Episodi

  • Quand nous appelons un correspondant, il ne nous viendrait pas à l'idée qu'un autre abonné puisse écouter notre conversation. De fait, la notion de ligne privée nous paraît l'évidence même.


    Et pourtant il n'en a pas toujours été ainsi. Quand le téléphone est apparu, dans le dernier quart du XIXe siècle, il n'était pas rare que les services compétents mettent en place des "lignes partagées".


    Comme leur nom l'indique, elles étaient partagées entre plusieurs abonnés. Ainsi, l'abonné partageant sa ligne savait que sa conversation pouvait être écoutée. On imagine à quelles indiscrétions cela pouvait donner lieu.


    Par ailleurs, l'utilisation de ces lignes partagées peut se traduire par une certaine saturation du réseau. Du fait de la présence de nombreux abonnés sur ces lignes, celles-ci étaient souvent occupées.


    Dans certains cas, cependant, ces lignes partagées pouvaient avoir des avantages. Elles permettaient d'avertir les abonnés profitant de la même ligne d'un danger, un incendie par exemple.


    Au début, ces lignes téléphoniques partagées étaient très courantes dans les campagnes. Les citadins avaient plus facilement accès à des lignes privées, mais leur installation était plus coûteuse.


    La mise en place de ces lignes partagées a connu un essor sans précédent durant les deux conflits mondiaux. Nécessaires au fonctionnement des lignes de téléphone, certains matériaux, comme le cuivre, étaient alors utilisés à des fins militaires.


    Pour économiser le cuivre, les autorités privilégient alors l'installation de lignes partagées. Dans certains pays, comme les États-Unis, la majorité des abonnés doivent s'en contenter. Et on leur demande, en plus, de limiter leurs appels à quelques minutes.


    On recense de nombreuses plaintes, de la part d'abonnés déplorant que leur conversation ait été écoutée. Dans certains pays, la police a même été accusée d'utiliser ce moyen pour écouter, de manière illégale, les conversations de certains suspects.


    L'usage des lignes partagées a été progressivement abandonné, pour des raisons de confidentialité, mais aussi de non conformité à certains matériels, comme les répondeurs téléphoniques par exemple. Mais il en restait encore quelques-unes, aux États-Unis, dans les années 1990.


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  • On classera plutôt à "droite" un homme politique aux idées conservatrices et attaché à un certain réalisme en matière économique, et à "gauche" un politicien défendant des valeurs plus progressistes.


    Mais à quand remonte ce clivage essentiel de notre vie politique ? Et pourquoi utiliser des termes qui évoquent plutôt des directions ?


    Pour le comprendre, il faut remonter aux débuts de la Révolution française. On se souvient que Louis XVI avait convoqué, en mai 1789, les États Généraux, pour redresser les finances du pays.


    Ces députés, qui appartenaient aux trois Ordres traditionnels (noblesse, clergé et tiers-état) s'étaient transformés en Assemblée Nationale le 17 juin.


    Quelques mois après, le 28 août 1789, les députés sont appelés à se prononcer sur une question d'une grande importance, qui engage l'avenir. En effet, ils doivent décider de l'attribution des pouvoirs entre les deux principaux acteurs de la vie politique, le Roi et l'Assemblée Nationale.


    Certains députés sont partisans d'une Monarchie constitutionnelle, dans laquelle le Roi conserverait d'importants pouvoirs. Ils voudraient notamment lui accorder un droit de veto absolu, qui permettrait au monarque de s'opposer, de manière définitive, à une loi votée par l'Assemblée.


    D'autres députés veulent, au contraire, renforcer les prérogatives de l'Assemblée. Ils ne veulent attribuer au Roi qu'un droit de veto suspensif, qui ne lui permettrait de bloquer une loi que durant un temps déterminé.


    Pour y voir plus clair, et pouvoir compter les membres de chaque camp, on demande aux députés de se répartir dans la salle où ils siègent. Les partisans d'une Monarchie forte se placent à droite de l'hémicycle, ceux d'un renforcement des pouvoirs de l'Assemblée s'assoient sur les bancs de gauche.


    C'est ainsi que sont nées ces notions de "droite" et de "gauche", qui structurent notre vie politique jusqu'à aujourd'hui.


    Il est à noter que, dans la Convention nationale, une assemblée qui siège de 1792 à 1795, les députés les plus radicaux se placent, non à gauche de l'hémicycle, mais en haut. D'où leur surnom de "Montagnards". Assis plus bas, les députés modérés héritent du surnom de "Plaine" ou de "Marais".


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  • Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les vikings connaissaient l'esclavage. On peut même dire que cette activité, qui rapportait beaucoup d'argent, était l'un des fondements de leur économie.


    Les raids souvent meurtriers qu'ils lançaient sur une partie de l'Europe n'avaient pas pour seul but le pillage. La capture d'hommes et de femmes, lors d'attaques d'une grande violence, était aussi un de leurs objectifs majeurs.


    De fait, d'anciennes annales font état d'expéditions de grande ampleur. L'une d'elle, au IXe siècle, permet de s'emparer de nombreuses femmes, une autre, organisée un siècle plus tard, se traduit par la capture de 3 000 personnes.


    Privés de leur liberté, et réduits à l'état d'objets, ces nouveaux esclaves étaient ensuite vendus sur les nombreux marchés d'Europe du Nord spécialisés dans ce trafic d'êtres humains, considéré comme très lucratif. Certains se retrouvent même à Byzance, ou à Bagdad, où cette main-d'œuvre gratuite est très recherchée.


    De nombreux esclaves, cependant, ne sont pas vendus dur les marchés, mais restent sur place. Ils sont employés sur les grands domaines agricoles ou servent comme domestiques.


    Tous les esclaves n'étaient d'ailleurs pas des prisonniers de guerre. Certains étaient asservis pour expier un crime, d'autres pour payer leurs dettes.


    Comme dans toutes les sociétés qui s'adonnent à l'esclavage, le statut des esclaves, chez les vikings, est assez varié. La plupart connaissent un sort misérable ; en effet, en tant qu'esclaves, ils ne possèdent rien et ne peuvent rien transmettre à leurs enfants, qui naissent esclaves et le demeurent leur vie durant.


    Il est cependant quelques exceptions. Certains, mieux traités, reçoivent un peu d'argent et finissent par acheter leur liberté. D'autres sont affranchis.


    Cette diversité de statuts est attestée par quelques rares documents rupestres. On a en effet retrouvé quelques pierres runiques parlant des esclaves. Rappelons qu'il s'agit de pierres dressées, sur lesquelles sont gravées des inscriptions composées de runes, l'ancienne écriture de ces peuples du Nord.


    Elles font le plus souvent référence à des esclaves ayant réussi à s'assurer une position sociale privilégiée. Les autres, moins favorisés par le sort, ne nous ont laissé aucun témoignage.


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  • Les hommes politiques ont beau s'occuper d'affaires sérieuses, ils peuvent faire montre, du moins beaucoup d'entre eux, d'un sens de l'humour développé. Ils sont même parfois capables de mystifier leurs collègues.


    Certains n'hésitent pas à monter des canulars. L'un des plus célèbres a été conçu, à la fin des années 1920, par un journaliste, membre de l'Action française, un mouvement politique d'extrême-droite.


    Son auteur a commencé par inventer de toutes pièces un pays imaginaire, la "Poldévie". Les députés reçoivent alors une lettre les invitant à venir en aide au peuple poldève persécuté.


    L'appel est signé de noms à la consonance slave : "Lineczi Stantoff", ce qui se traduit par "l'Inexistant", et un certain "Lamidaëff". Derrière ce dernier nom, se cache "L'ami d'AF", l'Action française étant souvent désignée par ses initiales.


    L'orthographe et la syntaxe de la lettre sont volontairement approximatives, de manière à faire croire qu'elle émane bien de Slaves peu habitués à manier la langue française.


    Les malheureux Poldèves y sont présentés comme un peuple persécuté, gémissant sous le joug d'une poignée d'exploiteurs. Les auteurs présumés font appel au sentiment d'humanité des députés et évoquent la France des droits de l'Homme.


    Ils ne demandent aucun secours financier, mais des lettres de soutien, destinées à nourrir le rapport qui doit être présenté devant une commission de la Société des Nations.


    Seulement quatre députés répondent à cette première lettre. Son auteur décide alors d'en envoyer une autre, qui décrit des massacres et des viols. Cette fois-ci, cinq députés envoient une réponse.


    Mais certains demandent des précisions. L'auteur du canular leur adresse une nouvelle missive, qui retrace l'histoire de la Poldévie. Il y est question d'un conquérant du nom de "Gellé-Foâ" ("j'ai les foies") et d'un amiral anglais nommé "C.D. Bynn" ("se débine") qui remporte la victoire de "Tanphepa" ("t"en fais pas").


    Quand la supercherie est découverte, la honte le dispute à l'hilarité parmi les députés. La blague n'en provoque pas moins un scandale, qui décrédibilise le régime parlementaire. Exactement ce que souhaitait l'Action française.

    Pourquoi le nez des statues égyptiennes est-il souvent cassé ? Que regarde Che Guevara sur sa célèbre photo ? Pourquoi le thé est-il en sachet ? Pourquoi le papier toilettes est-il rose ? Pourquoi est-il interdit de prendre en photo la Tour Eiffel de nuit ? Pourquoi se serre-t-on la main ? Qu’est-ce que la “constante macabre” ? Pourquoi Hulk est-il vert ? Pourquoi les Ferraris sont-elles rouges ? Pourquoi les japonais mangent-ils au KFC à Noel ? Qu’est-ce que le syndrome du “pare brise” ?


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  • Parmi les passionnés qui, jour après jour, fréquentent les casinos, il en est pour prétendre que les jeux qui s'y pratiquent ne doivent pas tout au hasard.


    C'était bien la conviction d'un groupe d'étudiants américains. Beaucoup d'entre eux venaient du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT). 


    Ils sont persuadés qu'en mettant leurs compétences à contribution, ils peuvent battre les casinos sur leur propre terrain. Et la cible choisie est le blackjack, un jeu de cartes très connu dans ces établissements de jeux. D'où le nom donné à leur équipe : la "MIT Blackjack Team". 


    Pour parvenir à leurs fins, ils ont recours à des techniques spécifiques, comme le comptage de cartes.


    Cette méthode repose sur la conviction que, dans un nouveau mélange des cartes, les cartes déjà vues ont peu de chances d'être tirées par les joueurs. Cette technique permet donc d'évaluer les chances de tomber sur des cartes fortes.


    Mais elle demande des compétences particulières et beaucoup de sang-froid. Aussi les étudiants à l'origine de ce projet décident-ils de mettre en place une équipe de choc, composée des joueurs les plus doués.


    Ils font donc passer un test aux candidats sélectionnés, puis les soumettent à une formation rigoureuse. Il s'agit aussi de les entraîner sur le plan psychologique. Les candidats doivent apprendre à ne pas trahir leurs émotions. Quand ils comptent les cartes, leurs visages doivent rester impénétrables.


    À la fin de l'année 1979, la "MIT Blackjack Team", à laquelle se sont adjoints un investisseur et un joueur professionnel, se rend à Atlantic City, l'une des plus célèbres villes de jeux américaines.


    Ils jouent jusqu'en mai 1980. En appliquant les techniques apprises, ils multiplient par quatre la mise de fonds initiale. 


    Au fil des années, l'équipe s'étoffe pour atteindre environ 80 joueurs, qui fréquentent de nombreux casinos. Dans les années 1990, la "Blacjack Team" est capable de gagner jusqu'à 400 000 dollars en un seul week-end. On estime qu'elle a réussi, en moins de 10 ans, à engranger un bénéfice de 5 millions de dollars.


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  • Le syndrome du téton triste, ou STT, est un phénomène psychologique qui se manifeste par une sensation de tristesse, de mélancolie ou d'anxiété chez certaines personnes lorsqu'elles stimulent ou touchent leurs mamelons. Cette réaction peut se produire aussi bien chez les hommes que chez les femmes et est souvent décrite comme une sensation inexplicable et inconfortable.


    Description et symptômes

    Le syndrome du téton triste n'est pas largement reconnu dans les manuels médicaux classiques, mais il a été évoqué par de nombreuses personnes sur des forums en ligne et dans des discussions informelles. Les symptômes typiques incluent une sensation de tristesse, une angoisse passagère, ou même des sentiments de dépression légère qui surviennent spécifiquement lors de la stimulation des mamelons.


    Mécanismes sous-jacents

    Les causes exactes du STT ne sont pas bien comprises, mais plusieurs théories tentent d'expliquer ce phénomène. Une hypothèse suggère que la stimulation des mamelons pourrait déclencher une réponse hormonale ou neurologique qui influence les émotions. Les mamelons sont des zones érogènes riches en terminaisons nerveuses, et leur stimulation peut libérer des hormones comme l'ocytocine, souvent associée à des sentiments de bien-être et de lien social. Cependant, chez certaines personnes, cette libération hormonale pourrait avoir des effets secondaires émotionnels inattendus.


    Facteurs individuels

    Les réactions émotionnelles aux stimuli physiques peuvent varier considérablement d'une personne à l'autre en raison de facteurs individuels tels que les expériences personnelles, les associations émotionnelles et les niveaux de sensibilité nerveuse. Par exemple, des expériences passées négatives ou des traumatismes peuvent influencer la façon dont une personne réagit à la stimulation des mamelons.


    Gestion et perspectives

    Il n'existe pas de traitement médical spécifique pour le syndrome du téton triste, mais comprendre que ce phénomène est réel et peut affecter certaines personnes est déjà un premier pas vers la gestion de ces sensations. Les personnes affectées par le STT peuvent trouver utile d'en parler avec un professionnel de la santé mentale, surtout si ces sensations de tristesse ou d'anxiété ont un impact significatif sur leur bien-être quotidien.


    En conclusion, le syndrome du téton triste est une réaction émotionnelle singulière à la stimulation des mamelons, qui peut provoquer des sentiments de tristesse ou d'anxiété. Bien que les causes exactes restent incertaines, il est important de reconnaître et de comprendre cette expérience pour mieux la gérer.


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  • L'Empire romain atteint sa plus grande extension au début du IIIe siècle de notre ère, sous le règne de l'Empereur Septime Sévère. Il s'étend alors de la Grande-Bretagne actuelle à l'Afrique du Nord et de l'Espagne au Moyen-Orient.


    Les légions romaines se sont emparées de certains territoires d'Afrique du Nord, comme l'Égypte, la Cyrénaïque (Libye) ou la Numidie (Tunisie). Mais Rome n'a pas cherché à s'implanter dans l'intérieur du continent africain.


    On peut se demander pourquoi. Une première explication tient sans doute à un climat difficile, marqué par de fortes chaleurs et une grande sécheresse.


    Cependant, les soldats romains sont réputés pour leur endurance. Leurs pérégrinations, d'un bout à l'autre de l'Europe, et même au-delà, les ont habitués au froid et aux variations de températures.


    Ce n'est pas à dire, pourtant, que les Romains se désintéressaient du continent africain. Ce qui éveillait leur convoitise, toutefois, ce n'est pas la conquête de territoires, mais la possession d'or et d'esclaves.


    Aussi organisent-ils des expéditions vers l'intérieur de l'Afrique, en l'an 19 avant J.-C., puis au milieu et à la fin du Ier siècle de notre ère. Elles les conduisent jusqu'à l'actuel lac Tchad et au fleuve connu aujourd'hui sous le nom de Niger.


    Là, ils récoltent de l'or et capturent des esclaves, qu'ils acheminent vers les rives de la Méditerranée. Ils laissent quelques garnisons, mais ne songent nullement à prendre possession de ces contrées.


    Si Rome n'a pas étendu sa domination au centre de l'Afrique, c'est encore pour une autre raison. En effet, ces régions sont peu sûres. Elles sont parcourues par des tribus nomades souvent hostiles à la présence romaine.


    Les Berbères et les Maures font partie de ces peuples capables de harceler les garnisons romaines isolées et d'attaquer les convois de marchandises et de ravitaillement.


    Il aurait donc fallu mobiliser des légions, dont on avait besoin ailleurs, pour contrôler des régions au climat difficile et très éloignées de Rome. Les Empereurs ont préféré s'en dispenser.


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  • Depuis les débuts du cinéma, le bruitage fait partie des effets spéciaux qui permettent de rendre un film plus spectaculaire. L'un d'entre eux porte le nom de "cri de Wilhelm".


    Ce cri de douleur et d'angoisse est proféré par le personnage quand il est touché par une balle ou une flèche (dans les westerns) ou quand il tombe d'une falaise ou du haut d'un immeuble.


    Comme de tels événements se produisent souvent à l'écran, ce cri est l'un des sons les plus connus du cinéma.


    Les spectateurs entendent le "cri de Wilhelm" depuis des décennies. Il a été nommé ainsi, pour la première fois, dans un western de Gordon Douglas, "La charge à Feather River", tourné en 1953.


    Dans ce film, le fameux cri est poussé par le soldat Wilhelm, touché par une flèche. Il est interprété par l'acteur Ralph Brooks, mais ce n'est pas sa voix qu'on entend. Il est en effet doublé, pour ce cri, par Sheb Wooley.


    Celui-ci est plus connu comme chanteur de country que comme comédien. En tant qu'acteur, il s'est d'ailleurs surtout consacré au doublage. Mais sa notoriété, il la doit avant tout au "cri de Wilhelm", dont on lui reconnaît généralement la paternité.


    En fait, cette exclamation avait déjà été entendue dans deux films, à commencer par "Les aventures du capitaine Wyatt", un film de 1951, réalisé par Raoul Walsh, avec Gary Cooper dans le rôle principal.


    Mais c'est le western de Gordon Douglas qui consacre le "cri de Wilhelm" de manière définitive. Ce hurlement de douleur est d'ailleurs, inclus, dès ce moment-là, dans la bibliothèque sonore de Warner Bros, l'un des grands studios de cinéma américains.


    Depuis lors, le cri a été redécouvert, dans les années 1970, par un ingénieur du son travaillant sur le film de George Lucas, "La guerre des étoiles". Le cri a ensuite été entendu à maintes reprises au cinéma, notamment dans les autres films de la saga "Star wars". Depuis sa création, il aurait été poussé plus de 560 fois au cinéma.


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  • La "lune de miel" suit traditionnellement le mariage. Elle représente à la fois le mois suivant l'union et le voyage de noces. Celui-ci permet d'abord de rendre visite à toutes les personnes qui n'ont pu se rendre au mariage. Cette expression est ensuite entendue dans le sens d'un temps de vacances pour les heureux mariés, qui leur permet de mieux se connaître.


    Mais, au fait, d'où vient l'expression "lune de miel", dont l'usage courant, en France, est attesté dès le milieu du XIXe siècle ?


    Elle est la traduction de l'anglais "honeymoon". Cette expression, en usage dès le milieu du XVIe siècle, a été forgée à partir de deux mots, "honey", qui signifie "miel" et "moon", qui veut dire "lune".


    La "lune de miel" évoque d'abord la suavité des relations qui unissent les nouveaux époux. D'ailleurs, quand un mari veut se montrer tendre envers sa femme (ou l'inverse), il l'appelle "honey", ce qui pourrait se traduire par "ma chérie".


    L'expression pourrait également trouver son origine dans de très anciennes traditions. À l'époque de l'Empire babylonien, voilà environ 2 000 ans, le père de la mariée devait fournir à son gendre, durant le premier mois du mariage, une certaine quantité de bière additionnée de miel. Cette boisson était jugée propice à la fertilité du couple.


    Pour certains auteurs, le vocable "honeymoon" viendrait de cette coutume. "Honey" ferait référence à la bière au miel et "moon" au mois suivant le mariage. Comme les autres mois, il était calculé sur la base d'un calendrier lunaire.


    On évoque aussi l'habitude qu'avaient les pharaons égyptiens de consommer durant 28 jours, au moment de leur mariage, une boisson à base de miel et de propolis, une autre substance fabriquée par les abeilles.


    L'usage de ces boissons émollientes, au moment des noces, était d'ailleurs assez général. Dans l'ancienne Égypte, on donnait ainsi du miel aux nouveaux époux, qui se régalaient de sucre en Inde ou d'hydromel en Allemagne. Il se peut que l'expression "lune de miel" soit née de ces traditions.



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  • Le terme "lesbienne" trouve ses origines dans l'Antiquité grecque, spécifiquement sur l'île de Lesbos, en mer Égée. Cette île est célèbre pour avoir été le domicile de la poétesse Sappho, qui a vécu vers le 6ème siècle avant notre ère. Sappho est largement reconnue pour ses poèmes lyriques qui exprimaient des sentiments d'amour et d'affection envers d'autres femmes. Ses écrits, bien que souvent fragmentaires, ont survécu et ont influencé la perception de l'amour entre femmes.


    Les poèmes de Sappho décrivaient de manière intime et passionnée les relations féminines, et en raison de ces descriptions, l'île de Lesbos et Sappho elle-même sont devenues symboliques de l'amour entre femmes. Les contemporains de Sappho et les générations suivantes ont souvent associé son œuvre à l'amour entre femmes, ce qui a conduit à l'utilisation du terme "lesbien" pour désigner les femmes ayant des relations amoureuses ou sexuelles avec d'autres femmes.


    Durant l'Antiquité, les écrits de Sappho ont été largement lus et respectés, et son influence a perduré au cours des siècles. Cependant, l'usage moderne du mot "lesbienne" pour désigner l'orientation sexuelle des femmes n'a véritablement pris forme qu'au 19ème et 20ème siècles. Avant cette période, le terme n'avait pas nécessairement une connotation sexuelle explicite.


    Avec l'émergence des mouvements féministes et des droits des homosexuels à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème siècle, le terme "lesbienne" a été adopté pour fournir une identité spécifique pour les femmes homosexuelles, distinct des termes plus généraux comme "gay". Les mouvements sociaux cherchaient à définir et à normaliser diverses orientations sexuelles, et "lesbienne" est devenu un terme reconnu pour les femmes qui sont attirées par d'autres femmes.


    La popularisation du terme a également été soutenue par la littérature et les études académiques sur Sappho et l'histoire de Lesbos. La communauté LGBT a embrassé le terme pour renforcer la visibilité et l'acceptation des relations homosexuelles féminines. Aujourd'hui, "lesbienne" est un terme largement utilisé et accepté pour décrire les femmes attirées romantiquement ou sexuellement par d'autres femmes, ancrant son origine dans l'histoire riche et poétique de Sappho et de l'île de Lesbos.


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  • Le terme "tiers monde" est depuis longtemps entré dans le langage courant. Il a été inventé, en 1952, par le démographe Alfred Sauvy, qui employa cette expression dans un article du magazine "L'observateur".


    Ce terme s'applique en principe aux pays pauvres. Il s'oppose au "premier monde" et au "second monde", des termes moins usités. Dans le "premier monde", on trouve les pays les plus développés, dont les habitants jouissent de larges libertés et d'un niveau de vie élevé.


    Le "second monde", quant à lui, regroupe les pays de l'ancien bloc soviétique.


    On voit que le terme "tiers monde" demeure assez ambigu. En effet, tous les pays de ce vaste ensemble ne connaissent pas le même niveau de développement, tant s'en faut. Il faudrait donc parler de "tiers-mondes", au pluriel.


    Les écarts entre ces pays se sont d'ailleurs accrus, avec l'apparition des "pays émergents" ou des "nouveaux pays industriels" (NPI), dont la croissance économique a parfois dépassé celle de certains pays capitalistes.


    Par ailleurs, Les nations du tiers-monde sont vus comme des pays "sous-développés", qu'on a appelés ensuite "en développement", ce qui est moins péjoratif et met l'accès sur les progrès plus que sur les retards.


    Mais, en même temps, ils sont souvent perçus comme des pays situés dans l'hémisphère Sud. Aussi parle-t-on souvent de l'opposition entre le "Sud" ou les "Suds", moins avancés, et un "Nord" riche et développé.


    Or, cette vision est, elle aussi, trop schématique. En effet, certains pays du "Sud", comme l'Australie ou la Nouvelle-Zélande, sont tout aussi développés que les pays du "Nord".


    Enfin, la formule a également un sens politique. En effet, le "tiers monde" rassemble une grande partie des pays décolonisés à l'issue de la Seconde Guerre mondiale et qui se sont regroupés, après la conférence de Bandung, en 1955, dans le mouvement des non alignés.


    Conscient de l'insuffisance de l'expression qu'il a pourtant inventée, Alfred Sauvy la désavouera, à la fin des années 1980.


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  • L'expression "Roger" utilisée par les aviateurs trouve son origine dans les premiers jours de l'aviation et des communications radio. Pour comprendre cette expression, il nous faut nous pencher sur l'histoire des télécommunications et du langage utilisé dans l'aviation militaire.

    Dans les années 1920 et 1930, l'aviation militaire s'est rapidement développée, et avec elle, la nécessité de communications radio claires et concises est devenue primordiale. Les communications radio peuvent être sujettes à des interférences, rendant parfois difficile la compréhension des messages. Pour pallier ce problème, l'armée américaine a adopté l'alphabet phonétique pour s'assurer que les lettres et les messages étaient correctement reçus et compris. Chaque lettre de l'alphabet avait une correspondance phonétique pour éviter toute confusion.

    Dans l'alphabet phonétique de 1927, la lettre "R" était représentée par le mot "Roger". Ce terme était utilisé pour signifier "Received" ou "Reçu" en français, indiquant que le message avait été bien entendu et compris. Ainsi, lorsqu'un pilote ou un contrôleur aérien disait "Roger", cela signifiait qu'il avait reçu et compris les instructions ou l'information transmise.

    Cette pratique s'est solidifiée pendant la Seconde Guerre mondiale, une période durant laquelle la nécessité de communications précises était critique. Bien que l'alphabet phonétique ait été mis à jour en 1957, remplaçant "Roger" par "Romeo" pour représenter la lettre "R", le terme "Roger" avait déjà été si largement adopté et intégré dans le jargon de l'aviation qu'il a continué à être utilisé.

    Il est intéressant de noter que le terme "Roger" s'est également diffusé dans d'autres domaines de communication radio, y compris dans les services de secours, la marine et les opérations spatiales, conservant son rôle de confirmation de la réception d'un message.

    En résumé, l'expression "Roger" utilisée par les aviateurs provient de l'alphabet phonétique utilisé pour les communications radio militaires dans les années 1920, où "Roger" signifiait "Received". Cette pratique s'est enracinée pendant la Seconde Guerre mondiale et continue d'être utilisée aujourd'hui pour assurer la clarté des communications.


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