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  • Fabienne Boidot Forget dirige la librairie Gibier à Pithivier. Dans cet épisode du Book Club, elle s’enregistre en note vocale chez elle, un lundi matin où les oiseaux chantent : “J’avais envie de parler d’un livre qui, pour moi, était extrêmement important dans ma nouvelle vie de libraire”.

    Fabienne Boidot Forget nous présente le premier roman de l’autrice Alexandra Koszelyk, qu’elle a choisi de mettre en avant pendant la rentrée littéraire 2019 : À crier dans les ruines. : “Quand j’ai refermé le livre, je me suis dit que c’est ce que je cherchais. C’était ma signature, la signature de ma librairie”. 

    Cet ouvrage raconte l’histoire d’amour de deux adolescents, à l’aube de l’incendie de la centrale nucléaire de Tchernobyl : “J’ai vraiment ce sentiment que j’ai vécu l’histoire”. Et son amour pour ce livre est devenu celui de ses clients : “On avait vraiment très bien vendu le livre. En fait, c’était notre best seller. Et on pouvait être très fièr.e.s de nous”. 

    Ces prochaines semaines, vos épisodes du Book Club donnent la parole à des femmes libraires. Ces épisodes sont en partenariat avec le site Leslibraires.fr, réseau de libraires indépendants. Plus que jamais aujourd’hui, il est important de soutenir la culture. Comme le dit Fabienne Boidot Forget : “Lire, pour moi, c’est aussi important que respirer. C’est aussi important que boire. C’est une vraie nécessité”.

    Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Fabienne Boidot Forget répond aux questions de la journaliste Marie Salah. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club avec l’aide de Laura Laarman. Julia Courtois a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. 

    Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.

    La retranscription de cet épisode est en cours et bientôt disponible.

     

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  • November Ultra est musicienne et que vous avez pu entendre sur le récent jingle de Louie Media. Elle a composé son premier album solo dont certains titres sont déjà disponibles comme soft & tender. Dans ce clip, elle est d’ailleurs en pleine lecture de Novecento : Pianiste d’Alessandro Baricco, l'œuvre qu’elle a choisi de nous présenter dans cet épisode du Book Club.

    Novecento : Pianiste est un monologue écrit pour le théâtre. Il raconte un voyage en bateau, celui d’un homme, né en mer sans jamais avoir foulé la terre, qui joue au piano la musique de l’Océan : “En fermant le livre, j’aurais pu jurer que je l’avais entendu jouer”. 

    En plus de transporter par son histoire, Novecento : Pianiste n’arrête pas de naviguer de main en main : “C’est un livre qui non seulement est important dans le fond, mais en plus dans la façon dont il a vécu”.  Déjà important avant sa lecture, puisque c’est un ami de November Ultra qui lui a offert lors de son dernier concert avec son groupe, elle-même aime à l’offrir à son tour : “Pour moi, les objets sont des petits talismans d’amour”. 

    Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. November Ultra répond aux questions de la journaliste Antonella Francini. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club avec l’aide de Laura Laarman. Julia Courtois a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. 

    Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.

    La retranscription de cet épisode est en cours et bientôt disponible.

     

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  • Caroline De Haas est une militante féministe et autrice. Elle publie En finir avec les violences sexistes et sexuelles : Manuel d'action aux éditions Robert Laffont. 

    Dans cet épisode intimiste du Book Club, Caroline De Haas présente le roman d’amour qui l’a fait “pleurer du début à la fin” : Les vaisseaux du cœur, signé par Benoîte Groult.

    Un ouvrage autobiographique qui raconte une histoire amoureuse et sexuelle extra-conjugale : “Ce que j’aime dans ce livre, c’est qu’il parle de sexe de manière hyper crue et vraie”. Mais pour elle, cette impudeur n’apparaît pourtant pas comme transgressive, bien au contraire, elle révèle une femme libre : “Le sentiment est tellement fort et passionné que je ne vois pas comment il pourrait y avoir le moindre sentiment de malaise”.

    Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Caroline De Haas répond aux questions de la journaliste Marie Salah. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Julia Courtois a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. 

    Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.

    La retranscription de cet épisode est en cours et bientôt disponible.

     

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  • Catherine Blondeau est autrice et directrice du théâtre Le Grand T à Nantes. Elle publie Blanche aux Éditions Mémoire d’encrier. Un livre où elle s’interroge sur sa propre blanchité, inspiré de Peaux noires, masques blancs, l’ouvrage qu’elle a choisi de nous présenter dans cet épisode du Book Club : “Avec Blanche, j’ai voulu à mon tour partager cette expérience à la fois très intime et très politique de la prise de conscience”.

    Peaux noires, masques blancs est signé en 1952 par Frantz Fanon. Cet essai raconte l’histoire de ce jeune psychiatre antillais confronté au racisme en métropole. Il découvre pour la première fois qu’il est noir dans le regard des autres. Figure majeure de l’anticolonialisme, il a changé la vie de Catherine Blondeau, qui s’est paradoxalement identifiée à lui, lors de son voyage en Afrique du Sud : “J’ai vécu un peu à l’envers la même révélation que Fanon (...). Je me suis demandée ce que voyaient les gens dans les blanc.he.s”. Pour elle, ce livre, toujours aussi moderne, résonne aussi dans l’actualité : “Quand en France les voix des minorités raciales réclament leur place dans le combat politique et social, ce sont les descendants de Frantz Fanon qui s’expriment”. 

    Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Catherine Blondeau répond aux questions de la journaliste Antonella Francini. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Florence Epandi a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. 

    Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.

    La retranscription de cet épisode est en cours et bientôt disponible.

     

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  • La Chica est une musicienne franco-vénézuélienne. Elle a sorti en décembre dernier son album La Loba (La Louve), inspiré d’une légende hispanophone, en hommage à son petit frère décédé quelques mois plus tôt : “Symboliquement c’est très puissant. Ça raconte qu’on va renaître, qu’on peut renaître". C’est d’ailleurs lui qui lui a parlé, lors d’un voyage au Mexique, du livre 1Q84 de Haruki Murakami, qu’elle a choisi de nous présenter dans cet épisode du Book Club. 

    Ce roman paru en trois tomes raconte l’histoire de deux âmes sœurs au destin lié qui n’évoluent pas dans la même réalité : “C’est un réalisme qui résonne avec ma culture latino-américaine”. Il s’agit aussi d’une critique de la société capitaliste, constrastée par des scènes poétiques et brutales : “J’ai l’impression que ma vie est comme ça, comme un enchaînement de choses belles et douces et d’épreuves très violentes”. 

    Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. La Chica répond aux questions de Marie Salah. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Julia Courtois a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. 

    Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.

    La retranscription de cet épisode est en cours et bientôt disponible.

     

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  • Noémie de Lattre est autrice, comédienne et metteuse en scène. Elle a publié l’essai Un Homme sur deux est une femme et a créé son seul en scène Féministe pour Homme. Deux œuvres qui ont été en partie inspirées du livre Généalogie de la morale, écrit par Nietzsche en 1887, qu’elle a choisi de nous présenter dans cet épisode du Book Club. 

    Généalogie de la morale est un essai philosophique qui cherche à retracer l’origine des conceptions morales, notamment dans la religion. Cependant, ce n’est pas son fond qui intéresse Noémie de Lattre : “L’idée majeure que je retiens de cette lecture, c’est la déconstruction”. Une idée qui a été le point de départ de sa nouvelle vie et lui a permis de créer sa propre pensée, indépendante des injonctions qui nous contraignent : “Je me suis mise à faire un tas de théories marrantes sur le couple”. 

    En partant du principe que “le couple, est la religion moderne”, elle a décidé de tout remettre en question : “Je pense que j’ai eu le courage de prendre des décisions sur ma vie sentimentale et sur ma maternité que je n’aurais pas pu prendre sans Nietzsche”. 

    Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Noémie de Lattre répond aux questions de la journaliste Marie Salah. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Julia Courtois a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. 

    Le Book Club est une création Louie Media aussi rendue possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions.

    La retranscription de cet épisode est en cours et bientôt disponible.

     

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  • Capucine Johannin est autrice et photographe. Elle a écrit à quatre mains avec son mari Simon Johannin, Nino dans la nuit. Un portrait de ces jeunes qui galèrent à trouver leur place dans une société qui ne veut pas d’eux. 

    Dans cet épisode du Book Club, Capucine Johannin présente un livre d’horreur, le tout premier roman de Stephen King, Carrie : “Cet attrait pour la peur est très féminin. J’ai l’impression que c’est parce que quand on naît femme, on est très vite au courant que la vie est dangereuse pour nous”. C’est l’histoire d’une jeune fille, victime de harcèlement à l’école et du fantasme religieux de sa mère, qui va retourner sa haine contre les autres : “Je trouve que c’est intéressant de se pencher sur l’origine de la violence. Pour soigner quelque chose ou l’empêcher, il faut réussir à le comprendre”.

    Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Capucine Johannin répond aux questions d’Oriane Olivier. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Florence Epandi a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet le mixage. 

    Cet épisode est également rendu possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions. 

    La retranscription de cet épisode est en cours et bientôt disponible.

     

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  • Lisette Lombé est une autrice, poétesse et slameuse belgo-congolaise. En 2020, elle a reçu un Golden Afro Artistic Awards pour son roman Vénus Poética et le Prix Grenades/RTBF pour son recueil Brûler, brûler, brûler, dont elle interprète deux passages dans cet épisode spécial. De son rapport aux mots, elle dit : “Ce que l’on sent, c’est que mon écriture vient de quelque chose qui bouillonne dans mon ventre, souvent d’une injustice”.

    Dans cet entretien réalisé en direct à l’occasion du Brussels Podcast Festival, Lisette Lombé parle du livre de la féministe américaine bell hooks : Apprendre à transgresser . Un essai qui raconte son expérience de l’enseignement comme acte politique, en tant que femme noire aux Etats-Unis. Un témoignage qui fait écho au parcours de Lisette Lombé qui a longtemps été elle-même enseignante : “J’étais bouleversée, dans le sens bouleversée quand tu as les larmes et que ça met une vibration terrible en toi, que tu sais que tu vas changer durablement”.

    Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Florence Epandi a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet le mixage. 

    Cet épisode est également rendu possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions. 

    La retranscription de cet épisode est en cours et bientôt disponible. 

     

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  • Mirion Malle est autrice et dessinatrice de bande dessinée. Elle s’est fait connaître en 2011 grâce à son blog/BD féministe Commando Culotte. 

    Dans cet épisode, Mirion Malle nous présente La Cloche de détresse de Sylvia Plath. C’est le livre qui l’a accompagnée quand elle était en train d’écrire C’est comme ça que je disparais, une bande dessinée qui raconte les mécanismes de la dépression : “C’est difficile de mettre des mots sur ça et la cloche de verre est la métaphore parfaite”. 

    Un livre qu’elle a mis longtemps à lire, et tout autant à s’en remettre : “J’ai vraiment eu besoin d’un moment pour récupérer. Je me sentais vidée, un peu sonnée, puis essoufflée". 

    Cette autobiographie évoque “avec justesse” la dépression et la condition des femmes aux Etats-Unis dans les années 50. Un récit toujours aussi moderne, qui a permis à Mirion Malle de retrouver son plaisir de lire : “Il y a vraiment, pour moi, eu un avant et un après avoir lu ce livre. Il y a eu une envie très forte de renouer avec la lecture. J’avais une urgence de lire”.

    Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Mirion Malle répond aux questions de la journaliste Marie Salah. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Julia Courtois a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet le mixage. 

    Cet épisode est également rendu possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions. 

    La retranscription de cet épisode est en cours et bientôt disponible.

     

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  • Barbara Carlotti est une autrice, compositrice, interprète et musicienne. Dans son dernier album, Corse, île d’amour, elle rend hommage à ses racines en les revisitant avec des accents pop et ensoleillés. 

    Dans cet épisode du Book Club, Barbara Carlotti s'enregistre, dans son appartement parisien, entourée de ses instruments et de ses livres. : “Il y a un lien très fort entre la littérature et la musique”. Elle nous présente le récit biographique et musical d’Ingrid Caven signé par Jean-Jacques Schuhl. C’est l’histoire romanesque de cette femme, sa femme, devenue star de cabaret et icône du cinéma d’auteur allemand d’après-guerre : “Il en parle comme d’une œuvre d’art, pas comme d’un objet, mais d’une personnalité mouvante”. Et au-delà d’un témoignage, c’est aussi un roman sonore : “Il y a quelque chose qui se rapproche, dans l’écriture de Jean-Jacques Schuhl, des chansons”.

    Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Oriane Olivier a envoyé le questionnaire de cette interview à Barbara Carlotti. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Florence Epandi a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet le mixage. 

    Cet épisode est également rendu possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale et Mélissa Bounoua, directrice des productions. 

    La retranscription de cet épisode est disponible sur notre site louiemedia.com

     

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  • Giulia Foïs est journaliste et autrice. Dans son dernier livre, Je suis une sur deux, elle raconte le viol qu’elle a subi, en en faisant un récit combatif et un appel à la sororité. Dans cet épisode, elle nous invite dans sa cuisine, son “centre névralgique” (0’07) depuis toujours, pour nous parler de King Kong Théorie de Virginie Despentes. Cet essai féministe a une importance toute particulière pour elle puisqu’il s’agit du livre qui lui a permis de se relever, dix ans après son agression. 

    “Je n’avais aucun modèle auquel me raccrocher” (5’02), confie Giulia Foïs. “Jusqu'à ce que je tombe sur ce livre qui a mis exactement des mots sur ce que je ressentais” (5’52). Pour la première fois, le récit de Despentes a fait écho au sien et l’a libérée de la culpabilité dont elle se sentait prisonnière. Cette “bouée” (9’14) à laquelle elle a pu s’accrocher, lui a permis de transformer cette blessure en “une énergie guerrière mais tournée vers l’extérieur et plus tournée contre moi” (9’23). 

    La journaliste explique comment les autrices telles que Virginie Despentes, Nina Bouraoui ou encore Clémentine Autain ont nourri ses réflexions sur le genre, le systémisme du patriarcat et sur sa propre identité. “Aujourd’hui, après la lecture de Despentes [...] je peux vous assurer que je préfère être une femme, parce qu’au moins j’ai eu à me poser deux trois questions sur qui j’étais” (9’31). Si le parcours des femmes est certainement plus rude et plus escarpé, elles sont, d’après elle, enrichies par l’ensemble de ces interrogations qui s’imposent à elles. “Et puis après on se lève et on se casse!” (10’34). 

    Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Giulia Foïs a répondu aux questions de la journaliste Maud Ventura. Lucile Rousseau-Garcia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast.

    Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.

    Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com

    Cet épisode a été diffusé la première fois le 30 juin 2020.

     

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  • Chez Louie Media, dans chacun de nos podcasts, nous essayons de faire ressentir le monde avec des histoires fortes, remplies d’émotions et d’intimité. Dans le Book Club, cette intimité, nous la retrouvons dans la bibliothèque des femmes qui nous inspirent et que nous rencontrons. A chaque épisode nous nous arrêterons sur un livre un peu spécial. Un roman, un essai ou toute oeuvre littéraire qui raconte un moment charnière de la vie de cette femme.

    La lectrice que l’on découvre dans cet épisode est la journaliste et autrice Maïa Mazaurette. Elle a habité à Berlin, Copenhague ou New York. Et pendant ses expatriations, elle a perdu beaucoup de ses livres... Si pour certain.e.s passionné.e.s de lecture cette situation est un cauchemar, elle, s’en accommode très bien: “J’aime bien perdre des livres parce que j’ai l’impression qu’une bibliothèque, c’est aussi quelque chose qui nous rattache au passé” (01’20). Elle a donc troqué ses bouquins papier contre une tablette numérique. “J’ai aussi un intérêt personnel à ne pas avoir une bibliothèque sous mes yeux et en voir une justement qui disparaît au fur et à mesure” (01’55). 

    Au micro de Gladys Marivat, Maïa Mazaurette nous présente L’amant de Marguerite Duras aux éditions de Minuit, un livre qui fait écho à son adolescence. Au moment où elle se retrouve avec ce récit entre les mains, elle a 15 ans, elle est en vacances en famille dans le sud de la France et s’identifie à l’héroïne du roman. “C’était une jeune fille de 15 ans qui était celle que je rêvais d’être : belle, libre...” (15’). Ce qui est fort pour cette adolescente, future journaliste, c’est que ce livre n’est pas qu’une histoire d’amour ou de sexe mais aussi celle d’une émancipation. Malheureusement, à ce même moment, elle se heurte à l’image de Jane March qui adapte le rôle de l’héroïne au cinéma : “J’ai cette actrice sublime en tête et je me dis que pour avoir cette vie là, pour avoir cette absolue indépendance et liberté, il faut être une très belle femme” (16’30). 

    Dans L’amant, Marguerite Duras affiche sa hantise du temps qui passe: “Marguerite Duras dit [...] à 18 ans, elle vieillit. Et puis, elle dit qu’elle garde le même visage jusqu’à ses 80 ans, celui d’une femme qui a le visage détruit à 18 ans” (17’20). Cette phrase a profondément influencé le rapport à la beauté de Maïa Mazaurette mais surtout son regard sur les effets de l’âge sur le corps d’une femme. “A 35 ans, je me disais mais qu’est ce qui va me tomber dessus à 40 ans ? [...] Parce que j’ai l’impression que c’est le dernier moment de ma vie où je vais pouvoir faire l’amour avec l’amant chinois” (18’12). Une peur dont elle s’est aujourd’hui librement défaite. 

    C’est ce même livre qui, une fois adulte, poussera Maïa Mazaurette à aller sur les traces de l’enfance de Marguerite Duras, pour finir la rédaction de son livre Sortir du trou, lever la tête aux éditions Anne Carrière. L’amant de Marguerite Duras n’aura cessé d’accompagner la journaliste et autrice, de son adolescence à aujourd’hui. 

    Cet entretien a été mené par Gladys Marivat. Maud Benakcha a fait le montage. Elle était également en charge de l’édition et de la coordination. Jean-Baptiste Aubonnet était au mix, Maureen Wilson y était responsable éditoriale et Charlotte Pudlowski était à la rédaction en chef.

    Le Book Club est un podcast de

  • Sophie Fontanel est autrice et critique de mode. Son dernier ouvrage Les fables de la Fontanel s’amuse des mœurs amoureuses au temps des réseaux sociaux et des applications de rencontre. Sophie Fontanel nous emporte dans son appartement, face à sa grande bibliothèque où les livres ne cessent de s’empiler: “c’est exactement comme les vêtements: j’ai beau ranger, une semaine plus tard c’est le bordel” (2’31). Un coin reste pourtant immuable: sa collection des romans d’Agatha Christie, reconnaissables par leurs couvertures orangées, qui sont un “refuge” (3’44) pour l’écrivaine. 

    Sophie Fontanel nous parle du roman L’île d’Arturo d’Elsa Morante, une histoire d’amour et d’ignorance sur l’île italienne de Procida. Arturo, un jeune garçon de 14 ans, tombe amoureux sans savoir encore ce qu’est l’amour: “Il ne sait rien et elle, elle sait tout” (10’22). Sophie Fontanel se retrouve dans ce personnage: “le parcours d’Arturo c’est le mien en fait, je sais pas, j’ai l’impression [...] de ne rien savoir à ce que c’est ensemble le sentiment amoureux et le désir” (11’03). Lire cet aveu lui a permis de se sentir “moins seule” (11’43).

    Elle nous raconte également dans cet épisode comment est né son intérêt pour l’écriture et pourquoi elle entretient un rapport très décomplexé à ses écrits. “Je me dis que puisque mon écriture et ma vie sont une seule et même chose [...] je n’ai pas à avoir honte en fait” (6’41). Vite détachée de ses propres publications, elle ne prête pas non plus une plus grande importance matérielle à l’objet livre dont elle se sépare pour le faire vivre.

    Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier qui a également envoyé les questions de cette interview à Sophie Fontanel. Lucile Rousseau-Garcia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast.

    Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.

    Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com

    Cet épisode a été diffusé la première fois le 23 juin 2020.

     

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  • Les tragédies que subit un pays lui appartiennent, de manière presque intime. Elles appartiennent également à sa population, habitée par la mémoire de ces événements. Mais cette capacité à porter une histoire en soi ne s’arrête pas aux frontières. L’autrice Alice Zeniter n’est pas Nigériane, pourtant, en se plongeant dans le roman de Chimamanda Ngozi Adichie L’autre moitié du soleil, publié en 2006, elle s’est sentie transportée au cœur de la guerre civile qui a bouleversé le pays dans les années 1970. “Le Nigéria devient une part de ma carte intime” dit-elle. Ce livre qui l’a tant marquée devient alors une extension d’elle: “j’ai prêté mon corps aux personnages pour ressentir ce qu’éprouvait Adichie, et donc leur souffrance, leur traversée de la guerre elle est passée par moi, par cette identification, et du coup ça devient un peu mon histoire”. 

    Pour Alice Zeniter, la lecture de ce roman est une expérience, mais aussi un cours d’écriture. Elle s’enthousiasme devant la plume de Chimamanda Ngozi Adichie, sa capacité à mélanger les genres et à s’approprier le roman de guerre, que l’on associe (à tort) plutôt aux écrivains hommes: “Je trouve ça admirable qu’elle n’ait pas eu peur de ça, qu’elle ait pu dire: ceci est ma place et c’est là que je vais déployer l’immensité de mon talent”. Elle-même autrice, elle lui voue une admiration “de romancière à romancière” qu’elle décrit dans ce nouvel épisode du Book Club spécial confinement. 

    Entre ses lectures et ses rendez-vous à distance avec son éditrice, Alice Zeniter se confie également sur la prochaine rentrée littéraire et se demande si son mois de septembre sera comme les autres. En attendant, elle continue de travailler sur son roman même si elle a “vraiment des problèmes pour imaginer le futur ces derniers temps”.

    Cet épisode est présenté par Agathe le Taillandier, Maud Benakcha était au montage, à l’édition et à la coordination. Tristan Mazire a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique.

    Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com

    Cet épisode a été diffusé la première fois le 10 avril 2020.

     

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  • Nina Bouraoui est autrice. Comme dans beaucoup de ses livres, son dernier roman Otages, apporte une réflexion sur la place des femmes dans la société, et sur les violences qu’elles subissent. Il raconte l’histoire de Sylvie Meyer, une quinquagénaire en apparence sans soucis, qui est employée dans une usine de caoutchouc. Après une énième demande de son patron, elle décide de le séquestrer, révélant ainsi de profondes blessures refoulées depuis longtemps.

    Dans cet épisode, Nina Bouraoui nous accueille dans son salon, devant sa bibliothèque qui fait office de “matrice du lieu”. Elle nous parle de son amour pour la Méditerranée, de sa jeunesse en Algérie. La romancière se confie aussi sur ses craintes de retourner un jour là-bas. “J’ai écrit une sorte de légende autour de ce pays, et cette fiction j’aurais peur qu’elle s'éteigne, qu’elle soit déçue”. Alors entre temps, elle lit. Beaucoup. Parmi ses auteur.ices algérien.nes favori.te.s, on trouve Albert Camus, qu’elle considère comme “un père algérien, qui a décrit l’Algérie comme [elle a] pu envisager de la décrire”. 

    Elle nous présente Le Mausolée des Amants, le journal intime posthume de l’écrivain et photographe Hervé Guibert. Cet ouvrage retrace la vie de cet homme, tiraillé entre sa passion pour l’écriture, son combat pour faire accepter l’homosexualité, et sa maladie, le Sida. Des passages très crus parfois, mais que Nina Bouraoui relit sans cesse, tant elle est admirative du travail d’Hervé Guibert. “Il a cette façon d’écrire qui fait dire que finalement lorsqu’on a en soi cette dimension poétique, cette dimension esthétique de l’écriture, et bien je crois que l’on peut tout écrire”. 

    Figure très présente dans la vie d’Hervé Guibert, c’est aussi grâce au Mausolée des Amants que Nina Bouraoui a découvert l’écrivain Thomas Bernhard, que nous recommandait Julia Kerninon dans l’épisode précédent du Book Club.

    Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Elle a également envoyé les questions de cette interview à Nina Bouraoui. Clémence Lecart a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast.

    Marion Girard est responsable de productions. Maureen Wilson est responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.

    Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com

    Cet épisode a été diffusé la première fois le 1er septembre 2020.

     

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  • Entre un téléphérique jouet, des baguettes de batterie et un tipi d’enfant se dresse la bibliothèque vivante de Rebecca Manzoni, journaliste à France Inter. Chez elle, les livres se baladent sur le sol comme une trace des pérégrinations de toute sa famille. Depuis des années, elle a pris l’habitude de vivre ses livres: de les corner, de les recopier… que ce soit pour se souvenir, ou pour lui donner de l’inspiration. Dans sa chronique Pop N' Co elle fait entendre le monde à travers la musique. Et comprendre le monde, c’est l’un de ses leitmotiv. Pour se faire, elle lit beaucoup d’auteur.ice.s actuel.le.s : “C’est important de lire les livres d’auteurs contemporains pour savoir ce qu’il se passe, en tout cas pour avoir accès à des mondes que je n’ai pas l’occasion de fréquenter.” (30:33). 

    Avec La place d’Annie Ernaux, le livre qu’elle présente dans ce dix-huitième épisode du Book Club, elle nous parle d’héritage: de monde qui a été et qui n’est plus vraiment, de traditions, d’éloignement et de déceptions jamais cicatrisées. Malgré l’importance que ce livre a dans sa vie, ça n’a pas été l’amour au premier regard. C’est au lycée qu’elle le découvre: ”Je suis complètement passé à côté de ce livre au début, je l’ai lu scolairement, car c'est quand même pas un livre très aimable.”(10:35). 

    Ce livre, qu’elle a relu par la suite, est alors devenu fondamental pour elle: “c’est un livre tellement important pour moi qu’il faut que les mots soient justes, je ne voudrais pas la trahir, Annie Ernaux”(11:42).

    Cette autobiographie incarne le concept de transfuge de classe: le fait pour une personne de changer de milieu social au cours de sa vie. L’autrice Annie Ernaux y parle de son père. C’est “l’histoire de la vie de cet homme, d’un milieu populaire”(12:43) et de l’autrice/narratrice qui ”va prendre ses distances [avec ce milieu], mais c’est une souffrance” (12:56) résume Rebecca Manzoni.

    Si la journaliste a choisi de nous parler de La Place, c’est qu’elle se sent très proche du vécu d’Annie Ernaux et de ce qu’elle décrit, que ce soit dans les relations entre les membres de sa famille ou du sentiment de trahison que ressent son père face au statut de transfuge de sa fille. C’est un livre qui l’a marquée car; “c’est quelque chose qui me touche énormément” (18:20), “mon père venait vraiment d’un milieu social tel qu’elle elle le décrit, avec l’immigration italienne en plus”, (21:53) “et même si mon père est venu très régulièrement chez moi, je pense qu’il y avait cette idée de “tu ne me comprends plus, tu t’es trop éloignée”. (23:21)

    Cet épisode a été mené et présenté par Agathe le Taillandier. Le montage, l’édition et la coordination ont été réalisés par Maud Benakcha. Jean-Baptiste Aubonnet était au mix. La musique est de Pauline Thomson.

    Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com

    Cet épisode a été diffusé la première fois le 17 mars 2020.

     

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  • Camille Froidevaux-Metterie est philosophe féministe, professeure de science politique et chargée de mission égalité diversité à l’université Reims Champagne-Ardenne. Elle nous invite dans sa “petite grotte”, son bureau où elle travaille, lit et parfois dort. Dans cet espace à elle seule, il y a “une grande bibliothèque en trois parties. Il y a des livres d’histoire et de philosophie d’abord qui remontent à mes années d’études et puis que je complète chaque année, chaque mois, quasiment chaque semaine. Il y a une bibliothèque de science politique qui correspond à mon travail d’enseignante. Et puis, la dernière, ma préférée j’allais dire… En tous cas celle qui aujourd’hui est la plus importante pour moi: ma bibliothèque féministe qui comporte beaucoup d’essais, beaucoup de philosophie. A la fois des classiques mais aussi des ouvrages plus récents. Et puis des ouvrages qui sont en quelque sorte le fondement de tout mon travail. Des ouvrages sans lesquels je ne pourrais pas faire ce que je fais”.  

    Partie pour passer son confinement dans des essais féministes, Camille Froidevaux-Metterie s’est finalement tournée vers des romans et vers une histoire d’ours. Elle nous parle de Croire aux fauves de l'anthropologue Nastassja Martin: “Elle relate comment, alors qu’un jour elle s’était éloignée de ses compagnons de voyage, pour aller marcher seule dans la forêt elle a rencontré un ours. Quand je dis “rencontrer” vous vous doutez bien qu’il s’est agit de plus que d’une rencontre, d’un véritable combat d’un duel, d’une lutte corps à corps. Dont elle est sortie victorieuse puisqu’elle n’est pas morte mais avec une partie du visage arraché, restée dans la gueule de l’ours et puis aussi une jambe très abîmée”. Lecture de “déconfinement” pour Camille Froidevaux-Metterie, cette lecture et ce récit du rapport au corps l’ont bouleversée alors qu’elle était touchée physiquement et mentalement par le virus du Covid 19. 

    Cet épisode est présenté par Agathe le Taillandier, Maud Benakcha était au montage, à l’édition et à la coordination. Tristan Mazire a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique. 

    Marion Girard est responsable de productions, Maureen Wilson, responsable éditoriale. Mélissa Bounoua est directrice des productions et Charlotte Pudlowski directrice éditoriale.

    Camille Froidevaux-Metterie a publié récemment Seins. En quête d’une libération et La Révolution du Féminin est disponible republié en Folio. Ces deux ouvrages peuvent être retrouvés en format ebook. 

    Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com

    Cet épisode a été diffusé la première fois le 24 avril 2020.

     

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  • Lire, pour l’autrice et illustratrice Diglee, c’est mener une enquête. « Quand je lis des romans, je retrace ce qu’il y a de vrai dans le roman.» (23’35) « Ça ne m’intéresse pas de lire une histoire créée de toute pièce. » (24’00) 

    Dans ce quatrième épisode du Book Club, Diglee nous entraîne dans sa bibliothèque « toute en bazar » (2’45). On y trouve en vrac des recueils de poésie, des livres qu’elle a illustrés, mais aussi des cartes postales anciennes et – plus surprenant encore – une boule de cristal. Beaucoup d’œuvres de sa collection ont été écrites par des femmes, et pour cause : la bibliothèque de Diglee est un temple en leur honneur. « Les prêtresses, ce sont les femmes chez moi : elles sont saluées, priées, louées. » (10’01). 

    Férue de poésie, Diglee explique avoir un rapport instinctif aux mots : « En lisant un poème, je vais très souvent avoir envie de faire une image. » (4’10) Dans le cadre de son travail artistique, elle trouve régulièrement son inspiration dans l’œuvre des poétesses qu’elle admire : « Je vais à la chasse aux femmes qui écrivent de la poésie, et chaque mois je les illustre. » (3’45) 

    Ce sont d’ailleurs trois livres de femmes que Diglee recommande : Inceste d'Anaïs Nin, la correspondance de George Sand et Alfred de Musset et Mon évasion de Benoîte Groult. Des ouvrages à teneur autobiographique qui ont permis à l’autrice de plonger dans la vie intime de ces trois femmes qu’elle admire : « Ce qui m’intéresse, c’est la vraie vie des gens, et ce qu’ils et elles ont à dire sur leur vie. » (21’50)

    Ces trois autrices fascinent Diglee. Elle cherche inlassablement à rassembler des traces de leur passage sur terre, notamment les éditions originales signées. « Ça me bouleverse », explique-t-elle, les larmes aux yeux. (6’30) C’est d’ailleurs en lisant George Sand, qui avait entamé un voyage en Italie avec Musset en 1833, que Diglee a décidé de se rendre elle aussi à Venise. « J’avais besoin d’être dans l’endroit où ça s’est passé. » (29’30) 

    Dans cet épisode, Diglee raconte que ces autrices l’ont apaisée, lui ont permis de gagner en confiance, et lui ont donné envie de s’affranchir de certaines normes sociales et sexuelles. Elle souhaite désormais leur faire honneur, afin qu’elles soient reconnues comme aussi talentueuses que leurs homologues masculins. « Aujourd’hui je suis complètement décomplexée de me dire que, pour le moment, j’ai besoin de porter les femmes qui écrivent. Les auteurs hommes n’ont pas besoin de mon soutien. » (42’51) 

    Cet épisode du Book Club est sponsorisé par Audible. Cet entretien a été mené par Maud Ventura. Le montage a été réalisé par Maud Ventura et Iris Ouedraogo, qui était également en charge de la coordination. Jean-Baptiste Aubonnet était au mix et Charlotte Pudlowski à la rédaction en chef.

    Le Book Club est un podcast de Louie Media que vous pouvez retrouver sur notre site Louiemedia.com et sur toutes les plateformes d'écoute :

  • Tamara Al Saadi est une autrice, comédienne et metteuse en scène. Née à Bagdad, en Irak, elle vit un exil en France à l’âge de cinq ans. Presque trente ans plus tard, elle décide de mettre la lumière sur la dualité identitaire qui l’a traversée dans sa pièce Place. Une création récompensée par le Prix du Jury et par le Prix des Lycéens du Festival Impatience 2018. 

     “Par son écriture, cette femme m’a rendu mon pays d’origine”. Dans cet épisode du Book Club, Tamara Al Saadi se confie sur son rapport à sa famille et nous présente le cadeau de sa sœur pour ses trente ans; le roman Dispersés de l’écrivaine et journaliste Inaam Kachachi. Un livre qui va bouleverser sa vie en mettant le doigt sur sa carence d’irakité. “La clé était là. La littérature donne accès à un endroit, des cultures qui est très intime”. Ce roman nous invite à suivre une femme, Wardiya, prestigieuse gynécologue réfugiée à Paris. Une histoire qui pose la question du déracinement et dépeint la douleur de l’exil. “J’ai réussi à le lire en entier et heureusement parce que clairement, il y a eu un avant et un après pour moi...”. 

    Le prochain spectacle de Tamara Al Saadi s’appelle Brûlé.e.s et “dénonce les stigmatisations dans les banlieues en confrontant le public à ses propres projections.” Il sera présenté au CENTQUATRE-PARIS dans le cadre du festival Les Singulier.e.s. Un festival qui met à l’honneur des créations transdisciplinaires et dont le Book Club est partenaire. Théâtre, danse, musique, arts visuels et cirque se mêlent autour d’un thème commun: le portrait et l’autoportrait. Et pour cette nouvelle édition, le programme prend une couleur plus que jamais féminine. 

    Ces prochaines semaines, vos épisodes du Book Club donnent la parole à des créatrices programmées dans ce festival. Et plus que jamais aujourd’hui, il est important de soutenir la culture. 

    Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Marie Salah a envoyé le questionnaire à Tamara Al Saadi. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination du Book Club. Elle a par ailleurs fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage. Mélodie Lauret et Antoine Graugnard en ont composé la musique. 

    Cet épisode est également rendu possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Mélissa Bounoua, directrice des productions et Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale. 

    Le Book Club est une production de Louie Media. 

    La transcription de l’épisode est disponible ici.

     

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  • Chloé Moglia est danseuse, trapéziste et directrice artistique de la compagnie Rhizome. 

    Dans cet épisode du Book Club, la performeuse s’enregistre à une heure du matin dans sa campagne bretonne. Cette nuit-là, elle se confie sur le livre : Une brève histoire des lignes de l'anthropologue anglais Tim Ingold. Un ouvrage qui lui a permis d’explorer sa pratique de la suspension et progresser sur son fil d’une manière différente dans ses spectacles aériens : “C’est un livre qui m’a mis dans des états de joie complètement dingue. Tim Ingold se donne la liberté de rassembler des choses que je n’avais vu personne rassembler”.

    Cette “promenade” propose une réflexion sur les lignes qu’on ne voit pas, et qui sont omniprésentes dans notre quotidien. Elle démêle les relations entre des actions banales comme marcher, chanter ou encore écrire, et considère que tout ce qu’on fait s’apparente à faire des lignes : “C'est un peu bizarre comme ça. Mais ça ouvre au fait que, quand on se balade dans la forêt ou qu'on fait un trajet dans une ville, le trajet est une ligne. On dessine une ligne”.

    Une ouverture sur le monde qui permet de penser la vie comme un ensemble d’éléments homogènes et inséparables qui constituent un tout : “Il met ensemble des orages et des limaces, ça m’a fait rire ! (...) C’est comme ci ça remettait le monde ensemble. Ça tisse des liens. Ça relie. Ça fait une religion de lignes”. 

    Le dernier spectacle de Chloé Moglia cosigné avec Marielle Chatain s’appelle L’Oiseau Lignes. Cette œuvre joue avec ce principe de continuité dans l’espace : “A l'époque, quand je faisais du trapèze, il y avait les figures, et tout ce qui se trouvait entre les figures était très embêtant. Finalement, ce que j'appelle désormais la suspension, ce n'est fait maintenant que de ce qui était entre les figures”. Elle sera présentée au CENTQUATRE-PARIS dans le cadre du festival Les Singulier.e.s. Un festival qui met à l’honneur des créations transdisciplinaires et dont le Book Club est partenaire. 

    Ces prochaines semaines, vos épisodes du Book Club donnent la parole à des créatrices programmées dans ce festival. Plus que jamais aujourd’hui, il est important de soutenir la culture.

    Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Maud Ventura a envoyé le questionnaire de cette interview à Chloé Moglia. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination du Book Club. Elle a par ailleurs réalisé le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage. Mélodie Lauret et Antoine Graugnard ont composé la musique du podcast. 

    Cet épisode est également rendu possible grâce à Maureen Wilson, responsable éditoriale, Marion Girard, responsable de production, Mélissa Bounoua, directrice des productions et Charlotte Pudlowski, directrice éditoriale. 

    Le Book Club est une production de Louie Media.

    La retranscription de cet épisode est disponible ici. 

     

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