エピソード

  • VACCINS À TOUR DE BRAS : BIENTÔT LA VIE (PRESQUE) NORMALE ? 05/03/21


    Invités


    CHRISTOPHE BARBIER

    Éditorialiste politique


    CHRISTINE ROUZIOUX

    Professeure émérite de virologie – Faculté de médecine Necker

    Membre de l’Académie de médecine


    PHILIPPE AMOUYEL

    Épidémiologiste et professeur de santé publique

    Université de Lille


    SOPHIE FAY

    Journaliste au service économie - « L’Obs »


    "On peut espérer que, peut-être, dès la mi-avril, on puisse desserrer un certain nombre de contraintes", a annoncé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, sur franceinfo, ce vendredi 5 mars. "Le fait d'avoir vacciné plus de trois millions de personnes fait que l'on commence à observer des effets de la vaccination", a-t-il expliqué alors que l’exécutif entend immuniser 6 millions de personnes au mois de mars et 20 millions d’ici la fin mai.

    Pour y parvenir, le gouvernement souhaite augmenter la cadence et vacciner samedi-dimanche compris. Les injections vont donc se multiplier dès ce week-end avant d’être autorisées en pharmacie le 15 mars et ouvertes à tous les Français de plus de 50 ans à partir de la mi-avril. En attendant, le gouvernement veut accélérer la cadence dans les 23 départements où la situation est la plus tendue, notamment dans le Pas-de-Calais qui passe en confinement le week-end. 135 000 doses supplémentaires vont être envoyées dans ces territoires pour être administrées au plus vite.

    Afin de limiter la propagation de l’épidémie qui connaît un regain dans l’Hexagone, l’exécutif réfléchirait également à rendre obligatoire la vaccination chez les professionnels de santé. En première ligne face au Covid-19, mais pas assez vaccinés, ils prennent le risque de contaminer leurs patients, ce qui n’est pas acceptable pour le gouvernement. "Seul 1 soignant sur 3 est vacciné, ça n'est pas normal et ça compromet notre capacité à lutter efficacement contre le virus alors même que nous connaissons une reprise épidémique inquiétante" et une multiplication des contaminations dans les hôpitaux ces dernières semaines, a déploré hier le Premier ministre qui les a appelés à prendre leur responsabilité . Olivier Veran dans une lettre aujourd’hui a fait de même. Mais si ce coup de pression ne suffisait pas, l’exécutif envisagerait dans les prochains jours de saisir le Conseil national consultatif d’éthique qui pourrait alors donner son feu vert à une vaccination obligatoire des soignants contre le Covid-19, comme c’est déjà le cas contre l’hépatite b. Emmanuel Macron y serait favorable.

    D'ici là, toutes les doses destinées aux soignants vont être redistribuées en médecine de ville. Parallèlement, on a appris que l’Agence européenne des médicaments (AEM) allait se réunir le 11 mars prochain afin de décider si elle donne son feu vert au déploiement du vaccin Johnson & Johnson au sein de l'Union européenne. Déjà autorisé aux Etats-Unis, ce vaccin serait efficace à plus de 80 % contre les formes graves du virus. Comme le vaccin d'AstraZeneca, il s'agit d'un vaccin à "vecteur viral", c’est-à-dire qu’il utilise comme support un autre virus peu virulent, transformé pour y ajouter des instructions génétiques d’une partie du virus responsable du Covid-19.

    Facile à conserver, ce vaccin ne nécessite qu'une seule dose, même si d'autres travaux sont en cours pour en déterminer l’efficacité avec une seconde. Cette deuxième dose pourrait renforcer la durée de protection vaccinale. L'Inserm travaille sur un essai clinique qui permettra de le déterminer : 1200 volontaires français y participent.

    Diffusion : du lundi au samedi à 17h45

    Rediffusion : du lundi au vendredi vers 23h40

    Format : 65 minutes

    Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

    Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

    Productions : France Télévisions / Maximal Production

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  • PRÉSIDENTIELLE : QUI A PEUR DE MARINE LE PEN ? 04/03/21


    Invités


    DOMINIQUE REYNIÉ

    Directeur général de la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol)


    JÉRÔME FOURQUET

    Directeur du département Opinion de l’Institut de sondages IFOP


    VANESSA SCHNEIDER

    Grand reporter - « Le Monde »


    MARION MOURGUE

    Grand reporter politique - « Le Figaro »


    Boostée par un récent sondage la créditant de 48 % des intentions de vote au second tour de la présidentielle face à Emmanuel Macron, soit pratiquement dans la marge d’erreur, Marine Le Pen accélère sa stratégie de "présidentialisation" et de "normalisation". Dans cette optique, la présidente du Rassemblement national a effectué plusieurs revirements stratégiques. Après l’abandon de la sortie de l’Union européenne et de l’euro, acté dès l’été 2017, la chef du parti d’extrême droite a renoncé cette fois à la suspension des accords de Schengen, défendant désormais l’idée de maintenir la liberté de circulation aux seuls ressortissants européens.

    La candidate du RN à la présidentielle a également affirmé il y a quelques jours que la France devrait bien rembourser les emprunts contractés dans le cadre de la crise liée au coronavirus. A ses nombreux changements de pied idéologiques, Marine le Pen ajoute une évolution de son discours politique, adoptant un ton grave et mesuré depuis le début de la crise sanitaire ou apportant récemment son soutien à Nicolas Sarkozy après sa condamnation - bien loin des diatribes contre l’"UMPS" qui ont fait longtemps l’ordinaire du Front national. "Compte tenu de la jurisprudence Fillon, si Nicolas Sarkozy souhaite être candidat à la présidentielle, et bien, il doit l’être", a-t-elle ainsi déclaré à Europe 1. Pour Marine Le Pen, la stratégie est claire : il s’agit de tenter de normaliser son programme pour rassurer et attirer de nouveaux électeurs notamment à droite afin de l'emporter en 2022.

    Et ce alors que le "barrage républicain" semble s’effriter à gauche mais aussi à droite. Le quotidien Libération a publié le week-end dernier des témoignages de dizaines d’électeurs de gauche, consternés par le mandat du chef de l’Etat et qui se refuseraient, pour la troisième fois – après Jacques Chirac en 2002 et Emmanuel Macron en 2017 – à faire à tout prix barrage à l’extrême droite en 2022 en cas de nouveau duel face à Emmanuel Macron. Des témoignages que l’on retrouve en chiffres dans les sondages Harris interactive. Dans une dernière étude le mois dernier, 1 électeur sur 3 qui se définit de gauche dit qu’il s’abstiendra, votera nul, ou blanc. Un point de vue partagé également par certains à droite. Ainsi Guillaume Pelletier, qui avait voté blanc au second tour de 2017, n’encourage par les électeurs LR à se tourner vers Emmanuel Macron en cas d'un nouveau second tour contre Marine Le Pen en 2022. "Je ne me suis pas engagé en politique pour faire barrage à qui que ce soit", a souligné le numéro 2 de LR. "J'en ai marre de cette pensée unique, de ce politiquement correct de ces gens qui se lèvent en disant : 'Je me suis engagé contre Marine Le Pen'".

    Le "barrage républicain" aurait-il du plomb dans l'aile ? Après la stratégie de "dédiabolisation", la leader d’extrême droite est-elle en train de réussir son pari de "normalisation" ? Avec ses changements de pied, le RN risque-t-il de laisser filer une partie de l’électorat contestataire vers Florian Philippot, Nicolas Dupont-Aignan ou éventuellement Eric Zemmour ? L’hypothèse d’une candidature du polémiste à l’élection présidentielle agite en effet ces dernières semaines les cercles de l’extrême droite identitaire qui doute des chances de victoire de Marine Le Pen.


    Diffusion : du lundi au samedi à 17h45

    Rediffusion : du lundi au vendredi vers 23h40

    Format : 65 minutes

    Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

    Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

    Productions : France Télévisions / Maximal Production

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  • VACCINATION : ACCÉLÉRER… OU CONFINER 03/03/21


    Invités


    NATHALIE SAINT-CRICQ

    Éditorialiste politique – « France Télévisions »


    CAROLINE TOURBE

    Journaliste sciences et médecine – « Le Point »


    PR. ANTOINE FLAHAULT – En direct de Genève

    Épidémiologiste - Auteur de « Covid, le bal masqué »


    PR. MARIE-PAULE KIENY – En direct de Genève

    Virologue - Présidente du comité Vaccin Covid-19


    Le gouvernement entend accélérer la campagne de vaccination contre le Covid-19. Alors que seuls trois millions de Français ont reçu au moins une dose du vaccin contre la maladie à ce stade, l’exécutif table sur un objectif de six millions d’ici la fin du mois. Mais est-ce réalisable ? Au mois de mars, la France attend la livraison de quatre millions de doses de vaccin Pfizer, 900 000 doses de Moderna, et 4,8 millions d’AstraZeneca. Les stocks de vaccin augmentent donc, mais le rythme des vaccinations, lui, ne suit pas pour le moment. Si jusqu’à maintenant 82 % des vaccins Pfizer/Biontech disponibles ont été injectés, seules 25 % des doses livrées par le laboratoire britannique AstraZeneca ont été utilisées dans l’Hexagone.

    Pour remédier à cette situation, le gouvernement a décidé de multiplier les personnes autorisées à vacciner et a élargi le public cible. Le vaccin AstraZeneca déjà disponible pour les soignants et depuis la semaine dernière pour les personnes âgées de 50 à 64 ans avec des comorbidités va désormais pouvoir être proposé aux 65-74 ans avec des comorbidités, ce qui représente 2,9 millions de personnes en plus. "La Haute autorité de santé considère désormais que tous les vaccins en France, AstraZeneca inclus, ont une efficacité remarquable contre les formes graves du Covid", a expliqué le ministre de la Santé.

    Cette annonce intervient alors que deux récentes études réalisées en Écosse et au Royaume-Uni ont montré l'efficacité du vaccin d'AstraZeneca, même chez les plus de 80 ans. Plusieurs autorités sanitaires ne recommandaient pas jusqu’à présent ce vaccin aux plus de 65 ans, invoquant un manque de données sur son efficacité au-delà de cet âge. Des effets secondaires indésirables habituels de type syndrome grippal avaient également été rapportés.

    Résultat, seulement 270.000 doses de ce sérum avaient été administrées samedi 27 février, alors que la France en a reçu 1,6 million selon un tableau communiqué par le ministère de la Santé. Parmi elles, 600 000 doses sont dédiées aux soignants, mais ce stock a bien peu diminué. Seulement un tiers des personnels des Ehpad ont reçu une injection et ils sont moins nombreux encore dans les hôpitaux où le virus circule pourtant beaucoup et est devenu la première maladie nosocomiale. Une situation qui suscite débat et questionnement : pourquoi les blouses blanches se vaccinent-elles si peu ? Faut-il rendre la vaccination obligatoire pour le personnel hospitalier ? Ils sont de plus en plus nombreux à le demander quand d’autres s’interrogent sur la campagne de vaccination lancée dans les cabinets de médecins généralistes.

    Depuis jeudi dernier, les médecins de ville peuvent vacciner leur patientèle dans leur cabinet. Mais, découragés par la lourdeur et la complexité du système mis en place, ils sont nombreux à ne s’être portés volontaires. Et ceux qu’ils l’ont fait montent au créneaux après que l’on ait appris lundi que 200 000 doses dormaient encore dans les frigos des pharmacies. Refusant de passer pour le "bouc émissaire" des retards dans la vaccination, le syndicat de médecins généralistes MG France a livré dans un communiqué ce mercredi sa version : "C'est avec grande parcimonie que les autorités sanitaires ont accordé un flacon de dix doses au médecin, et à la condition qu'il accepte de s'inscrire une semaine avant dans une pharmacie puis qu'il aille ensuite y chercher le précieux flacon ( …) Certains médecins n'ont pu être servis, d'autres ont vu leur commande décalée, ce qui a nécessité qu'ils annulent les rendez-vous prévus ! Si trois flacons sur quatre n'ont pas été utilisés, MG France exige qu'on leur explique où sont donc ces flacons".

    La question de la répartition des doses a également été soulevée ces derniers jours par nombre d’élus qui souhaiteraient que les villes où le virus circule le plus soient prioritaires pour la vaccination. "Il n’est pas anormal qu’on envisage de vacciner plus rapidement et plus massivement dans les endroits qui sont les plus contaminés", avait estimé Jean Leonetti, le maire d’Antibes. Depuis on a appris que 4 500 doses supplémentaires de vaccin contre le Covid-19 allaient être livrées dans les Alpes-Maritimes, et 30 000 en Moselle où la situation est également critique.

    Alors faut-il revoir la répartition des doses de vaccins ? Les villes les plus touchées doivent-elles être prioritaires ? Pourquoi y a-t-il si peu de médecins volontaires pour vacciner ? Comment accélérer la campagne de vaccination en France ?


    Diffusion : du lundi au samedi à 17h45

    Rediffusion : du lundi au vendredi vers 23h40

    Format : 65 minutes

    Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

    Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

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  • SARKOZY : UNE CONDAMNATION ET DES QUESTIONS 02/03/21


    Invités


    YVES THRÉARD

    Éditorialiste et directeur adjoint de la rédaction - « Le Figaro »


    VANESSA SCHNEIDER

    Grand reporter - « Le Monde »


    PASCAL PERRINEAU

    Politologue - Professeur des universités à Sciences Po


    AURORE GORIUS – En duplex

    Journaliste - « Les Jours.fr »


    C’est la première fois qu’un ex-président de la Ve République écope d'une peine de prison ferme. Nicolas Sarkozy a été condamné, ce lundi 1er mars, à trois ans d’emprisonnement dont un an ferme dans l’affaire "Paul Bismuth". L’ancien chef de l’Etat a été reconnu coupable de corruption à l’encontre du magistrat Gilbert Azibert, en 2014, en lui promettant d’appuyer sa candidature à un poste de prestige au sein de la justice monégasque, en échange d’informations "privilégiées et confidentielles ", à propos d’un pourvoi en cassation formé par l’ex-président dans l’affaire Bettencourt.

    Dans la ligne du Parquet national financier (PNF), pour le tribunal, les choses sont claires : il y a eu "pacte de corruption" entre Nicolas Sarkozy, son avocat Thierry Herzog et le magistrat Gilbert Azibert qui ressort d’un "faisceau d’indices graves, précis et concordants". Pour cela, les juges se fondent notamment sur le contenu des écoutes téléphoniques entre Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog. Les trois hommes ayant "porté gravement atteinte à la confiance publique", ils écopent de la même peine. Intégralement aménageable, l'ancien président de la République ne devrait néanmoins pas aller en prison. Il a également annoncé faire appel, ce qui remet les compteurs à zéro en attendant un nouveau procès.

    Mais il n’empêche la sentence est tombée, et avec cette condamnation, c'est une hypothèse qui s'envole pour la droite l'an prochain alors que ces dernières semaines, l'idée d'une candidature miracle de Nicolas Sarkozy avait refait surface. Pour Les Républicains, le choc est violent. De Xavier Bertrand à Bruno Retailleau, en passant par Christian Jacob et même Gérald Darmanin, tous ont fait état de leur sidération ou de leur soutien. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a, ainsi, pris parti affirmant, lors d’un déplacement à Marseille, son "soutien amical" à son mentor, "en ces temps difficiles". Pour autant en coulisses, certains dans la jeune génération notamment, demandent à ce qu'on en finisse, cette fois définitivement, avec le fantasme d’un retour de l’ex-chef de l’Etat et appellent à se focaliser sur 2022. Quand d’autres n’excluent plus de se présenter à la primaire de la droite à l’image du député Philippe Juvin, avec l’objectif de venir troubler le duel Macron/ Le Pen annoncé pour l’instant par les sondages.

    De son côté, la présidente du Rassemblement national a affirmé ce matin "ne pas avoir envie que les magistrats déterminent qui seront" ses "adversaires à la présidentielle" et souhaité que l'ex-chef d'Etat puisse se présenter en 2022 s'il le désire. Considérant que "la conversation entre un avocat et son client est sacrée", Marine Le Pen a jugé cette affaire "viciée, dès le départ" et s’est dite favorable à la "suppression" du PNF.

    Déjà connu pour avoir obtenu la condamnation de François Fillon, le parquet national financier est également au cœur des interrogations et des critiques à droite. Alors qu’est-ce que le PNF ? Quel a été son rôle dans cette affaire ? Quel est l’avenir judiciaire de Nicolas Sarkozy ? Enfin quel sera le candidat des LR à la présidentielle ?


    Diffusion : du lundi au samedi à 17h45

    Rediffusion : du lundi au vendredi vers 23h40

    Format : 65 minutes

    Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

    Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

    Productions : France Télévisions / Maximal Production

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  • CONFINEMENT : LES SCIENTIFIQUES ALERTENT… MACRON PERSISTE  01/03/21


    Invités


    BRUNO JEUDY

    Rédacteur en chef du service politique – « Paris Match »


    SOPHIE AURENCHE

    Journaliste – « RTL »


    PR BRUNO LINA – En direct de Lyon

    Virologue au CHU de Lyon – Membre du Conseil scientifique


    OLIVIER FAYE

    Journaliste politique – « Le Monde »

    Auteur de « La Conseillère »


    Le chef de l’État s’accroche à son pari : celui de lutter contre le Covid sans refermer le pays tout entier. Pour se faire, Emmanuel Macron a privilégié une stratégie de dépistage massive ainsi que des mesures localisées dans les zones les plus à risque et la prolongation du couvre-feu à 18h dans tous les pays. Depuis ce samedi, et après une flambée épidémique inquiétante, les Alpes-Maritimes et Dunkerque sont confinés les week-ends pendant au moins deux semaines. Lors de sa conférence de presse, jeudi dernier, le Premier ministre Jean Castex a appelé à renforcer les contrôles dans les 20 départements « sous surveillance », dont notamment l’île-de-France, les Bouches-Du-Rhône ou encore la Moselle. Les préfets doivent alors se réunir et décider de nouvelles restrictions dans les prochains jours. Dans le même temps, la mairie de Paris a appelé, via son premier adjoint Emmanuel Grégoire, à un reconfinement strict de 3 semaines puis s’est finalement rétracté. Quoiqu’il en soit, l’objectif du président est de tout faire pour ne pas reconfiner le pays, un choix critiqué par certains élus locaux et scientifiques. « Prendre une décision réfléchie contre l'avis majoritaire s'appelle de l'audace. S'y tenir lorsque les paramètres indiquent qu'elle n'est pas bonne est de l’entêtement », a déclaré sur Twitter le généticien Axel Kahn, président de la Ligue contre le cancer. Même son de cloche du côté du sénateur écologiste et médecin généraliste Bertrand Jomier : « Le chef de l’Etat a fait un autre choix, celui de défier la réalité du virus contre l’avis des scientifiques. La cour qui l’entoure en est émerveillée. Le virus, lui, a saturé nos hôpitaux. Le prix à payer va être lourd ».

    À l’étranger, les mesures pour lutter contre le Covid diffèrent. En Asie et en Océanie, c’est la stratégie dite du « Zéro Covid » qui est privilégiée, à savoir réduire à zéro la circulation du coronavirus. Elle s’accompagne donc d’une confinement strict dès que des cas apparaissent. En Europe, la situation varie : l’Angleterre, qui était confinée depuis décembre, a détaillé son plan de déconfinement progressif avec un retour à la quasi normale avant l’été. Chez nos voisins espagnols, la plupart des régions ont décidé de rouvrir les restaurants, les commerces et les espaces publics. En Italie, les restaurants sont ouverts mais un couvre-feu est instauré de 22h à 5h dans tout le pays et les déplacements entre régions sont interdits sauf motifs impérieux. En Allemagne, des règles strictes sont en vigueur comme le télétravail ou l’interdiction de se rassembler et le pays filtre au niveau de ses frontières. Depuis ce lundi, Berlin a freiné la circulation depuis la Moselle : il est interdit de passer sans test de moins de 48 heures, pas de voyage en trains ou en bus entre le département français et l’Allemagne.

    Depuis le jeudi 25 février, les médecins généralistes ont l’autorisation de délivrer le vaccin d’AstraZeneca à leurs patients. Mais il semblerait que ces derniers traînent la patte. Selon des chiffres de la Direction générale de la santé, 29 000 d'entre eux étaient volontaires pour vacciner il y a une semaine. Ils ne seraient désormais plus que 19 187.

    La stratégie du « local » choisie par Macron est-elle efficace ? Comment les autres pays européens s’organisent-ils pour lutter contre le Covid ? Pourquoi les médecins généralistes sont-ils de moins en moins nombreux à vouloir vacciner leurs patients ?


    Diffusion : du lundi au samedi à 17h45

    Rediffusion : du lundi au vendredi vers 23h40

    Format : 65 minutes

    Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

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  • DETTE, ÉPARGNE, IMPÔTS : QUI VA PAYER LA NOTE ? – 27/02/2021


    Invités :


    JEAN-MARC VITTORI

    Éditorialiste – « Les Échos »


    BÉATRICE MATHIEU

    Rédactrice en chef – « L’Express »


    PHILIPPE DESSERTINE

    Directeur de l’Institut de Haute Finance


    ANNE-SOPHIE ALSIF

    Cheffe économiste au Bureau d'informations et de prévisions économiques


    Les jours passent et la dette « Covid » s’allonge. Elle s’élève désormais à près de 150 milliards d’euros. Chômage partiel, prêt garanti par l’État (PGE)… Le gouvernement français continue de soutenir les entreprises et les salariés, le fameux « quoi qu'il en coûte » d’Emmanuel Macron. Certains économistes comme Thomas Piketty demandent l’annulation de cette dette pendant que d’autres, comme François Bayrou, proposent de la rembourser plus tard. Une autre proposition s’immisce dans le débat : taxer l’épargne réalisée par les Français pendant la crise. Car selon la Banque de France, les Français auront épargné comme jamais en 2020 pour atteindre un total de 200 milliards d’euros. Habituellement, ils épargnent entre 100 et 130 milliards. Et les entreprises dans tout ça ? À l’instar des complémentaires santé, les entreprises de la grande distribution pourraient, elles aussi, être taxées pour faire face au coût de la pandémie. Sur BFMTV, le PDG de Carrefour, Alexandre Bompard, s’est opposé à l’idée d’une contribution exceptionnelle, qu’il juge « malvenue ». Quoiqu’il en soit, la question du remboursement risque d’être l’un des sujets majeures des prochaines élections présidentielles.

    En attendant la reprise économique, certaines entreprises ont recours au prêt de main d’oeuvre. Alors que certaines entreprises tournent au ralenti, d’autres manquent de bras. Des employeurs ont alors décidé de prêter leurs salariés plutôt que de recourir au chômage partiel. C’est le cas dans le transport routier : « une bourse d'échange de personnel » est disponible en ligne permettant ainsi à 400 chauffeurs poids lourds d’être mis à disposition pour des missions temporaires.

    De l’autre côté de l’Atlantique, le vaste plan de relance voulu par Biden et qui s’élève à 1 900 milliards de dollars, a été approuvé par la Chambre des représentants ce samedi 27 février. Il doit maintenant être examiné par le Sénat américain. Mais ce plan ne fait pas l’unanimité : les républicains dénoncent des mesures trop coûteuses et mal ciblées. Parmi elles, la hausse du salaire minimal horaire à 15 dollars a finalement été retirée du projet de loi. Certains économistes américains s’inquiètent d’une telle injection d’argent dans l’économie américaine. Ils craignent notamment le retour de l’inflation qui provoquerait en réaction une hausse des taux d’intérêt.

    Comment faire pour rembourser la dette « Covid » ? Comment les employeurs s’organisent-ils pour faire tourner leurs entreprises malgré la crise ? En quoi consiste le vaste plan de relance américain proposé par Joe Biden ?


    Diffusion : du lundi au samedi à 17h45

    Rediffusion : du lundi au vendredi vers 23h40

    Format : 65 minutes

    Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

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  • RECONFINEMENT : LA FRANCE SUR UN FIL  26/02/21


    Invités


    EVE ROGER

    Directrice adjointe de la rédaction

    « Le Parisien - Aujourd’hui en France »


    CÉCILE CORNUDET

    Éditorialiste politique – « Les Echos »


    DR AGNÈS RICARD-HIBON

    Directrice du SAMU 95

    Membre de la Société Française de Médecine d'Urgence


    PR ANTOINE FLAHAULT – En direct de Genève

    Épidémiologiste

    Auteur de « Covid, le bal masqué »


    Lors d'une nouvelle conférence de presse hier soir, le Premier ministre Jean Castex et le ministre de la Santé Olivier Véran ont dressé un constat inquiétant de la situation sanitaire en France, près d'un an après le début de l'épidémie de Covid-19 dans le pays. Après Nice et Dunkerque, villes reconfinées le week-end pour contrer la flambée épidémique, le gouvernement s’est penché sur la situation d’une vingtaine de départements jugés « préoccupants ». « Le virus gagne de nouveau du terrain depuis une semaine », a alerté Jean Castex, affirmant qu’il n’est pour l’heure pas possible d’« envisager des mesures de relâchement ».

    Parmi les départements identifiés figurent tous ceux d’Ile-de-France, la plupart de ceux de PACA, le Rhône, la Drôme, la Moselle, la Meurthe-et-Moselle et l’Eure-et-Loir. De nouvelles mesures y sont envisagées si aucune amélioration n’était observée dans les prochains jours. Malgré le ton grave adopté par l’exécutif, un nouveau confinement généralisé n’est pas à l’ordre du jour. Jean Castex annonce qu’il faut « tout faire » pour retarder cette hypothèse par des actions ciblées sur certains territoires, confirmant la nouvelle stratégie du gouvernement de l’action au cas par cas.

    Parmi la vingtaine de département sous haute surveillance, la Moselle est loin d’être tirée d’affaire, au regard de son taux d’incidence de 312 cas positifs pour 100 000 habitants. Malgré ces indicateurs dégradés, le préfet de Moselle Laurent Touvet avait rejeté il y a une semaine un reconfinement local, prônant plutôt une augmentation des contrôles et une intensification des dépistages. Des mesures aujourd’hui jugées insuffisantes par le gouvernement, qui a indiqué qu’il est désormais obligatoire de présenter un test PCR négatif de moins d'une semaine pour les travailleurs frontaliers se rendant en Allemagne et même de moins de 72 heures pour les ressortissants français se déplaçant outre-Rhin pour des motifs non professionnels.

    Dans le département, 80% des personnes positives sont contaminé par l’un des variants, selon Le Républicain Lorrain. Face à la maladie, la campagne vaccinale est loin d’avancer au pas de course. À l’heure actuelle, 58 000 injections ont été réalisées : 44 500 premières doses et 13 500 secondes doses. Sur un million d’habitants, dont 100 000 de plus de 75 ans, c’est encore peu. « L’apport des vaccins supplémentaires ne se traduira pas en un jour », prévient le préfet. Dotée depuis le début de la campagne de vaccination de dix centres hospitaliers, la Moselle en comptera sept de plus à la fin de la semaine grâce à l’ouverture de centres communaux. Cela lui permettra d’absorber les 30 000 doses supplémentaires envoyées par le gouvernement.

    À l’autre bout du pays, le Pays Basque semble bien loin de ces craintes de submersion par le virus. Si, comme ailleurs, restaurants et bars restent fermés, la vie semble suivre un cours différent de celle des départements les plus touchés par la pandémie.

    Le gouvernement prend-il un risque en choisissant d’attendre avant la prise de nouvelles mesures restrictives ? La stratégie du cas par cas est-elle pertinente face à la propagation de l’épidémie ? Comment vivent les départements les moins touchés par la Covid-19 ?


    Diffusion : du lundi au samedi à 17h45

    Rediffusion : du lundi au vendredi vers 23h40

    Format : 65 minutes

    Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

    Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

    Productions : France Télévisions / Maximal Production

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  • VACCINS, RECONFINEMENT : À QUI LE TOUR ?  25/02/21


    Invités


    VINCENT MARÉCHAL

    Professeur de virologie - Sorbonne-Université


    CÉCILE THIBERT

    Journaliste au service sciences et médecine – « Le Figaro »


    PHILIPPE AMOUYEL – En direct de Lille

    Épidémiologiste et professeur de santé publique

    Université de Lille


    MYLÈNE OGLIASTRO – En direct de Montpellier

    Vice-présidente de la Société Française de Virologie


    La campagne vaccinale monte d’un cran. Ce jeudi, le vaccin d’AstraZeneca débarque dans les cabinets des médecins généralistes et dans les entreprises pour être injecté de façon prioritaire aux patients âgés de 50 à 64 ans lorsqu’ils ont des risques de développer une forme grave de la maladie. L'objectif, "ambitieux", comme le note le ministère, est de vacciner l'ensemble de cette catégorie de la population, soit environ deux millions de personnes, "dans la première quinzaine de mars". A la suite de quoi, la vaccination pourra être ouverte aux personnes de cette même tranche d'âge ne présentant pas de comorbidités. Mais des retards de livraisons et la mauvaise réputation du vaccin pourrait venir bousculer le calendrier prévu.

    En effet, des doutes persistent quant à la capacité de la firme britannico-suédoise d’honorer à temps la livraison des doses dues à l’Union européenne. Par ailleurs, ce "pilier majeur" de la stratégie vaccinale "en France, en Europe et dans le monde" selon les mots de Gabriel Attal, traîne néanmoins une image écornée. "Sous vaccin" à "l'efficacité moindre", effets secondaires plus notables… Le sérum fait l'objet de nombreuses réticences. Début février, le président du conseil d'orientation de la stratégie vaccinale, Alain Fischer, a fait le tour des plateaux de télévisions pour expliquer qu’il "n'est pas un vaccin de seconde zone". De son côté, le ministère de la Santé rappelle que les effets secondaires constatés sont "minoritaires et bénins". Quand l'exécutif souligne que les premiers résultats établis par des chercheurs écossais tendent à prouver l'efficacité de ce vaccin sur la chute des hospitalisations au Royaume-Uni, y compris pour les populations âgées. Si cela se confirmait, et si la Haute Autorité donnait son aval, le vaccin AstraZeneca pourrait alors être proposé aux plus de 65 ans.

    Parallèlement, pour tenter de freiner la progression de l’épidémie, le gouvernement fait le choix d’un nouveau tour de vis localisé. Après le confinement du week-end décidé sur la côte des Alpes-Maritimes, l'agglomération de Dunkerque va connaître dès ce vendredi soir le même sort. L’objectif de cette nouvelle stratégie de l’exécutif : éviter à tout prix un nouveau confinement généralisé. Mais d'autres départements sont-ils sur la sellette ? La situation sanitaire se dégrade, avec désormais 31 000 nouveaux cas de Covid-19 comptabilisés en 24 heures, et elle est même jugée "très préoccupante" dans une dizaine de départements notamment en région parisienne, dans les Hauts-de-France, dans le Grand Est et en PACA. La liste précise, et peut-être avec elle, celle de nouvelles restrictions, est attendue pour ce soir 18 heures lors d’un nouveau point presse du Premier ministre.

    Mais avec la montée en puissance des variants et une vaccination moins rapide que la contagion, la troisième vague est au tournant, prévient l’Institut Pasteur. Le variant britannique qui ne cesse de progresser devrait représenter 56 % des cas au 1er mars, la quasi-totalité d’ici un mois. Le nombre de nouvelles hospitalisations pourrait alors frôler 4500 par jour, contre environ 3750 au pic de la première vague, et un peu plus de 2500 pour la deuxième.

    Pourquoi le vaccin AstraZeneca est-il moins plébiscité que les vaccins Pfizer ou Moderna ? Les doses de ce sérum vont-elles périmer dans les frigos, faute de trouver preneur ? Pourquoi les 65-74 ans ne sont-ils toujours pas éligibles à la vaccination anti-Covid ? Enfin alors que la situation épidémique "se dégrade", le gouvernement dit vouloir des mesures "fortes"... Quels départements pourraient être concernés ?


    Diffusion : du lundi au samedi à 17h45

    Rediffusion : du lundi au vendredi vers 23h40

    Format : 65 minutes

    Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

    Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

    Productions : France Télévisions / Maximal Production

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  • 14 ANS… DANS L’ENGRENAGE DE LA VIOLENCE 24/02/21


    Invités


    FRÉDÉRIC PLOQUIN

    Journaliste spécialisé dans le banditisme et la police

    Auteur de « Les Narcos français brisent l’omerta »


    BÉATRICE BRUGÈRE

    Secrétaire générale du syndicat Unité Magistrats SNM FO


    ALAIN BAUER

    Professeur de criminologie – CNAM


    ELSA VIGOUREUX

    Grand reporter au service justice - « L’Obs »


    Des luttes de territoire jusqu’aux drames. Les affrontements entre bandes rivales se multiplient, avec l’Essonne en rouge vif. Dans ce département, deux adolescents de 14 ans ont été tués d’un coup de couteau en l’espace de vingt-quatre heures dans deux rixes. Dans le premier affrontement, aux alentours du collège de Saint-Chéron, une dizaine d’adolescents voulaient en découdre, une collégienne a tenté de s’interposer et a été poignardée mortellement. Dans la seconde affaire, à Boussy-Saint-Antoine, là ce sont une cinquantaine d’adolescents de 13 à 16 ans qui s’étaient donné rendez-vous pour s’affronter en terrain neutre. Certains étaient armés de bâtons, de béquilles et de couteaux. Dans les deux cas, les auteurs des coups mortels, des mineurs, sont en garde à vue. Le deuxième s’est même rendu de lui-même avec ses parents, et tous deux ont avoué.

    Ces deux affaires ne sont a priori pas liées, a expliqué le parquet d’Evry, si ce n’est comme illustration de la prégnance de ce type de violences dans le département. Une situation qui a néanmoins poussé le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, à se déplacer, hier soir, dans l’Essonne, pour annoncer le déploiement ponctuel d’une centaine de policiers et gendarmes afin de "renforcer la présence de l’État" et d’éviter le risque de représailles. Une réunion avec les préfets des départements d’Ile-de-France doit également être organisée en fin de semaine, car "c’est bien en Ile-de-France que 90 % des combats entre jeunes existent", a ajouté le ministre de l’Intérieur avant de pointer ce qu’il considère comme responsable du "phénomène" : "la déscolarisation", "les nouvelles technologies" et "le manque d’autorité parentale".

    Ce genre d’affrontement très francilien selon Beauvau serait en hausse 24 % en un an : 357 au total l’an dernier, dont les 3/4 en région parisienne. D’autre part, si dans le "contexte exceptionnel" du Covid-19, marqué par deux périodes de confinement national, "la plupart des indicateurs de la délinquance enregistrée par les services de police et de gendarmerie reculent fortement en 2020", celle-ci est en forte hausse dans les campagnes et dans certaines villes comme à Bordeaux où on constate une augmentation très nette des vols avec armes (+ 46,7 % ) et de manière plus modérée des coups et blessures volontaires (+3,40% ). A Nantes, des commerçants et habitants "exaspérés par l’insécurité", ont décidé de déployer des banderoles dans la sixième ville de France pour réclamer davantage d'actions de la part de mairie et de l'Etat en matière de sécurité. Le mois de janvier 2020 avait été marqué par plusieurs faits de violences importantes (fusillades, enlèvement, évasion au CHU…) à Nantes. La mairie recrute actuellement 70 policiers municipaux supplémentaires et demande à l’Etat d’en faire "au moins autant avec des renforts de policiers nationaux".

    Cette question des effectifs et de leur répartition est également au cœur du Beauvau de la sécurité, qui étudie depuis février le lien entre police et population, premier des huit chantiers de cette grande concertation sur la police et la gendarmerie.


    Diffusion : du lundi au samedi à 17h45

    Rediffusion : du lundi au vendredi vers 23h40

    Format : 65 minutes

    Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

    Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

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  • FRANÇOIS CLEMENCEAU

    Rédacteur en chef international - « Le Journal du Dimanche »


    ISABELLE SOURBÈS-VERGER

    Chercheuse au CNRS et spécialiste des politiques spatiales


    FRANÇOIS FORGET – En duplex

    Directeur de recherche au CNRS

    Membre de l'Académie des sciences


    CHRISTOPHE GALFARD – En duplex

    Astrophysicien – Auteur de « L’univers à portée de main »


    La vidéo ne dure que quelques minutes, mais elle a déjà marqué l’histoire. Après le direct jeudi dernier et la publication de quelques photos, la Nasa a dévoilé hier les toutes premières images de la planète rouge capturée par le rover Persévérance. Il s’agit de l’atterrissage du robot sur le sol martien enregistré cette fois sous tous les angles. En plus de cette spectaculaire vidéo réalisée grâce à des caméras embarquées, Perseverance nous a aussi permis d’écouter pour la toute première fois de l’histoire le son de l’environnement martien. En effet, si la mission Curiosity avait précédemment déjà réussi à capturer des images de la planète rouge, il n’était à l’époque pas équipé de micros. Cette fois, les scientifiques de la Nasa ont remédié au problème. L’occasion d’ "entendre une bourrasque de vent à la surface de Mars, capturée par le micro et renvoyée sur Terre", a présenté Dave Gruel, en charge des équipements de l’Agence spatiale sur Twitter. Il s’agit là "des premiers sons enregistrés à la surface de Mars".

    Après sept mois de voyage, Persévérance, dont la mission est, entre autres, de rechercher des traces de vie ancienne sur Mars, a atterri la semaine dernière, sur le cratère Jezero, une zone où de l'eau aurait été présente il y a environ trois milliards d'années. Equipé d'une station météorologique, de 19 caméras dont une "Supercam" franco-américaine, et de deux microphones, le robot débute désormais un périple d’au moins deux ans durant lesquels il prélèvera des échantillons qui seront ensuite analysés sur Terre.

    Un pas de plus dans l’exploration de Mars, planète qui sans conteste nous fascine et connaît un intérêt mondial grandissant. La course spatiale du début des années 1960 entre les États-Unis et l'ancienne Union soviétique apparaît en effet désormais de l'histoire ancienne. Aujourd'hui, ce sont toutes les nations qui se lancent dans le développement de l'intelligence technologie nécessaire à l'objectif Mars. Ainsi Persévérance est la troisième mission arrivée sur la planète rouge en une semaine, avec celle des Émirats arabes unis et de la Chine. Le 10 février, la sonde Tianwen-1 est parvenue dans l'orbite de la planète. Elle devrait déposer, au printemps, un robot téléguidé à roues sur le sol martien afin de recueillir également des échantillons de roches et de sols, avec un retour prévu sur Terre vers 2030. Une mission qui permettra à Pékin de poursuivre ses ambitions en matière de conquête spatiale, entamée sous Mao il y a soixante ans. Le pays qui "rêve d'espace", selon les mots du président chinois Xi Jinping, a d'ores et déjà lancé une mission d'exploration lunaire robotisée, qui, étape par étape, conduira à l'exploration humaine de la surface de la Lune.

    Le géant asiatique a investi ces dernières décennies des milliards, bien décidé à prendre la tête de cette nouvelle course à l'espace à laquelle participent plusieurs nations et entreprises privées. Pour autant celle-ci est encore loin d’être terminée.

    Alors pourquoi la planète Mars est-elle devenue le nouvel eldorado de la conquête spatiale ? Qui sont aujourd’hui les principaux acteurs de l’exploration spatiale ?


    Diffusion : du lundi au samedi à 17h45


    Rediffusion : du lundi au vendredi vers 23h40

    Format : 65 minutes

    Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

    Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

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  • Patrick PELLOUX

    Médecin-urgentiste, président de l'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (AMUF)


    Anne-Claude CREMIEUX

    Professeure de maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Louis à Paris. 


    Antoine FLAHAULT – en duplex de Genève

    Épidémiologiste, directeur de l’Institut de santé globale de l’Université de Genève


    Bruno JEUDY- en duplex

    Rédacteur en chef du service politique de « Paris Match »


    La nouvelle est tombée en fin de matinée. À Nice et sur toute la bande côtière des Alpes-Maritimes, un confinement va être instauré pour les deux prochains week-ends, de vendredi 18h au lundi matin 6h, a annoncé le préfet ce lundi 22 février.

    C’est une première en France métropolitaine. Alors que la situation se tend dans les Alpes-Maritimes, avec un taux d’incidence près de 4 fois supérieur à la moyenne nationale, de nouvelles restrictions sanitaires ont été annoncées pour ses résidents. Depuis quelques semaines, l’épidémie flambe dans la région avec notamment un taux de variant britannique supérieur à 50 %. Le 18 février, le taux de positivité des tests y atteignait 10,4 % contre 6 % en moyenne dans l’Hexagone. Ce samedi, le ministre de la Santé Olivier Véran s’est rendu sur place pour faire le point sur la situation sanitaire et a demandé au préfet et aux élus du département de mener une concertation. Résultat : en plus du confinement local le week-end, les commerces et les galeries marchandes de plus de 5 000m2, à l’exception des commerces alimentaires et des pharmacies, vont aussi fermer. Le port du masque va être rendu obligatoire « dans toutes les zones à forte fréquentation » et des contrôles vont être renforcés aux frontières, a ajouté le préfet. Sur Twitter, le maire de Nice, Christian Estrosi, s’est félicité de ces nouvelles annonces.

    Ailleurs, dans le monde, plusieurs pays ont déjà opté pour un confinement localisé avec des résultats différents. La Chine a été le premier pays à instaurer des confinements locaux, notamment à Wuhan, foyer épidémique du Covid-19. Les mesures strictes ont fonctionné et le pays n’enregistre presque plus de nouveaux cas. Idem pour l’Australie : la ville de Melbourne a été mise sous cloche pendant 3 mois au printemps dernier. La ville de Perth, elle, vient d’être reconfinée au mois de janvier après la découverte de nouveaux cas de contamination. L’Australie est d’ailleurs souvent pris en exemple dans sa gestion de l’épidémie. Mais, pour d’autres pays, tout ne se passe pas aussi bien : c’est le cas de l’Angleterre, avec la ville de Leicester, l’Allemagne avec la Bavière, ou encore l’Espagne. Pour ces pays, le confinement localisé n’a pas véritablement porté ses fruits et a posé des problèmes entre les régions.

    Et avec l’arrivée des beaux jours, l’acceptabilité des mesures sanitaires devient de plus en plus difficile à obtenir. Certains n’hésitent pas à enfreindre les règles. Selon un sondage de l’institut Elabe, publié mercredi 27 janvier, seulement 48 % de la population approuve le principe d’un confinement similaire à celui du printemps 2020. A l’époque, 93 % des Français y étaient favorables. L’Élysée cherche donc à trouver la bonne formule, mêlant acceptabilité et efficacité. La France se dirige-t-elle vers des confinements locaux comme à Nice ? Quelle est la stratégie choisie par les autres pays ? La situation est-elle tenable avec l’arrivée du printemps ? 


    Diffusion : du lundi au samedi à 17h45


    Rediffusion : du lundi au vendredi vers 23h40

    Format : 65 minutes

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  • Invités

    Nicolas ARPAGIAN

    Enseignant à l’Ecole de guerre économique – Auteur de « La Cybersécurité »


    Sylvie MATELLY

    Economiste - Directrice adjointe de l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS)


    Gérôme BILLOIS (en duplex)

    Expert en cybersécurité au cabinet de conseil Wavestone


    Cathie-Rosalie JOLY (en duplex)

    Avocate spécialisée en droit numérique – Cabinet Bird & Bird


    Après l’hôpital de Dax, c’est l’hôpital de Villefranche-sur-Saône qui a été victime d’une cyberattaque lundi 15 février. Les dossiers médicaux ont été rendus inaccessibles et des opérations ont dû être annulées. Une rançon a été demandée à l’établissement contre la restitution des données mais, pour l’heure, rien n’a été payé, assure l’Élysée. Ce type d’attaques, par « rançongiciel », s'est multiplié en France depuis deux ans. En seulement 1 an, elles ont augmenté de 255%, selon l’Autorité nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), passant de 54 attaques rapportées en 2019 à 192 attaques en 2020. Jeudi dernier, le chef de l'Etat a confirmé un plan d'un milliard d'euros d’ici à 2025 pour renforcer la cybersécurité des systèmes sensibles. « Les cyberattaques de Dax et de Villefranche-sur-Saône confirment l’importance de prendre l’enjeu de la cybersécurité très au sérieux. Nous en avons fait une priorité », a affirmé Emmanuel Macron, en confirmant l’augmentation des moyens alloués, notamment « dans le secteur sanitaire et médico-social ». Depuis le début de l’année 2021, chaque semaine, un hôpital français est la cible d’une cyberattaque, selon Cédric O, le secrétaire d’État chargé de la Transition numérique.

    Si certaines attaques sont le fait de réseaux criminels, d’autres sont attribuées à des Etats. En juin dernier, lors d'un sommet UE-Chine, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a accusé la Chine d'être à l'origine d'une série de cyberattaques ciblant les hôpitaux européens pendant la pandémie. La Russie est elle aussi souvent pointée du doigt : depuis mars 2020, le pays est accusé de mener une attaque informatique d’une ampleur et d’une durée inédite dans de nombreuses administrations américaines. Écoute des populations et de leurs dirigeants, immobilisation de systèmes informatiques, vol de technologies stratégiques…A chaque fois, les dirigeants de ces pays nient toute responsabilité ou les jugent même absurdes. Ces exemples aux États-Unis ou en France illustrent bien cette nouvelle guerre d’espionnage, par écrans interposés, qui fait rage entre les États. Et la France ne veut plus se laisser faire : désormais, le pays se réserve le droit d’user de cyberattaques, en réaction à une agression ou pour appuyer ses opérations extérieures, a annoncé la ministre des Armées Florence Parly en janvier dernier.

    Mais les cyberattaques ne concernent pas que les États. Les particuliers sont eux aussi visés par le hacking de données. Le 2 février dernier, sur un forum Internet, est apparue une gigantesque base de données de plus de 3 milliards d’associations identifiant-mot de passe. L’auteur de cette attaque dit avoir volé ces informations en piratant des sites comme Linkedin ou Netflix. L’intérêt ? Récolter un maximum d’informations personnelles sur un individu pour mettre en place des arnaques et usurper des identités.

    Pourquoi les hôpitaux publics sont-ils la cible de cyberattaques ? Quels sont les États à l’origine d'opérations de cyberespionnage ? Comment les particuliers peuvent ils éviter d’être victimes de ces fraudes ? 


    Diffusion : du lundi au samedi à 17h45


    Rediffusion : du lundi au vendredi vers 23h40

    Format : 65 minutes

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  • COVID : DU MIEUX, VRAIMENT ? 19/02/21


    Invités

     

    PHILIPPE AMOUYEL

    Épidémiologiste et professeur de santé publique - Université de Lille


    GÉRALDINE ZAMANSKY

    Journaliste - « Magazine de la Santé » sur France 5


    MYLÈNE OGLIASTRO – En direct de Montpellier

    Vice-présidente de la Société Française de Virologie


    BRUNO JEUDY

    Rédacteur en chef du service politique - « Paris Match »


    La situation épidémique devient de plus en plus compliquée à lire. Depuis plusieurs jours, les nombres de nouveaux cas de Covid-19 dans la population, de nouvelles hospitalisations ou encore d’admissions dans les services de réanimation sont à la baisse au niveau national. Néanmoins si la souche historique du virus recule, les variants, eux, progressent. Ils représentent désormais quatre nouveaux cas sur dix en moyenne en France et les situations sont très différentes suivant les régions.

    Dans les Alpes-Maritimes où l’épidémie continue de progresser le taux d'incidence est désormais de 577 cas pour 100 000 habitants, bien au-delà du reste pays. À titre de comparaison, il s’élève à 189 en moyenne en France. Le ministre de la Santé doit se rendre samedi à Nice où la situation est jugée "très inquiétante" avec des services hospitaliers en surchauffe qui reçoivent des patients de plus en plus jeunes. A Dunkerque où 8 cas sur 10 sont désormais attribués au variant britannique, le nombre des contaminations s’envole et le taux d’incidence explose pour atteindre 658. Un variant britannique plus contagieux qui fait craindre une troisième vague particulièrement violente.

    Dans ce contexte, hier, Olivier Véran a estimé que l’heure n’est pas à l’assouplissement des mesures et a appelé les Français à la vigilance. Le ministre de la Santé a d’ailleurs annoncé que la durée d'isolement allait être allongée de 7 à 10 jours pour les malades du Covid-19 à partir de lundi. "Nous ne sommes jamais totalement sortis de la deuxième" vague et "les prochaines semaines seront déterminantes pour freiner la flambée des variants" a mis en garde Olivier Véran alors qu’en cette période de vacances scolaires et de redoux des températures certains ont le sentiment que l’épidémie est derrière eux.

    Et ce alors que dans de nombreux pays du globe la situation sanitaire s’améliore. L’OMS vient de dévoiler des chiffres révélant une baisse de 16 % des contaminations recensées en une semaine. Une diminution signalée dans cinq des six régions du monde, notamment en Inde où le recul spectaculaire de l’épidémie intrigue les scientifiques. A l’inverse, la Méditerranée orientale affiche une hausse de 7 % des cas.

    Alors quelle est la situation sanitaire en France ? Comment expliquer cette amélioration sur le front épidémique dans le monde ? Pourquoi un tel recul du Covid-19 en Inde ? Enfin où en est la recherche de traitements ? Que sait-on de l'impact de l'hydrogène sur la maladie ?


    Diffusion : du lundi au samedi à 17h45

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    Format : 65 minutes

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  • VOTE ANTICIPÉ : LA SURPRISE DE MACRON RÉVEILLE L’OPPOSITION 18/02/21


    Invités


    NATHALIE SAINT-CRICQ

    Éditorialiste politique – « France Télévisions »


    DOMINIQUE REYNIÉ

    Politologue, directeur général de Fondapol


    BRICE TEINTURIER 

    Directeur délégué de l’Institut de sondages Ipsos


    MARION MOURGUE

    Grand reporter au service politique – « Le Figaro »


    À peine acté le report des élections départementales et régionales pour cause de pandémie, l’exécutif se penche sur la présidentielle et veut faire adopter une petite révolution avant le scrutin. Jusqu’à présent, en France, le vote est une véritable cérémonie républicaine qui se déroule le dimanche, et si on ne peut pas y aller, on donne procuration à une personne qui se déplacera le jour dit dans l’isoloir. Mais pour 2022, le gouvernement veut permettre aux citoyens de voter par anticipation quelques jours avant, les mardis, mercredis ou jeudis précédents le premier et second tour, depuis le chef-lieu de leur département sur une machine électronique. Et il a déposé un amendement surprise dans ce sens mardi au Sénat.

    Du côté de LREM, on soutient l'idée de "moderniser la démocratie" et de lutter contre l’abstention. Au Portugal, le mois dernier, 250 000 personnes ont ainsi voté en amont. Aux États-Unis, ils furent plus de 100 millions lors de la dernière présidentielle. Mais la France n’est pas l’Amérique et la nouvelle a fait l’unanimité contre elle dans l’opposition. L’amendement qui a été débattu hier en commission des lois au Sénat a été rejeté.

    Dans un communiqué, la commission explique que sur la forme, il est "inenvisageable de modifier aussi radicalement les règles de l’élection présidentielle par un amendement déposé in extremis à la fin de la navette parlementaire, sans que ni les forces politiques ni le Conseil d’État aient été appelés à se prononcer". "Sur le fond, elle a considéré que l’amendement du gouvernement était de nature à alimenter la suspicion sur la sincérité de l’élection présidentielle et à remettre en cause la légitimité du Président élu. Les machines à voter, en effet, sont soumises à un moratoire depuis 2008 : seules 66 communes en sont équipées, le gouvernement interdisant aux autres communes d’acquérir des machines à voter".

    Les membres de la commission évoquent également plusieurs arguments, parmi lesquels les risques de fraude. Un argument largement mis en avant depuis mardi par plusieurs élus. "Machine à voter, machine à tricher !" a ainsi réagi le député Gilbert Collard. "Alerte fraude !" s’est insurgé l'ex-FN Florian Philippot. "Une magouille politique qui ne dit pas son nom" a pointé à son tour Sébastien Chenu, porte-parole du RN. Autre critique : "Ça crée une rupture d’égalité car les gens habitant les villes pourraient avoir l’occasion de voter un mercredi, puis un dimanche" et pas les gens des zones rurales reculées", a expliqué Bruno Retailleau. Mais "il y a bien un motif" pour "cette habileté politicienne qui vient finalement tromper le jeu démocratique" s’est interrogé le sénateur LR, qui a une idée : "Monsieur Macron recherche un électorat plutôt urbain, qui pourrait partir en villégiature le dimanche et dont on aimerait qu’il vote le mercredi pour le laisser libre de ses choix le dimanche". De son côté le rapporteur du texte, le sénateur LR Stéphane Le Rudulier rappelle que "l’élection présidentielle, notamment au premier tour, n’est pas frappée d’une abstention réelle. Cela a l’air d’un amendement bricolé à la dernière minute, vraiment bricolé, qui pourrait semer le doute encore une fois sur l'élection présidentielle" a-t-il déploré

    S’il ne fait pas de doute que l’amendement examiné ce jeudi en séance au Sénat, à majorité LR, va être rejeté, les députés auront le dernier mot sur le texte. Le gouvernement pourra réintroduire l’amendement à l’Assemblée.

    Le débat est donc loin d’être clos alors que la présidentielle est dans toutes les têtes et que le duel Macron/Le Pen a déjà commencé à distance. Un match retour que pronostiquent 67 % de Français mais dont ils ne veulent pas. Alors à droite comme à gauche on tente de se faire une place dans ce tête-à-tête et on se cherche une figure providentielle. Ces derniers jours le nom de Michel Barnier, "Monsieur Brexit", revient ainsi avec insistance du côté des Républilcains au sujet d’une éventuelle candidature à l'élection présidentielle, quand à gauche de nombreuses voix appellent l'ancienne Garde des Sceaux, Christiane Taubira, à se lancer dans la course pour 2022.


    Diffusion : du lundi au samedi à 17h45

    Rediffusion : du lundi au vendredi vers 23h40

    Format : 65 minutes

    Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

    Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

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  • TURQUIE, OTAN, SAHEL : LE RETOUR DU SHÉRIF AMERICAIN ? 17/02/21


    Invités


    FRANÇOIS CLEMENCEAU

    Rédacteur en chef international - « Le Journal du Dimanche »


    ALEXANDRA DE HOOP SCHEFFER

    Spécialiste des États-Unis et des questions de défense


    PIERRE SERVENT

    Expert en stratégie militaire et spécialiste des questions de défense


    MARIE-ROGER BILOA

    Directrice du groupe de médias « Africa International »


    Pour la première fois depuis l'élection de Joe Biden, les ministres de la Défense de l’Otan se réunissent ce mercredi et jeudi par visioconférence. L’occasion pour le nouveau secrétaire à la défense américain, Llyod Austin d’expliquer à ses pairs quelle sera la ligne adoptée par l’administration Biden en Afghanistan où l’Otan dispose encore de 9600 hommes dans le pays. Un accord signé en février 2020 entre les États-Unis et les talibans fixe au 1er mai 2021 la date butoir pour le retrait des troupes étrangères. Washington a déjà réduit le 15 janvier à 2.500 le nombre de ses soldats sur le territoire afghan, alors que les alliés de l'Otan ont maintenu leurs effectifs dans le pays. Mais depuis les attaques des talibans ont redoublé et un groupe consultatif mis en place par le Congrès américain a récemment appelé à repousser l'échéance de début mai. Aucune décision n’est attendue toutefois avant que Joe Biden ne se prononce.

    Que va décider le président des États-Unis ? Si sa nouvelle équipe n’a donné jusqu'à maintenant peu d'indication sur sa stratégie sur le terrain, le Pentagone a annoncé ces derniers jours sa volonté de tourner la page des années Trump, et de prendre désormais les décisions importantes en pleine concertation avec eux. Le nouveau secrétaire à la défense américain entend également transmettre à ses homologues un message "positif sur la pertinence de l’Alliance", à l’opposé de la vision transactionnelle de Donald Trump, qui considérait l’organisation comme un fardeau pour les États-Unis, voulait "faire payer" les alliés et mettait en doute le principe de la défense collective consacré dans l’article 5 du traité de Washington.

    Un changement de ton attendu par les responsables européens pour reconstruire le partenariat militaire transatlantique après le mandat tumultueux de son prédécesseur qui laisse l’organisation, selon les mots d’Emmanuel Macron, "en état de mort cérébrale". Par ces propos, le chef de l’Etat avait suscité, il y a un an de cela, un large débat sur l’état de santé de l’Otan, et déclencher la formation d’un comité de sages. Ce dernier doit faire émerger de nouvelles orientations pour les années à venir, redéfinir ses relations avec l’extérieur, mais également ses relations en interne, entre les divers membres. Ce travail de réflexion va aboutir à un rapport de 70 pages, intitulé "OTAN 2030 - Unis pour une nouvelle ère", regroupant une série de recommandations portant sur les nouveaux défis que posent la Chine et la Russie à l’organisation mais aussi sur un "code de bonne conduite" pour les membres, alors que les tensions entre ces derniers se sont démultipliées ces derniers temps, notamment avec la Turquie d’Erdogan.

    Parmi les autres sujets de discussion devraient figurer aussi le terrorisme, l’Irak et le sort des djihadistes étrangers encore détenus dans des camps du nord-est syrien administrés par les forces kurdes, un dossier dans lequel le nouveau gouvernement Biden appelle la communauté internationale à rapatrier ses ressortissants, dans la continuité de l'administration de Donald Trump. La plupart des pays, notamment européens, ayant des ressortissants dans ces camps rechignent à les accueillir ou à rapatrier les enfants orphelins de djihadistes.

    Le terrorisme était également au centre des discussions du sommet du G5 Sahel qui vient de se tenir. Mardi Emmanuel Macron, qui y participait en visioconférence depuis Paris, a appelé à "décapiter" les groupes djihadistes affiliés à Al-Qaïda au Sahel et a souligné la nécessité du retour de l’autorité de l’Etat dans les territoires délaissés de la région. Il a par ailleurs indiqué qu'il n'y aurait pas de baisse "dans l'immédiat" des effectifs militaires français, c'est-à-dire de l'opération Barkhane, qui compte actuellement quelque 5100 hommes. "Nous sommes là-bas parce que nous avons un destin lié avec le Sahel. Si le Sahel tombe aux mains du terrorisme, l'Europe en vivra les conséquences" a expliqué le chef de l’État. Un temps envisagé, la réduction des effectifs français a donc été repoussée pour l’instant à la fin de l’été.

    Alors que passe-t-il au Sahel ? L’Otan va-t-elle s'impliquer dans la région ? Le nouveau président américain Joe Biden peut-il relancer l’Alliance mise à mal durant le mandat de Donald Trump ?


    Diffusion : du lundi au samedi à 17h45

    Rediffusion : du lundi au vendredi vers 23h40

    Format : 65 minutes

    Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

    Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

    Productions : France Télévisions / Maximal Production

    Retrouvez C dans l'air sur France.tv                       


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  • ENTREPRISES : QUAND LES AIDES S’ARRÊTERONT… 16/02/21


    Invités


    ÉLIE COHEN

    Économiste – Chercheur au CNRS


    FANNY GUINOCHET

    Journaliste spécialiste des questions économiques et sociales

    Chroniqueuse - « France Info »


    ANNE-SOPHIE ALSIF

    Cheffe économiste au Bureau d’Informations et de Prévisions Économiques


    SOPHIE FAY

    Journaliste au service économie - « L’Obs »


    L'année 2020 a été celle d'une récession record pour la France depuis la Seconde Guerre mondiale. Le produit intérieur brut (PIB) a plongé de 8,3 % l’an dernier, après une croissance de 1,5 % en 2019, selon une première estimation publiée par l'Insee. C'est un peu mieux que les – 9 % qu'anticipaient jusqu'ici l'institut et la Banque de France. Et bien moins mauvais que les - 11 % prévus par le gouvernement, qui jugeait toutefois cette prévision prudente. "La France a connu un choc économique sans précédent mais elle a montré aussi une vraie capacité de rebond en fin d'année", a réagi le ministre de l’Économie Bruno Le Maire. L'économie a en effet mieux résisté au deuxième confinement de novembre, avec un PIB en recul de 1,3 % au quatrième trimestre, quand le consensus des économistes se situait plutôt autour de -4 %.

    Malgré tout, l'économie française a connu un choc inédit avec une mise en hibernation d'un certain nombre de secteurs majeurs de son activité. Ainsi le tourisme qui représente 2 millions d'emplois et 8 % du produit intérieur brut de la richesse française connait la plus grave crise de son histoire. Autre poids lourd de l’économie tricolore, la culture fait également partie des secteurs les plus frappés par l'épidémie. De même pour la filière aéronautique, "l’un des secteurs les plus touchés par la crise du covid -19, une crise comparable à celle de 29 " selon le ministre de l’Économie Bruno le Maire et qui entraîne de nombreux plan sociaux.

    Mais la crise sanitaire sert aussi de prétexte à des restructurations prévues de longue date, dénoncent certains syndicats, notamment la coordination CGT de l’aéronautique. Sans nier la crise du transport aérien, le syndicat estime que celle-ci ne justifie en rien la multiplication et l’ampleur des plans sociaux en cours dans l’aéronautique. Il en veut pour preuve le carnet de commandes encore bien rempli du géant mondial Airbus.

    Alors les entreprises profitent-t-elle de la crise sanitaire pour licencier plus que d’ordinaire ? Et quelles est la situation sur le front de l’emploi ? Publié tous les quinze jours depuis le début de la crise sanitaire, le "tableau de bord" du marché du travail révèle une hausse constante du nombre de plans sociaux, une forte prédominance du chômage partiel dans les secteurs de l’hôtellerie-restauration et du commerce, ainsi qu'une reprise insuffisante de l’embauche des moins de 26 ans, particulièrement impactés depuis le début de la crise sanitaire.

    Étudiants dépourvus de petits boulots ou privés de premier emploi, intérimaires brutalement remerciés… Les jeunes qui affluent dans les files d’attente des banques alimentaires, sont désormais considérés comme victimes à part entière. La crise a pesé deux fois plus sur le revenu des 20-25 ans, qui a chuté de 5 % à 10 % depuis l’été 2020, que sur celui du reste de la population française (+/– 0 % à − 5 %), alertait ainsi une étude du Conseil d’analyse économique publiée fin janvier. Dans ce contexte, gouvernement et oppositions cherchent à promouvoir des mécanismes de revenu garanti, sans pour autant renoncer à ramener vers l’emploi cette "génération sacrifiée". Et une idée fait son retour dans le débat : un "revenu universel" afin de lutter contre la précarité à l’ère du chômage de masse.


    Diffusion : du lundi au samedi à 17h45

    Rediffusion : du lundi au vendredi à 23h40

    Format : 65 minutes

    Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

    Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

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  • VARIANTS : DUNKERQUE, METZ… ET APRÈS ? 15/02/21


    Invités


    PR BERTRAND GUIDET

    Chef du service de réanimation - Hôpital Saint-Antoine


    SOPHIE AURENCHE

    Journaliste – « RTL »


    PR ANTOINE FLAHAULT – En direct de Genève

    Épidémiologiste

    Directeur de l'Institut de santé globale de l'Université de Genève


    CÉCILE DUCOURTIEUX – En direct de Londres

    Correspondante à Londres – « Le Monde »


    Alors que les chiffres des nouvelles contaminations par la Covid-19 stagnent autour des 20 000 cas journaliers, à Dunkerque le variant anglais inquiète. Avec un taux d'incidence de 515 cas sur 100 000 habitants et l'hôpital saturé, la préfecture estime que la situation s'est « brutalement dégradée ». Pourtant, les autorités ont décidé de garder les écoles ouvertes, une décision que le maire de la ville, Patrice Vergriete (DVG), ne comprend pas, fustigeant des mesures « déconnectées de la réalité du terrain ». Cette situation, dans la sous-préfecture du Nord comme en Moselle, contraste donc avec celle du pays où l'optimisme repointe son nez. En effet, cette stagnation des chiffres apparaît comme être du temps « gagné » sur le virus alors que la vaccination continue, « 80% des résidents d'Ehpad seront vaccinés d'ici fin février », a indiqué Brigitte Bourguignon, la ministre déléguée en charge de l'Autonomie.

    La Moselle, de son côté, est la source de toutes les craintes. Avec la progression du variant sud-africain (l'un de ceux que les épidémiologistes craignent le plus), estimé à 100 cas par jour, les élus du département demandent des restrictions plus fortes. Pourtant, Olivier Véran n'a décidé ni de la fermeture anticipée des écoles, ni d'un confinement localisé. Le ministre de la Santé a cependant annoncé l'attribution de 30 000 doses de vaccins supplémentaires pour la Moselle.

    De l'autre côté de la Manche, les chiffres sont là en nette baisse. Le confinement strict imposé par le Premier ministre Boris Johnson début janvier semble avoir porté ses fruits. La vaccination a aussi été plus rapide qu'en France, le gouvernement a même atteint son objectif de piquer 15 millions de britanniques vulnérables avant la mi-février. Cependant, le vaccin AstraZeneca utilisé outre-manche inquiète les soignants. Celui-ci, qui est accusé d'être moins opérant chez les plus de 65 ans, serait peu efficace face aux variants du virus et engendrerait de nombreux effets secondaires. En Afrique du Sud, ce vaccin a temporairement été écarté de la campagne d'immunisation.

    Pendant ce temps, les vacances d'hiver ont débuté dans l'Hexagone, une pause souvent propice aux séjours à la montagne. Fermées en France, les stations de ski sont en détresse alors que les remontées mécaniques fonctionnent toujours en Suisse. Avec aucun test PCR demandé à l'entrée de son territoire, celle-ci accueille les férus de ski à bras ouverts. Pour les Français, une virée en Helvétie ne représente donc que peu de contraintes, hormis un test PCR demandé par la France au retour.

    Alors, les situations en Moselle et à Dunkerque présagent-elles d'une dégradation à venir sur l'ensemble du pays ? Les décisions du gouvernement pour ces territoires sont-ils les bonnes ? Boris Johnson a t-il gagné sa bataille contre le Covid ? Le vaccin AstraZeneca est-il vraiment efficace ? À quel point la Suisse bénéficie-t-elle des fermetures des stations de ski françaises ?


    Diffusion : du lundi au samedi à 17h45

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  • GRAND FROID : GARE À LA FACTURE D'ÉLECTRICITÉ ! – 13/02/2021


    JEAN-MARC DANIEL

    Économiste - Professeur émérite à l'ESCP Business School


    SHARON WAJSBROT

    Journaliste énergie – « Les Echos »


    CHRISTINE KERDELLANT

    Directrice de la rédaction – « L’Usine Nouvelle »


    CÉDRIC MUSSO

    Directeur de l’action politique – « UFC - Que Choisir »


    -10, -12, -16°... Les températures glaciales ressenties depuis quelques jours dans le nord de la France ont pris tout le monde de court. Une vague de froid exceptionnelle, la pire depuis celle de 2012, et pourtant ces périodes sont de plus en plus fréquentes... Avec des telles températures, les chauffages carburent et la consommation en électricité s'envole : +42% depuis le début de la semaine. Les centrales électriques, de leur côté, tournent à plein régime, mais pour l'instant le réseau tient : pas de black-out, pas de coupures, même localisées. Pourtant, avec le bouleversement du planning de maintenance dû à l'épidémie de Covid-19, onze réacteurs sont actuellement à l'arrêt sur 56. La vague de froid arrive donc dans une période où le réseau est particulièrement vulnérable.

    Ce climat polaire arrive aussi dans le contexte houleux du projet de réorganisation mené par EDF. Nommé Hercule, celui-ci viserait à scinder en trois entités le groupe français. Une entreprise publique chapeauterait les centrales et le réseau de transport, une autre les activités commerciales, la distribution et les énergies renouvelables, et une dernière s'occuperait des barrages hydroélectriques. Vent debout, les syndicats se mobilisent contre ce qu'ils estiment être « l'acte final d'un long démantèlement du service public», pointant notamment du doigt l'entrée de capitaux privés dans l'entreprise.

    Pour les usagers, EDF signifie surtout « factures ». Et celles-ci ont grimpées depuis quinze ans, avec des prix qui ont augmentés de près de 50%. Pourtant, l'ouverture en 2007 à la concurrence du marché de l'électricité et du gaz laissait présager l'inverse. Aujourd'hui, sur une facture annuelle de 1000 euros, passer à la concurrence ne ferait gagner que 7 à 10% d'économies. Cette augmentation constante du coût de l'électricité quelques que soit le fournisseur s'expliquerait par les taxes et le coût d'acheminement de l'électricité.

    Les Français recherchent alors des solutions pour baisser leurs frais mais certains sont confrontés au problème d'isolation de leur logement. Ces habitations vétustes, ces « passoires thermiques », on en compterait 4,8 millions en France selon le gouvernement. 17% des habitations sont donc énergivores et la loi « énergie-climat » votée en 2019 a pour objectif de les rénover en totalité sur dix ans et par étapes. Pourtant certaines associations fustigent une loi pas assez acérée pour répondre aux objectifs en matière de rénovation. Les méthodes de calcul utilisées pour recenser ces logements sont notamment critiquées.

    Alors, la France peut-elle craindre des coupures d'électricité si la vague de froid venait à durer ou réapparaître ? Que faire pour combattre la hausse infernale des prix de l'électricité ? La loi « énergie-climat » est-elle vraiment efficace pour endiguer les passoires thermiques ?


    Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

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    Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

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  • COVID : LA MOSELLE INQUIÈTE LA FRANCE - 12/02/2021


    PATRICK PELLOUX

    Médecin urgentiste - Président de l’Association des Médecins Urgentistes hospitaliers de France (AMUF)


    ANNE-CLAUDE CRÉMIEUX

    Professeure en maladies infectieuses - Hôpital Saint-Louis

    Membre de l’Académie de Médecine


    PHILIPPE AMOUYEL – En direct de Lille

    Épidémiologiste et professeur de santé publique –

    Université de Lille


    SOAZIG QUÉMÉNER

    Rédactrice en chef du service politique - « Marianne »


    Les variants sud-africain et brésilien sont actuellement retrouvés dans 4 % à 5 % des tests positifs en France mais un département semble particulièrement touché : la Moselle avec plus de "300 cas ces cinq derniers jours, et pas toujours dans des clusters", a annoncé hier Olivier Véran. Le ministre de la Santé qui juge "la situation inquiétante" se rend aujourd’hui à Metz pour faire le point et sans doute prendre des décisions.

    Le maire de la ville (LR) François Grosdidier réclame depuis plusieurs jours la "fermeture des écoles et un confinement local". "C’est trop" estime Belkhir Belhaddad, député La République en Marche de Moselle qui est néanmoins favorable à la fermeture des établissements scolaires une semaine avant la date des vacances qui doivent démarrer le 21 février prochain en Moselle. Une position partagée par plusieurs députés de la majorité sur le territoire mais aussi le maire Thionville, Pierre Cuny (Divers droite) alors que la diffusion des variants s’est accélérée ces derniers jours dans les écoles : en une semaine, les fermetures de classes fermées ont pratiquement été multipliées par quatre, passant de 23 à 88. Le nombre d'écoles fermées a aussi quadruplé dans l’académie Metz-Nancy, passant de deux à huit.

    Alors que se passe-t-il dans le département ? La Moselle est-elle en train de devenir une bombe à retardement ? La crainte d’un scénario à la portugaise est dans les esprits. Considéré il y a un an à peine, comme le meilleur élève européen sur le front du Covid, le Portugal, relativement épargné encore lors des fêtes de fin d’année, a vu sa population très durement frappée début janvier par le variant anglais et ses hôpitaux totalement saturés. Devenant ces dernières semaines, le pays le plus touché du continent, en dépit de l’instauration d’un nouveau confinement le 15 janvier dernier. Depuis quelques jours, la pression épidémique marque une légère inflexion, néanmoins le nombre de morts reste important et le niveau d'incidence extrêmement élevé. Le gouvernement a prévenu qu’il allait "probablement" prolonger le confinement jusqu'à la mi-mars.

    En France si l’exécutif a choisi de ne pas reconfiner le pays et de laisser partir les Français en vacances, tous les yeux sont rivés sur les chiffres d’hospitalisations pour cause de Covid-19. Des données, qui si elles venaient à trop augmenter, pourraient mener à une saturation des établissements et à un nouveau confinement. Chose que le gouvernement veut désormais à tout prix éviter. Et pour ce faire, la ministre de la Transformation et de la Fonction publique a annoncé que l’État cherchait à "recruter 7500 infirmiers et aides-soignants". Et de préciser : "Oliver Véran a lancé un appel dans notre pays aux infirmiers et aides-soignants qui n’exercent plus. Nous avons besoin d’eux".


    Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

    Rediffusion : tous les jours de la semaine à 23h40

    Format : 65 minutes

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  • MACRON / LE PEN : QUI PEUT TROUBLER LE DUEL ? 11/02/21


    YVES THRÉARD

    Éditorialiste et directeur adjoint de la rédaction – « Le Figaro »


    JÉRÔME FOURQUET

    Directeur du département Opinion de l’institut de sondages IFOP


    ASTRID DE VILLAINES

    Cheffe du service politique - « Huffington Post »


    FRÉDÉRIC SAYS

    Journaliste politique – « France Culture »


    Boostée par les récents sondages, l’un la plaçant en tête du premier tour de la prochaine présidentielle, un autre la créditant de 48 % au second tour face à Emmanuel Macron (52 %), Marine Le Pen accélère sa stratégie de "présidentialisation" et de "dédiabolisation" de son parti. Dans cette optique, la présidente de la formation d’extrême droite - qui cultive depuis plusieurs semaines une image présidentialisée et un discours policé - veut profiter de son face-à-face ce jeudi soir sur France 2 avec le ministre de l’Intérieur pour faire oublier le débat catastrophique de l’entre-deux-tours de 2017.

    A un an et demi de la prochaine présidentielle, il s’agit du premier gros débat télévisuel de Marine Le Pen avec un membre du gouvernement. Un avant-goût du "match retour" que la candidate attend, avec au cœur des échanges les sujets régaliens, comme la laïcité, l'immigration, la sécurité, le projet de loi sur les "séparatismes" actuellement examiné à l’Assemblée nationale, l’islamisme et l’affaire Mila.

    Le débat "permettra de démontrer nos divergences fondamentales", a indiqué Marine Le Pen dans un entretien à 20 Minutes jeudi dernier. La candidate du RN torpille depuis plusieurs semaines le texte du gouvernement sur les "séparatismes" et l’"incapacité" de l’Etat à assurer la sécurité de Mila, l'adolescente iséroise victime de menaces de mort après la diffusion sur les réseaux sociaux d'une vidéo polémique sur l'islam. Dans l’entourage de Gérald Darmanin, on estime également que la confrontation de ce jeudi est "un moment important". "Cela permettra de montrer aux Français nos solutions contre l’islamisme. Des solutions républicaines, fortes, courageuses, mais qui ne font pas fi de l’Etat de droit", assure-t-on, visant en creux celles proposées par Marine Le Pen.

    Un face-à-face qui s’annonce tendu, tant le ton est déjà monté d'un cran ces derniers jours entre les deux protagonistes à l’Assemblée nationale et dans les médias. Tout cela sur fond d’enquêtes d’opinion qui se suivent et laissent entrevoir la même affiche qu'en 2017. Selon une enquête Ifop pour Le Figaro publiée mercredi, les deux tiers des Français (67 %) jugent probable un nouveau duel Macron-Le Pen en 2022. Mais 70 % ne le souhaitent pas, sans pourtant identifier d'autres concurrents qui s'imposeraient nettement.

    Une situation qui inquiète particulièrement à gauche où malgré les appels répétés à l’union, la division persiste. Jean-Luc Mélenchon s’est déjà lancé en campagne. Les Verts annoncent qu’ils se choisiront un candidat avant fin septembre. Et au PS, Anne Hidalgo et Arnaud Montebourg avancent leurs pions… Dans ce contexte, l'ex-secrétaire nationale des Verts Cécile Duflot pointe dans les colonnes du Monde de ce jeudi "le danger Le Pen" comme un "impensé de la gauche". Elle se dit également bouleversée face au "risque de résignation", rappelant le "tremblement de terre" lors de la qualification de Jean-Marie Le Pen au second tour en 2002, "l'enjeu de l'élection : qui va être face à Marine Le Pen" en 2017 et maintenant, pour 2022, "qui peut la battre ?". Le comportement de la gauche est aussi scruté par la majorité qui redoute une abstention importante à gauche au second tour en cas de nouveau face à face entre Emmanuel Macron et la présidente du Rassemblement national.


    Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

    Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30

    Format : 65 minutes

    Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

    Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

    Productions : France Télévisions / Maximal Production

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