Episodes

  • Durant le confinement, Extimité proposait des Journaux Extimes d'invité.e.s des saisons 1 et 2. À l'heure où le déconfinement a été acté le 11mai 2020, nous fermons le cycle des journaux avec un dernier journal.

    Il y est question de déconfinement, de prise de conscience de souplesse, de choix décisifs et d’adaptation. Douce raconte son déconfinement et de manière plus général ce que l'espoir d'un monde d'après dit de note vision linéaire du temps. Elle laisse ensuite la place à Agy invitée de l’épisode 27 du podcast et Jean-Victor de l’épisode 15.

    Anthony conclut ce cycle de Journaux Extimes avec une vision plus détaillée de ce que le confinement a produit, et le déconfinement pourrait produire.

    Montage : Douce Dibondo

    Ce podcast est une création originale et totalement indépendante de Douce Dibondo et Anthony Vincent.

    Piste sonore utilisée : Ma’shoogh de la chanteuse Iranienne Googoosh, titre original du générique d’Extimité

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  • Durant le confinement, Extimité propose des Journaux Extimes d'invité.e.s des saisons 1 et 2. Dans cet épisode, Anthony introduit les témoignages de Marie-Odile et Virginie autour de la médiation et de la réception de l'art.

    "Bonjour Douce, 

    Fini, ça va finir, ça va peut-être finir. Ce confinement va peut-être un jour connaître une fin dans un demain encore lointain. En attendant, merci d’avoir partagé ton journal extime, accompagné par Safia et Yanis. […]

    Je n’ai aucun conseils à te donner d’un point de vue créatif, mais je peux seulement t’encourager et te soutenir, car je sens bien à quel point il importe d’écouter, de lire, et d’apprécier d’autres voix. Justement parce que cela fait trop longtemps qu’on prend pour acquis une vision si étroite de ce que peut être l’universel. Au début du confinement, je me souviens avoir lu sur Twitter avec beaucoup d’amusement des personnes parodier les journaux de confinement de grands auteurs et autrices publiés dans des quotidiens nationaux. Si leur style d’écriture et leur mode de vie pouvaient être imités si facilement, c’est bien parce que cela fait des siècles que seule une partie de la population s’octroie le droit de dicter sa vision du monde comme étant la seule expérience valable. Et qu’à force, on la connaît par coeur.

    C’est l’une des raisons pour laquelle ça fait belle lurette que je lis surtout des oeuvres écrites par des femmes et des personnes LGBT+. 

    Je crois qu’on a toutes et tous commencer à comprendre que les représentations étaient importantes. C’est même devenu un super moyen pour Netflix de cartonner en mettant des personnes LGBT+ et racisées dans toutes les séries. Mais j’ai l’impression que c’est l’arbre qui cache la forêt. Qu’on en oublie à quel point il importe qu’on puisse aussi se doter des moyens de produire et mettre en scène d’autres expériences et visions du monde. Et pas que dans les séries et au cinéma, mais aussi au théâtre, dans la peinture, dans la musique, ou encore dans la littérature.

    Et pour cela, on a aussi besoin d'éditrice et d’éditeur, de productrices et de producteurs, de directrices et de directeurs de lieux culturels et de médias, de commissaires d’exposition, et de critiques qui ont compris à quel point cela peut être enrichssant pour toutes et tous. C’est même un enjeu de justice, à mes yeux, en fait. Bref, il ne s’agit pas seulement de raconter des histoires, mais bien aussi d’encourager leur production et leur réception. Afin que ces visions ne soient pas uniquement cantonnés aux catégories “musique du monde”, “littérature francophone”, “mode urbaine” et autres expositions exotisantes.

    Ça peut sembler loin d’être prioritaire, mais je me demande quand est-ce qu’on pourra retourner vivre des expositions ou aller au théâtre. Parce que j’avoue que ça commence à me manquer terriblement… La question se pose aussi pour se rendre au cinéma ou des concerts, d’ailleurs. C’est pourquoi, suite à la prise de parole d’artiste dans le journal extime 5, Extimité vous propose d’écouter des personnes qui s’occupent de la médiation et de la réception de l’art. D’abord Marie-Odile, galeriste dans l’art contemporain, que vous avez déjà pu entendre dans l’épisode 12. Puis Virginie, critique et créatrice du coffret culturel Nooru Box, déjà entendue dans l’épisode 19.

    Bonne écoute, à très vite.

    Anthony"

     

    Montage et réalisation : Anthony Vincent. 

     

    Ce podcast est une création originale et totalement indépendante de Douce Dibondo et Anthony Vincent.

    Le générique est un extrait du morceau "To Na Bi" de l'artiste Persian Empire.

     

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  • Extimité s'adapte au confinement décrété le 17 mars 2020 en France. Dans les journaux extimes se succèdent d'ancien.ne.s invité.e.s des saisons 1 et 2. Dans cet épisode Douce introduit les journaux extimes de Safia et Yanis, tout.e.s deux artistes.

    "Cher Anthony, 

    Nous sommes le dimanche 19 avril 2020. 

    Il a été annoncé que le début de notre délivrance adviendrait peut-être à partir du 11 mai, date à laquelle on pourrait peut-être espérer un début de déconfinement. D’ici là, comme ont dit, demain c’est loin.

    Et je lisais un article sur Slate évoquant la difficulté que beaucoup de gens rencontraient pendant le confinement : celle de ne pas parvenir à se distraire pleinement. Comme un sentiment d’éternel retour dans une réalité à laquelle on ne pas échapper, même pas grâce à l’imaginaire. Comme si notre capacité à nous évader était censurée par un esprit bien trop inscrit dans le temps présent (quelque peu anxiogène). Bon, pour dire vrai, ce n’est pas aussi angoissant que ça ne semble l’être pour moi, mais il est intéressant de constater à quelle vitesse et intensité notre monde psychique peut être chamboulé. Tu parviens, toi, à te plonger complètement dans un loisir ? 

    (...)

    L’autre jour j’ai regardé un live instagram de Laura Nsafou et Kiyémis, deux autrices afroféministes. Elles y animaient un atelier d’écriture qui s’est très vite transformé en discussion sur le processus d’écriture et comment en tant que personnes minorisées il nous était difficile d’écrire et surtout, d’incarner l’action et le statut que revêtent nos mots. Qu’il se nichait dans nos psychés des mécanismes d’autocensures, alors que nous avons sous les doigts, des vécus multiples qui n’attendent qu’à être écrits. Pourtant, se dire autrice, poétesse, dramaturge etc relève d’une bataille en soi. Se dire et se présenter à la face du monde comme artiste, est perçu comme un affront, comme quelque chose d’inatteignable pour nous.

    Dans ce sixième journal Extime, Safia Bahmed-Schwartz, chanteuse et peintre que nous avions reçu dans d’Extimité raconte son confinement et à quel degré il a remué sa vie d’artiste. Puis c’est au tour de Yanis également reçu dans le podcast, qui se livre sur cette tranche de vie d’artiste, désormais suspendue...

    Je te dis à bientôt,

    Douce"

    Montage et réalisation : Douce Dibondo. Avec un extrait du livre audio Bakhi de Véronique Olmi.

    Ce podcast est une création originale et totalement indépendante de Douce Dibondo et Anthony Vincent.

    Le générique est un extrait du morceau "To Na Bi" de l'artiste Persian Empire.

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  • Extimité s'adapte au confinement décrété le 17 mars 2020 en France. Dans les journaux extimes se succèdent d'ancien.ne.s invité.e.s des saisons 1 et 2. Dans ce quatrième journal extime, Anthony raconte comment la crise du COVID-19 semble répéter l'histoire. Puis il laisse place à Miguel, invité de l'épisode 09 du podcast, pour parler du devoir de mémoire du génocide contre les Tutsi au Rwanda

    "Chère Douce, nous sommes le lundi 13 avril, il est 23h, et je sais déjà que je ne vais pas réussir à dormir. Alors je vole quelques minutes à la nuit pour te répondre au lendemain de ton passage. Demain me semble encore si loin. Si la planète continue de tourner au même rythme, c'est l'humanité qui semble s'être mise sur pause. 

    Tu parles du regard de l'Occident tourné vers l'Afrique. Hier, d'abord plein d'incompréhension, puis d'envie de la part de nouveaux coronisateurs. Aujourd'hui ils y voient un continent cobaye où tester d'éventuels traitements et vaccins. D'après le dernier décompte de l'AFP au 13 avril 2020, plus de 12 800 contaminations et environ 700 morts ont été recensées officiellement en Afrique. En Europe, nous en sommes à 871 000 cas et 71 000 décès recensés. Or, le nombre de lits disponibles dans les unités de soins intensifs ne dépasse pas cinq pour un million d’habitants en Afrique, contre 4 000 en Europe, d'après l'OMS. 

    Alors, demain ce sera peut-être l'hécatombe en Afrique. Et c'est sans doute la peur de cette éventualité qui pourrait persuader l'Afrique de vouloir jouer les cobayes pour le reste du monde.

    Quant tu parles d'humanité amoindries, ça m'a fait penser au livre "Le Ventre des femmes: Capitalisme, racialisation, féminisme" de Françoise Vergès. La politologue y raconte comment dans les années 1960-1970, l'État français a encouragé l'avortement et la contraception dans les départements d'outre-mer alors même qu'il les interdit et les criminalise en France métropolitaine. Aujourd'hui encore, tout porte à croire que l'histoire va se répéter : on va à nouveau traiter les personnes racisées comme des corps cobayes, mener outre-mer ce qu'on oserait à peine faire sur le Vieux Continent. 

    C'est pour éviter que l'histoire ne se répète qu'on a voulu donner la parole à d'ancienne et d'anciens invités d'Extimité pour qu'elle et il nous parle du génocide contre les Tutsi au Rwanda. 

    Comme tu le dis si bien Douce, le confinement représente un moment propice au recueillement. 

    Alors Merci Douce d'avoir introduit le témoignage de Jessica qui a résumé les faits historiques. Aujourd'hui, je laisse Miguel, que vous avez pu déjà entendre dans l'épisode 9, nous répondre avec son journal Extime, son rapport au confinement, au Rwanda, et au devoir de mémoire aujourd'hui. 

    Bonne écoute."

    Montage et réalisation : Anthony Vincent. Avec le morceau "Ibuka" de Suzanne Nyiranyamibwa.

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  • L'équipe d'Extimité s'adapte à la situation du confinement, décrété le 17 mars 2020 en France. Dans ce format toujours intime et tourné vers l'extérieur, se succèdent les tranches de vie des invité.e.s reçu.e.s lors des saisons 1 et 2. Dans ce troisième journal extime Douce raconte comment la crise du covid-19 nous intime le souvenir. Puis elle laisse place au journal de Jessica, invitée de l'épisode 31 du podcast.

    "Cher Anthony,

    Comme je comprends ton besoin de repenser ton avenir en terme professionnelle, le métier de journaliste indépendant que nous avons choisi n’est pas du tout une voie reposante, pour les finances encore moins. Même si la passion est motrice, faut-il tout sacrifier pour elle ? Je ne pense pas. Bien avant la crise sanitaire du covid-19, j’avais déjà pris la décision de m’éloigner de la presse écrite pour me tourner vers celui de la radio/de la production sonore. J’espère que tu trouveras la force de continuer sur le même chemin, ou celle d’en emprunter un autre…

    L’état de confinement que nous vivons oblige a regarder le présent en face, tout en guettant l’avenir avec défi et l’intime conviction que beaucoup de choses changeront (...)

    Je me suis souvenue. Oui, je te disais plus haut que ces temps confinés traçaient les chemins de plusieurs espaces-temps. Le passé appelle à la mémoire, espace où l’on se réfugie pour ne pas oublier et ne pas recommencer. Cet espace qui pousse à briser le silence et crier, on a connu ça, on a vécu ceci et plus jamais on ne le revivra!

    Jessica, que nous avions reçu dans l’épisode 31 nous partage comment elle vit son confinement et surtout ce qu’il signifie en ce mois d’avril, plus particulièrement à la date du 07 avril. Jessica remonte l’espace-temps et fait rejaillir un pan de l’Histoire du Rwanda que l’on ne doit pas oublier. Encore moins en cette période de recueil."

    Pistes sonores utilisées dans cet épisode

    -Rwanda Avenir de Kimironko, berceuse traditionnelle chantée par les veuves du Génocide, membres de la Maison de quartier

    -Nabagwira - Urukerereza

    Montage et réalisation : Douce Dibondo.

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    Le générique est un extrait du morceau "To Na Bi" de l'artiste Persian Empire.

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  • Au 5 avril 2020 face au COVID-19, nous sommes près de 3,4 milliards de personnes confinées. Après Douce, c'est au tour d'Anthony de raconter son confinement : "On parle beaucoup de ce que ça représente d’un point de vue économique, combien d’euros, combien de dollars, mais j’aimerais tant qu’on parle également des conséquences psychologiques d’un tel degré d’isolement. De l'anxiété au trouble de stress post-traumatique pouvant être provoqué par un confinement de si longue durée.

    Alors j’ai peur pour celles et ceux qui doivent continuer de travailler aujourd’hui, j’angoisse pour celles et ceux dont la santé est menée par le COVID-19, et je m’inquiète pour le reste du monde de demain. En particulier pour les personnes queer et racisées, qui ont déjà l’habitude de vivre avec une sorte de stress permanent, une forme d’hyper vigilance de leur statut minorisé en société. Je m’inquiète surtout pour ces personnes parce que j’ai l’impression qu’on forme ensemble une grande famille dysfonctionnelle mais choisie.

    Une famille extime qui vous inclut également vous, l'audience d'Extimité. Mais aussi les ancien.ne.s invité.e.s, évidemment. Vous avez pu entendre Mélodie, Paya, et Nesrine dans la première partie des journaux de confinement présentée par Douce. Voici maintenant la deuxième partie de nos journaux extimes avec :

    — L'artiste Thérèse (05:00) : "J'ai appris à devenir ma meilleure pote." 

    — Le psychologue Baba (23:00) : "Nous faisons davantage preuve d'empathie en ce moment." 

    — Le médecin Wolky (33:50) : “Le serment d’Hippocrate n’a jamais été aussi amer.”

    Avec un extrait du morceau "Messages from her" de Sabrina Claudio.

    Montage et réalisation : Anthony Vincent.

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  • L'équipe d'Extimité s'adapte à la situation du confinement, décrété depuis le 17 mars 2020 en France. Dans ce format toujours intime et tourné vers l'extérieur, se succèdent les tranches de vie des invité.e.s reçu.e.s lors des saisons 1 et 2.

    Dans ce premier épisode, Douce raconte son confinement. Puis Mélodie invitée de l'épisode 10, suivie de Paya que nous avons eu la chance de rencontrer à l'enregistrement de l'épisode 06, et enfin Nesrine invitée au micro du podcast lors de l'épisode 33.

    Montage et réalisation : Douce Dibondo

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  • Avant d’aborder la troisième semaine de confinement, Anthony, co-hôte du podcast, vous propose à son tour une capsule de recommandations culturelles. Autour du soin de soi comme autodéfense.

     

    Côté musique, il vous suggère d’écouter la rappeuse franco-vietnamienne George Ka, dont ses titres “Saigon”, “Garçon manqué, fille manquante”, ou encore “Jolies Personnes”, glanables sur les plateformes d’écoute et sur Youtube

     

    Côté podcast, il suggère “Manger” présenté par Laurianne Melierre. La journaliste franco-camerounaise y démontre à quel point nos assiettes peuvent être le reflet de notre identité, de nos cultures, et de notre société. Notez aussi que la coach de vie professionnelle Marie Dasylva s’apprête à sortir son podcast “Better Call Marie” donc gardez l’oeil et les oreilles ouverts. 

     

    Côté livre, il suggère l’essai “Se Défendre, une philosophie de la violence” d’Elsa Dorlin. Qui a recours à la violence, qui en fait un droit, et qui en fait un crime dans l’histoire ? Particulièrement intéressant à lire aujourd’hui face aux violences policières qui sévissent dans certains quartiers plutôt que d’autres, même en plein confinement. 

     

    Côté vidéo, il suggère de (re)regarder “Moonlight” de Barry Jenkins désormais disponible sur Netflix. Ainsi que la chaîne Youtube de Luch, un jeune queer racisé qui raconte avec énormément d’humour ses déboirs amoureux, son passé d’enfant placé, ou ce qu’être métis implique.

     

    Côté Instagram, il suggère le compte @LesMainsPaillettes, collectif de personnes queer sourdes et signantes qui dénoncent le validisme, plus précisément l’audisme, pour mieux s’en défendre. Et apprennent au grand public à signer un mot par jour en langue des signes françaises. 

     

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  • En ces temps de confinement, Douce co-hôtesse du podcast, vous propose une capsule de recommandations culturelles.

    Elle y parle de podcasts: celui de La Fièvre produit par la collectif Archives LGBTQI, sous une proposition de Norah Benarrosh-Orsoni; et du podcast étasunien Code Switch hosté par deux journalistes racisé.e.s, Shereen Marisol Meraji et Gêne Demby abordant la thématique de la diversité des identités par une approche culturelle et raciale.

    Elle vous conseille l'essai Le Triangle et l'Hexagone de Maboula Soumahoro parut en 2020 et le roman Boys, Boys, Boys de Joy Sorman parut lui en 2005. Enfin, Douce vous partage deux émissions de télé-réalité assez récentes à regarder sur Netflix : The Circle et Love is Blind.

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  • "Peut-être qu'on est né dans la mauvaise société, et non dans le mauvais corps", résume Morgan dans l'épisode 34 d'Extimité.

    Cet homme trans de 26 ans, juif, afro-descendant, et sexothérapeute, y évoque notamment :

    Son enfance, où il a pu vivre son identité de genre de manière fluide (02:30). Comment il a pris conscience de sa transidentité et en a parlé à sa famille (10:30). Son parcours de transition (21:00). Son rapport à la communauté LGBT+ avant et après l'épiphanie de sa transidentité (38:00). Les privilèges et la violence d'être un homme noir trans avec un bon cispassing et white-passing (41:30). Comment il conjugue ou non judéité et africanité (48:30). Son rapport à son corps et au mythe de la virilité (57:00). 

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    Les recommandations culturelles de Morgan :

    - "Le mythe de la virilité", livre d'Olivia Gazalé

    - "Les couilles sur la table", podcast et livre de Victoire Tuaillon

    - Le clip vidéo de la chanson "The Village" de Wrabel

    - "Des hommes justes", livre d'Ivan Jablonka

    Pistes sonores utilisées :

    . Lady Gaga - Born This Way

    . Yseult - Corps

    . Mademoiselle K - Maman XY

    Le générique est un extrait du morceau To Na Bi de l'artiste Persian Empire.

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    En savoir plus sur la soirée "Femmes en Drag" de Extimité x Pop Meufs au Pavillon des canaux le samedi 28 mars à 18H https://www.facebook.com/events/le-pavillon-des-canaux/extimit%C3%A9-x-pop-meufs/178217570131323/ 

     

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  • "Si je porte un survêtement ? On va me traiter de racaille. Un voile ? De soumise ? Des talons ? Beurette. Dans tous les cas, je vais m'en prendre plein la figure, donc autant être moi-même", résume Nesrine dans l'épisode 33 d'Extimité. 

    Elle y évoque notamment : 

    Son enfance, du Maroc à la France, bercée par l'ennui, dans un quartier populaire isolé d'une ville de campagne (01:00). Sa scolarité de première de la classe, au milieu du racisme et de la montée du FN (09:00). Son arrivée à Sciences-Po, où elle devait sans cesse prouver son intelligence (14:00). Le harcèlement scolaire qu'elle a subi, parce qu'elle n'est pas "restée à sa place" de banlieusarde (22:00) : "J'ai mis du temps à comprendre que ce n'était pas moi, Nesrine, le problème, mais ce que je leur renvoyais, ce qu'ils projetaient sur moi." La culture de boys' club dans les grandes écoles où il fallait être complices du racisme et du sexisme ambiants pour s'intégrer (28:00). #LaPrécaritéTue ou l'injonction à rester et surtout paraître pauvre afin d'être perçu.e comme suffisamment légitime pour en parler (33:00). Son sentiment d'être transfuge de classe (37:00) : "Être transfuge de classe, c'est ne plus jamais être à sa place nulle part. Je ne serai plus jamais populaire, et ne deviendrai jamais complètement bourgeoise." En quoi la méritocratie n'est qu'un mythe (45:00) : "Le système scolaire est fait pour valider des savoirs, mais surtout des savoir-être sociaux des bourgeois. Pour y parvenir, j'ai dû changer. Mais pas les bourgeois.es." Le déclic Zyed et Bouna en 2005 et les révoltes des banlieues qui lui ont donné envie de devenir journaliste (47:00). Le stéréotype de la beurette (54:00). 

    Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.

    Pistes sonores diffusées :

    Extrait du documentaire "Chercheurs de notre temps Pierre Bourdieu" (France 5, 1991)

    Extrait de "J'oublie tout" de Jul

    Extrait de l'émission "Apostrophes" où Annie Ernaux était invitée à parler de son ouvrage "La Place" (Antenne 2, le 6 avril 1984) 

    Extrait de "À qui la faute" de Kery James et Orelsan

    Nesrine vous recommande :

    La série "The Wire" pour comprendre comment le journalisme et la sociologie peuvent créer une série entrée dans les annales sur la vie des quartiers populaires américains.Le livre d'Annie Ernaux "La Place" sur son enfance dans un milieu ouvrier et la vie de son père. Le livre du journaliste Nadir Dendoune "Nos rêves de pauvres" qui explique comment on reste, malgré l'ascension sociale, des enfants populaires issus de l'immigration. La pièce de théâtre "A vif" de Kery James qui posent la question de la responsabilité de la situation dans les banlieues françaises.Le livre d'Edouard Louis "Qui a tué mon père ?" qui explique que la politique pour les dominants ce sont des divergences de point de vue alors que pour les dominés elle a des conséquences quotidiennes.

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  • "Ce que traversent les personnes migrantes dans ce pays, c'est ce qui pourrait arriver à toutes les autres minorités à la moindre crise politique", affirme Ruben, dans l'épisode 32 d'Extimité.

    Il y évoque notamment :

    Son enfance comme latino non-blanc au Vénézuéla jusqu'à ses 13 ans (2:30). Suite à l'élection d'Hugo Chávez, sa famille et lui s'installent en France où il doit apprendre la langue et s'adapter malgré le racisme, dont l'exotisation (09:00). Son rapport compliqué à son corps, à la masculinité, et à la sexualité (20:00). La fétichisation (38:00). Son coming-out (42:00) qui lui a permis d'en apprendre davantage sur son oncle mort des suites du sida. Comment la situation socio-économique du Vénézuéla s'est détériorée au point qu'il ne s'imagine plus y retourner (55:00). Son engagement auprès de l'association BAAM Bureau d'Accueil et d'Accompagnement des Migrants) venant en aide aux personnes migrantes et demandeuses d'asile (58:00). Son métier d'ingénieur comme reproduction de la classe sociale de ses parents (1:10:00).

    Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.

    Pistes sonores diffusées :

    FEM'd - Me llamo yo

    Kabilito - Mi locura

    Olé Olé - No controles

    "Alice Diop : L'exil raconte le bouillonnement du monde" entretien du documentariste William Karel

    Ruben vous recommande :

    - Série TV: VIDA de Tanya Saracho

    - Tout le travail artistique de Daniel Arzola, artiviste vénezuelien qui a fait la série "No soy tu chiste" (im not your joke).

    - L'album "Pero no pasa nada" de Amaia

    - "La mécanique raciste", livre de Pierre Tevanian,

    - La série espagnole Paquita Salas sur Netflix

    Le générique est un extrait du morceau To Na Bi de l'artiste Persian Empire.

     

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  • "Le racisme ou le sexisme qu'on peut vivre en société s'avère 10 fois pire en politique", raconte Jessica dans l'épisode 31 d'Extimité. 

    L'éducatrice de rue y évoque notamment son enfance en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, comme rare personne racisée dans une ville qui vote FN, et le décès de sa mère marquée par le génocide rwandais (1:30). Sa relation au Rwanda dont elle a fait un engagement politique (8:30). Ce qu'être une femme noire, perçue comme métisse (21:30) implique. Le panafricanisme et le manque d'intérêt autour du génocide contre les Tutsi (32:00). Pourquoi elle ne pourra plus travailler en politique (42:30). Comment être une personne minorisée amène à mieux analyser, comprendre, et pouvoir anticiper les dominants (52:00). 

    Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent. 

    Pistes sonores diffusées :

    - "Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage", livre de Maya Angelou

    - "L’autre moitié du soleil", livre de Chimamanda Ngozi Adichie

    - "Moi, le dernier Tutsi", livre de Charles Habonimana

    - "We Insist! Freedom now", album de jazz de Abbey Lincoln & Max Roach

    - "Notre Dame du Nil", film d'Atiq Rahimi

     

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  • "À chaque fois que je vais à l'hôpital, je dois mentir à mes ami.e.s. Plus je grandis plus je suis en décalage avec mes copains qui sont plus "normaux" que moi, et je dois trouver des excuses aussi pour ça. Quand je prends mes médicaments, je dois trouver une excuse... Au bout d'un moment, ta vie n'est plus qu'un immense mensonge", constate Mischa, militant intersexe, dans l'épisode 30 d'Extimité.

    TRIGGER WARNING : Cet épisode traite notamment de violences médicales, de mutilations sexuelles, et de pédocriminalité. 

    Ce qu'il voit dans le miroir "en tant que personne intersexe dont la variation est relativement visible et qui garde des traces des opérations et traitements" (02:00) : "Quand je regarde mon corps, je ne vois rien. Car je suis en total dissociation avec lui."

    La définition d'une personne intersexe (4:00) : "une personne dont le corps ne correspond pas aux définitions traditionnelles d'une anatomie dite masculine ou féminine. Elle se situe dans le spectre qui existe entre les deux. On compte une quarantaine de variations du développement sexuel. Au-delà de l'approche anatomique, ce sont surtout des personnes qui ont vécu une invalidation médicale et sociale de leur corps." 

    Son enfance rythmée par les opérations normatives et correctrices répétées, dont en Lituanie (5:30) : "J'avais des petites récompenses à la fin des 'examens' [génitaux]. C'est complètement perturbant : t'es récompensé d'avoir été violé (21:00)."

    Les conséquences sur sa santé mentale, son rapport aux autres, et au consentement (33:00) : "Quand nous grandissons face à des médecins qui ont le droit de nous photographier, nous palper, nous pénétrer, et sans que nous puissions dire 'non', ça nous apprend que notre corps ne nous appartient pas. Ça nous inculque que le consentement ne nous concerne pas, que les adultes peuvent bien faire ce qu'ils veulent de notre corps, puisqu'il est si bizarre que c'est mérité."

    Son adolescence en famille d'accueil et l'omerta autour de son intersexuation (45:00).

    Le déclic qui l'a conduit à son coming-out intersexe, puis à s'engager pour les personnes intersexes (50:00). 

    L'importance du Collectif Intersexe et Allié·e·s https://cia-oiifrance.org/ (1:00:00). 

    La difficulté à se projeter dans l'avenir et à relationner (1:12:00).

    La fatigue militante (1:19:00).

    Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent. Merci à notre stagiaire Camille pour son aide dans cet épisode.

    Pistes sonores diffusées :

    Discours de Mischa lors de la Marche des fiertés (29 juin 2019 https://www.youtube.com/watch?v=QB_SPkL07h0).

    The Weeknd - Can't feel my face.

    Mischa - Was it worth it.

     

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  • "J'invite les gens à ne pas avoir peur d'être libres", déclare Thérèse, chanteuse du groupe La Vague, dans le 29e épisode d’Extimité. 

    Elle y évoque notamment : 

    Pourquoi elle se voit comme un arc-en-ciel : "la rencontre de la pluie et du beau temps, pleine de couleurs" (2:30).

    Pourquoi "être unique est bien plus beau que d'être parfait" (5:00). 

    Son enfance mélancolique en banlieue et sa scolarité exemplaire (6:00). 

    Être zèbre (20:00) : "Je ne savais pas à l'époque que je faisais partie de ces personnes qu'on appelle des zèbres. Cela se caractérise par un quotient intellectuel supérieur à la moyenne, et surtout un quotient émotionnel surdéveloppé. Cette hypersensibilité peut déboucher parfois sur de la synesthésie, ce qui est mon cas." 

    Son rejet de la culture asiatique (23:00) : "C'était comme s'automutiler."

    Son éducation non-genrée et sa découverte de la sexualité (27:00). 

    Sa reconnexion à son identité asiatique (30:00) et comment la mort de Chaolin Zhang a fédéré les Asiatiques de France [ce couturier chinois de 49 ans est décédé après un vol violent perpétré par trois jeunes hommes le 7 août 2016].

    Sa vision de la liberté (45:00)

    Sa relation à la musique (52:00) : "Je trouve qu'il n'y a rien de plus beau que de faire du populaire exigeant."

    Son grand saut professionnel (55:00), d'une carrière toute-tracée dans le marketing, à la musique et la mode.

    Son groupe de musique, La Vague, et comment la scène l'a réconciliée avec son image (1:01:00).

    Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.

    Pistes sonores diffusées :

    Fierté - La Vague

    Dernière saison - La Vague

    Lemme Be - La Vague

    Le poème "The laughing heart" de Charles Bukowski

    Thérèse vous recommande : 

    - Le roman "Paname Underground" Johann Zarca

    - Le film "Les Rivières" de Mai Hua

    - Le documentaire musical MIA, Matangi / MAYA / MIA 

    - Le livre des Les 5 Blessures" de Lise Bourdeau et "Risquer la Liberté" de Fabrice Midal 

    - Le Musée Soulages à Rodez, (Aveyron) « Parce que la beauté naît de la rencontre entre le noir et la lumière, l’un sans l'autre n'ont aucune valeur »

     

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  • "Je sais ce que ça fait que d'aller voir un psy qui minimise tes souffrances parce que tu es noir.e", déplore Baba, psychologue, dans l'épisode 28 d'Extimité.

    (03:00) Son enfance au Mali, marquée par une maladie de peau

    (10:00) Sa construction en tant qu'Africain, Malien d'origines sénégalaises, Peul 

    (24:00) Le système de caste malien où il appartient à une élite sociale

    (29:00) Ses parents intellectuels, dont sa mère féministe

    (34:00) Son rapport difficile à l'école et son diagnostic tardif comme hyperactif

    (42:00) Son rapport à son corps, son genre, et aux autres : "Je vois systématiquement les hommes comme des agresseurs potentiels"

    (51:00) Sa demi-sexualité et l'incompréhension qu'elle suscite autour de lui : "Les gens trouvent paradoxal que je sois autant sex-positive sans être hyperactif sexuellement"

    (1:00:00) Son parcours psychologique : "Quand j'ai débuté mes études de pscyho, les gens autour de moi se moquaient en demandant à quoi ça servirait. Aujourd'hui, ce sont les mêmes à dire qu'on a vraiment besoin de psy au Mali."

    (1:05:00) Ce qu'être un psy racisé implique : "La plupart des psy sous-diagnostiquent les personnes racisées, quand ils ne mettent pas leurs troubles psychiques directement sur le coup de leur racialisation"

    Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.

    Pistes sonores diffusées : 

    Baaba mal - Mariama

    Antony and The Johnson - You are my sister

    Bea Miller - S.L.U.T

    Ava Max - Sweet but psycho

    Les recommandations culturelle de Baba :

    Le roman "Who fears death" de Nnedi Okorafor ;

    La série "Chewing-gum" réalisée par Michaela Coel

    Le roman "Never let me go" de Kazuo Ishiguro,

    Le film Cloud Atlas réalisé Lana Wachowski et Tom Tykwer

     

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  • "Avant, je ne comprenais même pas le concept de l'amour. Ça avait l'air sympa, mais je ne savais pas gérer mes émotions, ni me connecter à d'autres individus", raconte Agy dans l'épisode 27 du podcast Extimité. 

    Elle y évoque notamment : 

    (3:00) Son enfance près de Versailles, comme l'une des rares maghrébines à l'école

    (10:00) Son arrivée en lycée pro où elle a socialisé avec d'autres personnes noires et arabes dont elle partageait les codes

    (12:00) Son entrée en fac de sociologie, contre les déterminismes sociaux justement

    (16:00) L'illettrisme de sa mère

    (20:00) Comment le corps médical traite les personnes racisées ou le syndrome méditerranéen 

    (30:00) Son rapport aux personnes sans-abri et comment elle a créé l'association La Rue Tourne

    (49:00) La condition spécifique des femmes sans-abris

    (58:00) Son rapport à ses émotions, en tant que responsable d'une association et autiste

    (1:03:00) Son amoureuse et le concept des flammes jumelles

    (1:09:00) La question du coming-out auprès de sa famille

    (1:15:00) La lesbophobie

    Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.

    Pistes sonores diffusées : 

    . Extrait du film "Fight Club", de David Fincher (1999) 

    . Extrait de la chanson "At Last", de Etta James

    . Extrait du poème "Healing" de Nayo Jones

    . Extrait d'une vidéo réalisée par Agy et Mourad sur l'alchimie

    Les recommandations culturelles d'Agy : 

    . L'album "Trip" de Jhene Aiko

    . Le roman "Brooklyn" de Colm Toibin

    . Le film "Les Misérables" de Ladj Ly

    . Le film "American Son" de Kenny Leon

    . Le magazine Paulette

     

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  • "Le racisme est partout. Y compris chez mes collègues médecins, les internes, ou les patients", raconte le chirurgien noir et gay Wolky dans l'épisode 26 du podcast Extimité.

    Il y évoque notamment : 

    (02:00) Son enfance en Afrique, élevé principalement par son père : "Ce n'était pas que mon père, c'était mon meilleur ami" 

    (12:00) Sa volonté d'être un garçon modèle : bac à 15 ans et études de médecine en partie pour faire plaisir à son père

    (18:30) L'acceptation de sa sexualité

    (26:00) Sa période d'hyperconsommation sexuelle 

    (38:00) La prise de conscience du racisme systémique en entrant dans le monde du travail français

    (41:30) Le racisme à l'hôpital depuis son point de vue de chirurgien

    (52:30) Sa dépression : "À force d'en faire 4 fois plus, d'accepter l'inacceptable pour être bien au travail, mon estime de moi-même a été complètement détruite. Après mon arrêt maladie, je devais reconstruire cette estime dans l'environnement qui venait de la détruire."

    (59:00) Comment il prend désormais soin de sa santé mentale par la méditation et par un suivi psychologique : "Quand on est noir et gay, on accumule tellement de traumas, sans forcément s'en rendre compte […]. Voir un psy, c'est lui présenter un objet qu'on voit depuis un point de vue. Et son rôle, c'est de vous tourner l'objet pour que vous en voyez les autres facettes."

    (1:01:30) Comment Marie Dasylva (@napilicaio sur Twitter avec ses #JeudiSurvieAuTaf et sa règle des 300 secondes) coach de carrière qui s'est spécialisée dans l'aide de personnes racisées au travail, l'a accompagné : "Sur ses conseils, maintenant, je formalise à l'écrit tous mes échanges avec mes collègues, supérieurs, et les RH au cas où."

    (1:07:00) Comment trouver un psy pas cher

    (1:14:00) Le polyamour, ses "choupis" ("quand vous êtes plus que sexfriends mais pas un couple non plus"), et combien son compagnon actuel l'a soutenu durant sa dépression : "C'est ça l'amour : aider l'autre, l'aider à grandir, et se montrer entier. On porte déjà trop de masques dans nos vies." 

    Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.

    Pistes sonores diffusées :

    . "Independent Women Pt 1" - Destiny’s Child (Survivor - 2001)

    . "We all want love" - Rihanna (Talk That Talk - 2011)

    . "Django Jane" - Janelle Monae (Dirty Computer - 2018)

    . "Cold War" - Janelle Monae ( The Archandroid - 2010)

    Les recommandations culturelles de Wolky :

    . "Codes Noirs de l’esclavage aux abolitions", essai d'André Castaldo, préfacé par Christiane Taubira

    . "Straight Jacket, overcoming society's legacy of gay shame", livre enquête de Matthew Todd 

    . "Un Appartement sur Uranus", essai de Paul B. Préciado, préfacé par Virginie Despentes

    . "Noah's Arc", série de Patrik-Ian Polk

    . "Cloud Atlas", film de Lana Wachowski

    . "Petit Bambou", application mobile pour méditer

    . "Méditer puis Agir", essai de Youki Vattier

     

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  • "Je n'arrivais pas à survivre, à transitionner dans mon milieu d'origine", raconte Ettore dans l'épisode 24 d'Extimité. Ce migrant italien, étudiant, illustrateur, poète, et travailleur du sexe y évoque notamment : 

    . (03:00) Son enfance solitaire en Italie où il a très tôt voulu exprimer sa transidentité : "Dire que je suis un garçon à ma mère est l'un de mes tous premiers souvenirs."

    . (19:30) Ses différents coming-out et premiers contacts avec la communauté queer

    . (26:00) En quoi sa queerness influe sur sa classe sociale

    . (36:00) Les violences possibles dans les soirées queer : "Je me rends compte à quel point il faudrait mettre un peu beaucoup de féminisme dans le monde gay !" 

    . (51:00) Ses dessins et ses poèmes

    . (57:00) Le travail du sexe en tant qu'homme transgenre : "Quand je travaillais comme vendeur en boulangerie, j'étais beaucoup plus souvent mégenré par mes client.e.s. et questionné sur mon identité. Maintenant que je suis travailleur du sexe, mon corps dans sa transidentité la plus visible n'est pas du tout remis en question, c'est assez beau et empouvoirant."

    . (1:05:30) Sa relation au maquillage

    . (1:09:00) Ses ami.e.s queers qui sont sa famille choisie et lui donne de la force

    Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.

    Pistes sonores diffusées :

    . "It's ok to cry" — SOPHIE

    . "Main bitch" — M¥SS KETA

    . "Smisurata preghiera" — Fabrizio De André

    Les 5 recommandations culturelles d'Ettore : 

    . "Night sky with exit wounds", recueil de poèmes de Océan Vuong, son poète préféré. 

    . "Clarity", album de Kim Petras, sa plus récente obsession 

    . "Euphoria", une série américaine "qui décrit de façon si belle et pertinente tellement de situations vécues sur ma propre peau". 

    . "Tangerine" (2015) de Sean S. Baker, "film drôle et kitsch qui aborde sans voyeurisme et avec plein de justesse, la prostitution, la transidentité, et l'amitié entre soeurs trans."

    . "By Hook or By Crook" (2001), de Harry Dodge et Silas Howard, "un film réalisé par deux réalisateurs trans qui se mettent eux-même en scène"

     

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  • « Quand une personne handicapée arrive à travailler et se "normaliser", la société validiste la met sur un piédestal : "si elle y arrive, pourquoi tous les handicapé.e.s n'y arrives pas ?"», raconte Marina dans l'épisode 23 d'Extimité.

    Elle y évoque notamment : 

    (1:30) Son enfance heureuse en tant que fille modeste d'immigrées portugais dans un quartier aisé de Paris

    (06:00) Son accident de voiture à 16 ans en 2004, qui l'a brutalement fait passer de jeune fille à jeune femme handicapée

    (11:00) En quoi son handicap moteur a changé la place physique mais aussi social qu'elle occupe

    (12:00) Comment se sentir adulte quand on a peu d'autonomie

    (14:00) Comment elle a d'abord chercher à s'autonomiser et se "normaliser" le plus possible, au-delà des limites de son corps

    (17:30) Son éveil militant 

    (23:00) La mise en compétition des personnes handicapées entre celles que la société validiste enferme dans le cliché misérabiliste d'assisté.e et celle qu'elle érige en modèle

    (26:00) Le validisme

    (36:00) Les violences sexistes et sexuelles que peuvent subir les femmes handicapées

    (40:00) Le Body Positivism 

    (44:30) Comment elle s'entend avec son corps et son genre aujourd'hui

    (49:30) Les représentations des personnes handicapées

    (53:30) L'injonction à l'exemplarité

    (57:00) Ce qui lui donne de la force

    Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.

    Pistes sonores diffusées :

     Jasmine Sokko - Tired

    Alvvays - Archie, Marry Me 

    Sleepy Fish - I wish it would never stop snowing

     

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