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  • Une star de la musique africaine en exil

    Un jour, pour son anniversaire, le réalisateur et musicien Jérémi Nureni Banafunzi s'offre un disque vinyle titré "Festival". Le groupe ? Super Mama Djombo, 12 musiciens africains de la Guinée-Bissau. Un chant créole-lusophone proche des sons du Cap-Vert. Les deux pays sont cousins, ils formaient une seule et même colonie portugaise. Le même jour et par hasard, Jérémi reçoit des mains de son pianiste "Les Grands", un roman de Sylvain Prudhomme. Le livre raconte justement en détails le Super Mama Djombo. Un groupe de légende, adulé par tout un pays, acclamé à travers le monde. Un pilier de la Guinée-Bissau post-coloniale. Un disque, un livre, un même frisson : l'alchimie est parfaite. Une part de la légende du Mama Djombo vit toujours, ici même en France : Malan Mané, le chanteur principal du groupe. Ce musicien oublié par son pays vit désormais isolé en banlieue parisienne loin de la gloire que son micro lui offrait il y a 35 ans. Au pays, beaucoup le croit même décédé. Pourtant, dans les rues de Bissau, aujourd'hui encore la voix de Malan retentit dans les enceintes à chaque événement national. C'est lui qui chante le morceau devenu le second hymne national du pays, la chanson de cœur des Bissau-Guinéens : « Sol Maior Para Commandante ». Avec ses camarades, Malan a été la voix d'une révolution. Le cri d'un peuple qui se libérait. Dans son petit studio à Montreuil, le chanteur retrouve le micro et raconte sa vie en exil, le destin du Super Mama Djombo, l'histoire d'un groupe et la sienne. Et à travers elles on entend l'histoire de la Guinée post-coloniale, celle de milliers de musiciens africains et de millions d'exilés.
    Ressources : - Extraits du livre "Les grands" de Sylvain Prudhomme (éditions Gallimard). - Extraits de l'émission "Néo Géo" sur Radio Nova (nov. 2014). Merci à Bintou Simporé et Benoît Thuault. - Musiques : Super Mama Djombo, José Carlos Schwartz.


    Enregistrements : juin 20 - Texte, voix, réalisation : Jérémi Nuréni Banafunzi - Mise en ondes & mix : Samuel Hirsch - Production : ARTE Radio

  • Dans le lotissement où j'ai grandi, comment vivent les ados d'aujourd'hui ?

    Le temps d'un été, Jeanne retourne vivre dans le décor de son adolescence : un lotissement dans les Bouches du Rhône, au pied des collines de Pagnol et d'une ancienne mine de charbon. Ni en ville, ni tout-à-fait à la campagne, dans la France des rond-points, des tondeuses à gazons et des sardines à la plancha. Jeanne se replonge dans ses années 90, ado perdue au sein d'un hameau tout neuf, à l'époque un peu prolo, avec les jeunes du coin assis sur leurs scooters à l'arrêt de bus, alors que son éducation très ouverte la pousse à voyager loin. Aujourd'hui, les arbres et les piscines ont poussé, les enfants de cadres ont remplacé les fils et filles d'ouvriers, mais le théâtre des opérations des ados n'a pas tellement changé : vingt-deux maisons collées à vingt-deux garages, la placette pour les petits, le terril comme terrain de jeux, l'arrêt du car comme spot de rendez-vous. Alors à quoi rêvent-ils, ces adolescents qui vivent dans le lotissement aujourd'hui ? Où sont leurs frontières, leurs espaces de liberté ? La garrigue est-elle plus verte ailleurs ?
    Jeanne Robet Née en 1979, Jeanne Robet écrit et réalise des documentaires, des audio-guides et des créations sonores pour la radio et les musées. Après une formation en audiovisuel en France et à Londres, elle s'oriente vers la création et le documentaire sonores en intégrant l'équipe d'ARTE Radio en 2003, où elle se forge une solide expérience en production de podcasts. A partir de 2010, elle poursuit son travail d’auteure et de réalisatrice sonore en indépendante. Plutôt connue pour ses montages excentriques et sa recherche de personnages interlopes qui tendent vers la fiction ("Violent femmes", "Crackopolis"), "Le Terril jeune", est le second documentaire où elle livre des bribes de son histoire personnelle, après la comédie familiale "Quelque chose en nous de Tunisie". 


    Enregistrements : 18-20 - Prises de son, texte et voix : Jeanne Robet - Mise en ondes & mix : Arnaud Forest - Guitare : Jules Benveniste - Illustration : Matthias Picard - Production : ARTE Radio

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  • Texte gagnant du concours Bookmakers

    « Faites exister un personnage sans le décrire et en mille mots. » Au départ, c’est une simple consigne d’écriture proposée par Nicolas Mathieu, prix Goncourt 2018 pour « Leurs enfants après eux », lors d’un numéro de Bookmakers, le podcast mensuel de Richard Gaitet consacré aux écrivains au travail sur ARTE Radio. Puis cette consigne est devenu un concours, auquel participèrent 142 auditeurices, via des histoires violentes, inquiètes, romantiques ou carrément loufoques. 
    Sept finalistes choisis par Richard Gaitet sont sortis du lot. Puis Nicolas Mathieu, Samuel Hirsch (réalisateur) et Silvain Gire (producteur) se sont accordés sur le texte de Jeanne Beltane, « Les poumons pleins d’eau », autour d’un retraité drôlement désespéré coincé dans un bocal. Toutes nos félicitations à cette autrice lyonnaise, qui signa en 2020 un premier livre auto-édité, « Une forêt », accompagné des photographies de Marion Bornaz, dans lequel elle revient notamment sur son trauma suite à l’attentat du Bataclan, où elle était malheureusement présente. Jeanne Beltane travaille en ce moment sur un roman, qui prolongera les réflexions entamées dans « Les poumons pleins d’eau ».


    Enregistrement : avril 21 - Texte : Jeanne Beltane - Lecture : Christophe Brault - Prise de son : Jules Benveniste - Réalisation, mixage, musiques originales : Samuel Hirsch - Illustration : Sylvain Cabot - Production : ARTE Radio

    - Musiques originales : Samuel Hirsch

  • Norman Lasker aka Paraisy, un champion de MMA fin et sensible

    Norman Lasker, mieux connu sous le nom de Norman Paraisy, est né le 7 janvier 1986 à Paris. Fils d’une professeure de latin-grec d’origine polonaise et d’un ouvrier d’origine haïtienne, il grandit élevé par sa mère dans le quartier de Strasbourg-Saint-Denis à Paris. À 16 ans Norman découvre le MMA (art martial mixte ou free fight) et tombe amoureux de ce sport sulfureux, alors interdit en France, qu’il va pratiquer aux quatre coins du monde pendant 17 ans. Le résultat ? 22 combats, 15 victoires, un joli palmarès et un statut de pionnier d’une discipline longtemps méconnue. Parfaitement lucide sur ce sport, son image parfois choquante et sur la rudesse des préparations qu’il réclame, Norman revient sans fard sur son parcours. Donc sur la peur, les douleurs et les sacrifices qui mènent à la cage où a lieu ce défi de puissance entre deux hommes, qui rappelle sur bien des points l’époque des gladiateurs. Loin du cliché du bad boy, parlant 4 langues, amoureux des livres et des voyages, Norman a connu les beaux hôtels, les grandes victoires, un milieu parfois inquiétant, l’argent, les blessures et les lendemains de défaites. À 34 ans, il tourne la page sur sa vie de boxeur et change de nom pour porter celui de sa mère. Aujourd’hui, il a pour la première fois de sa vie un statut. Norman est acteur et retrouve sur les plateaux l'adrénaline qu'il aime tant, loin de la cage et des coups. Il a pu participer à la saison 8 de la célèbre série "Engrenages" et sera à l’affiche de La Fracture, nouveau film de la réalisatrice Catherine Corsini.
    MMA : 22 combats, 15 victoires, 4 défaites, 2 nuls, 1 no-contest. Palmarès : Champion - 84 kg du Strength & Honor Championship (SHC) - Champion - 84 kg du Fighting Marcou Challenge (FMC) - Champion - 84 kg du Pancrace Fighting Championship (PFC) - Contender pour la ceinture des - 84 kg du Cage Warriors Fighting Championship (CWFC)


    Enregistrements : 2020 - Entretien et montage : Antoine Molkhou, Julien Veniel - Réalisation, musique originale et mix : Charlie Marcelet - Jingle : Sable émouvant par Vadim Svoboda - Sons additionnels : "Dans les gants" par A. Mognol - Illustration : Capucine Mattiussi - Production : ARTE Radio

    - Musique originale : Charlie Marcelet - Jingle : Sable émouvant par Vadim Svoboda

  • Ma mère africaine immigrée m'a appris l'indépendance et le féminisme

    Comment une femme de ménage analphabète née en Guinée-Bissau, immigrée en France dans une cité de banlieue, a pu transmettre à ses enfants des valeurs d’indépendance et de féminisme. En parvenant à travailler contre l'avis de son mari, en élevant cinq enfants avec fierté et rigueur, la mère de Liz Gomis a fait éclore chez sa fille des valeurs d’accomplissement personnel et de féminisme sans en connaître la théorie. Récits croisés et échange entre mère et fille autour d'un parcours remarquable. 
    "Je m’appelle Liz Gomis. J’ai grandi dans les années 90 aux Mureaux dans les Yvelines. Je suis journaliste. J’ai travaillé chez Canal + et France 4, beaucoup pour Radio Nova, et aujourd’hui j’ai lancé mon propre magazine dédié aux villes africaines. J’ai un parcours assez atypique. J’ai toujours suivi mon instinct. J’ai pu fouler les planches de l’Apollo Theater à New York comme je me suis retrouvée en voyage officiel dans l’avion présidentiel de Macron. Mais je ne suis pas là pour raconter une histoire d’ascension sociale comme on les aime à la télé, genre « de la cité à l’Elysée », non. Parce ce que c’est beaucoup plus nuancé. En vérité, je crois que mon parcours je le dois à ma mère : Emilie Gomis en VF, Amilia pour la version immigrée. Une femme pauvre si on parle sociologie. Une combattante, une femme indépendante et courageuse, une féministe qui s’ignorait et qui m’a transmis les bonnes clés pour avancer sereinement. Je lui dois beaucoup et c’est de cela dont je veux parler aujourd’hui."
    Liz Gomis travaille pour la radio (Nova) et la télévision. Elle a réalisé la série "Africa Riding" sur le skate et les sports de glisse en Afrique pour ARTE Web et prépare une nouvelle série sur les personnes LGBT en Afrique. Cet hommage à sa mère est son premier podcast personnel. 
    Vidéo : entretien avec Liz Gomis à la Maison de la Poésie


    Enregistrements : 2017-2020 - Prises de son : Liz Gomis, Sara Monimart - Entretien : Silvain Gire - Musique originale & mix : Charlie Marcelet - Réalisation : Sara Monimart, Silvain Gire - Illustration : Julien Pacaud - Production : ARTE Radio

  • Mon père souffre de délires de persécution

    Un fils doit gérer les délires de persécution dont souffre son père de 55 ans. De la confrontation de leurs réalités naît une relation complexe et délicate, tour à tour conflictuelle, drôle ou émouvante. Ce documentaire nous plonge dans leur intimité, ponctuée de coups de téléphones, de témoignages de psys et d'entretiens avec une association de proches aidants. Un cheminement qui interroge notre rapport à la souffrance mentale d'un proche, avec une très grande délicatesse dans la prise de son et le montage de différents plans sonores. Et qui évoque au passage les questions de marginalité, de mal logement, de confinement (un tout petit peu), de la misère des hôpitaux psychiatriques, de Jésus Christ, de Marine Le Pen et des musiques d'attentes. 
    Un documentaire réalisé dans le cadre de la résidence radio Si Loin Si Proche animée par Mehdi Ahoudig.
    Remerciements : Mehdi Ahoudig, Radi'Olive, RadioLà, Radio Saint Ferréol, l'UNAFAM26, le (psy)trialogue, Agnès et Guillaume de l'hôpital Sainte Marie Drôme Ardèche.
     


    Enregistrements : avril-septembre 20 - Réalisation : Théo Fortunato - Mise en ondes & mix : Charlie Marcelet - Musique : Oöphoi "Space Forest", Superfishmann "P'tit père" - Illustration : Lucie Albrecht - Production : ARTE Radio

  • Dialogue rare entre un père immigré et sa fille

    Juliette grandit dans une petite ville du Nord de la France entre un père Marocain musulman et une mère française athée. Après sa classe préparatoire à Paris, elle prend ses distances avec une éducation parfois rigoureuse. Alexandrie, New York, Dakar : entre son père et elle, les kilomètres ont scellé le silence. Mais lorsqu'il lui a dit : "Reviens et je te raconterai ma vie", Juliette est rentrée. Au fil de ses questions, le prof retraité déroule pour elle sa jeunesse marocaine : l’école coranique au village, les moqueries essuyées au collège, les bières sifflées au lycée pour "braver les interdits". Mais aussi les idéaux révolutionnaires de l’étudiant de gauche qu’il a été avant de se rapprocher de son identité religieuse (“Ce n’est pas parce que je suis musulman que je ne suis pas dans la lutte des classes"). Dans ce dialogue empli d’amour, de non-dits et de conflits réprimés, un père "déraciné" (“Je suis déraciné, donc je peux vivre dans un pot !”) invite sa fille à visiter son passé.
    Juliette Jabkhiro est journaliste et productrice de podcasts.


    Enregistrements : juillet, août et septembre 20 - Texte, voix, prises de son : Juliette Jabkhiro - Mise en ondes, musique originale et mix : Samuel Hirsch - Chanson : "Inas Inas" de Mohamed Rouicha - Illustration : Elliot Raimbeau - Production : ARTE Radio

  • Drogues, sexe et animaux exotiques

    Pendant trois ans, Charly* a travaillé dans une conciergerie de luxe non loin des Champs-Élysées. Son job : exaucer les moindres désirs de ses clients, parmi lesquels des dignitaires de la famille royale saoudienne. 24/24h, sept jours sur sept. Traverser tout Paris pour amener des petites culottes à la princesse ? Sitôt dit, sitôt fait.  Dénicher des animaux exotiques pour amuser un prince fantasque ? Oui, votre Altesse ! Dépenser des milliers d'euros pour assouvir les fantasmes sexuels de ses riches employeurs ? Tout de suite, votre Magnificence ! Pendu jour et nuit à son téléphone, Charly satisfait des caprices de plus en plus insolites. Il découvre aussi les vices d'un monde très fermé où l'argent abolit tout : la loi, la morale et même l'humanité.
    *Le prénom a été modifié
    François Oulac est journaliste et créateur de podcasts (Le tchip).


    Enregistrement : 16 septembre 2020 - Réalisation : François Oulac, Charlie Marcelet - Mise en onde & mix : Charlie Marcelet - Illustration : Chez Gertrud - Production : ARTE Radio


  • Paroles d'un surveillant enfermé

    Alexandre est surveillant pénitentiaire depuis 20 ans. Fils de maton, la prison est sa maison, son repaire, son jardin bien gardé.  Il la raconte de soin point de vue : entrez dans la tête d’un maton.
    Je m’appelle Alexandre et je vis en prison (« On sait quand on rentre, on sait pas quand on ressort »). Petit, j’ai vu mon père (« Mon père a gardé Mesrine ») puis mon frère habiter ces couloirs et ces cours de promenade. Alors, en dépit de mon passé de commercial (« Je voulais pas le faire, ce métier » ), me voici à mon tour surveillant pour l'administration pénitentiaire (« Comme chez les flics, on a un taux de suicide assez important »). Après des années enfermé, ma vision de la vie a changé et j'ai pas mal de choses à raconter : sur les détenus (« Je vais pas mettre une personne qui fait partie des gens du voyage avec un Maghrébin »). Sur leurs peines (« Y’en a un qui a carrément mis le feu à sa cellule pour rigoler, il en est mort »). Sur le cannabis (« Demain y’a plus de shit en prison, t’es mort. Le mec quand il fume son bordel, derrière il est calme et il te casse pas les bonbons »). Sur les conditions de détention (« On dispose de 5-6 douches pour 50 personnes »). A force de vivre devant des barreaux d'acier, mon caractère a changé. À l’instar des bandits que je surveille, la prison m’a rendu sec. Et pourtant, « La prison, ça doit être le dernier moyen de contrainte ».


    Enregistrements : 11 juillet 20 - Entretien & montage : Basil Burté et Killian Bonamy  - Réalisation et musique originale : Arnaud Forest - Illustration : Jeeraf- Production : ARTE Radio 

  • Rions un peu avec la ménopause

    À l’arrivée de tes premières règles, à 13 ans en moyenne, te voilà devenue femme, ma fille… Et cela jusqu’à ta ménopause - en grec dans le texte, « arrêt des règles » - qui te tombera dessus autour de la cinquantaine. Un mini-évènement intime que Valérie découvre accompagné de bouffées de chaleur à répétition. Pourquoi ne lui en a-t-on jamais parlé ? Pourtant 14 millions de Françaises sont ménopausées. Environ un quart de ces femmes vivent ou ont vécu des effets secondaires physiques gênants, voire handicapants, ou même flippants. Le sujet n’est plus si tabou : les réseaux sociaux regorgent de conseils pour bien vivre sa ménopause, de forums et de blogs de ménopausées épanouies… Les laboratoires pharmaceutiques vendent des hormones se substituant à celles que nos corps ne fabriquent plus. Comme ça ne lui suffit pas, Valérie mène sa petite enquête : au théâtre de la Madeleine pour une comédie musicale intitulée « Ménopause », puis auprès de sa famille, de ses amies, d’une gynécologue spécialisée. Elle croisera quelques baleines, l'autre animal ménopausé, mais aussi des Japonaises qui la vivent mieux, et comprendra que la ménopause n’est que la pointe émergée de l’iceberg. Derrière ce phénomène naturel se cache un phénomène social : la manière pas toujours joyeuse dont nous considérons l’entrée des femmes dans la vieillesse.
    Vous l’aurez compris, Valérie Ganne est récemment ménopausée. Journaliste, elle a longtemps travaillé pour la presse cinéma, papier et internet. Elle a réalisé un documentaire et un web-documentaire, a co-écrit des livres sur le féminisme et sur le cinéma d’animation français. "Bouffées de chaleur" est son premier podcast.
    Avec la participation de Christine Khandjian, Dominique Magloire, Marianne Viguès, Marion Posta, comédiennes ; de Danielle Hassoun, gynécologue obstétricienne ; des douze amies du Women Forum ; de Chantal et Robert, Victor, Isabelle, Sedef, Gladys.Merci à Stella Pire, à Benoît, et à l’atelier Podcasts d’Émergence où ce podcast a été initié.
    Biblio :- Françoise Héritier, "Masculin Féminin", Éditions Odile Jacob- Daniel Delanoë, "Sexe, croyances et ménopause", Hachette Littératures- Cécile Charlap, "La fabrique de la ménopause", CNRS Editions


    Enregistrements : juin, octobre, 16 novembre 2020 - Réalisation : Arnaud Forest - Texte et voix : Valérie Ganne - Illustration : Virginie Berthemet - Musique : Victor Bertin - Production : ARTE Radio

  • Lettre énervée pour chanteur énervant

    Klaire fait Grr a un chanteur préféré. Il est un peu en colère, un peu populaire, un peu picon-bière. Ou plutôt, il l’a été, et puis quelque chose a foiré. Alors elle lui écrit une lettre d’amour au vitriol. Faut dire, peut-être qu’être adulte, c’est brûler ses idoles, mais Renaud était pas obligé de fournir les allumettes et d’avaler un shot de pétrole.
    Chansons de Renaud :Morgane de toi, Marchand de cailloux, Hexagone, Société,  Le petit chat est mort, Fatigué, La médaille, Chanson pour Pierrot, Il pleut, Où c’est qu’j’ai mis mon flingue, C’est quand qu’on va où, J’ai raté Télé-foot, Tu vas au bal et...  Corona Song.
    Autres chansons :Mon vieux (Daniel Guichard), Pour que tu m’aimes encore (Céline Dion), Quand on a que l’amour (Jacques Brel), Avec le temps (Léo Ferré), Dis, quand reviendras-tu (Barbara), Symphonie nᵒ 40 en sol mineur (Mozart), My heart will go on (Céline Dion) et L’hymne des femmes.


    Enregistrement : 4 décembre - Texte, voix, réalisation : Klaire fait Grr - Mix : Charlie Marcelet - Voix : Guillaume Meurice (le vieux con), Sabine Zovighian (la mère) - Illustration : Pauline Aubry - Production : ARTE Radio

  • Sexe et torture, les belles comptines de notre enfance

    Savez-vous que « Une souris verte » et « Jean Petit qui danse » racontent, sur un rythme joyeux, des tortures ? Tandis qu’ « Au clair de la Lune » et « Gentil coquelicot » sont des métaphores à peine voilées de rapports sexuels ? Transmises de génération en génération depuis des siècles, les comptines pour enfants font partie de notre patrimoine culturel et sont profondément ancrées dans notre imaginaire collectif. On les connaît par coeur, et on ne s'attarde pas sur leurs paroles parfois étranges. Sabrina Seddiki, réalisatrice TV, s’est interrogée sur le sens de ce qu’elle chante tous les soirs à ses deux enfants. Marie-Claire Bruley, psychologue et auteure de plusieurs ouvrages sur la littérature jeunesse, décrypte ici le sens caché de ces comptines, en dévoile les origines, et apporte un éclairage sur ces vers mystérieux. Qu’il faut, malgré leur sens équivoque, continuer à chanter aux enfants pour les faire bien grandir...


    Enregistrements : septembre 20 - Entretien : Sabrina Seddiki - Réalisation : Samuel Hirsch - Production : ARTE Radio

  • Comment le massacre du 13-novembre témoigne de notre rapport au son

    Cinq ans après les attentats du 13 novembre, des rescapés du Bataclan racontent comment leur rapport au son fut blessé ce soir-là. De leur amour de la musique live au traumatisme subi, du vécu post-traumatique à la reconstruction personnelle, leurs récits résonnent avec les plus récentes recherches en matière de son et de musique. Dans L'écho du Bataclan, plusieurs survivants racontent ce qu’ils ont vu... mais surtout entendu. Car le traumatisme fut aussi sonore, attisé par les déflagrations, les cris, les râles, un indescriptible chaos assourdissant qui a pulvérisé tous leurs repères. Par la suite, le stress post-traumatique a pu altérer leur écoute et leur rapport au son – et donc au monde. Le moindre bruit soudain, intense ou percussif, les faisait replonger dans un état de stress aigu et incontrôlable. Dans ce bouleversement profond de leurs émotions, de leur rapport aux autres et à eux-mêmes, la musique est restée pour beaucoup un repère, voire un dérivatif vital à leurs angoisses. Leur parcours tend à nous révéler le rôle essentiel du sonore dans nos vies.   Recueillis par Jérémy Leroux et mis en forme avec Samuel Hirsch, ces témoignages essentiels sont commentés par des chercheurs et experts du son. En faisant dialoguer ces récits intimes avec les éclairages de musicothérapeutes, ethnomusicologues, acousticiens ou philosophes de la musique, ce podcast propose une réflexion sur le rôle du son dans nos sociétés ainsi qu'un voyage dans l’univers du sonore qui permet de retrouver un peu de lumière. De la grotte préhistorique à l'enfer du Bataclan, le chant et la musique sont d'éternels témoins de notre humanité.
    Les rescapésFranck (41 ans), Virginie (43 ans), Gabrielle (35 ans) et Jean-Camille (34 ans). Tous sont adhérents de l'association Life for Paris.Les chercheurs- Arnaud Norena, chercheur en neuroscience au CNRS, spécialiste de l'hyperacousie et des acouphènes- Anthony Brault, psychologue clinicien et musicothérapeute- Dana Rappoport, ethnomusicologue au CNRS, centre Asie du Sud-Est (CNRS, EHESS, Inalco)- Iégor Reznikoff, professeur émérite de philosophie à l'université Paris X, spécialiste du chant antique, auteur de « La dimension sonore des grottes paléolithiques et des rochers à peintures »- Francis Wolff, professeur émérite de philosophie à l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm, auteur de « Pourquoi la musique ? »L’auteur Depuis 10 ans, Jérémy Leroux travaille comme chef monteur de films documentaires pour la télévision et le cinéma. Ces expériences ont peu à peu développé son goût pour la matière sonore. L'écho du Bataclan est le fruit de 4 années d'écriture et de rencontres. C'est aussi son premier travail en tant qu'auteur. Penser l’impensable, par Jérémy LerouxLife for Paris, une des associations constituées après le 13 novembre, m’a donné la possibilité de présenter ma démarche à ses adhérents. Rapidement plusieurs personnes m’ont contacté, qui toutes étaient présentes au Bataclan. Les échanges que j’ai pu avoir avec chacune d’elles ont apporté un véritable ancrage à mes réflexions. Oui, l’expérience du trauma donnait une part importante au sonore. Certaines victimes n’ont d’ailleurs quasiment rien vu. Oui, le traumatisme s’exprime presque avant tout par une altération de l’écoute. N’importe quel bruit soudain, intense et percussif, fait replonger la victime dans un état de stress aigu et incontrôlable. Leur écoute du monde a changé. Et oui, la musique agit pour eux comme une fragile continuité d'existence, contenant souvenirs et émotions, et se révèle parfois aussi nécessaire que l’amour d’un proche. Mais comment retrouver l'esprit de fête associé aux Eagles of Death Metal ?Au gré de mes recherches et de mon écriture, j’ai pu rencontrer des chercheurs explorant différents champs du sonore. Ils sont musicothérapeute, philosophe, chercheur en neuroscience, ethnomusicologue. J'ai pu constater une démarche commune à celle des victimes : le besoin de comprendre. Explorer les domaines liés au son semble répondre à une nécessité intime, à une part d'eux-mêmes enfouie mais qui vibre très fortement. Mon ambition n'est pas simplement de transmettre leur pensée, mais le besoin sourd qu'ils expriment à travers elle.Dans mon esprit, un curieux dialogue s'est peu à peu instauré entre les chercheurs et les victimes, chacun éclairant la problématique de l'autre. Voilà pourquoi j'ai souhaité mettre en sons un récit choral, où chaque rencontre s'enrichit de la précédente.L'objectif du podcast est d'appréhender un événement surréaliste, de représenter l'irreprésentable. Travailler sur le sonore permet d'aborder et d’absorber le choc. Le sonore, c'est du concret qui rencontre également l'invisible : ce qui nous donne vie, ce qui nous lie, ce qui fait sens. Ce projet m'a appris la fragilité de l'écoute, et toute son importance.


    Enregistrements : octobre 2017, septembre 20 - Entretiens et montage : Jérémy Leroux - Réalisation, musique originale et mix : Samuel Hirsch - Illustration : Zaven Najjar - Production : ARTE Radio

  • Et Dieu créa son podcast

    Que faire quand on est Dieu, et qu’on a un peu cramé son image de marque ? Lancer son podcast, évidemment.  Rien de mieux pour reconquérir sa fanbase et réussir son comeback auprès de la commu. Le problème, c’est que Dieu n’a jamais bien compris la définition du podcast. D’un autre côté, personne n’a jamais bien compris la définition de Dieu. Ça leur fait déjà un point commun. Alleluia. 
    Avec le soutien de Beaumarchais-SACD et de la copie privée.


    Enregistrements : mars, juillet 20 - Texte : Klaire fait Grr - Editorial : Silvain Gire, Sabine Zovighian - Voix : Klaire fait Grr (Dieu), Damien Zanoly (Gabriel), Philippe de Monts (pub, jingles) - Illustration : Julien Pacaud - Réalisation et musique originale : Arnaud Forest - Production : ARTE Radio

  • L'été 95 et la guerre Oasis vs Blur : le podcast gagnant du concours "Cet été là..." 2020

    Aout 1995. Birkenhead, banlieue populaire de Liverpool. Roisin et son grand frère Ciaran, livrés à eux-mêmes pendant les vacances, n’attendent qu’une chose : savoir qui d’Oasis ou Blur gagnera ce soir la bataille de la britpop. Lorsque Roisin a le malheur de casser le téléviseur juste avant l’annonce des gagnants, et est obligée de fuir les coups de son ainé, les paroles de sa chanson préférée d’Oasis, "Roll with it", prennent pour elle une résonance nouvelle. Car Roll With it, cela veut dire qu’il faut encaisser les coups sans jamais se laisser abattre… "You gotta roll with it / You gotta take your time / You gotta say what you say / Don't let any fucker get in your way / Cause it's all too much for me to take..."
    Aout 2020. Rétrospectivement, il est facile d’avancer que la bataille de la britpop n’était qu’un coup marketing inventé par les maisons des disques, de mèche avec la presse britannique, pour vendre un maximum de disques et de journaux pendant un été relativement calme. Mais pour nous à l’époque, c’était tout sauf une blague. Prenant les proportions épiques d'une lutte des classes, du Nord vs le Sud, pour une fois on avait l’impression de faire partie des vainqueurs. Avec leur swag et leur accent du nord, les frères Gallagher étaient à nos yeux deux rois prolétaires. Même si Blur a fini par gagner le duel des singles, Oasis allait remporter les titres de « meilleur groupe » et « meilleur album » de l’année 1995.Si l’été de mes 8 ans reste si gravé en moi, c’est qu’il ne faut jamais sous-estimer le réconfort que peut apporter la poésie noire du rock dans les vies noires des jeunes vivant dans des banlieues grises et pluvieuses. (Roisin Burns)
    Photo : les enfants de Plumer Street, Birkenhead. Roisin est tout à gauche. 
    Pourquoi elle a gagné : Le jury a été emballé par ce souvenir d'enfance, porté par une écriture précise, délicate, et par une réalisation remarquable. Roisin y raconte l'été de ses 8 ans dans une banlieue populaire de Liverpool, sur fonds de rivalité entre les groupes Blur et Oasis. Drôle et touchant, "Roll with it" opère un flash-back radiophonique réussi vers l'Angleterre des nineties, vers les pensées d'une fillette qui vénère Liam Gallagher, et qui a des histoires de pirates plein la tête.Le concours de podcasts des Audioblogs d'ARTE Radio a lieu chaque été. Le concours 2020 était animé par Thomas Guillaud-Bataille, en partenariat avec Télérama et Sennheiser. La gagnante Roisin Burns gagne un mix + une diffusion rémunérée sur ARTE Radio + une diffusion sur le site de Télérama + un abonnement papier d'un an à Télérama + un micro de reportage Sennheiser + un casque audio Sennheiser. Les 2ème et 3ème prix ainsi que l'ensemble des envois au concours sont là : https://audioblog.arteradio.com/blog/150431/concours-arte-radio-2020


    Enregistrements : août 20 - Texte, voix, réalisation : Roisin Burns - Prise de son et montage : Lucas Salvador - Mix : Samuel Hirsch - Production : ARTE Radio

  • Quand un test ADN révèle le secret de ma famille

    Suite à un test ADN, Leslie découvre que son père n’est pas son père. Son père biologique est en fait son parrain, qui fut autrefois l’amant de sa mère. Leslie se confronte à son histoire et à ses deux familles.   
    Alors que le père raccompagne sa fille à la gare en voiture, ils croisent une caravane qui interpelle la fille. Cette caravane la renvoie à des vacances qu’elle a passé, petite, avec son frère, sa mère et …son parrain. Les souvenirs remontent. Ce parrain, que tout le monde appelait « Parrain » dans la famille, et qui est aujourd'hui décédé, qui était-il vraiment ? Pourquoi prenait-il tant de place dans leur vie ? Sur la route, le père et la fille plaisantent : c’est vrai qu’ils ne se ressemblent pas trop physiquement. Et s’ils faisaient un test ADN pour en avoir le cœur net ? Et ça resterait leur secret... Un documentaire à la première personne qui circule joyeusement entre passé et présent, amour libre et test ADN, trophées de chasse et chamanisme, quête d'identité et histoires d’amour.  


    Enregistrements : septembre 19 - Texte, voix, réalisation : Leslie Menahem - Mise en ondes, mixage et musique originale : Samuel Hirsch - Illustration : Julie Joseph - Production : ARTE Radio

  • La Martinique en musique

    « Un sauvage peut-il être sophistiqué ? » interroge Christophe Chassol à propos de la musique d’Eugene Mona. « En tant que Martiniquais, je suis fier de Mona de la même façon dont je suis fier de Glissant et Fanon. »Chantre de la Créolité, ami d’Aimé Césaire, Mona est l’un des plus fascinants artistes antillais du siècle dernier. Tambours bêlés et flûtes en bambou suffisent à transcender sa « musique racine ». Sa voix puissante chante le quotidien miséreux des paysans de son île, les traditions festives du carnaval, ou l’histoire de l’ancienne capitale martiniquaise intégralement rasée par la buée ardente du volcan. Celui que l’on surnommait « Le nègre debout » se sera dressé toute sa vie contre le colonialisme et l’injustice sociale, jusqu’à sa disparition tragique en 1991, à l’âge de 48 ans.
    David Commeillas a parcouru la Martinique de long en large pour recueillir anecdotes et témoignages inédits à propos de Mona. Entre deux chants de colibris, on écoute les récits de ses retraites spirituelles dans les montagnes, de ses engagements politiques avec Césaire, et de ses séances d’enregistrements ésotériques jusqu’à l’aube.
    Liens sur Eugène Mona :- Documentaire « Sur les traces de Mona » (52 min) de Nathalie Glaudon- Rares images d’ Eugene Mona en enregistrement au studio Hibiscus
    Musiques :- 00'00 : Chassol « Birds Pt.1 » (Tricatel)- 02’30 : Eugene Mona « Energie Vibrations Positive » (3A Prod)- 03’40 : Extrait du documentaire de Nathalie Glaudon « Sur les traces de Mona » (R.F.O.) - 05’20 : Eugene Mona « Oui je finirais » (3A Prod)- 08’40 : Eugene Mona et son groupe du Marigot « Ti' Mouton » (Hit Parade)- 11’48 : Eddie Palmieri  « Bilongo » (Tico Rec)- 13’25 : Eugene Mona « Bwa Brillé » (Hit Parade)- 18’00 : Eugene Mona « Yo le ou Touni en Tet » (3A Prod)- 21’50 : Eugene Mona « 1700 » (Hit Parade)- 24’40 : Eugene Mona « Doudou Menard » (3A Prod)- 27’45 : Eugene Mona « Mi Mwen Mi Ou » (3A Prod)- 30’00 : Extrait du film de Euzhan Palcy « Rue Cases-Nègres » (Présence Africaine)- 33’15 : Max Cilla « La Flûte des Mornes » (Bongo Joe)- 35’00 : La Perfecta « La Divinité » (Disques Vacances)- 37’20 : Eugene Mona « Tambou Serie » (3A Prod)- 41’17 : Eugene Mona « Ouverture » (Hibiscus Rec)- 42’20 : Eugene Mona « Bégui Bégui Bang » (Hit Parade)- 44’35 : Eugene Mona « Bidon Dachine » (3A Prod)- 48’00 : Eugene Mona « An Goulouss Cé Lan Mo » (3A Prod)- 48’50 : Eugene Mona « Face à Face » (Hibiscus)- 53’10 : Eugene Mona « Roi Nigo » (3A Prod)


    Enregistrement : août 2019 - Mixage : Samuel Hirsch - Illustration : Laura Ollivier - Production : ARTE Radio

  • Des policiers racistes, fascistes et suprémacistes blancs se lâchent sur leur collègue noir

    Membre d'une unité de police d’escorte à Rouen, Alex découvre l'existence d'un groupe privé d’échanges audio sur WhatsApp, dont font partie une dizaine de ses co-équipiers. Certains sont encore stagiaires en école de police, d'autres, comme lui, sont policiers titulaires depuis plus de 20 ans. Intrigué par la présence de son prénom dans les messages, Alex, qui est noir, découvre des propos orduriers, ouvertement racistes, misogynes et antisémites. Certains de ses collègues se revendiquent du fascisme et du suprémacisme blanc. Dans leurs échanges, ces soi-disant "gardiens de la paix" se vantent d'acheter des armes en prévision de la "guerre civile et raciale" qu'ils appellent de leurs voeux. Sur les conseils de son avocate, M° Yaël Godefroy, Alex dépose plainte et déclenche une enquête interne. Après son audition, la hiérarchie décide de muter Alex dans une autre unité. Ses collègues titulaires ont finalement été révoqués. Leur procès est attendu pour septembre 2021. 
    Ilham Maad a réuni le policier et son avocate pour commenter des extraits de ces enregistrements. Une enquête sur cette affaire menée par Camille Polloni est à lire dans Mediapart. 


    Enregistrement : 13 février 20 - Mix : Charlie Marcelet - Illustration originale : Zaven Najjar - Entretien et montage : Ilham Maad - Production : ARTE Radio

  • L'autofiction d'amour d'un père pour son fils - Prix SACD 2020 du Podcast de Fiction

    "Tu seras un homme papa" est une histoire vraie. C’est autour de la couveuse de Roman, né prématurément, que se tisse ce récit bouleversant d’une famille mise à l’épreuve 13 jours durant. Au micro, Gaël Leiblang nous plonge dans le journal de bord d’un père qui se bat pour trouver le chemin de la résilience. Écrite avec pudeur, réalisée par Sabine Zovighian et Samuel Hirsch, cette autofiction sonore est racontée en éclats fragmentés à travers l’allégorie du sport. Une manière pour l'auteur, ancien journaliste sportif, de nous arracher à la réalité désincarnée de l’hôpital. Le sport pour affronter ses peurs et mener cet inconcevable combat que représente la perte de l’enfant. On ne sort pas indemne de ce témoignage, mais plus vivant que jamais.
    Prix SACD du Podcast de Fiction 2020 au Paris Podcast Festival.   
    Gaël Leiblang est producteur de documentaires chez Eléphant et auteur d’un seul-en-scène pour le théâtre, "Tu seras un homme papa", joué 116 fois du festival d’Avignon à Hong-Kong. Il a été journaliste sportif puis réalisateur pour la télévision. 


    Enregistrements : décembre 19, janvier 20 - Réalisation : Sabine Zovighian et Samuel Hirsch - Musique originale : Samuel Hirsch - Texte et narration : Gaël Leiblang - Photo : Véronique Fel - Voix : Sabine Zovighian, Thibault Amorfini, Blandine Soguet, Philippe Pécoul, Alain Leiblang, Michèle Mallay, Lola Cavallo, Anne-Sophie Bailly, Marjolaine Humbert, Ariane Brousse, Christophe Truchi, Samuel Hirsch, Sasha, Ava et Gabrielle Leiblang Sacksick - Production : ARTE Radio

  • Des voies du Seigneur à l'autoroute du vice

    Mon copain Corentin est royaliste, militaire et d'extrème-droite. On n'a rien en commun sauf nos souvenirs de bringues. Il me raconte sa foi, ses opinions politiques, son engagement dans l'armée sur les traces d'un père dont la figure brutale le hante. De l'amour du Roi à celui des drogues, de la foi chrétienne à une virée dans un bordel de Djibouti, confessions d'un jeune homme pas si catholique. 


    Enregistrements : février 20 - Entretien, musique originale et réalisation : Aurèle Jacquot - Mise en ondes et mix : Samuel Hirsch - Production : ARTE Radio