Episodes

  • Priscillia Ludosky, lanceuse d’alerte et militante, est l’invitée du 60e épisode de La Poudre. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de démocratie, de résistance et d’écologie.

    L’édito de Lauren :

    Sortir. Marcher. Brandir des pancartes. Lever les poings. 

    Crier. Protester. Contester. Refuser. Persister. 

    S’unir. S’élever. Se soutenir. S’allier. 

    Être gazé·e·s. Être frappé·e·s. Être ignoré·e·s. 

    Recommencer.

    Résumé de l’épisode :

    Priscillia Ludosky est née en 1985 en banlieue parisienne où elle grandit (10:50). Poussée vers une profession sécurisante par sa famille, elle travaille pendant onze ans dans la banque (16:12). En 2017, elle amorce un changement de carrière et crée sa propre entreprise de cosmétiques bio. Le 29 mai 2018, elle met en ligne une pétition fouillée et sourcée pour protester contre la hausse du coût du carburant après avoir découvert que les nouvelles taxes ne finançaient en rien la transition écologique, comme annoncé pour les justifier (25:12). Véritable lanceuse d’alerte (32:25), sa pétition recueille en quelques mois des centaines de milliers de signature : c’est l’un des principaux déclencheurs du mouvement des Gilets Jaunes. Le 17 novembre 2018, elle prend une part active au premier rassemblement national de celui-ci et s’engage à long terme dans cette lutte. Au sein du mouvement, elle accepte de prendre une place en tant que porte-parole de tou·te·s celleux qui ont signé sa pétition, mais ne s’attribue jamais un rôle de leadeuse. Sa mesure et sa mise à distance des forces politiques tentant de s’approprier son discours lui valent une légitimité et de nombreuses plateformes dont elle fait bon usage pour continuer à porter les enjeux du mouvement, comme le référendum d’initiative citoyenne (44:30). Aujourd’hui, elle continue le combat entamé il y a un peu plus d’un an et montre son engagement dans les causes qui lui tiennent à cœur, dont la lutte contre les violences policières (59:40) ou celle pour de vraies politiques écologiques (01:06:05). 

    Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! 

    La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes

    Réalisation de l’introduction et générique : Aurore Meyer-Mahieu

    Programmation et coordination : Gaïa Marty

    Montage et mixage : Marion Emerit

  • Nouvelles Écoutes présente Intime & Politique, un flux de podcasts féministes produits par Nouvelles Écoutes et proposés par Lauren Bastide.

    Intime & Politique, ce sont des documentaires sonores de 4 à 6 heures qui s’attaquent aux racines des discriminations sexistes et des stéréotypes de genre. Dans cette première saison, trois réalisateur·ice·s activistes exploreront la thématique des corps sexués des femmes et proposeront de décaler les regards pour faire évoluer les comportements et les mentalités, à travers d’intenses plongées sonores et sensorielles dans le quotidien des femmes.

    Pour vous abonner : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/intime-politique/id1488643718

    Et pour suivre toute l’actualité de l’émission, abonnez-vous au compte @intimeetpolitique_ne sur Instagram.

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  • Marie-Noëlle Battistel, députée, Lisa Carayon, maîtresse de conférence en droit, spécialiste des questions du droit à disposer de son corps et Sharlen Sezestre, chargée de plaidoyer international au Planning familial étaient au micro de Lauren Bastide le 12 juillet 2019 dans le cadre d’un enregistrement public à l’Assemblée nationale pour les vingt ans de la Délégation aux droits des femmes.

    L’édito de Lauren :

    C’était le le 12 juillet dernier, à l’Assemblée Nationale. 

    La Délégation aux droits des Femmes de l’Assemblée, et sa présidente Marie-Pierre Rixain, m’avaient invitée à enregistrer un épisode de La Poudre. 

    Franchement j’en ai vu des lieux prestigieux, j’en ai vécu des moments dingues, mais ce jour-là j’avais un petit pincement au ventre inédit. Un certain sentiment de gravité.

    J’ai voulu qu’on parle du droit à l’IVG. Ce droit que l’Assemblée Nationale a donné aux femmes le 17 janvier 1975. Ce droit qu’on pourrait tout aussi bien nous enlever. Vous étiez nombreuses ce jour-là, dans la salle. L’émotion était forte. Je suis fière de partager ce moment avec vous aujourd’hui.

    Description de l’épisode :

    La loi Veil du 17 janvier 1975 est l’un des tournants historiques majeurs de l’histoire récente des droits des femmes. Pourtant, dès le début des échanges, Lisa Carayon et Sharlen Sezestre rappellent à quel point les compromis politiques qu’avaient dû faire Simone Veil pour faire adopter ce texte ont situé la loi dans le champs du médical, de l’exception et de la négociation sur le droit des femmes à disposer de leurs corps (09:57). Avec Marie-Noëlle Battistel, elles insistent sur la fragilité de l’acquisition de ce droit (14:02) et sur les forces politiques qui le menacent aujourd’hui. Après une remise en question de la nécessité-même d’une loi (21:08), elles s’interrogent sur celle du délai d’accès à l’IVG, dont les bornes temporelles sont encore en discussion aujourd’hui (23:02). Elles balayent également les questions cruciales de la double clause de conscience, pesant encore aujourd’hui sur la possibilité des femmes de se voir refuser l’intervention par les praticien.ne.s consulté.e.s (31:04), la limitation géographiques causée par la réduction du nombre de médecins présent.e.s et de centres accessibles (31:58) et celle de la remise en question de la médicalisation de cet acte (37:28). Si certaines des limitations ont été supprimées depuis le vote de 1975, comme la clause de détresse par exemple (45:28), ou l’entretien obligatoire (50:47), et si certaines avancées ont pu voir le jour comme le délit d’entrave voté en 2017 (53:04), Lisa Carayon et Sharlen Sezestre rappellent la grande disparité territoriale et les questions profondément intersectionnelles qui viennent contrebalancer ce tableau encourageant et rappeler les inégalités des femmes dans l’accès à l’avortement. Cette dernière replace aussi ce droit tel qu’il est appliqué en France par rapport au contexte international, affirmant la nécessité d’une solidarité pour le défendre au-delà des frontières (1:03:33). Tandis que Marie-Noëlle Battistel et Marie-Pierre Rixain, présidente de la Délégation, assurent leur volonté de continuer à agir contre les violences gynécologiques et pour un soutien financier des actions menées, Lisa Carayon clôture cet important échange en affirmant que si l’envie est grande de se battre pour la constitutionnalisation du droit à l’avortement, de nombreuses lois sont déjà à notre disposition pour tenter de faire respecter les droits des femmes (1:32:22). Saisissons-nous en et poursuivons le combat !

    Bonne écoute et continuez de faire parler La Poudre !

    Liste d’associations et de sites œuvrant à l’information et à la pratique d’IVG en France et dans le monde :

    Le planning familial (France) : https://www.planning-familial.org/fr

    Paye ton IVG (France) : https://www.facebook.com/payetonivg/ 

    Federacja na rzecz Kobiet i Planowania Rodziny (Pologne) : http://federa.org.pl/ 

    Prochoice America (États-Unis) : https://www.prochoiceamerica.org/ 

    Planned parenthood (États-Unis) : https://www.plannedparenthoodaction.org/issues/abortion 

    Association pour la santé reproductive des personnes LGBTQI (États-Unis) : https://urge.org/ 

    Association pour la santé reproductive des femmes racisées (États-Unis) : https://www.sistersong.net/ 

    Campagne pour l’avortement (Argentine) : http://www.abortolegal.com.ar/sumate-a-la-campana/ 

    Socorristas en Red (Argentine) : http://socorristasenred.org/

    Le discours que vous entendez dans l’introduction est un extrait de l’intervention de Simone Veil dans l’émission « Débat à l’Assemblée nationale : réforme de la loi sur l’avortement » produit par Office national de radiodiffusion télévision française en 1974 et provenant des archives de l’INA. Merci à l’INA pour son autorisation.

    La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes

    Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu

    Programmation et coordination : Gaïa Marty

    Prise de son : Charles de Cillia

    Mixage : Marion Emerit

  • Inès Rau, mannequin étincelante et actrice, est l’invitée du 58e épisode de La Poudre. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de corps, d’âme et de liberté.

    L’édito de Lauren :

    Elles s'appelaient Claudia, Cindy, Linda et Naomi. 

    Elles étaient placardées au dessus de mon lit d’adolescente. Jambes nues, peau luisante, cheveux longs et ondulés. 

    Il y avait bien un poster de Brad Pitt dans un coin, mais c’était elles qui m’obsédaient, c’était elles mes saintes-patronnes. 

    On les appelait les super modèles. 

    Elles ont servi de véhicules à des injonctions ravageuses pour l’estime de soi des femmes. 

    C’est par leur faute que pendant des années j’ai acheté de la fast fashion, passé mes jambes à la cire chaude, claqué ma paye en balayage, fait des régimes, porté des strings… Habitudes dont le féminisme m’a aidé à me délester.

    Mais elles étaient indépendantes, flamboyantes, et célèbres pour gagner plus d’argent que le photographe qui les immortalisait ou que le styliste qui les habillait. D’ailleurs, l’hymne de cette bande de femmes, c’était Freedom de George Michael.

    Elle n’ont pas subi leur beauté, elles en ont fait une arme. 

    D’ailleurs, personne n’aurait songé à les traiter d’idiotes.

    Résumé de l’épisode :

    Inès Rau est mannequin, actrice et autrice d’un livre autobiographique Femme (Flammarion). Elle s’est inventée et se considère comme sa propre œuvre d’art (05:28). Née en 1990, elle grandit en petit garçon dans les quartiers populaires de Nancy (08:00), une enfance qui contribue à faire d’elle la femme libre et sûre d’elle qu’elle est (09:50) malgré des relations familiales complexes. Elle garde cependant un amour et une admiration profondes pour sa mère et pour sa grand-mère dont elle porte le nom (12:30). Sa seconde naissance advient lorsqu’elle débarque à Paris, à 18 ans (20:08). Elle y vit dans une grande précarité, mais aussi dans le monde de la nuit, grâce auquel elle apprend à assumer la féminité qu’elle a toujours porté en elle (25:00). Elle entreprend une transition de genre et travaille rapidement comme mannequin, sans jamais évoquer son histoire (29:23). En 2017, Playboy fait d’elle la première playmate transgenre, c’est son coming out. Si elle est fière de son parcours, elle n’en reste pas moins méfiante face au dévoiement de l’expérience de la transidentité (32:50) et doit gérer la curiosité souvent déplacée qui entoure son anatomie (38:05). Curiosité qu’elle gère avec brio, parlant librement de sa sexualité, de la beauté de son corps de son rapport au hommes (43:50) et de son identité (49:25). Malgré les attaques transphobes auxquelles elle a dû faire face (54:47), son engagement écologiste la porte aujourd’hui et sa carrière d’actrice, débutée avec le rôle de Marcia dans l’adaptation en série de Vernon Subutex ne fait que commencer (06:45) !

    La chanson que vous entendez dans l’introduction est Freedom! ‘90 de George Michael.

    Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! 

    La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes

    Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu

    Programmation et coordination : Gaïa Marty

    Mixage : Marion Emerit

  • L’artiste contemporaine Laure Prouvost et la commissaire d’exposition Martha Kirszenbaum, duo à l’origine du pavillon français de la Biennale de Venise 2019 sont les invitées du premier épisode du cycle L’art & La Poudre en partenariat avec l'association Aware. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé d’art, de femmes et de poulpe.

    L’édito de Lauren :

    L’art n’a pas de nation. L’art n’a pas de temps. L’art n’a pas de sexe. Ou si ? En mai, après l’ouverture de la Biennale, à Venise, l’eau s’est mise à monter. Je suis allée sur le toit du pavillon français. J’ai embarqué dans un bateau, avec deux femmes. C’était Laure Prouvost, l’artiste, et Martha Kirszenbaum, la commissaire. Grandes, lumineuses, musclées, invincibles, belles… On a vogué des jours. On a vogué des nuits. On a atteint une île et on a accosté. Sur le sol, au bord de l’eau, des micros. On s’est assises, et on a parlé. 

    Résumé de l’épisode :

    Quelle place pour les femmes dans l’art contemporain ? Comment les artistes françaises entrent-elles dans les musées, les foires et prix internationaux, les institutions ? Laure Prouvost, née en 1978 à Croix, est l’une des artistes contemporaines les plus reconnues de sa génération. Avec Martha Kirszenbaum, jeune commissaire d’exposition née en 1983 à Vitry-sur-Seine, elle a réalisé le pavillon français à la Biennale de Venise 2019. L’œuvre qui en a résulté, Deep Sea Blue Surrounding You (Vois ce bleu profond te fondre) est un voyage sensoriel et initiatique, l’épopée mystique et transfrontalière d’une douzaine de personnages, de la banlieue parisienne à la lagune vénitienne. Toutes deux passées par un parcours international (05:15), elles revendiquent la liberté que leur a apporté ce changement de paradigme (09:30) et le questionnement sur les identités et les frontières qu’il entraîne. Un questionnement qui fait partie intégrante de leur proposition à la Biennale (10:06). Elles ont pourtant grandi en France : Laure Prouvost dans le Nord (18:32), une enfance campagnarde et réfractaire à l’autoritarisme du système scolaire, et Martha Kirszenbaum en région parisienne (22:46), entre classicisme versaillais et parents moins conventionnels.C’est l’Angleterre qui accueille Laure Prouvost dès ses débuts et lui remet le prix Turner. Elle devient ainsi la première française à recevoir cette prestigieuse récompense pour une œuvre qui, déjà, questionnait les frontières et les moyens de les contourner (31:39). Pour Martha, ce sont les États-Unis qui lui offrent la possibilité de diriger un centre d’exposition, alors qu’elle manquait de modèles de femmes commissaires d’exposition dans son pays d’origine (26:00).Au-delà de ces problématiques géographiques, Laure Prouvost évoque au micro de Lauren Bastide sa propre féminité (39:24) mais aussi sa mise en scène du corps féminin dans ses œuvres (43:00). Sensibles à la place des femmes et à leur représentation dans l’art, elles sont d’ailleurs toutes les deux signataires de l’appel « Not suprised » qui dénonce les violences sexuelles dans le monde de l’art (55:57). Un monde où les femmes peinent encore à trouver leur place et un équilibre entre vie privée et vocation (1:01:25).

    Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! 

    Les extraits sonores et les morceaux de Lafawndah et Flavien Berger que vous entendez dans l’épisode sont extraits de l’œuvre Deep Sea Blue Surrounding You (Vois ce bleu profond te fondre). Merci à Laure Prouvost pour son autorisation.

    La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes

    Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu

    Programmation et coordination : Gaïa Marty

    Mixage : Clotilde Fauchille

  • Clara Luciani, talentueuse musicienne et chanteuse, est l’invitée du 57e épisode de La Poudre. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de se chercher, de se perdre et de se trouver.

    L’édito de Lauren :

    Il y a des matins, je me lève, je me dis qu’on n’est pas mal : je vois le mot « féminicide » écrit en une des journaux, un vrai beau clitoris dans un manuel de SVT, je me dis que des trucs sont rentrés, que le monde a compris qu’on ne voulait plus se faire parler comme à des enfants par nos médecins, qu’on aimerait bien jouir nous aussi et que la charge mentale, bah ça se répartit. Il y a des matins où je me dis qu’on n’y arrivera jamais, qu’il y a trop de voix qui couvrent les nôtres. Celles qui disent qu’on ne peut plus rien dire, qu’une femme voilée n’a pas le droit de se baigner, que deux femmes c’est pas des parents, et puis le droit d’importuner, et puis certaines l’ont bien cherché.Vous connaissez la théorie du tube de dentifrice ? Une fois le dentifrice sorti du tube, cela devient très difficile de le faire rentrer. Alors on fait quoi ? Bah on insiste, on persévère, on lâche rien. Gardez la tête haute et tenez-moi la main. Solides comme des roches, fortes comme des lionnes et fières comme des paonnes - oui, la femelle du paon s’appelle une paonne. Persistons toutes ensemble. Bienvenue dans La Poudre, saison 4.

    Résumé de l’épisode :

    Clara Luciani est née en 1992 à Marseille et a grandi dans sa banlieue, à Septèmes-Les-Vallons (08:20). Entourée d’une mère attachée à la culture (10:40) et d’un père musicien, elle rêve d’un jour, comme la Solange de Jacques Demy, « vivre de son art à Paris » (26:15). À 19 ans, elle atteint la capitale, où elle jongle entre petits boulots et expériences musicales diverses (21:33). Elle se cherche, travaille, tremble sur scène… Les séquelles du harcèlement scolaire qu’elle a subi dans son adolescence la rattrapent et entament sa confiance en elle (17:16), mais la scène la libère et la fortifie, l’aide à accepter et à trouver sa féminité (24:00). C’est le chanteur Raphaël qui, en lui proposant de jouer sur sa tournée (34:17), la sauve du découragement, après sept ans de persévérance. Mais c’est sa première grande rupture amoureuse (43:05) qui lui inspire les premières chansons dans lesquelles elle se reconnaît vraiment et lui font gagner l’amour du public. Depuis, elle enchaîne les concerts, y a été confrontée au sexisme, mais y a aussi gagné des amies dont elle admire les actes de réelle sororité (47:50). Sa trajectoire flamboyante depuis la sortie de son album « Sainte-Victoire » ne fait que commencer !

    Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! 

    La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes

    Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu

    Programmation et coordination : Gaïa Marty

    Mixage : Marion Emerit

    Pour les produits bareMinerals, code LAPOUDRE offrant 15% de réduction sans minimum d’achat. Valable jusqu’au 31/10 sur le site https://www.bareminerals.fr

  • Cet épisode de La Poudre a été publié en français le 27 juin 2019. Pour l’écouter, remontez dans les archives ou cliquez ici : 🇫🇷.

    The singer, musician, producer and performer Chris is the guest of the 55th episode of La Poudre. With Lauren Bastide, they talked about performance, control and sex.

    Chris is an international pop music icon. This discussion starts with an exchange on the importance of queer thought and her creative work (04:36). Born Héloïse Letissier in 1988 in Nantes (France) and passionate about literature, she studies theatre and literature in Lyon. She mentions how lucky she was to grow up surrounded by books (06:08), with a father who is a literature teacher and a very free and independent mother (11:10). This did not prevent her from feeling strangely out of place and nostalgic as a child (14.22). Fortunately, theatre will rescue her from this spleen (15:22). She recalls the sexist violence she had to face at the Lyon school for the performing arts (27:13), which pushed her to abandon her dream of becoming theatre director… Never mind, she embarked on a trip to London, met a drag queen trio and decided that her life would revolve around queerness (34:58): Christine and the Queens was born. In 2014, her first album comes out: "Chaleur humaine" will sell more than a million copies. The same year, she wins the Victoire de la musique prize as woman performer of the year. Shorter hair, shorter name, her second album, "Chris", comes out in October 2018 and offers a more precise definition of her vision of femininity (38:08) while defending her claims for various sexualities and her own pansexual identity (49:20). She makes visible a burning, hungry and uninhibited feminine desire, in a much needed feminist gesture!

    Executive producer: Nouvelles Écoutes

    Production and signature tune: Aurore Meyer-Mahieu

    Translation: Zisla Tortello

    English voice-over: Elise Anderson-Scotto

    Production assistant: Gaïa Marty

    Recording: Charles de Cillia

    Mixing: Clotilde Fauchille

  • Cet épisode de La Poudre a été publié en français le 11 octobre 2018. Pour l’écouter, remontez dans les archives ou cliquez ici : 🇫🇷.

    In this episode revolving around witches, Mona Chollet deciphers why society is in need of witches (03:29) and talks about her childhood in Switzerland (06:20). She also evokes contemporary witches role models (11:03), what it means to have “a life of your own” (15:41), the economic reasons for witch hunts (22:20), how medicine was confiscated by men (29:10), ecofeminism (37:02), the cultural heritage of femininity (40:50), how witch hunts are in fact misogynistic mass crimes (46:14) as well as radical feminism (50:35).

    Mona Chollet is a journalist and essayist born in 1973 in Geneva, Switzerland. Her last book, “Witches: the Undefeated Power of Women” published in September 2018 by La Découverte publishing house, is an ongoing success. After a B.A. in literature in Geneva, she left for Lille (France) to study journalism at the École Supérieur de Journalisme. After her graduation, Mona Chollet did some freelance work for Charlie Hebdo magazine. Today, she is head of publication and journalist for the Monde Diplomatique and is also the author of five highly documented and captivating essays. The last three are considered as true bibles for feminist activists : « Beauté fatale - Les nouveaux visages d’une aliénation féminine » ( "Fatal Beauty, The New Faces of Feminine Alienation" - 2012 - Zones éditions), « Chez soi, une odyssée de l’espace domestique » ( "At Home, a Domestic Space Odyssey" - 2015 - Zones éditions) et « Sorcières, la puissance invaincue des femmes » ( "Witches, the Undefeated Power of Women" - 2018 - éditions La Découverte). 

    Executive producer: Nouvelles Écoutes

    Production and signature tune: Aurore Meyer-Mahieu

    Translation: Zisla Tortello

    English voice-over: Laura Benson

    Production assistant: Gaïa Marty

    Recording: Charles de Cillia

    Mixing: Clotilde Fauchille

  • Cet épisode de La Poudre a été publié en français le 1er novembre 2018. Pour l’écouter, remontez dans les archives ou cliquez ici : 🇫🇷.

    In this episode, Anne Hidalgo talks about what it is to be a political woman in 2018 (03:57), her childhood in Lyon and her memories of Andalusia (04:48), her family history impacted by Franco’s nationalism (10:30), her French naturalisation at 14 years old (18:05), how she became a feminist (21:47), the link between Paris and her political career (27:25), the parity law (39:00), how to stay healthy when faced with her opponents’ attacks (48:15), why she was opposed to separate spaces at the afrofeminist festival Nyansapo (57:10) and her relationship with her uterus (1:05:49).

    Anne Hidalgo is Paris’ mayor since March 2014 and the first woman to ever hold this position. Born in June 1959 near Cadix in Andalusia (Spain), she arrived in France with her family in 1961 and grew up in a working-class neighbourhood in Lyon. In 1984, after her studies in labour and trade-union law, she becomes health and safety inspector in the French department Val-de-Marne. She is then 23 years old and the youngest person in France to hold this position. She becomes a member of the French socialist party in 1994. She starts up in politics in 1997, working for Martine Aubry who is then minister of Employment and Solidarity and becomes her advisor. In 2001, she runs for the municipal elections in the 15th arrondissement in Paris. She wins a seat at the Paris city council. She becomes the previous mayor of Paris Bertrand Delanoë’s deputy mayor. In September 2012, she announces her decision to run for the next municipal election in 2014, which she wins against the right-wing candidate Nathalie Kosciusko-Morizet. In October 2018, she gets the authorisation from the Paris’ Tribunal to pedestrionise a whole section of the Seine’s banks. This measure symbolises her term, centered on environmentalism and the fight against cars.

    Executive producer: Nouvelles Écoutes

    Production and signature tune: Aurore Meyer-Mahieu

    Translation: Zisla Tortello

    English voice-over: Sharon Mann

    Production assistant: Gaïa Marty

    Recording: Charles de Cillia

    Mixing: Clotilde Fauchille

  • This episode of La Poudre was originally recorded in English. To listen to the undubbed version, click here.

    L’immense militante féministe américaine Gloria Steinem est l’invitée du 56e épisode de La Poudre. Figure historique des luttes féministes aux États-Unis, elle revient sur son parcours et ses combats. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé d’écriture, de voyage et d’intuition.

    L’édito de Lauren

    J’ai interviewé Gloria Steinem.

    Non mais voilà, j’ai interviewé Gloria Steinem. C’est merveilleux, c’est du miel dans les oreilles, la puissance théorique de cette femme. Ce qu’elle dit sur la parole, sur la non-violence, sur les médias, sur le racisme. Elle est absolument extraordinaire, elle a la voix et la beauté militante enchanteresse d’une femme de 80 ans qui a passé sa vie sur la route à partager la pensée féministe. Et même si le son laisse un peu à désirer, et j’en suis profondément désolée, je remercie du fond du cœur le Mona Bismarck Center et les éditions Harper Collins de m’avoir permis d’échanger avec Gloria Steinem en public ce soir-là.

    Avant de laisser la place à notre entretien, je voudrais dire merci aux Gloria Steinem françaises. Il y en a plein, elles sont nombreuses, ces militantes du quotidien qui donnent leur temps et leur énergie à notre combat, au péril de leur vie personnelle et même de leur santé, parfois. Elles se reconnaitront, et puis, elles sont plein à être passées ici, à ce micro. Mais, parce que j’ai envie, j’adresse aujourd’hui une pensée immense à Paye Ta Schnek alias Anaïs Bourdet, pour le travail incroyable qu’elle a abattu depuis 2012 avec ce Tumblr qui a changé la vie de bien des femmes. Merci Anaïs !

    Bon, je vais vous laisser en compagnie de Gloria, passez un bel été, je reviens à la rentrée pour une saison 4 de La Poudre encore plus explosive. Prenez soin de vous, et surtout continuez de faire parler La Poudre.

    Résumé de l’épisode

    Gloria Steinem est née en 1934 dans l’Ohio et raconte son incroyable parcours dans son dernier livre, « Ma vie sur la route ». C’est donc en parlant d’écriture et de l’importance de partager nos histoires que débute cette discussion avec Lauren Bastide (05:49). Elle évoque son enfance atypique et les traces qu’ont laissées les histoires de ses parents sur ses propres choix de vie (06:57), mais aussi ses années passées sur la route et l’état d’esprit d’ouverture qu’elle y a cultivé (09:12). Les combats féministes qui l’ont portée toutes ces années l’ont poussée à combattre sa peur de la prise en parole en public (13:37) mais aussi à apprécier les rencontres et le rapport particulier qui s’établit entre les personnes lorsqu’elles sont en présence les unes des autres (14:24). Une évidence qu’elle a redécouverte en Inde, lors de ses premiers voyages (18:05), maintenue par les usages des femmes et dont s’est d’ailleurs inspiré Gandhi dans la création de son mouvement de résistance pacifiste ! (18:50) Avec Lauren Bastide, elle évoque ensuite la création de son propre média comme une étape nécessaire pour que les problématiques et les discours des moins privilégié.e.s finissent par prendre de la place dans l’espace public (16:19). Un discours qu’elle a toujours souhaité profondément intersectionnel, rappelant que les avancées féministes aux États-Unis sont majoritairement portées par des femmes racisées, et ce, depuis toujours (22:16). Mais si tous ces projets ont pu se réaliser, c’est aussi un petit peu grâce au Dr John Sharp, le médecin qui, comme elle le rappelle au micro de Lauren Bastide, l’a aidée à avorter à une époque où sa démarche était illégale (26:53). Elle rappelle ainsi l’importance de partager ces expériences qui font partie de la vie de nombreuses femmes et de protéger leurs droits durement acquis dans des sociétés qui se sont construites sans, voire contre elles (27:17). Après ces éclairages du passé, cette discussion se clôture sur la vision de Gloria Steinem de la révolution féministe en cours et sur la colère comme moyen de la nourrir et de porter les militantes au quotidien (33:00).

    Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! 

    Cet épisode a été enregistré au Mona Bismarck American Center le 19 mars 2019.

    La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes

    Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu

    Coordination : Gaïa Marty

    Prise de son voix française et mixage : Charles de Cillia

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  • Cet épisode de La Poudre est disponible à l’écoute dans une version doublée en français. Cliquez ici pour l’écouter.

    The great feminist activist Gloria Steinem is the guest of the 56th episode of La Poudre. Historical figure of feminist fights in the United States, she rewinds on her journey and her battles with Lauren Bastide. Together, they talked about writing, travelling and loving.

    Lauren’s foreword

    I interviewed Gloria Steinem.

    No, but, really, here it is: I interviewed Gloria Steinem. It’s wonderful, it’s like honey in your ears, the theoretical power of this woman. What she says about speech, about non-violence, about the media, about racism. She is absolutely extraordinary. She has the voice and the mesmerising beauty of an eighty year-old activist, who spent her life on the road, sharing the feminist thought. And even though the sound isn’t of the finest quality, and I’m terribly sorry about that, I thank from the bottom of my heart both the Mona Bismarck Center and Harper Collins France who allowed me to talk to Gloria Steinem in public that evening.

    Before moving on to our interview, I want to say thank you as well to all our French Gloria Steinems. There are many of them, these day-by-day activists who give their time and energy for our fight, at the expense of their personal life and even health, sometimes. They will know who they are, actually many of them already came through here. But just because I fancy it, I turn my thoughts to Paye ta Schnek, also known as Anaïs Bourdet, for the amazing work she has done with her Tumblr since 2012, changing so many women’s lives. Thank you Anaïs.  

    Now, I leave you by Gloria Steinem’s side. Have a beautiful summer, I’ll come back in the fall with an ever more explosive season 4 of La Poudre. Take care of yourselves and keep The Powder alive.

    Episode summary

    Gloria Steinem was born in 1934 in Ohio and tells her incredible journey in her last book, « My Life on the Road ». Talking about writing and the importance of sharing our stories both open her discussion with Lauren Bastide (05:49). She mentions her unusual childhood and the marks her parents’ personal stories left on her own life choices (06:57), but also her years spent on the road and the open state-of-mind she developed there (09:12). The feminist fights she upheld pushed her into surpassing her own fear of speaking in public (13:37) but also into appreciating the encounters and the specific bond created by being in the actual presence of each other (14:24). She rediscovered this necessary and simple relation, preserved by women in India, during one of her first trips there (18:05) ; a technique which inspired Gandhi in the creation of his pacifist resistance movement! (18:50) With Lauren Bastide, she brings up the creation of her own media as a necessary step to make sure the less privileged’s discourses and issues end up taking space in the public sphere (16:19). Discourses she always fought to maintain as intersectional as possible, reminding us that feminist advances in the US were always mainly supported by women of colour (22:16). But if all her projects came to life, it is also - a little bit - thanks to Dr John Sharp, the doctor who helped her abort at a time when the procedure was illegal (26:53). She reminds us how important sharing these experiences - which are part of so many women’s lives - is, and how important it is to protect these hard-won rights in societies built without, if not against, women (27:17). After shedding some light on her past and its lessons, this discussion ends on Gloria Steinem’s vision of the current feminist revolution and on the necessary anger fueling it and driving activists everyday (33:00).

    This episode was recorded at the Mona Bismarck American Center the 19th of March 2019.

    Executive Producer : Nouvelles Écoutes 

    Production and signature tune : Aurore Meyer-Mahieu 

    Production assistant : Gaïa Marty 

    Mixing : Charles de Cillia

  • Sharone Omankoy, militante et fondatrice du collectif Mwasi, Lexie, créatrice du compte Instagram Aggressively Trans et Émilie Jouvet, cinéaste et photographe étaient sur la scène du festival « Patriarchy is Burning », crée par Gang of Witches, au micro de Lauren Bastide pour un enregistrement en public, le 16 juin 2019. 

    L’édito de Lauren : 

    RADICALITÉ

    RADICALITÉ

    RADICALITÉ

    RADICALITÉ

    Plus je pense à ce mot, moins je comprends ce qu’il veut dire. Et pourtant je le revendique et je le chéris. Radicale. Bien sûr. On ne lâche rien. C’est une histoire totale, un féminisme de la totalité, un féminisme pour les 99%, pour citer deux livres que je vous mets en référence dans La Poudre lit.

    Ce jour là, j’étais au Yoyo, sur scène, au cœur de l’exposition « Patriarchy is Burning » orchestrée par Gang of Witches, incroyable collectif de sorcières artistes au sublime univers graphique. Il y avait un public attentif, et sur scène, Sharone Omankoy, la fondatrice du collectif Mwasi, Lexie, du compte Agressively Trans, et Émilie Jouvet, réalisatrice porno féministe.

    Et contre toute attente, il est sorti de notre échange comme un sentiment d’apaisement, de fluidité, de soin de soi.

    Comme elle peut être douce, la radicalité.

    Résumé de l’épisode : 

    C’est le mot-même de «radicalité » qui est tout de suite remis en question par Sharone Omankoy, militante afroféministe depuis de nombreuses années, qui ouvre le bal en évoquant sa surprise quand on a taxé Mwasi - le collectif afroféministe qu’elle a co-créé -, de radical notamment à cause de leur non-mixité (08:33). Lexie renchérit en expliquant en quoi être simplement qui elle est et en parler a fait d’elle quelqu’un de radical aux yeux des autres (11:26). Pour Émilie Jouvet, c’est le fait d’être taxée de radicale qui l’a poussée à l’être (14:06).

    Et si tout n’était qu’une histoire de corps ? Le regard de la société sur son propre corps a nourri l’afroféminisme de Sharone Omankoy (18:25), et le désir de Lexie de montrer des corps trans sur son compte Instagram (21:40). Émilie Jouvet, elle, ne cesse d’interroger à qui appartiennent les corps des femmes et qui décide de leur sort (29:35).

    Entre parcours de PMA (31:06) et législations violentes sur les corps trans qui avaient encore court jusqu’à très récemment (41:50), Émilie Jouvet et Lexie rappellent les oppressions pesant sur les communautés minorisées, dont les positions politiques dites « radicales » ne sont que la revendication du droit de vivre librement. C’est cette violence qui les pousse à prendre la parole, le stylo ou la caméra pour qu’émergent enfin des représentations de leurs vécus (43:55).

    Mais porter ces revendications use. L’articulation des oppressions et le travail de pédagogie permanent épuisent. 

    Les trois militantes insistent sur le besoin de recul, de calme, de protection. Sharone Omankoy rappelle la différence entre enjeux collectifs et besoin thérapeutique individuel (55:06) et toutes trois délivrent quelques conseils pour se mettre à l’abri et prendre soin de soi.

    Pour finir, saviez-vous qui sont les TERFS ? Rendez-vous avec Lexie pour un petit détour par l’univers des féministes « radicalement » transphobes (56:47).

    Cette rencontre se clôture sur de riches échanges avec le public autour de l’énergie à consacrer à la pédagogie, de conseils pour prendre soin de soi ou de ce qu'il faut pour être un•e bon•ne allié•e (1:02:18).

    Bonne écoute ! Et continuez de faire parler La Poudre !

    La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes

    Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu

    Coordination : Gaïa Marty

    Mixage : Marion Émerit

    Pour faire parler La Poudre sur les réseaux sociaux, rendez-vous sur Instagram @lapoudretv, sur Twitter @lapoudrene et sur Facebook sur la page La Poudre podcast

    Vous l’avez sûrement remarqué, La Poudre aime les livres. Si vous aussi, rendez-vous sur notre site La Poudre lit, où nous recommandons toutes les deux semaines des ouvrages pour aller plus loin après l’écoute des épisodes.

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  • L’artiste Chris, chanteuse, musicienne, productrice et performeuse, est l’invitée du 55e épisode de La Poudre. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de performance, de contrôle et de sexe.

    L’édito de Lauren : 

    « J’ai envie de baiser. 

    J’ai envie de jouir. 

    J’ai envie de mouiller. 

    J’ai envie de crier. 

    J’ai envie d’être nue. J’ai envie de bander. J’ai envie d’éjaculer. J’ai envie de mordre. J’ai envie de montrer mes seins sur Instagram. J’ai envie de pas cacher mon vibromasseur. J’ai envie de parler de clitoris à table. 

    J’ai envie de désirer sans attendre qu’on me désire. 

    J’ai envie de toi. Et alors ? Y a quoi ? » 

    Résumé de l’épisode :

    Chris est une icône de la pop internationale. Cette discussion s’ouvre sur un échange concernant l’importance de la pensée queer dans son travail créatif (04:36). Née Héloïse Letissier, en 1988 à Nantes, et passionnée de littérature, elle a fait des études de lettres et de théâtre à Lyon. Elle évoque ici la chance de grandir entourée de livres (06:08), avec un père prof de lettres et une figure de mère très libre et indépendante (11:10). Ce qui ne l’empêche pas de se sentir étrangement déclassée et nostalgique dans l’enfance (14.22). Heureusement, le théâtre la sauvera de ce spleen (15:22). Elle rencontre la violence sexiste à la sortie du conservatoire de Lyon (27:13) et doit enterrer son rêve de devenir metteuse en scène… Qu’importe, elle s’embarque pour Londres, rencontre un trio de drag queens et décide de mettre le queer au centre de sa vie (34:58) : Christine and the Queens est née. En 2014, elle sort son premier album, Chaleur humaine qui se vendra à plus d’un million d’exemplaires et remporte le prix de l’artiste interprète femme de l’année aux Victoires de la musique. Cheveux courts, pseudo raccourci : son deuxième album, Chris, sorti en octobre 2018 propose une définition précisée de sa vision du féminin (38:08), continue de porter haut sa revendication des sexualités multiples et son identité pansexuelle (49:20) et rend visible un désir féminin ardent, affamé, décomplexé, dans un geste féministe salutaire !

    Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! 

    La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes

    Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu

    Coordination : Gaïa Marty

    Mixage : Audrey Ginestet

    Pour faire parler La Poudre sur les réseaux sociaux, rendez-vous sur Instagram @lapoudretv, sur Twitter @lapoudrene et sur Facebook sur la page La Poudre podcast

    Vous l’avez sûrement remarqué, La Poudre aime les livres. Si vous aussi, rendez-vous sur notre site La Poudre lit, où nous recommandons toutes les deux semaines des ouvrages pour aller plus loin après l’écoute des épisodes.

    La Poudre c’est aussi une newsletter à laquelle vous pouvez vous abonner sur le site nouvellesecoutes.fr, puis cliquez sur La Poudre. Cela sera l’occasion de découvrir Mortel, Primo, Commencer, Quoi de Meuf, Splash, Vieille Branche, bref toutes les émissions merveilleuses que nous produisons.

  • Au micro de Lauren Bastide, Sarah Ourahmoune parle de son enfance à Clichy (07:58), du sport comme valeur fondamentale (09:25) et de son premier contact avec la boxe (17:40). Elle évoque aussi la situation des femmes dans ce sport à ses débuts (20:38), son premier combat (22:40), comment s’imposer dans le milieu sportif (27:10) et son rapport à son corps (32:20). Elle témoigne enfin de la difficulté de la reprise après la maternité (1:02:34), de la puissance d’un corps de sportive de 34 ans (1:07:52) et de son rôle dans la société (1:11:54).

    Sarah Ourahmoune est la boxeuse la plus médaillée de France. Dix fois championne de France, trois fois championne d’Europe, championne du monde en 2008 et médaille d’argent aux Jeux Olympiques de Rio en 2016, elle commence la boxe à 14 ans à Aubervilliers, alors que la compétition n’était pas encore autorisée aux femmes. Née en 1982, elle gagne sa première médaille en 1999, peu de temps après l’ouverture de l’accès à la compétition. En dehors de son impressionnant palmarès de boxe, elle a une formation d’éducatrice spécialisée et poursuit des études à Sciences Po où elle développe son entreprise : Boxer inside. Elle y utilise la boxe comme moyen de développement personnel et forme des publics divers, notamment en entreprise. Engagée politiquement, elle fait aujourd’hui partie du Comité national olympique et sportif français en charge des mixités et est une des porte-parole des Jeux Olympiques de 2024.

    La Poudre est une production Nouvelles Écoutes

    Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu

    Coordination : Gaïa Marty

    Mixage : Audrey Ginestet

  • Au micro de Lauren Bastide, Katell Quillévéré parle de sa méthode de travail sur les émotions (04:54), de son enfance entre Abidjan et la France (11:45), de son éducation catholique (14:17) et du lien entre perte de foi et cinéma (15:05). Elle évoque aussi le fait de se sentir garçon (20:55), comment elle est devenue réalisatrice (26:00) ainsi que son premier long-métrage (32:13), le privilège au cinéma (37:00), la convention collective pour laquelle elle se bat (41:04), le rôle des films dans sa vie (46:50), l’écriture de personnages féminins complexes (49:52) et la direction d’acteur-ice-s (55:50).

    Katell Quillévéré est une réalisatrice et scénariste aux personnages féminins puissants. Née en 1980 à Abidjan, elle revient en France vers 5 ans. Après un DEA de cinéma à l’université Paris VIII et un passage très formateur par la Société des réalisateurs de films, elle réalise son premier court-métrage, À bras le corps, en 2005. Il est sélectionné à Cannes pour la Quinzaine des réalisateurs et aux Césars du cinéma. Ses longs-métrages - Un poison violent réalisé en 2010, puis Suzanne, en 2013 - emportent tous les suffrages et sont également sélectionnés dans des compétitions cannoises. En 2016, elle adapte avec succès le roman de Maylis de Kérangal, Réparer les vivants. Très engagée pour la création et la diversité dans le cinéma, elle a co-fondé le festival du moyen-métrage de Brive et participe activement aux réflexions autour de la convention collective du cinéma.

    La Poudre est une production Nouvelles Écoutes

    Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu

    Mixage du générique du cycle Cinéma : Charles de Cillia

    Coordination : Gaïa Marty

    Mixage : Audrey Ginestet

  • Au micro de Lauren Bastide, Céline Sallette parle de ce que cela signifie d’être actrice (03:59), de son enfance à Arcachon (09:34), de ses débuts au théâtre et des potentialités infinies qu’elle y découvre (16:39). Elle évoque aussi le miroir que lui renvoie son parcours professionnel (23:56), la figure de Pygmalion qui a traversé sa vie (27:00), son premier rôle dans Meurtrières (30:47), le « male gaze » au cinéma (34:28), le statut privilégié des acteur-ice-s (50:05), le jeu comme performance du corps (53:43), son dialogue avec son utérus (55:40), et ce que cela change d’être dirigée par une femme, une actrice, une amie (58:46).

    Céline Sallette est une actrice de théâtre et de cinéma, aux rôles puissants et évocateurs. Née en 1980 à Bordeaux, elle monte sur les planches encore adolescente. Grisée par les sensations que lui procurent le jeu et la scène, elle suit une licence d’art théâtral avant de faire un stage aux côtés d’Ariane Mnouchkine puis de finalement rentrer au conservatoire d’art dramatique de Paris. Après de premiers rôles au théâtre, elle joue dans Meurtrières de Patrick Grandperret en 2006. C’est son rôle dans L’Apollonide en 2011 - pour lequel elle décrochera une nomination au César du meilleur espoir féminin - qui la révèle au grand public. Elle enchaîne ensuite avec des rôles tout en complexité au cinéma, joue dans la série Les Revenants pendant 3 ans et fait un retour très remarqué au théâtre avec la pièce Molly Bloom, la chair qui dit oui, un long monologue qu’elle interprète dans un décor mouvant. Plus récemment, elle a incarné le personnage emblématique de la Hyène dans l’adaptation de la trilogie de Virginie Despentes : Vernon Subutex.

    La Poudre est une production Nouvelles Écoutes

    Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu

    Mixage du générique du cycle Cinéma : Charles de Cillia

    Coordination : Gaïa Marty

    Mixage : Marion Emerit

  • Au micro de Lauren Bastide, Julie Gayet parle du choix du nom de sa société de production (04:24), de son enfance entre Paris et banlieue (06:48), des figures de femmes de sa famille (10:00), de son passage du chant au jeu (17:00) et du travail du corps (19:44). Elle évoque longuement son expérience avec Agnès Varda (21:03), mais aussi ses transformations d’actrice (32:24), la prise de conscience de sa féminité (36:58), la question du cinéma au féminin (43:03), son engagement contre les violences faites aux femmes (51:30) et la ménopause (1:04:19).

    Julie Gayet est actrice et dirige la société de production Rouge international. Née en 1972 en région parisienne, elle fait du chant lyrique enfant puis, adolescente, en vient à la comédie. Son premier grand rôle au cinéma lui est offert par Agnès Varda en 1994, dans Les Cent et une nuits de Simon Cinéma. Elle ne quittera plus les plateaux où elle se transforme de film en film, souvent méconnaissable, toujours au service de l’œuvre des réalisateurs. Elle remporte plusieurs prix pour son rôle dans Sélect Hôtel en 1997, ainsi que le César de la meilleure actrice dans un second rôle en 2014 pour Quai d’Orsay. En 2007, elle monte sa société de production, Rouge international qui produit des films et documentaires engagés et créatifs, comme Grave de Julia Ducournau ou Visages Villages d’Agnès Varda et JR. Julie Gayet milite aussi contre les violences faites aux femmes. Elle fait partie du collectif 5050x2020, du mouvement #Maintenantonagit pour récolter des fonds pour les associations de terrain et est cofondatrice de l’association Info-endométriose qui travaille à la reconnaissance de cette maladie.

    La voix que vous entendez dans l’introduction est celle d’Agnès Varda dans un entretien pour Télérama Dialogue.

    La Poudre est une production Nouvelles Écoutes

    Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu

    Mixage du générique du cycle Cinéma : Charles de Cillia

    Coordination : Gaïa Marty

    Mixage : Clotilde Fauchille

  • Au micro de Lauren Bastide, Laurence Lascary parle de son choix d’être productrice (04:01), de son enfance en banlieue parisienne (05:19), de son attachement au département de la Seine Saint-Denis (06:10), des films qui l’ont marquée (12:44) et du chemin qu’elle s’est tracée (14:53). Elle évoque aussi son passage à New York et l’optimisme qu’elle en a rapporté (18:40), à quel point les représentations comptent (25:46), son rôle en tant qu’actrice du changement (35:12), la complexité des sujets qu’elle porte (45:53) et son expérience d’écriture (51:41).

    Laurence Lascary est productrice. Née en 1980, elle grandit à Bobigny. Après un master à la Sorbonne et à l’INA, elle travaille à Studio Canal, puis part à New York pour un poste chez Unifrance. L’optimisme qu’elle tire de cette expérience la pousse en 2008 à monter sa propre structure de production sans attendre : De l’Autre Côté du Périph. Grâce à sa société, elle s’attache à faire bouger les lignes des représentations. Après plusieurs puissants documentaires pour la télévision, elle produit en 2016 un premier long-métrage, L’Ascension, qui rafle le prix du public et le grand prix du jury au festival de l'Alpe d'Huez et fait plus d’un million d’entrées. Très engagée, elle est aussi membre du Conseil National des Villes, du Collège diversité du Ministère de la Culture et coprésidente du collectif 50/50 pour 2020 qui lutte pour la parité dans le monde du cinéma.

    La Poudre est une production Nouvelles Écoutes

    Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu

    Mixage du générique du cycle Cinéma : Charles de Cillia

    Coordination : Gaïa Marty

    Mixage : Paul Lambert de Cursay

  • Au micro de Lauren Bastide, Déborah Lukumuena parle de sa réussite (5:49), de sa double enfance en région parisienne et de la colère qui l’habite (7:16), de ses liens avec la République démocratique du Congo (11:48), de l’importance de la littérature (14:50) et de l’arrivée du cinéma dans sa vie (16:12), ainsi que de la complexité des personnages qu’elle aime incarner (23:06). Elle évoque aussi le long casting de Divines (26:23), la beauté de Maïmouna (attention spoiler, 35:00), les liens entres les différents personnages qu’elle joue (38:50), la stigmatisation des actrices noires (43:22), les choix qui guident sa carrière (47:54), les réactions racistes auxquelles elle a dû faire face suite aux Césars (51:00) et son rapport à elle-même (60:00).

    Déborah Lukumuena est comédienne. Née en 1994, elle est passionnée de littérature et rêve d’abord de devenir professeure de français. C’est en regardant la série Les Tudors qu’elle a le déclic qui la mène à passer le casting pour le film d’Houda Benyamina, Divines, pensant briguer un rôle de figurante. Sélectionnée pour jouer l’un des deux personnages principaux, elle décroche en 2017 le César de la meilleure actrice dans un second rôle pour sa performance. Elle entre alors au conservatoire et a depuis joué dans Roulez jeunesse et Les invisibles au cinéma, ainsi que dans la pièce Anguille sous roche au théâtre. Elle y joue seule sur scène et porte magistralement un monologue puissant et politique.

    La Poudre est une production Nouvelles Écoutes

    Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu

    Mixage du générique du cycle Cinéma : Charles de Cillia

    Coordination : Gaïa Marty

    Mixage : Paul Lambert de Cursay

  • Nouvelles Écoutes présente Im/patiente, un podcast incarné par Maëlle Sigonneau et Mounia El Kotni qui décrypte avec expert-e-s et concernées les injonctions sexistes pesant sur les malades de cancer du sein.

    Im/patiente questionne la narration stéréotypée du parcours de soin imposé aux patientes et tend l’oreille aux voix militantes de cette lutte.

    Pour vous abonner : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/impatiente/id1460254881

    Et pour suivre toute l’actualité de l’émission, abonnez-vous à la page « Impatiente podcast » sur Facebook ou au compte @impatientene sur Instagram.