Episodi


  • C'est un trésor méconnu de films libres et novateurs que nous redécouvrons aujourd'hui grâce à un coffret édité par le studio Warner. «Forbidden Hollywood», dix films qui sont des hymnes à l'insoumission ou au féminisme, d'une liberté de ton époustouflante, tournés entre 1930 et 1934, avant que le code Hays, la censure et l'ordre moral ne s'abattent sur Hollywood.

    Nous en parlons avec :

    - Christian Viviani, professeur de Cinéma à l'Université de Caen et critique pour la revue Positif

    et

    - Franck Garbaz, professeur de Cinéma à Sciences Po Paris et critique pour la revue Positif.

     


  • C’est un empire, ce sont même plusieurs empires, forgés dans le sang, l’argent et les divisions, composant une histoire de bruits et de fureurs. Mais si l'on a célébré, en 2020, nombre d'indépendances africaines, qu'en est-il des récits, des représentations visuelles de la colonisation ? L’empire colonial occidental, particulièrement en Afrique subsaharienne, est-il la terra incognita du cinéma et de la télévision ?

    C’est ce qu’écrivait, il y a quelques semaines, notre confrère Thomas Sotinel dans le quotidien Le Monde. La question se pose, en effet, du manque flagrant de fictions.

    Une série, Our wishes, disponible en streaming gratuit sur TV5 Monde Afrique, comble un manque, tout du moins pour le Cameroun. Nous explorons avec son auteur, le réalisateur Jean-Pierre Bekolo, en ligne de Yaoundé, la genèse, l'écriture et la réalisation de cette série de dix épisodes. 

    Pauses musicales : KIMBEROSE Back on my feet, et ARLO PARKS Green eyes.

     

     

     

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  • Entretien avec Melvil Poupaud, le réalisateur de la série, Antony Cordier, et la coscénariste Clémence Dargent.

    Unifrance, partenaire de Tous les Cinémas du Monde »

    1978. Didier Mathure, brillant ingénieur spatial, voit son rêve partir en fumée lorsque sa fusée explose au décollage. Alors qu’il pensait avoir touché le fond, il est muté à la tête d’un bureau d’enquête spécialisé sur les OVNIS géré par une équipe qui donne effectivement l’impression de vivre sur une autre planète.

    Sa mission : trouver des explications scientifiques aux apparitions de soucoupes volantes qui défraient la chronique. Un véritable enfer pour ce cartésien invétéré qui n’a plus qu’une idée en tête : se tirer de là au plus vite. Mais un événement extraordinaire va bouleverser ses certitudes, et lui ouvrir les portes d’un monde où plus rien n’est impossible !

    OVNI(S) : 12 épisodes de 30 min. À VOIR  sur Canal + et MyCanal à partir du 11 janvier.


  • Aujourd’hui, nous avons envie de vous raconter l’histoire d’un des plus grands acteurs comiques, d’un des plus grands acteurs tout court, du 20ème siècle en France.

    Grâce à lui, la télévision publique a battu des records d’audience les après-midis de nos jours confinés. Grâce à ses mimiques et son irrésistible talent, on oublie tout, pour se laisser prendre par le rire, cette « mécanique plaquée sur du vivant », disait le philosophe Bergson.

    Louis de Funès, né en 1914 et mort en janvier 1983, n'a peut-être jamais été aussi populaire, et célébré qu'en cette année 2020.

    La cinémathèque française lui consacre une grande exposition, ouverte depuis le 15 juillet 2020*. L'acteur populaire qui s'illustra dans la série des Gendarmes de St Tropez ou des Fantômas, mais aussi dans les chefs d'œuvre de Gérard Oury (La Grande Vadrouille, La folie des grandeurs, Rabbi Jacob...) est, enfin, célébré dans le temple de la cinéphilie française.

    Nous en parlons avec le commissaire de cette exposition, Alain Kruger. Le catalogue est paru en coédition avec La Martinière.

    Et avec Clémentine Deroudille, qui a œuvré à l’ouverture, l’an dernier, du musée Louis de Funès à Saint Raphaël et en a conçu le catalogue paru chez Flammarion.

    *Exposition provisoirement fermée en raison du contexte sanitaire

    (Rediffusion du 6 juin 2020)


  • Son amant Spencer Tracy affirmait : « il n’y pas beaucoup de viande sur elle, mais tout est de premier choix ». Des années plus tard, la critique du « New Yorker » Pauline Kael clamera son amour d’Hepburn et du besoin « que nous avons de voir des femmes, des actrices vieillir avec grâce à l’écran ». Entre les deux, soixante ans de carrière, couronnés par quatre Oscars.

    (Rediffusion du 25 mai 2020)

    Katharine Houghton Hepburn était née en 1907 dans une famille de la haute bourgeoisie de la côte est des États-Unis. Ces origines vont influencer sa carrière pour le meilleur et pour le pire, faire d’elle à Hollywood l’héritière archétypique, désinvolte, pleine d’esprit, mais monstrueusement têtue, péremptoire mais loufoque, au sommet de son talent dans des comédies, loufoques comme L’incroyable Monsieur Bébé, ou romantiques (exemplairement, Indiscrétions, de George Cukor).

    Avec nous pour en parler :

    - Marguerite Chabrol, auteure de Katharine Hepburn, les paradoxes de la comédienne (PUF)

    - Clara et Julia Kuperberg, spécialistes du cinéma hollywoodien auquel elles ont consacré de nombreux documentaires parmi lesquels Les Sorcières à Hollywood (OCS) et Screwball Comedy (Éditions Montparnasse).


  • Découvrir un film sur grand écran, ressentir cette pincée d’excitation quand le noir se fait et qu’on partage une émotion comparable avec des inconnus dans l’obscurité d’une salle de cinéma : cela vous manque sans doute, cela nous manque assurément. Mais en ces temps de Covid-19 et de fermeture prolongée des salles un peu partout dans le monde, on ne peut guère qu’entretenir le souvenir et attendre des jours meilleurs.

    Et en attendant justement, les plateformes nous jouent la musique des sirènes : Netflix, Amazon Prime, HBO max, OCS ou Disney+ sont présentées comme étant les grandes gagnantes du confinement mondial. Mais il existe des alternatives à ces géants américains du numérique. On peut aimer les films d’auteurs et de patrimoine et ne pas tout déléguer à un algorithme anonyme.

    Aujourd'hui, nous vous présentons des solutions alternatives, des plateformes de vidéo à la demande ou par abonnement. Viennent nous en parler Vincent-Paul Boncour, le directeur de Carlotta Films qui a lancé, il y a quelques mois, Carlotta VOD (le vidéo-club du meilleur du cinéma de patrimoine de son catalogue), Alexandre Piovesan créateur d’AfricaShows (chaîne Youtube consacrée aux films africains) et Jean-Baptiste Viaud  le délégué général de LaCinetek, plateforme créée il y a cinq ans par des cinéastes pour les cinéphiles.

    À l’affiche également de notre cinéma cette semaine : un reportage à Abidjan avec des étudiants du cycle cinéma-audiovisuel de l’Institut national des arts et de l’action culturelle qui ont pu découvrir le nouveau film de Philippe Lacote, La Nuit des Rois.

    Pauses musicales : Pierre Lapointe et Mélissa Laveaux Noël Loup gawou, Chilly Gonzales Last Christmas.

     

     


  • Prononcer son nom, c’est d’abord dessiner une silhouette : haute taille 1m93, ceinturon oblique, chapeau, poncho et cigarillo. Ou alors costume gris, sourcils froncés et revolver Smith et Wesson, modèle 29, calibre 44 Magnum.Vous aurez sans doute reconnu Clint Eastwood, ou plutôt ses deux plus fameux avatars dans les westerns de Sergio Leone, ou la série des films noirs de l’Inspecteur Harry.

    Mais Clint Eastwood, à 90 ans, apparaît dans plus de 60 films, dont de nombreux qu’il signe également comme réalisateur.

    Warner Bros vient de sortir le coffret ultime pour tous les cinéphiles fans d’Eastwood, 68 documents, tous ses films depuis Lafayette Escadrille en 1958 jusqu’à Cas Richard Jewell sorti en 2019, une somme. Une intégrale dont nous parle le critique Samuel Blumenfeld qui signe le livret de ce coffret.

    Ainsi qu'Éric Libiot, ancien rédacteur en chef des pages Cultures de L'Express, qui vient de signer une autobiographie cinéphile intitulée Clint et moi (JC Lattès).

     


  • «Le cinéma est plus harmonieux que la vie, il n’y a pas d’embouteillages dans les films, pas de temps mort», entend-on dans le générique de notre émission.Cette citation (et cette voix) est tirée de «La Nuit américaine», un des grands succès de François Truffaut.

    «Homme-cinéma», pourrait-on dire, tant il a trouvé refuge au cinéma pendant une enfance et adolescence chaotique, et tant il faisait de ses films des refuges et des hymnes à l’amour. 

    La semaine dernière, nous évoquions l’œuvre de Jean-Luc Godard, grande figure, inventeur de formes de la Nouvelle Vague.

    Ce samedi, nous vous racontons celle de son ancien frère d'armes des Cahiers du cinéma. François Truffaut devenu, dans les années 1970, son frère ennemi.

    La chaîne Arte a consacré un cycle de films à François Truffaut et vient de sortir un coffret DVD, huit films restaurés réalisés entre 1968 (La mariée était en noir) et 1978 (La chambre verte).

    Nous en parlons avec Olivier Père, le directeur général d'Arte France cinéma, et directeur de l'unité cinéma d'Arte.

    Pause musicale : Melody Gardot, C'est magnifique.

     


  • « Je suis une légende. Il ne reste plus de moi Que l’homme / qui a froid Et cet homme appartient à tous ».

    Cette semaine, Tous les cinémas du monde consacre une émission spéciale à Jean-Luc Godard, Jean-Luc Godard tel qu’il se décrit dans son «Autoportrait de décembre».

    Godard ou la révolution permanente, une œuvre impossible à résumer, un talent qui se décline sur 60 ans, en plus de 140 films de tous formats et sur tous supports, des longs métrages considérés comme des jalons dans l’histoire du cinéma ou injustement méconnus.

    Des séries, des courts métrages, des clips, des films d’entreprise, des films essais, des autoportraits... Aucun cinéaste n’a été comme lui l’incarnation de la modernité cinématographique. Aucun n’a été autant célébré, détourné, moqué parfois comme Michel Hazanavicius l’a fait dans le Redoutable en 2017, où il le décrivait en intellectuel pitoyable dépassé par Mai 68.

    Que représente Godard aujourd’hui, pourquoi déclenche-t-il  à ce point les passions, au point de devenir une sorte de point Godwin de la cinéphilie ? Qui est l’homme caché sous ses multiples avatars, du dandy aux lunettes noires à l’ermite de Rolle ?

    Dans quelques jours, le 3 décembre 2020, Jean-Luc Godard fêtera ses 90 ans.

    Pour en parler : le critique et historien du cinéma Antoine de Baecque qui vient de publier, aux éditions Yellow Now, un livre collectif intitulé Godard / Machines (livre codirigé avec Gilles Mouellic).

     


  • On connaissait Starsky et Hutch, Desperate housewives ou House of cards, ces séries américaines ont conquis le monde entier. Devra-t-on compter dorénavant avec Sakho et Mangane, Maîtresse d’un homme marié ou Wara ? Mais on pourrait également citer Chérie Coco, C’est la vie ou Sœurs ennemis.

    Depuis quelques années et l’arrivée de nouvelles chaînes de télévision en Afrique francophone, les séries africaines se sont multipliées. Et particulièrement, les séries sénégalaises, profitant d’un écosystème favorable, avec la chaîne leader Télé Futurs Médias et des débouchés aussi offerts sur TV5 Monde ou Canal+ Afrique.

    Pour en parler aujourd’hui, nous sommes en ligne avec trois artisans de cet essor des séries africaines :

    Jean-Luc Herbulot, réalisateur et scénariste franco-congolais, showrunner de la série policière Sakho et Mangane, diffusée sur Canal+ Afrique en 2019

    Charli Beleteau, qui a œuvré sur la série C’est la vie, et est aux manettes de la toute nouvelle série originale de TV5 Monde Wara (disponible ici).

    Oumar Diack, l’un des réalisateurs de cette série politique. Wara, c’est le nom du héros Moutari Wara, de retour d’exil, charismatique professeur de droit à l’Université de Tanasanga, qui va être amené à s’engager en politique… On parle corruption, conflit de génération, émancipation de la femme et soutien aux populations précaires.

    Reportage : l’envoyée spéciale permanente de RFI à Dakar, Charlotte Idrac, s’est rendue à Thiès sur le tournage du 22ème long métrage de Robert Guédiguian, Mali Twist.

    Pauses musicales : Star Féminine Band Femmes africaines et Canabasse avec Bou Bakh bi.



  • Cette semaine, «Tous les cinémas du Monde» vous parle d’une légende du cinéma : Sean Connery, disparu le 31 octobre 2020. Il aurait pu être marin, maçon, garde du corps, il a même failli devenir vernisseur de cercueils, lui qui était né dans une famille modeste, fils d’un camionneur et d’une femme de ménage d’Edinburgh, mais le sort en a voulu autrement.

    Le petit figurant qui courait le cachet dans l’Angleterre des années cinquante est devenu un sex-symbol mondial, et pas n’importe lequel : à la fois synonyme de virilité et de douceur, de raffinement et de brutalité tempérée par un humour jamais absent et cet accent écossais qui était sa marque de fabrique, qu’il joue un prisonnier rebelle chez Sidney Lumet, ou un moine perspicace dans « Le nom de la rose ».- James Bond contre Dr No, de Terrence Young- Marnie, d’Alfred Hitchcock- La colline des hommes perdus, de Sidney Lumet- L’homme qui voulut être Roi, de John Huston - Le nom de la rose, de Jean-Jacques Annaud.

    Pour en parler : - Jean-Jacques Annaud - N.T. Binh, critique de cinéma, entre autres pour la revue Positif, et commissaire d’expositions. Et- Guillaume Evin, auteur de Bons baisers du monde (Éd. Dunod, coécrit avec Laurent Perriot).

     


  • Notre cinéma virtuel de RFI reste actif, alors qu’un peu partout dans le monde, les salles ont refermé leurs portes, en France, mais également en Italie, en Belgique, en Grande-Bretagne, en Tunisie, ou en Californie…

    L’industrie du 7ème art commençait pourtant, timidement certes, mais sûrement, à reprendre des couleurs, et ce, en dépit de l’absence des blockbusters américains dont les sorties sont sans cesse repoussées à des jours meilleurs, voire directement basculées sur les plateformes.

    Nous faisons le point avec Éric Lagesse, directeur de la société de distribution Pyramide et de DIRE, le syndicat professionnel des distributeurs indépendants, et avec Richard Patry, exploitant de salles en Normandie et président de la FNCF (la Fédération Nationale des Cinémas Français).

    Nous allons également aux États-Unis (avec Loïc Pialat), en Inde (un reportage de Sébastien Farcis) et en Tunisie (avec Michel Picard) pour voir comment se porte l’industrie du cinéma dans ces trois pays.

    PAUSES MUSICALESExtraits du nouvel album de Herman Dune, «Notes from vinegar hill».

    ► À lire aussi : La crise du cinéma (Série 2/4): La situation aux États-Unis

    ► À lire aussi : La crise du cinéma (Série 3/4): La situation en Inde

    ► À lire aussi : La crise du cinéma (Série 4/4): La situation en Tunisie


  • Elizabeth Taylor a-t-elle été la dernière star, l’ultime produit de l’Âge d’or des grands studios ? Évoquer les plus beaux yeux améthyste du monde, c’est parler du talent d’une actrice à la beauté et à la puissance de jeu sans égale.

    C’est évoquer aussi ses coups de gueule, ses amours, bien sûr (huit mariages dont deux avec Richard Burton), mais aussi ses engagements et son courage quand, dans les années 80, elle s’investit dans la lutte contre le sida, alors même que tout Hollywood, Nancy Reagan la première, tourne le dos à mon ami Rock Hudson.

    Murielle Joudet, critique de cinéma, auteure de Gena Rowland, on aurait dû dormir (Éd. Capricci)EtJean-Marie Samocki, enseignant et critique de cinéma.

    → Elizabeth Taylor à la Cinémathèque (évènement provisoirement suspendu). 


  • À moins de deux semaines des présidentielles américaines, alors que le monde entier retient son souffle, Tous les Cinémas du Monde consacre une émission spéciale au cinéma des années Trump.

    Entre Hollywood et Donald Trump, c’est depuis toujours une histoire d’amour-haine, des années 1970/1980 où le playboy de l’immobilier était sollicité pour des caméos dans des films comme « Maman j’ai raté l’avion » ou des séries comme « le Prince de Bel air »  ou « Une nounou d’enfer », jusqu’à la mobilisation générale de Hollywood contre lui à l’annonce de sa candidature à la présidentielle de 2016.

    Comment les films américains font-ils, depuis lors, un portrait à charge ou à décharge du 45ème président des États-Unis ?Comment, alors même que marginal et méprisé par le milieu politique, Donald Trump a pu séduire toute une frange de la population qu’il a su faire rêver en se posant en défenseur du peuple, contre les élites économiques et les immigrés ?Comment les thèmes de prédilection du milliardaire ont-ils trouvé un écho à l’écran ?

    Autant de questions débattues dans cette émission avec nos deux invités :Eugenio Renzi, professeur et critique de cinéma, entre autres pour le quotidien italien Il manifestoetDavid Da Silva, historien du cinéma, auteur de plusieurs livres sur le cinéma américain, notamment Le Populisme américain au cinéma, Sylvester Stallone, héros de la classe ouvrière et Trump et Hollywood (1. L’arrivée au pouvoir).


  • Federico Fellini aurait eu 100 ans le 20 janvier 2020.  Cette année du Centenaire devait célébrer le grand génie du cinéma italien du cinéma mondial, l’égal, et le contemporain, de Bergman, Kurosawa ou Kubrick.

    Avec une Palme d’or (en 1960 pour La Dolce Vita) et 4 Oscars du meilleur film étranger, Federico Fellini est l’un des réalisateurs italiens les plus primés. Dont l’influence est encore grande pour moult cinéastes.

    2020 aurait donc dû être l’année de son retour en vogue. Mais l’épidémie de coronavirus en a décidé autrement.

    Pas de célébrations au Festival de Cannes. Mais heureusement, il y a le Cinemed de Montpellier qui vient d’ouvrir les portes de ses salles de cinéma et projette les 23 films du Maestro restaurés par la cinémathèque de Bologne.

    Nous recevons le directeur du festival Christophe Leparc, ainsi que le romancier Marco Caramelli qui a livré sa version littéraire de 8 ½ avec Un beau désordre (éditions Robert Laffont).

    Nous sommes aussi en ligne de Rome avec le critique Aldo Tassone, qui a bien connu Fellini et qui publie un livre somme : 23 ½,  aux éditions Cinetecca de Bologne et avec Gianni Gremese, éditeur de Tout sur Fellini (éditions Gremese).

     

     


  • Il y a les grands espaces américains, les plaines de l’Ouest sauvage, des chercheurs d’or et des trappeurs, des pionniers cherchant à s’établir en Oregon. Et puis une petite fille qui veut échapper à sa condition. 

    Cette petite fille, c’est Martha Jane Cannary, que l’on connaîtra plus tard sous le surnom de Calamity Jane, rare personnage féminin de l’Ouest américain, sachant manier le fusil et tenant tête aux hommes quand il s’agit de tâter de la bouteille.

    Voilà pour la légende. Mais, le film à l’honneur cette semaine dans Tous les cinémas du monde s’intéresse plus aux origines du mythe, et invente une enfance à Martha Jane Cannary c’est Calamity, un magnifique film d’animation, qui a remporté le Grand prix au Festival d’Annecy en juin 2020, nous recevons son réalisateur Rémi Chayé qui a accepté de nous en commenter les premières minutes.

    Bande annonce de Calamity.

    À l’affiche également de notre cinéma cette semaine : City Hall, le dernier film en date du grand documentariste américain Fred Wiseman qui filme le meilleur de la démocratie américaine, en montrant le fonctionnement de l'Hôtel de Ville de Boston.

    Nous parlons aussi de Yalda, la nuit du pardon, un film iranien de Massoud Bakchi, qui filme le face-à-face entre une femme, condamnée à mort pour le meurtre accidentel de son époux, et sa belle-fille qui a le pouvoir de la grâcier.Et Le dernier prisonnier, un film albanais qui a conquis les festivals et les Balkans.


  • Entretien avec le réalisateur de la série, Jean-Xavier de Lestrade et analyse, plan par plan, des dix premières minutes de la série. Adaptée de l’enquête d’Ivan Jablonka, "Laëtitia ou la fin des hommes", la mini-série Laëtitia (6 x 45 minutes), réalisée par Jean-Xavier de Lestrade, revient sur une tragédie qui, loin d’être un simple fait divers, a bouleversé les Français.

    Avec « Unifrance, partenaire de Tous les Cinémas du Monde » 

    LAETITIA : 6 épisodes de 45 minutes À VOIR  sur France TV. Sur France 2, trois épisodes par soirée à compter du 21 septembre 2020. 

     

    Autres films : 

    ⇒ «Billie», de James ErskineBILLIE HOLIDAY est l'une des plus grandes voix de tous les temps. Elle fut la première icône de la protestation contre le racisme, ce qui lui a valu de puissants ennemis. À la fin des années 1960, la journaliste Linda Lipnack Kuehl commence une biographie officielle de l'artiste. Elle recueille 200 heures de témoignages incroyables  : Charles Mingus, Tony Bennett, Sylvia Syms, Count Basie, ses amants, ses avocats, ses proxénètes, et même les agents du FBI qui l'ont arrêtée. Mais, le livre de Linda n'a jamais été terminé et les bandes sont restées inédites… jusqu'à présent.BILLIE est l'histoire de la chanteuse qui a changé le visage de la musique américaine et de la journaliste qui est morte en essayant de raconter l’histoire de Lady telle qu’elle était. → Billie Holiday sur RFI Musique⇒ «Kajillionaire», de Miranda JulyTheresa et Robert ont passé 26 ans à former leur fille unique, Old Dolio, à escroquer, arnaquer et voler à chaque occasion. Au cours d'un cambriolage conçu à la hâte, ils proposent à une jolie inconnue ingénue, Mélanie, de les rejoindre, bouleversant complètement la routine d'Old Dolio.


  • Quelles sont les valeurs d’une démocratie ? La liberté bien sûr, liberté de pensée, d’expression, de manifestation. L’organisation d’élections libres, évidemment. Mais quid de l’utilisation de la violence ?

    L’État peut-il exercer une violence sur ses citoyens ? Si oui, dans quel cadre et à quelles conditions ?Dès les premières manifestations des Gilets jaunes, il y a bientôt deux ans, le journaliste, écrivain et co-fondateur du site Mediapart, David Dufresne a documenté l’emploi de la violence et questionné les méthodes des policiers dans le maintien de l’ordre.Mais de quel ordre parle-t-on ? Autant de questions posées à des policiers, des magistrats, des sociologues, des artistes, des intellectuels aussi qui commentent les images, projetées sur un grand écran, des manifestations des Gilets jaunes, plusieurs mois après les évènements.Le titre de ce documentaire : Un pays qui se tient sage, il sort mercredi prochain (30 septembre 2020) sur les écrans en salles, et bénéficie du prestigieux label Quinzaine des réalisateurs de Cannes.

    → La bande annonce  "Un pays qui se tient sage", de David Dufresne.

    À l’affiche de notre cinéma également ce samedi 26 septembre 2020 :

    Ondine, de Christian Petzold. Le chef de file du nouveau cinéma allemand actualise le conte germanique de la naïade en imaginant une histoire d’amour bravant le temps entre une historienne de l’urbanisme (Paula Beer) et un scaphandrier (Frantz Rugowski).Eleonore, d’Amro Amzaoui, qui met en scène sa sœur à la ville, Nora Amzaoui dans le rôle d’une trentenaire un peu paumée.

    Nous partons également au Brésil où, après les États-Unis, la mise en ligne sur Netflix du film Mignonnes, de Maïmouna Doucouré, attire les foudres de ministres et de groupes évangéliques.

     


  • Entretien avec sa réalisatrice Caroline Vignal. Des mois qu’Antoinette attend l’été et la promesse d’une semaine en amoureux avec son amant, Vladimir. Alors quand celui-ci annule leurs vacances pour partir marcher dans les Cévennes avec sa femme et sa fille, Antoinette ne réfléchit pas longtemps : elle part sur ses traces ! Mais à son arrivée, point de Vladimir - seulement Patrick, un âne récalcitrant qui va l'accompagner dans son singulier périple…

    Avec « Unifrance, partenaire de Tous les Cinémas du Monde »

     

     

    Et les sorties de la semaine : 

    «Adolescentes», de Sébastien LifshitzEmma et Anaïs sont inséparables et pourtant, tout les oppose. Adolescentes suit leur parcours depuis leurs 13 ans jusqu’à leur majorité, cinq ans de vie où se bousculent les transformations et les premières fois. À leurs 18 ans, on se demande alors quelles femmes sont-elles devenues et où en est leur amitié. À travers cette chronique de la jeunesse, le film dresse aussi le portrait de la France de ces cinq dernières années.

    «La Daronne», de Jean-Paul Salomé Patience Portefeux (Isabelle Huppert) est interprète judiciaire franco-arabe, spécialisée dans les écoutes téléphoniques pour la brigade des Stups. Lors d'une enquête, elle découvre que l'un des trafiquants n'est autre que le fils de l'infirmière dévouée qui s’occupe de sa mère. Elle décide alors de le couvrir et se retrouve à la tête d'un immense trafic ; cette nouvelle venue dans le milieu du deal est surnommée par ses collègues policiers «La Daronne».


  • Ce samedi, nous ouvrons les dossiers de la rentrée du cinéma : qu’en est-il de la fréquentation dans les salles depuis la réouverture en juin 2020 ? De la production à l’exploitation en passant par les tournages et la distribution, comment se portent les filières du 7ème art ? Comment s’adapte-t-on à une réalité mondiale fluctuante, par définition, imprévisible ?

    La pandémie de Covid-19 rabat-elle toutes les cartes, ou est-elle surtout un formidable accélérateur de transformations déjà en cours, avec l’explosion des plateformes de streaming ?

    Dans ce contexte, à quoi peuvent ressembler les festivals par temps de Covid : une tentative, un peu désespérée, de revenir au monde d’avant ? Ou la préfiguration de ce qui nous attend avec des projections virtuelles ?

    À quoi ressemblent aussi les festivals par temps de Covid : Elisabeth rentre de la Mostra de Venise, le premier grand festival international à avoir pu reprendre, et nous raconte à quoi ressemble le Lido et ses écrans.

    Nous irons également en Inde, en Chine et au Canada où vient de s’ouvrir le festival de Toronto.Et nous recevons en studio deux invités, témoins privilégiés de l’état du cinéma : Étienne Ollagnier, co-directeur de la société de distribution Jour2Fête, et président du syndicat des distributeurs indépendantsEt Fernando Ganzo, rédacteur en chef adjoint de la prestigieuse revue Les Cahiers du cinéma.