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  • Cacao: l’Etat ivoirien va payer cher l’imprudence des exportateurs locaux

    · Chronique des Matières Premières

    La Côte d’Ivoire lance un audit de la filière cacao : les planteurs ne trouvent plus d’acheteurs pour leurs fèves, les exportateurs locaux avaient parié sur une hausse des cours, qui se sont effondrés. C’est l’heure du bilan pour la filière cacao en Côte d’Ivoire, après des mois de chute des cours mondiaux. Les planteurs sont en colère : ils n’arrivent plus à vendre les fèves au prix garanti en début de campagne. La récolte est bien supérieure aux prévisions, elle atteindra peut-être 1,8 million de tonnes, un record, l’inverse de la campagne précédente. C’est ce que n’avaient pas prévu les exportateurs ivoiriens, ils avaient spéculé à la hausse des cours. Ces opérateurs locaux, contrairement aux grands groupes internationaux, n’ont pas les moyens de s’arbitrer sur le marché à terme et ils doivent vendre moins cher que leurs grands concurrents pour être compétitifs. Or ils n’avaient pas fixé le prix de revente des fèves qu’ils s’étaient engagés à exporter. La chute des cours sur le marché de Londres, accentuée par une dégringolade de la livre sterling, a piégé ces petits exportateurs, qui à eux seuls devaient prendre en charge 30% de la production ivoirienne. Aujourd’hui qu’ils font défaut, les planteurs restent avec le cacao sur les bras. Et le Conseil du café cacao va devoir payer l’imprudence des exportateurs locaux, peut-être 100 millions d’euros. L’organisme d’Etat qui gère la filière n’avait pas besoin de cela, il perd déjà sans doute autant d’argent sur la partie de la production cacaoyère qui n’est pas vendue par anticipation, mais pendant la récolte, et dont le prix s’est effondré. Normalement, le fonds de garantie accumulé pendant les bonnes années devrait permettre de faire face. Mais la note pour l’Etat ivoirien est salée. Le gouvernement, qui doit aussi gérer la grogne des planteurs, lance un audit de la filière. Des réformes du système sont déjà envisagées pour éviter que les exportateurs locaux ne soient plus à l’avenir contraints de spéculer pour survivre, au point de mettre en danger toute la filière.

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  • Episodio 48: Hugo Fili

    · Club @gabou

    Hugo Fili nos cuenta como era la escena de la comedia a principio de los ’90, sobre sus inicios y el rol de los dibujos animados. Como guionista nos da su punto de vista sobre el robo de material y … Continue reading → La entrada Episodio 48: Hugo Fili aparece primero en Club @gabou.

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  • Crise bovine: acheter les surplus de viande européens pour nourrir les réfugiés

    · Chronique des Matières Premières

    Nourrir les réfugiés de guerre avec de la viande bovine européenne, c’est ce que proposent les syndicats de la filière bœuf en France pour écouler le surplus de la production dans l’Union européenne. La sortie de crise de la filière bovine pourrait passer par l’humanitaire. « Et si vous achetiez les surplus de viande en Europe pour nourrir les réfugiés » ? C’est ce que proposent à l’Union européenne les syndicats des producteurs en France. Ils participent au sommet international de l’élevage qui se tient jusqu’à ce soir près de Clermont-Ferrand. Le ministre de l’Agriculture Stéphane le Foll, présent au sommet, les soutient. Il s’agirait d’une aide en nature à la Turquie, à la Jordanie et au Liban qui accueillent des millions de réfugiés venus de l’Iraq et de la Syrie. L’Union européenne aide déjà ces trois pays financièrement. L’Idée est donc d’utiliser une partie de ces financements pour acheter les surplus de bœuf. Les professionnels affirment avoir été inspirés par une initiative américaine. Cette mesure offrirait une bouffée d’oxygène pour les éleveurs européens. Les cours de viande bovine s’effondrent en raison d’un afflux massif de bêtes dans les abattoirs. Un secteur qui risque de s'enfoncer encore plus dans la crise Le plan européen de réduction de la production laitière pour faire remonter les cours du lait va sans doute aggraver la situation. Il devrait générer l’abattage d'un million de vaches supplémentaire cette année dans l’ensemble des pays de l’Union. Par conséquent, la filière déjà en grande difficulté risque de s’enfoncer encore plus dans la crise. Selon la Fédération nationale bovine, les éleveurs français travaillent même à perte aujourd’hui. Il leur manque un euro par kilo de viande pour couvrir leurs frais. Du coup, sur les 80 000 exploitations spécialisées dans la viande bovine, environ un quart est en état de quasi-faillite en France. Les plans d’aide l’an dernier n’ont pas réglé la crise de la filière en France. Même si pour l’instant, Bruxelles ne s’est pas prononcé, cette proposition française de rachat des surplus pour les déplacés de guerre sera prise au sérieux. C’est ce qu’a laissé entendre le commissaire européen à l’Agriculture Phil Hogan, lors du sommet. La France est la première puissance agricole de l’ensemble de l’Union européenne.

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  • La filière française du titane à l'heure du recyclage et de la 3D

    · Chronique des Matières Premières

    L'usage du titane s'accroît dans l'aéronautique et l'armement alors la filière française du titane passe à la vitesse supérieure, Claire Fages. La filière française du titane se met à l'heure du recyclage et de la 3D. Ce métal est à la fois très dur et léger, c'est pourquoi on utilise le titane pur, dans les vis et les écrous, qui doivent être à toute épreuve, mais aussi de plus en plus dans les trains d'atterrissages des avions, et sous forme d'alliage, avec l'aluminium dans les pièces de fuselage : l'avion est à la fois robuste et plus léger, ce qui permet de consommer moins de carburant. Les armées peuvent aussi transporter des canons plus légers plus loin, par hélicoptère, grâce au titane. Preuve de l'intérêt croissant pour cette ressource, une startup française, Neometal, a un projet d'exploitation minière. Mais avec plus de 30 000 commandes des compagnies aériennes aux constructeurs Airbus et Boeing, les cadences s'accélèrent, la filière titane doit elle aussi passer à la vitesse supérieure. Alors, place au recyclage et à la 3D. C'est tout l'enjeu du contrat signé entre Metafensch, l'institut de recherche de la vallée de la Fensch, haut lieu de la métallurgie française, et les entreprises Safran, Aubert et Duval, filiale d'Eramet, et Erasteel. La France ne produit pas de titane, elle importe les éponges de titane du Kazakhstan, l'un des premiers producteurs au monde avec la Russie et la Chine.La priorité de la filière française du titane, c'est désormais de gaspiller le moins possible cette matière importée. Mais le travail du titane est très difficile. Jusqu'à présent presser et matricer ce métal occasionnaient 80% de déchets, ils seront désormais de plus en plus récupérés et réutilisés en circuit court. L'autre piste d'avenir, c'est de ne plus faire de déchets du tout, il s'agit, explique Christian Hocquard, consultant spécialiste des métaux, en utilisant non plus les éponges, mais les poudres de titane, que l'on sait aujourd'hui fondre couche après couche au laser pour produire des pièces en 3D. C'est la fabrication additive qui pourrait bientôt devenir addictive ! Si l'on arrive à économiser le platine de cette façon, on pourrait trouver ce métal partout où l'on recherche à la fois la dureté et la légèreté de la matière, déjà les cadres de vélo, les clubs de golf et bientôt les boucliers des militaires.

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  • Episode 2,499: Daniel Cormier, Andre Fili

    · MMAjunkie Radio

    Guests: Daniel Cormier, Andre Fili. Cormier and Fili both fight on Saturday at UFC 214, where they will face Jon Jones and Calvin Kattar, respectively.

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  • Cacao: les filières ébranlées par la chute des prix

    · Chronique des Matières Premières

    La Côte d’Ivoire a baissé de 36% le prix du cacao payé au producteur. C’est un aveu d’échec du système mis en place il y a cinq ans.   L’organisation ivoirienne de la filière cacao ne résiste pas au plongeon des cours. Le Conseil du Café-Cacao a dû se résoudre à baisser considérablement le prix au producteur pour la récolte intermédiaire. 700 francs CFA, 1,14 euro le kilo de fèves, c’est la plus basse rémunération depuis la réforme du système il y a cinq ans.   Cette réforme de 2012 devait pourtant mettre les producteurs à l’abri des fluctuations des cours mondiaux du cacao. En cédant par anticipation des droits d’exportation sur 80% de la récolte, le Conseil du Café-Cacao pouvait fixer le prix au producteur pour toute la campagne sans trop de risque. Défaillance C’était sans compter la défaillance des exportateurs. Une faiblesse du système pourtant pointée dans un audit dès 2012, et qui avait déjà mis à mal la filière à la fin des années 1990. Nombre de petits exportateurs, pariant à la hausse, n’ont pas fixé leur prix de vente : ils ont prix de plein fouet la chute des cours due à l’augmentation de la production mondiale et à la dégringolade de la livre sterling. Pas moyen d’acheter les fèves aux planteurs. 350 000 tonnes de cacao sont restées dans les champs, près de 20% de la production annoncée pour 2016-2017. Le Conseil du Café-Cacao a dû revendre à vil prix ces tonnages. En tardant à communiquer sur ses décisions, il a aggravé la défiance des investisseurs sur les marchés financiers du cacao et accéléré la chute des cours, au plus bas depuis 10 ans. 200 milliards de francs CFA de pertes L’Etat ivoirien a déjà reconnu 200 milliards de francs CFA de pertes, 300 millions d’euros. L’autorité de la filière ivoirienne annonce qu’elle veut désormais accroître son contrôle sur les intermédiaires, en s’inspirant du Ghana voisin, qui finance directement l’achat des fèves au producteur. Mais au Ghana, l’organe public qui s’en charge, le Cocobod, est lui aussi dans une mauvaise posture. Très endetté, il a déjà épuisé le montant du prêt bancaire international qui le finance et demande une rallonge.  

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  • Un cas de vache folle en France bouleverse le commerce du bœuf

    · Chronique des Matières Premières

    La suspicion d'Encéphalopathie Spongiforme Bovine (ESB) sur un animal en France a été confirmée en laboratoire. Ce premier cas de vache folle depuis cinq ans n'a aucune conséquence sur la santé des consommateurs. En revanche, il en a sur le commerce du bœuf. Avec le premier cas de « vache folle » depuis cinq ans, la France perd son statut de « pays à risque négligeable », qu'elle venait d'acquérir l'été dernier (août 2015), et elle revient dans la case de « pays à risque maîtrisé » auprès de l'Organisation mondiale de la santé animale. Cela n'a aucun impact sur la santé des consommateurs de viande bovine, rappelle Jean-Paul Simier, expert du marché de la viande: depuis la crise de la vache folle des années 1990, l'Europe impose d'écarter du circuit alimentaire non seulement les animaux suspects, mais tous les organes à risque des animaux sains. Mais en perdant son « statut de risque négligeable », la filière bovine perd l'espoir de valoriser au moins les intestins et la colonne vertébrale en engrais ou en aliment pour animaux domestiques. L'équarrisseur était prêt à payer ces produits, alors qu'aujourd'hui, il va falloir à nouveau payer les chaufferies et les cimenteries pour les incinérer, explique Marc Pagès. C'est un coût supplémentaire pour la filière, déjà en crise en France - la faillite des éleveurs laitiers menant plus de bêtes à l'abattoir, ce qui fait chuter les prix du bœuf. Les espoirs de relancer la filière bovine française grâce aux marchés d'exportation sont également douchés : tous les certificats sanitaires signés par les pays qui importent du bœuf français sont de fait caducs, que ce soit l'Algérie ou la Turquie, gros importateurs d'animaux vivants, ou Singapour, le Vietnam et l'Arabie saoudite, qui venaient d'ouvrir leurs frontières à la viande française. Quant à l'ouverture du marché chinois, elle sera fatalement retardée. Il va falloir renégocier avec chacun de ces pays la signature d'un nouveau certificat sanitaire pour exporter le bœuf français. Les considérations diplomatiques et les autres volets commerciaux feront bien sûr partie des tractations, comme toujours dans le commerce international de la viande.

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  • L'acier européen craint la réforme du marché carbone dans l'UE

    · Chronique des Matières Premières

    La réforme du marché européen du carbone inquiète les fabriquants d'acier de l'UE.   L’acier européen craint la réforme du marché carbone dans l’UE. Une réforme encore en négociation, entre les États membres et la Commission européenne, mais qui augmentera fatalement, à partir de 2020, le coût des droits à polluer pour ce secteur, déjà fragilisé par les importations d’acier à bas coût de Chine et de Russie. La sidérurgie est l’industrie européenne la plus émettrice de gaz à effet de serre, mais elle bénéficiait jusqu’à présent de quotas gratuits de CO2. Dans des quantités largement suffisantes pour compenser les émissions de certains aciéristes, parce qu’ils avaient freiné leur production depuis la crise. En 2020, les quotas alloués au secteur seront non seulement réduits, mais ils seront payants. Un surcoût chiffré à 26 milliards d’euros sur la prochaine décennie par Eurofer, ce qui devrait renchérir la tonne d’acier européen de 28 euros en 2030, et entraîner une délocalisation encore plus importante de la production d’acier hors d’Europe, là où ces contraintes n’existent pas, craint le secteur européen. Régler le problème au niveau international La réforme des quotas en Europe pourrait, au lieu de lutter contre le réchauffement climatique, au contraire l’aggraver, déplore la filière européenne. 10 % seulement de la production mondiale d’acier désormais, mais encore 300 000 emplois, l’industrie européenne plaide pour un règlement au niveau international, à l’Organisation mondiale du commerce, du problème. « Si nous n’avons pas le choix, admet le président d’Ascoforge, l’aciériste français, qu’au moins, l’Europe attribue un bonus à la filière électrique, qui refond l’acier des carcasses de voitures recyclées, plutôt que de continuer à brûler du charbon, comme les hauts fourneaux... » Des hauts fourneaux incarnés par ArcelorMittal. Le géant européen, candidat au rachat d’Ilva en Italie, promet à ce site de faire monter à 9 millions de tonnes les ventes de brames d’acier... en important de l’acier semi-fini de ses usines du Brésil, qui elles, échapperont au nouveau marché européen du carbone.  

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  • L’industrie sucrière cubaine renaît de ses cendres

    · Chronique des Matières Premières

    Une bonne nouvelle pour l’industrie sucrière à Cuba, longtemps l'un des piliers de l’économie. Dans quelques jours prend fin la récolte de la canne à sucre et la presse officielle du pays a déjà annoncé qu’elle sera la meilleure des 15 dernières années. Fin février, en pleine récolte, les autorités du pays annonçaient déjà avec fierté que la production de sucre brut dépasserait les 2 millions de tonnes cette année. Une bonne nouvelle pour l’industrie sucrière de l’île qui a du mal à se relever depuis la chute de l’Union soviétique, son principal client qui achetait sa production à des tarifs préférentiels. En effet, des huit millions de tonnes produites en moyenne par an jusqu'en 1989, la production est tombée à 1,1 million de tonnes en 2010. Le poids du sucre dans les exportations cubaines a par conséquent dégringolé, passant de 73% dans les années 1980 à seulement 13% en 2015. Pour relancer la production, Cuba a décidé de réorganiser sa filière au début des années 2000. Conséquence : une centaine de sucreries ont été fermées et seules 56 sont encore en activité aujourd’hui. Grâce aux fonds investis par les autorités, la rentabilité a été améliorée dans les unités existantes et la récolte est aujourd’hui mécanisée à 90%. Résultat : Cuba a pu produire ces dernières années 2 millions de tonnes de sucre par an dont les deux tiers destinés à l’export, principalement vers la Chine et la Russie. Mais la stratégie de l’île est désormais de développer une filière de produits dérivés à base de notamment de bagasse, les résidus fibreux de canne obtenus après l'extraction du sucre. L’entreprise étatique du sucre Azcuba ambitionne d'augmenter la production de panneaux agglomérés pour la construction et l’ameublement, de pâte à papier ou encore de bioéthanol.

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  • Sénégal: l'enjeu capital du lait

    · Chronique des Matières Premières

    Au Sénégal, le lait est un enjeu capital dans l’alimentation quotidienne. L’État vient d’annoncer, lors du Salon de l’agriculture à Paris, l’importation de 1 000 vaches laitières pour améliorer la production locale. Une filière qui a des difficultés à s’industrialiser et qui fait face à la concurrence du lait importé. Améliorer la qualité des races locales. Les 1 000 vaches laitières qui seront importées devraient permettre, après croisement, d’obtenir un meilleur patrimoine génétique adapté au terroir et donc d’augmenter à terme la production de lait des vaches locales. Certaines espèces, confrontées à un climat rugueux, par manque d’eau et de fourrage également, donnent seulement quelques litres de lait par jour. Il y a 200 000 éleveurs au Sénégal et certains n’ont pas attendu l’État pour améliorer leur cheptel et donc leurs productions. Dans le nord du pays, certains obtiennent déjà des rendements bien meilleurs, 50 à 60 litres par jour et par animal. Pour eux se pose un autre problème : notamment celui de la collecte du lait, qui doit se faire dans la journée, pour respecter les normes. Des laiteries locales fonctionnent et travaillent cette matière première de qualité. Le lait est mis en bouteille, transformé en yaourt ou en beurre. Mais selon les responsables de la filière, ces produits sont beaucoup plus taxés que le lait importé, 25 % contre 8 %. Difficile dans ces conditions de faire des bénéfices et de développer dans d’autres régions ce modèle industriel. Changer les mentalités Des éleveurs locaux confrontés donc à la production étrangère : 25 000 tonnes de lait en poudre sont en effet importées chaque année notamment d’Europe et de Nouvelle-Zélande. Transformés sur place, les produits, moins chers, sont désormais entrés dans les habitudes des familles. Et comme pour le riz, il est difficile de faire changer les modes de consommation. Dans de nombreux ménages, on considère que le lait venu de l’étranger est de meilleure qualité que le lait local. Impossible pour le moment pour l’état de réduire ses importations, difficile aussi de réajuster les taxes à l’importation, de revoir une fiscalité défavorable aux éleveurs locaux. L’État espère que l’importation de ces 1 000 vaches laitières sera justement un premier pas vers un processus agricole et industriel qui prendra du temps et qui permettra d’obtenir l’autosuffisance en lait.

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  • In The Jaws Of Hell: Eastern Europe In WWII

    · War Stories w/ Oliver North

    During World War II, Eastern Europe was often called "the lands between", a region defined by its vulnerability to shifts in power between its dominant neighbors. One of those countries caught in the jaws of hell was Romania. To its west was an obvious enemy, Adolf Hitler; and to its east, was Josef Stalin. Though officially an ally, Stalin had already murdered millions of his own people and had sinister plans to expand his Communist empire, starting with Eastern Europe. This region--including Yugoslavia, Bulgaria, Hungary, Poland and Romania-- has struggled long and hard, enduring decades of brutal Communist dictatorship spawned from the ashes of World War II. In this riveting episode of "War Stories with Oliver North," we travel to Bucharest to bring you an exclusive interview with King Michael of Romania, one of the last surviving heads of state from World War II. You'll hear first hand how the inexperienced 19-year-old monarch fell into tangled web between East and West. Caught in this terrible vice, King Michael stood up to Hitler to save his country from Soviet occupation, only to become a victim of the power struggle between Franklin Roosevelt, Winston Churchill, and Josef Stalin. And, learn how King Michael's coup gave OSS spy chief William Donovan an opportunity to send his agents to spy on the Germans, then on the Russians. You will also meet two Americans flyboys, Bill Fili and Paul Swearingen, whose B-24 Liberator "Destiny Deb" was shot down over Romania and who spent four months as prisoners of war. And, come along as Bill Fili visits the very same oil refinery complex in Ploesti he was sent to bomb in 1944. Check out these other free FOX News podcasts! Perino & Stirewalt:iTunes | Google Play | TuneIn | Stitcher Red Eye:iTunes | Google Play | TuneIn | Stitcher Hemmer Time:iTunes | Google Play | TuneIn | Stitcher Talkenomics:iTunes | Google Play | TuneIn | Stitcher Find the complete list of free podcasts here.

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  • Les ambitions du soja en France

    · Chronique des Matières Premières

    En France, la filière du soja s'organise pour remplacer les importations de soja non OGM du Brésil. Grand producteur de blé, la France va-t-elle devenir un important producteur de soja? Très loin des superficies des Etats-Unis ou du Brésil, la filière soja française n'en affiche pas moins de grandes ambitions : elle veut augmenter les surfaces de 100 000 hectares en moins de 10 ans (de 150 000 hectares aujourd'hui à 250 000 hectares en 2025), augmenter les capacités de trituration des graines et définir une charte de qualité du soja français d'ici l'automne. Le soja cultivé en France est non OGM, et c'est justement sa chance. Le consommateur français mange des quantités croissantes de soja pour remplacer la viande ou le lait. Et la viande qu'il mange, il apprécie de plus en plus qu'elle provienne d'un élevage nourri sans OGM - un étiquetage lui permet de le savoir en France depuis 2012. Problème : le soja cultivé sur la planète est majoritairement transgénique, en particulier au Brésil, source principale des importations françaises de tourteaux de soja pour les élevages de l'Hexagone, soit 3 millions et demi de tonnes par an. Le Brésil cultive bien encore un peu de soja non OGM, mais faire venir un demi-million de tonnes de tourteaux non OGM brésiliens en France demande une logistique séparée, ce qui signifie un surcoût de 20% pour les fabricants français d'aliments du bétail.   Il suffisait donc d'un coup de pouce pour que le soja non-OGM cultivé en France devienne compétitif. En 2014, le gouvernement lance le plan Protéines pour encourager l'essor des oléo-protéagineux dans l'Hexagone, ce sont les légumineuses comme le lin, le lupin, les pois, les féveroles et le soja.   En deux ans les surfaces de soja doublent en France, principalement dans le Sud-Ouest. Le Gers est devenu le premier département français pour la culture de cette légumineuse, qui exige moins d'engrais azotés qu'une autre plante et dont le prix de vente reste stable. Le soja reste encore une culture de niche, mais il côtoie de plus en plus le maïs dans la Toscane française.

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  • Le cacao ouest-africain à nouveau dans la tourmente

    · Chronique des Matières Premières

    Le prix du cacao a tellement chuté que la Côte d'Ivoire, premier producteur mondial, fait de la rétention de fèves tandis que le Ghana, numéro deux, veut libéraliser la filière. Le cacao ouest-africain est en pleine tourmente. Le prix mondial a dégringolé de 30% depuis août dernier, ce qui a poussé la Côte d'Ivoire, premier producteur mondial, à cesser de vendre le cacao à travers sa messagerie électronique il y a un mois. Si les multinationales qui broient les fèves sur place s'en sortent, les exportateurs plus modestes manquent de liquidités et ils ne paient plus les producteurs depuis la mi-décembre. 150 000 à 250 000 tonnes de cacao seraient stockées en Côte d'Ivoire, c'est autant d'argent bloqué par le Conseil du café cacao à ses propres dépens, alors que l'organisme doit garantir le paiement des producteurs. Cette situation rappelle de mauvais souvenirs : à la fin des années 80, la Côte d'Ivoire de Félix Houphouët-Boigny avait tenté de faire remonter les cours du cacao en faisant de la rétention. En vain. La Côte d'Ivoire avait finalement dû brader ses fèves. Vers une production record en Côte d'Ivoire A force de crier au loup sur la pénurie future de cacao ces dernières années, on a poussé l'industrie à fabriquer des produits moins riches en chocolat. Alors que l'offre, elle, a été encouragée, jusqu'au Pérou. En Côte d'Ivoire, les producteurs mieux récompensés d'année en année ont défriché pour planter du cacao et utilisé plus d'engrais. Résultat cette année, la Côte d'Ivoire va battre un record de production avec 1,5 million de tonnes de cacao, la pluie ayant été au rendez-vous. D'où cette chute des cours, subie également par le Ghana voisin. Le deuxième producteur mondial a la double peine : il ne peut pas étendre aussi facilement sa production parce qu'il n'a pas le même réservoir de terres. En pleine disette budgétaire, le nouveau gouvernement ghanéen de Nana Akufo Addo remet en cause les subventions aux engrais et aux semences du Cocobod, l'organisme public équivalent de la Caisse de stabilisation ivoirienne, démantelée dans les années 90. Place aux investisseurs privés au Ghana, le nouveau pouvoir veut libéraliser la filière cacao. Ce que la Côte d'Ivoire a fait il y a vingt ans avant de revenir à un système régulé après l'élection d'Alassane Ouattara. L'histoire du cacao se répète, au gré des cours mondiaux.

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  • Pénurie de sucre au Sénégal

    · Chronique des Matières Premières

    Au Sénégal, cette fin d’année 2016 a été marquée par des hausses des prix, voire des pénuries de sucre dans certaines régions isolées. Un drame national dans ce pays où le sucre est au cœur du foyer, notamment pour préparer l’Ataya, le thé à la menthe. L’Etat cherche à contrôler le prix du sucre mais les réseaux au sein de la filière rendent difficiles pour le moment les contrôles. Au Sénégal, lorsque la production locale est écoulée, la Compagnie Sucrière, la CCS et les membres de l’Union nationale des commerçants et des industriels n’ont pas le choix, ils doivent importer. Et s’il y a bien des problèmes de stocks et de prix sur les marchés, fin novembre, le directeur de la CSS, André Froissard, a été affirmatif : « Il n’y a pas eu de pénurie de sucre au Sénégal. Je l’affirme et le réaffirme. Nous avons importé suffisamment de sucre pour assurer le lien avec la nouvelle campagne qui commence ». Cette campagne annuelle est donc lancée, la CSS table sur une production de 130 000 tonnes. Malgré une production en hausse, malgré les importations, les prix ont augmenté par exemple juste avant les grandes fêtes religieuses de la communauté mouride, le grand Magal mi-novembre, le prix au kilo est passé de 600 à 700 francs CFA. Les prix ont augmenté alors que dans le même temps, les achats des grossistes ont doublé, passant de 500 tonnes à 1 000 tonnes chaque semaine.   La direction de la CCS, qui rejette donc toute responsabilité dans la hausse des cours, soupçonne justement ces grossistes locaux. « Quand on ne peut plus spéculer sur les marchés mondiaux on peut le faire sur la façon de distribuer le sucre. Certains grands commerçants ont été pris la main dans le sac », a expliqué André Froissard. Pour faire monter les prix, deux possibilités. La première : acheter des stocks, les bloquer dans des entrepôts et laisser entendre qu’il y a pénurie, de fait les prix grimpent.   Deuxième option, une partie du sucre sénégalais serait exportée dans des régions ou des pays voisins, on parle de la Gambie, de la Guinée Bissau où les prix au détail seront encore plus grands, les marges meilleures. « Face au triplement des cours sur le marché international, il devient aussi intéressant d’exporter le sucre acheté au Sénégal », a expliqué Louis Lamotte le conseiller de la Compagnie sucrière du Sénégal lors d’une conférence de presse. Conseiller qui évoque donc une pénurie mécanique. « Par le passé, il fallait empêcher le sucre importé frauduleusement de venir au Sénégal. Aujourd’hui, il faudrait faire en sorte que le sucre produit dans le pays y reste ».   Comme pour le riz, le Sénégal qui cherche l’autosuffisance en sucre devra sans aucun doute améliorer les contrôles de la filière locale. Les services de contrôle tentent déjà de suivre, de contrôler, l’écoulement des stocks de sucre, les récentes hausses des prix montrent que ces contrôles sont insuffisants pour empêcher les marchands de spéculer sur cette matière fondamentale au sein de la société sénégalaise.

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  • Le Bénin interdit les exportations d'ananas coloré à l'éthéphon

    · Chronique des Matières Premières

    Les autorités béninoises veulent redorer l'image de leur ananas, bloqué l'an dernier aux frontières européennes pour excès d'éthéphon, un produit qui accélère la coloration extérieure du fruit. Le Bénin interdit les exportations d'ananas coloré artificiellement à l'éthéphon. Une mesure radicale annoncée par le gouvernement béninois pour redorer l'image de la filière. L'éthéphon est un éthylène de synthèse parfaitement autorisé en Europe pour accélérer la croissance et la coloration de beaucoup de fruits et légumes. C'est sans doute pour l'ananas qu'il est le moins dangereux puisqu'il reste à la surface de la peau épaisse de ce fruit. L'éthéphon est d'ailleurs très utilisé pour colorer uniformément en jaune ou jaune-orangé le fruit tropical, qu'il vienne du Costa Rica ou d'Afrique. Mais en quantité excessive il peut être cancérigène ou corrosif pour les muqueuses. Le Bénin a dépassé à maintes reprises la limite de résidus autorisés en 2015-2016. Au point que les autorités sanitaires européennes ont bloqué et détruit tout un lot d'ananas béninois au moins de juin dernier, rappelle les chercheurs du Cirad, dans leur revue FruiTrop.   L'ananas du Bénin est une petite niche en Europe, loin derrière les autres origines africaines : Côte d'Ivoire, Ghana et Cameroun. Mais l'ananas béninois n'en a pas moins une place de choix, celle de l'ananas mûr à point, expédié par avion, beaucoup mieux rémunéré. En particulier la variété Pain de sucre, à la chair pâle et sucrée. Le problème est que la peau du Pain de sucre reste souvent très verte, beaucoup plus que le Cayenne, même si le fruit est mûr. L'abus d'éthéphon pour colorer l'ananas au Bénin est sans doute lié à cette particularité variétale, mais aussi à la structuration encore imparfaite de la filière béninoise. Artificiellement dopée, la couleur jaune-orangé peut en outre être trompeuse, puisqu'elle peut cacher un manque de maturité du fruit.   Balayer tous les soupçons au sujet de l'ananas béninois, c'est sans doute ce que cherche le ministre de l'Agriculture à Porto-Novo, en interdisant d'exporter les ananas artificiellement colorés. Mais il va falloir habituer les consommateurs européens aux ananas dont la peau est encore un peu verte. La communication des importateurs a jusqu'à présent échoué à les convaincre.

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  • Un nouveau carburant à base d'huile alimentaire usagée

    · Chronique des Matières Premières

    Le géant français du pétrole Total s'associe à Suez, le spécialiste de l'eau et des déchets pour fabriquer un nouveau biodiesel à partir d'huiles alimentaires usagées. Mais il faudra compléter largement avec des huiles végétales - de colza, ou plus sûrement de palme. Ne jetez plus vos huiles de fritures, elles peuvent faire rouler vos voitures ! Total a mis au point un nouveau procédé pour en faire un biocarburant que l'on peut mélanger sans limite au diesel, ce qui n'était pas possible avec le diester de colza, limité à 7% dans les moteurs, pour des raisons techniques. Ce nouveau procédé d'huiles végétales hydrogénées (HVO), le géant français du pétrole y consacre son ancienne raffinerie de La Mède, près de Marseille. Et c'est le spécialiste de l'eau et des déchets, Suez, qui fournira à Total les huiles alimentaires usagées. Un gisement important, 100 000 tonnes en France : moins de la moitié pourtant est recyclée, principalement par le concurrent de Suez, Veolia, mais en biodiesel classique. Suez ne peut pour l'instant mettre à disposition de Total que 1 500 tonnes d'huile alimentaire usagées.   Le groupe promet d'organiser la collecte auprès des restaurateurs et des particuliers pour qu'ils lui livrent leur huile usagée. Mais à l'arrivée il manquera toute de même 60 à 70% de l'huile nécessaire pour faire tourner l'usine de La Mède. Le complément sera donc fourni par l'huile végétale la moins chère du marché : l'huile de palme.   Le nouveau biocarburant, même fabriqué en partie à partir de déchets d'huiles, ne sera donc que pour une petite part de deuxième génération. La filière de première génération, celle du colza, avec son diester classique, ne se prive pas de le rappeler. Elle dénonce le fait qu'il faudra importer en France beaucoup d'huile de palme pas forcément durable alors qu'on produit en Europe de l'huile et des tourteaux de colza.   Total répond que la France importe de toute façon près de la moitié de sa consommation de biodiesel et qu'il y a de la place pour tout le monde. Les deux filières partagent en revanche la même inquiétude sur le projet de la Commission européenne de diviser par deux le pourcentage de biocarburants de première génération dans les moteurs d'ici 2030.

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  • Le poulet français va mieux, mais il ne fait pas le poids en Europe

    · Chronique des Matières Premières

    Trop petit, le poulet français subit la concurrence des autres origines européennes face au changement des habitudes alimentaires. Trop petit, le poulet français ! C'est la conclusion d'une étude très sérieuse commandée par FranceAgriMer. Si cela convient aux ménages pour le poulet rôti du dimanche – qui ne doit pas être trop gros –, dans la restauration, c'est une autre affaire. Un petit poulet, c'est moins de viande dans les filets. Or, la consommation de poulet est de plus en plus nomade et hors foyer, ce sont les filets que les préparations les plus basiques utilisent, sans parler des plats préparés. Au kilo, la viande des petits poulets français est trop chère. Dans la restauration, on lui préfère à 80% du poulet importé. Et pas seulement du poulet du Brésil, de Thaïlande ou d'Ukraine, il vient beaucoup d'Allemagne et de Pologne. Dans ces pays, les élevages sont assez standardisés. L'offre française se caractérise au contraire par une grande diversité, du petit poulet fermier au petit poulet congelé pour le Moyen-Orient, en passant par le gros poulet standard, la dinde, la pintade ou le coquelet. « L'inconvénient, reconnaît Jean-Paul Simier, c'est qu'on ne peut pas massifier la production. Et dans la restauration, les marchés se remportent au centime près par kilo de volaille. Mais au pire moment de la crise dans cette filière, le petit poulet fermier a tenu bon et il a protégé l'élevage français des aléas du marché international. » Depuis, la filière française s'est restructurée autour d'un ou deux champions nationaux, le prix des céréales et du soja pour nourrir les volailles a baissé. Malgré le coût élevé du travail et des normes plus strictes sur la taille des élevages, la France a amélioré sa compétitivité, elle est désormais au 10e rang mondial, devant les Pays-Bas désormais. Alors augmenter la taille des poulets français destinés à la restauration, c'est une piste. Mais c'est peut-être le consommateur qui aura le dernier mot : la France a obtenu de la Commission européenne l'autorisation, à titre expérimental, de mentionner l'origine de la viande y compris dans les produits transformés. On verra si ce « cocorico » sera aussi efficace que dans la viande porcine, où la mention de l'origine a déjà fait régresser le jambon espagnol des étals français.

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  • Design Matters From the Archive: Louise Fili

    · Design Matters with Debbie Millman

    Debbie talks to Louise Fili about designing book covers, designing for restaurants, about why she prefers working for small businesses, and about the importance of sketching.

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