Episodes

  • Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans la quille, le podcast où chaque semaine, on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Et cette semaine, j’ai discuté avec un écrivain bien installé dans le paysage littéraire français : Arno Bertina. On le connaît avec des romans comme « Des châteaux qui brûlent », en 2017, “Anima Motrix”, en 2006, ou encore "Énorme", roman jeunesse publié en 2009. Et en ce mois de mars, on le retrouve avec "L'âge de la première passe", qui vient de paraître aux éditions Verticales, et avec lequel il se penche sur un nouveau genre : le récit documentaire. Dans ce livre, Arno Bertina dit, page 124 : « Un fait est toujours le résultat d’une histoire, d’un contexte, d’un climat. ». Il me semble que la publication livre est le résultat d’un voyage, que Arno a effectué, de manière décousue de 2014 à 2018, à l’initiative d’une petite ONG, l’ASI. Je dis « voyage », en réalité, il s'agit davantage d'une plongée au cœur du Congo où il était en charge d’animer des ateliers d’écriture auprès de filles de 13 à 18 ans. Des mineures donc, dont la vie était régie par la prostitution. À partir de ce matériau devenu littéraire, Arno Bertina a tiré une espèce de journal de bord, de témoignage, de faux roman, d’objet littéraire qui place au centre ces filles de rues, si jeunes et pourtant déjà si avancées, dont les blessures sont aussi poreuses que le milieu dans lequel elles évoluent, entre Brazzaville et Pointe Noire. Et avec Arno Bertina, on a parlé de la domination sexuelle dont souffrent ces filles, de leur vulnérabilité au cœur de la rue, mais aussi de la position d’Arno, homme blanc européen, au cœur de ce milieu, ou de ce rapport à l’écriture, pour lequel il était d’abord venu et qui compromet - ou non - l’expression de l’intime. Bonne écoute !

    Instagram : @la.quille
    Facebook : Laquillelepodcast
    Twitter : @laquillepodcast

  • Il y a quelques semaines, je suis allé voir la dernière de « Electre/Oreste » de Euripide, mis en scène par Ivo Van Hove à la Comédie Française. Cette dernière représentation était également la dernière de la carrière prolifique de Bruno Raffaelli, sociétaire depuis près de 25 ans de cette institution qu’on nomme également le Français, ou encore la Ruche. Mais on y reviendra au cours de l'entretien. À la fin, au moment de saluer, Bruno Raffaelli s’est détaché du reste de la troupe, physiquement, un pas en avant, comme seul face à son public, et il a prononcé quelques mots, en guise d’au revoir. Un au revoir, émouvant, acclamé, pas si solennel que ça, à cette troupe, à ces techniciens/techniciennes, à son public, mais également à cette grand aventure pas banale qu’est la Comédie Française. Et j’y ai vu un moment clé dans la vie du comédien, comme on quitte quelqu’un qu’on aime. Très simplement, en douceur, dans la joie même, mais on le quitte malgré tout. Car la Comédie Française, c’est plus qu’un symbole, c’est plus qu’une histoire, c’est une appartenance, une tranche de vie qui va bien au-delà du cadre professionnel. Le sacré, oui le sacré de la chose tient particulièrement à ses codes, à son lieu, à sa réputation, qui, cumulés, en font une spécificité, mieux, une exception française. Appartenir à la Ruche, comme on l’appelle, c’est quelque chose. Alors j’ai décidé d’inviter l’une d’entre eux - celle qui jouait Hermione, en alternance dans "Electre/Oreste" - derrière mon micro pour en parler, très simplement. Pauline Clément, la trentaine, est pensionnaire à la comédie française depuis 2015, et a un parcours qui m’a beaucoup intéressé, entre la notion d’échec qui a rythmé sa scolarité, son parcours en dents de scie, ses troubles de l’orthographe, et cette propension à incarner comme personne. Et ce qui m’a intéressé, au-delà de ça, c’est qu’elle une vraie enfant de sa génération - pourrait-on caricaturer - puisqu’elle concilie un emploi du temps de pensionnaire place Colette et celui d’une faiseuse de sketches. Avec son collectif de vidéastes et comédiens « Yes vous aime », sur Youtube, elle rend la position de comédienne très intéressante à mon sens, comme tournant autour de tout, sans rien s’interdire. Et avec Pauline Clément, on a parlé de sa découverte du théâtre, de cette arrivée et de cette vie à la Comédie Française, ou encore de la notion de troupe lorsqu’on s’apprête à jouer. Bonne écoute !

  • Episodes manquant?

    Cliquez ici pour raffraichir la page manuellement.

  • Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans la quille, le podcast où chaque semaine, on parle de culture avec ceux et celles qui la font. N'hésitez pas à vous abonner, à suivre La Quille sur les réseaux sociaux, mais également à en parler autour de vous, c'est de toutes ces manières que le podcast pourra se développer au mieux !
    Aujourd’hui, je reçois un écrivain, qui l’a toujours été, mais qu’on a également connu grâce à sa fonction de journaliste, et de présentateur. Patrick Poivre d’Arvor a été ce qu’on appelle le "visage de l’information" sur TF1 pendant plus de vingt ans, et publie aujourd’hui son nouveau roman, « l’Ambitieux » aux éditions Grasset, qui fait suite à « La vengeance du loup », qu’il a publié l’année dernière. "L'Ambitieux", c'est ’histoire de l’ascension politique de Charles, un trentenaire dont le rêve d’enfant, et l’ambition, n’est autre que… devenir Président de la République. Sur fond d’histoire personnelle, d’affaire amoureuse ou encore de menaces rodant au-dessus de cette ambition, Patrick Poivre d’Arvor tisse le portrait d’un monde politique dont on ne maîtrise pas toujours les rouages. Car atteindre le pouvoir n’est pas une affaire banale, et c’est ce qu’il nous montre ici... Et avec Patrick Poivre d’Arvor, on va parler de la notion d’ambition qui imprègne ce roman, du rôle des médias lorsqu’on fait une carrière politique, quel quelle soit, ou encore de la présence de la culture aujourd’hui à la télévision, bien différentes d’il y a encore quelques années. Bonne écoute !

  • Aujourd’hui, je reçois non pas un invité, mais deux invités : Alice Odiot, et Jean-Robert Viallet. Ils ont réalisé le film documentaire « Des hommes », en salle actuellement. "Des hommes", c’est une immersion dans la prison des Baumettes, à Marseille. 30.000m², 2000 détenus, dont la moitié n’a pas 30 ans, enfermés à 2 voire 3 personnes dans des cellules de 9m². En 2012, le contrôleur général des lieux de privation de liberté, qualifie les conditions de détention de la prison d’"inhumaines".
    La première scène du film montre un homme enfermé dans une sorte de cachot, à la recherche d’une cigarette. Seule une vitre en plexyglas le sépare de la caméra. Comme un moyen de le rencontrer. Et cette cigarette, cette foutue cigarette, il ne la trouve pas. Et ça le rend dingue. Cette scène est la première, mais aussi la dernière scène du film, car le quotidien, aux Baumettes, c’est cyclique, c’est redondant, c’est dur. Mais il y a aussi de l’humanité, des rires, des rencontres, que Jean-Robert Viallet et Alice Odiot montrent à merveille, comme si toute peine n’était pas fondamentalement perdue. Et avec eux, on va parler des conditions de tournage dans un tel lieu, de la figure des surveillants de prison, ou encore du système judiciaire français, perfectible à certains endroits. Bonne écoute !

  • Pour introduire cet entretien, je voulais vous raconter une histoire. L’histoire de Paul, retraité, qui vit avec son épouse une vie de couple intellectuellement riche, socialement développée, où les activités sont nombreuses. Et pourtant, chaque soir, Paul et son épouse dorment séparément, et depuis plus de 35 ans, ils vivent une période d’abstinence, sans pour autant répudier l’autre corps, et sans relation extraconjugale non plus. Il n’en parle pas, cela ne semble pas poser de problème, personne n’a l’air malheureux, alors il n’y a pas de sujet. Et pourtant, à bien y réfléchir, il y a peut-être quelques stigmates du passé, quelques frustrations bien enfouies, que Paul a fait mine de ne pas voir, de ne pas tenir, et puis c’est passé. Et puis, au fond, avec son épouse, il s’aiment. Alors ça va. Cette histoire, Emmanuelle Richard nous la raconte dans son livre qui vient de sortir chez Flammarion, « Les corps abstinents ». Dans ce recueil de témoignages, à mi chemin avec l’essai, Emmanuelle Richard place la notion d’abstinence au centre, celle qui, au final, fait appel à ce qu’il y a de plus commun dans nos vies : l’amour, la séduction, la libido, la masturbation, l’autre, le désir, la confiance, l’engagement, le corps, la tendresse, les codes, le couple, le sexe, les sentiments, les envies, les frustrations, bref, l’abstinence est un thème presque collectif. Emmanuelle Richard met donc ici en exergue des témoignages, d’inconnus, mais aussi le sien, ce qui n’est pas sans nous rappeler que la littérature est toujours une affaire de soi. Et avec Emmanuelle Richard, on va parler de la charge sociale que représente la sexualité, des stéréotypes à déconstruire autour de la question, ou encore la question de l’intime en littérature. Bonne écoute !

  • Cette semaine, je reçois le journaliste et écrivain Xavier de Moulins. Il vient de publier son septième livre chez Flammarion « Le petit chat est mort ». Pour la première fois, il ne publie pas un roman, mais bien un récit, le récit de la mort de son petit chat. Après avoir accepté d’adopter un chaton - un peu sous la pression de ses enfants - Xavier s’est peu à peu attaché à ce qu’on appelle communément cet "animal de compagnie", jusqu’à sa mort brutale, inattendue, douloureuse. Car oui, la mort d’un chat, c’est un bouleversement du quotidien, mais aussi un renversement identitaire, où le travail de deuil a toute sa place. Socialement malmené, pourtant, la mort de son chat, ça veut dire bien plus de nous et des autres que ce qu’on pourrait penser. Et avec Xavier de Moulins on va parler de ce que représente un chat dans un cadre familial, du travail du deuil on ne peut plus symbolique, de ce que la littérature peut nous apporter dans ce moment si particulier, ou encore de l'écriture littéraire, bien différente de l'écriture journalistique. Bonne écoute !

  • Aujourd’hui, on va parler d’art, de la place qu’une oeuvre d’art prend dans un espace, avec la galeriste Amélie du Chalard. Il y a quelques années, elle a créé Amélie Maison d’Art, une galerie d’art contemporain avec un gros penchant pour l’abstraction, dont le concept change de ce qu’on a l’habitude de s’imaginer, puisque la galerie n’est autre qu’une maison, une vraie ! Une manière plus accessible de montrer les oeuvres d’art, dans un contexte plus familier, où il est possible de se projeter facilement, notamment grâce à des accrochages personnalisés. Cette alternative aux galeries traditionnelles parfois perçues comme trop élitistes, Amélie la met en perspective en plein coeur de Paris, et pose notamment la question de la place que l’on accorde à l’art dans nos quotidiens. Et avec Amélie du Chalard on va parler de ce concept qu’est la Maison d’Art, de son profil de collectionneuse, de ce qui fonde la notion même d’oeuvre, ou encore de ce qui rend l'art, abstrait ou non, plus ou moins cher. Bonne écoute !

  • Aujourd’hui, on va parler de goût, d’art, d’espace, puisque je reçois l’architecte d’intérieur Pierre Yovanovitch. Après avoir travaillé aux côtés de Pierre Cardin, Pierre ouvre son agence parisienne en 2001. Depuis, il figure parmi les meilleurs architectes d’intérieurs du monde selon le connu et reconnu AD. Avec un style épuré, moderne, et équilibré, il a créé son univers grâce à des projets éclectiques, des plus privés aux plus institutionnels. De l’hôtel Marignan à Paris, en passant par le flagship Christian Louboutin, la nouvelle galerie de Kamel Mennour, mais aussi de gros projets résidentiels. Vous l’aurez compris, la réputation de Pierre n’est plus à prouver, si bien qu’il a finalement ouvert sa première adresse à New York, en 2018. Et avec Pierre Yovanovitch, on va parler de ce que ça implique d’utiliser les contraintes d’un lieu pour répondre à une demande, de ce qu’aménager un intérieur veut dire de nous, ou encore de la notion de goût et de la manière dont elle entre en jeu. Bonne écoute !

  • Cette semaine, je reçois la romancière Isabelle Sorente, qui publie « Le complexe de la sorcière » aux Éditions JC Lattès. On entend beaucoup parler de cette figure ancestrale de la sorcière, et pour cause, elle est passionnante, et symptomatique de notre société contemporaine. Entre le 15ème et le 17ème siècle, des femmes, majoritairement, étaient pourchassées, persécutées, exécutées par des hommes, sous prétexte qu’elles incarnaient sommairement une image négative de la femme. Et pour Isabelle Sorente, encore aujourd’hui, les stigmates sont toujours là, et expliqueraient bon nombre de ses questionnements d’enfance, qui se répercutent nécessairement sur sa vie d’adulte. Comme une sensation d’être hors norme, d’être ici et là bas, qui mène à une quête de soi perpétuelle, et qu’elle raconte très bien dans son livre. Car on s’aperçoit rapidement que lorsqu’elle était enfant, la narratrice subissait le harcèlement scolaire, celui d’une meute sur une proie, qui, à la lumière de ce livre, peut facilement se rapprocher de cette chasse aux sorcières. Et avec Isabelle Sorente, on parle ensemble de la raison pour laquelle Isabelle s’est penché sur cette figure, du symbole qu’est cette sorcière, du rapport que cette dernière entretient avec le féminisme aujourd’hui, ou encore de la place de l’homme dans tout ça, bonne écoute !

  • Aujourd’hui, je reçois Constance Debré, qui, depuis quelques temps maintenant, a quitté sa casquette d’avocat pour celle d’écrivain. Après son roman "Play Boy", qui mettait en scène une entrée dans le monde homosexuel (via les amours, les sexualités, et le changement de perspective de vie), elle poursuit son travail d’autofiction avec "Love me Tender", publié chez Flammarion. En creux, il y a cette question de l’amour, sous toutes ses formes, notamment l’amour maternel. Au milieu, il y a ce fils, que le père veut retirer à la mère. Et entre tout ça, il y a ces rencontres, dont on ne sait où elle vont si ce n’est à l’essence même de soi. Vous le verrez, Constance est une femme passionnante, je n’ai pas eu besoin de beaucoup parler tant elle porte en elle son livre et sa vision d’une vie qui n’éclate aucun codes sinon les siens. Elle nous parle de famille, d’homosexualité, de l’écriture de l’intime, mais aussi de son dernier coup de coeur culturel, qui, par un heureux hasard, se trouve être mon livre préféré (teasing !), bonne écoute !

  • Tout d’abord, je vous souhaite une très belle année 2020, pleine de culture, bien sûr, et j’en profite également pour vous remercier d’être progressivement de plus en plus nombreux et nombreuses à m’écouter donner la parole à ses écrivains, à ses comédiens, à ses musiciens, à ses philosophes. Et à m’encourager, ce qui est, mine de rien, très important pour moi qui gère ce podcast tout seul avec rien sauf l’envie de le développer. Pour ce premier entretien de l’année, je reçois l’acteur Pierre Deladonchamps, qui est à l’affiche du nouveau film de Valérie Donzelli, "Notre dame". On l’a découvert grâce à « L’inconnu du lac » de Alain Guiraudie, qui lui a valu le César du meilleur espoir en 2014, mais aussi, grâce à "Plaire aimer et courir vite", de Christophe Honoré, "Le fils de Jean", de Philippe Lioret, ou encore "Les chatouilles", de Andréa Bescond et Eric Metayer. Et dans ce nouveau film, "Notre dame", il incarne un journaliste, qui va couvrir le chantier de la reconstruction du parvis de Notre-Dame, et qui se trouve également être l’amour de jeunesse de l’architecte en charge du projet, que joue Valérie Donzelli elle-même. Et avec Pierre Deladonchamps, on va parler du genre qu’est la comédie, de la notion de virilité au cinéma, de son lien avec son corps lorsqu’il tourne un film, mais aussi de son rapport aux journalistes, bonne écoute !

  • Bonjour à tou.te.s, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans la quille, le podcast où chaque semaine, on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Aujourd’hui, on va parler de rupture, avec la philosophe et écrivaine Claire Marin. Elle a publié « Rupture(s) », aux Éditions de l’Observatoire. Dans ce livre, elle saisit à bras le corps la notion même de rupture, et entreprend d’étudier les différentes ruptures qui arrivent dans l’existence. Bien loin de seulement penser la rupture amoureuse, elle s’intéresse aussi à la maladie, à la naissance, au deuil, au vieillissement, tous ces événements qui ont une véritable incidence sur ce que nous sommes. Et avec Claire Marin, on va entre autre parler de la question de l’identité lorsque survient une rupture, du regard des autres à ce moment-là, mais aussi de la naissance comme une rupture profonde et durable, ou encore de ces cultures, qui voient certaines ruptures autrement que nous, quitte à les célébrer. Bonne écoute !

  • Cette semaine, c’est d’humour et de scène dont il va s’agir avec l’humoriste Marina Rollman. Son spectacle s’appelle sobrement « un spectacle drôle », et se joue en ce moment au Théâtre de l’Oeuvre, à Paris. Vous pouvez également retrouver Marina sur France Inter chaque semaine, où elle officie avec une chronique : « la drôle d’humeur de Marina Rollman ». Il y a également de nombreuses vidéos sur Youtube où vous pouvez un petit peu voir ce qu’elle produit. Et justement, puisque Marina Rollman est si « drôle », j’ai décidé de l’inviter et de lui donner la parole pour saisir ce qui se joue lorsqu’on veut faire rire et lorsqu’on y arrive. Et avec elle, on va parler de l’écriture de l’humour, de la question du corps sur scène, mais aussi de son premier bide, et de sa relation avec cette hypothèse que ça se reproduise. Bonne écoute !
    Vous pouvez retrouver le podcast sur Instagram (@la.quille), ou encore sur Facebook, Twitter, et même sur Youtube !

  • Aujourd'hui, je reçois une libraire, mais pas n’importe laquelle. Marie-Rose Guarnieri tient la librairie des Abbesses, dans le quartier de Montmartre à Paris,. Mais elle est une actrice encore plus globale dans le monde du livre. Car oui, en parallèle, elle a fondé le prix Wepler-Fondation la Poste, qui récompense chaque année l’innovation, l’indépendance et la diversité éditoriale en littérature. Elle a également mis en place les flâneries littéraires au salon du livre, où l’idée est de se balader avec un écrivain ou un artiste, et a aussi créé la fête de la librairie indépendante. Bref, une femme d’action, de passion, et de conviction, pour qui l’objectif est de faire vivre le livre, encore et toujours. Et avec Marie-Rose, on va parler de ce métier de passeur qu’est le métier de libraire, de l’ancrage contemporain du livre, ou encore de la notion de prix littéraire aujourd’hui. Bonne écoute !

  • Cette semaine, c’est avec Romain Puértolas que j’ai discuté, à l’occasion de la parution son nouveau roman chez Albin Michel, « La police des fleurs, des arbres et des forêts ». Il s’agit là d’un roman d’enquête, qui démarre dans une petite bourgade isolée dans les années 1960, à partir de meurtre de Joël, découpé en 8 morceaux, emballé dans des sacs des Galeries Lafayette, et jeté au fond d’une marmite à confiture industrielle. Un jeune officier débarque de la ville pour enquêter sur ce mystérieux crime, et va retranscrire sous forme de lettres l’avancée de ses investigations à Madame Le Procureur. Entre correspondances et auditions, "La Police des fleurs, des arbres et des forêts" nous plonge dans une enquête rocambolesque, où chaque détail à son importance, jusqu’à la fin totalement inattendue, par laquelle je me suis aussi laissé piéger. Et avec Romain Puértolas, on parle ensemble de cette joie que procure l’écriture de l’enquête, de la manière dont on vit sa carrière d’écrivain après un succès mondial que fut son Fakir coincé dans une armoire Ikea, mais aussi du projet de collectif d’écrivain qui publie "13 à table", un recueil de nouvelles spécialement écrites pour les Restos du Coeur. Bonne écoute !

  • Aujourd’hui, on parle de musique avec La Grande Sophie, dont le huitième album, « Cet instant », est sorti il y a quelques semaines. Dans cet album, c’est principalement le temps, le temps qui passe, que Sophie étudie, et met en musique. Elle en tire les ficelles sur neuf chansons, mais pas seulement. Car cet album, c’est aussi l’occasion pour elle de se renouveler, notamment avec le piano, qui est un instrument qu’elle ne maîtrisait pas auparavant. Et avec la Grande Sophie, on parle ensemble de ce temps qui passe, qui peut être porteur d'angoisse mais aussi d'espoir, de sa manière d’écrire et de composer des chansons pour elle, comme pour les autres, ou encore de son rapport à la scène. Et pour information, Sophie sera à l’Olympia le 12 décembre. Bonne écoute !

  • Cette semaine, on va parler de théâtre avec Laurent Ruquier, et plus précisément de boulevard, qui est un genre dont l'enjeu est de divertir, de faire rire, bien sûr, mais aussi par moments de placer quelques pistes de réflexion, voire de culture. Laurent n’est pas qu’un célèbre animateur de radio et de télévision, c’est aussi un homme et un auteur de théâtre depuis de nombreuses années. Et cette saison, il nous livre « Le plus beau dans tout ça », une comédie qui se joue jusqu’au mois de mars au Théâtre des Cariétés, à Paris, où il est question d’un thème universel et pourtant si complexe : la beauté. « Le plus beau dans tout ça », c’est une pièce à quatre personnages, mise en scène par Steve Suissa, qui commence par le retour, 10 ans plus tard, de Matt, mannequin de profession joué par Agustin Galiana, dans la boutique d’antiquité de Claudine (incarnée par Pauline Lefèvre), qui s’avère être son ex. Sauf que Claudine est désormais à nouveau en couple et épanouie avec Octave (Régis Laspalès). Octave a bon nombre d’avantages, à commencer par l’humour et l’intelligence, plus que la beauté. Bien évidemment, la situation va rapidement appeler le rire du spectateur, mais aussi une certaine réflexion sur ce qu’implique être beau, sur sa supériorité ou non sur l’esprit, bref, un boulevard comme on les aime, qui ne laisse pas de côté les questionnements contemporains. Et avec Laurent Ruquier, on va parler ensemble de l’écriture théâtrale d’un boulevard, de ce que représente pour lui ce concept quasi philosophique qu’est la beauté, ou encore de ses prochaines pièces. Bonne écoute !

  • Cette semaine, c'est avec la romancière Sofia Aouine que j'ai discuté. Son premier roman, "Rhapsodie des oubliés" (publié aux Éditions de la Martinière) vient d'être récompensé par le Prix de Flore. Il nous plonge dans le Paris de la Goutte d'or à travers les yeux d'Abad, un jeune garçon de treize ans. Au fil des pages, des identités et des mémoires se forment grâce aux différents personnages, et nous font prendre conscience que l'Histoire, ce sont peut-être d'abord elles, mises bout à bout, et côte à côte. Et avec Sofia, on a parlé de ce quartier parisien qu'est le 18ème arrondissement, de la "poésie païenne" qu'elle a installé dans ce roman, de son rapport à l'écriture, mais aussi du fameux Prix de Flore qu'elle vient de recevoir. Bonne écoute !

  • Cette semaine, j'ai donné la parole à Karl Paquette, danseur,et ancien danseur étoile de l'Opéra de Paris. À partir du 30 novembre, il adapte le célèbre ballet de Tchaïkovski, "Le lac des cygnes" au Théâtre Mogador, dans "Mon premier lac des cygnes", un spectacle pensé pour les petits comme pour les plus grands. Au cours de 25 représentations exceptionnelles, il profite de son expérience de danseur étoile "retraité" pour mettre en lumière ce chef-d'oeuvre, et, par la même occasion, rendre le ballet résolument accessible. Et avec Karl Paquette, on a parlé de la force du "Lac des Cygnes", de ce que veut dire être danseur retraité lorsqu'on à la quarantaine, mais aussi de la couleur des collants sur scène ! Bonne écoute !

  • Cette semaine, j'ai discuté avec Coco ! De son vrai nom Corinne Rey, Coco est dessinatrice à Charlie Hebdo, mais elle publie également l'adaptation du fameux "Banquet" de Platon en BD, avec le philosophe Raphaël Enthoven, aux Éditions les Échappés. Cette conversation célèbre entre huit convives traite d'un thème de base, que l'on connaît tous et toutes très bien : l'Amour. Vulgariser Platon oui, mais sans le rendre trop facile, tel était l'enjeu de Coco lorsqu'elle a dessiné cette BD. Comme l'impression d'être avec Socrate, Alcibiade, Aristophane, et de discuter avec eux autour de l'amour, bien sûr, mais aussi de se poser des questions qui résonnent encore aujourd'hui, de la beauté en passant par le sexe. Et avec Coco, on a discuté de la philosophie platonicienne, du travail en duo avec Raphaël Enthoven, de ce que nous permet la caricature en 2019, mais aussi évoqué... un tas de nouilles qui moisissent, oui oui ! Bonne écoute !