Episodes

  • Dans le film des frères Dardenne Deux jours, une nuit, Marion Cotillard joue le rôle d’une employée d'une entreprise de panneaux solaires. Elle revient de congé maladie, et pendant son absence, son patron a réparti son travail sur les autres employés, en leur donnant une prime. Au retour de Sandra ils ont un choix: perdre leur prime, et permettre à Sandra de reprendre son travail. Ou garder leur prime et Sandra perdra son emploi.
    Le film pose cette question: qu’est-ce qui déclenche des élans de solidarité? Qu’est-ce qui fait qu’un individu, puis un groupe, peut trouver en lui de se sacrifier pour un autre? Est-ce que c’est une question d’empathie, de générosité? Est-ce que c’est une pure question politique?
    Dans l’épisode d’aujourd’hui vous entendrez l’histoire de Christophe, au micro d’Iris Ouédraogo, qui nous raconte comment ses collègues de travail se sont mobilisés pour lui donner du temps.
    Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram (retrouvez-y aussi le compte de Transfert). Pour échanger et découvrir de nouveaux podcasts, rejoignez le Slate Podcast Club sur Facebook.
    Cet épisode a été mixé par Jean-Baptiste Aubonnet. La musique est de David Sztanke. Maureen Wilson était à l’édition et à la coordination. Transfert est présenté par Charlotte Pudlowski et produit par Louie Média pour Slate.fr.

  • Deux souvenirs se rejoignent. L’un quand je suis allée me faire tatouer pour la première fois, et que j’ai demandé à ma tatoueuse si j’allais souffrir: elle m’a dit les femmes n’ont jamais mal pour de si petits tatouages, on est bien plus habituées à la douleur, il n’y a que les hommes qui trouvent ça douloureux. L’autre souvenir est celui d’une conversation il y a des années avec un homme qui me disait que je jurais et que ce n’était pas très féminin. J’avais dit: «Ça veut dire quoi féminin?». Il n’avait pas bien su répondre et dans ma tête je me disais que je ne saurais pas bien non plus. 
    Si on me reposait la question aujourd’hui, de ce qu’est la féminité, je répondrais que c’est une souffrance discrète. Une manière d’accepter une souffrance normalisée sans faire de bruit, gentiment, joliment. 
    C’est un lieu commun chez les féministes de dire que si les hommes accouchaient on aurait découvert la péridurale bien plus tôt et elle serait plus commune dans le monde entier. On trouve normal que les femmes souffrent, on trouve gênant qu’elles s’en plaignent trop. Mais jusqu’où peut-on s’aimer dans sa féminité quand elle est associée à la douleur?
    Dans cet épisode, Marion raconte comment elle a réussi à se réconcilier avec sa féminité, au micro d’Agathe Le Taillandier.
    Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram (retrouvez-y aussi le compte de Transfert). Pour échanger et découvrir de nouveaux podcasts, rejoignez le Slate Podcast Club sur Facebook.
    Cet épisode a été mixé par Jean-Baptiste Aubonnet. La musique est de Marine Quéméré. Maureen Wilson était à l’édition et à la coordination. Transfert est présenté par Charlotte Pudlowski et produit par Louie Média pour Slate.fr.

  • Episodes manquant?

    Cliquez ici pour raffraichir la page manuellement.

  • Il y a un passage, dans un livre d’entretiens de la romancière Annie Ernaux, L'écriture comme un couteau, dans lequel elle parle de définir ou non la littérature, la fiction, de la place du je, et dans ce passage, elle dit «Pour moi, la vérité est simplement le nom donné à ce qu'on cherche et qui se dérobe sans cesse.» C'est beau de parler de vérité dans le contexte de l’écriture parce que précisément l’écriture est une recherche, un point de vue donné, qui ne peut jamais être totale et jamais raconter une vérité absolue.
    De manière générale, chaque récit est une recherche de vérité, une tentative de proposer une version possible, et plus les points de vue s’accumulent, plus vous entendrez différentes personnes vous raconter leur point de vue sur une même histoire, plus l’illusion de vérité sera grande. Mais il y aura toujours une autre version possible de cette histoire, une autre vision selon que le témoin aura grandi, changé, se sera remémoré quelque chose, et le palimpseste peut continuer à l’infini. La vérité se dérober à l’infini. Dans l'épisode de cette semaine, Léa raconte sa quête personnelle de vérité, au micro de Jeanne-Marie Desnos. 
    Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram (retrouvez-y aussi le compte de Transfert). Pour échanger et découvrir de nouveaux podcasts, rejoignez le Slate Podcast Club sur Facebook.
    Cet épisode a été mixé par Jean-Baptiste Aubonnet. La musique est de David Aknin. Maureen Wilson était à l’édition et à la coordination. Transfert est présenté par Charlotte Pudlowski et produit par Louie Média pour Slate.fr.

  • Si vous avez déjà visité New York, vous vous souvenez sûrement de ce que vous avez ressenti en vous baladant pour la première fois dans la ville.
    Les tuna salad qu’on peut acheter tard dans la nuit, Central Park et ses écureuils, le café filtre à volonté, les cheesecakes et les pickles dans les déli de Woody Allen; le métro à Times Square. Presque comme dans les films : immense, vertigineux, excitant. Mais l’Amérique des films n’est pas toujours New York, pas toujours son meilleur visage. Que se passerait-il si en guise de voyage linguistique, vous étiez plongé dans une scène de mauvais polar?  Dans cet épisode, Aurélien raconte son road-trip aux Etats-Unis au micro de Cyrielle Bedu.
    Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram (retrouvez-y aussi le compte de Transfert). Pour échanger et découvrir de nouveaux podcasts, rejoignez le Slate Podcast Club sur Facebook.
    Cet épisode a été mixé par Jean-Baptiste Aubonnet. La musique est de Adrien Casalis. Maureen Wilson était à l’édition et à la coordination. Transfert est présenté par Charlotte Pudlowski et produit par Louie Média pour Slate.fr.

  • En décembre 1954, dans une entrée de son journal, Julien Green parle de Dieu, de son incommensurabilité et il écrit que “Le grand pêché du monde moderne, c'est le refus de l'invisible."
    Il parle de croire en ce qu’on ne voit pas. C’est drôle à relire aujourd’hui, car le temps a donné à cette phrase une polysémie plus grande. On refuse l’invisible, on ne veut croire que ce que l’on voit, quitte à inventer des signes. On ne veut pas de l’invisible chez les autres, on veut de la transparence, savoir ce qu’il en est des personnes que l’on aime, où ils sont, ce qu’ils font. On veut des vidéos de nos idoles, tout le temps, jusque dans leur intimité.
    Mais on rêve aussi de capes d’invisibilité, de pouvoir disparaître parfois, dans le confort de l’obscurité, n’être ni vu, ni regardé. Mais ne pas disparaître, ne pas devenir invisible aux yeux des autres et de la société. On veut pouvoir se cacher, se montrer, on se perd dans les vertiges de ces contradictions au point de ne plus toujours savoir quoi montrer, quoi cacher, qui on est. Et quand parfois on trouve le jeu d’ombres et de lumière confortable... Quel soulagement. Dans cet épisode, Hayzia raconte son histoire -comment elle a cherché et trouvé sa place- au micro d’Amel Almia.
    Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram (retrouvez-y aussi le compte de Transfert). Pour échanger et découvrir de nouveaux podcasts, rejoignez le Slate Podcast Club sur Facebook.
    Cet épisode a été mixé par Jean-Baptiste Aubonnet. La musique est de Benjamin Grossmann. Maureen Wilson était à l’édition et à la coordination. Transfert est présenté par Charlotte Pudlowski et produit par Louie Média pour Slate.fr.

  • Dans son livre Histoire de la violence, Edouard Louis, alors qu’il évoque la mort d’une petite fille dont la mère est en partie tenue pour responsable, évoque la circulation de la haine et de la violence. Il écrit que «la haine pour la mère, la haine s’était déplacée sur d’autres personnes, à croire que c’est un sentiment qui ne peut par nature jamais disparaître mais seulement passer d’un corps à l’autre, se transférer d’un groupe à l’autre, d’une communauté à l’autre, (...) la haine n’a pas besoin d’individus particuliers pour exister mais uniquement de foyers pour se réincarner».
    Cette fluidité de la haine paraît si vraie, si évidente, elle se fixe sur une idée, un groupe, un autre. Mais peut-elle aussi facilement se muer en amour? N'est-ce pas finalement la même chose? Une masse qui brûle en vous? Un élan qui demande à se fixer sur quelque chose? Dans cet épisode, William raconte son histoire au micro d’Iris Ouédraogo.
    Suivez Slate Podcasts sur Facebook et Instagram (retrouvez-y aussi le compte de Transfert). Pour échanger et découvrir de nouveaux podcasts, rejoignez le Slate Podcast Club sur Facebook.
    Cet épisode a été mixé par Jean-Baptiste Aubonnet. La musique est de Maxime Daoud. Maureen Wilson était à l’édition et à la coordination. Transfert est présenté par Charlotte Pudlowski et produit par Louie Média pour Slate.fr.

  • Depuis le collège, depuis l’époque où j'ai découvert l'Antigone d'Anouilh, le mot «espoir» me fait invariablement penser à l'expression «sale espoir». C'était une sacrée découverte, que l'espoir pouvait être épuisant, ignoble, inutile. C'est au tout début de la pièce, tragédie dans laquelle Antigone va mourir pour ses principes, et les spectateurs le savent d'emblée, puisqu'ils savent qu'ils vont voir une tragédie, et que dans une tragédie on meurt. Et le choeur déclame: «C'est propre, la tragédie. C'est reposant, c'est sûr… Dans le drame, avec ces traîtres, avec ces méchants acharnés, cette innocence persécutée, ces vengeurs, ces terre-neuve, ces lueurs d'espoir, cela devient épouvantable de mourir, comme un accident. On aurait peut-être pu se sauver, le bon jeune homme aurait peut-être pu arriver à temps avec les gendarmes. Dans la tragédie on est tranquille. D'abord, on est entre soi. On est tous innocents en somme! Ce n'est pas parce qu'il y en a un qui tue et l'autre qui est tué. C'est une question de distribution. Et puis, surtout c'est reposant, la tragédie, parce qu'on sait qu'il n'y a plus d'espoir, le sale espoir ; qu'on est pris, qu'on est enfin pris comme un rat, avec tout le ciel sur son dos, et qu'on n'a plus qu'à crier, à gueuler à pleine voix ce qu'on avait à dire, qu'on n'avait jamais dit et qu'on ne savait peut-être même pas encore. Et pour rien; pour se le dire à soi, pour l'apprendre, soi. Dans le drame, on se débat parce qu'on espère en sortir. C'est ignoble, c'est utilitaire. Là, c'est gratuit. C'est pour les rois. Et il n'y a plus rien à tenter, enfin!»»
    Ce texte disait que c'est épuisant d'espérer, de s'accrocher, de s'obstiner. Épuisant et parfois stérile. Alors jusqu'où faut-il espérer? C'est une histoire d'espoir et d'obstination qu'Alban raconte au micro d'Ayoub Bel-Hyad.
    Pour suivre nos dernières sorties, rejoignez notre nouveau compte Instagram @SlatePodcasts, ainsi que sur le compte de Transfert.
    Cet épisode a été mixé par Jean-Baptiste Aubonnet. La musique est de David Aknin. Maureen Wilson était à l’édition et à la coordination. Transfertest présenté par Charlotte Pudlowski et produit par Louie Média pour Slate.fr.

  • La romancière féministe Benoîte Groult, qui a traversé le 20e siècle et vu la condition des femmes évoluer de l'absence du droit de vote à la loi sur la parité, répondait en 1975 à une interview télévisée, et parlait de son premier mariage. L'homme qu'elle avait épousé était mort au bout de 8 mois.  "J'étais veuve, et ça c'est un état social. Étant veuve j'étais une femme, ça y est j'étais épanouie, je me suis mise à travailler avec plus d'ambition et de courage, j'existais. La dignité pour une femme –Jean Foyer notre ancien ministre le disait encore en 73– une femme ne tire sa dignité que du mariage. C'est tout de même monstrueux. Nous ne sommes pas des êtres humains complets si nous ne sommes pas mariés."
    Comment une vie de femme peut-elle être transformée, modelée, voire entravée par un mariage à un homme? Inès raconte son histoire au micro d'Amel Almia, pour Transfert.
    Pour suivre nos dernières sorties, rejoignez notre nouveau compte Instagram @SlatePodcasts, ainsi que sur le compte de Transfert.
    Cet épisode a été mixé par Jean-Baptiste Aubonnet. La musique est de David Stzanke. Maureen Wilson était à l’édition et à la coordination.Transfertest présenté par Charlotte Pudlowski et produit par Louie Média pour Slate.fr.

  • Dans les toutes premières lignes de son essai Sorcières, la puissance invaincue des femmes, Mona Chollet décrit sa fascination pour ces créatures. Elle évoque les sorcières des Disney, celles de romans nordiques. «Elles fouettaient l’imagination, procuraient des frissons de frayeur délicieuse, donnaient le sens de l’aventure, ouvraient sur un autre monde. Pendant la récréation, à l’école primaire, mes camarades et moi traquions celle qui avait élu domicile derrière les buissons de la cour, obligés de nous en remettre à nous-mêmes face au flegme incompréhensible du corps enseignant. La menace flirtait avec la promesse. On sentait soudain que tout était possible, et peut-être aussi que la joliesse inoffensive, la gentillesse gazouillante n’étaient pas le seul destin féminin envisageable. Sans ce vertige, l’enfance aurait manqué de saveur. (...) La sorcière incarne la femme affranchie de toutes les dominations, de toutes les limitations ; elle est un idéal vers lequel tendre, elle montre la voie.»
    Peut-être avons-nous tous et toutes eu, dans notre enfance, une sorcière? La promesse d’un peu de magie quand le monde en manquait. D’un pouvoir dans l’impuissance apparente. C'est une histoire de sorcellerie et de famille que raconte Alice au micro de Maud Benakcha.
    Cet épisode a été mixé par Jean-Baptiste Aubonnet. La musique est de Maxime Daoud. Maureen Wilson était à l’édition et à la coordination. Transfertest présenté par Charlotte Pudlowski et produit par Louie Média pour Slate.fr.

  • Le très libéral magazine The Economist expliquait récemment que la vision extrêmement pessimiste souvent donnée du monde du travail moderne n'avait aucun sens. Il suffisait, selon celui-ci, de regarder le 'boom' récent du nombre d'emplois. Mais quels emplois?
    Vous qui nous écoutez, sur le chemin de retour du travail, ou en route pour vous y rendre, quel genre de journée passez-vous? Stressante, excitante, épanouissante? Diriez-vous que vous êtes heureux dans votre travail? D'aller au bureau? Qu'est-ce qui fait de nos journées des moments de plaisir ou tout du moins, qui leur donne du sens? Ce questionnement autour du travail, c'est ce qui marque l'histoire réalisée par Rémi Dybowski-Douat pour Transfert.
    Cet épisode a été mixé par Jean-Baptiste Aubonnet. La musique est de Raphaël Ankierman. Maureen Wilson était à l’édition et à la coordination. Transfertest présenté par Charlotte Pudlowski et produit par Louie Média pour Slate.fr.

  • Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. C’est le credo de Candide, héros de Voltaire, qui découvrira au fur et à mesure du roman d’apprentissage que son optimisme furieux est parfois aveugle. L’ironie de Voltaire assassine sa naïveté.
    Qui peut bien rester optimiste en toute situation? Qui peut, face au froid à la fin, à la maladie et aux tremblements de terre rester optimiste? Ces gens existent pourtant, et ils ne ressemblent pas toujours à Candide. Ils peuvent être optimisme avec intelligence et avec résolution.
    Cet optimisme, c'est ce qui marque l'histoire que Caroline a raconté au micro d’Elodie Font et d'Eric Lange pour Transfert.
    Cet épisode a été mixé par Jean-Baptiste Aubonnet. La musique est de David Stzanke. Maureen Wilson était à l’édition et à la coordination. Transfertest présenté par Charlotte Pudlowski et produit par Louie Média pour Slate.fr.

  • Il y a quelques années, un article du New York Times renvoyait vers une étude proposant 36 questions pour tomber amoureux. 36 questions qui pouvaient, en exposant nos vulnérabilités, nous rapprocher intimement d’une personne, être un accélérateur. Tout ce qu’il serait nécessaire de savoir sur quelqu’un. Pourtant, il n’y avait rien sur les croyances.
    En quoi croyons-nous ? Et à quel point est-ce que cette foi peut-elle supporter un écart avec la foi de l'autre? Un écart infime, minime, tenable, immense, un gouffre? Ces questionnements ont été ceux de Jeanne, qui a raconté son histoire au micro de Sarah-Lou Lepers pour Transfert.
    Cet épisode a été mixé par Jean-Baptiste Aubonnet. La musique est de David Aknin. Maureen Wilson était à l’édition et à la coordination. Transfertest présenté par Charlotte Pudlowski et produit par Louie Média pour Slate.fr.

  • Il y a quelques années, un article du New York Times renvoyait vers une étude proposant 36 questions pour tomber amoureux. 36 questions qui pouvaient, en exposant nos vulnérabilités, nous rapprocher intimement d’une personne, être un accélérateur. Tout ce qu’il serait nécessaire de savoir sur quelqu’un. Pourtant, il n’y avait rien sur les croyances.
    En quoi croyons-nous ? Et à quel point est-ce que cette foi peut-elle supporter un écart avec la foi de l'autre? Un écart infime, minime, tenable, immense, un gouffre? Ces questionnements ont été ceux de Jeanne, qui a raconté son histoire au micro de Sarah-Lou Lepers pour Transfert.
    Cet épisode a été mixé par Jean-Baptiste Aubonnet. La musique est de David Aknin. Maureen Wilson était à l’édition et à la coordination. Transfertest présenté par Charlotte Pudlowski et produit par Louie Média pour Slate.fr.

  • Il y a quelques années, un article du New York Times renvoyait vers une étude proposant 36 questions pour tomber amoureux. 36 questions qui pouvaient, en exposant nos vulnérabilités, nous rapprocher intimement d’une personne, être un accélérateur. Tout ce qu’il serait nécessaire de savoir sur quelqu’un. Pourtant, il n’y avait rien sur les croyances.
    En quoi croyons-nous ? Et à quel point est-ce que cette foi peut-elle supporter un écart avec la foi de l'autre? Un écart infime, minime, tenable, immense, un gouffre? Ces questionnements ont été ceux de Jeanne, qui a raconté son histoire au micro de Sarah-Lou Lepers pour Transfert.
    Cet épisode a été mixé par Jean-Baptiste Aubonnet. La musique est de David Aknin. Maureen Wilson était à l’édition et à la coordination. Transfertest présenté par Charlotte Pudlowski et produit par Louie Média pour Slate.fr.

  • «Le bon sens nous dit que les choses de la terre n'existent que bien peu, et que la vraie réalité n'est que dans les rêves», écrit Baudelaire dans Les Paradis artificiels.
    Dans cet essai, il explore le lien entre création et drogues, et expore notamment les effets du hashish. «Pour digérer le bonheur naturel, comme l'artificiel, il faut d'abord avoir le courage de l'avaler, et ceux qui mériteraient peut-être le bonheur sont justement ceux-là à qui la félicité, telle que la conçoivent les mortels, a toujours fait l'effet d'un vomitif.» Après mille considérations, il en vient au lendemain de la drogue. « terrible lendemain » écrit-il. Tous les organes relâchés, fatigués, les nerfs détendus, les titillantes envies de pleurer, l'impossibilité de s'appliquer à un travail suivi, vous enseignent cruellement que vous avez joué un jeu défendu. La hideuse nature, dépouillée de son illumination de la veille, ressemble aux mélancoliques débris d'une fête. L'homme a voulu être Dieu, et bientôt le voilà, en vertu d'une loi morale incontrôlable, tombé plus bas que sa nature réelle. C'est une âme qui se vend en détail.» Mais entre les deux? Entre le moment où l’on avale et le terrible lendemain? C'est ce moment que raconte Florian, au micro de Maureen Wilson, pour Transfert.
    Cet épisode a été mixé par Jean-Baptiste Aubonnet. La musique est de Maxime Daoud. Gabrielle Ramain et Maud Benakcha était à l’édition et à la coordination. Transfertest présenté par Charlotte Pudlowski et produit par Louie Média pour Slate.fr.

  • En grandissant, nous avons tous appris des choses sur notre histoire que nous avions ignoré. Que nos parents ne s’étaient pas rencontrés exactement à la date dite. Qu’il y avait eu un adultère. Que notre père avait été malade. Que nous n’étions pas issus de la famille que l’on croyait.
    À partir de quel moment cette redéfinition de notre histoire devient une redéfinition de tout notre être ? Quelle distance, entre ce que nous avions cru et ce que nous comprenons être, nous mène à tout réviser ? Et quelles sont les informations qui ne resteront plus jamais dans le secret, pour que nos enfants puissent se construire eux-mêmes ?
    Ces questionnements ont été ceux de Julie, qui a raconté son histoire au micro de Judith Chétrit pour Transfert.
    Cet épisode a été mixé par Jean-Baptiste Aubonnet. La musique est de Raphaël Ankierman. Maureen Wilson était à l’édition et à la coordination. Transfertest présenté par Charlotte Pudlowski et produit par Louie Média pour Slate.fr.

  • À l’hiver 2003, le public de la Comédie Française découvre pour la première fois un texte de Marie Ndiaye. Papa doit manger raconte le retour d’un père sénégalais dans sa famille qu’il a quittée il y a plus de dix ans. Il toque à la porte de cet appartement de Courbevoie dans lequel il espère retrouver les deux enfants qu’il a fait avec une femme blanche, qui vit désormais avec un nouvel homme, blanc lui aussi, à la bonne conscience de gauche. «C’est moi, mon oiseau. C’est moi. Papa est revenu» dit-il à sa fille sur le palier. «Papa est revenu mais Papa ne savait pas, Mina, que les enfants changent aussi vite. Papa croyait que les enfants attendraient son retour avant d’avoir l’air de parfaits inconnus.» Cette histoire, c'est surtout le récit d’une famille déchirée par des rapports de classe et de race.
    De cette pièce bouleversante naissait ces questions: comment une famille écartelée entre deux continents, deux histoires, deux rapports de pouvoir et de domination, peut-elle se retrouver? Après tant d'années d'éloignement ? Comment les souffrances des uns peuvent-elles se concilier avec les attentes des autres? Et de ces multitudes d’ambiguités, quel genre d’amour et de consolation peut éclore? Ce sont ces mêmes questionnements qui ont nourri Christine dans sa quête de vérité. Elle raconte son histoire au micro d'Iris Ouédraogo pour Transfert.
    Cet épisode a été mixé par Jean-Baptiste Aubonnet. La musique est de David Aknin. Maureen Wilson était à l’édition et à la coordination. Transfertest présenté par Charlotte Pudlowski et produit par Louie Médiapour Slate.fr.

  • Enfant, on rêve parfois d'être pris dans des histoires rocambolesques, qui viendraient nous sortir de notre ennui et donner un caractère unique à notre existence. Mais comment réagiriez-vous si soudain, votre quotidien était fendu en deux et prenait des tournures de film dramatique? Si vous étiez confronté à une situation hors norme, à une très grande violence? De quelles ressources votre esprit, votre corps, pourraient-ils alors faire preuve? C'est ce qui est arrivé à Vanessa. Cette histoire de violente rupture dans la normalité, elle l'a raconté au micro de Gabrielle Ramain pourTransfert.
    Cet épisode a été mixé par Jean-Baptiste Aubonnet. La musique est de David Sztanke. Maureen Wilson était à l’édition et à la coordination. Transfertest présenté par Charlotte Pudlowskiet produit par Louie Média. 

  • En philosophie, le doute est très valorisé. Il est la condition de la remise en question des préjugés, du monde autour de soi, la condition d’émergence de la pensée. Douter c’est formidable, en philosophie. Mais imaginez vous devoir vivre dans le doute, chaque jour. Imaginez devoir douter au quotidien, ne pas savoir. Imaginez un immense vide au creux de votre vie, sans que vous ne puissiez savoir avec certitude d’où il vient, s’il se remplira de nouveau un jour, comment. Cette incertitude, Claire la raconte au micro de Sarah-Lou Lepers, pour Transfert.
    Cet épisode a été mixé par Jean-Baptiste Aubonnet. La musique est de David Aknin. Maureen Wilson était à l’édition et à la coordination. Transfertest présenté par Charlotte Pudlowskiet produit parLouie Média.

  • Vous connaissez cette expression, voir midi à sa porte? Cette faculté qu’on a de parfois voir seulement ce qui nous arrange, ce qu’on a envie de voir. Ça marche pour tout et n’importe quoi. Vous n’avez pas envie d’aller chez votre psy, il vous a dit qu’il partait en vacances bientôt, vous en déduisez qu’il voulait annuler votre séance. Ce n’est pas le cas et quand il vous en parlera, la prochaine fois, vous direz ‘ha mince, je croyais que vous aviez annulé!” Ça marche pour les derniers pépitos que vous avez mangé (ha je pensais que t’en voulais plus, tu avais laissé le paquet sur la table en partant), les poubelles que vous n’avez pas sorties (ha mais je croyais que tu allais le faire, tu avais dit que tu les avais vues ce matin?) ou toutes les choses plus ou moins graves ou triviales que vous avez tellement envie d’entendre que vous les imaginez. Vous avez tellement envie d’entendre qu’il y a une solution à votre problème, que s’il n’y en a pas, vous êtes prêt à croire que cette parole prononcée à la va vite, cette personne débarquée à l’improviste dans votre vie, c’est elle la solution. C’est là que vous devenez le plus vulnérable. Prêt à vous faire avoir…C’est ce qui est arrivé à Cédric et qu’il a raconté à Agathe Le Taillandier.
    Cet épisode a été mixé par Jean-Baptiste Aubonnet. La musique a été composée par Maxime Daoud. Maureen Wilson était à l’édition et à la coordination. Transfert est présenté par Charlotte Pudlowski et produit par Louie Média.