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  • C dans l'air l'invité du 22 mai 2024 : Antoine Vey, avocat de Julian Assange, auteur de "Julian Assange : La plaidoirie impossible"

    Le journaliste et lanceur d'alerte Julian Assange est en ce moment au cœur d’une procédure d’extradition demandée par les États-Unis. Lundi la Haute Cour de justice de Londres a jugé que les garanties données par les États-Unis n’étaient pas satisfaisantes sur sa liberté d’expression et le fait qu’il ne risquait pas la peine capitale. Antoine Vey, avocat aux barreaux de Paris, est celui qui défend les droits de Julian Assange, un informaticien devenu journaliste pour WikiLeaks. Il est privé de liberté depuis plus de 10 ans et incarcéré depuis 2019 à la prison de haute sécurité de Belmarsh au Royaume-Uni pour "espionnage". Il encourt 175 ans de prison.

    Julian Assange est, par la force des choses, devenu un combattant du droit à l’information mais aussi un combattant qui a défié le pouvoir en révélant au grand public des informations sérieuses et vérifiées que les médias traditionnels n’étaient pas en mesure de collecter et de publier. Dans son nouveau livre "Julian Assange : La plaidoirie impossible", Antoine Vey affirme que "Julian Assange n’a fait que révéler des informations vraies. En exposant des faits et en les diffusant au plus grand nombre, Julian Assange a commis un crime de lèse-majesté. Il a montré que le Prince n’était plus qu’un roi nu et qu’il devrait répondre de ses forfaits devant les citoyens". La qualification juridique des faits est limpide. Pour le juge Baltasar Garzón qui pilote la coordination de la défense de Julian Assange : "Le cas Assange est très clair d’un point de vue juridique. Il s’agit d’une persécution politique, motivée par le fait qu’il est journaliste".

    Antoine Vey revient aussi dans le détail sur un certain nombre d’arrangements judiciaires. Le premier amendement de la Constitution américaine "garantit la liberté d’expression et le droit de la presse". Grâce à ce texte, il n’y a jamais eu aucune poursuite de journalistes ou d’organes de presse pour la publication de documents classifiés, sans compter sur Julian Assange qui y échappe. Pour son avocat "il n'est pas accusé de quelque chose de juridique ou judiciaire, il est mis en cause dans le cadre d'une stratégie".

    Antoine Vey, avocat et auteur de "Julian Assange : La plaidoirie impossible" aux éditions Plon reviendra sur le cas de son client Julian Assange, incarcéré depuis 2019 à la prison de haute sécurité de Belmarsh au Royaume-Uni pour "espionnage". Il reviendra sur son appel au sursaut national des Français pour défendre ce journaliste et plus globalement notre droit d’être informé librement

  • C dans l'air du 21 mai 2024 : Opération "mains rouges" : les manipulations de Poutine

    Nos experts :
    - GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur de "Ce qui nous attend"
    - ALAIN PIROT - Journaliste spécialiste des questions de défense
    - ANNE NIVAT - Reporter de guerre, auteure de "La haine et le déni"​
    - FRÉDÉRIC CHARILLON - Politologue spécialiste des relations internationales, ancien directeur de l’Institut de recherches stratégiques de l’École militaire (Irsem). 

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  • C dans l'air du 21 mai 2024 : Opération "mains rouges" : les manipulations de Poutine

    Moscou montre ses muscles. Hier, l'armée russe a annoncé avoir débuté près de l'Ukraine des exercices militaires sur l'utilisation d'armes nucléaires tactiques. Une démonstration de force et une manière de répondre à la proposition d'Emmanuel Macron qui suggérait il y a quelques semaines d'élargir la dissuasion nucléaire au continent européen. Sur le terrain, la Russie continue également d'avancer. Depuis le 10 mai, ses bataillons ont conquis un peu plus de 150 kilomètres carrés de territoire dans la région de Kharkiv. La zone d'affrontements s'étire désormais sur plus de 1 000 kilomètres. Une difficulté pour les troupes ukrainiennes qui peinent à couvrir le front.

    Toujours dans cette stratégie de dispersion, la Russie attroupe actuellement entre 9 000 et 10 000 hommes au nord de la Russie, juste en face de la région ukrainienne de Soumy. Si le président ukrainien Zelensky assure que "nous gardons le contrôle partout", l'inquiétude monte dans les rangs de l'état-major fait déjà face à une pénurie d'hommes. L'Ukraine aimerait également mieux protéger son ciel, elle déplore déjà quelque 8 000 attaques de missiles balistiques et drones de longue portée russes. Mais elle manque de technologies. Dans une tribune publiée par Le Monde la semaine dernière, plusieurs intellectuels appellent d'ailleurs les Européens à livrer à l'Ukraine du matériel sol-air, à l'image des Patriot américains ou des SAMP/T-Mamba franco-italiens, à même de détruire les missiles balistiques russes. "C’est cet ensemble qu’il faut procurer d’urgence à l’Ukraine, afin de fermer le ciel ukrainien aux missiles russes", écrivent-ils.

    Si les partenaires de l'Ukraine sont divisés sur la degré d'aide militaire à apporter, certains font déjà les frais de la guerre indirecte menée par le Kremlin à l'Occident. Depuis plusieurs mois, les tentatives d'ingérence russes se multiplient, de la Pologne à l'Espagne en passant par la France. Hier, plusieurs médias ont révélé que la DGSI suspectaient la Russie d'être à l'origine des mains rouges taguées sur le Mémorial de la Shoah découvertes la semaine dernière, à Paris. Une affaire similaire avec celle des étoiles de David peintes sur les murs parisiens, là encore pilotée par le FSB, estiment les renseignements français. Selon eux, cette campagne de désinformation destinée à diviser les opinions publiques a débuté dès le printemps 2023 en Pologne. Des Moldaves, pilotés, à distance par le FSB y menaient déjà des actions de désinformation, de surveillance et de sabotage. Et pas plus tard qu'hier, une attaque cyber "d'une ampleur inédite" a visé la Nouvelle-Calédonie, selon le gouvernement local, alors que le président Emmanuel Macron s'apprêtait à se atterrir sur l'archipel. Quelques jours plus tôt, c'est le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin qui faisait état d'une ingérence de l'Azerbaïdjan, proche de la Russie, dans les émeutes qui agitent le territoire d'Outre-mer.

    Toujours sur le plan international, la Cour pénale internationale reste au centre de l'attention. Il y a deux jours, son procureur général, Karim Khan, a demandé à la cour l'émission de mandats d'arrêt contre Benjamin Netanyahu, deux de ses ministres et trois des principaux chefs du Hamas. Cette décision, qui doit encore être validée par les trois juges de la chambre préliminaire, a suscité une levée de boucliers de la part de plusieurs pays comme les États-Unis, l'Italie ou l'Allemagne, qui y voient un dangereux parallèle entre le Hamas et l'État hébreu. De son côté, le Quai d'Orsay a annoncé "soutenir la CPI". Mais qui est donc Karim Khan, l'homme qui fait encore un peu plus trembler le cabinet de guerre de Netanyahu ? Avocat de formation, ce britannique a été procureur de la Couronne d'Angleterre avant de se lancer dans le droit international. Avant d'être nommé procureur général de la CPI en 2021, il a notamment dirigé l'enquête de l'ONU qui a mis en évidence le génocide des Yézidis perpétré par Daech Irak. En 2023, c'est aussi sous ses ordres, que la CPI a émis un mandat d'arrêt contre Vladimir Poutine pour les crimes de guerre supposés commis en Ukraine.

    Quelle est la stratégie de Vladimir Poutine en ouvrant un nouveau front en Ukraine ? Pourquoi les Européens suspectent Moscou d'ingérences dans l'UE ? Et qui est Karim Khan, le procureur général de la CPI qui vient de demander un mandat d'arrêt contre Netanyahu ?

    Nos experts :
    - GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur de "Ce qui nous attend"
    - ALAIN PIROT - Journaliste spécialiste des questions de défense
    - ANNE NIVAT - Reporter de guerre, auteure de "La haine et le déni"​
    - FRÉDÉRIC CHARILLON - Politologue spécialiste des relations internationales, ancien directeur de l’Institut de recherches stratégiques de l’École militaire (Irsem). 

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION :  Caroline Roux -  Axel de Tarlé - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40

    PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe Thiéfine

    RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine

    PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions

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  • C dans l'air l'invité du 21 mai 2024 : Nicolas Berrod, journaliste au Parisien au service Futurs, santé, médecine, science, climat, numérique.

    Entre le 1er janvier et le 19 avril 2024, 1 679 cas de dengue importée ont été détectés dans l’Hexagone, contre 131 cas sur la même période en 2023. Selon la directrice générale de Santé publique France Caroline Semaille, "ce que nous observons dans l’Hexagone est un miroir de ce qui se passe aux Antilles, et plus largement dans la zone Amérique latine et Caraïbes", où la dengue circule depuis le début de l’année "à des niveaux jamais atteints". Près de 20 % âgés de plus de 65 ans sont concernés, et “très peu d’enfants”. La dengue est une maladie virale (le plus souvent bénigne) qui peut évoluer dans environ 1 % des cas, vers une forme plus grave provoquant des saignements. Les décès sont très rares. Les symptômes, souvent de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures), apparaissent dans les 3 à 14 jours suivant la piqûre

    À ce jour, seul le vaccin du groupe français Sanofi est autorisé en France (uniquement proposé aux Antilles et en Guyane aux personnes entre 9 et 45 ans ayant déjà été infectées, avec 3 doses en 6 mois). Un autre produit pourrait arriver sur le marché : il s’agit du Qdenga, mis au point par le laboratoire japonais Takeda.

    À l’approche des Jeux olympiques, la lutte contre le moustique devient une priorité pour l’Agence régionale de santé. D’après le Covars "la conjonction prochaine de grands événements sportifs internationaux en métropole pendant la saison estivale, engendrant d'importantes migrations de populations venant du monde entier renforce les risques de survenue de foyers de dengue, Zika et chikungunya".

    Nicolas Berrod, journaliste au service Futurs du Parisien - Aujourd’hui en France, reviendra sur la recrudescence des cas de dengue à l’approche des Jeux olympiques.

  • C dans l'air du 21 mai 2024 : Nouvelle-Calédonie : Macron s'en mêle

    Nos experts :
    - Christophe BARBIER - Editorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur
    - Audrey GOUTARD - Grand reporter spécialisée dans les faits de société - France Télévision
    - Nathalie SCHUCK - Grand Reporter - Le Point
    - Jean GARRIGUES - Historien, président du Comité d’histoire parlementaire 
    - Claude MALHURET (en duplex) - Sénateur, rapporteur de la Commission d'enquête du Sénat sur l'utilisation du réseau social TikTok

  • C dans l'air du 21 mai 2024 : Nouvelle-Calédonie : Macron s'en mêle

    Après plus d’une semaine d’émeutes et six morts, dont deux gendarmes, en Nouvelle-Calédonie, Emmanuel Macron a décidé de se rendre dès ce soir dans l’archipel pour y installer une "mission" dont les contours ne sont pas encore précisés. Hier lors d’un nouveau Conseil de défense, le chef de l’Etat avait salué "de nets progrès dans le rétablissement de l'ordre", tout en décidant de déployer des militaires devant les édifices publics pour soulager les policiers et les gendarmes de ce territoire du Pacifique sud toujours en proie à des blocages. 

    L’Etat d’urgence qui a été déclaré mercredi pour une durée de douze jours, n’est pas prolongé, pour l’instant. "La situation est en voie de se normaliser" et "le sujet [d’une prolongation] n’a pas été adopté ce matin", a expliqué la porte-parole du gouvernement Prisca Thevenot. La fermeture de l’aéroport a, en revanche, été prolongée jusqu’à jeudi, mais sans attendre l’Australie et la Nouvelle Zélande ont entrepris de rapatrier leurs ressortissants bloqués, en affrétant des vols aujourd’hui.

    Sur place, la situation reste très tendue et la maire de Nouméa Sonia Lagarde, soutien d'Emmanuel Macron, réclame une "pause" dans le projet constitutionnel de dégel du corps électoral. Dans un entretien au Monde, elle assure que ses mises en garde n’ont pas été écoutées et critique le manque de consultation en amont de cette réforme décriée par les indépendantistes qui revient sur le "gel" du corps électoral prévu par les accords de Nouméa en 1998. Le camp des loyalistes, à l’inverse, a appelé ce mardi à ce que la réforme électorale qui embrase l'archipel depuis une semaine aille à son terme. "Ce texte doit poursuivre sa route parlementaire. Le Congrès de Versailles (qui doit encore se réunir avant fin juin, NDLR) ne doit être ni suspendu, ni annulé", a exhorté le député non indépendantiste Renaissance de Nouvelle-Calédonie, Nicolas Metzdorf. 

    Le débat sur la réforme du corps électoral, soutenue par la droite et l’extrême droite, est également relancé en France dans la classe politique. Parallèlement, dans l’Hexagone, le Conseil d’Etat examine ce mardi le recours contre l’interdiction du réseau social chinois TikTok dans l’archipel. Cette décision prise le 15 mai dernier par l’exécutif a été notamment attaquée en justice par la Quadrature du Net et la LDH, qui l'estiment liberticide. Si le gouvernement avait dans un premier temps évoqué un lien avec l'état d'urgence, Matignon mentionne désormais des "circonstances exceptionnelles" pour justifier ce choix. 

    Alors quelle est la situation à Nouméa ? Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il décidé de se rendre dans l’archipel ? Comment sortir de la crise ? Quels sont les enjeux autour de l’interdiction de TikTok en Nouvelle-Calédonie ? Enfin pourquoi la fronde sociale gronde-t-elle dans les transports parisiens à l’approche des JO ?

    Nos experts :
    - Christophe BARBIER - Editorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur
    - Audrey GOUTARD - Grand reporter spécialisée dans les faits de société - France Télévision
    - Nathalie SCHUCK - Grand Reporter - Le Point
    - Jean GARRIGUES - Historien, président du Comité d’histoire parlementaire 
    - Claude MALHURET (en duplex) - Sénateur, rapporteur de la Commission d'enquête du Sénat sur l'utilisation du réseau social  

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  • C dans l'air l'invitée du 20 mai 2024 : Alice Ekman, analyste en charge de l'Asie à l'Institut d'études de sécurité de l'Union européenne

    Le gouvernement français a pris une décision inédite dans une démocratie occidentale. Mercredi dernier, le Premier ministre Gabriel Attal a annoncé une série de mesures afin de rétablir l'ordre en Nouvelle-Calédonie après 3 jours d’affrontements. L'état d'urgence y a été décrété et l’accès au réseau social chinois TikTok, largement utilisé par les émeutiers, a été interdit.

    Aux États-Unis aussi la pression est montée sur TikTok. Le Sénat américain a adopté le 23 avril une loi qui oblige la plateforme à couper ses liens avec sa maison mère, ByteDance, et plus largement la Chine, s’il ne veut pas être interdit dans le pays. 

    Alice Ekman est spécialiste de la Chine, analyste responsable de l’Asie à l’Institut d’études de sécurité de l’Union européenne et auteure de "Chine-Russie. Le grand rapprochement" aux éditions Gallimard. Elle reviendra sur l’influence et l'ingérence chinoise à travers la plateforme TikTok.

  • C dans l'air du 20 mai 2024 : Mort d'Ebrahim Raïssi : incertitudes en Iran

    Nos experts :
    •    FRÉDÉRIC ENCEL - Docteur en géopolitique - Maître de conférences - Sciences Po Paris
    •    ALAIN BAUER - Professeur au CNAM, responsable du pôle sécurité, défense et renseignement
    •    AGNÈS LEVALLOIS - Spécialiste du Moyen Orient et vice-présidente de l’IREMMO, Institut de Recherche et d’Études Méditerranée Moyen-Orient
    •    DAVID RIGOULET-ROZE - Politologue - Chercheur associé à l’IRIS, rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques
    •    CHIRINNE ARDAKANI (via skype) - Avocate franco-iranienne au Barreau du Val d’Oise, membre du collectif Iran Justice

  • C dans l'air du 20 mai 2024 : Mort d'Ebrahim Raïssi : incertitudes en Iran

    Son hélicoptère s'est crashé dans un épais brouillard, alors que le convoi présidentiel se dirigeait vers la ville de Tabriz, au nord-ouest de Téhéran. Le président iranien Ebrahim Raïssi est mort ce lundi, à 63 ans. "J’annonce cinq jours de deuil public et je présente mes condoléances au cher peuple iranien", a déclaré l'ayatollah Ali Khameneï, plus haut responsable de la République islamique dans un communiqué publié quelques heures plus tard. "La nation n’a pas besoin d’être inquiète ou anxieuse puisque l’administration du pays ne sera pas du tout perturbée", a tout de suite ajouté le guide suprême, signe que le pays reste dirigé par les Mollahs. Propulsé par le Conseil des gardiens de la révolution, qui avaient écarté tous ses concurrents, Ebrahim Raïssi avait été élu en juin 2021, lors d'un scrutin boycotté par une majorité d’Iraniens, notamment à Téhéran. Réputé proche d'Ali Khameneï, Ebrahim Raïssi, était pressenti pour succéder au guide suprême, âgé de 85 ans. D'abord Juge religieux, il avait été nommé procureur de Téhéran en 2014. Connu pour sa sévérité, il avait été placé la même année sur la liste noire des États-Unis pour "complicité de graves violations des droits humains".

    En septembre 2022, c'est encore sous sa présidence qu'a eu lieu la sanglante répression dans les rues après la révolte populaire qui a suivi la mort de Mahsa Alimi. Près de 500 Iraniens liés aux manifestations ont été tués, dont huit pendus. C'est aussi à cette période que le régime iranien a commencé à éborgner "systématiquement" les manifestants, selon Iran Human rights. Selon l'ONG basée en Norvège, au moins 138 personnes ont été victimes de cette méthode de répression. Exilée en France, la journaliste iranienne Aïda Ghajar a également recueilli des dizaines de témoignages de victimes d'éborgnement. Une manière selon elle, de "tenir à l'ombre", ces manifestants tout en les dissuadant de critiquer le régime des mollahs.

    Une chose est sûre, malgré la mort du président iranien Raïssi, la menace reste intacte pour Israël. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu n'a pour l'instant pas réagi à la nouvelle, lui qui se trouve actuellement dans une posture délicate. Ces derniers jours, son principal rival et membre du cabinet de guerre, Benny Gantz, a menacé de démissionner si le Premier ministre ne lui présentait pas d'ici le 8 juin un plan d'action en six points permettant à la fois une libération complète des otages et un désengagement progressif de l'armée à Gaza. Un compromis que Netanyahu a déjà rejeté : "Tandis que nos troupes héroïques se battent pour détruire les bataillons du Hamas à Rafah, M. Gantz a choisi de présenter un ultimatum au premier ministre au lieu de présenter un ultimatum au Hamas", a-t-il réagi samedi par voie de communiqué. Quelques jours plus tôt, c'est le ministre de la Défense Yoav Gallant qui accusait le Premier ministre de précipiter l’État hébreu vers l’instauration d’un régime militaire à Gaza, dont il juge le coût humain et financier insoutenable. Pris en tenaille dans son cabinet de guerre, Benyamin Netanyahu est désormais visé par la communauté internationale. Il y a quelques heures, le procureur général de la Cour pénale internationale (CPI) a réclamé un mandat d'arrêt contre le Premier ministre israélien pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

    Qui était le président iranien Ebrahim Raïssi ? Quelles conséquences peut avoir sa mort sur la situation au Proche-Orient ? Pourquoi le régime iranien a-t-il mis au point un éborgnement méthodique de ses opposants dans la rue ? Et la décision de la CPI menace-t-elle Benyamin Netanyahu ?

    Nos experts :
    •    FRÉDÉRIC ENCEL - Docteur en géopolitique - Maître de conférences - Sciences Po Paris
    •    ALAIN BAUER - Professeur au CNAM, responsable du pôle sécurité, défense et renseignement
    •    AGNÈS LEVALLOIS - Spécialiste du Moyen Orient et vice-présidente de l’IREMMO, Institut de Recherche et d’Études Méditerranée Moyen-Orient
    •    DAVID RIGOULET-ROZE - Politologue - Chercheur associé à l’IRIS, rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques
    •    CHIRINNE ARDAKANI (via skype) - Avocate franco-iranienne au Barreau du Val d’Oise, membre du collectif Iran Justice 

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION :  Caroline Roux -  Axel de Tarlé - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40

    PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe Thiéfine

    RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine

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  • C dans l'air du 18 mai 2024 : Made in China, l'Amérique se barricade. Et nous ?

    Nos experts :
    •    Philippe DESSERTINE - Économiste, directeur de l’Institut de Haute Finance, auteur de "Le grand basculement"
    •    Sylvie MATELLY - Économiste, directrice de l’Institut Jacques Delors, auteure de "Géopolitique de l’économie"
    •    Ursula GAUTHIER - Cheffe du service international et ancienne correspondante en Chine - L'Obs
    •    Thomas PORCHER - Économiste, membre des "Économistes Atterrés"

  • C dans l'air du 18 mai 2024 : Made in China, l'Amérique se barricade. Et nous ?

    Face à la Chine, les États-Unis haussent le ton. Pour dissuader les exportations de voitures électriques chinoises à bas coût, les Américains ont annoncé mercredi une impressionnante hausse des droits de douanes contre le géant asiatique, de 25 à 100%. Joe Biden voit d'un mauvais œil l'arrivée de ces véhicules peu chers car lourdement subventionnés et reproche à la Chine des pratiques commerciales déloyales : transfert forcé de technologies, violations de la propriété intellectuelle, dumping social… "Nos travailleurs peuvent être plus compétitifs que n’importe qui tant que la concurrence est juste. Mais pour trop longtemps, elle ne l’a pas été", a déclaré mardi le président américain lors d’un discours à la Maison-Blanche. Face à cette mesure inédite, la Chine prépare ses arrières. Jeudi, le président Xi Jinping a accueilli son homologue russe Vladimir Poutine, avec qui il a annoncé renforcer son partenariat stratégique. Fragilisé par sa guerre en Ukraine et les sanctions économiques qui en découlent, le président russe s'appuie lourdement sur les importations chinoises. Les échanges commerciaux sino-russes ont ainsi dépassé les 240 milliards d’euros en 2023. En France, l'ambiance est également à la méfiance face aux pratiques commerciales chinoises, mais Emmanuel Macron n'a pas osé froisser Xi Jinping lors de sa visite à Paris la semaine dernière. Tout juste a-t-il déclaré vouloir souler "en toute amitié et confiance" les "préoccupations, pour essayer de les surmonter".

    Symbole de cette léthargie française, l'industrie photovoltaïque française est en train de sombrer. Mi-avril, le Tribunal de commerce de Nantes a prononcé la liquidation de Systovi, l’un des deux derniers fabricants français de panneaux photovoltaïques. L'entreprise n'a pas retrouvé de repreneurs et certains députés enragent de voir les panneaux chinois vendus quatre fois moins chers sur le marché. "La qualité était là, assure un salarié auprès du Parisien, nos produits sont performants, mais ce qui nous a tués, c’est le marché et l’écart avec les prix chinois." Le dumping a atteint son paroxysme à l'été dernier quand le prix des panneaux chinois a été divisé par deux. Résultat, l'industrie français patine et la Chine en profite : 80% des installations photovoltaïques sont actuellement fabriquées dans l'empire du milieu.

    Et la Chine ne risque pas de perdre son monopole de sitôt avec les tensions sur les ressources de nickel, minerai servant notamment à la fabrication de batteries. Alors que la Nouvelle-Calédonie est au bord de la guerre civile à cause de la réforme de son corps électoral, l'île est aussi victime de la crise du nickel, dont le prix a chuté de 43% en 2023. Une situation qui fragilise l'économie de la Nouvelle-Calédonie qui abrite 25% des ressources mondiales en nickel. À cause de cette crise, les trois groupes qui exploitent le minerai sur l'île font face à des pertes record. Le groupe français Eramet et sa filiale Société Le Nickel (SNL), premier employeur de l'archipel, a enregistré une chute de ses ventes de 50%. Une crise qui ne risque pas de favoriser un retour au calme sur ce territoire d'Outre-mer.

    Comment la Chine va-t-elle réagir à la brutale hausse des droits de douane américains ? La France est-elle trop tendre face à la guerre commerciale menée par Xi Jinping ? Et comment la crise du Nickel contribue-t-elle aux tensions en Nouvelle-Calédonie ?

    Nos experts :
    •    Philippe DESSERTINE - Économiste, directeur de l’Institut de Haute Finance, auteur de "Le grand basculement"
    •    Sylvie MATELLY - Économiste, directrice de l’Institut Jacques Delors, auteure de "Géopolitique de l’économie"
    •    Ursula GAUTHIER - Cheffe du service international et ancienne correspondante en Chine - L'Obs
    •    Thomas PORCHER - Économiste, membre des "Économistes Atterrés" 

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION :  Caroline Roux -  Axel de Tarlé - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40

    PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe Thiéfine

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    PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions

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  • C dans l'air l'invité du 17 mai : Elie Cohen, économiste et directeur de recherche au CNRS.

    Le patron de Stellantis Carlos Tavares va vendre en Europe, dans les concessions Peugeot, Citroën, Fiat, Opel, des voitures chinoises, fabriquée en Chine. Les modèles seront ensuite lancés dans trois régions supplémentaires à partir du dernier trimestre de cette année. Après cette annonce, Stellantis gagnait 1,47% en Bourse et Leapmotor 6,85 %. La Commission européenne a annoncé avoir ouvert une enquête sur les subventions massives accordées par Pékin à ses constructeurs de véhicules électriques, qui leur permettent de casser les prix sur le marché européen. "Les marchés mondiaux sont désormais inondés de voitures électriques moins chères. Et leur prix est maintenu artificiellement bas grâce à d'énormes subventions publiques" a déclaré Ursula von der Leyen. Le patron de Stellantis Carlos Tavares décrit la "brutalité" de la compétition qui s’annonce avec les constructeurs chinois sur la voiture électrique. Et demande à la France de laisser son entreprise faire ses propres choix industriels "raisonnables et raisonnés".

    Décryptage avec l'économiste Elie Cohen, invité de Axel de Tarle 

  • C dans l'air du 17 mai 2024 :  Emeutes, violences... et fin de campagne européenne? 

    Les experts : 

    - JÉRÔME JAFFRÉ - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF
    - LOUIS HAUSALTER - Journaliste politique - Le Figaro 
    - CAROLINE MICHEL-AGUIRRE - Grand reporter au service politique - Le Nouvel Obs
    - GAEL SLIMAN - Président et Cofondateur de l'Institut Odoxa

  • C dans l'air du 17 mai 2024 : Emeutes, violences... et fin de campagne européenne?

    A trois semaines des élections européennes, la campagne est évincée par les crises et les faits divers qui rythment l’actualité nationale, et bousculent le camp présidentiel. Cette semaine devait en effet débuter par l’annonce lundi d’importants investissements de grandes multinationales lors du sommet Choose France. Le chef de l’Etat devait ensuite défendre sa politique énergétique basée sur le développement des énergies renouvelables et la relance du nucléaire à l’occasion d’un déplacement mercredi à Fécamp sur un parc éolien en mer puis jeudi à Flamanville pour l’inauguration de l’EPR. De son côté, Gabriel Attal avait prévu une conférence de presse ce vendredi pour annoncer des mesures sur le travail, avant un débat face à Jordan Bardella (RN) le 23 mai prochain sur France 2.

    Et puis tout a volé en éclats. Les violentes émeutes qui secouent la Nouvelle-Calédonie depuis lundi, déclenchées par une réforme du corps électoral, s’ajoutent à l’attaque sanglante d’un fourgon pénitentiaire dans l’Hexagone au cours de laquelle deux agents ont été tués et à celle ce vendredi d’une synagogue à Rouen. Une actualité sombre qui a poussé le chef de l’Etat à annuler ses déplacements depuis mercredi, à convoquer un Conseil de défense et à décréter l’état d’urgence en Nouvelle-Calédonie.

    Cette nuit la situation a été un peu plus calme dans l’archipel mais le règlement politique de la crise est dans l’impasse tandis qu’un autre projet de loi concernant Mayotte, cette fois, divise la majorité. Emmanuel Macron reçoit ce vendredi des élus mahorais pour évoquer la suppression du droit du sol à Mayotte via un projet de loi constitutionnel, en réponse aux évènements de février dernier. A l’époque, l’île a, elle aussi, connu des barrages menés par des collectifs de citoyens pour demander le contrôle de l’immigration et de la délinquance.

    Autant d’évènements qui viennent impacter la campagne des européennes et placent les questions de sécurité au centre des débats. D’après un dernier sondage Odoxa pour Le Figaro, cette thématique se hisserait désormais en troisième position des problématiques qui influenceront le vote des Français aux européennes, derrière l’inflation et le pouvoir d’achat. 64 % des Français interrogés estiment également que l’attaque du fourgon pénitentiaire dans l’Eure n’est pas un "fait divers" mais bien un "fait de société" reflétant une progression de la violence dans le pays.

    Les experts : 

    - JÉRÔME JAFFRÉ - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF
    - LOUIS HAUSALTER - Journaliste politique - Le Figaro 
    - CAROLINE MICHEL-AGUIRRE - Grand reporter au service politique - Le Nouvel Obs
    - GAEL SLIMAN - Président et Cofondateur de l'Institut Odoxa

  • C dans l'air l'invité du 16 mai avec Olivier Esteves, professeur des universités, spécialiste du monde anglophone, de l’ethnicité et de l’immigration et co-auteur de La France tu l’aimes, mais tu la quittes.

    Olivier Esteves est professeur des universités, spécialiste du monde anglophone, de l’ethnicité et de l’immigration. Avec Alice Picard et Julien Talpin, il publie La France tu l’aimes, mais tu la quittes, aux éditions du Seuil.

    Alors que la France est le pays qui compte le plus de musulmans en Europe, l’enquête sociologique d’Olivier Esteves tente d’expliquer ces départs. Parmi les raisons évoquées, 71% évoquent la volonté de moins subir de racisme et de discriminations, celle de vivre sereinement leur religion (64 %). Le droit à l’indifférence mais à celui de progresser professionnellement (41%) aussi, pour ces jeunes souvent très diplômés qui trouvent l’ascenseur social enrayé, bloqué par les discriminations à l’embauche. Cette enquête sociologique s’est appuyée sur un échantillon de plus de 1000 personnes et sur 140 entretiens approfondis. L’ouvrage révèle les effets délétères de l’islamophobie qui, vus d’ailleurs, semblent constituer une exception française.

    Olivier Esteves, professeur des universités, spécialiste du monde anglophone, de l’ethnicité et de l’immigration reviendra sur son enquête.

  • C dans l'air du 16 mai 2024 : Nouméa : émeutes, pillages...une situation hors de contrôle ?

    Les experts : 

    - YVES THRÉARD - Éditorialiste, directeur adjoint de la rédaction - Le Figaro
    - PIERRE HASKI - Chroniqueur international - France Inter et L’Obs 
    - NATHALIE NOUZIERES - Rédactrice en chef pôle Outre-mer – France Télévisions
    - MARTIAL FOUCAULT - Professeur à Sciences Po titulaire de la Chaire Outre-mer
    - BERNARD MEUNIER - Ancien membre du GIGN, auteur de Négociations extrêmes 

  • C dans l'air du 16 mai 2024 : Nouméa : émeutes, pillages...une situation hors de contrôle ?

    Comment ramener le calme en Nouvelle-Calédonie ? Paris a décidé d’envoyer l’armée et de décréter l’état d’urgence. Une nouvelle réunion de crise a été organisée à l’Elysée ce matin. Face à la gravité de la situation, le chef de l’Etat a annulé son déplacement pour inaugurer l’EPR de Flamanville et a organisé en fin de matinée une rencontre en visioconférence avec les élus locaux.

    Sur place, le bilan s’alourdit encore. Un deuxième gendarme a été tué jeudi matin, après un "tir accidentel" émanant d’un collègue lors d’une mission de sécurisation. Au total, cinq personnes sont mortes depuis le début des émeutes lundi : trois jeunes Calédoniens et deux gendarmes. "Toutes les violences sont intolérables et feront l’objet d’une réponse implacable", a fait savoir le président de la République.

    L’armée a été déployée pour sécuriser les ports et les aéroports, l’utilisation du réseau social TikTok est interdite et le couvre-feu maintenu. Gérald Darmanin a annoncé que dix leaders de la Cellule de coordination des actions sur le terrain (CCAT) ont été assignés à résidence, les qualifiant de "mafieux". Il a également accusé l'Azerbaïdjan d'ingérence dans les émeutes et regretté "qu'une partie des indépendantistes calédoniens aient fait un deal" avec ce pays pro-Russe. "La priorité, c’est de retrouver l’ordre, le calme et la sérénité", a rappelé Gabriel Attal devant les députés, évoquant une situation qui reste "très tendue". Le responsable, indépendantiste, de la CCAT a, de son côté, condamné des "débordements" "très graves" et a appelé au calme.

    Alors que se passe-t-il en Nouvelle-Calédonie ? Pourquoi la révision constitutionnelle sur le corps électoral divise-t-elle la Nouvelle Calédonie ? Quel est ce projet de réforme ? Qu’est-ce que la CCAT, cette cellule ciblée par Gérald Darmanin ? Pourquoi l’ombre de la Chine, de l’Azerbaïdjan et de la Russie plane-t-elle sur les émeutes ? Enfin comment sortir de la crise ? Dans une tribune au Monde, trois anciens Premiers ministres - Jean-Marc Ayrault, Manuel Valls et Édouard Philippe – invitent Matignon à reprendre le dossier. « Il faut redonner une dimension plus politique globale et interministérielle à ce dossier et surtout remettre du dialogue dans le moteur" préconisent-ils.

    Les experts : 

    - YVES THRÉARD - Éditorialiste, directeur adjoint de la rédaction - Le Figaro
    - PIERRE HASKI - Chroniqueur international - France Inter et L’Obs 
    - NATHALIE NOUZIERES - Rédactrice en chef pôle Outre-mer – France Televisions
    - MARTIAL FOUCAULT - Professeur à Sciences Po titulaire de la Chaire Outre-mer
    - BERNARD MEUNIER - Ancien membre du GIGN, auteur de Négociations extrêmes  

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION :  Caroline Roux -  Axel de Tarlé - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40

    PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe Thiéfine

    RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine

    PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions

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  • C dans l'air l'invitée du 15 mai avec Maïtena Biraben, animatrice et productrice, auteure de La femme invisible.

    Avec Alexandra Crucq, elle vient de lancer un nouveau média : "Mesdames", 100 % digital, qui raconte les femmes de 45 ans et plus. 

    Le Festival de Cannes s'est ouvert hier soir sur fond de #MeToo. Le journal Elle a sorti une enquête sur le producteur de cinéma Alain Sarde, mis en cause par plusieurs femmes. 
    Meryl Streep va recevoir une Palme d’or d’honneur lors de cette 77ème édition. Elle considère que pour modifier les comportements et le harcèlement sous toutes ses formes, il faudrait “ouvrir la porte à davantage de diversité ; plus de femmes, plus d’artistes de couleur et d’origine diverses. Il n’existe pas de grand complot hollywoodien consistant à écarter les minorités des leviers de décision. C’est juste une industrie qui compte une majorité d’hommes blancs… comme dans beaucoup d’autres business”. Sur l’ensemble des films français sortis en 2021 : 7 % des rôles ont été attribués à des comédiennes de plus de 50 ans, contre 16 % pour les hommes. 
    Dans son nouveau livre ”La femme invisible” qui paraît chez Grasset, elle dénonce “le sexisme crasse et vulgaire” auquel elle a été confrontée, une société plutôt que des individus seuls. Elle revient dans son livre sur l’invisibilisation des 9 millions de femmes en France qui sont ménopausées, mais travaillent, élèvent des enfants, ont des relations sociales et à qui personne ne s'adresse. Maïtena Biraben explique avoir “compris dès l’enfance que j’étais assignée à un rôle qui ne me convenait pas, celui imposé par un genre, et non pas par ce que j’étais”. Elle raconte à travers son livre qu’elle a été à nouveau confrontée à ce rôle lors de sa ménopause.

    Maïtena Biraben est animatrice et productrice, auteure de “La femme invisible” aux éditions Grasset. Elle reviendra sur la fabrication de l’invisibilisation des femmes ménopausées et sur le lancement de son nouveau média "Mesdames", 100% digital, qui raconte les femmes de 45 ans et plus.

  • C dans l'air du 15 mai 2024 - Fourgon attaqué: Après le carnage...la traque!

    Les experts : 
    Alain BAUER - Professeur au CNAM, auteur de Tu ne tueras point
    Mathieu DELAHOUSSE - Grand reporter - Nouvel Obs 
    Audrey GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société
    Christian FLAESCH - Ancien directeur de la police judiciaire de Paris. 
    Etienne BLANC (en duplex) - Sénateur LR et rapporteur de la commission d’enquête sénatoriale sur le narcotrafic

  • C dans l'air du 15 mai 2024 - Fourgon attaqué: Après le carnage...la traque!

    C’est un choc pour tout le monde de la justice et plus particulièrement l'administration pénitentiaire qui n’avait pas vécu la mort d’un agent depuis plus de trente ans. Hier matin, deux d’entre eux ont été tués, abattus par un commando à la sortie d’un péage d'Incarville, dans l'Eure, lors de l'attaque à l’arme de guerre de leurs fourgons qui transportaient un détenu, Mohamed Amra. Trois autres agents ont été grièvement blessés lors de cette évasion ultraviolente. 

    Après la sidération des premières heures, les syndicats de l’administration pénitentiaire ont appelé à une journée « prisons mortes », fortement suivie aujourd’hui partout en France. L’intersyndicale qui réclame plus de moyens et menace de reconduire le mouvement, a été reçue cet après-midi par le ministre de la Justice alors que la traque se poursuit pour retrouver le fugitif et ses compliques. 
    Depuis hier des centaines de policiers et de gendarmes recherchent les membres du commando et s’intéressent particulièrement au profil du prisonnier évadé : Mohamed Amra, 30 ans, un narcotrafiquant qui n’a jamais été condamné pour de très grosses affaires mais qui récemment avait été mis en examen dans une affaire de tentative de meurtre près de Rouen et un homicide à Marseille. L’homme était également dans les objectifs de l’office central de lutte contre la criminalité organisée (OCLCO) qui le suspecte d’avoir commandité une tentative d’assassinat, liée aux stupéfiants, visant un Français en Espagne à l’été 2023.

    Cette attaque qui rappelle les assauts des cartels mexicains contre les forces de l’ordre est survenue au moment la commission d’enquête sénatoriale sur le narcotrafic vient de remettre un rapport alarmant sur l’ampleur de ce phénomène dans le pays après six mois de travail. « Cette commission d’enquête est née des « narchomicides » de Marseille […] Mais c’est un phénomène qui est désormais national qui concerne tout le territoire, les grandes villes, la France des sous-préfectures, les Outre-mer », a expliqué le président socialiste de la commission d’enquête.
    DEA à la française, parquet national antistupéfiants, plan anticorruption… Dans leur rapport de trois tomes, les sénateurs pointent les failles des politiques publiques mises en œuvre dans la lutte contre le trafic de drogues, jugent le plan stups du gouvernement « indigent » et proposent « un traitement de choc » pour mettre fin à l’impunité dont jouissent les criminels du haut spectre, au risque, s’inquiètent-ils, de voir la France se transformer en narco-Etat.

    Alors que s’est-il passé hier matin au péage d'Incarville, dans l'Eure ? Que sait-on du profil Mohamed Amra ? Comment s’organise la traque du fugitif et de ses complices ? Comment lutter contre le narcotrafic ? Enfin que se passe-t-il en Nouvelle-Calédonie ? 

    Les experts : 
    Alain BAUER - Professeur au CNAM, auteur de Tu ne tueras point
    Mathieu DELAHOUSSE - Grand reporter - Nouvel Obs 
    Audrey GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société
    Christian FLAESCH - Ancien directeur de la police judiciaire de Paris. 
    Etienne BLANC (en duplex) - Sénateur LR et rapporteur de la commission d’enquête sénatoriale sur le narcotrafic 

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION :  Caroline Roux -  Axel de Tarlé - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40

    PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe Thiéfine

    RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine

    PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions

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