Episodes

  • Bruno Marzloff est sociologue, spécialiste de la ville et de la mobilité, a fondé l’institut de recherche Chronos qui s’intéresse particulièrement aux questions de l’urbanisme et de son évolution.
    J’ai rencontré Bruno il y a précisément 18 ans lorsque je faisais mon mémoire de fin d’étude, il m’avait alors gentiment reçu et aidé pour mon projet autour du temps comme facteur clef de succès du 21ème siècle.
    Aujourd’hui je le reçois pour parler de son sujet de prédilection, à savoir, la ville.

    Nous avions déjà parlé avec Stéphane Hugon d'un retour à la nature et à la naturalité mais ici, nous plongeons beaucoup plus sur ce qui constitue les contradictions de la ville.
    En effet, je constate dans mes envies personnelles et dans celles de mes amis, une envie impossible de vouloir retrouver de la nature tout en profitant des avantages de la ville, j’ai la sensation qu’il y a un mouvement vers plus de naturalité et c’est donc de cela dont nous parlons ensemble.

  • Mo Gawdat est un être exceptionnel! Chief Business Officer de Google X qu’il vient de quitter, il a décidé de dédier sa vie au bonheur des autres avec un objectif: rendre 1 milliard de personnes plus heureuses.
    Il vient de sortir un livre  « La formule du bonheur» sur lequel nous revenons en détail dans ce podcast.
    C’est une chance inouïe de recevoir Mo car ses conférences se remplissent en quelques minutes et une opportunité pour vous puisque j’ai dépensé temps et argent pour faire traduire ce podcast et le rejouer avec un comédien en français afin qu’il puisse être accessible à un maximum de personnes dans la francophonie. Vous avez donc et c'est particulier, 2 versions de ce podcast, une en V.O et une intégralement en français.

    Cet épisode est plus long que les autres mais j’espère vraiment que vous apprécierez d’écouter ses bons conseils car ils m’ont beaucoup aidé à comprendre le fonctionnement de mon propre cerveau.

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  • Mo Gawdat est un être exceptionnel! Chief Business Officer de Google X qu’il vient de quitter, il a décidé de dédier sa vie au bonheur des autres avec un objectif: rendre 1 milliard de personnes plus heureuses.
    Il vient de sortir un livre  « La formule du bonheur» sur lequel nous revenons en détail dans ce podcast.
    C’est une chance inouïe de recevoir Mo car ses conférences se remplissent en quelques minutes et une opportunité pour vous puisque j’ai dépensé temps et argent pour faire traduire ce podcast et le rejouer avec un comédien en français afin qu’il puisse être accessible à un maximum de personnes dans la francophonie. Vous avez donc et c'est particulier, 2 versions de ce podcast, une en V.O et une intégralement en français.

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  • Olympe de G! Derrière ce pseudo se trouve est une femme mutlifacette, entre autre réalisatrice et  actrice de films X alternatifs (ou féministes si vous préférez).
    Ceci est l’épisode 50 de Vlan et je voulais marquer le coup avec un sujet qui me tient à coeur même s'il peut sembler sensible pour un homme de l’aborder.
    Ce thème est sujet sociétal important  car comprendre l’évolution de la relation de la femme à sa sexualité doit parler à un peu tout le monde.
    Nous en discutons avec sérieux mais sans intellectualiser et nous abordons le plaisir féminin, la sexualité mais aussi les films X. Ces derniers sont une part essentielle du "combat" d'Olympe de G que ce soit dans la manière de les produire mais aussi  pour leurs impacts sur l’éducation sexuelle.

  • Tariq Krim est un entrepreneur, fondateur de Netvibes, service au succès mondial, il est désormais engagé dans le slow web avec dissident.ai.
    Je connais Tariq depuis des années et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il a toujours été en avance sur son temps.
    Avec Tariq, j’essaie de comprendre ce qu’est le slow web ou en tous cas à quoi pourrait ressembler un web plus éthique.

    J'imagine que c'est une conversation que vous avez régulièrement dans ces diners pendant lesquels on refait le monde. Cet épisode, c'est un peu ma version.



    Le slow web, en quelques mots
     Quand vous entendez « Slow web » vous pensez sans doute à « déconnexion » mais ce n’est pas du tout le sujet.
    Comme le rappelle Tariq, la  tendance « slow food » s’est construite en opposition au fast food mais il n’a jamais été question de manger un mauvais hamburger plus lentement.
    Cette idée doit même vous faire sourire à l’instant ou vous la lisez.
    Le slow food, c’est choisir des bons ingrédients bio, c’est prendre le temps de cuisiner, d’inviter des amis etc…
    De la même manière pour Internet, l’idée n’est pas de ralentir l’usage d’un web « malade » mais d’envisager le web différemment.

    L’oligarchie numérique des GAFA a imposé un modèle dans lequel le consommateur n’est plus du tout au centre, sinon comme un produit dont les marques consomment les données.
    Par ailleurs, quelque part les réseaux sociaux ont créé une réalité sociale alternative qui pose un vrai problème de santé publique car dans un monde à la réalité déformée, votre vie à toujours l’air insuffisante.
    Comme le souligne Tariq, nous sommes pressurisés en permanence car nous avons toujours l’impression de passer à coté de quelque chose.
    Il ne s’y trompe pas quand il évoque l’augmentation du nombre de suicide chez les plus jeunes. Les taux n’ont jamais été aussi élevés.

    Pour Tariq, il faut donc se poser la question de la possibilité d’un autre modèle.



    Autopsie d’un malaise sociétale
    La question reste de savoir si cela est nécessaire de remettre en cause le modèle…n’est-ce pas jouer le jeu du marketing de la peur que de brandir à tout va l’intelligence artificielle et les algorithmes?

    Selon Tariq, c’est essentiel car nous avons perdu le contrôle de notre vie numérique.

  • Adrien Boyer est le Directeur Général Europe du Sud pour Pinterest.
    Lorsque j’ai diffusé l’épisode sur les meilleures stratégie de présence sur Instagram, plusieurs personnes m’ont spécifiquement demandé de recevoir Pinterest afin de mieux comprendre cet outil et j’ai donc contacté Adrien qui a gentiment accepté de participer.
    A l’occasion de la création de Pinterest j’avais d’ailleurs fait une présentation pour expliquer la plateforme diffusée via Slideshare et vue aujourd’hui plus de 136 000 fois aujourd'hui.
    Pinterest est une plateforme qui peut paraître un petit peu compliquée à mettre dans une case et pourtant, elle totalise plus de 200 millions d’utilisateurs actifs au global et 9 millions en France pour 2,7 millions d’épingles par jour en France.

    On l’utilise plus ou moins tous car elle nous permet de nous aider dans nos désirs d’achat et on aurait tendance à la mettre dans la case des réseaux sociaux mais comme nous allons le voir ce n’est pas le cas.



    Pinterest n’est pas un réseau social


    Pinterest est toujours un peu compliqué à définir et Adrien lui le définit comme un moteur de découverte visuel et il précise qu'il existe 3 différences fondamentales avec les réseaux sociaux:

    1. On n'y va pas pour se connecter avec des amis
    2. Ce n’est pas une plateforme sur laquelle le contenu est généré par les utilisateurs (U.G.C)
    3. On arrive sur Pinterest avec des projets d’avenir

    Dans Pinterest, nous ne sommes pas dans une projection sociale par définition, c’est un outil que l’on utilise d’abord pour soi uniquement même s’il y a une dimension sociale à l’intérieur.
    Il est d’ailleurs intéressant de voir les catégories les plus populaires puisque la 1ère catégorie sur Pinterest est lié à la nourriture et à la boisson et donc aux recettes dont on peut s’inspirer.
    Puis la mode et la décoration, la beauté, le voyage et dans la longue traine la culture nationale comme l’art en France.
    Pour faire suite à l’épisode sur le RGPD de la semaine dernière, nous abordons évidemment aussi le rapport à la donnée chez Pinterest et selon Adrien, ils ont un usage assez strict de cette dernière.
    Toutefois, ils ont une base de données hyper intéressante puisqu’ils savent par définition vos réels désirs d’achat.
    Ici pas de minimisation de la donnée car c’est effectivement de cette manière que le service fonctionne le mieux.
    Néanmoins, même si le modèle est publicitaire, ils ne semblent pas prêts à vendre cette donnée aux marques ou en tous cas pas de cette manière.
    Cela serait tellement facile de vendre par exemple aux banques les personnes qui cherchent des idées d’aménagement ou de gros oeuvre...



    Comment les marques peuvent utiliser la plateforme
    Adrien met en avant la visibilité ou l’apport de traffic.
    Ce dernier est parfois remis en question par certain influenceurs avec lesquels j’ai pu discuter d’ailleurs mais d’autres marques semblent vraiment plébisciter Pinterest pour cette raison car une épingle est rarement éloignée d’un acte d’achat.



    Adrien recommande 3 piliers de présence pour les marques:

    1. La création d’un profil pour définir sa marque de manière visuelle
    2. Permettre via des boutons simples sur votre propre site pour que les gens puissent épingler facilement le contenu
    3. Insérer Pinterest dans sa stratégie de communication externe pour inviter les personnes à venir sur le profil de la marque

    A mon sens, ce qui est encore plus cohérent, c’est surtout de s’inspirer de Pinterest pour connaître les tendances car à travers le big data de ce que les personnes épinglent, cela peut donner une bonne idée de ce vers quoi il faut aller.
    Les quelques conseils d’Adrien pour bien gérer son compte Pinterest est évidemment de le mettre à jour régulièrement.
    A noter qu’en utilisant intelligemment les mots clefs, il y a toute une logique de S.E.O. interne à la plateforme dont on peut tirer profit.

  • Nina Gosse est avocate au sein du cabinet De Gaulle Fleurance et associés et intervient principalement sur des questions liées à la propriété intellectuelle, aux médias et aux nouvelles technologies, ainsi qu'en matière de données personnelles et est donc pleinement impliquée dans la mise en oeuvre du RGPD.
    Nous discutons donc avec elle de ce fameux "RGPD" (Règlement général sur la protection des données) ou "GDPR" en anglais (General Data Protection Regulation) qui entre en application dans l'ensemble de l'UE cette semaine.
    Ok, le sujet n’est pas hyper sexy et vous avez vu passer beaucoup d’articles sur le sujet j’imagine.
    Toutefois, vos données personnelles sont un élément essentiel de la société actuelle "numérique". Nous avons donc tenté avec Nina d’aborder le RGPD de la manière la plus "décomplexée" et la plus compréhensible possible.
    Histoire de vous convaincre de l'intérêt pour vous personnellement, regardez ce qui s’est passé en Chine par exemple.
    Ils ont annoncé qu'ils mettaient en place un système de notation pour distinguer qui est un bon citoyen et qui est un mauvais, tout cela basé sur vos actions du quotidien et donc vos données personnelles.
    Nous ne sommes pas en Chine mais d’abord, ça sera demain la 1ère puissance mondiale donc on ne peut pas balayer l’information en se disant que c’est « juste » une dictature et parallèlement, je pense qu’il est intéressant de regarder ce qui se passe ailleurs pour se rendre compte de ce qui pourrait arriver en Europe bien sur.

    Sans aller jusqu'à cet extrême, le développement de l'économie numérique, la prépondérance des algorithmes, les activités de l'Etat, les smart cities,... tout ça nous concerne ici et maintenant.

    Le RGPD sans prise de tête !

    Le RGPD (pas « la RGPD comme je le dis au début du podcast d'ailleurs) est le règlement general relatif à la protection de données
    En réalité, le RGPD ne représente pas une révolution mais s'inscrit dans la continuité de la directive antérieure de 1995 et de notre loi française (la loi informatique et libertés). Ce Règlement introduit néanmoins certains changements importants, et notamment des obligations plus fortes pour les entreprises, assorties de sanctions financières beaucoup plus élevées.
    Ce règlement vise à adapter le droit avec l’évolution de la société. Toutefois, beaucoup d'organisations (publiques comme privées) n’étant pas en conformité avec la loi précédente, ces dernières le vivent comme un réel big bang.
    Les entreprises doivent désormais être en mesure de prouver en permanence qu’elles sont en conformité avec la réglementation.
    De l’autre coté, il y a un renforcement des droits des personnes, par exemple la portabilité des données personnelles d’un service à un autre.
    Par exemple, comme le souligne Nina, de passer vos préférences musicales de Spotify à un autre service.
    Il y a beaucoup trop de raccourcis qui sont faits, par exemple comme l'explique Nina, le RGPD ne change rien quant au consentement qui était déjà présent. Celui-ci est juste réaffirmé afin de remédier à certaines pratiques.
    C’est une responsabilisation des entreprises, plus de droits pour les individus mais aussi une obligation de se mettre en route.
    Le RGPD peut être une opportunité de générer de la confiance en réalité, et être source de valeur partagée.

    Autres sujets abordés:
    1. Se mettre en conformité: un challenge pour les petites structures
    2. l’IA, la blockchain et la protection de la donnée

  • Stéphane Hugon est sociologue et je l’ai déjà reçu sur ce podcast pour parler de l'impact des smartphones sur nos générations.
    Mais cette fois-çi, nous parlons d’une autre tendance: celle du retour à la nature.
    Si vous habitez en ville et à fortiori à Paris, vous avez sans doute remarqué que vous ressentiez un besoin de plus en plus pressent de vous reconnecter à la nature.
    Que ce soit à travers la nourriture bio, des marches dans la forêt, voire un déménagement en zone rurale ou semi-urbaine, ou simplement l’arrivée de plantes et de matériaux bruts dans votre intérieur, cette tendance est partout.
    Il est intéressant de voir ce mouvement de balancier assez fort ces derniers temps entre la sur-urbanisation et cet appel de la nature.



    Un retour à la terre pour une besoin d’enracinement


    Comme le souligne Stephane, nous avons d’abord eu un rapport à la terre très fort et ce que nous vivons aujourd’hui est donc un retour à la terre.
    Dans notre imaginaire profond, nous avions un rapport d’égalité avec la nature mais avec la sédentarisation, l’agriculture et la création subséquente de la ville, nous avons désormais un rapport de prédation avec la nature.
    Et alors que la ville était une promesse d’émancipation, de liberté et de modernité, elle génère de l’ennui car on y perd les relations primales avec la nature et la communauté.
    On est, en ce moment, dans un moment particulier de notre imaginaire entre fascination d’un retour au végétal et aux éléments bruts dont on s’est peut être un peu trop éloigné avec l’accélération du modernisme des 30 glorieuses.
    Le paradoxe de la ville est d’avoir séparé la nature de la culture et de fait, la ville est devenue le lieu de l’artifice.
    Mais que ce soit à travers les tendances sur Instagram #urbanjungle ou dans l’architecture et le design qui mêlent matières brutes et naturelles, nous essayons de nous enraciner d’une manière ou d’une autre.
    Il y a une nostalgie dans le rapport que l’on a avec les matériaux de la nature.
    Selon Stéphane, nous assistons à un basculement entre la société industrielle du 20ème siècle et une nouvelle ère plus en lien avec la réalité de production.
    Le modèle industriel nous a apporté beaucoup de confort mais a fragilisé le lien social entre les gens qui produisent et les gens qui consomment.
    Derrière la nostalgie de la terre, il y a une manière subtile d’essayer de reconstituer des formes communautaires et artisanales, qui permettent de donner un rôle à chacun et de créer une co-dépendance.
    Cela donne un esprit de groupe et de l’utilité à chacun.
    D’ailleurs, il y a plusieurs décennies le mouvement luddiste voulait déjà détruire les machines car si elle produisaient plus vite, elle détruisaient le lien social.


    La nature: une culpabilité de dévastation
    En Europe, nous avons un  rapport de culpabilité vis à vis de la nature qui ne se retrouve pas nécessairement dans d’autres pays.
    Ainsi, nous essayons de rétablir un rapport de l’Homme avec son environnement.
    Comme l’explique Stéphane, après une tendance à la standardisation des fruits et des légumes (poids, couleurs, formes, tailles), il y a toute une tendance autour du cuisiner ensemble mais aussi dans le plaisir d’éplucher soi-même ses légumes, s’émerveiller de la couleur et du toucher des légumes sans parler de cette campagne publicitaire pour les fruits et légumes « moches ».
    Le « bio » nous rappelle cette mémoire ancienne du rapport à la nature.
    Toutefois, selon Stephane Hugon, le végan s’inscrit dans un paradoxe car il fait intervenir des émotions humaines (un rapport de non prédation, de sensibilité) dans le rapport à la nature qui est basé sur la « loi de la jungle ». Loin de promouvoir l’abattage en chaîne et l’industrialisation de masse de la production de viande, il remet par contre en cause les fondements du végan.

  • Fabrice Nadjari est un entrepreneur français vivant entre Paris et Los Angeles. Je l'ai déjà reçu sur ce podcast pour un sujet tout à fait différent mais vous allez voir qu'il est particulièrement pertinent ici aussi.
    Je reviens avec lui sur cette ville trop méconnue en France et surtout dont on ignore l’attrait actuel pour les américains.
    Quand on habite (ou que l’on a habité NYC), on sait à quel point, les new-Yorkais adorent leur ville d’adoption (en général) et se moquent de ceux qui ont choisi de vivre ailleurs.
    Mais depuis 2 ou 3 ans, pour la première fois, NYC regarde L.A. et on voit de plus en plus de personnes vivant à NYC partir de l’autre coté du pays.
    A un point tel qu’il est difficile d’ignorer qu’il s’agit d’une tendance et par conséquent que cela mérite de s’y intéresser.

    Los Angeles est à la parfaite croisée des chemins
    Comme nous l’explique Fabrice, sur les 5 dernières années, il y a une vraie mutation de Los Angeles.
    Historiquement, cette ville a été principalement mono industrie autour du divertissement et de Hollywood.
    Evidemment, comme il le souligne, si on regarde un peu dans le détail, il ne s’agit pas d’une seule industrie mais de plusieurs verticales (effet spéciaux, son, vidéo…) qui ont permis à L.A. de prendre le devant de la scène du divertissement dans le monde entier.
    Ainsi, il y a encore 10 ans, près de 80% des personnes vivant à L.A. étaient employées de manière directe ou indirecte par Hollywood.
    Toutefois, il y a eu sur ces dernières années, la convergence de plusieurs phénomènes:
    D’abord l’arrivée de plusieurs artistes contemporains qui venaient chercher de l’espace car NYC était devenue trop chère.
    Par ailleurs, une scène technologique s’est développée avec, en fer de lance, Snap mais aussi Netflix ou encore Tesla pour ne citer que les plus connues bien sur.
    Désormais, il existe une « Silicon Beach » dans laquelle beaucoup d’investisseurs et de start-ups très sérieuses s’installent.
    Finalement, ce qui est intéressant à L.A., c’est cette rencontre entre la technologie, la créativité, ses capacité de story telling mais également la qualité de vie et la capacité de diffusion de l’information ancienne et moderne via les influenceurs.
    Les dirigeants européens font encore beaucoup de visites de S.F. et N.Y.C. sans nécessairement savoir que la ville dans laquelle ils méritent de passer du temps aux U.S. est désormais plutôt Los Angeles.


    Los Angeles: une ville où il fait bon vivre
    Evidemment, Los Angeles est parfaitement située quand il s’agit d’avoir une qualité de vie idéale.
    D’abord, vous êtes au bord de la mer mais vous êtes également très proche de la nature, il y fait beau toute l’année.
    Mais comme si cela ne suffisait pas, c’est une ville très dense mais espacée ce qui implique que les logements sont beaucoup moins chers qu’à NYC ou SF. Fini la vie dans une boite à chaussures.
    Par ailleurs, comme les gens vivent de manière plutôt dévêtues, ils font également attention à leur physique et leur santé et c’est donc, à l’échelle des U.S., une ville dans laquelle beaucoup de tendances autour d’une vie plus saine et équilibrée démarrent.
    Cela est donc très pertinent pour les start-ups qui ont compris (et aux U.S. cela a beaucoup d’importance) que la qualité de vie des employés est très liées avec l’attractivité de l’entreprise mais aussi avec la productivité in fine.
    En France, nous sommes plus suspicieux (à tort) et donc nous pourrions avoir tendance à penser qu’en mettant ses salariés au bord de la plage, ils feraient plutôt bronzette/pétanque qu’autre chose.
    Comme le souligne Fabrice, L.A. permet de se déconnecter complètement et en 30 minutes d’être en RDV avec le directeur de Netflix.
    Ce qui en fait nécessairement une ville très particulière.

  • Bien manger aujourd’hui, c’est devenu un combat, nous voulons tous prendre soin de notre santé par l'alimentaire.
    Isabelle Saporta est une journaliste mais aussi une auteure spécialisée sur l’industrie agro-alimentaire et sur le bien manger donc.
    Elle a écrit le livre noir de l’agriculture, vino business ou encore «du courage » et a été à l’école de Jean Pierre Coffe qui l’a  mis sous son aile très tôt.
    Le moins que l’on puisse dire est qu’Isabelle n’a pas sa langue dans sa poche et c’est tant mieux car le sujet de la nourriture nous préoccupe tous.
    D’ailleurs, c’est pour cela que j’ai voulu la recevoir.
    Il y a une tendance très forte autour du bien manger. On se pose beaucoup de questions sur ce qu’il y a de mieux pour notre santé sans trop savoir à quel saint se vouer.



    L’agro-alimentaire: la 1ère industrie de France
    « Un esprit sain dans un corps sain », nous avons tous cette phrase en tête évidemment même si nous l’avions perdu de vu ces dernières décennies.
    Le moins que l’on puisse dire c’est que depuis quelques années, on s’y intéresse de plus près.
    Ainsi, on voit fleurir un peu partout des restaurants Vegan, la tendance Bio s'est durablement installée, l’intolérance au Gluten semble avoir touché une partie importante de la société etc….
    De fait, comme le rappelle Isabelle, la nourriture est une question de plus en plus prégnante dans notre société.
    Les gens veulent bien manger mais ils ne savent plus comment faire. Les normes arrivent dans tous les sens, accompagnées de leurs amis les labels mais aussi des concepts marketing pour finalement arriver à se poser des questions telles que « extracteurs de fruits » ou « blender »… pour finalement y passer 3h sur des forums et autres sites spécialisés (oui c’est du vécu).
    Il est donc intéressant de se replonger dans cette tendance en particulier en France, pays de « la bouffe » s’il en est.
    Pour Isabelle, il y a eu une déconnexion évidente entre les consommateurs et leurs assiettes, les courses sont devenues une corvée, manger parfois une simple nécessité, on en arrive même à des enfants plus vraiment capables de discerner un légume d’un autre.
    Il faut donc que tout le monde (hommes et femmes) retournent aux fourneaux avec plaisir mais aussi peut être mieux éduquer nos enfants à l'école ou au sein même du foyer en allant faire le marché.


    Les normes sanitaires manquent de logique
    Evidemment ces normes sont essentielles car elles permettent de manger des aliments sains et doivent nous protéger.
    Néanmoins, l’industrie agroalimentaire et la politique avec elle ont décidé que la seule solution pour nourrir à bas prix tout le monde devait nécessairement passer par une agriculture intensive et productiviste.
    Par conséquent, plutôt que de reprendre du bon sens paysan, on ajoute des rustines sur des solutions déjà pas idéales.
    Par exemple, quand on se rend compte que les porcs sont malheureux dans les fermes intensives, plutôt que de trouver une solution alternative (qui consisterait à les laisser un peu plus en liberté et surtout pas seuls puisque ce sont des animaux sociaux), on leur donne des anti dépresseurs.
    Idem pour les hommes et les femmes qui travaillent dans ces fermes, tout le monde ou presque est donc sous anti dépresseurs.
    Isabelle critiquent énormément ces normes qui sont souvent érigées par l’industrie agro-alimentaire pour protéger cette même agriculture intensive.



    La porte de sortie: éveiller les conscience pour mieux s’alimenter
    La solution pour bien s’alimenter reste simple: être au plus proche (circuit court ou amap) et manger un produit (bio de préférence) le moins transformé possible.
    La question par contre est de savoir comment organiser cela de manière plus systématique.
    Evidemment, selon Isabelle, il faudrait repenser la manière dont sont utilisés les 10 milliards d’Euros versés par la PAC.

    Finalement, c'est un vrai combat politique que l'on a dans son assiette 3 fois par jour.

  • Matthieu Stefani est un entrepreneur, il est aussi le fondateur du podcast Génération do it yourself à travers lequel il interviewe des personnes qui se sont lancées afin de pouvoir comprendre les secrets de leur réussite.
    Matthieu est l’une des personnes qui m’a donné envie de créer mon propre podcast, il est donc naturel de le recevoir sur Vlan pour en discuter avec lui.
    J'avais d'ailleurs moi-même été invité sur son podcast il y a plusieurs mois.
    Même si le podcast a 10 ans, il se découvre une nouvelle jeunesse et explose un peu partout dans le monde.

    Les podcasts: le dernier espace pour libérer le ton

    Comme le souligne Matthieu, les podcasts ont, pendant longtemps, été considérés uniquement comme une manière de rejouer les émissions radio dont on avait pu manquer le direct.
    Seul Arte a créé un programme indépendant pour les podcasts avec des créations vraiment réussies mais dont on peut regretter la diffusion limitée à des espaces propriétaires.
    À l'instar des radios libres dans les années 80, les podcasts fleurissent dans l’hexagone et permettent une nouvelle liberté et fraîcheur de ton.

    Studio 404 a été l’un des précurseurs et d’autres sociétés de production comme Binge ou Nouvelles Écoutes avec le fameux la poudre de la talentueuse Lauren Bastide mènent le pas.
    D’ailleurs, avec génération XX, Chiffons ou encore Change ma vie, les femmes ont vraiment pris le devant de la scène du podcast en France avec des contenus très pertinents dans leurs domaines respectifs.

    Comprendre le succès des podcasts
    Quand on demande à Matthieu la raison du succès des podcasts, il avance plusieurs hypothèses.
    D’abord évidemment l’attention partagée disponible.
    Dans un monde où l’attention est en constante stimulation, il devient de plus en plus dur de se frayer un chemin en tant qu’éditeur de contenus mais aussi, en tant que consommateur de se faire une curation efficace.

    Nous en sommes rendus à ne plus consommer de contenus longs en raison d’un zapping qui devient compulsif.
    Zapping qui s’explique également par la transformation des news qui ne sont devenues que des copiers-coller de ce que produisent les agences de presse.
    Pour Matthieu, dont je rejoins l’analyse, les podcasts s’inscrivent dans le temps long, un temps d’analyse, d’intelligence et de savoir.
    Il est d’ailleurs intéressant de noter que les auditeurs de podcasts dans leur très grande majorité consomment l’intégralité du podcast qu’ils écoutent que ce dernier dure 10 minutes ou 2h30.
    Les différentes applications permettent l’écoute en plusieurs fois sans avoir besoin d’être connecté à internet (métro, avion…).

    Aussi, l’audio est un média très intime comme le souligne Matthieu, cela permet vraiment d’aller plus loin dans la manière d’envisager le contenu.
    D’ailleurs, les médias et les marques ne s’y trompent pas. Les Echos ont ainsi lancé leur podcast, Canal Plus vient de lancer une série audio et des marques s’intéressent de plus en plus à ce phénomène évidemment, d'où le lancement de Plink.

    Des conseils pour se lancer
    Par de là tous les conseils opérationnels, Matthieu reste convaincu que le conseil le plus important est de se lancer d’une manière ou d’une autre.
    Selon lui, il faut essayer quitte à être à côté et s’améliorer sur le chemin bien entendu.
    Toutefois, il y a quelques éléments indispensables comme de se trouver un thème.
    Dans ce cadre, il est important de savoir que les podcasts peuvent être très spécifiques. Par exemple, aux U.S. il y a plusieurs podcasts ayant pour unique sujet une série télévisée comme The Walking deads.
    Une fois ce thème défini, il faut essayer de trouver des sujets et voir si c’est possible de tenir sur la durée car à l’instar d’un blog, l’audience d’un podcast se construit sur un temps long.

  • Stéphan Eloise Gras est docteur en philosophie et en sciences de l’information et fait une thèse sur l’économie de l’attention en particulier sur la musique et les sons.
    En l’écoutant, on se rend compte que la musique mais plus largement le son sont au coeur de l’économie de l’attention et que surtout, en qualité de média divertissant par excellence, c’est aussi la première industrie à avoir été totalement disruptée par le digital.

    Dès lors, il est évident qu’il existe des enseignements forts pour les autres médias ou typologie de contenus.
    Stéphan Eloise en travaillant plus spécifiquement le sujet a eu 2 interrogations majeures:
    D’abord de comprendre pourquoi on parle mal de la musique en le réduisant à un simple divertissement quand il y a un vrai business derrière mais aussi de mieux définir sa dimension esthétique ainsi que l’émotion qu’elle transmet.



    Des algorithmes pour vous proposer précisément ce dont vous avez envie
    Afin de capter l’attention, les industries ont besoin d’avoir un maximum de données sur les individus (like, commentaires, écoutes, consommation de manière générale) afin de générer des profils de goûts.
    Il est intéressant de noter que comme pour tous les sens, le son n’échappe pas à une analyse profonde de ces derniers.
    Les neurosciences peuvent véritablement définir ce qui nous fait réagir de manière profonde par exemple de comprendre comment la musique nous affecte.
    L’algorithme Echo Nest, acheté par Spotify est ainsi capable de croiser des données d’origines acoustiques avec des données d’usage.
    Cela a d’ailleurs permis le développement d’algorithme permettant d’analyser l’émotion, par exemple dans la voix pour déterminer ce que vous ressentez au moment ou vous parlez.
    Cela permet d’ailleurs d’avoir des propositions de contenus (musicaux ou autres) en fonction de votre humeur du moment.
    Au final, comme Stephan Eloise le souligne parfaitement bien, le paradoxe intéressant sur lequel s’appuie les plateformes de streaming est de proposer une expérience unique mais finalement très standardisée.
    On ne découvre plus rien, on ne retient plus nécessairement le nom des artistes qui passent dans nos playlists, on consomme la musique.

    Au final, Stéphan Eloise envisage plusieurs éléments essentiels:

    1. La musique a vraiment une antériorité sur toutes les autres industries culturelles et on voit venir la fin d’un monde occulo-centré. Avec une analyse plus fine de l’humain, on a vraiment réussi à disséquer ses capacités à regarder,  gouter, sentir ou entendre évidemment.
    En étant la première industrie à être totalement révolutionnée, il est logique que désormais nous revenions à ce média central dans notre attention mais aussi dans nos usages. La voix revient au centre.

    2. Il est évident que le web a rendu totalement caduque la quasi intégralité des logiques autour des droits d’auteur et de propriété intellectuelle des contenus en particulier par le développement de l’UGC mais aussi et simplement la reprise et/ou la transformation d’éléments existants. La aussi la musique montre la voie bien entendu.

    3. Il existe une force fictionnelle très forte dans le son qui vient d’un certain rapport au corps.
    Finalement les technologies nous oblige à repenser notre rapport au corps et aux émotions



     
    Le son va revenir au centre de l’attention
    Parce qu’on est de plus en plus dans le marketing expérientiel, nos sens vont être de plus en plus sollicités.
    Dans cette quête, il est prouvé dans l’histoire des neurosciences que le son et la musique en particulier ont une place centrale pour déclencher de l’émotion et pour parler directement au coeur.
    Il est donc logique que le son revienne au centre.
    Toutefois, il ne faut pas associer qualité et expérience selon Stephan Eloise car la manière de définir la qualité peut beaucoup évoluer. La question est de savoir ce que l’on est prêt à accepter et de définir ce qui fait du bien ou ce qui n’en fait plus.

  • Stéphane Hugon est sociologue et est le fondateur du cabinet Eranos.
    Nous envisageons ensemble un outil qui ne nous quitte jamais: notre smartphone.
    Il y a eu en septembre cet article exceptionnel dans The Atlantic  sur les smartphones et j’ai voulu en repartant de cet article reprendre avec Stéphane l’impact que ces derniers pouvaient avoir en particulier dans notre culture française.

    En bon marketer, je pense que le numérique nous oblige à revenir aux fondamentaux des sciences humaines pour mieux comprendre comment et pourquoi nous agissons.

    Et bien sur, n'hésitez pas à vous abonner sur Apple podcast pour ne rater aucun épisode.

    Le smartphone accentue un retour de balancier naturel
    Si les smartphones sont nos contemporains depuis un peu plus de 10 ans, il est important de repartir du lien entre les personnes et l’objet technique comme élément de médiation entre elles.
    Comme nous l’explique Stéphane, depuis les années 50, en occident, nous avons une quête très importante d’émancipation individuelle et d’autonomie.
    Ors, dans l’imaginaire collectif, l’objet technologique nous aide à ne pas subir l’altérité mais aussi à augmenter notre pouvoir sur notre environnement social.
    Dans ce même mouvement, nous avons eu d’ailleurs eu beaucoup de héros solitaires servis par l’industrie hollywoodienne.
    Toutefois, selon Stéphane Hugon, nous sommes arrivés à un point de saturation au milieu des années 90 car à force de pousser cette autonomie et de ne pas vouloir subir les autres, nous avons abouti à une peur du vide et de l’ennui.
    Finalement les lieux où l’on trouvait des éléments d’accomplissement de soi (la famille, le religieux, le travail, la politique et la vie publique) ont été largement chahuté dans cette quête.
    La conséquence a été un retour de balancier et donc une non-volonté d’échapper à tout ce que l’on fuyait auparavant.
    Selon Stéphane Hugon, c’est donc ce mouvement de balancier qui explique cette volonté presque maladive de recréer du lien social et donc de trouver sa tribu, sa sphère mais aussi de se recentrer.
    Aujourd’hui pour devenir quelqu’un, il faut prouver qu’on existe dans le regard de l’autre.
    D’ailleurs, Stéphane d’expliquer que le Selfie n’est pas vraiment un acte purement narcissique car il ne s’accomplit pleinement que s’il est partagé.
    C’est donc bien le regard de l’autre et son jugement qui sont essentiels et qui me permettent de devenir moi même.
    Il y a d’un coté une construction de soi et de l’autre un public de référence auquel on souhaite plaire.





    Le smartphone est une promesse de l’autre mais….
    Le smartphone est donc un outil qui permet de se connecter à l’autre avant tout mais en réalité, on le remarque, les jeunes n’ont jamais été aussi seuls.
    C’est donc une relation inaccomplie car techniquement le passage à l’acte n’advient presque jamais.
    Cela maintient donc l’adolescent dans une expérience qui est « en deçà de l’experience ».
    Cela remet en cause des questions aussi importante que :
    Qu’est-ce qu’un ami? Qu’est ce que le lien social? Qu’est ce qu’une relation?
    Ces liens digitalisés amènent finalement à des relations molles selon Stéphane Hugon.
    Toutefois, ce dernier affirme que cela reste une transition et reste convaincu que les technologies vont nous permettre demain de nous amener à des relations fortes et entières portées par un mouvement long d’un besoin de ré-enracinement avec notre environnement culturel, social et naturel.

     
    Le smartphone ne peut et ne doit pas se substituer aux relations sociales
    il est évidemment essentiel que les jeunes comprennent ces technologies, développent cette culture mais d’un autre coté ca ne doit pas isoler l’adolescent.

  • Esther Perel est thérapeute de couples, conférencières, auteur et est spécialisée dans les relations amoureuses.
    Esther est une célébrité outre-atlantique avec plus de 20 millions de visionnage de ces TED, ses conférences se remplissent en quelques minutes aux 4 coins de la planète, elle a été élue meilleure conférencière à SXSW 2018 et Alors qu’elle sort son nouveau livre sur l’infidélité  « Je t’aime, je te trompe »  dans sa version française, nous revenons avec Esther sur plusieurs éléments:
    Qu’est ce qui a tellement changé dans les relations aujourd’hui? Quels impacts ont les technologies sur les relations amoureuses? Comment évolue le lien homme/femme?

    Une conversation passionnante avec la papesse de la relation amoureuse.

    N'hésitez pas à vous abonner à ce podcast sur Apple Podcast bien sur!





    Nos relations amoureuses ont été bouleversées sur ces dernières années
    Dans le passé tout était très bien structurée, il y avait de nombreuses règles qu’il s’agisse de notre vie professionnelle, amoureuse, religieuse ou plus largement sociale et chacun les respectait jusqu’à leur mort.
    De la même manière les rapports entre les hommes et les femmes étaient décidés à l’avance que ce soit pour définir la personne qui nourrit l’enfant, celle qui s’occupe du foyer, celle qui décide du sexe, celle qui ramène l’argent au foyer etc….
    Ors, aujourd’hui on se  retrouve dans un modèle dans lequel chacun doit prendre des décisions importantes, il y a, en quelque sorte, un trop plein de liberté.
    Cette liberté amène de l’embarras, de la confusion, de l’incertitude mais aussi de la solitude.
    Evidemment il n’y a pas de solutions simples mais il existe des paradoxes à équilibrer.
    Le 1er de ces paradoxe est de comprendre la relation entre moi et l’autre.
    Est-ce que je mène mes relations en me mettant au centre ou est-ce que je mets les autres et leurs attentes au centre?
    Et par conséquent, cela permet de répondre à une question plus large qui est de savoir le droit que je souhaite m’octroyer dans la poursuite de mon bonheur. Car je peux le poursuivre même s’il a des conséquences néfastes pour l’autre.
    Le 2ème est que dans le couple intime, on attend d’une seule personne ce que l’on attendait avant de toute une communauté. C’est à dire que l’on souhaite que la personne nous permette de construire une famille, d’avoir un compagnon, un soutien économique mais  désormais on lui demande aussi d’être le meilleur ami, le confident, l’amant etc…au final j’attends d’une seule personne l’ancrage et la stabilité mais aussi l’aventure, la nouveauté, la surprise etc…. la fameuse  « âme soeur » qui devient la solution magique de toute la solitude existentielle que l’on peut ressentir.

    La sexualité a également été bouleversée puisqu’un d’un acte reproductif à un acte récréatif.
    La sexualité était  un atout économique car l’idée était évidemment de faire des enfants qui étaient alors des aides pour le foyer. Nous avons évidemment totalement changé de modèle,
    Dès lors, le sexe ce n’est pas quelque chose que je fais mais quelque chose que je suis, c’est donc un élément identitaire.
    En particulier, pour les femmes, le sexe était un devoir conjugal et rien de plus alors que désormais il est un désir, ce qui implique devenir maître de sa volonté.
    Le sexe est même passé d’un modèle récréatif mais dans une histoire malgré tout à un modèle comodifié pour certain cas, c’est à dire qu’il est pratiqué volontairement des 2 cotés sans qu’il n’y ait d’histoire particulière autour.





    Le digital dans les relations amoureuses est-il générateur de solitude
    Comme le souligne Esther, cette recherche de bonheur de son vivant est un concept tout à fait nouveau.
    Auparavant, la vie était miséricordieuse pour pouvoir accéder au bonheur après sa mort au paradis.
    Cette notion de la poursuite du bonheur et que l’on se doit d’être heureux est assez recent.
    Dès lors, la survie de la famille dépend essentiellement du bonheur du couple.

  • Eric Ducournau est le PDG du groupe Pierre Fabre Dermo-Cosmétiques et par conséquent, sa vision de la transformation du business model à l’ère digitale est nécessairement intéressante.
    Cette partie du groupe Pierre Fabre représente 1,4 milliards d’Euros de Chiffre d’Affaires (dont 70% à l’international)  avec des marques comme Avène, Klorane, Galénic, Ducray ou encore René Furturer par exemple.

    Ce que j'ai toujours apprécié chez Eric Ducournau, c'est sa proximité, sa compréhension des challenges sans "digital washing" mais aussi son suivi très opérationnel mais je vous laisse en juger bien sur.



    La transformation digitale est d'abord culturelle
    A l’heure ou L’Oréal annonce une acquisition majeure (Modiface) autour de la réalité augmentée et de l'intelligence artificielle, Eric Ducournau du groupe Pierre Fabre mise surtout sur l’humain, les racines de l'entreprise et l'innovation pour le service au clients.
    Les 2 groupes étant difficilement comparables néanmoins que ce soit par la taille ou par la philosophie.
    Comme le rappelle Eric Ducournau, au sein du groupe Pierre Fabre, on écoute beaucoup les  8 000 collaborateurs, d’autant plus que chaque marché est très différent l’un de l’autre.
    On y reçoit également beaucoup les partenaires (pharmaciens, médecins…) qu’ils écoutent également avec attention afin de mieux comprendre les besoins du terrain.
    La revendication du groupe est d’être beaucoup plus terrien, c'est sans doute pour cela que la marque possède son siège en province car cela donne une culture particulière au groupe.
    Finalement, dans ce monde hyper communicant, la différence de Pierre Fabre se veut d’être plus authentique.

    Afin de décloisonner, fluidifier les échanges et de générer plus de collaboration, ils ont également modifié l’espace de travail en s’inspirant largement des espace de « co-working ». Ainsi les collaborateurs peuvent accéder au wifi à l'extérieur mais aussi sur des espaces collaboratifs afin de permettre aux collaborateur de ne pas rester derrière leur bureau toute la journée.
    Selon Eric Ducournau, cela peut vraiment créer de la valeur ajoutée pour le groupe.
    Ils ont également décloisonner entre les pays pour s’assurer que les pays puissent apprendre les uns des autres et en particulier de ceux qui sont en avance dans leur digitalisation.

    Le business model à l’ère digitale
    Pierre Fabre est avant tout un industriel mais ce qui change fondamentalement aujourd’hui, c’est le fait de s’intéresser de manière beaucoup plus précise au consommateur. Finalement les groupes industriels sont passés d'un modèle B2B2C à  B2C sans vraiment l’avoir cherché.
    La question essentielle pour Eric Ducournau est donc bien d’intégrer les retours des consommateurs dans la création de valeur de chacune des marques.

    Selon Eric Ducounau, il faut remettre en cause la hiérarchie de la création de valeurs et remettre tout le monde en capacité de créer de la valeur.
    Il ne s’agit pas seulement de modifier le mode de fonctionnement mais de lâcher prise sur nos habitudes anciennes qui ne fonctionnent plus aujourd’hui.
    Les marques doivent se mettre en position de risque pour gagner le challenge de la révolution liée à la transformation digitale.
    D'ailleurs, pour lui, il faut nécessairement décentraliser pour réussir à relever ce challenge.
    Après une période de mondialisation et de concentration des pouvoirs au siège, les marchés doivent reprendre du pouvoir pour être plus proche des consommateurs.
    L’essentiel n’est plus vraiment la distribution mais plutôt d’être très en relation avec les attentes des consommateurs.



    C'est toujours passionnant de parler de business model et de la vision de l'intégration du digital dans un groupe établi depuis des décénies.
    Eric Ducournau nous prouve qu'on peut être établi et garder sa vélocité, que remettre en question l'ordre établi est évidemment essentiel pour réussir.

  • Emilie Vidaud est journaliste et elle a eu un social calling, c’est à dire un besoin de redonner du sens à son travail.
    C’est ainsi qu’elle a décidé d’écrire un livre. Ainsi, elle a été interviewé plus d’une centaine d’entrepreneurs sociaux pour finalement choisir de raconter l’histoire de 15 ambassadeurs qui constituent  « social calling ».

    Ce podcast ne devient pas un podcast de développement personnel (je vous rassure) ni de ressources humaines mais je crois qu’un marketer doit absolument comprendre les tendances qui rythment son époque pour être efficace dans son métier.

    Et puis, dépassant le marketing, finalement ce podcast est à mon image, je suis ravi d’inviter toutes les personnes qui m’inspirent au quotidien donc j’espère que vous apprécierez cette conversation avec Emilie Vidaud.



     
    Redonner du sens: un changement de paradigme
    Selon Emilie, il y a un changement de paradigme fort qui nous vient des U.S. avec une volonté dans les entreprises de ne plus être seulement centrées sur le profit mais aussi de regarder l’impact que l’on peut avoir à une échelle planétaire.
    D’ailleurs, aux U.S. ou en Allemagne, il existe des formes juridiques d’entreprises qui permettent de créer des associations en faisant du profit.
    Il y a un acceleration sur les dernières années, mais déjà Marx disait que « le seul travail vivant est celui qui produit du sens », il y a donc un vrai lien entre les 2 depuis des décennies.
    Mais désormais on remarque que 1 français sur 2 rêve de tout plaquer parce qu’il ne se sent pas à sa place.
    Pour Emilie, cette quête de sens est liée au digital car ce dernier a décuplé notre accès à la connaissance. Désormais, on se pose beaucoup de questions et nous avons donc une prise de conscience beaucoup plus grande.
    Et gagner de l’argent ne suffit plus, on a une vraie volonté d’avoir un impact positif sur la société.
    Selon Emilie, il n’y a ni gentrification ni « genrification » dans cette quête de sens.
    On peut avoir ce que Emilie nomme « un social calling » quelque soit son origine sociale, sa religion, son genre ou autre, tout dépend de ce que l’on traverse dans la vie bien évidemment.



    La Génération Z : une génération plus militante




    Elevée au digital, cette génération se sait pleine de pouvoir pour agir.
    C’est le défi de la génération Z:  faire face au changement climatique et à la raréfaction des ressources.
    Et si c’est indispensable pour la génération Z, cela a forcément un impact sur les entreprises qui ont besoin de recruter ces personnes.
    Il y a plusieurs défis pour les dernières.
    En effet, elles doivent désormais répondre à un triple projet, sociale, économique et sociétal.
    Elle doivent être dans l’action ce qui veut dire de s’engager avec une obligation de moyen en inscrivant dans leurs statuts leur volonté d’avoir un impact.
    Une entreprise ne doit plus être au service de ses actionnaires mais aussi et surtout au service de l’Homme et de son environnement.

  • Fabrice Nadjari est un stratège de contenus de marques basé en Californie et à ce titre, il s’intéresse à l’anthropologie culturelle dont la quête de spiritualité et par conséquent les chamans et les rites chamaniques.
    Fabrice constate que comme dans toutes les périodes à forte croissance technologique, on assiste à un retour du religieux et du spirituel.
    Mais la spiritualité peut être séculaire donc déconnectée des dogmes religieux.
    On voit également une tendance de fond autour du bien être qui est composée selon Fabrice de 5 éléments essentiels: le bien être physique, le bien être émotionnel, le bien être social, le bien être professionnel et le bien être spirituel.
    Enfin, on assiste un peu partout à un retour du fait religieux dans nos sociétés dans un contexte ou on se sent déconnecté de soi même et des autres à cause de la technologie.



    Les Chief Happiness officer ne sont qu’un début….
    Plusieurs indicateurs de la montée de la spiritualité dans nos vies et dans le milieu corporate commencent à être visibles:
    D'abord la croissance du yoga, de la méditation ou encore du pilates dans les entreprises  mais selon Fabrice, ces dernières pratiques sont encore douces et forment une sorte de couche superficielle de savoirs millénaires réadaptés aux besoins du cadre moderne.

    Toutefois, si on gratte un peu, il y a des choses beaucoup plus profondes qui émergent en Californie.
    Les plantes comme traitement préventif, comme une manière de se connaître mieux, de se connecter et de faire l’expérience de la transcendance.
    Le microdosing de LSD ou de champignons hallucinogènes est très tendance dans les plus grandes entreprises de la Silicon Valley.
    Il s’agit de prendre de manière quotidienne une dose très légère de produits qui permettent d’ouvrir les connecteurs de son cerveau sans aller jusqu’à un trip évidemment. Cela permet d’être plus concentré mais aussi plus créatif et efficace parce que plus en phase avec soi même.
    Vous ne le croyez pas? Ils en parlent même dans le Financial Time!



    Autre tendance très forte: l’Ahayuesca (plante sacrée des indiens dAmazonie qui permet de faire une plongée en soi) commence à arriver un peu partout en Europe.

    Comme le précise Fabrice, elle est de plus en plus utilisé par un certain nombre d’esprits éclairés pour essayer de mieux se connaître et d’avancer dans leur quête de la vie.
    Finalement, on voit déjà des comités de direction faire des expériences d'ahayuesca ensemble et on peut envisager, selon Fabrice, dans un avenir proche l’arrivée de Corporate Chamans, c’est à dire des personnes capables de comprendre et d’incorporer ces sciences millénaires dans l’entreprise afin que les salariés se sentent plus centrés et donc plus efficaces.
    Finalement ces plantes permettent de prendre de la perspective  par rapport aux problèmes que l’on rencontre.
    Et, si on revient aux 5 éléments essentiels de bien être auxquels Fabrice faisait référence, le yoga et la méditation aide pour les premiers mais les plantes peuvent permettre d’atteindre les autres points.



    Le futur du travail intégrera vie personnelle et professionnelle
    Quand on envisage le futur du travail, il est intéressant de noter que l’on distingue de moins en moins vie perso et vie pro. D'ailleurs, les espaces de co-working comme WeWork en sont l’expression.

    D’un point de vue technologique, on voit aussi que les tendances vont vers de la low tech mais aussi vers  un usage des technologies pour nous aider à nous reconnecter à nous même entre le thérapeutique et le holistique.
    Comme le conclut Fabrice, un dirigeant qui est plus aligné, plus humain, plus emphatique, qui est clair dans sa vision du monde et de son organisation est simplement un meilleur leader. Les organisations ont donc tout intérêt à faciliter ce chemin d'où l'arrivée probable de chamans dans les structures.

  • Nicolas Chabot est le Vice Président Europe de Traackr, une plateforme d’IRM (Influencer relationship management) donc une plateforme qui permet de gérer les relations avec les influenceurs.
    Ils ont créé un white paper avec l’analyste américain Brian Solis pour expliquer les impacts organisationnels du marketing d’influence.
    Ils ont réalisé que le marketing d’influence prenait de plus en plus de poids dans les marques et que cela participait ou devait pleinement participer à la transformation « digitale » de ces dernières.
    Le fait de véritablement intégrer les influenceurs dans les stratégies de marques génèrent de nouveaux challenges bien plus complexes que ceux que l’on pourrait envisager à priori.
    De plus en plus, les annonceurs reprennent en direct les relations avec les influenceurs même si les agences restent très importantes pour la partie créatives évidemment.

    Voici les 10 points les impacts du marketing d’influence

    1. Enjeux financiers:
    On ne peut plus organiser en fonction des campagnes mais en construisant un programme sur l’année.
    Il s’agit donc de créer une nouvelle ligne budgétaire sans que cela soit nécessairement adossé à un lancement produit.

    2. Collaboration
    Le marketing d’influence peut toucher plusieurs départements (RP, Social, Marketing, plusieurs marques d’un même groupe, service clients, les boutiques et la vente) et cela génère des enjeux de collaborations internes car il s’agit de proposer à l’influenceur un point d’entrée unique pour une expérience unifiée.

    3. Global & Local
    Dans les grands groupes, les influenceurs ont toujours été géré au niveau local. Mais à présent, les équipes au global voire des zones (Europe, Asie, Afrique, Amérique) commencent à s’intéresser au sujet et à interjeter. Par conséquent, cela génère des complexifications qu’il faut traiter nécessairement.

    4. L’intégration dans les stratégies de communication
    Nicolas reprend l’exemple de Nissan qui a désormais passer le département influence au marketing et opérationnellement, cela a permis de remonter d’un cran la manière d’utiliser ce levier.
    Cela implique des budgets différents mais aussi une intégration beaucoup plus complète dans la réalité de la marque.

    5. Impact au département achats
    Le budget influenceurs était avant un élément à la marge d’une stratégie de communication mais désormais cela prend une place de plus en plus prépondérante et par conséquent, le département achats doit mieux comprendre ce business.
    Il faut donc mieux contractualiser et encadrer pour optimiser les investissements.

    6. Au département droit
    Comment les influenceurs annoncent qu’ils sont payés? comment gérer l’authenticité des influenceurs? Quelle est l’implication des marques dans le fait que les influencers disent bien qu’ils ont été payés?
    Comment je m’assure aussi que les influenceurs ne prennent pas la parole de manière contraire avec une marque? Et si c’est le cas, comment réagir?
    Tous ces éléments sont de nouveaux challenges pour les marques évidemment.

    7. Quelle positionnement de l’agence d’influence?
    Comment j’intègre une ou plusieurs agences, les MCN et tous ces prestataires qui gravitent autour du marketing d’influence

    8. Impact au niveau des R.H.
    Quelles sont les compétences qui sont nécessaires pour ces nouveaux postes?
    De plus en plus on voit apparaitre des « VP of Influence », il faut donc se poser la question de ce que cela veut dire précisément.

    9. Les données et les tableaux de bords
    Il y a un vrai besoin d’être plus clair sur les indicateurs clef de succès (K.P.I.) puisqu’on y investit de plus en plus d’argent.

    10. L’impact de la technologie
    A partir du moment ou le programme commence à devenir stratégique pour les marques, il y a beaucoup d’agences mais aussi de technologies nouvelles qui naissent pour accompagner les marques.

  • Frédéric Montagnon est un  entrepreneur, « expert » sur la blockchain et les cryptomonnaies.
    Il a dernièrement fondé Legolas Exchange, une plateforme d’échange de crypto monnaies professionnelle et transparente.

    Depuis l’avènement d’Internet, j’ai rarement vu un sujet autant polarisé entre ceux qui expliquent que c’est le futur d’Internet et ceux qui vous disent que tout cela n’est qu’une vaste blague  qui retombera comme une crêpe molle.
    Mon avis est que la Blockchain est la prochaine immense révolution à venir et il s’agit bien de comprendre ce qui est en train de se passer.



    Internet était la révolution de l’information, la blockchain sera la révolution des transactions et des contrats
    Finalement si on prend un peu de recul, Internet est une manière de révolutionner l’information puisque l’on est capable en la divisant par petits paquets de la transférer n’importe où très rapidement et sans trop d’échec (aujourd’hui).
    Par information, on entends: email, paiement, photos, vidéos etc….
    La blockchain s’attaque à un autre élément fondateur: les transactions et les contrats.
    Aujourd’hui un contrat est un document ou une série de documents (tickets de caisse, contrat de garantie, certificat d’authenticité…) mais que l’on perd facilement, que l’on peut falsifier facilement, qu’on ne peut pas vraiment transmettre aisément non plus.
    La blockchain c’est un base de données où l’on va stocker des informations de contrats avec la garantie d’une date et d’un contenu, le tout en s’assurant que cela soit non falsifiable dans le temps.
    L’exemple que reprend Frédéric dans le podcast est l’achat de médicaments par exemple et le besoin de vérifier que ce ne sont pas des contrefaçons. Un besoin vital dans de nombreux pays
    Via la blockchain, je vais pouvoir vérifier que le numéro a bien été donné par un laboratoire, que le produit doit bien se trouver dans la pharmacie dans laquelle je suis actuellement, la date de création et de péremption et qu’il n’a pas été copié par quelqu’un d’autre.
    Bref, c’est l’assurance d’une représentation numérique d’un objet physique.

  • Stephan Eloise Gras est docteur en science de l’information et docteur en philosophie mais elle a également crée l’Oreille, un bureau d’innovation sur l’ Afrique.
    Et puis, elle a crée une conférence, Africa for Tech il y a quelques années (oui elle fait beaucoup de choses et elle est brillante).
    Je parle souvent du désintérêt pour la Chine mais l’Afrique est également l’un de ces zones que l’on connait mal voire que l'on regarde un peu de haut.

    Les médias nous en donne une image unique, celle de pays uniformes, ruinés, dépendants, sous le joug d’un dictateur et qui n’arrivent pas à s’aider eux même.
    La réalité est évidemment bien plus complexe et donc intéressante.
    Cela peut sembler étrange de parler d’innovation en Afrique sur un podcast marketing mais dans ma conception de notre métier, un marketer doit avoir une bonne compréhension  du monde dans lequel il vit afin de faire son métier correctement.

     
     
    L’innovation frugale en Afrique: un modèle à suivre

    C’est la thèse de Stephane Eloise en tous cas: l’occident doit apprendre des modèles d’innovation africains, moins consommateurs en ressource et en capitaux s’il veut faire face aux challenges qui l’attendent:  le réchauffement climatique, les migrations, l’accès à l’eau et l’énergie entre autres.

    Il y a 3 éléments fondateurs dans l’innovation africaine:
    1. Un modèle non individualiste et profondément communautaire
    2. Une innovation frugale: faire mieux avec moins
    3. Une propriété intellectuelle  totalement remise en question


    Afrique: l’invention d’un autre modèle décentralisé

    Il y a 54 pays en Afriques avec 3 zones d’innovation majeures:
    - Afrique de l’est: le Kenya en tête de pont puisque Mpesa y est né en 2007 (1ère monnaie mobile) et ce qui a valu au pays l’installation du centre de R&D mondial d’IBM.
    Mais aussi, en Afrique de l’Est anglophone on pourra noté également la Tanzanie mais aussi l’Ouganda.

    - L’Afrique du sud créé un bloc particulier à elle toute seule bien sur. Elle a des liens très forts avec la Chine en particulier

    - L’Afrique de l’Ouest avec le Nigeria qui est considéré par la C.I.A. comme le 1er pays du monde d’ici 2050 en terme de dynamisme.

    L’idée n’est pas d’encenser l’innovation africaine car la situation locale est loin d’être parfaite mais on est obligé de considérer ce qui s’y passe et apprendre d’eux car ils sont parfois plus en avance que nous simplement.
    Il faut absolument décentrer notre regard de l’occident.



    Afrique: le réservoir de croissance d’ici quelques années
    On n'y pense pas nécessairement en ces termes mais avec un continent qui représentera 30% de la population mondiale d’ici 7 ans dont 65% de moins de 25 ans, il est évident, que l’Afrique va être le réservoir de croissance et d’employés d’ici quelques années.
    D’ailleurs, il est intéressant de noter l’émergence d’une classe moyenne dans de nombreux pays du continent.

    Il y a une émergence de la décentralisation des réseaux, la blockchain en est l’une des ouvrières les plus déterminées (podcast à venir).
    Comme le souligne Stephan

    Eloise, il faut regarder en Afrique pour imaginer le monde de demain, un monde décentralisé, frugal, plus communautaire et responsable