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  • Certaines photos marquent les esprits. Au point de devenir des clichés culte. C'est le cas de la célèbre photo montrant Jacques Chirac enjambant un tourniquet d'une station du métro parisien. Mais quelle est l'origine de ce cliché ?

    Un homme politique qui saute les barrières

    Nous sommes le 5 décembre 1980. Un homme en costume se présente devant l'un des tourniquets de la station de métro Auber, à Paris. Il hésite un instant, puis décide de passer par dessus en l'enjambant.

    Cet homme, c'est Jacques Chirac. Il est maire de Paris depuis plus de trois ans. Il est venu dans le métro pour inaugurer une exposition de photos. Et c'est un photographe de l'Agence France-Presse qui immortalise la scène.

    Dès la publication de la photo, les commentaires fusent. Personne ne pense sérieusement que l'ex Premier ministre a voulu resquiller. Mais certains voient dans ce geste un symbole : celui d'un homme audacieux, décidé à tout pour atteindre ses objectifs politiques.

    Pour eux, la photo montre aussi un homme dénué de préjugés, et toujours prêt à se "débrouiller" avec les moyens du bord. D'autres saluent la prouesse physique chez un homme qui, deux ans auparavant, avait été victime, dans ses terres de Corrèze, d'un grave accident de voiture.

    Le maire de Paris ne prenait jamais le métro

    Mais que se cache-t-il vraiment derrière ce célèbre cliché ? Comme l'indique le photographe qui l'a pris, la vérité est toute simple.

    D'après lui, Jacques Chirac, comme de nombreux hommes politiques, n'empruntait pas les transports en commun. De ce fait, il ne connaissait pas le fonctionnement du métro. Il ne savait donc que faire de son ticket.

    Le directeur de la RATP, qui accompagnait le maire dans sa visite, l'a donc glissé pour lui dans le portique. Seulement Jacques Chirac ignorait qu'il fallait le reprendre pour que le portillon s'ouvre.

    Comme il ne l'a pas fait, le tourniquet ne s'est pas abaissé. Pensant peut-être que le portillon était en panne, Jacques Chirac a donc trouvé plus expédient de l'enjamber. Ce qui était d'ailleurs bien dans sa nature d'homme dynamique et un peu pressé.
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    Il nous paraît évident de différencier le côté gauche et le côté droit de nos chaussures. Et pourtant, il n'en a pas toujours été ainsi.

    Le fournisseur de l'armée

    La paternité de cette séparation des chaussures en deux côtés appartient à un certain Alexis Godillot. On le voit, ce nom propre est associé de si près à l'univers de la chaussure qu'il en devint un des synonymes.

    Né à Besançon, en 1816, il se spécialise d'abord dans la décoration urbaine, lors des fêtes publiques. Puis il s'installe à Paris, où il ouvre une tannerie.

    Sa fortune viendra de la guerre de Crimée, qui débute en 1853. En effet, Godillot devient le fournisseur officiel de l'armée française. Son entreprise fournit aux soldats non seulement des chaussures, qui allaient devenir les fameux "godillots", mais aussi des selles et des tentes.

    C'est la fortune et la prospérité pour Alexis Godillot, qui emploie bientôt plus de 3.000 ouvriers. Véritable notable, il devient même maire de Saint-Ouen, où sont situées ses usines.

    Des chaussures beaucoup plus confortables

    Les soldats qu'il équipait doivent à Alexis Godillot une innovation majeure, qui accrut grandement leur confort et facilita leurs marches. En effet, c'est à lui qu'on doit la différenciation des chaussures en un côté droit et un côté gauche.

    Aussi surprenant que cela puisse paraître, cette différence n'existait pas avant l'invention de M. Godillot. Il fallait donc patienter, et souvent souffrir, avant que chaque chaussure épouse plus ou moins la forme du pied qu'elle entourait. Avant d'en arriver là, les infortunés marcheurs devaient spporter les ampoules qui se formaient dans ces incommodes chaussures.

    Mais Godillot ne s'arrête pas en si bon chemin. Pour procurer encore plus de confort aux marcheurs, il imprime aux semelles intérieures des chaussures une courbure qui correspond à celle de la voûte plantaire. Il utilise également un procédé spécifique pour rendre ses chaussures plus imperméables.

    Même si elles étaient mieux conçues, ces massives chaussures militaires furent affublées du sobriquet un tantinet péjoratif de "godasses", utilisé ensuite pour désigner, dans le langage familier, toute sorte de chaussure.
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  • Si vous prononcez le nom de "Lustucru", votre interlocuteur pensera sûrement à une célèbre marque de pâtes, créée en 1911. Mais ce nom désigne également une révolte, qui eut lieu sous le règne de Louis XIV.

    Une révolte fiscale

    Les "Lustucru" se révoltent en 1662, dans la région du Boulonnais, située dans l'actuel département du Pas-de-Calais. À l'origine de cette émeute, on trouve, comme dans de nombreuses "émotions" populaires de l'Ancien Régime, le refus de payer certains impôts.

    En effet, les habitants refusent d'acquitter une nouvelle taxe, édictée en mai 1661. S'ils réagissent ainsi, c'est pour deux raisons principales. En premier lieu, ils avaient été exemptés, dans le passé, de certains impôts, comme les aides ou la taille.

    Les habitants considèrent cette nouvelle taxe une atteinte à leurs coutumes, et donc à la relative autonomie de leur région. Par ailleurs, ils ne voient pas la nécessité de payer des impôts en temps de paix.

    La révolte s'étend de la fin juin à la mi-juillet 1662. La répression est impitoyable. Plusieurs meneurs subissent le supplice de la roue et des centaines de révoltés sont envoyés aux galères. Pour autant, Louis XIV ne met pas fin aux privilèges du Boulonnais.

    Une sorte de croque-mitaine

    Il reste à savoir pourquoi les émeutiers se sont fait appeler des "Lustucru". À vrai dire, l'origine du nom est assez obscure.

    Il est possible qu'il fasse référence à un personnage populaire, très connu sous l'Ancien Régime. Il serait représenté comme une sorte de forgeron, également doué pour la médecine.

    Équipé de ses outils, ce "Lustucru" se donnerait pour mission de refaire, en quelque sorte, la tête des femmes qui ont mauvais caractère.

    Mais il se peut aussi que ce nom soit la contraction d'une formule entendue sur les scènes de théâtre. Dans une pièce représentée peu après la révolte, et précisément intitulée "L'eusses-tu cru ?", cette question revenait souvent dans la bouche de paysans pourchassés.

    Comme ce personnage de "Lustucru" est connu pour effrayer ses victimes, certains n'ont sans doute pas hésité à l'associer au Roi-Soleil lui-même, qu'ils voient comme le bourreau des paysans du Boulonnais.

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  • Érigées sur le mont Lee, qui domine l'un des quartiers de Los Angeles, les immenses lettres formant le mot "Hollywood" sont célèbres dans le monde entier. Mais quelle est l'histoire de ce panneau associé à la gloire du cinéma américain ?

    Un projet immobilier

    L'origine du panneau serait due à un certain H.J. Whitley, marchand de bonbons de son état. En 1923, il a l'idée de faire édifier, sur le mont Lee, un immense panneau. Mais celui qui lève les yeux ne lit pas "Hollywood", mais "Hollywoodland".

    Le but du commerçant, en effet, n'est pas de célébrer le cinéma, mais de mener à bien une opération immobilière. Ainsi, les gens, même s'ils sont très loin, savent qu'il y a des terrains à vendre dans la région.

    Les immenses lettres font environ 15 mètres de haut sur 9 mètres de large. Le promoteur immobilier décide même de les illuminer la nuit, au moyen d'ampoules électriques qu'un employé est chargé de remplacer quand elles sont grillées.

    Un panneau qui retrouve tout son éclat

    Mais bientôt personne ne s'occupe plus du panneau, qui se délabre. En 1939, il est laissé à l'abandon. Dix ans plus tard, la chambre de commerce Los Angeles décide de le remettre en état.

    Elle en profite pour faire enlever le mot "LAND" et retirer les ampoules. Le monument ne sera plus éclairé. En 1973, le panneau est classé comme monument historique. Des personnalités, dont l'ancienne star du cinéma muet Gloria Swanson, se mobilisent pour faire repeindre le monument.

    Cinq ans plus tard, une rénovation complète est entreprise. De nouveaux caractères, en acier, remplacent les anciennes lettres, très dégradées.

    Dans les années 2000, les autorités et des donateurs privés joignent leurs efforts pour racheter les terrains situés près du panneau. Aucune construction ne pourra donc en cacher la vue.

    Le monument est encore restauré en 2012. De nos jours, il est interdit à la visite et protégé des intrusions. Il sera donc difficile aux farceurs de modifier l'ordre des lettres, comme plusieurs le firent autrefois. L'un d'eux composa ainsi le mot "Hollyweed", ce qui signifie "Holly-joint".
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  • Les éruptions volcaniques représentent un danger pour les populations, qui ne doivent pas vivre trop près des volcans. Mais, d'un autre côté, les terres situées sur leurs pentes sont très fertiles, du moins si certaines conditions sont réunies.

    Une terre volcanique très fertile...

    La lave et les cendres qui retombent sur les pentes d'un volcan sont comme une sorte d'engrais naturel. En effet, ces projections volcaniques sont composées de minuscules morceaux de verre, très riches en minéraux, comme le potassium, le fer ou le magnésium.

    Autant d'éléments qui favorisent le développement des plantes. Mais avant de devenir une terre très fertile, le sol volcanique doit subir une transformation spécifique. Il s'agit du processus d'"argilisation".

    Les particules composant la lave et les projections volcaniques subissent alors une érosion qui les rend encore beaucoup plus petites. Ainsi, ces particules, dont la taille est devenue infime, peuvent être absorbées par les racines des plantes.

    Cette terre fertilisée donnera des récoltes plus nombreuses et plus abondantes.

    ...Si les conditions sont réunies

    En effet, une terre volcanique n'est fertile qu'à certaines conditions. En premier lieu, l'argilisation des terres n'a lieu que si la température est assez élevée. C'est pourquoi la terre déposée auprès des volcans d'Islande, par exemple, ne produit pas de récoltes.

    Par ailleurs, certaines coulées de lave sont composées de trop gros fragments pour pouvoir se diviser, sous l'effet de l'argilisation, en particules assez fines. Les agrégats de plus petite taille se transforment plus facilement.

    Enfin, la terre volcanique ne se prête pas toujours à l'argilisation. C'est notamment le cas des projections basaltiques. Au contraire, le processus est accéléré sur les volcans qui se forment sous l'eau et surgissent de la mer.

    L'argilisation se produira donc plus facilement dans un climat chaud. Il doit aussi comporter une part d'humidité. Ainsi, sur les pentes de certains volcans philippins, les agriculteurs n'ont pas même à attendre six mois pour faire une nouvelle récolte de riz.

    La vigne se plaît également sur les terrains volcaniques. Les Romains en cultivaient déjà sur les pentes du Vésuve, avant l'éruption qui, en 79, engloutit Pompéi.
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  • Vous l'avez remarqué, les mouches sont beaucoup plus nombreuses en été. Et même si on aimerait bien s'en débarrasser, surtout durant cette saison, il ne faut pas oublier que ce sont des insectes utiles.

    Les mouches ont besoin de chaleur et d'humidité

    Si les mouches sont plus abondantes en été, c'est surtout à cause de la température. En effet, c'est la chaleur qui active leur métabolisme. En hiver, elles sont en sommeil.

    Mais dès que la belle saison se profile, les mouches sont de retour. Et plus la température s'élève, plus elles sont nombreuses. En effet, c'est la chaleur qui favorise aussi les accouplements.

    Ainsi, avec une température de 30°C, une femelle pourra pondre jusqu'à 1.000 œufs en seulement 12 jours ! En plus de la chaleur, les larves, pour grandir, ont cependant besoin d'une certaine humidité et d'une nourriture suffisante. À cet égard, les mouches se délectent des déchets ou des fruits trop mûrs.

    Durant certains étés, les mouches sont encore plus nombreuses. Cette saison succède en général à un hiver bref et assez doux.

    Des insectes utiles mais pas inoffensifs

    Les mouches sont importunes, surtout en été. Leur bourdonnement nous irrite et trouble aussi bien nos siestes que notre tranquillité. Dans notre désir de les éliminer, nous songeons rarement à leur utilité.

    Et pourtant ces insectes sont indispensables à plus d'un titre. En premier lieu, elles contribuent, comme les abeilles, à la reproduction des plantes et des fleurs. En effet, les mouches transportent, elles aussi, le pollen d'une fleur à une autre.

    Par ailleurs, elles représentent un maillon essentiel de la chaîne alimentaire. En effet, d'autres animaux, comme les poissons ou les oiseaux, se nourrissent en partie de mouches. La disparition de ces insectes pourrait compromettre la survie de ces espèces.

    La médecine utilise aussi les mouches. Quand elles sont stérilisées, leurs larves contribuent parfois à la cicatrisation de certaines plaies.

    Ceci étant, les mouches ne sont pas inoffensives. Se posant volontiers sur des excréments, par exemple, elles peuvent en effet transmettre à l'homme des bactéries nocives, et donc certaines maladies.
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  • Comme les autres, le monde du sport a son vocabulaire propre. Ainsi, dans les stades de football, certaines tribunes sont appelées des "kops". Mais quelle est l'origine de ce terme ?

    Une tribune pour les supporters turbulents

    Dans les stades, certaines tribunes sont baptisées "kops". Elles regroupent souvent les membres des clubs de football et, d'une manière générale, les supporters les plus enthousiastes ou, diront certains, les plus turbulents.

    Ce "kop" est souvent situé derrière les buts du terrain de football. C'est cette tribune que choisissent de préférence les "hooligans", qui viennent plus pour en découdre avec les supporters de l'équipe adverse que pour voir le match.

    Venu d'outre-Manche, le terme a été adopté en France au cours des années 1980.

    Une bataille acharnée

    Le mot "kop" a une origine militaire. En effet, c'est à une bataille que ces tribunes doivent leur nom. Il s'agit de la bataille de "Spion Kop", qui eut lieu les 23 et 24 janvier 1900, lors de la deuxième guerre des Boers.

    Ce conflit opposait le Royaume-Uni aux Républiques fondées par les Boers, pionniers originaires des Pays-Bas et venus s'installer en Afrique du Sud.

    Si une partie du nom de cette bataille a fini par désigner ces tribunes de supporters agités, c'est en raison de l'âpreté du combat. La colline de Spion Kop occupaiten effet une position stratégique, dont les Anglais devaient s'emparer s'ils voulaient prendre le dessus sur leurs ennemis.

    Or le combat tourne au carnage. Les Anglais sont d'abord bombardés durant leur ascension de la colline. Puis l'affrontement devient un corps-à-corps sanglant, qui provoque de très lourdes pertes. En effet, environ 250 Britanniques y perdent la vie et plus de 1.200 sont blessés.

    C'est en 1903 que le nom de "Spion Kop", en référence à cette bataille acharnée, sera donné pour la première fois à la tribune d'un stade alors en pleine rénovation. Il s'agit du stade d'Anfield Road, à Liverpool.

    Cette tribune couverte, sans places assises, était fréquentée par les supporters les plus agités. Bientôt, ce type de tribune sera simplement appelée "kop". Puis le mot fera florès.
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  • Le 27 janvier 1967, les trois astronautes constituant l'équipage d'Apollo 1 perdent la vie dans l'incendie de leur vaisseau. Un pasteur, qui travaillait lui-même à la NASA, crée un organisme dont l'une des missions est de fournir aux futurs cosmonautes des Bibles qu'ils puissent emporter sur la Lune. Voici l'histoire de ces "Bibles lunaires".

    Une tragédie qui suscite la réflexion

    De nombreux cosmonautes, souvent de confession protestante, attachent, comme bon nombre de leurs compatriotes, une grande importance à la lecture et à la méditation de la Bible. Ainsi, Buzz Aldrin, qui, après Neil Armstrong, fut le deuxième homme à marcher sur la lune, le 20 juillet 1969, lut-il, à ce moment-là, un passage de l'Évangile.

    On a également su qu'Edward White, l'un des astronautes qui ont trouvé la mort au cours de la mission Apollo 1, aurait souhaité emporter une Bible avec lui.

    Mais il était impossible de prendre avec soi, dans une fusée en partance pour la lune, un ouvrage aussi lourd. En effet, les astronautes ont le droit d'emporter quelques effets personnels, qu'ils doivent mettre dans un petit sac, conçu à cet effet. Mais celui-ci ne doit pas peser plus de 200 grammes.

    C'est à ce moment qu'intervient le pasteur John Stout. Il est informaticien à la NASA. Mais il est également l'ami de plusieurs astronautes et anime un groupe de prières, l'"Apollo prayer league", dont certains font partie.

    L'un des objectifs qu'il se fixe est de concevoir des Bibles que leur taille et leur format permettraient aux astronautes d'emporter sur la lune.

    Des Bibles sur la lune

    C'est à l'initiative de ce groupe de prières, fondé en 1968, que des centaines de Bibles sont élaborées. Elles ont été achetées par l'"Apollo prayer league" à une entreprise qui les avait fabriquées à l'occasion de la Foire internationale de New York, en 1964.

    Ces Bibles ne ressemblent nullement aux ouvrages traditionnels. Elles sont infiniment plus légères. En effet, il s'agit de microfilms ayant à peu près la taille d'un timbre-poste. Cette Bible détient donc un record : il s'agit en effet de la plus petite jamais fabriquée.

    Le pasteur Stout, qui est aussi informaticien, a imaginé, à partir de ces microfilms, une version sur microfiche, adaptée au transport dans l'espace et à l'usage des cosmonautes. Chaque microfiche se présente sous la forme d'un minuscule carré, de 2,5 cm de côté environ.

    Mais aussi petit soit-il, ce livre n'en referme pas moins l'intégralité du texte biblique. Soit 1245 pages et plus de 773.000 mots.

    Les caractères sont si petits qu'il faut un microscope pour pouvoir les lire ! Il sera dès lors possible d'emporter sur la lune non pas un seul livre, mais de très nombreuses Bibles. C'est ainsi qu'Edgar Mitchell qui fut, en 1971, le sixième homme à marcher sur la lune, emmena de nombreux exemplaires de ces Bibles miniatures avec lui, enfermées dans un petit sac.

    Certaines sont restées à bord du module lunaire, d'autres sont revenues sur terre. Sur ces exemplaires, seuls sept portant, en gage d'authenticité, les signatures d'Edgar Mitchell et de John Stout, sont encore en circulation. On l'a dit, certains de ces ouvrages sont restés sur la Lune. Une copie papier de ces microfiches, parée d'une couverture rouge, aurait même été laissée à bord d'un véhicule abandonné sur notre satellite.

    Une bataille judiciaire autour des "Bibles lunaires"...
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  • Les joueurs de tennis ont leurs habitudes. C'est ainsi que, quand ils frappent une balle, beaucoup d'entre eux se mettent à crier. On peut se demander à quoi rime cet usage, qui s'est répandu peu à peu.

    De véritables hurlements

    Les courts de tennis n'ont pas toujours été aussi bruyants. Ou du moins n'y entendait-on que le bruit mat produit par le choc de la balle contre la raquette.

    Certains joueurs n'ont commencé à crier, au moment de frapper la balle, que dans les années 1960. Et il ne s'agit pas, la plupart du temps, d'un grognement sourd. Les cris poussés par certains joueurs atteignent en effet une intensité sonore étonnante.

    Ainsi, ce qu'il faut bien appeler les hurlements de la joueuse russe Maria Sharapova ont atteint les 100 décibels. Quant à la joueuse portugaise Michelle Larcher de Brito, capable d'émettre un son de 109 décibels, elle rivalise presque avec le lion, dont les rugissements sont à peine plus puissants.

    Des cris au service d'un jeu plus efficace

    Si les joueurs de tennis mobilisent ainsi leurs cordes vocales, c'est qu'ils y trouvent des avantages. D'après certaines études, le cri accompagnant la frappe de la balle permettrait d'en augmenter la vitesse. La balle frappée dans ces conditions serait ainsi plus rapide d'environ 7 km/h.

    Cette émission sonore donnerait au joueur plus de force et de stabilité. En outre, ces cris poussés à intervalles réguliers lui permettraient de conserver plus facilement le rythme nécessaire à l'efficacité du jeu.

    Mais ces cris seraient également destinés à l'adversaire. En couvrant le bruit produit par la balle, au moment de la frappe, ils priveraient l'autre joueur de précieux enseignements, notamment sur sa vitesse.

    Mais si un joueur crie, ce serait aussi pour déstabiliser son adversaire. En effet, de tels sons, plus ou moins perçants, le troubleraient un instant, au point de ralentir ses gestes, de quelques millisecondes. Il n'en faudrait pas plus pour rater une balle.

    Mais cette intempérance sonore indispose parfois le public comme les autres joueurs. Aussi les plus bruyants ont-ils promis de se montrer plus silencieux.
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  • Les neuf cercles de l'Enfer sont décrits dans la première partie de la "Divine Comédie", écrite par Dante entre 1303 et 1321. Chacun de ces cercles concentriques est destiné à des hommes ayant commis un péché particulier.

    Une vision de l'Enfer

    Dante expose sa conception de l'Enfer dans l'un des 33 chants qui composent son œuvre maîtresse, la "Divine Comédie". Se référant à des traditions plus anciennes, il le décrit comme une sorte de cône, divisé en neuf cercles concentriques, aperçu au cours d'un voyage imaginaire.

    Dante a voulu donner une forme d'organisation à l'Enfer, en hiérarchisant les péchés, et donc les cercles qui leur correspondent. Plus l'on se rapproche du "centre" de l'Enfer, plus les péchés sont graves.

    Les pécheurs les plus coupables sont d'ailleurs moins nombreux, puisque le cône, large au niveau du premier cercle, se réduit de plus en plus en s'approchant de la dernière zone.

    Gardé par des êtres maléfiques, chaque cercle accueille donc les hommes en fonction des péchés qu'ils ont commis.

    À chaque pécheur son cercle

    Les péchés qui, dans la "Divine Comédie", entraînent les coupables vers l'un des cercles de l'Enfer, correspondent plus ou moins aux sept péchés capitaux définis par l'Église catholique et dont la liste a été définitivement fixée par saint Thomas d'Aquin au XIIIe siècle.

    Dans le premier cercle, pourtant, qui correspond aux limbes, on ne trouve que des âmes corrompues par le péché originel. Autrement dit, il s'agit surtout des enfants morts sans avoir pu recevoir le baptême.

    Le deuxième cercle accueille les humains coupables de luxure. Dante y place notamment Hélène de Troie et Cléopâtre. À chaque cercle correspond un châtiment spécifique. Ainsi les gourmands, qui sont précipités dans le troisième cercle, sont parfois dévorés par des démons.

    De leur côté, les avares, qu'on trouve dans le quatrième cercle, roulent des poids, tandis que, dans le cinquième cercle, les coléreux se noient dans un marais.

    Les pécheurs se partagent ainsi ces lieux lugubres jusqu'au neuvième cercle. Là se pressent les plus infâmes des hommes, d'après Dante du moins. D'ailleurs Lucifer lui-même y trône en majesté.
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  • Né en 563 avant J.-C., dans une région située aujourd'hui entre l'inde et le Népal, Siddharta Gautama, surnommé le "Bouddha", autrement dit l'"Éveillé", fut d'abord un prince, vivant dans l'opulence. Puis il fut amené à fonder une nouvelle religion, le bouddhisme.

    Un prince frappé par la souffrance

    Fils d'un roi et marié très jeune, le prince Siddharta connaît d'abord une existence préservée. Puis, à l'âge de 29 ans, sa vie prend un autre cours.

    En sortant se promener, un jour, il aperçoit en effet un malade, puis un vieillard et enfin un cadavre. Le voilà donc en contact avec cette souffrance qu'on lui avait cachée jusque là.

    Il se rend compte, alors, que sa vie de privilégié ne l'en protège pas plus que les autres hommes. Frappé par la sérénité d'un saint homme, il veut l'imiter. Renonçant à sa vie mondaine, il mène une existence ascétique.

    Mais cette vie, menée durant six ans, n'entraîne que des frustrations. À l'âge de 35 ans, Siddharta s'assoit alors sous un figuier et, après une intense méditation, reçoit enfin l'"illumination". Dès lors, il devient le "Bouddha".

    Les quatre nobles vérités

    Pour le Bouddha, seule la "voie moyenne", à mi-chemin des mondanités et des rigueurs de l'ascétisme, peut conduire à l'illumination.

    Après son Éveil, le Bouddha énonce les "quatre nobles vérités", qui sont au fondement du bouddhisme. La première enseigne que la vie est souffrance, la seconde que le désir est à l'origine de la souffrance et la troisième que seuls la cessation et l'oubli du désir peuvent amener la libération de l'homme.

    Quant à la quatrième vérité, elle décrit le chemin menant à cette extinction du désir, et donc de la souffrance. L'homme qui y parvient peut alors briser le cycle des réincarnations ("Samsara") et accéder au nirvana, qui n'est pas une sorte de "paradis", mais un état d'éveil suprême.

    Le Bouddha n'est donc ni un dieu ni un messager, mais un homme ayant réussi à atteindre un état de plénitude spirituelle. Ce fut aussi un guide et un modèle pour ses contemporains, car il passa la seconde partie de sa vie à voyager et à répandre sa pensée.
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  • Des chercheurs se sont aperçus par hasard que les souris mâles avaient peur des bananes. L'odeur de ce fruit contient en effet un composé que ces rongeurs retrouvent dans leur environnement.

    Un composé répulsif

    Les chercheurs ont donc découvert, de manière fortuite, que les souris mâles avaient tendance à s'écarter d'une banane si elles la trouvaient sur leur chemin.

    Ils se sont aperçus que cette aversion provenait d'un composé provenant de l'effluve de la banane. Les scientifiques se sont alors demandé pourquoi la perception de cette odeur provoquait un mouvement de retrait chez ces souris mâles. Mouvement d'ailleurs encore plus net chez les mâles encore vierges.

    Ils ont fini par découvrir la clef de l'énigme. Ce composé, appelé acétate de pentyle, se retrouvait aussi dans l'urine des femelles enceintes ou allaitantes.

    Protéger sa progéniture

    Mais pourquoi les souris mâles se tiennent-elles éloignées des femelles enceintes et surtout de celles qui allaitent ? Si ces mâles pouvaient s'en approcher, ils pourraient s'en prendre aux petits.

    Cette attitude, qu'on retrouve chez d'autres espèces, s'explique par un instinct d'amélioration des capacités génétiques et donc de l'espèce. En tuant la progéniture d'une femelle, le mâle la contraint à un nouvel accouplement, qui, en quelque sorte, mettra en avant son patrimoine génétique.

    Et si les mâles vierges sont encore plus effrayés par l'odeur de cette urine et des bananes, c'est parce qu'ils ont encore plus tendance à s'attaquer aux souriceaux. Il faut donc les tenir encore plus à l'écart.

    Les hormones émanant de l'urine des souris allaitantes, qu'on retrouve dans l'odeur des bananes, avertissent donc les mâles qu'ils ne doivent pas s'approcher. Dans ce but, leur perception provoque chez eux un stress assez intense.

    Et l'exposition à de l'huile de banane a causé un stress similaire aux souris mâles. Mais l'odeur de l'urine ou de la banane a un autre effet sur elles : elle les rend plus ou moins insensibles à la douleur.

    Ainsi, les mâles ne sentent la douleur que quelques minutes après avoir perçu l'odeur de l'urine ou de la banane. Et, là encore, cet effet est plus sensible chez les mâles vierges.
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  • Dans le cadre des jeux, qui avaient lieu dans les arènes romaines, chrétiens et esclaves étaient souvent livrés aux bêtes fauves. Mais certaines auraient épargné leurs victimes. Ce fut le cas de sainte Blandine et, même si les faits sont moins avérés, de l'esclave Androclès.

    Un lion peu féroce...

    Les faits se déroulent au Ier siècle de notre ère, peut-être sous le règne de l'Empereur Caligula. Ils concernent un certain Androclès, un esclave que les mauvais traitements infligés par son maître auraient poussé à s'enfuir.

    Mais l'esclave en fuite est bientôt arrêté par les soldats romains. Pour le punir de son forfait, on le condamne, comme il est fréquent dans ce cas, à périr sous la dent des fauves.

    Jeté dans l'arène, il doit affronter des lions, dont la férocité est aiguisée par des rations de nourriture insuffisantes. Les fauves sont donc lâchés dans l'arène et se précipitent vers le malheureux esclave.

    Mais non seulement l'un des lions ne lui fait aucun mal, mais il le protège des assauts de ses congénères.

    ...Soigné par Androclès

    Sur les gradins, les spectateurs acclament Androclès et demandent sa grâce. L'Empereur la lui accorde mais, étonné de ce prodige, le fait venir au palais et lui demande pourquoi le lion l'a épargné.

    Androclès lui raconte alors l'histoire suivante. Au cours de sa fuite, il se serait réfugié dans une grotte. Un lion blessé l'y aurait rejoint. En effet, une grosse écharde se serait fichée dans sa patte.

    Androclès aurait réussi à l'approcher et lui aurait ôté l'épine. Et l'animal aurait reconnu son bienfaiteur dans l'arène.

    Cette histoire édifiante est relatée par un seul écrivain, qui la tenait lui-même de l'ouvrage d'un témoin oculaire. De ce fait, elle relève peut-être plus de la légende que de l'Histoire.

    D'autant que cette anecdote se réfère à un genre assez codifié, dans lequel un homme soigne une bête blessée qui, en retour, lui témoigne une fidèle affection. On pourrait citer, entre bien d'autres exemples, le cas d'Elpis de Samos, rapporté par Pline l'Ancien, qui aurait retiré un os coincé dans la gueule d'un lion.
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    Tout irrationnelles qu'elles soient, certaines croyances exercent sur notre esprit un irrésistible pouvoir. Ainsi, quand nous voyons une échelle, nous évitons souvent de passer dessous. On peut se demander d'où vient ce type de superstitions.

    La peur de passer sous une échelle

    On a beau trouver cela absurde, on ne peut s'empêcher de changer de trottoir quand on voit une échelle dressée sur son chemin. Mais pourquoi croit-on que, en passant dessous, on attire sur soi de prochains malheurs ?

    L'échelle est considérée come un objet maléfique car elle est associée à des événements funestes. En effet, certains auteurs rappellent qu'elle fut utilisée pour crucifier le Christ.

    Sa forme évoquant un triangle, et donc la Trinité à laquelle croient les chrétiens, passer sous une échelle serait en outre Ainsi, assimilé à une sorte de profanation.

    Par ailleurs, les bourreaux montaient sur une échelle pour installer, sur le gibet, la corde devant servir à la pendaison d'un criminel. Pour aller à son supplice, le condamné passait sous l'échelle tandis que l'exécuteur des hautes œuvres la contournait.

    Ceci étant, les gens qui évitent de passer sous les échelles ne sont pas toujours superstitieux. Parfois, ils ont tout simplement peur de recevoir sur la tête un pot de peinture ou tout autre objet en équilibre instable sur un des barreaux de l'échelle.

    L'origine d'autres superstitions

    Il existe bien d'autres superstitions, dont l'origine est souvent aussi mal connue. Ainsi, si l'on touche du bois pour appeler la chance sur ses projets, c'est que ce matériau, dans de nombreuses religions, était considéré comme sacré.

    Les Celtes y voyaient une source de puissance, alors que, pour les chrétiens, il évoque le bois de la croix sur laquelle Jésus fut crucifié. De même, si l'on évite de déplier un parapluie à l'intérieur, c'est par référence à l'ouverture, parfois dangereuse, des premiers parapluies à armature métallique, fabriqués dans l'Angleterre du XVIIIe siècle.

    De leur côté, les chats noirs traînent leur mauvaise réputation depuis très longtemps. Ils étaient déjà assimilés à la malchance et à la mort dans l'Égypte ancienne. Et au Moyen-Âge, on les associait à la sorcellerie.

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  • Le destin de Tété-Michel Kpomassie est singulier. En effet, il sera le premier Africain à se rendre au Groenland.

    Un livre providentiel

    Tété-Michel Kpomassie naît en 1941 au Togo, alors sous administration française. Quand il a 16 ans, un accident est sur le point de changer le cours de sa vie. Alors qu'il cueille des noix de coco, il est effrayé par un python.

    La peur le fait tomber de l'arbre. Sous le choc, il perd connaissance. Adepte des croyances traditionnelles, sa famille essaie de le soigner par les plantes, puis le conduit chez une guérisseuse, qui le remet sur pied.

    Son père décide alors que, en signe de gratitude, le jeune homme deviendra prêtre. Cette perspective ne le séduit pas du tout, mais il n'a guère les moyens d'y échapper.

    Son salut vient d'un livre, découvert dans la bibliothèque tenue par les pères jésuites. L'ouvrage parle du Groenland. C'est un coup de foudre immédiat. Tété-Michel Kpomassie a décidé de qu'il ferait de sa vie : il irait au Groenland !

    L'arrivée au Groenland

    Et de fait, ce jeune homme sans argent se lance, en 1957, dans un véritable périple. Il finira par arriver à destination mais, pour cela, il ne lui faudra pas moins de huit ans !

    Il quitte donc le Togo et passe d'abord par plusieurs pays de l'Afrique occidentale, comme la Côte-d'Ivoire, le Ghana ou le Sénégal. Il finit par embarquer pour l'Europe. Le voilà à Paris, où il demeure huit mois, puis à Berlin, où il reste une année entière. Enfin, après d'autres péripéties et un passage par le Danemark, il parvient à trouver un bateau qui le mène au Groenland.

    Nous sommes en 1965; Tété-Michel Kpomassie est enfin arrivé dans ce pays auquel il a tant rêvé. Mais les premiers contacts avec la population sont un peu difficiles. N'ayant jamais vu d'homme à la peau noire, les Groenlandais le prennent d'abord pour une divinité décrite dans une de leurs légendes.

    Puis le jeune Togolais finit par gagner leur confiance et noue avec eux des relations cordiales. Il racontera son aventure dans un livre paru en France en 1980.

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  • La séparation entre les catholiques et les orthodoxes date du schisme de 1054. Elle s'explique par des divergences concernant la doctrine, le rituel ainsi que l'organisation des Églises. La manière de se signer est l'une de ces différences.

    Deux religions différentes

    Catholiques et orthodoxes sont des chrétiens. Les divergences portant sur le dogme sont à vrai dire assez minces. La principale concerne la conception de la Trinité. Pour les catholiques, en effet, le Saint-Esprit procède à la fois du Père et du Fils.

    Il ne procède que du Père pour les orthodoxes. C'est cette querelle du "Filioque", qui signifie "et du Fils", qui a provoqué la rupture de 1054. De même, l'Église orthodoxe n'admet pas certains dogmes, comme celui de l'Immaculée Conception.

    Catholiques et orthodoxes n'ont pas la même conception de la hiérarchie ecclésiastique. En effet, les Églises orthodoxes, qui sont dirigées par des patriarches, ne reconnaissent pas la primauté du Pape. Par ailleurs, les prêtres orthodoxes ont le droit de se marier.

    Des fidèles qui ne se signent pas de la même manière

    Une autre différence entre ces deux confessions chrétiennes concerne le rituel. Il s'agir de la façon de se signer. En effet, les catholiques font ce signe de la croix de haut en bas, c'est-à-dire du front vers la poitrine, puis de l'épaule gauche vers l'épaule droite, alors que les orthodoxes se signent de la droite vers la gauche.

    Il faut rappeler qu'à l'origine le signe de croix ne se faisait que sur le front. Il répondrait à la bénédiction du prêtre, dont le geste allait bien de la gauche vers la droite. Mais, comme ils ne sauraient se bénir eux-mêmes, les fidèles orthodoxes reproduisent, comme en miroir, er donc de la droite vers la gauche, le geste du prêtre.

    Par ailleurs, les catholiques se signent d'ordinaire avec les cinq doigts dépliés de la main droite, qui symbolisent les cinq plaies du Christ sur la croix.

    En revanche, les orthodoxes se signent avec trois doigts de la main droite, le pouce, l'index et le majeur. Ces doigts, qui sont réunis, représentent le Père, le Fils et le Saint-Esprit, qui forment la Trinité.

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  • Mis au point à la fin du XIXe siècle par un médecin américain, le dilatateur rectal était décrit comme le remède souverain à de nombreux mots. Son utilisation, telle qu'elle était prescrite, fut cependant jugée dangereuse pour la santé par les tribunaux.

    Pour dilater le rectum

    Le dilatateur rectal est breveté en 1892 par un certain docteur Young. Ces objets en forme de torpilles, de tailles différentes, sont présentés dans des coffrets. Ils sont d'abord fabriqués en caoutchouc dur puis en bakélite.

    Le patient était invité à enduire l'objet d'une préparation concoctée par le Dr Young ou, à défaut, de vaseline. Puis il devait ensuite l'insérer tout entier dans le rectum.

    Au bout d'une minute, environ, les muscles le retenaient sans effort. Il fallait ensuite garder le dilatateur un certain temps, qui dépendait de l'effet attendu. On pouvait ensuite passer à un dilatateur de plus grande taille.

    Un médicament miracle

    On ne s'étonnera pas outre mesure que le Dr Young ait préconisé l'usage de ces dilatateurs rectaux pour combattre la constipation et les hémorroïdes. Encore que celle-ci n'ait pas été vraiment démontrée, on pouvait peut-être en attendre, dans ce domaine précis, une certaine efficacité.

    En revanche, les autres bienfaits de cet appareil, mis en avant par son concepteur, rencontrèrent un large scepticisme. À l'en croire, en effet, le dilatateur rectal aurait été une véritable panacée.

    Il aurait aussi bien guéri de l'acné et des migraines que de l'anorexie ou de la diarrhée. Mais son inventeur le recommandait aussi aux insomniaques et aux anémiques.

    Le Dr Young pensait que son appareil était tout aussi efficace dans le traitement de la nervosité et même de l'aliénation mentale. Mais son dispositif finit par attirer l'attention de la justice.

    Les tribunaux considérèrent en effet que les conseils donnés par la notice accompagnant le produit pouvaient représenter une menace pour la santé du patient qui les suivrait. On lui recommandait en effet d'utiliser ces dilatateurs aussi souvent qu'il le souhaitait.

    La justice ayant jugé cette recommandation dangereuse pour la santé, elle ordonna de détruire les boîtes contenant les objets.

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  • Certains mots historiques sont aussi célèbres que faux. Ainsi, Louis XIV n'aurait jamais prononcé la phrase fameuse : "L'État c'est moi".

    Une phrase probablement apocryphe

    Le Roi aurait prononcé cette phrase, le 13 avril 1655, devant les membres du Parlement de Paris. En employant cette formule frappante, il aurait voulu réaffirmer son autorité face à des parlementaires qui contestaient des édits adoptés, quelques semaines plus tôt, en lit de justice.

    Il s'agissait d'une séance solennelle, au cours de laquelle le monarque en personne ordonnait au Parlement d'enregistrer des ordonnances ou des édits.

    On retrouve la mention de cette phrase dans des ouvrages publiés à la fin du XVIIIe siècle, dont l'un est dû à Louis-Sébastien Mercier, l'auteur du "Tableau de Paris". La formule figure également dans un livre de l'historien Pierre-Édouard Lemontey, paru en 1818.

    Or, cette petite phrase n'apparaît pas dans les registres du Parlement de Paris. Par ailleurs, elle est en contradiction avec d'autres propos, avérés cette fois, tenus par Louis XIV sur son lit de mort. Il y rappelle que si le Roi meurt, l'État, lui, "demeurera toujours".

    Rétablir l'autorité royale

    Cette formule, "l'État c'est moi", est censée montrer la détermination de Louis XIV de redresser l'autorité monarchique. Et ces mots auraient d'autant plus de poids que le monarque s'est présenté devant le Parlement en tenue de chasse et le fouet à la main.

    Il est vrai qu'en 1655, le pays sortait d'une période très agitée. En effet, la Fronde, de 1648 à 1652, avait pris les allures d'une véritable guerre civile, au cours de laquelle les grands seigneurs et les parlementaires, profitant de la minorité du souverain, avaient contesté l'autorité royale.

    Même si la formule est apocryphe, la volonté de Louis XIV d'imposer une autorité sans partage est authentique. En 1661, à la mort du cardinal Mazarin, le Roi annone qu'il se passera désormais de "principal ministre".

    Et il transformera peu à peu ces nobles indisciplinés et batailleurs, qui ne ne voient dans le monarque que le "primus inter pares", le "premier des leurs", en des courtisans empressés et avides de la faveur du Roi.
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  • Le nom de nos villes est souvent lié à leur histoire propre et aux origines de leur fondation. C'est notamment le cas de celles qui ont pris le nom de Villefranche.

    Des villes libres

    De nombreuses villes, surtout dans le sud de la France, portent le nom de Villefranche. Pour les distinguer, on a souvent accolé à ce premier terme le nom d'une région ou d'un département.

    On pourrait ainsi citer, entre bien d'autres exemples, Villefranche-de-Rouergue ou Villefranche-d'Allier. On trouve parfois la forme "Franque" et Villefranche peut également devenir Francheville.

    Une ville franche c'est, en quelque sorte, une ville "libre", ce qui est bien le sens du mot "franc". Elle l'est dans la mesure où, aux XIIe et XIIIe siècles, les habitants de ces villes, les "bourgeois", se sont soustraits en partie au pouvoir du seigneur local.

    Ils n'ont donc plus à leur payer des redevances spécifiques. Dans certains cas, ils ont même conclu avec lui une charte, qui reconnaît leurs "franchises", leur donnant le droit, en particulier, de s'administrer eux-mêmes.

    Parfois, les seigneurs accordaient d'eux-mêmes ces franchises, dans l'espoir d'attirer des habitants, qui peuplaient alors, surtout dans le sud-ouest, des villes appelées "bastides".

    Des villes formées autour d'une maison ou d'un domaine

    Le nom d'autres villes, très nombreuses aussi, est formé à partir du terme "mesnil". En principe, le "s" ne se prononce pas. On trouve aussi les formes "ménil" ou même "maisnil". On pourrait citer, par exemple, Le Blanc-Mesnil, Vieux-Mesnil ou encore Le Mesnil-Jourdain.

    Le terme "mesnil" vient d'un mot gallo-romain, tiré lui-même du latin "mansio", qui signifie "maison". Il s'agit donc de villes, ou de hameaux, construits autour d'une maison ou d'un domaine agricoles.

    Les villes portant ce nom sont plus nombreuses dans le nord de la France et en Belgique. Elles sont particulièrement fréquentes en Normandie.

    Dans le sud du pays, les villes s'étant formées dans des conditions comparables portent d'autres noms, composés à partir du mot "casa", qui signifie chaumière ou cabane. On trouve ainsi des villes se nommant Caseneuve, dans le Vaucluse notamment, ou encore Lacaze, dans le Lot.
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