines filtrent des lignes de moog et des riffs de guitares disco. Dans son studio des quartiers huppés de l’ouest parisien, le producteur aux cheveux longs confie ses secrets pour faire chanter les filles, et particulièrement sa fiancée Capucine sur son tube « Mystery ».Le SoundCloud de Breakbot.Autres extraits de l’épisode :- Michael Jackson : « Thriller »- Justice : « D.A.N.C.E. »- Space : « Magic Fly »- DJ Medhi : « Signatune »Dans cette deuxième saison, dix nouveaux producteurs français (King Doudou, Laurent Garnier, Trackbastardz, Don Nodey...) racontent le « making of » de leur plus grand tube.En partenariat avec Clique.tv 


    Enregistrements : 2018 - Auteurs : David Commeillas, Samuel Hirsch - Réalisation : Samuel Hirsch - Illustration : Marine Stéphan

  • Myth Syzer « Le Code » feat. Bonnie Banane, Ichon, Muddy Monk

    Pas besoin d’être talentueux pour appuyer sur une touche de clavier. L’important, c’est d’avoir la vision.

    Le rap est devenu la nouvelle pop music, Myth Syzer élabore des beats acidulés et synthétiques comme des bonbons Haribo. Pour la série Beatmakers, il fait d’abord l'inventaire de ses influences 90’s, du R&B de R.Kelly au boom-bap de J. Dilla qui lui a inspiré son nom. Il décompose les pistes de son fameux single « Le Code », le premier track ou il assume pleinement de chanter au micro, mais aussi celui où il démontre vraiment que son rap est soluble dans une pop « à la Etienne Daho ». Muddy Monk, le rappeur Ichon et l’excentrique Bonnie Banane le rejoignent sur ce tube aussi doux qu'imparable. Du rap qui chante l’amour, avec glamour.La chaîne YouTube et le SoundCloud Myth Syzer.Autres extraits de l’épisode :- Aaliyah : « At your best (You are love) »- Joke : « Kyoto »- Sade : « War of the Hearts »- Etienne Daho et Françoise Hardy: « Et si je m’en vais avant toi »Dans cette deuxième saison, dix nouveaux producteurs français (King Doudou, Laurent Garnier, Trackbastardz, Don Nodey...) racontent le « making of » de leur plus grand tube.En partenariat avec Clique.tv 


    Enregistrements : 2018 - Auteurs : David Commeillas, Samuel Hirsch - Réalisation : Samuel Hirsch - Illustration : Marine Stéphan

  • Evil Grimace « 3 Litres »

    Ce n’est pas de la violence, c’est juste d’autres codes à assimiler

    Désormais, tout est permis : on peut être fan du label néerlandais de techno hardcore Thunderdome et apprécier l’énergie du rap le plus provoquant, celui de LIM par exemple. En mélangeant le gabber (une forme particulièrement tapageuse de techno batave) et des a cappella rap français, Evil Grimace a créé un genre baptisé « Frapcore » : des punchlines scandées a tue-tête, des basses d’une violence foudroyante, et l’acharnement des drums comme des claques dans la gueule à répétition… Il dissèque ici son hymne des free partys, le morceau emblématique et générationnel « 3 Litres ».La chaîne YouTube et le SoundCloud d'Evil Grimace.Le SoundCloud de Casual Gabberz.Autres extraits dans l’épisode :- Jebroer (Prod. by Paul Elstak & Dr.Phunk) : « Kind Van De Duivel »- Wu-Tang Clan : « Protect Your Neck »- Evil Grimace : « Pour mes gens »  (remix de « That's my people » de NTM, avec un sample du Préludes op.28 N.4 de Chopin)- Goth Von Core : « Helplessness »Dans cette deuxième saison, dix nouveaux producteurs français (King Doudou, Laurent Garnier, Trackbastardz, Don Nodey...) racontent le « making of » de leur plus grand tube.En partenariat avec Clique.tv 


    Enregistrements : 2018 - Auteurs : David Commeillas, Samuel Hirsch, Arnaud Forest - Réalisation : Samuel Hirsch - Illustration : Marine Stéphan

  • Isaac Delusion « Midnight sun »

    C’est le tout premier morceau qu'on a sorti, celui qu’on a fait avec le moins de temps et le moins de pistes

    Un demi-siècle après la naissance des Beatles, ça ressemble à quoi un groupe de pop ? Isaac Delusion assume leur démarche de beatmakers, avec un process de production qui tourne essentiellement autour des machines, Les Parisiens rejouent ici le scénario de leur premier succès, « Midnight sun », un titre inspiré par « Soul kitchen » des Doors, avec des chœurs mystiques façon chants grégoriens, et une mélodie de clavier Rhodes qui ouvre le morceau vers les étoiles.Autres extraits dans l’épisode :- Neil Young : « Old man »- Gang Starr : « Full clip »- Supertramp : « Goodbye stranger »- Tame impala : « Solitude is bliss »Dans cette deuxième saison, dix nouveaux producteurs français (King Doudou, Laurent Garnier, Trackbastardz, Don Nodey...) racontent le « making of » de leur plus grand tube.En partenariat avec Clique.tv 


    Enregistrements : 2018 - Auteurs : David Commeillas, Samuel Hirsch - Réalisation : Samuel Hirsch - Illustration : Marine Stéphan

  • Chloé « Because it’s There »

    Utiliser la terminologie « masculin » ou « féminim » pour parler d’un morceau, c’est très binaire

    Dans l’espace, les réverbes des claviers de DJ Chloé résonnent à l’infini. Composé en son binaural 360°, avec des delays et échos abyssaux, « Because it’s there » renvoie au rock de Suicide autant qu’au Boléro de Ravel, et même aux exploits de l’alpiniste George Mallory ayant inspiré le titre du morceau. Toujours aussi indépendante dans sa démarche depuis plus de vingt ans, Chloé Thévenin a su sortir des clubs nocturnes pour entrer dans la lumière. Sa musique électronique raffinée n’a rien perdu de son mystère et de son élégance dans le processus.Autres extraits de l’épisode :- Rae Sremmurd : « Swang » (Chopped and Screwed) par DJ Purpberry- Beatles : « Revolution 9 »- Maurice Ravel : « Boléro » par Boston Symphony Orchestar & Seiji Ozawa- Nina Kraviz : « Pain in the ass »Dans cette deuxième saison, dix nouveaux producteurs français (King Doudou, Laurent Garnier, Trackbastardz, Don Nodey...) racontent le « making of » de leur plus grand tube.En partenariat avec Clique.tv 


    Enregistrements : 2018 - Auteurs : David Commeillas, Samuel Hirsch, Arnaud Forest - Réalisation : Samuel Hirsch - Illustration : Marine Stéphan

  • Guillaume Brière « Paradis » d'OrelSan

    Non, je n’ai pas samplé Stevie Wonder, je n’irais pas en prison.

    Quand OrelSan lui envoie un refrain a cappella, Guillaume Brière l’habille d’une orchestration rappelant fortement « Pastime paradise » de Stevie Wonder. En 2019, a-t-on encore le droit de reprendre ce genre de classiques déjà samplés et rejoués mille fois par les rappeurs depuis les années 90 ? Le producteur plaide non coupable et assume sa passion pour la soul music. Dans son studio de Reims, il explique aussi l’importance de sa rencontre avec le pionnier de la french touch Philippe Zdar (Cassius), pas encore disparu lors de cette interview, et son amitié avec Orelsan, le rappeur ayant patienté pendant un an afin qu’il sorte de l’hôpital pour finir « Paradis » avec lui.Discographie de Guillaume Brière.Autres extraits dans l’épisode :- Primal Scream : « Movie’ On Up »- Kendrick Lamar : « Element »- Phoenix : « 1901 »- Coolio  : « Gangsta's Paradise »Dans cette deuxième saison, dix nouveaux producteurs français (King Doudou, Laurent Garnier, Trackbastardz, Don Nodey...) racontent le « making of » de leur plus grand tube.En partenariat avec Clique.tv 


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  • TrackBastardz "Julien" de Damso

    L’idée était de proposer autre chose que du rap à Damso, et de voir ce qui allait se passer

    D’abord, un orgue B3 à la Deep Purple. Ensuite, des skanks reggae et une flûte digne des musiques de westerns d’Ennio Morricone. Enfin, un gimmick sonore ayant fait le succès du "Clandestino" de Manu Chao. Fidèles à leur réputation, les TrackBastardz agencent un spectre très large d’influences pour concocter un instrumental d’une richesse rare. Leur son digital sonne presque acoustique, et le rap de Damso se transforme en chant urbain sur le très sulfureux "Julien". D’ailleurs, question subsidiaire : accepteriez-vous de signer la musique d’un titre dont les paroles racontent la vie d'un pédophile ? Les TrackBastardz répondent pour "Beatmakers"…SoundCloud et Instagram des TrackBastardz.Autres extraits dans l’épisode :- Manu Chao : « Je ne t’aime plus »- Jok’air : « La mélodie des quartiers pauvres »- Migos : « Stir fy »- Deep Purple : « Child in time »Dans cette deuxième saison, dix nouveaux producteurs français (King Doudou, Laurent Garnier, Trackbastardz, Don Nodey...) racontent le « making of » de leur plus grand tube.En partenariat avec Clique.tv 


    Enregistrements : 2018 - Auteurs : David Commeillas, Samuel Hirsch - Réalisation : Samuel Hirsch - Illustration : Marine Stéphan

  • Laurent Garnier « Jacques In The Box » feat. LBS crew

    Mon vrai boulot et mon rêve de gosse, c’est de faire danser les gens

    Entre transe et amertume, euphorie et désespoir, Laurent Garnier nourrit ses machines de sentiments humains intenses. Le DJ français est aussi généreux aux platines que lorsqu’il s’agit de parler musique, et pas seulement celle de Carl Graig ou du label Transmat par exemple. Pionnier de l’electro en France, icone des clubs internationaux, l’adolescent qui rêvait de faire danser les gens est toujours dans le coup après 30 ans de carrière, comme le prouve ce single, « Jacques In The Box ». Avec son complice Scan X du LBS crew, ils décomposent ensemble chaque ingrédient de leur recette avec la précision des grands chefs.Le site et le SoundCloud de Laurent Garnier.Autres extraits dans l’épisode :- Carl Craig : « Goodbye World »- Dream Frequency featuring Debbie Sharp : « Feel So Real »- Laurent Garnier « First reaction »- DJ Medhi : « Tunisia Bambata »Dans cette deuxième saison, dix nouveaux producteurs français (King Doudou, Laurent Garnier, Trackbastardz, Don Nodey...) racontent le « making of » de leur plus grand tube.En partenariat avec Clique.tv 


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  • King Doudou « Oh Lala » de PNL

    C'est une mélancolie de vainqueur, c'est un peu triste mais à la fin tu gagnes

    Et si le style de PNL n’était finalement qu’une version ghetto de la sensibilité de Francis Cabrel ? Dans son petit home studio à Lyon, le producteur King Doudou dévoile les ficelles de l'énorme tube qu’il a composé en 2015 pour l’énorme duo star du rap français : « Oh Lala », avec plus d’une centaine de millions de streams sur les plateformes. Une déclinaison de ce que les Américains surnomment le « cloud rap ». Mais le producteur n’est pas seulement un esthète du trap moderne, il s’inspire aussi de la cumbia péruvienne, du ragga jamaïquain, du rap sudiste de Lex Luger, ou des B.O. de films apocalyptiques comme « La Route » de John Hillcoat. Question subsidiaire : comment fait-on, quand on ne l'a jamais rencontré, pour proposer un beat au groupe le plus mystérieux et le plus clanique du rap français ?Le site et le SoundCloud de King Doudou.Autres extraits dans l’épisode :- Omulu & King Doudou : « Bonde da pantera »- Francis Cabrel : « Octobre »- PNL : «  Luz de la luna »- 2 Live Crew : « Me so horny »Dans cette deuxième saison, dix nouveaux producteurs français (King Doudou, Laurent Garnier, Trackbastardz, Don Nodey...) racontent le « making of » de leur plus grand tube.En partenariat avec Clique.tv 


    Enregistrements : 2018 - Auteurs : David Commeillas, Samuel Hirsch - Réalisation : Samuel Hirsch - Illustration : Marine Stéphan

  • Les génies de l'ombre désossent leur musique

    J'ai écouté ta prod' pendant 8h d'affilée

    Dans cette deuxième saison, dix nouveaux producteurs français (King Doudou, Laurent Garnier, Trackbastardz, Don Nodey...) racontent le « making of » de leur plus grand tube.


    Enregistrements : 2018 - Auteurs : David Commeillas, Samuel Hirsch - Réalisation : Samuel Hirsch - Illustration : Marine Stéphan

  • Récits croisés des vacances des Français d'origine maghrébine

    Quand t’arrives au Maroc, tu vois écrit en grand comme à Hollywood sur la colline: Dieu, la patrie et le roi.

    La route du bled (3/3) : Gibraltar et l’odeur des grilladesLe détroit de Gibraltar et ses gigantesques bateaux-ferrys, dans lesquels on se sent parfois entassés comme du bétail, réservent quelques épreuves mais le soulagement se fait sentir avec l’odeur de la mer. C’est la grande traversée ! Enfin, ça y est, on met le pied sur le sol du pays d'origine. Un poids tombe des épaules des parents et les enfants commencent à imaginer la fin de ce voyage sans fin. Même s’il reste encore beaucoup de route pour certains avant la destination finale, le but est presque atteint et ce sera peut-être le premier restaurant, les premières grillades tant attendues. On les dégustera comme jamais.La route du bled, c’est le rituel du retour au pays d'origine pour les vacances estivales au Maroc. On est dans les années 80-90, un porte-bagages chargé à bloc sur la Renault Nevada, et parfois même une remorque, avec des malles bleues et des sacs Tati qui débordent. Une brochette d’enfants sur la banquette arrière qui se disputent la place dans le coffre pour piquer un somme tranquille. Une maman qui cuisine sur le butagaz dans les aires de repos et qui refuse de fermer l’œil de peur que son mari s’endorme au volant. Des affiches d’interdiction de se laver les pieds dans les lavabos des stations-services espagnoles (ablutions non désirées !). Tout ça sur des routes sinueuses et denses (les autoroutes espagnoles n’étaient encore qu’un rêve), sans GPS (mais avec des cartes Michelin) et bien-sûr sans clim. C’est un mélange de nostalgie joyeuse et douce-amère qui fait remonter à la surface les souvenirs d’une époque. Un road trip dans l’histoire des Maghrébins de France.Ayant connu elle-même la route du bled lors des vacances au pays de ses parents, Halima Elkhatabi a choisi de faire raconter cette histoire par plusieurs voix. Drôles, lucides et contradictoires, mais toujours émouvantes, les paroles des unes et des autres tissent un récit méconnu et picaresque, partagé par des millions de Français d'origine maghrébine.


    Enregistrements : novembre-décembre 2018 - Réalisation & mix : Arnaud Forest - Assistante recherche: Safia Elkhatabi - Illustrations : Rachid Sguini - Réalisation & montage : Halima Elkhatabi

  • Récit à mille voix d'une épopée familiale

    L’Espagne, on la traverse tous les ans, mais on l’a jamais connue en fait

    La route du bled (2/3) : L’Espagne, la route de l’extrêmeQuand on pense à la route du bled, c'est la traversée de l'Espagne qui surgit dans nos mémoires comme la partie la plus longue, la plus ardue, la plus fatigante. Chacun la vit (et y survit) à sa manière. La langue, le rapport avec les Espagnols, les pannes sur les routes de campagne, la chaleur pesante... Puis, enfin, l’arrivée à Algesiras où l'attente avant d'embarquer est interminable sous le soleil plombant. La fin approche mais ressemble à un mirage. On est exténué, déshydraté et on a surtout besoin d’un vrai répit.La route du bled, c’est le rituel du retour au pays d'origine pour les vacances estivales au Maroc. On est dans les années 80-90, un porte-bagages chargé à bloc sur la Renault Nevada, et parfois même une remorque, avec des malles bleues et des sacs Tati qui débordent. Une brochette d’enfants sur la banquette arrière qui se disputent la place dans le coffre pour piquer un somme tranquille. Une maman qui cuisine sur le butagaz dans les aires de repos et qui refuse de fermer l’œil de peur que son mari s’endorme au volant. Des affiches d’interdiction de se laver les pieds dans les lavabos des stations-services espagnoles (ablutions non désirées !). Tout ça sur des routes sinueuses et denses (les autoroutes espagnoles n’étaient encore qu’un rêve), sans GPS (mais avec des cartes Michelin) et bien-sûr sans clim. C’est un mélange de nostalgie joyeuse et douce-amère qui fait remonter à la surface les souvenirs d’une époque. Un road trip dans l’histoire des Maghrébins de France.Ayant connu elle-même la route du bled lors des vacances au pays de ses parents, Halima Elkhatabi a choisi de faire raconter cette histoire par plusieurs voix. Drôles, lucides et contradictoires, mais toujours émouvantes, les paroles des unes et des autres tissent un récit méconnu et picaresque, partagé par des millions de Français d'origine maghrébine.


    Enregistrements : novembre-décembre 2018 - Réalisation & mix : Arnaud Forest - Assistante recherche: Safia Elkhatabi - Illustrations : Rachid Sguini - Réalisation & montage : Halima Elkhatabi

  • Début du voyage, des bagages et cadeaux plein le toit

    Les cadeaux prenaient plus de place que nos propres affaires dans la voiture

    La route du bled (1/3) : Rêve d’or sur le porte-bagagesQuand on peut partir pour les vacances d'été au pays d'origine, au Maghreb, les préparatifs débutent plusieurs semaines à l'avance. On accumule de nombreux bagages. Chacun a son avis sur leur contenu, leur nombre, leur poids, mais ce qui compte avant tout, ce sont les cadeaux pour la famille ! Le grand départ se fait tôt le matin ou au coucher du soleil pour éviter les bouchons et passer inaperçus avec la montagne de bagages sur le toit couverts de la légendaire bâche bleue. La traversée de la France est l'étape la moins pénible du voyage. La fatigue n'est pas encore installée, les routes sont belles et plutôt clémentes. Pour les enfants, c'est quand même le début de la galère, on ne sait pas où mettre les pieds, avec la glacière qui prend toute la place et les sacs enfouis un peu partout. Péage de St-Arnoult, Bordeaux, Hendaye, plusieurs étapes importantes et déjà quelques (més)aventures alors qu’on n’a pas encore atteint la première frontière.La route du bled, c’est le rituel du retour au pays pour les vacances estivales au Maroc. On est dans les années 80-90, un porte-bagages chargé à bloc sur la Renault Nevada, et parfois même une remorque, avec des malles bleues et des sacs Tati qui débordent. Une brochette d’enfants sur la banquette arrière qui se disputent la place dans le coffre pour piquer un somme tranquille. Une maman qui cuisine sur le butagaz dans les aires de repos et qui refuse de fermer l’œil de peur que son mari s’endorme au volant. Des affiches d’interdiction de se laver les pieds dans les lavabos des stations-services espagnoles (ablutions non désirées !). Tout ça sur des routes sinueuses et denses (les autoroutes espagnoles n’étaient encore qu’un rêve), sans GPS (mais avec des cartes Michelin) et bien-sûr sans clim. C’est un mélange de nostalgie joyeuse et douce-amère qui fait remonter à la surface les souvenirs d’une époque. Un road trip dans l’histoire des Maghrébins de France.Ayant connu elle-même la route du bled lors des vacances au pays de ses parents, Halima Elkhatabi a choisi de faire raconter cette histoire par plusieurs voix. Drôles, lucides et contradictoires, mais toujours émouvantes, les paroles des unes et des autres tissent un récit méconnu et picaresque, partagé par des millions de Français d'origine maghrébine.


    Enregistrements : novembre-décembre 18 - Réalisation & mix : Arnaud Forest - Assistante recherche: Safia Elkhatabi - Illustrations : Rachid Sguini - Réalisation & montage : Halima Elkhatabi