Episodes

  • Le Centre européen de formation continue maritime de Lorient

    · 00:02:51 · Chronique Agriculture et Pêche

    Quand on parle de formation maritime, il s’agit de pêche côtière, de pêche en haute mer, et de bien d’autres domaines, et c’est le cas du Centre européen de formation continue maritime à Lorient, en Bretagne. Avec plus de 3000 emplois directs, Lorient c’est 275 entreprises, 300 navires réguliers vendant sous criée, 620 marins, 500 employés des entreprises du mareyage, 1600 salariés dans la logistique, les services et la réparation navale, 400 emplois dans les industries de transformation, 215 mouvements de navires et plus de 4 800 jours de stationnement sur l’aire de réparation navale, 55 hectares de concession portuaire, une chaîne complète de transformation et de logistique.Pour toutes ces activités, il faut une formation sur une centaine de thématiques de compétences, mais chaque formation est spécifique et adaptée, en termes de modalités de suivi, aux besoins des entreprises. C’est le rôle qui a été dévolu au centre européen de formation continue maritime de Lorient, inauguré le 13 décembre 1963 et baptisé Centre de formation maritime François Toullec, en hommage à son créateur.

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  • Les biofertilisants pour que les plantes captent les ressources du sol

    · 00:02:56 · Chronique Agriculture et Pêche

    Pour plus de clarté, commençons par cette question: un biofertilisant, qu’est-ce que c’est et à quoi ça sert ? Un biofertilisant est un produit contenant des micro-organismes vivants qui contribue à améliorer la croissance des plantes. Il optimise les fonctions du sol et sa fertilité grâce à l’action des micro-organismes qu’il contient.  Pour assurer leur développement, les plantes ont besoin de lumière, d’eau, de dioxyde de carbone, d’oxygène, et d’éléments minéraux. Grâce à leur système racinaire, elles puisent ces ressources stockées dans le sol, afin de permettre leur nutrition. Mais le sol ne joue pas uniquement le rôle de «réservoir à nutriments» pour les végétaux, car il s’agit d’un écosystème complexe.Même s’il possède un « capital nutritionnel » conséquent, une fraction des apports servant à nourrir la plante peut être immobilisée, donc indisponible pour celle-ci. C’est à ce stade qu’interviennent les micro-organismes du sol. Ils participent à des mécanismes permettant d’améliorer la biodisponibilité des nutriments, favorisant ainsi le développement de la plante.  Donc, quand vous apportez de l’engrais ou l’eau que vous déversez, ces biofertilisants ou biostimulants aident la plante à assimiler plus facilement ces intrants que vos apportez.

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  • L’agriculture à la COP23 à Bonn

    · 00:02:35 · Chronique Agriculture et Pêche

    La COP23 ouvre ses travaux à Bonn en Allemagne dans deux jours, puisqu’elle se tient du 6 au 17 novembre prochain, et ce matin, on va plutôt parler de l’absence de consensus sur la question agricole dans ces grandes réunions planétaires. Depuis la Cop à Durban en 2011 qui a parlé de « l'enjeu crucial de l'agriculture face aux dérèglements climatiques », plus rien ou presque. Il est vrai que l'Accord de Paris, signé par 195 États et l'Union européenne, souligne le caractère spécifique de l’agriculture dès le préambule. Il reconnaît la nécessité que les efforts entrepris pour atténuer et s’adapter au changement climatique ne menacent ni la sécurité alimentaire ni la production agricole.Mais, à ce jour, aucun consensus n'a été trouvé sur la façon d'aborder la question des modèles agricoles. Et dans le même temps, ce sont désormais 815 millions de personnes qui souffrent de la faim dans le monde, un chiffre en hausse depuis 2015. Et le dernier rapport de la FAO identifie les dérèglements climatiques comme un facteur majeur de cette situation. Il y a donc urgence à agir. Et cette COP23 en offre l’opportunité.

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  • L’Union des industries de la fertilisation (Unifa)

    · 00:02:37 · Chronique Agriculture et Pêche

    La fertilisation est le processus consistant à apporter à un milieu de culture, tel que le sol, les éléments minéraux nécessaires au développement de la plante. Ces éléments peuvent être de deux types, les engrais et les amendements. La fertilisation est pratiquée soit en agriculture, en jardinage et également en sylviculture. Les objectifs finaux de la fertilisation sont d’obtenir le meilleur rendement possible compte tenu des autres facteurs qui y concourent (qualité du sol, climat, apports en eau, potentiel génétique des cultures, moyens d’exploitation), ainsi que la meilleure qualité, et ce, au moindre coût. Pour se développer, les plantes utilisent de l’eau, de la lumière, du carbone, de l’oxygène et des éléments minéraux. En agriculture, pour éviter l’appauvrissement des sols, il est nécessaire de compenser les prélèvements faits par la culture et les pertes dues par exemple au lessivage.En effet, les plantes cultivées consomment beaucoup d’éléments nutritifs. Les récoltes exportent hors du champ des éléments minéraux nutritifs dans les grains, les légumes, les fruits, les fourrages, les tubercules, etc... Transportés vers les consommateurs, dans les villes, les éléments nutritifs ne sont pas restitués aux sols agricoles. Année après année, en l’absence de fertilisation, le sol s’appauvrit et les récoltes diminuent. Les éléments nutritifs doivent être remplacés pour permettre au sol d’assurer la nutrition des plantes.Dans le cas des sols pauvres, la fertilisation enrichit le sol. L’agriculteur doit maintenir le niveau de fertilité du sol en prenant en compte les prélèvements faits par les récoltes. C’est tout l’enjeu des années à venir, car la dégradation des terres de cultures dans les pays pauvres s’accompagne le plus souvent d’un manque de fertilisation et de mauvaises pratiques agricoles. D’où une faible productivité des champs entraînant insécurité alimentaire et insécurité tout court.L’Union des industries de la fertilisation (Unifa) vient de tenir à Paris sa conférence annuelle. RFI a rencontré Florence Nys, déléguée générale de l’Unifa.

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  • Les techniques de sélectivité en pêche maritime

    · 00:02:34 · Chronique Agriculture et Pêche

    Il s’agit de gestion durable des ressources halieutiques. Avant, le bateau jetait son chalut, une espèce de grand filet, et ramassait tout sur son passage. D’où les techniques de sélectivité qui visent à ne sélectionner que ce que l’on souhaite pêcher afin d’épargner les poissons de petite taille ou sans valeur commerciale. La sélectivité concerne tous les types d’engins de pêche, de la ligne au chalut. Une ligne peut capturer des espèces ou des tailles différentes en fonction de l’appât ou de l’hameçon utilisé. Le chalut, lui, est comme une passoire dans laquelle s’effectue un tamisage, et donc un tri : les plus gros individus sont capturés tandis que les plus petits passent à travers les mailles. Mais tous les poissons ou crustacés qui y entrent n’ont pas les mêmes chances d’en réchapper. Leur taille, leur forme, leur comportement augmentent ou diminuent ces chances.Cela signifie que, sur un même lieu de pêche, pour un même maillage et pour des individus de même taille, la sélectivité est différente d’une espèce à l’autre. En effet, la sélectivité de la maille ne dépend pas seulement de sa dimension et de son ouverture mais également d’un ensemble de facteurs physiques et dynamiques liés à la structure du filet, à la nature du fil, ainsi qu’à un ensemble de paramètres biologiques propres à une espèce.Par ailleurs, l’amélioration de la sélectivité peut avoir une influence sur bon nombre d’autres critères qui contribuent à une activité de pêche durable. En effet, épargner les individus non-désirés (capturés et rejetés), surtout les juvéniles, permet d’améliorer l’état des ressources et donc des captures futures. La diminution quasi inévitable des débarquements (et donc du chiffre d’affaires) dans le court terme (avant que les bénéfices sur le stock se fassent sentir) fait partie des éléments à prendre en compte lorsque l’on veut améliorer la sélectivité.

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  • Le salon professionnel de la filière pêche ITECHMER à Lorient en France

    · 00:02:57 · Chronique Agriculture et Pêche

    Cet événement est prévu du 18 au 20 octobre prochain, et c’est à Lorient en Bretagne. C’est la 12e édition de cet unique salon professionnel de la filière pêche en France. Lorient-Keroman, port leader sur la façade Atlantique est le 1er port de pêche de Bretagne, le 1er français par la valeur de ses débarquements et un pôle majeur de construction et de réparation navale. S’étendant sur 55 ha de concession, la place portuaire de Lorient-Keroman, outre sa position centrale sur un marché de plus en plus mondial, est le deuxième port de pêche de France avec plus de 26 000 tonnes vendues sous criée et 100 000 tonnes de poissons transformés par an. Il regroupe 270 entreprises dont 25 en transformation, accueille 118 navires et représente plus de 3 000 emplois directs.C’est donc le cadre idéal pour une rencontre internationale des professionnels internationaux de la filière pêche. Des chantiers navals, l’alimentaire, en passant par la capture, l'équipement, la sécurité, les services, l’emballage, les transports, la logistique, le marketing, sans oublier la conchyliculture et l’aquaculture. En somme, un haut lieu d’affaires, de contacts et de réseaux professionnels, pour répondre pleinement aux besoins des acteurs la filière mer.

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  • L'apiculture moderne à Koudougou au Burkina Faso

    · 00:02:31 · Chronique Agriculture et Pêche

    L’affaire commence en 1999 à Koudougou, chef-lieu de la région du centre-ouest au Burkina Faso. A cette date, un groupe d’amis, qui n’ont rien à voir avec l’apiculture, décide de se lancer dans la récolte de miel. Avec une dizaine de paysans, ils créent alors l’association Wend Puiré. Le nombre de paysans associés va rapidement augmenter. Très rapidement, il était devenu évident pour tous que les pratiques traditionnelles ne faisaient pas l’affaire. En effet, pour récolter son miel produit dans une ruche traditionnelle, l’apiculteur devait se servir de la fumée d’une torche en paille. Résultat : on tuait le couvain, et on gâtait les qualités gustatives du miel. Ainsi fait, le producteur devait, chaque saison, attendre que la nature renouvelle son cheptel d’abeilles.En 2002, avec l’aide de l’Ambassade de France, et du Relais, une société coopérative et participative créée en 1984 par le Père Léon et Pierre Duponchel de la communauté d’Emmaüs, Wend Puiré érige le centre apicole de Koudougou. Ses locaux se composent de salles de formation, d’un local de réception du miel (pesage, contrôle qualité, traçabilité), d’un atelier de conditionnement, d’un laboratoire qualité et de locaux administratifs.Le Relais est le partenaire de Wend Puiré depuis cette date et lui apporte son concours financier, organisationnel et commercial. En 2006, une antenne s’ouvre à Bobo-Dioulasso, dans l’ouest du pays, zone mellifère par excellence. Cette antenne devient une miellerie à part entière 3 ans plus tard grâce au concours de la Fondation Stern Stewart et du Relais. Le miel est désormais baptisé « miel Apisavana du Burkina ».

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  • Pingwendé Zoundi, aviculteur au Burkina Faso

    · 00:02:49 · Chronique Agriculture et Pêche

    Pingwendé Zoundi est fonctionnaire des Nations unies, et il a décidé de se lancer dans l’élevage de volailles. Mais avant de parler de son expérience, il faut une ou deux précisions, si on veut comprendre la difficulté de sa démarche. La viande de poulet est l’une des denrées les plus prisées des Burkinabè. Rien que pour la capitale Ouagadougou, on estime que plus 50 000 poulets sont consommés chaque jour. Donc, pas besoin de grandes explications pour faire comprendre pourquoi l’aviculture est en plein essor au Burkina Faso. Deux grands types sont pratiqués : l’aviculture villageoise, basée sur l’élevage de races locales suivant un système extensif, et l’aviculture « moderne », basée sur l’élevage de races importées. L’aviculture villageoise se pratique en milieu rural. Elle joue des fonctions économiques, des fonctions de cohésion sociale (activité génératrice de revenus pour les femmes, prestige social) et culturelle (utilisation des poulets de race locale et des œufs à coquille blanche lors des cérémonies traditionnelles).De son côté, l’aviculture moderne est une activité purement économique. Le Burkina Faso produit une trentaine de millions de têtes de volaille par an.Selon la Direction des statistiques du ministère des Ressources animales, en 2011, le cheptel du Burkina Faso comptait exactement 35 359 174 volailles soit 28 267 052 têtes de poules et 7 092 122 têtes de pintades.À cet effectif, il faudrait ajouter les canards et dindons. Du côté des bovins, on enregistrait 7,6 millions de têtes de contre 17,7 millions d’ovins et de caprins. La même année, le Burkina Faso a exporté plus de 80 000 têtes de volailles.

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  • SARA 2017 et relance de la pisciculture en Côte-d’Ivoire

    · 00:02:35 · Chronique Agriculture et Pêche

    La quatrième édition du Salon de l’Agriculture et des Ressources Animales d’Abidjan, se tiendra du 17 au 26 novembre à l’espace dédié sur la route de l’Aéroport, sur le thème : « Transformation structurelle de l’économie agricole face aux changements climatiques ». Un thème qui cadre parfaitement avec le Programme National d’Investissement Agricole (PNIA), qui a pour objectif, la transformation structurelle de l’Agriculture. Selon la terminologie officielle, cette édition du SARA ambitionne d’impulser une nouvelle dynamique dans le secteur agricole, afin d’enclencher le processus de modernisation de l’agriculture par une politique d’industrialisation. Puissant levier pour stipuler l’investissement, la tenue du SARA vise à initier des partenariats techniques et commerciaux de type Sud-Sud et Nord-Sud.

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  • La filtration des eaux d’élevage

    · 00:01:15 · Chronique Agriculture et Pêche

    Pour mieux situer les enjeux, quelques chiffres pour situer le problème. L'eau recouvre 72% de la surface du globe pour un volume total estimé à 1 400 millions de Km3. 97,2 %, c’est l’eau salée dans les océans, 2,1% ce sont les glaces aux pôles et les neiges permanentes au sommet des montagnes. Il reste donc 0,7% d’eau douce à la disposition du vivant. Mais ce n’est pas tout. 60 % de cette eau douce est accaparée par 9 pays. A l’opposé 1,1 milliard de personnes réparties dans 80 pays, n’ont pas accès à une eau salubre. Et c’est encore plus vrai dans certaines régions comme le Sahel africain. Comment faire de l’élevage quand on sait que les animaux d’élevage sont composés de 65 à 80% d’eau ? D’autant que l’eau utilisée pour les activités en milieu rural est issue à 98% de la pluie. Par exemple, un veau laitier de 1 à 4 mois a besoin de 9 litres d’eau par jour, une génisse laitière de 5 à 24 mois de 25 litres et une vache en lactation de 22,7 litres.L’Organisation mondiale de la santé (OMS) considère qu’il y a stress hydrique, si un être humain dispose de moins de 1 700 m3 d’eau par an et pénurie, avec moins de 1000 m3 par an. Il se trouve que 1,4 milliard de personnes vivent avec moins de 1000 m3 d’eau par an. Ces chiffres sont cruels. En moyenne, on a 250 litres par jour et par habitant en Amérique du Nord, 100 à 230 litres en Europe, 150 litres pour un Français et moins de 10 litres en Afrique Subsaharienne. Et on sait que la quantité d’eau douce disponible ne variera pas. Bien au contraire, la disponibilité en eau par habitant a diminué de plus de 40% au cours des vingt dernières années dans les pays sahéliens.

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  • La conservation de la faune sauvage au Tchad

    · 00:02:27 · Chronique Agriculture et Pêche

    Ce matin nous allons parler de la conservation de la faune sauvage au Tchad, et plus précisément ce que les spécialistes appellent les Big Five. Les Big Five sont un ensemble de cinq mammifères africains : le lion d'Afrique, le léopard d'Afrique, l'éléphant d'Afrique, le rhinocéros noir et le buffle d'Afrique. Les francophones les appellent les cinq animaux les plus emblématiques. Ces espèces animales sont très menacées depuis le XXe siècle. En Tanzanie, par exemple, on voit 80 % des effectifs d'éléphants disparaître. Entre 1860 et 1930, entre 25 000 et 100 000 éléphants sont chassés chaque année ; le nombre de rhinocéros et de lions s'effondre ainsi que celui des buffles et des léopards. Et le tout cela a un impact sur le cadre de vie des populations. En effet, en plus d’être emblématiques par leur image, ces cinq grands mammifères contribuent à la santé écologique du milieu naturel où ils vivent. Il importait donc de réagir.

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  • Patrick Mboma, ambassadeur de bonne volonté de la CEEAC

    · 00:02:34 · Chronique Agriculture et Pêche

    Un ambassadeur de bonne volonté ne touche pas de salaire ou un euro symbolique, seuls les frais peuvent être éventuellement pris en charge. Beaucoup d'organisations gouvernementales, non gouvernementales, multilatérales, ou à but non lucratif utilisent des ambassadeurs de bonne volonté pour promouvoir leurs programmes en utilisant leur réputation. Ils peuvent participer à des opérations visant le public ou d'autres gouvernements, à des collectes de fonds et visiter des opérations sur le terrain afin d'assurer un retentissement médiatique. On peut citer l’actrice Angelina Jolie est ambassadrice de bonne volonté pour le HCR envers les réfugiés en 2013. Ou encore l’actrice Nicole Kidman qui a été ambassadrice de bonne volonté pour la cause des femmes à l'ONU. Le footballeur italien Roberto Baggio, quant à lui, a été ambassadeur de bonne volonté de la FAO en 2002.Ce matin, nous allons vous présenter une grande figure dans la lutte contre le braconnage en Afrique centrale. Il s’agit de l’ancien Lion indomptable camerounais, Patrick Mboma. Nommé ambassadeur de bonne volonté de la CEEAC en matière de lutte anti-braconnage par le secrétaire général de la CEEAC en avril 2013, Patrick Mboma est appelé à soutenir la CEEAC dans sa lutte contre la destruction de la biodiversité en général, et celle des éléphants en particulier.

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  • Les problèmes de l’élevage en Afrique centrale (Rediffusion)

    · 00:02:28 · Chronique Agriculture et Pêche

    En termes d’alimentation, l’élevage et la pêche sont les principales sources de protéines d’origine animale dans l’alimentation des populations de cette zone. Les activités pastorales couvrent une superficie d’environ 1,1 million de km². Plus de 35 % des populations au Cameroun et 40 % au Tchad se consacrent aux activités d’élevage. Au Cameroun, l’élevage constitue une des principales activités des populations des provinces du Nord et de l’Extrême-Nord. Cette région se situe au premier rang pour le cheptel bovin, 1 657 400 têtes, soit 38 % du cheptel national. Les cheptels de moutons et de chèvres s’élèvent respectivement à 1 362 600 et 1 507 300 têtes, soit 57,8 % et 51,7 % des chiffres nationaux. Ainsi, l’élevage représente la deuxième source de revenus pour les populations rurales, après le coton.C’est un secteur qui présente un fort potentiel pour les économies nationales et les budgets des familles. Toutefois, il y a quelques problèmes. En effet, plusieurs contraintes entravent l’accroissement de la productivité du cheptel. Celles-ci sont liées pour la plupart à l’eau et à l’alimentation, à la santé, aux pratiques d’élevage et à l’écoulement des produits. En outre, l’extension des cultures et des zones cynégétiques réduit considérablement les parcours.Rediffusion du 21 janvier 2017.

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  • Les pôles de compétitivité en France (Rediffusion du 18/02/2017)

    · 00:02:45 · Chronique Agriculture et Pêche

    Selon la définition qu’en donnent les textes officiels, un pôle de compétitivité est « un rassemblement, sur un territoire bien identifié et sur une thématique ciblée, d'entreprises petites, moyenne ou grandes, de laboratoires de recherche et d'établissements de formation ». Un pôle de compétitivité repose sur un ancrage territorial fort tout en s’appuyant sur les structures existantes (tissu industriel, campus, infrastructures collectives, etc.). Le recours à une politique foncière et de développement urbain propre à assurer un développement cohérent du tissu industriel, des capacités de recherche publique et des établissements d’enseignement supérieur sont des facteurs positifs de développement du pôle de compétitivité et du potentiel de ses membres.Ils sont définis par la loi de finances de 2005 comme le regroupement sur un même territoire d'entreprises, d'établissements d'enseignement supérieur et d'organismes de recherche publics ou privés qui ont vocation à travailler en synergie pour mettre en œuvre des projets de développement économique pour l'innovation.Créé en 2004 dans le cadre du lancement d'une nouvelle politique industrielle en France, ce dispositif permet des subventions publiques et un régime fiscal particulier à un ensemble d'activité regroupés. Ils ont vocation à rendre l'économie plus compétitive, créer des emplois, rapprocher la recherche privée et publique et développer certaines zones en difficulté, tout en luttant contre les délocalisations.

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  • Le Conseil international consultatif du cajou ou CICC (Rediffusion)

    · 00:02:55 · Chronique Agriculture et Pêche

    Ça bouge sur le marché international de la noix de cajou, et le Conseil international consultatif du cajou ou CICC est né le 17 novembre 2016 à Abidjan, la capitale économique ivoirienne. Précision importante : l’arbre, c’est l’anacardier, et le fruit, c'est le cajou. C’est l’amande de ce fruit qui est commercialisée sous forme de noix pour l’apéritif, et d’autres produits dérivés. Du point de vue commercial, on distingue deux parties dans ce fruit. La pomme de cajou est juteuse, sucrée, légèrement parfumée. On la consomme fraîche, on peut en faire de la compote de la confiture, des boissons des sirops, du vinaigre. Deuxième partie, l’amande qui intervient dans l’industrie chocolatière, l’industrie agroalimentaire de la biscuiterie, de la pâtisserie. On en fait de la pâte de cajou et on en tire du beurre.Pour en revenir au Conseil international consultatif du cajou, il ‘agit d’une sorte d’Opep du cajou, qui rassemble les principaux producteurs. C’est une initiative de huit (8) pays africains producteurs de l’anacarde, dont la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, la Guinée, le Ghana, le Bénin, le Togo, le Cameroun et la Guinée Bissau. Des pays qui pèsent un million trois cent mille tonnes (1 300 000 T) soit entre 60% et 80% de la production mondiale et près de la totalité de l’offre mondiale de noix brutes. L’objectif, c’est de mieux mieux maîtriser les cours du marché. Rediffusion du 6 mai 2017.

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  • Un projet de production de biogaz en Afrique centrale (Rediffusion)

    · 00:02:31 · Chronique Agriculture et Pêche

    Il faut d’abord que je vous dise un ou deux mots sur la production de biogaz ou biométhane. Initialement, le biogaz était envisagé comme un simple produit du traitement des déchets. Désormais, il est considéré comme une énergie renouvelable à part entière qu’il est essentiel de valoriser. On met le déchet dans un méthaniseur, et on en retire de biogaz servant de combustible, et du digestat servant de fertilisant pour l’agriculture. Rediffusion 17 juin 2017.Muzalias, est un mot lingala qui veut dire renaissance. Deuxième massif forestier tropical après l’Amazonie, les forêts du Bassin du Congo revêtent plus de 172 millions d'hectares, et couvrent six pays. Situation alarmante : 46% de ce massif est fragmenté par l’exploitation industrielle, 30% est fortement dégradé et seulement 24 % est intact. Il s’agit véritablement d’eouvrer pour la renaissance de ce massif forestier. Evidemment à Bordeaux, notre homme n’est pas venu chercher une très haute technologie.

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  • Les plantes compagnes (Rediffusion)

    · 00:02:38 · Chronique Agriculture et Pêche

    Dans cette affaire, il y un principe de base, qu’il est important de retenir. Entre elles, les plantes ont la faculté de s’entraider, et de se protéger les unes et les autres des insectes et autres nuisibles. L’alternance et l’association des cultures consistent à faire des cultures associées à leur mutuel bénéfice. Cette technique de cultures associées est aussi appelée «compagnonnage de plantes». La technique dite du compagnonnage, c'est associer certaines plantes entre elles, les planter ensemble, pour leur influence bénéfique et réciproque les unes sur les autres. Les principales raisons d’associer les cultures :- Mieux profiter de l’azote puisé dans l’air par les espèces appartenant à la famille des légumineuses (haricot, pois, fève, trèfle...) et qui est libéré dans le sol au fur et à mesure de la décomposition des racines.- Bénéficier de l’effet protecteur (face aux maladies) ou répulsif (face aux ravageurs) de certaines espèces. Dans les cultures associées, on veillera à ne cultiver ensemble que des espèces qui se stimulent mutuellement ou qui au moins ne se gênent pas !- Profiter de l’influence bénéfique que certaines espèces végétales ont sur d’autres, probablement à cause de substances excrétées par leurs racines.- Mieux occuper l’espace en associant des espèces à cycle court et des espèces à cycle long.- Mieux utiliser le sol qui sera dès lors plus productif.- Mieux couvrir le sol de façon à le rendre moins facilement envahissable par les mauvaises herbes. On sait que l’ail par exemple éloigne les insectes, avec un rôle fongicide et pesticide. On peut l’associer à des cultures comme les carottes, betteraves, fraisiers et tomates.Contre-indication, il faut éloigner l’ail des choux, haricots et pois.

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  • Le laboratoire central vétérinaire du Mali (Rediffusion du 4/03/2017)

    · 00:02:34 · Chronique Agriculture et Pêche

    La question est importante parce que la santé animale est un facteur important pour les filières d'élevage. La santé du troupeau conditionne le bien-être des animaux, l'équilibre économique de l'élevage. Et surtout la santé de l'homme. D’abord l’éleveur qui est au contact direct des animaux, et le consommateur qui va retrouver les aliments d’origine animale dans son assiette. Question complexe quand on sait qu’il y a des pathologies spécifiques à l’animal, et d’autres qui sont communes à l’homme et à l’animal. Ajoutons qu’au Mali, l’élevage joue un rôle important dans la sécurité alimentaire, la lutte contre la pauvreté et la création d’emplois. En effet, le poids de l’élevage est éloquent dans l’économie nationale à en juger par certains paramètres : il occupe la troisième place dans les recettes d’exportation après le coton et l’or ; 20% du produit intérieur brut, il contribue aussi pour 80% des revenus des systèmes pastoraux et 18% à celui des systèmes agropastoraux. Le bétail constitue la principale force motrice pour l’agriculture végétale.On voit donc que le rôle du laboratoire central vétérinaire est important. Construit en 1972 avec l’appui du gouvernement des USA pour satisfaire les besoins en vaccins vétérinaires du Mali, le LCV constitue à ce titre un précieux outil pour le développement de l’élevage.

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  • L’agriculture industrielle et l’accaparement des terres en Afrique

    · 00:02:35 · Chronique Agriculture et Pêche

    L’accaparement des terres par l’agriculture industrielle au détriment de l’agriculture familiale est un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur, avec des conséquences sociales et économiques de plus en plus marquées. Quelques chiffres: en Zambie 194 513 ha, au Burkina Faso 1 527 000 ha et une superficie additionnelle de 750 000 ha, au Congo 660 000 ha, au Mali 819 567 ha, en Côte-d’Ivoire 730 400 ha, au Liberia 1 737 000 ha (67 % des terres agricoles) sont entre les mains de compagnies internationales d’agriculture industrielle. Encore qu'il n'y a aucune certitude sur les chiffres, parce que ça relève presque du secret d’État. À ce rythme, il est évident que la terre sera l’enjeu des prochains affrontements. C’est même le cas actuellement dans certains pays africains.Le schéma est terrible. Une famille utilise au maximum 4 à 5 hectares pour ses besoins dans le cadre de l’agriculture familiale. L’agrobusiness ou l’agriculture industrielle lui prend sa terre, quand bien même elle aurait effectué sur cette terre des aménagements agricoles qui coûtent cher.Voilà donc le paysan devenu un sans terre. Il lui reste deux solutions, mauvaises toutes les deux. Soit il s’en va en ville, ce que les spécialistes appellent l’exode rural. Il s’en va donc rejoindre d’autres malheureux dans les bidonvilles qui encerclent les périphéries des villes. Soit il devient un ouvrier agricole mal payé.Paradoxe, l’agriculture familiale, qui a fait ses preuves à travers les siècles, utilise tous les bras valides d’un village. Avec l’agriculture industrielle, un seul homme suffit à conduire un tracteur. On fabrique donc des sans terre, des chômeurs d’un type nouveau, et qui n’ont aucun recours.

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  • La Surveillance biologique du territoire dans le domaine végétal

    · 00:02:38 · Chronique Agriculture et Pêche

    L’histoire de l’agriculture française intervient dans cette affaire. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, l’agriculture peine à produire alors qu’il faut nourrir des populations qui ont subi des rationnements des années durant. On mécanise, on industrialise, on imagine tout type de traitement phytosanitaire pour protéger les cultures et augmenter sinon garantir les rendements. Par la suite, on se rend compte qu’on a été trop loin, et le Grenelle de l’Environnement dit qu’il faut moins de phytosanitaire, avec derrière la tête l’idée qu’il faut arriver à une suppression totale. Si on ne peut plus traiter les plantations comme on veut, il faut un dispositif complémentaire pour surveiller ce qui se passe. D’où la surveillance biologique du territoire (SBT) dans le domaine végétal, qui est au cœur des missions des services du ministère chargé de l’Agriculture. Il s’agit de connaître la situation phytosanitaire du territoire. Cette surveillance du territoire est basée sur des plans de surveillance, qui doivent détecter les organismes pathogènes. Et à leur tour, ces plans enclenchent le cas échéant des actions de gestion ; des plans de contrôle vérifient que les populations « nuisibles » sont maintenues à un niveau acceptable.Et, au final, l’outil mis à la disposition des exploitants, c’est le Bulletin de santé du végétal, ou BSV. L’objectif du Bulletin de santé du végétal est de présenter : un état sanitaire des cultures (stades de développement, observations des ravageurs et maladies, présence de symptômes) une évaluation du risque phytosanitaire, en fonction des périodes de sensibilité des cultures et des seuils de nuisibilité des ravageurs et maladies, ou encore des messages réglementaires. Le Bulletin de santé du végétal est mis à disposition de tous les acteurs gratuitement sur les sites internet des Chambres régionales d’agriculture et des directions régionales de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt, les directions régionales du ministère.

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