エピソード

  • RECONFINEMENT : LA FRANCE SUR UN FIL  26/02/21


    Invités


    EVE ROGER

    Directrice adjointe de la rédaction

    « Le Parisien - Aujourd’hui en France »


    CÉCILE CORNUDET

    Éditorialiste politique – « Les Echos »


    DR AGNÈS RICARD-HIBON

    Directrice du SAMU 95

    Membre de la Société Française de Médecine d'Urgence


    PR ANTOINE FLAHAULT – En direct de Genève

    Épidémiologiste

    Auteur de « Covid, le bal masqué »


    Lors d'une nouvelle conférence de presse hier soir, le Premier ministre Jean Castex et le ministre de la Santé Olivier Véran ont dressé un constat inquiétant de la situation sanitaire en France, près d'un an après le début de l'épidémie de Covid-19 dans le pays. Après Nice et Dunkerque, villes reconfinées le week-end pour contrer la flambée épidémique, le gouvernement s’est penché sur la situation d’une vingtaine de départements jugés « préoccupants ». « Le virus gagne de nouveau du terrain depuis une semaine », a alerté Jean Castex, affirmant qu’il n’est pour l’heure pas possible d’« envisager des mesures de relâchement ».

    Parmi les départements identifiés figurent tous ceux d’Ile-de-France, la plupart de ceux de PACA, le Rhône, la Drôme, la Moselle, la Meurthe-et-Moselle et l’Eure-et-Loir. De nouvelles mesures y sont envisagées si aucune amélioration n’était observée dans les prochains jours. Malgré le ton grave adopté par l’exécutif, un nouveau confinement généralisé n’est pas à l’ordre du jour. Jean Castex annonce qu’il faut « tout faire » pour retarder cette hypothèse par des actions ciblées sur certains territoires, confirmant la nouvelle stratégie du gouvernement de l’action au cas par cas.

    Parmi la vingtaine de département sous haute surveillance, la Moselle est loin d’être tirée d’affaire, au regard de son taux d’incidence de 312 cas positifs pour 100 000 habitants. Malgré ces indicateurs dégradés, le préfet de Moselle Laurent Touvet avait rejeté il y a une semaine un reconfinement local, prônant plutôt une augmentation des contrôles et une intensification des dépistages. Des mesures aujourd’hui jugées insuffisantes par le gouvernement, qui a indiqué qu’il est désormais obligatoire de présenter un test PCR négatif de moins d'une semaine pour les travailleurs frontaliers se rendant en Allemagne et même de moins de 72 heures pour les ressortissants français se déplaçant outre-Rhin pour des motifs non professionnels.

    Dans le département, 80% des personnes positives sont contaminé par l’un des variants, selon Le Républicain Lorrain. Face à la maladie, la campagne vaccinale est loin d’avancer au pas de course. À l’heure actuelle, 58 000 injections ont été réalisées : 44 500 premières doses et 13 500 secondes doses. Sur un million d’habitants, dont 100 000 de plus de 75 ans, c’est encore peu. « L’apport des vaccins supplémentaires ne se traduira pas en un jour », prévient le préfet. Dotée depuis le début de la campagne de vaccination de dix centres hospitaliers, la Moselle en comptera sept de plus à la fin de la semaine grâce à l’ouverture de centres communaux. Cela lui permettra d’absorber les 30 000 doses supplémentaires envoyées par le gouvernement.

    À l’autre bout du pays, le Pays Basque semble bien loin de ces craintes de submersion par le virus. Si, comme ailleurs, restaurants et bars restent fermés, la vie semble suivre un cours différent de celle des départements les plus touchés par la pandémie.

    Le gouvernement prend-il un risque en choisissant d’attendre avant la prise de nouvelles mesures restrictives ? La stratégie du cas par cas est-elle pertinente face à la propagation de l’épidémie ? Comment vivent les départements les moins touchés par la Covid-19 ?


    Diffusion : du lundi au samedi à 17h45

    Rediffusion : du lundi au vendredi vers 23h40

    Format : 65 minutes

    Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

    Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

    Productions : France Télévisions / Maximal Production

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  • VACCINS, RECONFINEMENT : À QUI LE TOUR ?  25/02/21


    Invités


    VINCENT MARÉCHAL

    Professeur de virologie - Sorbonne-Université


    CÉCILE THIBERT

    Journaliste au service sciences et médecine – « Le Figaro »


    PHILIPPE AMOUYEL – En direct de Lille

    Épidémiologiste et professeur de santé publique

    Université de Lille


    MYLÈNE OGLIASTRO – En direct de Montpellier

    Vice-présidente de la Société Française de Virologie


    La campagne vaccinale monte d’un cran. Ce jeudi, le vaccin d’AstraZeneca débarque dans les cabinets des médecins généralistes et dans les entreprises pour être injecté de façon prioritaire aux patients âgés de 50 à 64 ans lorsqu’ils ont des risques de développer une forme grave de la maladie. L'objectif, "ambitieux", comme le note le ministère, est de vacciner l'ensemble de cette catégorie de la population, soit environ deux millions de personnes, "dans la première quinzaine de mars". A la suite de quoi, la vaccination pourra être ouverte aux personnes de cette même tranche d'âge ne présentant pas de comorbidités. Mais des retards de livraisons et la mauvaise réputation du vaccin pourrait venir bousculer le calendrier prévu.

    En effet, des doutes persistent quant à la capacité de la firme britannico-suédoise d’honorer à temps la livraison des doses dues à l’Union européenne. Par ailleurs, ce "pilier majeur" de la stratégie vaccinale "en France, en Europe et dans le monde" selon les mots de Gabriel Attal, traîne néanmoins une image écornée. "Sous vaccin" à "l'efficacité moindre", effets secondaires plus notables… Le sérum fait l'objet de nombreuses réticences. Début février, le président du conseil d'orientation de la stratégie vaccinale, Alain Fischer, a fait le tour des plateaux de télévisions pour expliquer qu’il "n'est pas un vaccin de seconde zone". De son côté, le ministère de la Santé rappelle que les effets secondaires constatés sont "minoritaires et bénins". Quand l'exécutif souligne que les premiers résultats établis par des chercheurs écossais tendent à prouver l'efficacité de ce vaccin sur la chute des hospitalisations au Royaume-Uni, y compris pour les populations âgées. Si cela se confirmait, et si la Haute Autorité donnait son aval, le vaccin AstraZeneca pourrait alors être proposé aux plus de 65 ans.

    Parallèlement, pour tenter de freiner la progression de l’épidémie, le gouvernement fait le choix d’un nouveau tour de vis localisé. Après le confinement du week-end décidé sur la côte des Alpes-Maritimes, l'agglomération de Dunkerque va connaître dès ce vendredi soir le même sort. L’objectif de cette nouvelle stratégie de l’exécutif : éviter à tout prix un nouveau confinement généralisé. Mais d'autres départements sont-ils sur la sellette ? La situation sanitaire se dégrade, avec désormais 31 000 nouveaux cas de Covid-19 comptabilisés en 24 heures, et elle est même jugée "très préoccupante" dans une dizaine de départements notamment en région parisienne, dans les Hauts-de-France, dans le Grand Est et en PACA. La liste précise, et peut-être avec elle, celle de nouvelles restrictions, est attendue pour ce soir 18 heures lors d’un nouveau point presse du Premier ministre.

    Mais avec la montée en puissance des variants et une vaccination moins rapide que la contagion, la troisième vague est au tournant, prévient l’Institut Pasteur. Le variant britannique qui ne cesse de progresser devrait représenter 56 % des cas au 1er mars, la quasi-totalité d’ici un mois. Le nombre de nouvelles hospitalisations pourrait alors frôler 4500 par jour, contre environ 3750 au pic de la première vague, et un peu plus de 2500 pour la deuxième.

    Pourquoi le vaccin AstraZeneca est-il moins plébiscité que les vaccins Pfizer ou Moderna ? Les doses de ce sérum vont-elles périmer dans les frigos, faute de trouver preneur ? Pourquoi les 65-74 ans ne sont-ils toujours pas éligibles à la vaccination anti-Covid ? Enfin alors que la situation épidémique "se dégrade", le gouvernement dit vouloir des mesures "fortes"... Quels départements pourraient être concernés ?


    Diffusion : du lundi au samedi à 17h45

    Rediffusion : du lundi au vendredi vers 23h40

    Format : 65 minutes

    Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

    Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

    Productions : France Télévisions / Maximal Production

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  • 14 ANS… DANS L’ENGRENAGE DE LA VIOLENCE 24/02/21


    Invités


    FRÉDÉRIC PLOQUIN

    Journaliste spécialisé dans le banditisme et la police

    Auteur de « Les Narcos français brisent l’omerta »


    BÉATRICE BRUGÈRE

    Secrétaire générale du syndicat Unité Magistrats SNM FO


    ALAIN BAUER

    Professeur de criminologie – CNAM


    ELSA VIGOUREUX

    Grand reporter au service justice - « L’Obs »


    Des luttes de territoire jusqu’aux drames. Les affrontements entre bandes rivales se multiplient, avec l’Essonne en rouge vif. Dans ce département, deux adolescents de 14 ans ont été tués d’un coup de couteau en l’espace de vingt-quatre heures dans deux rixes. Dans le premier affrontement, aux alentours du collège de Saint-Chéron, une dizaine d’adolescents voulaient en découdre, une collégienne a tenté de s’interposer et a été poignardée mortellement. Dans la seconde affaire, à Boussy-Saint-Antoine, là ce sont une cinquantaine d’adolescents de 13 à 16 ans qui s’étaient donné rendez-vous pour s’affronter en terrain neutre. Certains étaient armés de bâtons, de béquilles et de couteaux. Dans les deux cas, les auteurs des coups mortels, des mineurs, sont en garde à vue. Le deuxième s’est même rendu de lui-même avec ses parents, et tous deux ont avoué.

    Ces deux affaires ne sont a priori pas liées, a expliqué le parquet d’Evry, si ce n’est comme illustration de la prégnance de ce type de violences dans le département. Une situation qui a néanmoins poussé le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, à se déplacer, hier soir, dans l’Essonne, pour annoncer le déploiement ponctuel d’une centaine de policiers et gendarmes afin de "renforcer la présence de l’État" et d’éviter le risque de représailles. Une réunion avec les préfets des départements d’Ile-de-France doit également être organisée en fin de semaine, car "c’est bien en Ile-de-France que 90 % des combats entre jeunes existent", a ajouté le ministre de l’Intérieur avant de pointer ce qu’il considère comme responsable du "phénomène" : "la déscolarisation", "les nouvelles technologies" et "le manque d’autorité parentale".

    Ce genre d’affrontement très francilien selon Beauvau serait en hausse 24 % en un an : 357 au total l’an dernier, dont les 3/4 en région parisienne. D’autre part, si dans le "contexte exceptionnel" du Covid-19, marqué par deux périodes de confinement national, "la plupart des indicateurs de la délinquance enregistrée par les services de police et de gendarmerie reculent fortement en 2020", celle-ci est en forte hausse dans les campagnes et dans certaines villes comme à Bordeaux où on constate une augmentation très nette des vols avec armes (+ 46,7 % ) et de manière plus modérée des coups et blessures volontaires (+3,40% ). A Nantes, des commerçants et habitants "exaspérés par l’insécurité", ont décidé de déployer des banderoles dans la sixième ville de France pour réclamer davantage d'actions de la part de mairie et de l'Etat en matière de sécurité. Le mois de janvier 2020 avait été marqué par plusieurs faits de violences importantes (fusillades, enlèvement, évasion au CHU…) à Nantes. La mairie recrute actuellement 70 policiers municipaux supplémentaires et demande à l’Etat d’en faire "au moins autant avec des renforts de policiers nationaux".

    Cette question des effectifs et de leur répartition est également au cœur du Beauvau de la sécurité, qui étudie depuis février le lien entre police et population, premier des huit chantiers de cette grande concertation sur la police et la gendarmerie.


    Diffusion : du lundi au samedi à 17h45

    Rediffusion : du lundi au vendredi vers 23h40

    Format : 65 minutes

    Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

    Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

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  • FRANÇOIS CLEMENCEAU

    Rédacteur en chef international - « Le Journal du Dimanche »


    ISABELLE SOURBÈS-VERGER

    Chercheuse au CNRS et spécialiste des politiques spatiales


    FRANÇOIS FORGET – En duplex

    Directeur de recherche au CNRS

    Membre de l'Académie des sciences


    CHRISTOPHE GALFARD – En duplex

    Astrophysicien – Auteur de « L’univers à portée de main »


    La vidéo ne dure que quelques minutes, mais elle a déjà marqué l’histoire. Après le direct jeudi dernier et la publication de quelques photos, la Nasa a dévoilé hier les toutes premières images de la planète rouge capturée par le rover Persévérance. Il s’agit de l’atterrissage du robot sur le sol martien enregistré cette fois sous tous les angles. En plus de cette spectaculaire vidéo réalisée grâce à des caméras embarquées, Perseverance nous a aussi permis d’écouter pour la toute première fois de l’histoire le son de l’environnement martien. En effet, si la mission Curiosity avait précédemment déjà réussi à capturer des images de la planète rouge, il n’était à l’époque pas équipé de micros. Cette fois, les scientifiques de la Nasa ont remédié au problème. L’occasion d’ "entendre une bourrasque de vent à la surface de Mars, capturée par le micro et renvoyée sur Terre", a présenté Dave Gruel, en charge des équipements de l’Agence spatiale sur Twitter. Il s’agit là "des premiers sons enregistrés à la surface de Mars".

    Après sept mois de voyage, Persévérance, dont la mission est, entre autres, de rechercher des traces de vie ancienne sur Mars, a atterri la semaine dernière, sur le cratère Jezero, une zone où de l'eau aurait été présente il y a environ trois milliards d'années. Equipé d'une station météorologique, de 19 caméras dont une "Supercam" franco-américaine, et de deux microphones, le robot débute désormais un périple d’au moins deux ans durant lesquels il prélèvera des échantillons qui seront ensuite analysés sur Terre.

    Un pas de plus dans l’exploration de Mars, planète qui sans conteste nous fascine et connaît un intérêt mondial grandissant. La course spatiale du début des années 1960 entre les États-Unis et l'ancienne Union soviétique apparaît en effet désormais de l'histoire ancienne. Aujourd'hui, ce sont toutes les nations qui se lancent dans le développement de l'intelligence technologie nécessaire à l'objectif Mars. Ainsi Persévérance est la troisième mission arrivée sur la planète rouge en une semaine, avec celle des Émirats arabes unis et de la Chine. Le 10 février, la sonde Tianwen-1 est parvenue dans l'orbite de la planète. Elle devrait déposer, au printemps, un robot téléguidé à roues sur le sol martien afin de recueillir également des échantillons de roches et de sols, avec un retour prévu sur Terre vers 2030. Une mission qui permettra à Pékin de poursuivre ses ambitions en matière de conquête spatiale, entamée sous Mao il y a soixante ans. Le pays qui "rêve d'espace", selon les mots du président chinois Xi Jinping, a d'ores et déjà lancé une mission d'exploration lunaire robotisée, qui, étape par étape, conduira à l'exploration humaine de la surface de la Lune.

    Le géant asiatique a investi ces dernières décennies des milliards, bien décidé à prendre la tête de cette nouvelle course à l'espace à laquelle participent plusieurs nations et entreprises privées. Pour autant celle-ci est encore loin d’être terminée.

    Alors pourquoi la planète Mars est-elle devenue le nouvel eldorado de la conquête spatiale ? Qui sont aujourd’hui les principaux acteurs de l’exploration spatiale ?


    Diffusion : du lundi au samedi à 17h45


    Rediffusion : du lundi au vendredi vers 23h40

    Format : 65 minutes

    Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

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  • Patrick PELLOUX

    Médecin-urgentiste, président de l'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (AMUF)


    Anne-Claude CREMIEUX

    Professeure de maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Louis à Paris. 


    Antoine FLAHAULT – en duplex de Genève

    Épidémiologiste, directeur de l’Institut de santé globale de l’Université de Genève


    Bruno JEUDY- en duplex

    Rédacteur en chef du service politique de « Paris Match »


    La nouvelle est tombée en fin de matinée. À Nice et sur toute la bande côtière des Alpes-Maritimes, un confinement va être instauré pour les deux prochains week-ends, de vendredi 18h au lundi matin 6h, a annoncé le préfet ce lundi 22 février.

    C’est une première en France métropolitaine. Alors que la situation se tend dans les Alpes-Maritimes, avec un taux d’incidence près de 4 fois supérieur à la moyenne nationale, de nouvelles restrictions sanitaires ont été annoncées pour ses résidents. Depuis quelques semaines, l’épidémie flambe dans la région avec notamment un taux de variant britannique supérieur à 50 %. Le 18 février, le taux de positivité des tests y atteignait 10,4 % contre 6 % en moyenne dans l’Hexagone. Ce samedi, le ministre de la Santé Olivier Véran s’est rendu sur place pour faire le point sur la situation sanitaire et a demandé au préfet et aux élus du département de mener une concertation. Résultat : en plus du confinement local le week-end, les commerces et les galeries marchandes de plus de 5 000m2, à l’exception des commerces alimentaires et des pharmacies, vont aussi fermer. Le port du masque va être rendu obligatoire « dans toutes les zones à forte fréquentation » et des contrôles vont être renforcés aux frontières, a ajouté le préfet. Sur Twitter, le maire de Nice, Christian Estrosi, s’est félicité de ces nouvelles annonces.

    Ailleurs, dans le monde, plusieurs pays ont déjà opté pour un confinement localisé avec des résultats différents. La Chine a été le premier pays à instaurer des confinements locaux, notamment à Wuhan, foyer épidémique du Covid-19. Les mesures strictes ont fonctionné et le pays n’enregistre presque plus de nouveaux cas. Idem pour l’Australie : la ville de Melbourne a été mise sous cloche pendant 3 mois au printemps dernier. La ville de Perth, elle, vient d’être reconfinée au mois de janvier après la découverte de nouveaux cas de contamination. L’Australie est d’ailleurs souvent pris en exemple dans sa gestion de l’épidémie. Mais, pour d’autres pays, tout ne se passe pas aussi bien : c’est le cas de l’Angleterre, avec la ville de Leicester, l’Allemagne avec la Bavière, ou encore l’Espagne. Pour ces pays, le confinement localisé n’a pas véritablement porté ses fruits et a posé des problèmes entre les régions.

    Et avec l’arrivée des beaux jours, l’acceptabilité des mesures sanitaires devient de plus en plus difficile à obtenir. Certains n’hésitent pas à enfreindre les règles. Selon un sondage de l’institut Elabe, publié mercredi 27 janvier, seulement 48 % de la population approuve le principe d’un confinement similaire à celui du printemps 2020. A l’époque, 93 % des Français y étaient favorables. L’Élysée cherche donc à trouver la bonne formule, mêlant acceptabilité et efficacité. La France se dirige-t-elle vers des confinements locaux comme à Nice ? Quelle est la stratégie choisie par les autres pays ? La situation est-elle tenable avec l’arrivée du printemps ? 


    Diffusion : du lundi au samedi à 17h45


    Rediffusion : du lundi au vendredi vers 23h40

    Format : 65 minutes

    Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

    Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

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  • Invités

    Nicolas ARPAGIAN

    Enseignant à l’Ecole de guerre économique – Auteur de « La Cybersécurité »


    Sylvie MATELLY

    Economiste - Directrice adjointe de l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS)


    Gérôme BILLOIS (en duplex)

    Expert en cybersécurité au cabinet de conseil Wavestone


    Cathie-Rosalie JOLY (en duplex)

    Avocate spécialisée en droit numérique – Cabinet Bird & Bird


    Après l’hôpital de Dax, c’est l’hôpital de Villefranche-sur-Saône qui a été victime d’une cyberattaque lundi 15 février. Les dossiers médicaux ont été rendus inaccessibles et des opérations ont dû être annulées. Une rançon a été demandée à l’établissement contre la restitution des données mais, pour l’heure, rien n’a été payé, assure l’Élysée. Ce type d’attaques, par « rançongiciel », s'est multiplié en France depuis deux ans. En seulement 1 an, elles ont augmenté de 255%, selon l’Autorité nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), passant de 54 attaques rapportées en 2019 à 192 attaques en 2020. Jeudi dernier, le chef de l'Etat a confirmé un plan d'un milliard d'euros d’ici à 2025 pour renforcer la cybersécurité des systèmes sensibles. « Les cyberattaques de Dax et de Villefranche-sur-Saône confirment l’importance de prendre l’enjeu de la cybersécurité très au sérieux. Nous en avons fait une priorité », a affirmé Emmanuel Macron, en confirmant l’augmentation des moyens alloués, notamment « dans le secteur sanitaire et médico-social ». Depuis le début de l’année 2021, chaque semaine, un hôpital français est la cible d’une cyberattaque, selon Cédric O, le secrétaire d’État chargé de la Transition numérique.

    Si certaines attaques sont le fait de réseaux criminels, d’autres sont attribuées à des Etats. En juin dernier, lors d'un sommet UE-Chine, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a accusé la Chine d'être à l'origine d'une série de cyberattaques ciblant les hôpitaux européens pendant la pandémie. La Russie est elle aussi souvent pointée du doigt : depuis mars 2020, le pays est accusé de mener une attaque informatique d’une ampleur et d’une durée inédite dans de nombreuses administrations américaines. Écoute des populations et de leurs dirigeants, immobilisation de systèmes informatiques, vol de technologies stratégiques…A chaque fois, les dirigeants de ces pays nient toute responsabilité ou les jugent même absurdes. Ces exemples aux États-Unis ou en France illustrent bien cette nouvelle guerre d’espionnage, par écrans interposés, qui fait rage entre les États. Et la France ne veut plus se laisser faire : désormais, le pays se réserve le droit d’user de cyberattaques, en réaction à une agression ou pour appuyer ses opérations extérieures, a annoncé la ministre des Armées Florence Parly en janvier dernier.

    Mais les cyberattaques ne concernent pas que les États. Les particuliers sont eux aussi visés par le hacking de données. Le 2 février dernier, sur un forum Internet, est apparue une gigantesque base de données de plus de 3 milliards d’associations identifiant-mot de passe. L’auteur de cette attaque dit avoir volé ces informations en piratant des sites comme Linkedin ou Netflix. L’intérêt ? Récolter un maximum d’informations personnelles sur un individu pour mettre en place des arnaques et usurper des identités.

    Pourquoi les hôpitaux publics sont-ils la cible de cyberattaques ? Quels sont les États à l’origine d'opérations de cyberespionnage ? Comment les particuliers peuvent ils éviter d’être victimes de ces fraudes ? 


    Diffusion : du lundi au samedi à 17h45


    Rediffusion : du lundi au vendredi vers 23h40

    Format : 65 minutes

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  • COVID : DU MIEUX, VRAIMENT ? 19/02/21


    Invités

     

    PHILIPPE AMOUYEL

    Épidémiologiste et professeur de santé publique - Université de Lille


    GÉRALDINE ZAMANSKY

    Journaliste - « Magazine de la Santé » sur France 5


    MYLÈNE OGLIASTRO – En direct de Montpellier

    Vice-présidente de la Société Française de Virologie


    BRUNO JEUDY

    Rédacteur en chef du service politique - « Paris Match »


    La situation épidémique devient de plus en plus compliquée à lire. Depuis plusieurs jours, les nombres de nouveaux cas de Covid-19 dans la population, de nouvelles hospitalisations ou encore d’admissions dans les services de réanimation sont à la baisse au niveau national. Néanmoins si la souche historique du virus recule, les variants, eux, progressent. Ils représentent désormais quatre nouveaux cas sur dix en moyenne en France et les situations sont très différentes suivant les régions.

    Dans les Alpes-Maritimes où l’épidémie continue de progresser le taux d'incidence est désormais de 577 cas pour 100 000 habitants, bien au-delà du reste pays. À titre de comparaison, il s’élève à 189 en moyenne en France. Le ministre de la Santé doit se rendre samedi à Nice où la situation est jugée "très inquiétante" avec des services hospitaliers en surchauffe qui reçoivent des patients de plus en plus jeunes. A Dunkerque où 8 cas sur 10 sont désormais attribués au variant britannique, le nombre des contaminations s’envole et le taux d’incidence explose pour atteindre 658. Un variant britannique plus contagieux qui fait craindre une troisième vague particulièrement violente.

    Dans ce contexte, hier, Olivier Véran a estimé que l’heure n’est pas à l’assouplissement des mesures et a appelé les Français à la vigilance. Le ministre de la Santé a d’ailleurs annoncé que la durée d'isolement allait être allongée de 7 à 10 jours pour les malades du Covid-19 à partir de lundi. "Nous ne sommes jamais totalement sortis de la deuxième" vague et "les prochaines semaines seront déterminantes pour freiner la flambée des variants" a mis en garde Olivier Véran alors qu’en cette période de vacances scolaires et de redoux des températures certains ont le sentiment que l’épidémie est derrière eux.

    Et ce alors que dans de nombreux pays du globe la situation sanitaire s’améliore. L’OMS vient de dévoiler des chiffres révélant une baisse de 16 % des contaminations recensées en une semaine. Une diminution signalée dans cinq des six régions du monde, notamment en Inde où le recul spectaculaire de l’épidémie intrigue les scientifiques. A l’inverse, la Méditerranée orientale affiche une hausse de 7 % des cas.

    Alors quelle est la situation sanitaire en France ? Comment expliquer cette amélioration sur le front épidémique dans le monde ? Pourquoi un tel recul du Covid-19 en Inde ? Enfin où en est la recherche de traitements ? Que sait-on de l'impact de l'hydrogène sur la maladie ?


    Diffusion : du lundi au samedi à 17h45

    Rediffusion : du lundi au vendredi vers 23h40

    Format : 65 minutes

    Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

    Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

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  • VOTE ANTICIPÉ : LA SURPRISE DE MACRON RÉVEILLE L’OPPOSITION 18/02/21


    Invités


    NATHALIE SAINT-CRICQ

    Éditorialiste politique – « France Télévisions »


    DOMINIQUE REYNIÉ

    Politologue, directeur général de Fondapol


    BRICE TEINTURIER 

    Directeur délégué de l’Institut de sondages Ipsos


    MARION MOURGUE

    Grand reporter au service politique – « Le Figaro »


    À peine acté le report des élections départementales et régionales pour cause de pandémie, l’exécutif se penche sur la présidentielle et veut faire adopter une petite révolution avant le scrutin. Jusqu’à présent, en France, le vote est une véritable cérémonie républicaine qui se déroule le dimanche, et si on ne peut pas y aller, on donne procuration à une personne qui se déplacera le jour dit dans l’isoloir. Mais pour 2022, le gouvernement veut permettre aux citoyens de voter par anticipation quelques jours avant, les mardis, mercredis ou jeudis précédents le premier et second tour, depuis le chef-lieu de leur département sur une machine électronique. Et il a déposé un amendement surprise dans ce sens mardi au Sénat.

    Du côté de LREM, on soutient l'idée de "moderniser la démocratie" et de lutter contre l’abstention. Au Portugal, le mois dernier, 250 000 personnes ont ainsi voté en amont. Aux États-Unis, ils furent plus de 100 millions lors de la dernière présidentielle. Mais la France n’est pas l’Amérique et la nouvelle a fait l’unanimité contre elle dans l’opposition. L’amendement qui a été débattu hier en commission des lois au Sénat a été rejeté.

    Dans un communiqué, la commission explique que sur la forme, il est "inenvisageable de modifier aussi radicalement les règles de l’élection présidentielle par un amendement déposé in extremis à la fin de la navette parlementaire, sans que ni les forces politiques ni le Conseil d’État aient été appelés à se prononcer". "Sur le fond, elle a considéré que l’amendement du gouvernement était de nature à alimenter la suspicion sur la sincérité de l’élection présidentielle et à remettre en cause la légitimité du Président élu. Les machines à voter, en effet, sont soumises à un moratoire depuis 2008 : seules 66 communes en sont équipées, le gouvernement interdisant aux autres communes d’acquérir des machines à voter".

    Les membres de la commission évoquent également plusieurs arguments, parmi lesquels les risques de fraude. Un argument largement mis en avant depuis mardi par plusieurs élus. "Machine à voter, machine à tricher !" a ainsi réagi le député Gilbert Collard. "Alerte fraude !" s’est insurgé l'ex-FN Florian Philippot. "Une magouille politique qui ne dit pas son nom" a pointé à son tour Sébastien Chenu, porte-parole du RN. Autre critique : "Ça crée une rupture d’égalité car les gens habitant les villes pourraient avoir l’occasion de voter un mercredi, puis un dimanche" et pas les gens des zones rurales reculées", a expliqué Bruno Retailleau. Mais "il y a bien un motif" pour "cette habileté politicienne qui vient finalement tromper le jeu démocratique" s’est interrogé le sénateur LR, qui a une idée : "Monsieur Macron recherche un électorat plutôt urbain, qui pourrait partir en villégiature le dimanche et dont on aimerait qu’il vote le mercredi pour le laisser libre de ses choix le dimanche". De son côté le rapporteur du texte, le sénateur LR Stéphane Le Rudulier rappelle que "l’élection présidentielle, notamment au premier tour, n’est pas frappée d’une abstention réelle. Cela a l’air d’un amendement bricolé à la dernière minute, vraiment bricolé, qui pourrait semer le doute encore une fois sur l'élection présidentielle" a-t-il déploré

    S’il ne fait pas de doute que l’amendement examiné ce jeudi en séance au Sénat, à majorité LR, va être rejeté, les députés auront le dernier mot sur le texte. Le gouvernement pourra réintroduire l’amendement à l’Assemblée.

    Le débat est donc loin d’être clos alors que la présidentielle est dans toutes les têtes et que le duel Macron/Le Pen a déjà commencé à distance. Un match retour que pronostiquent 67 % de Français mais dont ils ne veulent pas. Alors à droite comme à gauche on tente de se faire une place dans ce tête-à-tête et on se cherche une figure providentielle. Ces derniers jours le nom de Michel Barnier, "Monsieur Brexit", revient ainsi avec insistance du côté des Républilcains au sujet d’une éventuelle candidature à l'élection présidentielle, quand à gauche de nombreuses voix appellent l'ancienne Garde des Sceaux, Christiane Taubira, à se lancer dans la course pour 2022.


    Diffusion : du lundi au samedi à 17h45

    Rediffusion : du lundi au vendredi vers 23h40

    Format : 65 minutes

    Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

    Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

    Productions : France Télévisions / Maximal Production

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  • TURQUIE, OTAN, SAHEL : LE RETOUR DU SHÉRIF AMERICAIN ? 17/02/21


    Invités


    FRANÇOIS CLEMENCEAU

    Rédacteur en chef international - « Le Journal du Dimanche »


    ALEXANDRA DE HOOP SCHEFFER

    Spécialiste des États-Unis et des questions de défense


    PIERRE SERVENT

    Expert en stratégie militaire et spécialiste des questions de défense


    MARIE-ROGER BILOA

    Directrice du groupe de médias « Africa International »


    Pour la première fois depuis l'élection de Joe Biden, les ministres de la Défense de l’Otan se réunissent ce mercredi et jeudi par visioconférence. L’occasion pour le nouveau secrétaire à la défense américain, Llyod Austin d’expliquer à ses pairs quelle sera la ligne adoptée par l’administration Biden en Afghanistan où l’Otan dispose encore de 9600 hommes dans le pays. Un accord signé en février 2020 entre les États-Unis et les talibans fixe au 1er mai 2021 la date butoir pour le retrait des troupes étrangères. Washington a déjà réduit le 15 janvier à 2.500 le nombre de ses soldats sur le territoire afghan, alors que les alliés de l'Otan ont maintenu leurs effectifs dans le pays. Mais depuis les attaques des talibans ont redoublé et un groupe consultatif mis en place par le Congrès américain a récemment appelé à repousser l'échéance de début mai. Aucune décision n’est attendue toutefois avant que Joe Biden ne se prononce.

    Que va décider le président des États-Unis ? Si sa nouvelle équipe n’a donné jusqu'à maintenant peu d'indication sur sa stratégie sur le terrain, le Pentagone a annoncé ces derniers jours sa volonté de tourner la page des années Trump, et de prendre désormais les décisions importantes en pleine concertation avec eux. Le nouveau secrétaire à la défense américain entend également transmettre à ses homologues un message "positif sur la pertinence de l’Alliance", à l’opposé de la vision transactionnelle de Donald Trump, qui considérait l’organisation comme un fardeau pour les États-Unis, voulait "faire payer" les alliés et mettait en doute le principe de la défense collective consacré dans l’article 5 du traité de Washington.

    Un changement de ton attendu par les responsables européens pour reconstruire le partenariat militaire transatlantique après le mandat tumultueux de son prédécesseur qui laisse l’organisation, selon les mots d’Emmanuel Macron, "en état de mort cérébrale". Par ces propos, le chef de l’Etat avait suscité, il y a un an de cela, un large débat sur l’état de santé de l’Otan, et déclencher la formation d’un comité de sages. Ce dernier doit faire émerger de nouvelles orientations pour les années à venir, redéfinir ses relations avec l’extérieur, mais également ses relations en interne, entre les divers membres. Ce travail de réflexion va aboutir à un rapport de 70 pages, intitulé "OTAN 2030 - Unis pour une nouvelle ère", regroupant une série de recommandations portant sur les nouveaux défis que posent la Chine et la Russie à l’organisation mais aussi sur un "code de bonne conduite" pour les membres, alors que les tensions entre ces derniers se sont démultipliées ces derniers temps, notamment avec la Turquie d’Erdogan.

    Parmi les autres sujets de discussion devraient figurer aussi le terrorisme, l’Irak et le sort des djihadistes étrangers encore détenus dans des camps du nord-est syrien administrés par les forces kurdes, un dossier dans lequel le nouveau gouvernement Biden appelle la communauté internationale à rapatrier ses ressortissants, dans la continuité de l'administration de Donald Trump. La plupart des pays, notamment européens, ayant des ressortissants dans ces camps rechignent à les accueillir ou à rapatrier les enfants orphelins de djihadistes.

    Le terrorisme était également au centre des discussions du sommet du G5 Sahel qui vient de se tenir. Mardi Emmanuel Macron, qui y participait en visioconférence depuis Paris, a appelé à "décapiter" les groupes djihadistes affiliés à Al-Qaïda au Sahel et a souligné la nécessité du retour de l’autorité de l’Etat dans les territoires délaissés de la région. Il a par ailleurs indiqué qu'il n'y aurait pas de baisse "dans l'immédiat" des effectifs militaires français, c'est-à-dire de l'opération Barkhane, qui compte actuellement quelque 5100 hommes. "Nous sommes là-bas parce que nous avons un destin lié avec le Sahel. Si le Sahel tombe aux mains du terrorisme, l'Europe en vivra les conséquences" a expliqué le chef de l’État. Un temps envisagé, la réduction des effectifs français a donc été repoussée pour l’instant à la fin de l’été.

    Alors que passe-t-il au Sahel ? L’Otan va-t-elle s'impliquer dans la région ? Le nouveau président américain Joe Biden peut-il relancer l’Alliance mise à mal durant le mandat de Donald Trump ?


    Diffusion : du lundi au samedi à 17h45

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  • ENTREPRISES : QUAND LES AIDES S’ARRÊTERONT… 16/02/21


    Invités


    ÉLIE COHEN

    Économiste – Chercheur au CNRS


    FANNY GUINOCHET

    Journaliste spécialiste des questions économiques et sociales

    Chroniqueuse - « France Info »


    ANNE-SOPHIE ALSIF

    Cheffe économiste au Bureau d’Informations et de Prévisions Économiques


    SOPHIE FAY

    Journaliste au service économie - « L’Obs »


    L'année 2020 a été celle d'une récession record pour la France depuis la Seconde Guerre mondiale. Le produit intérieur brut (PIB) a plongé de 8,3 % l’an dernier, après une croissance de 1,5 % en 2019, selon une première estimation publiée par l'Insee. C'est un peu mieux que les – 9 % qu'anticipaient jusqu'ici l'institut et la Banque de France. Et bien moins mauvais que les - 11 % prévus par le gouvernement, qui jugeait toutefois cette prévision prudente. "La France a connu un choc économique sans précédent mais elle a montré aussi une vraie capacité de rebond en fin d'année", a réagi le ministre de l’Économie Bruno Le Maire. L'économie a en effet mieux résisté au deuxième confinement de novembre, avec un PIB en recul de 1,3 % au quatrième trimestre, quand le consensus des économistes se situait plutôt autour de -4 %.

    Malgré tout, l'économie française a connu un choc inédit avec une mise en hibernation d'un certain nombre de secteurs majeurs de son activité. Ainsi le tourisme qui représente 2 millions d'emplois et 8 % du produit intérieur brut de la richesse française connait la plus grave crise de son histoire. Autre poids lourd de l’économie tricolore, la culture fait également partie des secteurs les plus frappés par l'épidémie. De même pour la filière aéronautique, "l’un des secteurs les plus touchés par la crise du covid -19, une crise comparable à celle de 29 " selon le ministre de l’Économie Bruno le Maire et qui entraîne de nombreux plan sociaux.

    Mais la crise sanitaire sert aussi de prétexte à des restructurations prévues de longue date, dénoncent certains syndicats, notamment la coordination CGT de l’aéronautique. Sans nier la crise du transport aérien, le syndicat estime que celle-ci ne justifie en rien la multiplication et l’ampleur des plans sociaux en cours dans l’aéronautique. Il en veut pour preuve le carnet de commandes encore bien rempli du géant mondial Airbus.

    Alors les entreprises profitent-t-elle de la crise sanitaire pour licencier plus que d’ordinaire ? Et quelles est la situation sur le front de l’emploi ? Publié tous les quinze jours depuis le début de la crise sanitaire, le "tableau de bord" du marché du travail révèle une hausse constante du nombre de plans sociaux, une forte prédominance du chômage partiel dans les secteurs de l’hôtellerie-restauration et du commerce, ainsi qu'une reprise insuffisante de l’embauche des moins de 26 ans, particulièrement impactés depuis le début de la crise sanitaire.

    Étudiants dépourvus de petits boulots ou privés de premier emploi, intérimaires brutalement remerciés… Les jeunes qui affluent dans les files d’attente des banques alimentaires, sont désormais considérés comme victimes à part entière. La crise a pesé deux fois plus sur le revenu des 20-25 ans, qui a chuté de 5 % à 10 % depuis l’été 2020, que sur celui du reste de la population française (+/– 0 % à − 5 %), alertait ainsi une étude du Conseil d’analyse économique publiée fin janvier. Dans ce contexte, gouvernement et oppositions cherchent à promouvoir des mécanismes de revenu garanti, sans pour autant renoncer à ramener vers l’emploi cette "génération sacrifiée". Et une idée fait son retour dans le débat : un "revenu universel" afin de lutter contre la précarité à l’ère du chômage de masse.


    Diffusion : du lundi au samedi à 17h45

    Rediffusion : du lundi au vendredi à 23h40

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    Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

    Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

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  • VARIANTS : DUNKERQUE, METZ… ET APRÈS ? 15/02/21


    Invités


    PR BERTRAND GUIDET

    Chef du service de réanimation - Hôpital Saint-Antoine


    SOPHIE AURENCHE

    Journaliste – « RTL »


    PR ANTOINE FLAHAULT – En direct de Genève

    Épidémiologiste

    Directeur de l'Institut de santé globale de l'Université de Genève


    CÉCILE DUCOURTIEUX – En direct de Londres

    Correspondante à Londres – « Le Monde »


    Alors que les chiffres des nouvelles contaminations par la Covid-19 stagnent autour des 20 000 cas journaliers, à Dunkerque le variant anglais inquiète. Avec un taux d'incidence de 515 cas sur 100 000 habitants et l'hôpital saturé, la préfecture estime que la situation s'est « brutalement dégradée ». Pourtant, les autorités ont décidé de garder les écoles ouvertes, une décision que le maire de la ville, Patrice Vergriete (DVG), ne comprend pas, fustigeant des mesures « déconnectées de la réalité du terrain ». Cette situation, dans la sous-préfecture du Nord comme en Moselle, contraste donc avec celle du pays où l'optimisme repointe son nez. En effet, cette stagnation des chiffres apparaît comme être du temps « gagné » sur le virus alors que la vaccination continue, « 80% des résidents d'Ehpad seront vaccinés d'ici fin février », a indiqué Brigitte Bourguignon, la ministre déléguée en charge de l'Autonomie.

    La Moselle, de son côté, est la source de toutes les craintes. Avec la progression du variant sud-africain (l'un de ceux que les épidémiologistes craignent le plus), estimé à 100 cas par jour, les élus du département demandent des restrictions plus fortes. Pourtant, Olivier Véran n'a décidé ni de la fermeture anticipée des écoles, ni d'un confinement localisé. Le ministre de la Santé a cependant annoncé l'attribution de 30 000 doses de vaccins supplémentaires pour la Moselle.

    De l'autre côté de la Manche, les chiffres sont là en nette baisse. Le confinement strict imposé par le Premier ministre Boris Johnson début janvier semble avoir porté ses fruits. La vaccination a aussi été plus rapide qu'en France, le gouvernement a même atteint son objectif de piquer 15 millions de britanniques vulnérables avant la mi-février. Cependant, le vaccin AstraZeneca utilisé outre-manche inquiète les soignants. Celui-ci, qui est accusé d'être moins opérant chez les plus de 65 ans, serait peu efficace face aux variants du virus et engendrerait de nombreux effets secondaires. En Afrique du Sud, ce vaccin a temporairement été écarté de la campagne d'immunisation.

    Pendant ce temps, les vacances d'hiver ont débuté dans l'Hexagone, une pause souvent propice aux séjours à la montagne. Fermées en France, les stations de ski sont en détresse alors que les remontées mécaniques fonctionnent toujours en Suisse. Avec aucun test PCR demandé à l'entrée de son territoire, celle-ci accueille les férus de ski à bras ouverts. Pour les Français, une virée en Helvétie ne représente donc que peu de contraintes, hormis un test PCR demandé par la France au retour.

    Alors, les situations en Moselle et à Dunkerque présagent-elles d'une dégradation à venir sur l'ensemble du pays ? Les décisions du gouvernement pour ces territoires sont-ils les bonnes ? Boris Johnson a t-il gagné sa bataille contre le Covid ? Le vaccin AstraZeneca est-il vraiment efficace ? À quel point la Suisse bénéficie-t-elle des fermetures des stations de ski françaises ?


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  • GRAND FROID : GARE À LA FACTURE D'ÉLECTRICITÉ ! – 13/02/2021


    JEAN-MARC DANIEL

    Économiste - Professeur émérite à l'ESCP Business School


    SHARON WAJSBROT

    Journaliste énergie – « Les Echos »


    CHRISTINE KERDELLANT

    Directrice de la rédaction – « L’Usine Nouvelle »


    CÉDRIC MUSSO

    Directeur de l’action politique – « UFC - Que Choisir »


    -10, -12, -16°... Les températures glaciales ressenties depuis quelques jours dans le nord de la France ont pris tout le monde de court. Une vague de froid exceptionnelle, la pire depuis celle de 2012, et pourtant ces périodes sont de plus en plus fréquentes... Avec des telles températures, les chauffages carburent et la consommation en électricité s'envole : +42% depuis le début de la semaine. Les centrales électriques, de leur côté, tournent à plein régime, mais pour l'instant le réseau tient : pas de black-out, pas de coupures, même localisées. Pourtant, avec le bouleversement du planning de maintenance dû à l'épidémie de Covid-19, onze réacteurs sont actuellement à l'arrêt sur 56. La vague de froid arrive donc dans une période où le réseau est particulièrement vulnérable.

    Ce climat polaire arrive aussi dans le contexte houleux du projet de réorganisation mené par EDF. Nommé Hercule, celui-ci viserait à scinder en trois entités le groupe français. Une entreprise publique chapeauterait les centrales et le réseau de transport, une autre les activités commerciales, la distribution et les énergies renouvelables, et une dernière s'occuperait des barrages hydroélectriques. Vent debout, les syndicats se mobilisent contre ce qu'ils estiment être « l'acte final d'un long démantèlement du service public», pointant notamment du doigt l'entrée de capitaux privés dans l'entreprise.

    Pour les usagers, EDF signifie surtout « factures ». Et celles-ci ont grimpées depuis quinze ans, avec des prix qui ont augmentés de près de 50%. Pourtant, l'ouverture en 2007 à la concurrence du marché de l'électricité et du gaz laissait présager l'inverse. Aujourd'hui, sur une facture annuelle de 1000 euros, passer à la concurrence ne ferait gagner que 7 à 10% d'économies. Cette augmentation constante du coût de l'électricité quelques que soit le fournisseur s'expliquerait par les taxes et le coût d'acheminement de l'électricité.

    Les Français recherchent alors des solutions pour baisser leurs frais mais certains sont confrontés au problème d'isolation de leur logement. Ces habitations vétustes, ces « passoires thermiques », on en compterait 4,8 millions en France selon le gouvernement. 17% des habitations sont donc énergivores et la loi « énergie-climat » votée en 2019 a pour objectif de les rénover en totalité sur dix ans et par étapes. Pourtant certaines associations fustigent une loi pas assez acérée pour répondre aux objectifs en matière de rénovation. Les méthodes de calcul utilisées pour recenser ces logements sont notamment critiquées.

    Alors, la France peut-elle craindre des coupures d'électricité si la vague de froid venait à durer ou réapparaître ? Que faire pour combattre la hausse infernale des prix de l'électricité ? La loi « énergie-climat » est-elle vraiment efficace pour endiguer les passoires thermiques ?


    Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

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  • COVID : LA MOSELLE INQUIÈTE LA FRANCE - 12/02/2021


    PATRICK PELLOUX

    Médecin urgentiste - Président de l’Association des Médecins Urgentistes hospitaliers de France (AMUF)


    ANNE-CLAUDE CRÉMIEUX

    Professeure en maladies infectieuses - Hôpital Saint-Louis

    Membre de l’Académie de Médecine


    PHILIPPE AMOUYEL – En direct de Lille

    Épidémiologiste et professeur de santé publique –

    Université de Lille


    SOAZIG QUÉMÉNER

    Rédactrice en chef du service politique - « Marianne »


    Les variants sud-africain et brésilien sont actuellement retrouvés dans 4 % à 5 % des tests positifs en France mais un département semble particulièrement touché : la Moselle avec plus de "300 cas ces cinq derniers jours, et pas toujours dans des clusters", a annoncé hier Olivier Véran. Le ministre de la Santé qui juge "la situation inquiétante" se rend aujourd’hui à Metz pour faire le point et sans doute prendre des décisions.

    Le maire de la ville (LR) François Grosdidier réclame depuis plusieurs jours la "fermeture des écoles et un confinement local". "C’est trop" estime Belkhir Belhaddad, député La République en Marche de Moselle qui est néanmoins favorable à la fermeture des établissements scolaires une semaine avant la date des vacances qui doivent démarrer le 21 février prochain en Moselle. Une position partagée par plusieurs députés de la majorité sur le territoire mais aussi le maire Thionville, Pierre Cuny (Divers droite) alors que la diffusion des variants s’est accélérée ces derniers jours dans les écoles : en une semaine, les fermetures de classes fermées ont pratiquement été multipliées par quatre, passant de 23 à 88. Le nombre d'écoles fermées a aussi quadruplé dans l’académie Metz-Nancy, passant de deux à huit.

    Alors que se passe-t-il dans le département ? La Moselle est-elle en train de devenir une bombe à retardement ? La crainte d’un scénario à la portugaise est dans les esprits. Considéré il y a un an à peine, comme le meilleur élève européen sur le front du Covid, le Portugal, relativement épargné encore lors des fêtes de fin d’année, a vu sa population très durement frappée début janvier par le variant anglais et ses hôpitaux totalement saturés. Devenant ces dernières semaines, le pays le plus touché du continent, en dépit de l’instauration d’un nouveau confinement le 15 janvier dernier. Depuis quelques jours, la pression épidémique marque une légère inflexion, néanmoins le nombre de morts reste important et le niveau d'incidence extrêmement élevé. Le gouvernement a prévenu qu’il allait "probablement" prolonger le confinement jusqu'à la mi-mars.

    En France si l’exécutif a choisi de ne pas reconfiner le pays et de laisser partir les Français en vacances, tous les yeux sont rivés sur les chiffres d’hospitalisations pour cause de Covid-19. Des données, qui si elles venaient à trop augmenter, pourraient mener à une saturation des établissements et à un nouveau confinement. Chose que le gouvernement veut désormais à tout prix éviter. Et pour ce faire, la ministre de la Transformation et de la Fonction publique a annoncé que l’État cherchait à "recruter 7500 infirmiers et aides-soignants". Et de préciser : "Oliver Véran a lancé un appel dans notre pays aux infirmiers et aides-soignants qui n’exercent plus. Nous avons besoin d’eux".


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  • MACRON / LE PEN : QUI PEUT TROUBLER LE DUEL ? 11/02/21


    YVES THRÉARD

    Éditorialiste et directeur adjoint de la rédaction – « Le Figaro »


    JÉRÔME FOURQUET

    Directeur du département Opinion de l’institut de sondages IFOP


    ASTRID DE VILLAINES

    Cheffe du service politique - « Huffington Post »


    FRÉDÉRIC SAYS

    Journaliste politique – « France Culture »


    Boostée par les récents sondages, l’un la plaçant en tête du premier tour de la prochaine présidentielle, un autre la créditant de 48 % au second tour face à Emmanuel Macron (52 %), Marine Le Pen accélère sa stratégie de "présidentialisation" et de "dédiabolisation" de son parti. Dans cette optique, la présidente de la formation d’extrême droite - qui cultive depuis plusieurs semaines une image présidentialisée et un discours policé - veut profiter de son face-à-face ce jeudi soir sur France 2 avec le ministre de l’Intérieur pour faire oublier le débat catastrophique de l’entre-deux-tours de 2017.

    A un an et demi de la prochaine présidentielle, il s’agit du premier gros débat télévisuel de Marine Le Pen avec un membre du gouvernement. Un avant-goût du "match retour" que la candidate attend, avec au cœur des échanges les sujets régaliens, comme la laïcité, l'immigration, la sécurité, le projet de loi sur les "séparatismes" actuellement examiné à l’Assemblée nationale, l’islamisme et l’affaire Mila.

    Le débat "permettra de démontrer nos divergences fondamentales", a indiqué Marine Le Pen dans un entretien à 20 Minutes jeudi dernier. La candidate du RN torpille depuis plusieurs semaines le texte du gouvernement sur les "séparatismes" et l’"incapacité" de l’Etat à assurer la sécurité de Mila, l'adolescente iséroise victime de menaces de mort après la diffusion sur les réseaux sociaux d'une vidéo polémique sur l'islam. Dans l’entourage de Gérald Darmanin, on estime également que la confrontation de ce jeudi est "un moment important". "Cela permettra de montrer aux Français nos solutions contre l’islamisme. Des solutions républicaines, fortes, courageuses, mais qui ne font pas fi de l’Etat de droit", assure-t-on, visant en creux celles proposées par Marine Le Pen.

    Un face-à-face qui s’annonce tendu, tant le ton est déjà monté d'un cran ces derniers jours entre les deux protagonistes à l’Assemblée nationale et dans les médias. Tout cela sur fond d’enquêtes d’opinion qui se suivent et laissent entrevoir la même affiche qu'en 2017. Selon une enquête Ifop pour Le Figaro publiée mercredi, les deux tiers des Français (67 %) jugent probable un nouveau duel Macron-Le Pen en 2022. Mais 70 % ne le souhaitent pas, sans pourtant identifier d'autres concurrents qui s'imposeraient nettement.

    Une situation qui inquiète particulièrement à gauche où malgré les appels répétés à l’union, la division persiste. Jean-Luc Mélenchon s’est déjà lancé en campagne. Les Verts annoncent qu’ils se choisiront un candidat avant fin septembre. Et au PS, Anne Hidalgo et Arnaud Montebourg avancent leurs pions… Dans ce contexte, l'ex-secrétaire nationale des Verts Cécile Duflot pointe dans les colonnes du Monde de ce jeudi "le danger Le Pen" comme un "impensé de la gauche". Elle se dit également bouleversée face au "risque de résignation", rappelant le "tremblement de terre" lors de la qualification de Jean-Marie Le Pen au second tour en 2002, "l'enjeu de l'élection : qui va être face à Marine Le Pen" en 2017 et maintenant, pour 2022, "qui peut la battre ?". Le comportement de la gauche est aussi scruté par la majorité qui redoute une abstention importante à gauche au second tour en cas de nouveau face à face entre Emmanuel Macron et la présidente du Rassemblement national.


    Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

    Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30

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  • POUTINE MET L’EUROPE À CRAN  10/02/21


    Invités


    FRANÇOIS CLEMENCEAU

    Rédacteur en chef international - « Le Journal du Dimanche »


    CLÉMENTINE FAUCONNIER

    Politologue, spécialiste de la Russie 


    ALAIN BAUER

    Professeur de criminologie - Conservatoire National des Arts et Métiers


    JEAN-DOMINIQUE GIULIANI

    Président de la Fondation Robert Schuman et de l’ILERI


    Entre la Russie et l'Union Européenne, la tension monte de jour en jour. Mardi, l'Espagnol Josep Borrell, chef de la diplomatie européenne, a déclaré vouloir "proposer aux dirigeants de l'UE des sanctions contre le Kremlin". "Le gouvernement russe est sur une voie autoritaire et se montre sans pitié dans l'affaire Navalny […]. Il serait bon de prévoir ses sanctions. Je vais user de mon droit d'initiative et je ferai des propositions qui combineront des actions pour lutter contre la désinformation et les cyberattaques", a-t-il expliqué lors d'un discours devant le Parlement européen à Bruxelles.

    Ces déclarations font suite à l’affront subi lors de sa visite à Moscou vendredi dernier qui lui a valu une volée de critiques et des appels à la démission. Plusieurs eurodéputés ont notamment dénoncé ce déplacement, évoquant "une erreur grossière" et "un manque de clairvoyance" alors qu'Alexeï Navalny est en prison, et des opposants politiques arrêtés par milliers. De son côté, le diplomate a expliqué être allé à Moscou "pour vérifier si la Russie était disposée à inverser la tendance négative de nos relations". La réponse fut sans équivoque : Non. Mais il maintient qu’il fallait tenter ce déplacement même au risque de tomber dans un piège, avec à la manœuvre le ministre russe des Affaires étrangères.

    Ainsi on a vu vendredi dernier Josep Borrell tenir une conférence de presse au côté du ministre Sergueï Lavrov, avant l’annonce quelques minutes plus tard de l’expulsion de trois diplomates européens - un Allemand, un Polonais et un Suédois - en raison de leur "participation" à des manifestations de soutien à Navalny. Une manœuvre qui avait tous les airs de guet-apens et témoigne d’un mépris pour le représentant des 27 dont les implications sont lourdes. Joseph Borell les a évoqués hier : "l’Europe et la Russie s’éloignent l’une de l’autre".

     De fait, en guise de riposte à ces expulsions jugées "injustifiées", l'Allemagne, la Suède et la Pologne ont expulsé des diplomates russes basés sur leurs territoires respectifs. Il s’agit de la quatrième fois en cinq ans que des pays occidentaux expulsent des diplomates russes. À chaque fois, cela concernait des affaires d’empoisonnement ou d’espionnage, comme en 2018, lorsque Londres et Moscou avaient procédé à des expulsions de diplomates dans le cadre de l'affaire Skripal.

    Mais cette fois l’Europe pourrait aller plus. Le chef de la diplomatie européenne a annoncé qu’il allait proposer de nouvelles sanctions contre la Russie lors du prochain sommet des 27 en mars. Quelles seront-elles ? La France réclame l’abandon du projet de gazoduc Nord Stream 2, qui arrivera en Allemagne, mais Angela Merkel refuse d’y toucher. A moins que l'administration Biden ne vienne s’en mêler.

    Lors d'une conférence sur sa politique étrangère, Joe Biden a promis de contrer l'autoritarisme de la Russie, en insistant sur sa volonté de rompre avec la politique menée par son prédécesseur Donald Trump. "Le temps où les États-Unis se soumettaient face aux actes agressifs de de la Russie (...) est révolu" a déclaré le président américain. Lui qui juge "fondamentalement mauvais" le projet Nord Stream 2 qui devrait permettre de doubler l’acheminement de gaz russe vers le continent et viendrait ainsi concurrencer le gaz américain, pourrait-il aller jusqu'à empêcher sa mise en activité ?

    L'affaire Navalny a en tout cas fait monter d'un cran les tensions entre Washington et le Kremlin. "Les États-Unis condamnent l'usage persistant de tactiques brutales de la Russie", a déclaré le secrétaire d’État américain, réclamant la libération d'Alexeï Navalny. Ce à quoi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a répondu en dénonçant "l'ingérence grossière des États-Unis dans les affaires intérieures de la Russie".


    Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

    Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30

    Format : 65 minutes

    Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

    Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

    Productions : France Télévisions / Maximal Production

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  • VARIANT SUD-AFRICAIN : LA MAUVAISE SURPRISE 09/02/21


    Invités


    CHRISTINE ROUZIOUX

    Professeure émérite de virologie – Faculté de médecine Necker

    Membre de l’Académie de médecine


    EVE ROGER

    Directrice adjointe de la rédaction –

    « Le Parisien - Aujourd’hui en France »


    YVES BUISSON

    Épidémiologiste - Membre de l’Académie nationale de médecine


    CAROLINE TOURBE

    Journaliste sciences et médecine – « Le Point »


    Alors que certaines voix appellent à une annulation pure et simple des dettes souveraines engendrées par la crise du Covid-19, cette solution a été balayée par les instances européennes. Elle est « inenvisageable » et serait « une violation du traité européen qui interdit strictement le financement monétaire des États », a déclaré dans le JDD la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) Christine Lagarde. Le débat est pourtant loin d’être clos en France. À gauche, la France Insoumise, entre autres, pousse pour cette solution. Mais des voix se font également entendre à droite en ce sens, comme celle de Guillaume Peltier, député et vice-président des Républicains.

    De nombreux économistes, dont Thomas Piketty, jugent eux aussi qu’il faut annuler ces dettes. Près de 150 d’entre eux ont d’ailleurs lancé un appel dans une tribune parue dans neuf publications européennes, dont « le Monde ». Ils estiment qu’en annulant ses créances, l’institution pourrait « offrir aux États européens les moyens de leur reconstruction par la transition écologique, mais aussi de réparer la casse sociale, économique et culturelle ».

    Au gouvernement, la question se pose et divise. Les patrons de Bercy expliquent régulièrement qu'un non remboursement mettrait en danger la solidité de la marque France sur les marchés, et rendrait tout emprunt futur plus délicat. « La dette se rembourse, c'est un principe », a ainsi déclaré mi-décembre le ministre délégué chargé des Comptes publics, Olivier Dussopt. D’autres jugent au contraire que le « quoi qu’il en coûte » doit rester d’actualité, et que l’arrêt de la perfusion de l’économie ne peut être envisagée que de manière très progressive.

    Au Sud du continent la situation est catastrophique. En Espagne, au Portugal et en Italie, les mesures de restrictions pour contenir la pandémie ont entrainé une crise économique, qui laisse ces pays exsangues. La situation est telle que l’Espagne, incapable de pouvoir à nouveau mettre le pays à l’arrêt comme lors de la première vague, a dû se résoudre à choisir l’économie au détriment de la santé.

    En Italie, la crise est devenue politique. Alors que le Président du Conseil Giuseppe Conte a présenté sa démission 25 janvier dernier, le chef de l’Etat Sergio Mattarella a chargé Mario Draghi, ancien président de la BCE, favorable au soutien de l’économie par les institutions européennes, de former un nouveau gouvernement.

    En France, l’état de l’économie est également critique. Les tribunaux de commerces voient se succéder les chefs d’entreprise qui tentent de sauver ce qui peut l’être, quand ils ne viennent pas pour la pure et simple liquidation de leur affaire.

    Est-il vraiment soutenable de rembourser la dette massive due à la pandémie de Covid-19 ?

    Quelles solutions sont sur la table pour des relances française et européenne ?

    Comment les pays du Sud vont-ils pouvoir faire face aux crises qu’ils affrontent ?

    Est-il encore envisageable d’éviter les faillites de nombreuses entreprises françaises ? 


    Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

    Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30

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    Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

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  • ANNULER LA DETTE… C’EST VRAIMENT POSSIBLE ? 08/02/21


    Invités


    FRANÇOISE FRESSOZ

    Éditorialiste - « Le Monde »


    DOMINIQUE SEUX

    Directeur délégué de la rédaction - « Les Echos »


    MATHIEU PLANE

    Économiste OFCE – Sciences Po


    FLORENCE AUTRET

    Correspondante à Bruxelles – « Le Télégramme »


    Alors que certaines voix appellent à une annulation pure et simple des dettes souveraines engendrées par la crise du Covid-19, cette solution a été balayée par les instances européennes. Elle est « inenvisageable » et serait « une violation du traité européen qui interdit strictement le financement monétaire des États », a déclaré dans le JDD la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) Christine Lagarde. Le débat est pourtant loin d’être clos en France. À gauche, la France Insoumise, entre autres, pousse pour cette solution. Mais des voix se font également entendre à droite en ce sens, comme celle de Guillaume Peltier, député et vice-président des Républicains.

    De nombreux économistes, dont Thomas Piketty, jugent eux aussi qu’il faut annuler ces dettes. Près de 150 d’entre eux ont d’ailleurs lancé un appel dans une tribune parue dans neuf publications européennes, dont « le Monde ». Ils estiment qu’en annulant ses créances, l’institution pourrait « offrir aux États européens les moyens de leur reconstruction par la transition écologique, mais aussi de réparer la casse sociale, économique et culturelle ».

    Au gouvernement, la question se pose et divise. Les patrons de Bercy expliquent régulièrement qu'un non remboursement mettrait en danger la solidité de la marque France sur les marchés, et rendrait tout emprunt futur plus délicat. « La dette se rembourse, c'est un principe », a ainsi déclaré mi-décembre le ministre délégué chargé des Comptes publics, Olivier Dussopt. D’autres jugent au contraire que le « quoi qu’il en coûte » doit rester d’actualité, et que l’arrêt de la perfusion de l’économie ne peut être envisagée que de manière très progressive.

    Au Sud du continent la situation est catastrophique. En Espagne, au Portugal et en Italie, les mesures de restrictions pour contenir la pandémie ont entrainé une crise économique, qui laisse ces pays exsangues. La situation est telle que l’Espagne, incapable de pouvoir à nouveau mettre le pays à l’arrêt comme lors de la première vague, a dû se résoudre à choisir l’économie au détriment de la santé.

    En Italie, la crise est devenue politique. Alors que le Président du Conseil Giuseppe Conte a présenté sa démission 25 janvier dernier, le chef de l’Etat Sergio Mattarella a chargé Mario Draghi, ancien président de la BCE, favorable au soutien de l’économie par les institutions européennes, de former un nouveau gouvernement.

    En France, l’état de l’économie est également critique. Les tribunaux de commerces voient se succéder les chefs d’entreprise qui tentent de sauver ce qui peut l’être, quand ils ne viennent pas pour la pure et simple liquidation de leur affaire.

    Est-il vraiment soutenable de rembourser la dette massive due à la pandémie de Covid-19 ?

    Quelles solutions sont sur la table pour des relances française et européenne ?

    Comment les pays du Sud vont-ils pouvoir faire face aux crises qu’ils affrontent ?

    Est-il encore envisageable d’éviter les faillites de nombreuses entreprises françaises ? 


    Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

    Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30

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  • INONDATIONS, CLIMAT : LA NOUVELLE CARTE DE FRANCE  06/02/21


    Invités


    Magali Reghezza

    Géographe et maître de conférences à l’École normale supérieure


    Célia QUILLERET

    Journaliste spécialiste de l’environnement – « France Inter »


    Françoise Vimeux

    Climatologue, spécialiste de la variabilité et de l’évolution du climat


    Arnaud Gossement

    Avocat, spécialiste du droit de l'environnement 


    Alors que la France a été frappé le week-end dernier par la tempête Justine, le premier ministre Jean Castex a souhaité hier lors d’une visite à Marmande, dans le Lot-et-Garonne, que l’état de catastrophe naturelle soit déclaré « dans les meilleurs délais » dans les zones inondées du grand sud-ouest.

    À Tartas, petite ville des Landes située entre Mont-de-Marsan et Dax, la Midouze est sortie de son lit pour la cinquième fois en un an, et pour la deuxième fois en un mois. Le 1er janvier, cet affluent de l’Adour avait atteint son plus haut niveau à dans la ville depuis le XIXe siècle.

    Dans le Lot-et-Garonne, « la Garonne n’est plus franchissable entièrement qu’à Marmande et à Agen », a expliqué la préfecture. La coupure de ponts et des axes routiers a par ailleurs entraîné la fermeture de sept écoles depuis lundi. C’est également pour prévenir d’éventuelles difficultés d’accès que les 95 détenus de la maison d’arrêt de Saintes, en Charente-Maritime, ont été transférés vers d’autres établissements de Nouvelle-Aquitaine.

    Ce phénomène de pluie et de vent violents, qui alterne avec de dures périodes de sécheresse, semble corroborer les prévisions des climatologues sur l’accentuation de la fréquence et de l’intensité des événements climatique extrêmes, causée par le réchauffement global.

    Les vents violents et la forte houle du week-end dernier ont modifié le littoral de Charente-Maritime. Les plages ont souffert et, en plusieurs endroits, notamment sur l’Île-de-Ré ou celle d'Oléron, le trait de côte a reculé. Mais tempête ou non, le phénomène est à l’œuvre et menace tous les littoraux. L’indicateur national de l’érosion côtière indique en effet qu’en métropole et dans les DROM (hors Guyane), près de 20 % du trait de côte naturel est en recul et, qu’environ 30 km² de terre ont déjà disparu sur certains secteurs sur une période de 50 ans. Une tendance mondiale. Début 2020, une équipe de chercheurs européens a publié une étude qui concluait en effet sur la disparition de plus de la moitié des plages sableuses mondiales d'ici la fin du XXIe siècle. Le changement climatique et la montée du niveau des mers accentuent le phénomène.

    C’est dans ce contexte que la justice a reconnu mercredi pour la première fois que l’Etat a commis une « faute » en se montrant incapable de tenir ses engagements de réduction des gaz à effet de serre. Deux ans après avoir recueilli plus de 2 millions de signatures en moins d’un mois – une mobilisation sans précédent en France –, pour dénoncer l’« inaction climatique » de l’Etat, les quatre ONG à l’origine de la pétition « L’affaire du siècle » (Notre affaire à tous, Greenpeace, Oxfam et la Fondation Nicolas Hulot) ont été très satisfaites du jugement rendu par le tribunal administratif de Paris. Elles ont salué « une victoire historique pour le climat. » Ce n’est pas la première fois en Europe que ce type de jugement est rendu. En décembre 2019, après quatre ans de procès la Cour suprême des Pays-Bas avait approuvé les conclusions du tribunal qui, le 24 juin 2015, avait exigé que l'Etat néerlandais réduise ses émissions de gaz à effet de serre d'au moins 25% d'ici 2020, par rapport aux niveaux de 1990. Sans quoi il s’agirait d’une « violation des droits des citoyens néerlandais », protégés par la Convention européenne des droits de l'homme.

    Sommes-nous condamnés à connaître de plus en plus d’événements climatiques extrêmes ?

    Quelle menace fait peser sur nous l’implacable érosion de nos littoraux ?

    Suite à la décision de justice sur « L’affaire du siècle », que doit faire le gouvernement ?

    Cela va-t-il influer sur la loi issue de la Convention citoyenne sur le climat, présentée en conseil des ministres mercredi ?

     


    Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

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  • VACANCES… OUI MAIS OÙ ?... ET COMMENT ? 05/02/21


    Invités


    CÉCILE CORNUDET

    Éditorialiste politique - « Les Echos »


    ANNE LE GALL

    Journaliste santé – « Europe 1 »


    JEAN VIARD – En direct d’Aix-en-Provence

    Sociologue - Auteur de « La page blanche » 


    Pr BERTRAND GUIDET

    Chef du service de réanimation - Hôpital Saint-Antoine


    Ce seront des vacances d’hiver bien particulières. Si le reconfinement, tant de fois évoqué ces derniers jours pour mettre un coup d’arrêt à la progression de l’épidémie et des variants du virus de plus en plus présents dans certaines régions, n’est pas (encore) à l’ordre du jour, à la veille des vacances de février qui commencent ce samedi pour la zone A, les restrictions sont nombreuses. Et le Premier ministre a invité une nouvelle fois hier les Français à "la plus grande prudence".

     "Nous avons choisi de ne pas limiter les déplacements entre régions" mais "nous devons éviter tout relâchement" des gestes barrières, "comme vous l’avez fait à l’occasion des fêtes de fin d’année", a rappelé hier Jean Castex lors d’un point presse. Notant que la situation reste "fragile" avec un passage, en l’espace d’un mois, de 3,3 % à 14 % de la part des malades atteints par les variants plus contagieux, dont 15 % à 20 % en Île-de-France la semaine dernière, le chef du gouvernement a prévenu qu’il n’hésiterait pas à décider d’un nouveau confinement en cas de "dégradation forte et rapide" des indicateurs sanitaires.

    Ces annonces ont été faites alors que plus de 23 000 nouveaux cas de contaminations au Covid-19 ont été enregistrés lors des dernières 24 heures en France. La pression hospitalière reste également élevée, selon les données de Santé publique France publiées jeudi : 27 766 personnes sont actuellement hospitalisées des suites du Covid-19 et 3 240 personnes sont en soins intensifs. Par ailleurs, 360 personnes sont décédées du virus en l'espace de 24 heures, soit 77 955 morts en France depuis le début de la pandémie.

    Dans ce contexte, à quoi vont ressembler ces prochaines semaines ? Couvre-feu, voyages hors de l'Union européenne interdits, ski… Qu’est-il possible de faire et de ne pas faire ? En temps normal, à cette période de l’année, près de 3 millions de Français font leurs valises pour gagner les montagnes françaises. Mais cette année, les stations de ski - privées de remontées mécaniques - peinent à attirer. Les taux de réservation sont au plus bas et nombre de commerçants, hôteliers et restaurateurs se disent minés par l'incertitude.

    Sans surprise, les départs à l'étranger s'effondrent également. Dans les agences de voyages, depuis l'annonce de la fermeture des frontières aux pays extérieurs à l'Union européenne le 29 janvier, chaque jour apporte son lot d'annulations. Pour autant, les régions françaises ne semblent pas profiter pour l’instant d'un report des voyageurs. Seules certaines villes comme Madrid où les bars, restaurants et musées sont ouverts malgré la pandémie, semblent devenir des destinations de choix de touristes français. Ainsi après avoir vu en décembre, plus de 4 500 visiteurs tricolores y résider, soit 10 % des voyageurs étrangers, la capitale espagnole aurait vu l’afflux de Français exploser en janvier malgré une situation critique en Espagne sur le font de l’épidémie. Ceux qui s’y rendent en avion doivent néanmoins au préalable présenter un test PCR négatif réalisé dans les 72 heures à l’aller et au retour.

    Une stratégie de dépistage qui va connaître une petite révolution ces prochains jours avec l’arrivée des tests PCR par prélèvement salivaire. Le gouvernement entend multiplier dans les écoles et les universités "au retour des vacances scolaires" ces tests pour plus d'acceptabilité.


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  • FACE AU COVID… LE CHOC DES GÉNÉRATIONS  04/02/21


    Invités


    Christophe BARBIER

    Éditorialiste politique

     

    Jérôme FOURQUET

    Directeur du département Opinion de l'institut de sondages IFOP 


    Sophie AURENCHE

    Journaliste – « RTL »


    Philippe DESSERTINE 

    Directeur de l’Institut de Haute Finance


    Être responsable collectivement pour éviter un reconfinement. Voici le nouveau mot d'ordre de l’exécutif. Après une semaine de tergiversations, et malgré les appels de la communauté scientifique, Emmanuel Macron a choisi d’écarter pour le moment l’éventualité d’un troisième confinement et d’en appeler aux Français et au respects des règles pour freiner la propagation du Covid-19 et de ses variants.

    Routes, commerces et restaurants, aéroports et grands centres commerciaux … Depuis les annonces de Jean Castex vendredi dernier, les contrôles se multiplient et les sanctions tombent. Avec un même discours des autorités : ce tour de vis a pour but d’éviter le confinement. Ainsi le porte-parole du gouvernement a expliqué au micro de RTL : "Nous avons fait le choix de tout faire pour éviter un reconfinement. La contrepartie de ça, c’est évidemment que les règles actuelles, et notamment le couvre-feu à 18 heures, soient pleinement respectées", d’où "une augmentation des contrôles". "Nous avons choisi de ne pas confiner ni de limiter les déplacements. Les conséquences économiques, touristiques, sociales et sanitaires d'un confinement sont extrêmement lourdes", a déclaré pour sa part ce jeudi sur Europe 1 le ministre de l'Intérieur qui à la suite de l’allocution du Premier ministre a demandé à ses services de "faire respecter strictement l’ensemble des nouvelles règles".

    De son côté, le chef du gouvernement doit tenir une nouvelle conférence de presse ce jeudi à 18 heures pour revenir sur la situation sanitaire et évoquer l'impact des mesures misent en place. "Un gros point d’étape" est notamment attendu sur le télétravail, "outil essentiel pour éviter le reconfinement", alors qu’une étude montre une "érosion de la pratique" au mois de janvier. En outre, cette conférence de presse à quelques jours du début des vacances d’hiver, samedi pour la zone A, sera l’occasion d’un nouvel appel à la mobilisation et à la responsabilité des Français, avec toujours en toile de fond la menace d’un durcissement des mesures en cas d’aggravation de la pandémie.

    Selon les derniers chiffres de Santé publique France, l’épidémie de Covid-19 demeure à un niveau élevé dans l’Hexagone, avec 26 362 nouvelles contaminations et 357 décès en 24 heures. Par ailleurs, 27.955 personnes sont actuellement hospitalisées en raison d'une infection au Covid-19, dont 3277 en réanimation (ce qui représente 275 admissions de plus en 24 heures).

    L'enjeu est donc d'éviter une flambée des cas liée au variant britannique, comme cela a pu être observé chez certains voisins européens. Mais la France peut-elle éviter un reconfinement ? Pour l’exécutif, le confinement n'est "pas une fatalité" d’autant qu’il a des conséquences économiques et psychologiques très lourdes notamment chez les jeunes qui se sentent pour beaucoup "abandonnés" et "sacrifiés" par le gouvernement depuis le début de la crise.

    Un raisonnement qui gagne également d’autres pays en Europe. Ainsi après avoir opté pour un confinement drastique pendant les fêtes de fin d’année, l'Italie vient d’autoriser la réouverture des bars et des restaurants jusqu'à 18 heures dans de nombreuses régions. Les musées peuvent également rouvrir leur porte. En revanche, le couvre-feu reste en vigueur sur tout le territoire national de 22 h à 5 h du matin et il est toujours impossible de sortir de sa région, ce au moins jusqu'au 15 février. En Espagne, où les contagions sont en hausse vertigineuse, le gouvernement se refuse lui aussi pour le moment à imposer de nouveau un confinement, alors que le pays est déjà touché par une grave crise économique et un chômage à 16 %. La premier confinement a été catastrophique pour l’économie espagnole et pour nombre d’économistes la péninsule ibérique n’a plus les capacités financières pour se permettre un nouveau confinement généralisé.

    Alors est-ce la fin du quoi qu’il en coûte ? Les jeunes et les personnes âgées sont-ils les sacrifiés du Covid ?


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