Episodes

  • Il s'agit d'une des plus belles correspondances du XIXe siècle, due à l'amitié improbable qui unit deux de nos grands écrivains : Gustave Flaubert et George Sand, deux êtres qui se voyaient eux-mêmes comme des « antinomies », et que tout, en effet, opposait : le tempérament, les goûts, les habitudes, les opinions. Au long de leur échange, on les voit soucieux de ne pas se blesser mutuellement, mais ils ne peuvent éviter d'aborder les grandes questions qui agitent leur époque. Or, celles-ci, qu'il s'agisse des événements politiques, de la place des femmes dans la société, des pouvoirs prêtés à la littérature, les trouvent presque toujours en profond désaccord. Sur ces discordances, la confiance et même la tendresse ont pourtant fleuri. C'est la surprise que réservent ces lettres croisées, qui donnent à leurs lecteurs une énigme à débrouiller et un charme à partager.

    Mona Ozouf est chercheuse, philosophe de formation, historienne spécialiste de la Révolution française. Elle a écrit de nombreux livres sur ce sujet comme Varenne, la mort de la royauté, ou Une autre République : 1791 l'occasion et le destin d'une initiative. L'an dernier, elle a publié De Révolution en République. Les Chemins de la France, dans la collection Quarto de Gallimard. Elle écrit aussi sur les femmes, sur les rapports de la littérature et de la démocratie, et sur l'école de la République.
    Avec Composition française, retour sur une enfance bretonne, Mona Ozouf a reçut le Prix de la Revue des deux mondes ainsi que le Prix Montaigne de Bordeaux. Le prestigieux Prix de la Bibliothèque Nationale de France lui a été remis par Aurélie Filippetti, Ministre de la Culture, pour l'ensemble de son oeuvre d'historienne et d'écrivain.

  • Créé à Paris en 1972, art press est considéré comme l'une des meilleures revues internationales sur l'art contemporain, suivant au plus près la création, tout en fournissant des clefs d'analyse d'un domaine qui à la fois soulève beaucoup de curiosité et déroute souvent. L'évolution de la revue se confond avec les transformations récentes de l'art, depuis les dernières avant-gardes jusqu'aux effets aujourd'hui de la globalisation. Elle témoigne de cette histoire dans laquelle elle a pris une part active au travers de ses engagements et des débats qu'elle a elle-même suscités. C'es tout cela que Catherine Millet, fondatrice de la revue dont elle continue de diriger la rédaction, raconte dans ce livre, restituant, à travers anecdotes et réflexions, l'épaisseur de ces années. C'est aussi sur son parcours personnel qu'elle revient, en répondant aux questions d'un de ses plus proches collaborateurs, Richard Leydier, faisant de ce dialogue celui de deux générations de critiques d'art. Mais Catherine Millet est aussi l'auteur du best-seller La Vie sexuelle de Catherine M., ouvrage à partir duquel elle s'est engagée dans un travail littéraire qu'elle met ici en perspective par rapport à son expérience de critique.

    Catherine Millet est directrice de la rédaction d'Art Press, revue à la fondation de laquelle elle a participé en 1972. Elle a été commissaire de plusieurs expositions, parmi lesquelles Baroque 81 (Musée d?Art moderne de la Ville de Paris, 1981), Douze artistes français dans l'espace (Musée Seibu, Tokyo, - Fondation Walker Hill, Séoul, 1985). Elle a également été commissaire de la section française de la Biennale de Sao Paulo en 1989, qui a reçu le Grand Prix du meilleur pavillon et commissaire du Pavillon français à la Biennale de Venise, en 1995. Catherine Millet est chevalier de l'Ordre National du Mérite.

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  • Dans son ouvrage Les Couleurs de nos souvenirs, Michel Pastoureau s'était intéressé à l'histoire des rapports entre couleurs et société sur plus d'un demi-siècle (1950-2010). Poursuivant ses enquêtes, il les fait porter sur une période plus courte et propose aujourd'hui un regard et une réflexion sur les pratiques de la couleur de notre temps. Fait de notes prises sur le vif, d'expériences personnelles, de propos débridés, de digressions savantes ou de récits pleins d'humour, ce Journal chromatique des cinq dernières années nous conduit sur les terrains les plus divers : le vocabulaire et les faits de langue, la vie quotidienne et le spectacle de la rue, le vêtement et les phénomènes de mode, l'art et la littérature, le cinéma, les musées, la publicité, le monde politique, les jardins publics, les chambres d?hôtel et les terrains de sport.
    Tour à tour descriptif et narratif, ludique et poétique, ce Journal souligne combien la couleur, omniprésente dans nos sociétés contemporaines où sa fonction première est de signaler, de classer et de hiérarchiser, reste heureusement une source de plaisir et un lieu pour rêver.

    Michel Pastoureau, Une couleur ne vient jamais seule, Journal chromatique - 2012-2016, Le Seuil, 2018

    Michel Pastoureau est professeur à la Sorbonne et à l'école pratique des Hautes Etudes où il est titulaire de la chaire d'Histoire de la symbolique occidentale.
    Historien de la symbolique occidentale mondialement connu pour ses travaux sur l'histoire des couleurs en Occident, il a également publié une dizaine d'ouvrages sur les significations de l'héraldique, sur les blasons et les armoiries, notamment, au Seuil, L'Étoffe du diable (1991), Une histoire symbolique du Moyen-Âge occidental (2004) et L'Ours. Histoire d'un roi déchu (2007). Son autobiographie Les Couleurs de nos souvenirs a reçu le prix Médicis Essai en 2010.

  • Ancienne  élève de l'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud et de  Science Po de Paris, Emmanuelle Loyer est agrégée d'histoire,  spécialiste de l'histoire culturelle des sociétés contemporaines.
    Elle a publié de nombreux ouvrages : Mai 68 dans le texte (Complexe, 2008), l'Histoire du festival d'Avignon (Gallimard, 2007). Par ailleurs, biographe de Claude Lévi-Strauss, elle a puisé dans les archives personnelles de l'auteur de Tristes tropiques pour nourrir cet ouvrage-référence, Prix Femina Essai en 2015, du père de l'anthropologie structurale. 

  • Passionnés par cette expérience qui les a emmenés beaucoup plus loin qu'ils n'auraient pu le soupçonner, Alain Rey et Fabienne Verdier ont décidé de partir à la découverte des sources mêmes de leur inspiration, au croisement de la lexicographie et de la peinture. À deux voix, ils dessinent dans cet ouvrage inédit les contours sensibles du monde tel qu'ils le perçoivent : une « polyphonie » littéraire et artistique structurée en cinq grands ensembles ? les relations analogiques, les forces du monde, la musique, le chant de la terre et le cosmos. Le texte fondateur et magistral d'Alain Rey entre en écho non seulement avec les tableaux du projet que l'on redécouvre à travers des détails spectaculaires, mais aussi avec des photographies de Fabienne Verdier à l'oeuvre dans son atelier. Et, comme fil d'Ariane pour se guider dans ce « labyrinthe de la pensée, des formes et des mots » (Alain Rey), les Carnets d'atelier de l'artiste tracent des cartographies imaginaires où les oeuvres d'art et les formes de la nature livrent des analogies inattendues.

    Alain Rey, Polyphonies, Albin Michel, 2017

    Lexicographe, maître d'oeuvre du Robert, Alain Rey est spécialiste de linguistique et rédacteur en chef des publications des éditions Le Robert. Il a notamment été chroniqueur à la radio (France Inter) et à la télévision. Il a collaboré avec le calligraphe Lassaäd Metoui pour trois ouvrages, avec la peintre Fabienne Verdier pour l'édition du cinquantenaire du Petit Robert et pour le livre Polyphonies (Albin Michel).

  • Alain Rey est un linguiste et lexicographe français né à Pont-du-Château (Puy-de-Dôme) le 30 août 1928. Il est le rédacteur en chef des publications des éditions Le Robert.

    Alain Rey est un observateur de l'évolution de la langue française. Il incarne, à l'instar du Robert, une langue française moderne, n'hésitant pas à inclure dans ses dictionnaires du verlan ou des régionalismes. S'il n'est pas universitaire, il a cependant joué un rôle majeur dans le développement de la terminologie, de la lexicologie, de l'histoire du vocabulaire, de la sémantique historique et de l'histoire culturelle des dictionnaires. Il a participé à de très nombreux colloques et publié un très grand nombre d'articles.

  • Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se réchauffer dans sa loge où rires et larmes se mélangent au café qu'elle leur offre. Son quotidien est rythmé par leurs confidences. Un jour, parce qu'un homme et une femme ont décidé de reposer ensemble dans son carré de terre, tout bascule. Des liens qui unissent vivants et morts sont exhumés, et certaines âmes que l'on croyait noires, se révèlent lumineuses.
    Après l'émotion et le succès des Oubliés du dimanche, Valérie Perrin nous fait partager l'histoire intense d'une femme qui, malgré les épreuves, croit obstinément au bonheur. Avec ce talent si rare de rendre l'ordinaire exceptionnel, Valérie Perrin crée autour de cette fée du quotidien un monde plein de poésie et d'humanité.
    Un hymne au merveilleux des choses simples.

    Valérie Perrin, Changer l'eau des fleurs, Albin Michel 2018 (Prix Maison de la Presse 2018)

    Photographe et scénariste, Valérie Perrin travaille aux côtés de Claude Lelouch.
    Son premier roman Les Oubliés du dimanche, a reçu de nombreux prix, dont celui de Lire Élire 2016 et de Poulet-Malassis 2016. Le second, Changer l'eau des fleurs, est lauréat du Prix de la Maison de la Presse, en 2018.

  • "Dans toutes les sociétés et à toutes les époques, l’agriculture a été le moteur des grandes évolutions. Aujourd’hui, alors que le réchauffement climatique en cours sur notre planète cause déjà des catastrophes, elle a un rôle primordial à jouer pour que nous parvenions à une gestion saine et respectueuse de notre environnement. Mettre au service de la durabilité tous les moyens techniques que nous avons accumulés est une formidable piste d’exploration, que certains parcourent déjà, et que les politiques publiques doivent encourager. C’est le sens du projet agroécologique que j’ai porté pendant cinq ans."
    Stéphane Le Foll, La première graine, Calmann Lévy, 2017

    Stéphane Le Foll commence sa carrière politique comme conseiller municipal de Longnes puis du Mans. Proche de François Hollande et député européen à partir de 2004, il est nommé ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire le 16 mai 2012, puis élu député de la Sarthe le 17 juin suivant. En juin 2018, il est nommé Maire du Mans. Il publie La première graine en 2017 aux éditions Calmann Lévy.

  • Et si nous vivions dans une société bavarde où le dialogue n'existe plus ?
    Polémiques systématiques, procès d'intention, culture de l'esquive... : médias et réseaux sociaux se prêtent de plus en plus à un étrange jeu du silence, sorte d'accord tacite par lequel les camps adverses en arrivent à conspirer à leur insu pour créer un univers caricatural où la communication est rendue impossible. Où l'on trouve des mascarades de débat à foison, où tout est joué d'avance, et où il s'agit bien plus de cataloguer péremptoirement l'adversaire afin de délégitimer son propos que d'écouter ses arguments et d'y répondre.
    Dans cet ouvrage décapant, Marylin Maeso analyse les mécanismes et les enjeux de ce phénomène. Pour elle, le fait que notre époque soit à la fois celle de l'hyper-connectivité et celle de la substitution de la polémique au dialogue n'est pas le moindre de ses paradoxes !

    Marylin Maeso, Les conspirateurs du silence, Editions de l'Observatoire, 2018

    Marylin Maeso est une ancienne élève de l'ENS Ulm et agrégée de philosophie, monitrice en philosophie à l'Université Paris IV. Poursuivant une perspective camusienne, elle travaille sur la crise de l'humanisme et ses évolutions à l'épreuve de la révolution dans la philosophie française contemporaine.

  • Depuis quelques années, dans le sillage d’importantes découvertes scientifiques liées à la communication végétale, une tendance de fond nous incite à prendre l’arbre pour modèle, voire à pénétrer les arcanes de sa « vie secrète ». Mais, au-delà des métaphores et des analogies faciles, que peut-on vraiment espérer de ce nouveau rapprochement avec l’arbre ? Une source d’inspiration, un modèle écologique, la clé d’un nouveau bien-être fait d’ouverture et de partage ? Un écologue passionné nous livre ses réponses empreintes de science, de sagesse et d’un infini respect pour l’arbre : « L’arbre semble vouloir s’adresser aux grands primates irrévérencieux que nous sommes devenus. Des primates aujourd’hui perdus au bord du chemin pour avoir sottement oublié qu’ils vivaient sur la planète des arbres. »

    Jacques Tassin, Penser comme un arbre, Odile Jacob, 2017

    Pour repenser les rapports entre l’homme et la nature, Rencontres Sciences Friction, Abbaye de Beauport – Locus Solus Editions, 2018

    Jacques Tassin est chercheur en écologie végétale. Naturaliste et écrivain, il étudie le lien entre ses contemporains et les plantes, l'aménagement de la forêt, ou encore les espèces invasives.
    Son travail se déploie entre essai, le dernier, Penser comme un arbre, a été publié chez Odile Jacob, et écriture romanesque, avec en 2013 la publication de Forêt marronne où il interroge la dimension spirituelle de la relation de l'homme à la nature.

  • Nombre de médecins qui se sont penchés sur les cas saugrenus de la famille de Ninon Moise ont échoué à les guérir, parfois même à simplement les nommer. Depuis le Moyen Âge, les filles aînées de chaque génération sont frappées, les catastrophes s'enchaînent. Ninon, dix-sept ans, dernière-née de cette lignée maudite, a droit à un beau diagnostic : allodynie tactile dynamique, trois mots brandis pour désigner ce mal mystérieux qui brûle la peau de ses bras sans laisser de traces, et sans explications.
    Mais Ninon, contrairement à ses aïeules, ne se contente pas d?une formule magique, veut être soignée par la science, et entend échapper au déterminisme génétique, aux récits de sorcières qui ont bercé son enfance, pour rejoindre le temps, adulte, des expériences raisonnées. C'est une décision, celle de contrarier sa propre histoire, de s'inventer une nouvelle identité, de remonter le courant de son intuition initiale, qui lui a fait dire un 19 janvier au réveil je suis maudite comme toutes les autres.
    Formidable odyssée de la peau, ce roman de Joy Sorman tend le fil suspendu du destin dans le labyrinthe des énigmes médicales, où l?emporte toujours « la vie, la vie, la vie décidément ».

    Joy Sorman, Sciences de la vie, Le Seuil, 2017

    Joy Sorman a d'abord été professeure de philosophie avant de renoncer à enseigner cette discipline dans le système scolaire. En 2005, elle écrit son premier roman, paru chez Gallimard. Ce manifeste pour un « féminisme viril » est intitulé Boys, Boys, Boys. Elle remporte le prix de Flore de la même année. Elle a également collaboré à des médias audiovisuels (Ça balance à Paris sur Paris Première, la Matinale de Canal+ et sur France Inter). Elle a été nommée Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres en 2013.

  • "Comment en suis-je venue à écrire ? Je revois ma mère. Je l'entends. Elle avait un don inouï pour les histoires. Courtes ou longues, vraies ou fausses.
    C'était sa façon de conjurer la souffrance, la vie difficile. Elle m'a ainsi ouvert ces portes invisibles qui transfigurent le monde et font jaillir l'espoir.
    Dès ma naissance, pourtant, elle m'avait rejetée. Les circonstances. Et un secret qui faillit me détruire.
    Pour m'en sortir, je suis devenue sa plus fervente écouteuse. Si bien qu'un jour, dans ses histoires, j'ai voulu « mettre mon grain de sel », comme elle disait. Elle a refusé. M'a interdite d'histoires.
    Je me suis rebellée. Je me suis inventé des mères de papier, des mondes rien qu'à moi.
    Voici le récit de cette guerre qui m'a sauvée. Un combat pour gagner son amour."

    Irène Frain, La fille à histoires, Le Seuil, 2017

    Irène Frain, auteur et journaliste, est née en 1950 à Lorient. Agrégée de Lettres Classiques, elle enseigne au lycée puis à l'université de la Sorbonne nouvelle avant de se lancer dans une carrière de journaliste, qui la conduira à écrire notamment pour Paris Match, Elle, JDD, VSD, L'Histoire. Elle a publié de nombreux romans, comme Les Naufragés de l'île Tromelin (Grand prix de l'Académie de marine 2010), essais et récits de voyages.

  • Vladimir Fédorovski est un écrivain et ancien diplomate russe. Il a été conseiller diplomatique pendant la période de la glasnost.
    Vladimir Fédorovski retrace dans Au coeur du Kremlin, un livre paru chez Stock en 2018, une épopée hors du commun où la réalité dépasse souvent la fiction, avec certains souvenirs personnels qui font parfois songer à Game of Thrones. Enfin, à la lumière de l’élection présidentielle de 2018, l’auteur nous éclaire sur la guerre de succession autour de Vladimir Poutine.

  • Initié à la langue bretonne par sa grand-mère, Denez Prigentse lance en 1980 dans le kan ha diskan, une technique de chant a cappella traditionnelle de la culture celtique. Il est rapidement surpris par l'accueil d'un public non initié à son répertoire. S'ensuit une participation à des festivals prestigieux, et l'envie de mener plus loin son approche artistique ; il est entre autres séduit par les musiques électroniques, dont il trouve les rythmes proches des musiques celtiques. Il a enregistré une dizaine d'albums, participé à de nombreuses bandes originales de films internationaux et a collaboré avec des artistes internationaux.

  • Les romans de Stéphane Audeguy tournent tous autour de la question de l'irreprésentable : il raconte la vie d'un animal dans Histoire du lion Personne (Le Seuil, 2016), celle des nuages ou de la pluie dans La Théorie des Nuages (Gallimard, 2005), celle du frère inconnu de Jean-Jacques Rousseau dans Fils Unique (Gallimard, 2006) et dernièrement le souvenir de sa mère disparue (Le Seuil, 2017).
    Ses romans procèdent très souvent d'un enchâssement des énonciations : la parole est un relais que narrateur et personnages se passent, "Le récit passe comme un nuage de l'un à l'autre. Il s'adapte à chaque destin, le mouille, s'y transforme. Enrichi par tout ce qu'il révèle et traverse". Mais si la parole circule, les personnages ne s'expriment jamais directement et le narrateur conserve son droit de régie. Le roman chez Audeguy se refuse à la parole vive, le dialogue est proscrit et l'écrivain a une prédilection marquée pour les formes indirectes du discours rapporté. De cette structure romanesque paradoxale résulte cette belle monotonie et une douce ironie et qui ne va pas sans humour.

    Stéphane Audeguy étudie tout d'abord la littérature anglo-saxonne et obtient l'agrégation de lettres modernes. Attiré par le cinéma, ancien monteur, il collabore à divers courts métrages et enseigne ensuite l?histoire du cinéma et des arts. En 2005, les Editions Gallimard publient avec succès son premier roman, La théorie des nuages. Ce roman inclassable et poétique est récompensé par de nombreux prix, dont le Grand Prix Maurice Genevoix de l'Académie Française.

  • Jeanne Hébuterne est une jeune fille quand, en 1916, elle rencontre Amedeo Modigliani. De quinze ans son aîné, il est un artiste « maudit », vivant dans la misère, à Montparnasse. Elle veut s'émanciper de ses parents et de son frère, et devenir peintre elle aussi. Ils tombent fous amoureux. De Paris à Nice - où ils fuient les combats de la Première Guerre mondiale, ils bravent les bonnes moeurs et les interdits familiaux. Mais leur amour incandescent les conduit aux confins de la folie.

    Olivia Elkaim, Je suis Jeanne Hebuterne, Stock, 2017

    Olivia Elkaim a débuté comme journaliste à Marianne et L'événement du jeudi avant de devenir journaliste d'investigation pour Capital, puis chef de l'information de VSD. Depuis 2011, elle est journaliste chargée de la politique au magazine La Vie. Elle a publié plusieurs nouvelles et des romans, salués par la critique : chez Grasset, Les Graffitis de Chambord et Les Oiseaux noirs de Massada, puis chez Stock, Nous étions une histoire et Je suis Jeanne Hebuterne.

  • L’invisible a fait des progrès, il gagne chaque jour du terrain. Trois scientifiques, Jean Audouze, Michel Cassé, Sébastien Carassou, essaient d’en suivre les avancées.

    Sébastien Carassou :
    des ovnis à l’astrophysique en passant par le succès populaire sur
    Youtube (plus de 100 000 abonnés), il présentera un nouveau champ de la
    connaissance : l’astronomie multimessagers.
    Jean Audouze et Michel Cassé :
    astrophyciens internationalement reconnus, feront le point sur les
    grandes découvertes récentes en astrophysique et les bouleversements
    liés à l’intelligence artificielle.

  • Démographe, historien, chercheur à l'INED, Emmanuel Todd connu dès ses débuts un parcours atypique, tout aussi bien critiqué que connaissant un important succès public. Dans des livres comme L'Invention de la France (1981), L'Invention de l'Europe (1990) ou L'Origine des systèmes familiaux (2011), il a largement popularisé certains concepts clés de l'anthropologie historique, comme les systèmes familiaux. Il a publié de nombreux essais, notamment l'ouvrage prémonitoire "La Chute Finale" qui, dès 1976, annonçait l'effondrement du système soviétique.

  • Chacun perçoit que toutes les démocraties occidentales sont confrontées à la montée des extrêmes, de gauche comme de droite. Comment appréhender cette évolution ? C'est le thème de notre rencontre Les atteintes aux libertés publiques et l'épuisement de la démocratie ", avec Bernard Poignant et Jean Bothorel. Renée Christmann concluera la journée.

    D’une bombe à l’autre, est-il encore possible de protéger les libertés fondamentales ?

    De l’immigré au migrant, est-il encore possible d’accueillir sans conditions ?

    Trois personnalités exceptionnelles, Jean Bothorel, essayiste, Renée Christmann, assesseur à la Cour nationale du doit d’asile, et Bernard Poignant développeront leurs visions engagées de urgences humanitaires.

    « Faites l’amour, pas la guerre », « Il est interdit d’interdire », « Peace and love », « Tout, tout de suite »… Nous sommes nombreux qui avons agi, qui avons vieilli, la tête farcie de ces belles illusions, accommodant avec le catéchisme soixante-huitard un zeste de gauchisme et une pincée de dévotion socialiste, libérale ou libertaire.
    Il en est résulté une génération, la mienne, d’enfants gâtés. Dans cette époque, nous avons été – ô combien ! – des privilégiés, et, au fond, d’allègres décadents. Ce sentiment, coloré d'une pointe de nostalgie, n’a cessé de me traverser quand je me suis replongé dans le Journal que je tiens depuis plusieurs. J’ai eu, tout au long de ces années, la chance de côtoyer beaucoup de dirigeants, beaucoup de figures qui occupaient, qui occupent encore le devant de la scène.
    Je livre, sans fard, les carnets inédits de ces rencontres où s’entrecroisent Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand, Simone Veil, Raymond Barre, Nicolas Sarkozy, mais aussi François Pinault, Vincent Bolloré, Antoine Bernheim ou encore Jean-Edern Hallier, Arielle Dombasle, Philippe Sollers ou Bernard-Henri Lévy…
    Ce témoignage est, je crois, le reflet vivant d’un moment charnière de notre histoire. »

    Jean Bothorel, Nous avons fait l’amour, vous allez faire la guerre, Albin Michel, 2017

    Journaliste au Figaro pendant près de quinze ans, Jean Bothorel obtient en 1993 le Prix Goncourt de la biographie pour son ouvrage Louise de Vilmorin. Il est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages : entretiens, biographies (dont celles de Valéry Giscard d'Estaing, ou de Jean-Jacques Servan Schreiber), et un livre qui a suscité des polémiques, le Bal des Vautours. En 2017, il publie chez Albin Michel : Nous avons fait l'amour, vous allez faire la guerre.

    Renée Christmann, juge et diplomate, est actuellement assesseur à la Cour nationale du droit d'asile, organe compétent pour rendre les décisions relatives aux demandes d'asile.

    Bernard Poignant, agrégé d’histoire en 1970, s'est consacré à la vie publique comme maire de Quimper, comme député et député européen à deux reprises, présidant la délégation socialiste française au Parlement européen. Engagé depuis de nombreuses années au sein des instances du Parti Socialiste en France, il a été conseiller de François Hollande pendant sa présidence.

  •  Auteur avec Elisabeth Lebovici de l’ouvrage de référence Femmes artistes/artistes femmes, Paris 1880 à nos jours (2007), Catherine Gonnard  est spécialiste de l’histoire culturelle et visuelle des femmes  créatrices et des mouvements homosexuels des années 50-60 en France.  Elle travaille également à l’Institut national de l’audiovisuel.

    Catherine Gonnard, Femmes artistes/artistes femmes, Paris 1880 à nos jours, Hazan, 2007