Episodes

  • La pratique du réalisateur Valentin Noujaïm s’articule autour de trois axes : les luttes anti-racistes, l’utopie spatiale et les corps traumatisés. J’ai découvert son travail grâce à la critique d’art et curatrice Flora Fettah lors de visites d’ateliers à Artagon Marseille. Un lieu dédié aux jeunes professionnel·les de l’art qui se trouve dans l’ancienne usine Ricard de Saint-Marthe où Valentin travaille et où nous avons enregistré cet entretien. Aujourd’hui je vous propose de parler d’amours révolutionnaires et de l’amour de la révolution aux travers du parcours et des films de Valentin Noujaïm.

    Références :

    - Born in flames, Lizzie Borden
    - Héliogabale ou l'anarchiste couronné d'Antonin Artaud, Ed. Galimmard
    - Rester barbare de Louisa Yousfi, Ed. La fabrique
    - Derek Jarman
    - La Stadelschule à Francfort

    Épisode retranscrit :
    https://podcastpresente.fr/2022/09/12/valentin-noujaim/

    Crédits :

    Présent.e est un podcast produit, réalisé et diffusé par Camille Bardin. Cet entretien a été enregistré le 24 août 2022 à Artagon Marseille.
    Réalisation et mixage : Camille Bardin. Générique : David Walters.

  • En mars dernier j’ai eu le plaisir d’intervenir à Artagon à Marseille et de rencontrer individuellement une petite dizaine d'artistes. Sauf qu’à 17h00, ce jour, on m’a appris que mon dernier rdv avait loupé son train pour Sainte Marthe. On a alors essayé d’entreprendre une conversation sur zoom qui s’est vite transformée en fiasco : le wifi déconnait, nos voix étaient robotiques et nos phrases sans cesse interrompues. Alors on s’est dit que le mieux serait encore de se rejoindre dans le centre et de se boire un café aux Réformés. Et c’qui devait être un rdv d’une heure a pris fin sur les coups de 23h00. J’en suis sortie complètement surexcitée, presque assommée, essoufflée par cet échange bouleversant bien que complètement fortuit que nous venions d’avoir.
    Après le tumulte de l’année passée, j’ai pris le temps cet été de me replonger dans le portfolio de Théophile et aussi de lire son livre. Et comme lors de notre rencontre, je n’ai pas pu décoller de ma chaise en le lisant. J’ai dévoré les 200 pages de celui-ci en quelques heures sans jamais relever la tête de l’ouvrage. Et croyez-moi ou non mais la dernière fois que j’ai pris une telle claque en lisant un bouquin c’était en découvrant King Kong Theory. Alors sachez que je vais faire du lobbing toute l’année pour que ce bouquin soit publié au plus vite. Mais avant de me lancer dans ma quête, je voulais partager avec vous un petit bout de cette folle rencontre en recevant Théophile dans ce nouvel épisode de PRÉSENT.E…

    Références :

    - Hi-NRJ par Patrick Coly - I feel love de Donna Summer
    - VIH/sida: L'épidémie n'est pas finie! au Mucem du 15 décembre 2021 au 2 mai 2022
    - Podcast VIH/sida: L'épidémie n'est pas finie! par Manifesto XXI
    - Double Je de Christophe Willem
    - Elle me dit de Mika
    - Action de Act Up à la Concorde le 1e décembre 1993
    - Les vlogs de Lavande (@lavandersteen)https://www.youtube.com/channel/UCRHnwpb8qbMTBYKQvZRTGmg
    - Julien Bourgain @uniteton
    - Nello Geyvers @nelloid

    Retranscription pour les personnes sourdes et malentendantes : https://podcastpresente.fr/2022/09/05/theophylle-dcx/

    Crédits :

    Présent.e est un podcast produit, réalisé et diffusé par Camille Bardin. Cet entretien a été enregistré le 25 août 2022 à Marseille.
    Réalisation et mixage : Camille Bardin. Générique : David Walters.

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  • Son monde est peuplé d’héroïnes, de créatures chimériques et de monstresses… Dans cet espace retrofuturiste, les gentes dames ne sont aucunement sauvées par des chevaliers. Ici, on avance entre adelphes et lesbiennes, le tout sur des samples de JuL. Aujourd’hui je reçois Héloïse Farago aka TroubaDure. Je l’ai découvert cet hiver à Noisy Le Sec dans l’exposition “𝑾𝒉𝒂𝒕 𝒘𝒆 𝒅𝒐 𝒊𝒏 𝒕𝒉𝒆 𝒔𝒉𝒂𝒅𝒐𝒘𝒔”, elle y présentait une performance complètement ouf pour laquelle elle reprenait des chansons médiévales en remplaçant les histoires violentes par des histoires d'amour lesbiens, le tout sur des samples de JuL. Celleux qui souhaite la découvrir sont convier le 28 mai prochain lors de la journée performance qu’on organise à l’occasion du premier solo show de Léonore Camus-Govoroff qui s’appelle “Un jardin qu’iels ont su garder secret” !

  • C’était la toute première fois que nous nous rencontrions avec Rose-Mahé Cabel. C’est Léonore Camus-Govoroff qui m’a parlée de son travail et qui a souhaité l’avoir à nos côtés lors de la journée performance du 28 mai prochain dans l’exposition que nous organisons à The Left Place : “Dans un jardin qu’iels ont su garder secret”. Avec iel on a parlé de Rose de Bordel, son personnage de dragqueer, d'espèces déviantes, d'herboristerie et de soin. J'espère que l'épisode vous plaira et je vous donne rendez-vous le 28 mai prochain à Reims pour voir sa performance !

  • Pour ce nouvel épisode de PRÉSENT.E je reçois deux artistes : Lucas Ramon et Andréa Leguellec toustes les deux membres de l’association The Left Place / The Right Space, un tiers lieux fondé il y deux ans par quatre artistes originaires de Reims qui venaient d’être diplomé.es des Beaux Arts. Aujourd’hui l’asso regroupe sept artistes et pense une chouette programmation à laquelle je suis ravie de participer puisque je curate du 7 au 31 mai prochain l’exposition de Léonore Camus-Govoroff ! Dans cet épisode on parle de la sortie d’école, du travail en collectif et du fait d’investir une ville encore considérée en marge des gros centres du marché de l’art contemporain.

    Artistes membres : Ouassila Arras, Adriann BEGHIN, Victoria David, Andréa Le Guellec, Thomas Schmahl, Adrien Tinchi, Vincent Villain, Lucas Ramond.

    Adresse : 99 Rue de Fismes, 51100 Reims

  • Pour ce nouvel épisode de PRÉSENT.E je reçois l’artiste Léonore Camus-Govoroff. Ce n’est pas un hasard puisque toustes les deux nous travaillons depuis plusieurs mois sur un projet d’exposition qui sera inauguré le 7 mai prochain à Reims dans un super tiers-lieux qui s’appelle The Left Place. L’exposition s’appelle "Dans un jardin qu’iels ont su garder secret", c’est une sorte de cloître abandonné anciennement détenu par des sœurs lesbiennes et mercenaires au centre duquel se trouve une fontaine dont l’eau a des vertus contraceptives. L’exposition reprend en fait l’esthétique des jeux vidéos fantasy et nous sommes propulsé.es, visiteurices, dans cet espace avec comme mission d’atteindre, dans un premier temps, cette fontaine magique et de trouver tous les items qui sont disséminés ça et là dans l’exposition et dans un second temps nous serons amenées à passer à la deuxième étape de ce jeux vidéos fictif en plongeant tout à fait dans un état de transition… Dans cet épisode nous parlons donc de communautés, de transitions, mais aussi de marges et d’empouvoirement.

  • Regarder le travail de Sophie Varin c’est comme découvrir le monde à travers le trou d’une serrure. Il faut s’approcher, plisser un peu les yeux pour affiner sa vue, et même comme ça, ce n’est pas dit qu’on soit sûr de ce qui se passe véritablement derrière la porte. Aujourd’hui on va parler d'ambiguïté, d’indices et d’enquête… Et je suis ravie parce que pour une fois un épisode de PRÉSENT.E est diffusé alors que le travail de mon invitée est visible. Ça se passe jusqu’au 23 octobre à la galerie Sultana dans le quartier de Belleville et l’exposition s’appelle Ni Bien ni mal...

  • C’est grâce à Camille Brechignac que j’avais invité à réaliser un épisode de IEL PRÉSENTE que j’ai découvert le travail de Ingrid Berthon Moine. Ingrid c’est une artiste française basée à Londres qui travaille sur la question du regard que l’on porte sur nos corps en fonction de nos genres respectifs. En fait, je dirai même que le corps est son matériau de prédilection et que les médiums qu’elle emploie ; que ce soit la peinture, l’installation ou la photographie lui servent à expérimenter ce dernier et à questionner les normes et leurs impacts sur nos comportements !

    Et ce n’est pas pour rien qu’on parle de corps aujourd’hui car j’ai l’immense plaisir de vous annoncer que du 21 octobre prochain au 18 décembre 2021 se tiendra à la galerie Paris Beijing - Romain Degoul la toute première exposition dont j’ai assuré le commissariat. L’exposition s’appelle FAIRE CORPS, elle rassemble une dizaine d’artistes qui tentent d’aller au-delà des attributs normés du genre et de déconstruire notre regard. L’autre bonne nouvelle c’est que les plus assidu.es d’entre vous connaissent déjà un bon nombre de ces artistes puisque toutes et tous ont été reçu dans PRÉSENT.E !

    Vous aurez donc la possibilité de découvrir enfin en vrai, les oeuvres de
    Sabrina Belouaar, Kubra Khademi, Marion Mounic, Pauline Rousseau, Elea Jeanne Schmitter, Hugo Servanin, Abel Techer, Ren Hang et Sarah Trouche.

    Parmi elleux, mon invitée d’aujourd’hui qui présente ses neufs sculptures thingy dont on va notamment parler aujourd’hui...

    Enfin, on reprend les bonnes habitudes : Merci à David Walters pour le générique !

  • Ces mots, l’artiste Laurent Lacotte les glisse au sein des paysages qu’il rencontre au grès de ses déambulations, de ses dérives… Depuis plus d’un an, il marche avec toujours dans son sac à dos : des pochoirs. 26 exactement, comme autant de lettres que comporte l’alphabet. Il a aussi deux bombes de peintures aérosol, l’une noire et l’autre blanche. Avec ces 26 lettres Laurent sème des mots, à même les situations qu’il récolte. En réponse à ces derniers, j’ai souhaité lui en proposer d’autres, les miens, mais pas seulement. Dans cet épisode vous allez entendre d’autres voix, celle de Léo Marin, le curateur de cette exposition et celle de Noémie Monier, artiste, critique d’art et cartomancienne. Tous les trois nous avons tenté de vous raconter l’exposition « Dormir à la belle étoile sur un lit de galets » que Laurent Lacotte présente à Doc du 17 au 26 septembre 2021.

  • IEL PRÉSENTE, c’est un hors-série qui multiplie les regards. J’en suis profondément convaincu, tout point de vue est nécessairement particulier et situé. Et le mien n’en est pas exempt. Il existe autour de moi d’autres manières de penser, d’autres façons d’envisager les choses, d’autres possibilités d’existence. Seulement pour découvrir cela il faut savoir se taire puis écouter les autres.

    Et c’est ce que j’ai essayé de faire avec IEL PRÉSENTE.
    Pour chacun des épisodes de ce hors-série je me suis m’éclipsée et j’ai confié mon micro à un ou une critique d’art ou commissaire d’expositions. Toutes et tous ont eu carte blanche dans la réalisation de l’épisode : du choix de leur invité à la rédaction des questions. Les entretiens de IEL PRÉSENTE sont donc gorgés de mots, d’interrogations et de manières de penser qui ne sont plus uniquement les miennes.

    La personne ayant pensé l’épisode d’aujourd’hui est une jeune chercheuse et curatrice membre du CEA, l’association française des commissaires d’expos !  Je l’ai rencontrée en Bourgogne il y a deux ans au festival transdisciplinaire Feÿ qu’elle a cofondé en 2018. Aujourd’hui elle est membre de plusieurs collectifs notamment Lusted Men, une investigation photographique autour de l'érotisation du corps des hommes... Cette notion de collectif est justement au coeur de sa pratique, jusqu'à devenir un champ de recherche puisqu’elle a intégré en septembre dernier un programme de recherche autour des "pratiques collectives" au Royal Institute of Art (KKH) de Stockholm. Mais au-delà de cet impressionnant CV ce que je préfère chez elle ce sont les conversations sororales que j’ai la chance d’avoir de temps en temps avec elle. Vous savez, mon invitée d’aujourd’hui cest cette personne qui a le pouvoir de vous faire déballer tout ce que vous avez sur le cœur sans vous couper la parole et sous un regard doux et bienveillant. Du coup c’est avec une confiance absolue que je confie mon micro à Salomé Burstein pour ce nouvel épisode du hors-série IEL PRÉSENT.E

    Et puis comme d'habitude : un immense merci à David Walters d'accepter que j'utilise son morceau Mama pour le générique. Allez écouter son dernier album ! www.youtube.com/channel/UC8HwBw3CFjLlrqUqsJB428g

  • IEL PRÉSENTE, c’est un hors-série qui multiplie les regards. J’en suis profondément convaincu, tout point de vue est nécessairement particulier et situé. Et le mien n’en est pas exempt. Il existe autour de moi d’autres manières de penser, d’autres façons d’envisager les choses, d’autres possibilités d’existence. Seulement pour découvrir cela il faut savoir se taire puis écouter les autres.

    Et c’est ce que j’ai essayé de faire avec IEL PRÉSENTE.

    Pour chacun des épisodes de ce hors-série je me suis m’éclipsée et j’ai confié mon micro à un ou une critique d’art ou commissaire d’expositions. Toutes et tous ont eu carte blanche dans la réalisation de l’épisode : du choix de leur invité à la rédaction des questions. Les entretiens de IEL PRÉSENTE sont donc gorgés de mots, d’interrogations et de manières de penser qui ne sont plus uniquement les miennes.

    Je pense que depuis le lancement de PRÉSENT.E j’ai du parler d’elle dans un épisode sur deux. C’est une femme dont j’admire les convictions et les combats. Elle est membre de Jeunes Critiques d’art et de Diamètre, vice présidente de l’association Contemporaines, elle a travaillé pour la monnaie de Paris, pour Manifesta 13 mais aussi pour Aware. En fait c’est ce genre de meufs dont on est hyper fière d’être la copine enfin bref ! Aujourd’hui je suis  raaaavie de laisser mon micro à Flora Fettah. 

    Et puis comme d'habitude : un immense merci à David Walters d'accepter que j'utilise son morceau Mama pour le générique. Allez écouter son dernier album ! www.youtube.com/channel/UC8HwBw3CFjLlrqUqsJB428g

  • IEL PRÉSENTE, c’est un hors-série qui multiplie les regards. J’en suis profondément convaincu, tout point de vue est nécessairement particulier et situé. Et le mien n’en est pas exempt. Il existe autour de moi d’autres manières de penser, d’autres façons d’envisager les choses, d’autres possibilités d’existence. Seulement pour découvrir cela il faut savoir se taire puis écouter les autres.

    Et c’est ce que j’ai essayé de faire avec IEL PRÉSENTE.

    Pour chacun des épisodes de ce hors-série je me suis m’éclipsée et j’ai confié mon micro à un ou une critique d’art ou commissaire d’expositions. Toutes et tous ont eu carte blanche dans la réalisation de l’épisode : du choix de leur invité à la rédaction des questions. Les entretiens de IEL PRÉSENTE sont donc gorgés de mots, d’interrogations et de manières de penser qui ne sont plus uniquement les miennes.

    Aujourd’hui, l’épisode de IEL PRÉSENTE est pensé par une curatrice indépendante. Elle est diplômée de l’école du Louvre et du Royal College of Art et concentre ses recherches sur les savoirs ésotériques et les espaces de résistance. Depuis 2018 elle est assistante curatoriale à la Fondation Van Gogh à Arles et conçoit des projets curatoriaux collectifs au sein de diverses structures comme par exemple dans l’antenne arlésienne de galerie Sultana ou elle proposait au printemps dernier l’exposition Animal Crossing ! En parallèle de cela elle développe une pratique d’écriture fictionnelle. Et comme si cela ne suffisait pas, elle s’occupe depuis 2018 de la résidence l’Opéra, un super projet de résidence, donc, qui a lieu dans sa maison arlésienne où elle reçoit chaque mois, un ou une curateur.ice, artistes, poétesse ou critique qui travaille pendant une semaine sur un projet de son choix sans nécessité de rendus.

    Aujourd’hui la personne qui va driver cet épisode de IEL PRÉSENTE est Margaux Bonopera.

    Et puis comme d'habitude : un immense merci à David Walters d'accepter que j'utilise son morceau Mama pour le générique. Allez écouter son dernier album ! www.youtube.com/channel/UC8HwBw3CFjLlrqUqsJB428g

  • IEL PRÉSENTE, c’est un hors-série qui multiplie les regards. J’en suis profondément convaincu, tout point de vue est nécessairement particulier et situé. Et le mien n’en est pas exempt. Il existe autour de moi d’autres manières de penser, d’autres façons d’envisager les choses, d’autres possibilités d’existence. Seulement pour découvrir cela il faut savoir se taire puis écouter les autres.

    Et c’est ce que j’ai essayé de faire avec IEL PRÉSENTE.

    Pour chacun des épisodes de ce hors-série je me suis m’éclipsée et j’ai confié mon micro à un ou une critique d’art ou commissaire d’expositions. Toutes et tous ont eu carte blanche dans la réalisation de l’épisode : du choix de leur invité à la rédaction des questions. Les entretiens de IEL PRÉSENTE sont donc gorgés de mots, d’interrogations et de manières de penser qui ne sont plus uniquement les miennes.

    Aujourd’hui, l’épisode de IEL PRÉSENTE est pensé par un commissaire d’exposition indépendant. Il est le co-fondateur du collectif curatorial Syndicat Magnifique et commissaire d'exposition pour Societies. Depuis 2020, il est en résidence à la Maison populaire de Montreuil où il a concentré ses recherches curatoriale sur les pratiques contemporaines queer et les relationnalités. Je suis son travail de loin depuis maintenant trop longtemps et j’avais vraiment envie de le rencontrer. Je suis donc ravie qu’il ait accepté de participer à IEL PRÉSENTE ! Aujourd’hui je confie mon micro à Thomas Conchou.

    Et puis comme d'habitude : un immense merci à David Walters d'accepter que j'utilise son morceau Mama pour le générique. Allez écouter son dernier album ! www.youtube.com/channel/UC8HwBw3CFjLlrqUqsJB428g

  • IEL PRÉSENTE, c’est un hors-série qui multiplie les regards. J’en suis profondément convaincu, tout point de vue est nécessairement particulier et situé. Et le mien n’en est pas exempt. Il existe autour de moi d’autres manières de penser, d’autres façons d’envisager les choses, d’autres possibilités d’existence. Seulement pour découvrir cela il faut savoir se taire puis écouter les autres.

    Et c’est ce que j’ai essayé de faire avec IEL PRÉSENTE.

    Pour chacun des épisodes de ce hors-série je me suis m’éclipsée et j’ai confié mon micro à un ou une critique d’art ou commissaire d’expositions. Toutes et tous ont eu carte blanche dans la réalisation de l’épisode : du choix de leur invité à la rédaction des questions. Les entretiens de IEL PRÉSENTE sont donc gorgés de mots, d’interrogations et de manières de penser qui ne sont plus uniquement les miennes.

    Aujourd’hui l’épisode de IEL PRÉSENTE est pensé par Inès Geoffroy ! Chargée des expositions à la grande halle de la Villette, elle est titulaire d’un master de recherche en anthropologie des images à l’EHESS et d’un master professionnel en ingénierie culturelle à la Sorbonne Nouvelle. Après être passée par l’Institut du Monde Arabe et la Philharmonie de Paris, elle est actuellement en charge de la programmation des expositions d’art contemporain dans la Grande Halle et sur le parc de La Villette. Son domaine de prédilection est la jeune création, mise à l’honneur chaque année lors de l’événement 100% L’EXPO dont elle est responsable. Elle développe en parallèle une activité d’écriture et traite notamment de la perception des identités musulmanes !

    Et puis comme d'habitude : un immense merci à David Walters d'accepter que j'utilise son morceau Mama pour le générique. Allez écouter son dernier album ! www.youtube.com/channel/UC8HwBw3CFjLlrqUqsJB428g

  • J’ai découvert Gwendoline Perrigueux en 2019 lors de son exposition Velvet Lashes à la Galerie Eric Mouchet et en discutant avec elle j’ai vite compris que son exposition était aussi une invitation au lâcher prise. Du coup je me suis interrogée : à quel endroit j’aimerais être un peu plus libre. Évidemment, dans l’écriture. Du coup j’ai demandé à Gwendoline et à la galerie Eric Mouchet si je pouvais mener une expérience. Il s’agissait de rester seule dans cette exposition, le temps d’une nuit, que je consacrerai entièrement au fait d’écrire sur les œuvres. Cela a été un moment extraordinaire pour moi, plus douloureux que salvateur mais j’en garde aujourd’hui un super bon souvenir. Le texte qui est né lors de cette nuit est disponible sur la plateforme YACI de Jeunes Critiques d’Art ! Tout ça pour dire que j’ai une relation toute particulière avec le travail de Gwendoline Perrigueux du coup je suis ravie qu’elle ait accepté d’être mon invitée aujourd’hui pour ce 28e épisode de PRÉSENT.E !

    Mon traditionnel merci à David Walters d'accepter que j'utilise son morceau «Mama» pour le générique !

  • J’ai découvert le travail d’Elea Jeanne Schmitter en septembre dernier à l’occasion de l’exposition Jusqu’ici tout va bien qui était curatée par Hugo Vitrani, Mathieu Kassovitz, Ladj Ly et JR au Palais de Tokyo. Cette expo elle regroupait la première promo de l’école Kourtrajmé. Elea y présentait une série de photographies que je trouve formidable. Pour vous résumer un peu le principe, Elea a invité des femmes qu’elle admire pour leur engagement dans leur domaine respectif afin de réaliser leur portrait ! Parmi ces femmes il y a des grandes figures de la lutte féministe et antiraciste telle qu’Assa Traoré, des autrices comme Fatima Daas ou encore des artistes ou des curatrices comme Amandine Nana mais on y trouve aussi des mères de familles, des économistes, bref, des femmes puissantes. Mais ces portraits ont de particulier que ce n’est pas Elea qui a déclenché le moment de la prise de vue mais bien les femmes qu’elle prenait en photo qui activait le déclenchement de l’appareil en pressant sur une sorte de poire. Avec cette simple ruse, Elea a mis à mal les rapports de force qui peuvent exister entre un.e photographe et son modèle, elle a fait de la personne qu’elle photographiait un sujet agissant. Ah ! Et puis je ne vais pas tout vous spolier mais Elea développe aussi une série sur le manque de données qu’on a sur le corps des femmes cis notamment. On n’a pas particulièrement parlé des spécificités des personnes trans, en situation de handicap, grosses et/ou défavorablement racisées mais voir les dégâts que cela fait sur les corps des femmes cis laisse présager de l’impact que cela peut avoir sur les leur…


    Mon traditionnel merci à David Walters d'accepter que j'utilise son morceau «Mama» pour le générique !

  • À l’origine de Lusted Men il y a six femmes et un constat : il existe trop peu de photographies érotiques d’hommes* et celles qui existent sont soit cachées soit souvent perçues comme homoérotiques. Alors comment réinventer nos désirs ? C’est la question à laquelle mes invitées d’aujourd’hui ont tenté de répondre en lançant en 2019 un appel à contribution auprès de photographes professionnel.les ou amateurices. Il s’agissait simplement d’envoyer une photographie érotique d’un mec et de répondre à un petit questionnaire. Des contributions, elles en ont reçues plus d’un millier venant de 230 personnes. Vous verrez qu’à l’heure actuelle il y en a même beaucoup plus ! Alors on va tenter de décortiquer tout ça avec trois d’entre elles : Salomé Burstein, Laura Lafon et Marion Chevalier ! Saluons aussi chaleureusement : Margaux Oren, Morgane Tocco et Lucie Brugier, également membres de ce merveilleux collectif.

    *s’identifiant comme tel.le.s

    Mon traditionnel merci à David Walters d'accepter que j'utilise son morceau «Mama» pour le générique ! Mais aussi à Marc Beyney-Sonier et Lucas Blanchy du média Projets qui ont eu la gentillesse de m'offrir la possibilité d'enregistrer dans le formidable studio Penny Lane !

  • Le boulot de Pierre Gaignard fait du bruit, de ses œuvres jaillissent des feux d’artifice et émane une odeur d’essence. Pourtant il ne faut pas se méprendre, là où on pourrait fantasmer que se cache derrière celles-ci un gueulard excentrique, on découvre un type qui me semble finalement assez discret. Et cette discrétion me semble constitutive de son travail. Je lisais par exemple dans un échange que Pierre a eu avec Léo Guy-Denarcy qu'il ne cherche pas à être créatif et que des fois il avait des choses à dire et d’autres fois non. Finalement que plutôt d’inventer de nouvelles choses il préférait rejouer celles qui existent déjà. Si bien qu’on dit de son boulot qu’il s'agit d’un travail ethnographique, documentaire et qu’on dit de lui qu'il est un conteur.

    Pour ce deuxième épisode de ce partenariat avec la galerie Éric Mouchet je reçois Pierre Gaignard. Un artiste qui va avoir un été chargé ! Puisque dans le cadre de son programme de thèse, il présente à partir de la mi-mai jusque fin août une exposition au Musée d’Art Contemporain de Lyon et en parallèle on pourra également voir son travail à Paris tout l’été à la Galerie Eric Mouchet.

    Un immense merci à elle d'avoir répondu avec tant de générosité à mes questions et à la Galerie Éric Mouchet pour leur soutien. Et enfin, comme d'habitude, mille mercis à David Walters d'accepter que j'utilise son morceau «Mama» pour le générique !

  • J’ai découvert le travail de Hayoun Kwon en 2018, lors d’une de ces après-midi d’automne froide et pluvieuse lorsque le moral chute dans les chaussettes à mesure que le soleil se raréfie. J’étais venue trouver un peu de réconfort dans l’une des galeries que je chérie le plus à Paris : la galerie Sator. Où on célébrait l’ouverture de l’exposition d’Hayoun Kwon dont je ne connaissais pas du tout le travail. Lise Traino, la directrice de la galerie, me voyant émerveillée devant les œuvres exposées m’a proposée de m’en faire découvrir une autre. Dans le bureau du galeriste, Lise m’a confiée un casque VR. Je vous avoue que j’étais super intimidée et pas très rassurée d’avoir cet outil sur la tête qui allait me couper du monde. Mais, dès lors que la vidéo a commencé, je peux vous garantir que ce qui m’entourait n’avait que très peu d’importance. J’avais été projetée à des milliers de kilomètres de la galerie, dans la DMZ, la zone démilitarisée qui sépare les deux Corées. Accompagnée par les souvenirs de Monsieur Kim, un ancien soldat sud coréen qui racontait l’une des nuits qu’il a passé dans cet espace large d’à peine quatre kilomètres auquel l’humain n’a plus accès depuis plus de soixante ans. Cette œuvre, intitulée 489 years — temps qu’il faudrait compter pour retirer l’ensemble des mines présentes sur la zone — m’a tout simplement coupée le souffle. Trois ans après, cette œuvre fait partie de celles qui m’accompagnent et que j’aimerais partager avec la terre entière ! Je suis donc ravie qu'Hayoun ait accepté d'être mon invitée pour ce 25e épisode de PRÉSENT.E !

  • C’est grâce à un artiste que j’ai découvert mon invité d’aujourd’hui ! Un artiste que vous connaissez puisque je l’ai déjà reçu dans cette émission : il s’agit de Hugo Servanin qui fait partie des nombreux artistes avec qui Jeanne Vicerial, a collaboré. Jeanne c’est la toute première doctoresse en design textile en France. Elle a crée une technique révolutionnaire, une machine/robot capable de « tisser » des vêtements sur-mesure à échelle semi-industrielle. Elle est également la créatrice du studio de design, recherche et innovation Clinique Vestimentaire. Dans cet épisode on parle de mode, d'art contemporain, de révolution industrielle, de normes et de représentation sociale avec Jeanne Vicerial.

    Mon traditionnel merci à David Walters d'accepter que j'utilise son morceau «Mama» pour le générique !