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  • Certains pays ont des avantages propres à leur assurer une prospérité certaine. Du moins à première vue. Ainsi, on pourrait penser qu'un pays dont le sous-sol regorge de ressources naturelles n'a pas de soucis à se faire pour l'avenir.

    Or, pour certains économistes, la présence de ces matières premières représente plutôt un inconvénient. Depuis les années 1980, certains parlent même, à cet égard, de la "malédiction des ressources naturelles".

    Cette théorie s'est appuyée sur un cas concret, celui de l'évolution économique des Pays-Bas, dans les années 1960 et 1970. C'est l'époque où l'on découvre, dans le sous-sol du pays, de très abondantes ressources de gaz naturel.

    Pour les dirigeants du pays, c'est un véritable pactole. Et puis, il faut rapidement déchanter. L'économie est vite frappée d'une telle langueur qu'on parle, à ce propos, du "mal hollandais".

    Que s'était-il passé ? Au départ, c'est l'euphorie. En effet, les acheteurs ne manquent pas et l'économie se porte comme un charme. Mais bientôt la mécanique se grippe.

    En effet, la hausse des exportations se traduit par une appréciation de la devise locale, le florin. Exprimés dans une monnaie plus forte, les prix des produits exportés augmentent. 

    Ce qui entraîne la baisse des exportations et le déficit de la balance commerciale. La production fléchit, ce qui provoque un chômage d'autant plus important que le pays, obnubilé par le gaz naturel, a quelque peu délaissé les autres industries.

    le "mal hollandais" a frappé, depuis, bien d'autres pays qui, comme l'Algérie, le Congo ou l'Angola, possédaient d'abondantes ressources naturelles. S'y sont ajoutés d'autres phénomènes, comme la volatilité du cours des matières premières.

    En effet, il change souvent. S'il s'oriente à la baisse, les termes de l'échange deviennent vite défavorables pour les pays exportateurs de matières premières, qui ont alors du mal à importer des biens manufacturés devenus plus coûteux. Une situation d'autant plus préoccupante, pour ces pays, que ce choix de miser sur les ressources naturelles a souvent gêné l'industrialisation. 

    Les richesses du sous-sol éveillent aussi des convoitises et suscitent une corruption qui peut gangréner l'économie de certains pays. 
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  • Estão a faltar episódios?

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  • Quand vous regardez votre montre, pour voir l'heure, vous ne prêtez guère attention au sens de rotation de ses aiguilles. Nous avons tellement l'habitude de les voir se déplacer de gauche à droite que nous ne nous demandons pas pourquoi elles tournent dans ce sens.

    Et pourtant, la question mérite d'être posée. Pour y répondre, il faut remonter jusqu'à l'Antiquité. À cette époque reculée, les Égyptiens, puis les Grecs utilisent des cadrans solaires rudimentaires, appelés "gnomons".

    Ils se composent d'une simple tige, nommée "style", fichée dans le sol ou insérée dans un socle. Dans sa course, le soleil va entraîner le déplacement de l'ombre du bâton sur le sol.

    Si le cadran est utilisé dans l'hémisphère Nord, le soleil se déplace de l'Ouest à l'Est, donc de gauche à droite.

    Quand les premières horloges font leur apparition, au XIVe siècle, les artisans qui les fabriquent doivent décider dans quel sens vont tourner les aiguilles. Ils ont un modèle tout trouvé, celui de la direction prise par l'ombre du style dans les gnomons.

    Les aiguilles des horloges, puis des montres, tourneront donc de gauche à droite. Et ce sens de rotation est si bien intégré dans nos habitudes que, quand on veut indiquer une direction contraire, on se contente de dire qu'elle va dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.

    Mais si, en principe, les aiguilles de toutes les montres tournent de gauche à droite, c'est parce que les horloges ont été inventées dans l'hémisphère Nord. Si elles avaient vu le jour dans l'hémisphère Sud, où le Soleil va de l'Est à l'Ouest, les aiguilles de nos montres se déplaceraient de droite à gauche.

    Pourtant, certaines horloges ont bel et bien adopté ce sens de rotation, dit "antihoraire". C'est notamment le cas de l'horloge astronomique de la cathédrale Saint-Paul de Münster, en Allemagne.

    D'autres horloges, comme celle de la cathédrale Santa Maria del Fiore, à Florence, ou celle du minaret de la grande mosquée de Testour, en Tunisie, ont adopté un sens de rotation antihoraire.
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  • Les dispositifs d'intelligence artificielle conçus aujourd'hui, notamment par l'entreprise OpenAI, spécialiste de ces questions, ne cessent de progresser. Au point de laisser leurs concepteurs assez perplexes.

    Ainsi, GPT-4, le nouveau modèle de langage mis au point par OpenAI, aurait des "comportements" que ne soupçonnaient pas forcément les ingénieurs à l'origine de ce concept révolutionnaire.

    GPT-4 serait ainsi en mesure d'expliquer, en quelque sorte, comment il raisonne. Mais il pourrait même mettre les humains à contribution. La réalité se mettrait-elle à ressembler à ces scénarios de science-fiction dans lesquels les machines finissent par dominer les hommes ?

    Bien sûr, on n'en est pas encore là. Mais GPT-4 semble tout de même capable de réactions autonomes, qui ne paraissent pas avoir été anticipées par ses créateurs. Et ce robot pourrait même duper les hommes !

    Les concepteurs de ce dispositif d'IA s'en sont aperçus quand ils ont donné l'occasion à GPT-4 d'accéder, en ligne, à un compte contenant de l'argent. Mais il n'a pu venir à bout du "captcha", ce dispositif de sécurité visant précisément à distinguer, sur Internet, les robots des humains.

    Mais GPT-4 ne s'est pas démonté pour autant. En effet, il a eu recours à une personne travaillant pour une plateforme de mise en relation entre des particuliers et des professionnels.

    Là, ce système d'IA a expliqué qu'il n'était pas un robot, mais que, ayant des problèmes de vue, il avait besoin d'aide pour décrypter le message de sécurité. Autrement dit, ce modèle de langage serait capable de mentir, de manière délibérée, pour parvenir à ses fins.

    Une "attitude" confirmée par une récente étude, montrant les résultats obtenus par des chercheurs ayant donné des instructions, en matière boursière, à un dispositif d'IA.

    Ils avaient notamment ordonné à l'IA de ne pas tenir compte de certaines informations, qui pourraient donner lieu à un délit d'initié. Or, ils se sont aperçus que, quand ces données pouvaient lui être utiles, non seulement l'IA les acceptait, mais elle faisait en sorte de ne pas en informer les chercheurs.
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  • Cet épisode vous a plu ? Découvez mon podcast La folle épopée !

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    Thor Heyerdahl est un anthropologue et zoologue norvégien. Au cours d'un voyage en Polynésie, dans les années 1930, il rencontre un vieux Polynésien qui lui raconte de bien curieuses histoires. Il lui parle en effet d'un certain Tiki, un dieu venu de l'est, par la mer, avec toute sa tribu. Intrigué par ce récit, Heyerdahl se rend en Amérique latine, où il fait des recherches. Il retrouve alors la trace de Kon-Tiki, un chef de tribu péruvien qui aurait pris la mer avec son peuple. Il aurait traversé l'océan Pacifique et, après un long périple, aurait atteint la Polynésie. Et si ces deux figures légendaires ne faisaient qu'une ?
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  • Si vous lisez, dans le journal, qu'un orateur participant à une réunion a pris la parole dans un véritable "tohu-bohu", cela signifie qu'il a été forcé de s'exprimer au milieu d'une grande agitation.

    Cette curieuse expression implique en effet une idée de désordre et de confusion, souvent poussés à l'extrême. Mais quelle en est l'origine ?

    On la trouve en premier lieu dans la Genèse, le premier livre de la Bible hébraïque. Elle est tirée de l'hébreu "tohû wabhohû" ou "tohou va-vohou", le premier terme désignant le néant et le second le vide, la solitude ou encore le désert. Elle est utilisée pour dépeindre le monde, avant ou au moment de sa création, comme un endroit où règnent le chaos et la désolation. En somme, il s'agit de ce que les auteurs religieux appellent le chaos primitif.

    Cette expression est apparue peu à peu en français. Au milieu du XVIe siècle, dans son "Quart Livre", Rabelais nous parle des îles imaginaires de Thohu et Bohu, où ses héros ont du mal à satisfaire leur appétit. Il détourne le sens premier de ces mots, utilisant leur sonorité un peu étrange pour en souligner l'effet cocasse.

    À peu près à la même époque, "tohu" et "bohu" passent dans l'ancien français sous les formes "toroul" et "boroul". L'expression "toroul boroul" a un sens équivalant à celui des mots hébreux dont elle est issue, avec une nuance plus marquée de confusion.

    Cette expression demeure donc dans le langage populaire. Dans la langue écrite, elle apparaît d'abord sous la plume de Voltaire qui, dans sa traduction en français de la Bible, en 1764, désigne ainsi le monde dans ses commencements : "La Terre était tohu-bohu".

    Depuis, l'expression a été utilisée par nombre d'écrivains, qui l'emploient souvent comme synonymes de mots plus familiers, comme "brouhaha" ou même "tumulte". Elle emporte une idée de confusion bruyante et même d'anarchie.

    Il est à noter que le mot s'emploie rarement au pluriel. Depuis 1990, l'orthographe "tohubohu", en un seul mot, est acceptée par l'Académie française.

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  • L'accent "transatlantique", ou "médio-atlantique" est celui adopté par des Américains soucieux d'imiter la manière de parler de certains Anglais.

    Appartenant à la haute société, ces derniers étaient censés s'exprimer avec plus d'élégance et de distinction. Aussi, dès le XIXe siècle, les classes huppées de la côte Est ont-elle voulu imiter leur façon de s'exprimer, considérée comme un véritable marqueur social.

    Cette prononciation particulière de l'anglais, appelée la "received pronunciation", a commencé à faire l'objet d'un enseignement spécifique. Des linguistes, comme le phonéticien William Tilly, l'ont adaptée, sous le nom de "world english", aux spécificités de l'anglais américain.

    L'accent "transatlantique" n'est donc adopté, de manière spontanée, par aucun Américain. Il ne s'agit pas d'un accent natif, mais d'une manière de parler l'anglais apprise sur les bancs des écoles privées du Nord-Est des États-Unis ou de certaines universités prestigieuses.

    Cet accent a trouvé un autre cadre où s'épanouir, celui de la scène. Dès la fin du XIXe siècle, en effet, les acteurs de théâtre américains ont adopté, dans leur ensemble, la manière de parler de leurs confrères anglais, marquée notamment par une certaine prononciation des r.

    Cette façon de s'exprimer sur scène a été théorisée par une assistante de William Tilly, Edith Warman Skinner, qui sera la conseillère, en matière vocale, de bien des acteurs américains.

    Son livre, "Parler avec distinction", deviendra la bible de ce qu'elle appelait elle-même le "good american speech", qu'on pourrait traduire par "la manière correcte de s'exprimer en américain".

    Quand le cinéma devient parlant, à la fin des années 20, les producteurs se tournent vers les acteurs de théâtre. Pour un comédien de cinéma, un accent trop prononcé, qui trahissait ses origines sociales ou géographiques, signait la fin de sa carrière. Ou alors il devait se hâter d'apprendre à parler comme les gens distingués !

    Dans les années 1950, l'influence de l'accent transatlantique a commencé à décliner, à la scène comme à la ville. Et il a peu à peu cessé d'être enseigné, dans les universités comme dans les écoles de théâtre.
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  • Située au cœur de l'archipel des Mascareignes, dans l'océan Indien, l'île Maurice est devenue l'une des destinations les plus appréciées des touristes. Mais pourquoi s'appelle-t-elle ainsi ?

    Avant de répondre à cette question, il faut rappeler que "Maurice" est une traduction de l'anglais "Mauritius", le nom officiel du pays. La plupart des habitants, d'ailleurs, parlent simplement de "Maurice" ou de "Mauritius", sans faire précéder ces noms du mot "île".

    Tout au long de son histoire, ce petit pays a reçu des noms divers, que lui ont donnés ses différents occupants. Il est probable qu'elle ait été découverte par les navigateurs arabes, durant la période médiévale, à une date que l'on ne peut cependant pas préciser.

    Un planisphère italien datant du tout début du XVIe siècle nous apprend en tous cas que les Arabes avaient nommé l'île "Dino Arobi", ce qui veut dire l'"île abandonnée". Elle était alors en effet vide d'habitants.

    Au début du XVIe siècle, à une date imprécise, les navigateurs portugais arrivent dans les Mascareignes. Ils sont les premiers Européens à reconnaître l'île Maurice, qu'ils baptisent "Cirné", du nom du bateau du chef de l'expédition. Mais l'île n'est toujours pas occupée.

    Ils aperçoivent aussi La Réunion et l'île Rodrigues, auxquelles ils donnent aussi des noms. En 1598, une nouvelle étape, décisive, est franchie dans l'histoire de ce pays insulaire.

    Des navires hollandais abordent à ses rivages. Cette fois, des colons débarquent dans l'île, bien décidés à s'y installer. L'île reçoit le nom de "Mauritius", en l'honneur du dirigeant de la Hollande, le stathouder Maurice de Nassau. Devenue Mauritius (ou île Maurice) la petite île entre vraiment dans l'Histoire.

    Puis elle change à nouveau de propriétaire. En 1715, en effet, les Français prennent possession d'une île presque désertée par les Hollandais. Et elle change à nouveau de nom, devenant l'"île de France". De son côté, La Réunion est baptisée "île Bourbon".

    En 1810, les Anglais s'emparent de l'île. Ils lui redonnent son ancien nom de "Mauritius", qu'elle a conservé jusqu'à nos jours, même après son indépendance, en 1968.

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  • On n'imagine pas plus un juge anglais sans perruque qu'un "bobby" sans son casque arrondi. Les magistrats ne sont d'ailleurs pas les seuls à s'en coiffer ; les avocats en portent une aussi.

    L'usage s'en est imposé à la fin du XVIIe siècle. On adopte alors, pour les tribunaux, un code vestimentaire comprenant également l'adoption d'une robe, agrémentée de détails décoratifs, comme un jabot de dentelles pour certains magistrats.

    Il s'agissait d'imposer aux hommes de loi anglais une tenue correcte, qui les distingue en même temps de celle de leurs concitoyens. Elle devenait donc l'emblème de leur profession.

    Les perruques et les robes des magistrats sont toujours portées, du moins dans certains procès. Faites en crin de cheval, les perruques des avocats sont plus courtes que celles des juges.

    La forme du haut de la coiffe, ainsi que le nombre et l'aspect des boucles qui en composent l'arrière, sont codifiés avec une grande précision. Il est à signaler que cet usage de la perruque, pour les juges et avocats, a été repris par de nombreux pays du Commonwealth.

    Certains magistrats contestent cependant le port de la perruque. Ils la trouvent inconfortable, surtout en été. Et ils estiment cet usage désuet et peu conforme aux habitudes vestimentaires de leur époque.

    Mais les partisans de la perruque ne manquent pas. On sait que les Anglais ne goûtent guère les changements trop rapides. Pour beaucoup d'entre eux, le maintien des traditions est le meilleur moyen de préserver l'originalité de leur culture.

    Par ailleurs, la perruque est vue comme l'une des pièces d'un uniforme. Comme tout uniforme, il favorise une certaine forme d'anonymat, garantie de neutralité. Enfin, cette tenue, dont fait partie la perruque, symbolise l'autorité même de la loi.

    Des arguments qui n'ont pas entièrement convaincu le Lord Chief Justice, le juge le plus haut placé dans la hiérarchie judiciaire britannique. En 2007, en effet, il décide, à la suite d'une requête portée devant les tribunaux, de réserver le port de la perruque aux seuls procès criminels.

    Dans les affaires civiles, juges et avocats peuvent désormais paraître dans le prétoire sans arborer ce couvre-chef.
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  • Dans nos sociétés sécularisées, le diable est moins souvent invoqué, en tremblant, que dans les siècles passés. Mais il est à l'origine de nombreuses expressions, qui colorent encore notre langage d'un zeste de terreur.

    C'est notamment le cas de l'expression "au diable Vauvert". Elle est plutôt littéraire et n'est guère employée dans le langage courant. Quand on dit de quelqu'un qu'il est allé "au diable Vauvert", on entend par là qu'il est parti très loin, dans un lieu plus ou moins défini.

    Selon les spécialistes, cette expression date du XVe siècle. Son origine exacte est mal connue. Aussi a-t-on échafaudé, à son propos, un certain nombre d'hypothèses.

    Certaines font tout simplement état de lieux portant le nom de Vauvert et qui, avec le temps, auraient pu servir de terme générique pour désigner une destination lointaine et imprécise.

    On a pu notamment citer la commune de Vauvert, dans le Gard, ou le château du même nom, dans l'actuel Val-de-Marne. Étape sur la route menant à Saint-Jacques-de-Compostelle, la petite ville de Vauvert offrait aux pèlerins de passage de petits spectacles religieux, joués sur des tréteaux, et dans lesquels le diable tenait une grande place.

    D'autres auteurs rappellent que Vauvert était le nom de plusieurs lieux aux environs de Paris. Compte tenu de la lenteur des transports médiévaux, le voyage était toujours long et hasardeux. Ce qui aurait donné son nom à l'expression.

    Une hypothèse plus convaincante attribue l'origine de l'expression à un ancien château, construit, au début du XIe siècle, dans les environs du Paris de l'époque par le Roi Robert le Pieux.

    Situé dans un paisible coin de campagne, l'endroit est baptisé Val-Vert. Puis, avec le temps, il se dégrade et devient une ruine lugubre. Certains passants y sont troublés par d'inquiétantes apparitions.

    De Val-Vert, le lieu, de sinistre réputation, devient Vauvert. Pour l'atténuer un peu, on bâtit un couvent, au temps de Saint Louis. Et la rue qui, avec l'extension de la ville, devait border le monastère, ne s'appela pas pour rien la rue...d'Enfer !

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  • Pour écouter La folle épopée:

    Apple Podcasts:
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    Spotify:
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    Deezer:
    https://deezer.com/show/1000659242
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  • Les fêtes de fin d'année sont toujours l'occasion, du moins en France, de boire du champagne. Ce vin prestigieux se déguste dans des coupes, dont la forme évasée permet une bonne oxygénation du champagne, ou dans des flûtes, qui mettent mieux en valeur la mousse et les bulles, inséparables de ce délectable nectar.

    Mais d'où vient la forme particulière de la coupe de champagne, qui semble moins appréciée aujourd'hui ? Une légende tenace l'attribue au moulage qu'on aurait fait d'un sein de la Reine Marie-Antoinette. Il est vrai qu'on ne prête qu'aux riches et qu'on a créé de nombreux mythes, souvent peu favorables à son image, autour de cette souveraine.

    La poitrine d'autres femmes, comme la marquise de Pompadour, maîtresse de Louis XV, l'Impératrice Joséphine ou Diane de Poitiers, la favorite d'Henri II, aurait pu inspirer la forme de ce verre. Mais il ne s'agit, là encore, que de rumeurs, qui n'ont aucun fondement historique avéré.

    La symbolique du sein nourricier, pourvoyeur de lait, n'est sans doute pas sans rapport avec la diffusion de ces plaisantes histoires.

    Mais il est pourtant une femme, dont le sein a bien inspiré la forme d'une coupe de champagne. Il s'agit du mannequin britannique Kate Moss, dont le sein gauche a bien été moulé par une sculptrice qui, à partir de ce moulage, a créé une coupe de champagne.

    La véritable origine de la coupe de champagne serait plutôt à rechercher du côté de l'Angleterre. On sait que les Anglais ont toujours été friands de champagne.

    Pour mieux le déguster, ils auraient créé un verre à la forme évasée, qui n'est pas sans évoquer celle du calice, un vase sacré destiné à contenir le vin utilisé lors de l'Eucharistie, durant une messe catholique.

    Pour certains, les Anglais seraient d'ailleurs aussi à l'origine de la flûte, qui apparaît au milieu du XVIIIe siècle et finira, dès les années 1930, par supplanter la coupe. Il est cependant à noter que les amateurs préfèrent encore le verre tulipe, légèrement évasé.

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