Bölümler

  • A posteriori, les historiens ont critiqué, de manière plus ou moins explicite, l'attitude de Louis XVI durant la période révolutionnaire.

    On lui a notamment reproché son comportement timoré et hésitant, qui l'aurait empêché de prendre l'exacte mesure des événements capitaux qui se déroulaient à Paris et dans toute la France.

    Certains déplorent aussi le double jeu qu'il aurait joué, feignant de soutenir la Révolution, tout en préparant sa fuite en sous-main et en correspondant avec des ennemis de la France comme l'Empereur d'Autriche.

    D'une manière générale, Louis XVI est vu comme un homme dépassé par le cours de l'Histoire. Cette perception est notamment renforcée par une mention dans son journal, qui fit couler beaucoup d'encre.

    Un journal de chasse

    En effet, le Roi n'écrit qu'un seul mot dans son journal, à la date du 14 juillet 1789. Et ce petit mot est, pour beaucoup, le symbole même de l'aveuglement du monarque.

    En effet, pendant que les Parisiens en colère prennent la Bastille, le Roi trace les quatre lettres qui composent le mot "rien". Le Roi n'aurait rien perçu d'important dans un événement qui devait pourtant marquer le début d'une nouvelle ère.

    En fait, la question est mal posée. Le carnet dans lequel Louis XVI a inscrit ce petit mot n'est pas un journal intime. De fait, le Roi n'aimait guère s'épancher ou raconter sa vie.

    Il s'agissait plutôt d'un journal de chasse. Passionné par cet exercice, comme tous les Bourbons, Louis XVI y notait son tableau de chasse. Et si, le 14 juillet 1789, il a inscrit "rien", comme d'ailleurs la veille ou le surlendemain, c'est que, ce jour-là, le Roi était rentré bredouille.

    Il est vrai que Louis XVI mentionnait parfois quelques faits dans ce journal. Mais il s'agissait, pour l'essentiel, d'événements auxquels il avait participé. Ainsi, le 15 juillet, il fait allusion à une séance des États-Généraux, qu'il avait présidée.

    A priori, et compte tenu de ses habitudes, il n'avait guère de raisons de mentionner un événement qui, bien entendu, n'avait pas requis sa présence.
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  • L'"Orphan Train Movement" est une œuvre de charité initiée, en 1853, par un philanthrope américain, Charles Loring Brace. Son but était de sauver de la misère et de la délinquance les milliers d'enfants abandonnés qui, à cette époque, n'avaient d'autre choix que de vivre dans la rue.

    À la fin du XIXe siècle, il y en aurait eu plus de 30.000 rien qu'à New York, dont certains étaient fort jeunes. Brace s'émeut du sort de ces enfants laissés à eux-mêmes.

    Privés d'abri, mal nourris et n'ayant aucun accès à l'éducation, ils sont soumis à toutes les tentations et nombre d'entre eux tombent dans la délinquance. Leur unique horizon est donc bien souvent la prison.

    Or les orphelinats, déjà surpeuplés, ne peuvent accueillir ces enfants des rues. D'ailleurs, Charles Loring Brace ne pense pas qu'ils soient à même de résoudre le problème posé par ces enfants abandonnés.

    Des convois d'orphelins

    Le philanthrope imagine alors de transférer ces enfants vers des États du Nord-Ouest des États-Unis. Il se met en quête de personnes y habitant, qui souhaitent adopter des enfants ou ont besoin d'une aide pour les travaux des champs.

    Charles Loring Brace rassemble donc un certain nombre de ces enfants, les divise en groupes, placés sous la surveillance de quelques adultes, et les envoie dans l'Ouest à bord de trains spécialement affrétés.

    Au début, les conditions de voyage sont assez spartiates, mais elles s'améliorent avec le temps. À leur descente du train, les enfants sont parfois adoptés séance tenante par leurs nouveaux parents.

    Mais ils sont souvent consduits dans un endroit spécialement conçu à cet effet. Là, ils donnent parfois un petit spectacle, pour se mettre en valeur. Certaines personnes les examinent de près, un peu comme des maquignons désireux d'acheter un cheval.

    Certains assimilient même cette scène doutzeuse à un marché aux esclaves. Même si certains enfants sont exploités ou tombent sous la coupe de proxénètes, la plupart sont adoptés par des gens en mal d'enfant, qui leur offrent une vie meilleure. L'"Orphan Train Movement", qui a déplacé plus de 250.000 enfants, prend fin en 1929.
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  • L'homme d'affaires King Camp Gillette crée sa compagnie en 1901 et, trois ans plus tard, fait breveter un nouveau modèle de rasoir fonctionnant avec un nouveau type de lames jetables.

    Dans un premier temps, les rasoirs sont vendus à un prix élevé, correspondant à peu près à la moitié du salaire hebdomadaire moyen d'un ouvrier. Ces nouveaux rasoirs séduisent pourtant de très nombreux clients.

    Il s'en vend en effet des millions. Mais, au début des années 20, la concurrence se fait plus active. Gillette est donc obligé de faire breveter un autre modèle de rasoir. Mais pour mieux le vendre, il aurait eu une idée qui donnera naissance à une forme de marketing encore très pratiquée de nos jours.

    Un nouveau concept de marketing

    Gillette aurait résumé ce nouveau concept par la formule suivante :" donnez-leur le rasoir, vendez-leur les lames". Et, de fait, le prix du rasoir baisse de manière notable, tandis que celui des lames augmente.

    Le produit principal, moins cher, se vendra donc mieux. Mais, comme il ne peut fonctionner qu'avec des lames jetables, leur vente, à un prix plus élevé, devrait compenser, et même au-delà, le manque à gagner occasionné par la vente des rasoirs.

    Gillette aurait donc élaboré un nouveau concept, le "freebie marketing", appelé parfois "lame et rasoir" en l'honneur de son inventeur. Il consiste donc à abaisser le prix d'un produit principal, afin de pouvoir augmenter le prix, et les ventes, d'un produit complémentaire, l'un ne pouvant fonctionner sans l'autre.

    Dans certains cas, le produit complémentaire n'est pas bradé, il est donné, du moins au début, sous forme d'échantillons gratuits. On en attend un effet d'attraction, propre à stimuler la vente du produit principal.

    De nombreux produits, comme des machines à café, des téléphones portables ou des consoles de jeux, sont vendus selon ce principe.

    Cependant, il semblerait que King Camp Gillette n'ait pas été l'inventeur du "freebie marketing". D'après certaines sources, ses concurrents sur le marché du rasage l'auraient mis au point avant lui. Il n'en demeure pas moins qu'aujourd'hui encore la paternité de ce procédé lui est toujours attribuée.
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  • Thomas, ou Tom, Fuller naît en 1710, en Afrique occidentale. À l'âge de 14 ans, il est enlevé par des marchands d'esclaves et emmené aux États-Unis. Là, il est vendu au propriétaire d'une plantation, en Virginie.

    Bien entendu, Thomas Fuller, qui est voué aux travaux des champs, n'a reçu aucune instruction. C'est donc un analphabète, incapable de lire l'anglais. Et pourtant, il a d'étonnantes facultés.

    En effet, ses prouesses en calcul mental sont surprenantes. Sa réputation commence à se répandre et des visiteurs, parfois connus, viennent le rencontrer. Ils veulent se rendre compte par eux-mêmes et voir si les capacités qu'on lui attribue sont bien réelles.

    Un talent non reconnu à sa juste valeur

    Thomas Fuller ne déçoit pas ses visiteurs. Il exécute devant eux, en un temps record, des calculs qui les laissent pantois. À la requête de personnes venues le voir, il indique combien il y a de secondes en 18 mois. Et il ne lui faut que deux minutes pour parvenir à ce résultat.

    Plus surprenant encore, il donne à l'un de ses interlocuteurs le nombre de secondes qui se sont écoulées en 70 ans, plus quelques jours et heures. Mais là, le visiteur, qui a lui-même fait le calcul, croit avoir décelé une erreur dans celui effectué par l'esclave, en moins de deux minutes.

    Thomas Fuller s'est-il enfin trompé ? Nullement. Il répond que son "examinateur" a oublié de compter les années bissextiles dans son calcul. Mais lui ne les a pas négligées !

    Ses dons pour le calcul, qui font de lui une véritable calculatrice vivante, seront utilisés par ses maîtres. Il les aidera en effet dans la gestion de leur exploitation agricole.

    Quand il meurt, en 1790, Thomas Fuller, surnommé le "calculateur de Virginie", ne reçoit pas les hommages qu'il mérite. Son cas, cependant, apporte de l'eau au moulin de tous ceux qui, notamment durant la Révolution française, réclament l'abolition de l'esclavage.

    L'exemple de cet esclave arithméticien montre bien, à leurs yeux, qu'un Noir n'est pas inférieur à un Blanc. Convenablement instruit, il peut montrer autant de talent que lui.
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  • Le travail en continu serait plus bénéfique. C'est du moins le constat fait par l'économiste suédois Sune Carlson, dans un ouvrage paru en 1951. En effet, il aurait constaté qu'un cadre était interrompu dans son travail toutes les 20 minutes.

    Cette plus grande efficacité du travail continu est, de ce fait, connu sous le nom de "loi de Carlson".

    En effet, un travail sans cesse interrompu par des sollicitations extérieures ou la lecture de ses mails serait moins productif. Cette hypothèse, formulée par Carlson, a été confirmée par des études menées en milieu professionnel.

    Ainsi, dans un entretien accordé à un journal américain, une chercheuse indique qu'il faudrait plus de 20 minutes pour se remettre vraiment au travail après une interruption.

    Par ailleurs, les personnes interrompues dans leur travail essaieraient de travailler plus vite, afin de rattraper le temps perdu. Ce qui augmenterait leur niveau de stress, entraînant ainsi un certain mal-être au travail.

    Éviter un trop grand morcellement du travail

    Carlson avait déjà imaginé des remèdes pour lutter contre ce fractionnement du travail. Ainsi, il avait suggéré de regrouper les tâches similaires. Même après une interruption, la reprise du travail en est facilité. Carlson parlait, dans ce cas, d'un travail en "séquences homogènes".

    Dans le même ordre d'idées, il est plus facile de se concentrer, même après avoir été interrompu, si on se consacre à la même tache durant un laps de temps donné.

    De même, la journée de travail serait moins morcelée si les salariés ne consultaient pas leur portable à la moindre notification. À cet égard, la consultation de sa boîte mail deux fois par jour paraît suffisante.

    Enfin, on peut faire comprendre à ses collègues que, durant un certain temps, toute distraction serait préjudiciable à la qualité de son travail.

    Ceci dit, certains préfèrent varier les tâches, pour être plus créatifs ou ne pas tomber dans la routine. Et il faut se garder de confondre les interruptions et les pauses. Si les premières perturbent le travail, les secondes, qui assurent un repos nécessaire, sont indispensables à son efficacité.
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  • La Suisse est bien connue pour son chocolat et pour ses montres. La précision des mécanismes et l'élégance des modèles fait depuis des siècles la réputation des horlogers helvétiques.

    Mais à quand remonte cette tradition horlogère ? On la doit à Jean Calvin qui, avec Luther, est l'un des principaux artisans de la Réforme protestante.

    Chassé de France pour ses idées, Calvin s'installe à Genève en 1536. Il a, dès le début de son séjour, une grande influence sur les institutions et les habitants de la ville, déjà gagnée à la Réforme.

    En effet, Calvin joue un grand rôle dans la réforme de l'Église genevoise et fait régner une véritable terreur sur la ville.

    Des montres à la place des bijoux

    Calvin est un puritain dans l'âme. Il a une vision très rigoriste des mœurs que, selon lui, doivent adopter ses concitoyens. De ce fait, il ne s'occupe pas que du dogme et de l'organisation de l'Église, il régente aussi la vie quotidienne.

    Ainsi, il bannit les fêtes et les réjouissances et prescrit aux Genevois de porter un costume modeste, où le noir domine. Bien entendu, les bijoux et autres colifichets sont interdits, car ils peuvent induire des tentations coupables.

    Les habitants se plient d'autant plus à ces ukases qu'ils font l'objet d'une surveillance constante. Mais, bien entendu, toutes ces restrictions provoqyuent la consternation parmi certains corps de métier.

    C'est le cas des cafetiers, mais aussi des orfèvres et des joailliers. Vont-ils devoir meettre la clef sous la porte ? Pour éviter la ruine, une idée leur vient : pour remplacer les bijoux, pourquoi ne fabriqueraient-ils pas des montres et des horloges ?

    Aussitôt dit aussitôt fait. Les orfèvres genevois se reconvertissent dans l'horlogrie dès le début des années 1540. Et ils se mettent si bien au travail que leur réputation grandit rapidement et franchit même les frontières un demi-siècle plus tard.

    Et, à la fin du XVIIe siècle, de nombreux horlogers français, chassés par la Révocation de l'édit de Nantes, s'établissent en Suisse et apportent leur savoir-faire à une industrie horlogère qui, décidément, doit beaucoup à la France.
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  • Pour écouter mon podcast Comment j'ai bâti un empire:
    Apple Podcast:
    https://podcasts.apple.com/fr/podcast/mon-argent/id1569918922
    Spotify:
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    Si l'on ne va pas à Londres uniquement pour les voir, les bus rouges à impériale font tout de même partie des curiosités qui attirent les touristes dans la capitale anglaise.

    Des bus écarlates...

    Pour savoir pourquoi les bus anglais sont rouges, il faut remonter au tout début du XXe siècle. C'est en effet à ce moment que des bus ont commencé à circuler dans la ville de Londres, notamment.

    Mais, à cette époque, il existait plusieurs compagnies. Elles ont décidé d'adopter des couleurs différentes pour leurs bus, afin de les distinguer. En 1907, l'une d'elles, la London General Omnibus Company, choisit le rouge.

    Et lorsque, en 1933, ces compagnies se sont réunies pour n'en former qu'une seule, la couleur rouge a été conservée. Peut-être par référence à l'une des couleurs du drapeau britannique, mais surtout parce que cette couleur vive permettait de mieux repérer les bus.

    ...Et à deux étages

    Si les bus sont devenus un véritable emblème de capitale britannique, ce n'est pas seulement en raison de leur couleur. Ils présentent en effet une autre particularité : leur niveau supérieur.

    On appelle bus à impériale ces véhicules à deux étages. En référence à certains carrosses, dont la partie supérieure avait reçu ce nom.

    Ils ont commencé à circuler à Londres dès 1910. Les bus à impériale les plus connus, très prisés des visiteurs, étaient du modèle Routemaster. Mis en service dès 1956, ils ont cessé de circuler en 2005, pour être remplacés par des véhicules plus modernes.

    Dans ces bus à impériale, les tickets étaient vérifiés par un contrôleur. Les passagers pressés pouvaient sauter sur la plateforme arrière alors que le véhicule circulait. Ce qui, bien sûr, n'allait pas sans risques.

    Par ailleurs, un ingénieux système de périscope permettait au conducteur de surveiller les évolutions des passagers installés à l'étage.

    L'Angleterre n'a pas l'exclusivité de ce type de bus. On en trouve aussi à Berlin à Bruxelles, à Hong Kong et dans d'autres villes de par le monde. À Paris, quelques bus à impériale ont circulé à certaines périodes, jusqu'à la fin des années 70.
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  • Comme on le sait, l'argent est le nerf de la guerre. Cet aphorisme s'est trouvé vérifié durant la guerre de Sécession comme pendant tous les autres conflits. Il fallait en effet tout faire pour payer les troupes.

    C'était le but d'un convoi de soldats nordistes, partis de Virginie, en 1863, pour rejoindre Philadelphie. Ils transportent de l'or, destiné aux soldats de l'Union. Les sources diffèrent quant à la quantité de métal précieux convoyée.

    Selon les uns, 26 lingots d'or seraient dissimulés dans les chariots, selon les autres il y en aurait le double. Mais le convoi ne parviendra jamais à destination.

    Aucun document écrit ne renseignant les historiens sur cette affaire, on ne sait si les soldats se sont perdus ou sont tombés dans une embuscade. Quant à l'or, on ignore s'il a été perdu ou caché dans la nature.

    Que contenait la grotte ?

    Il n'en fallait pas plus pour piquer la curiosité des chercheurs de trésor. Deux d'entre eux, le père et le fils, sont convaincus que le convoi nordiste s'est perdu dans une forêt de Pennsylvanie.

    Munis de détecteurs de métaux, ils prospectent donc tout le secteur. En 2004, ils repèrent une caverne qui, d'évidence, a été creusée par l'homme. Le détecteur y repère soudain la présence de métal.

    Les deux aventuriers sont sûrs d'avoir trouvé le trésor de l'Union. Mais voilà que l'État de Pennsylvanie entrave leurs recherches et, en 2014, leur ordonne même de les arrêter.

    Les chercheurs de trésor décident alors, quatre ans plus tard, de s'adresser au FBI. En effet, un éventuel trésor, enfoui sous terre, serait la propriété de l'État fédéral.

    C'est ce que leur dit le FBI, qui accepte cependant le principe d'une récompense. Doté de moyens importants de détection, le FBI repère à son tour, en mars 2018, la présence de métal dans la zone désignée par les chercheurs de trésor.

    S'agit-il des lingots d'or de la guerre de Sécession ? Les chercheurs de trésor ne le sauront pas. En effet, les agents du FBI déclarent n'avoir rien trouvé. Pourtant des camions blindés quittent les lieux. L'or est-il aux mains du gouvernement américain ?
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  • En France plus qu'ailleurs, et ce au moins jusqu'au XVIIIe siècle, l'Église catholique se montre sévère avec les comédiens. Cette rigueur se fonde sur les décisions prises par divers conciles, à partir du IVe siècle.

    Elles assimilent les acteurs, appelés plutôt, par ironie, des "histrions", aux prostituées. Dans les deux cas, l'activité est fondée sur la feinte et les faux-semblants.

    Une telle attitude, qui consiste, dans le cas du comédien, à mimer la vie d'un autre, ne serait pas digne d'un chrétien. L'Église refuse donc l'absolution aux acteurs ainsi que l'inhumation dans une terre consacrée.

    Un comédien n'est pas non plus admis au baptême ni au mariage religieux. Et personne ne peut le prendre comme parrain. Les comédiens sont donc excommuniés, c'est-à-dire exclus de la communauté chrétienne.

    Si un acteur veut être réintégré dans l'Église, il n'a qu'une solution : signer une déclaration solennelle, par laquelle il s'engage à renoncer à son métier.

    Des mesures plus ou moins appliquées

    Ces mesures d'exclusion envers les comédiens sont appliquées avec plus ou moins de zèle. Ainsi, Louis XIII attribue officiellement un théâtre à une troupe de comédiens et signe un édit, en 1641, indiquant que sa profession ne saurait nuire à la réputation du comédien.

    De même, quand Mazarin, mélomane averti, fait jouer en France, pour la première fois, un opéra italien, le clergé applaudit à cette initiative. Et les chanteurs qui y participent ne sont l'objet d'aucun interdit.

    Mais les acteurs ne sont pas toujours traités avec une telle mansuétude. Ainsi, on sait que Molière, mort en 1673, se voit refuser une sépulture chrétienne. Il sera finalement inhumé dans un cimetière, mais de nuit et sans aucune cérémonie.

    En 1730, l'Église refuse d'accorder une sépulture chrétienne à la célèbre comédienne Adrienne Lecouvreur, qui vient de mourir. Ses proches l'enterrent donc à la sauvette, dans un marais proche des rives de la Seine.

    Mais les temps changent. En 1815, la foule force la porte d'une église, où elle amène le cercueil d'une actrice très populaire, Mlle Raucourt. C'était une manière très claire d'affirmer que l'excommunication des comédiens devait prendre fin.
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  • Les autruches partagent avec les girafes un cou plus long que celui de la plupart des autres animaux. Mais à quoi peut-il bien leur servir ?

    Nombre d'hypothèses ont été émises au sujet du long cou des autruches et des girafes. Ainsi, il serait très pratique pour la recherche de nourriture. On sait qu'il permet aux girafes de grignoter les feuilles haut perchées des arbres.

    Du haut de ce long cou, ces animaux surveillent plus facilement les environs et repèrent plus vite d'éventuels prédateurs. Cet organe accentuerait aussi les cris des autruches mâles en train de courtiser les femelles.

    ...Et plus originales

    De nouvelles recherches permettent d'entrevoir d'autres causes à l'existence de ce long cou. En effet, pour certains chercheurs, le cou des autruches leur permettrait de réguler la température de leur tête.

    Ainsi, ce cou si long isolerait mieux la tête et lui permettrait de rester plus fraîche, notamment en cas de fortes chaleurs. En somme, ce cou jouerait un peu le rôle de climatiseur.

    En examinant les ossements d'anciennes espèces de girafes, des scientifiques ont noté, de leur côté, l'extrême robustesse des vertèbres cervicales. Ils en ont conclu que ces cous très solides pouvaient servir d'armes dans les affrontements que, durant la parade nuptiale, se livrent les mâles.

    Le cou dans le sable ?

    Ce grand cou, les autruches l'enfouiraient dans le sol quand elles se sentent en danger. Cette curieuse pratique vaut à ces volatiles une réputation de bêtise, mêlée de couardise.

    En fait, elle n'est pas justifiée. Les autruches ne se cachent pas la tête dans le sable. Il s'agit d'une idée reçue. On la devrait à l'écrivain et naturaliste Pline l'Ancien, qui vécut au Ier siècle de notre ère.

    Cette affirmation, bien d'autres auteurs la répétèrent après lui. Mais personne ne prit la peine de venir sur place, pour constater la chose "de visu". Alors, non, les autruches ne mettent pas la tête dans le sable, ce qui les empêcherait de respirer.

    Loin d'être stupide, cet animal sait même utiliser les mirages, courants dans les déserts où il vit, pour se protéger des prédateurs.
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  • Si la bibliothèque d'Alexandrie conserve, aujourd'hui encore, une réputation aussi flatteuse, c'est qu'elle fut, dès l'Antiquité, la plus prestigieuse de son époque. Elle est construite en 288 avant J.-C.

    Très rapidement, elle devient la bibliothèque contenant le plus de livres, ou plutôt de rouleaux. À son époque la plus glorieuse, elle en possédait environ 700.000. Sous le règne de Ptolémée II, au IIIe siècle avant J.-C, on invite les savants, les souverains ou les nobles à envoyer à Alexandrie le plus de livres possible.

    Par ailleurs, les bateaux en escale devaient fournir les livres se trouvant à bord. Recopiés et traduits, ils regagnaient les "rayons" de la bibliothèque. On rendait ensuite les originaux, ou plus souvent les copies, à leurs propriétaires.

    C'était en somme l'ancêtre du dépôt légal. Si la bibliothèque était probablement située vers le Grand Port d'Alexandrie, on ne connaît pas son emplacement exact.

    Les rouleaux et papyrus étaient placés dans des sortes de niches. Les lecteurs les lisaient à haute voix en se promenant sous un portique ou dans les jardins de la bibliothèque.

    Pour assurer la primauté de la bibliothèque d'Alexandrie, les rois égyptiens interdisent, à plusieurs reprises, de faire sortir les papyrus du pays.

    L'incendie de la bibliothèque par Jules César, en 48 avant J.-C., n'est qu'une des hypothèses évoquées pour expliquer sa destruction.

    Le Mouseion, inséparable de la bibliothèque

    La bibliothèque d'Alexandrie est inséparable du Mouseion, dont elle faisait partie. C'est un grand centre culturel, construit vers 290 avant notre ère. Il accueille les penseurs les plus prestigieux du monde d'alors.

    Des savants comme Euclide, Archimède ou Aristharque de Samos y faisaient des recherches, nourries des innombrables manusvrits de la bibliothèque. C'était également un actif centre de traduction.

    De nombreuses œuvres sont ainsi passées à la postérité, par le truchement du grec. C'est là, notamment, que la Bible hébraïque fut traduite en grec, donnant ainsi naissance à la Septante, longtemps utilisée par l'Église catholique.

    La bibliothèque et le Mouseion font d'Alexandrie la capitale intellectuelle du monde méditerranéen et l'un des phares du monde antique.
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  • Marie van Brittan est infirmière. Elle vit dans un quartier de New York où la violence et le banditisme ne sont pas rares. Les femmes y sont souvent agressées.

    Et elle se sent d'autant moins en sécurité que, du fait de son métier, elle rentre souvent chez elle à des heures tardives. Par ailleurs, le travail de son mari l'éloigne souvent du domicile conjugal.

    Marie van Brittan ne supporte plus d'être réveillée au moindre bruit et de vivre dans la peur. Aidée par un mari électronicien, elle met alors au point uin système de surveillance inédit.

    Il se compose de plusieurs judas, installés sur sa porte. Glissant sur un rail, une caméra intérieure dévoile aux occupants de la maison ce qui se passe dehors.

    Mais ce n'est pas tout. L'image ainsi recueillie, selon plusieurs angles de vue, est transmise à des écrans répartis dans la maison. Des micros permettent même à l'infirmière de parler à ses visiteurs.

    Cette Newyorkaise astucieuse vient d'inventer, en somme, les premiers spécimens de ce qu'on appellera plus tard un interphone et un visiophone.

    Une invention qui tardera à s'appliquer

    Le couple travaille à son invention, pour la rendre plus opérationnelle. En 1966, il la soumett à l'organisme chargé de recevoir les brevets. Il faudra attendre trois ans pour que le dispositif obtienne une reconnaissance officielle.

    S'il a reçu cette consécration, c'est que le système a été amélioré sur plusieurs points. Ainsi, un dispositif spécifique permet d'ouvrir la porte d'entrée à distance.

    En pressant un bouton, il est même possible d'alerter la police, dont l'intervention paraît souvent trop lente à l'infirmière. Par ailleurs, les éventuelles conversations, entre les occupants de la maison et leurs visiteurs, seront désormais enregistrées.

    Ce qui peut rendre service aux forces de l'ordre, dans le cadre d'une enquête notamment. La presse rend compte de l'invention et met l'infirmière à l'honneur. Elle reçoit même un prix.

    Mais quand elle meurt, en 1999, ce nouveau dispositif ne s'est pas encore généralisé. Il faudra, pour cela, attendre les progrès amenés par la miniaturisation.


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  • Le voyageur empruntant les transports en commun japonais ne peut qu'être intrigué par le comportement du personnel. En effet, il peut être surpris de voir les employés, gantés de blanc, pointer leur doigt vers le quai quand un train entre en gare et en sort.

    Notre voyageur se dit peut-être qu'il veut simplement montrer quelque chose à un collègue. Mais s'il revient le lendemain, et les jours suivants, il constatera que les employés font toujours le même geste.

    En effet, les conducteurs de trains, et les autres employés, ne cessent, durant leur journée de travail, de montrer du doigt tel endroit ou telle partie de la cabine de pilotage.

    Cette méthode de travail, très répandue au Japon, se nomme le "Shisa Kanko". Elle fut mise en place dès le début du XXe siècle.

    Un rituel fait de gestes et de paroles

    À dire vrai, cet étonnant système ne consiste pas seulement à pointer son doigt sur un endroit précis. Il comprend aussi une verbalisation systématique. Ainsi, chaque tâche ne peut s'accomplir sans un geste et une parole précis.

    Prenons un exemple. Si un conducteur de train doit préciser sa vitesse, il va d'abord montrer du doigt le compteur de vitesse. Puis il indique, à haute voix, quelle est la vitesse exacte du train.

    Mais il ne s'arrête pas là. Il pointe à nouveau son doigt vers le compteur, confirme la vitesse et, pour finir, conclut cette séquence en disant "ok", toujours à haute voix.

    Mais quel est le but de cettev étrange méthode ? La réponse est simple : le fait d'associer une tâche à des gestes et des mots stimulerait l'attention et tiendrait l'esprit éveillé.

    Ce qui est bien sûr capital pour des conducteurs de trains. En tous cas, le "Shisa Kanko" a l'air de fonctionner. En effet, d'après une étude des chemins de fer japonais, cette technique réduirait les risques d'erreur de 85 %.

    Les trains japonais sont déjà parmi les plus ponctuels du monde. Mais cette méthode, propre au Japon, les rendrait donc aussi très sûrs pour leurs passagers.
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  • Le 6 janvier 1897, naît à Vichy un singulier nourrisson. Il n'a pas de cerveau et ressemble, de manière frappante, à un singe. La naissance de cet être étrange n'a pas cessé d'intriguer les scientifiques. Sans grands résultats, puisque, à ce jour, le cas de l' "anencéphale de Vichy ", comme on l'appelle, n'est toujours pas élucidé.

    Un étrange nouveau-né

    L'enfant qui voit le jour, ce 6 janvier 1897, à la maternité de Vichy, étonne les médecins à plus d'un titre. En premier lieu, le nouveau-né est complètement dépourvu de cerveau. Son crâne est donc plat.

    Cette « anencéphalie » est une anomalie congénitale très rare, mais les médecins qui aident la jeune mère de 16 ans à accoucher connaissent son existence. Mais ce qui les surprend le plus, c'est l'aspect simiesque du nouveau-né.

    En effet, son apparence évoque, par bien des traits, celle d'un singe. De fait, il a de gros yeux globuleux, de très longs membres, de curieuses oreilles et un thorax semblable à celui d'un singe.

    Par contre, il ne présente pas, comme lui, un gros orteil opposable aux autres doigts de pied. Et ce n'est pas tout. L'enfant est également hermaphrodite, autrement dit il présente des attributs sexuels aussi bien masculins que féminins. Mais cet enfant si singulier ne survit pas et meurt peu de temps après l'accouchement.

    Le résultat d'une hybridation ?

    Ce cas étrange n'a pas été révélé avant 1943. Cette année-là, le docteur Therre, médecin-chef de la maternité de Vichy, le décrit dans un opuscule. Et, bien sûr, il se demande à quoi on peut attribuer l'aspect simiesque de l'enfant.

    Pour le médecin, l'étrange apparence du nourrisson n'est pas due à l'anencéphalie mais à la manière dont la jeune fille qui lui a donné la vie a été fécondée. Or, d'après les renseignements recueillis, celle-ci vivait recluse dans une roulotte.

    Elle ne voyait personne et ne fréquentait que son père et un singe. Or, les examens gynécologique pratiqués sur la mère révèlent que des rapports sexuels avec son père sont peu probables. Il ne resterait donc, comme père putatif, que le singe.

    Or cet animal semblait tellement attaché à la jeune fille qu'il meurt le lendemain de l'accouchement. Le décès est sans doute lié au stress intense provoqué par la séparation.

    Certains médecins ont évoqué l'hypothèse d'une parthénogenèse. Il s'agit d'une reproduction asexuée, dans laquelle l'ovule est fécondé sans intervention de la cellule reproductrice mâle.

    Mais, de nos jours, cette hypothèse est généralement écartée. L'anencéphale de Vichy est-il donc le produit d'une hybridation entre l'homme et l'animal ? Une telle hypothèse n'est plus totalement écartée aujourd'hui....
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  • Destinée à permettre l'identification d'un véhicule, la plaque d'immatriculation répond, dans sa présentation, à des règles très précises. Même si la marge de manœuvre laissée à l'automobiliste est faible, il est tout de même possible d'en personnaliser certains éléments.

    Ce qu'il n'est pas possible de modifier

    La composition d'une plaque d'immatriculation est fixée par le Système d'immatriculation des véhicules, ou SIV, adopté en 2009. Il précise, avec une grande rigueur, la manière dont la plaque doit se présenter.

    En effet, elle doit comprendre deux lettres, puis un tiret, suivis de trois chiffres, d'un nouveau tiret et de deux nouvelles lettres. Il n'est bien sûr pas possible de modifier les lettres et les chiffres attribués à chaque véhicule.

    Mais un automobiliste ne peut pas non plus changer la couleur et la police de ces lettres. En principe, on doit aussi conserver le fond blanc de la plaque. De même, les dimensions de la plaque sont très précises et ne peuvent pas être modifiées, même d'un centimètre.

    Quant au « F », qui indique le pays de résidence du conducteur, en l'occurrence la France, et au drapeau européen composé d'étoiles, ils s'affichent , sur fond bleu, sur le côté gauche de la plaque.

    L'automobiliste ne peut pas non plus refuser ou modifier ces symboles. Enfin, il faut rappeler que certaines lettres, qui pourraient être confondues avec des chiffres, ne figurent pas, en principe, sur la plaque d'immatriculation. C'est le cas des lettres 0, I et U.

    Par ailleurs, et d'une manière générale, tout ce qui pourrait gêner la lecture de la plaque d'immatriculation est prohibé. Ainsi, il n'est pas possible de coller sur sa plaque un sticker ou un autocollant. Ainsi, vous ne pouvez pas montrer, par ce moyen, votre prédilection pour une marque de voiture ou un club de football.

    La personnalisation de la plaque : une faible marge de manœuvre

    Ces règles très strictes laissent peu de marge de manœuvre aux conducteurs souhaitant
    personnaliser leur plaque d'immatriculation. Il leur reste tout de même certains moyens d'y parvenir.

    Ainsi, depuis 2009, il est possible d'apposer le logo d'une région sur sa plaque d'immatriculation. Ce symbole doit se trouver sur la bande latérale droite de la plaque. Le conducteur est donc libre de choisir ce logo régional.

    En effet, il n'est pas forcément celui de sa région de résidence. Autre élément de personnalisation : le texte inséré sur ce qu'on appelle la « bavette », qui se trouve sous la « partie utile » de la plaque....
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  • Avant le début du XIXe siècle, aucun tableau ne trônait dans les salles de classe. En effet, l'enseignant faisait son cours sans ce support. Les élèves prenaient des notes sur une petite ardoise.

    C'est cette matière qui est retenue pour fabriquer les premiers tableaux, au début du XIXe siècle. Car les pédagogues finissent par comprendre leur intérêt. Aujourd'hui, on ne s'accorde pas sur leur inventeur. Pour les uns, il s'agirait de James Pillans, un professeur de géographie écossais, qui voulait dessiner des cartes assez grandes pour être vues de tous les élèves.

    Pour les autres, la paternité de cette innovation pédagogique reviendrait à un professeur de mathématiques américain du nom de George Baron. Quoi qu''il en soit, en 1831, le ministre François Guizot conseille d'utiliser ce tableau dans les classes.

    Il se généralise au début de la Troisième République, au moment où l'école primaire devient obligatoire.

    Du noir au vert

    C'est donc l'ardoise qui est retenue pour la fabrication de ces tableaux. Or cette matière est d'une couleur grise, presque noire. C'est pourquoi on parlera rapidement de tableaux "noirs".

    Mais ces tableaux ne sont pas sans défaut. En premier lieu, ils sont difficiles à installer, en raison de leur poids. En outre, l'ardoise est une matière fragile, assez friable, qui se raye facilement et peut même se briser.

    Dans les années 1960, on décide donc de ne plus utiliser l'ardoise. On la remplace par des supports de bois ou de liège. Cette surface est ensuite recouverte d'acier émaillé.

    Ces tableaux sont bien plus solides. L'enseignant ne risque plus de les rayer ou de les casser. Par ailleurs, ils sont plus légers et retiennent moins les traces de craie.

    Mais on ne les laisse pas en l'état. En effet, tous les tableaux de France sont recouverts d'un uniforme revêtement vert mat. Cette couleur a été jugée plus reposante pour les yeux des élèves, surtout quand les tableaux sont éclairés par les néons des salles de classe.

    En somme, il ne s'agit que d'une convention. D'autres couleurs auraient pu être choisies.
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  • Pour écouter le podcast Affaires criminelles:

    Apple Podcast:
    https://podcasts.apple.com/us/podcast/affaires-criminelles/id1640810213

    Spotify:
    https://open.spotify.com/show/4W6nRWNkr7B95TTt25ywNO?si=23e4eb85bc6440a7

    Deezer:
    https://deezer.com/show/4522937

    Google Podcast:
    https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5tZWdhcGhvbmUuZm0vRk9ETDcwMDA3NTQ3MTU%3D

    Castbox:
    https://castbox.fm/channel/Affaires-criminelles-id5049360
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  • L'apiculteur est obligé de visiter ses ruches de temps à autre, pour en extraire les rayons contenant le miel et s'assurer de la bonne santé des abeilles.

    Mais de telles incursions peuvent être dangereuses. Se sentant agressées par l'intervention de l'apiculteur, les insectes vont se défendre, et protéger leur ruche, en le piquant.

    C'est pour éviter ces piqûres que l'apiculteur enfume la ruche, au moyen d'un outil spécifique, l'enfumoir. Les abeilles oublient alors son agression, croyant que le principal danger menaçant la ruche est celui d'un incendie.

    Elles mangent alors du miel, qui leur apporte de l'énergie, et se rassemblent autour de la reine, dans l'attente d'une possible évacuation de la ruche.

    L'enfumage désarme d'autant mieux l'agressivité des abeilles qu'il brouille les messages chimiques qu'elles ont coutume de s'adresser. Elles perdent alors ce qui fait l'essentiel de leur force, leur capacité à s'organiser, pour faire face ensemble à une agression.

    Un enfumage inoffensif et efficace

    Pour efficace qu'il soit, cet enfumage ne doit pas mettre en danger la vie des abeilles. La fumée sortant de l'enfumoir ne doit donc pas comporter d'éléments toxiques pour les insectes.

    C'est pourquoi cette fumée est obtenue en brulant des végétaux dans l'enfumoir. Il peut s'agir de bois, de fleurs séchées, d'épines de pin ou de feuilles de tabac. Mais on peut aussi brûler du tissu, de vieux chiffons par exemple.

    Il existe même des produits spécifiques, destinés à assurer la combustion. Il s'agit de petits granulés de lavande, qu'on trouve facilement dans le commerce.

    L'usage de tels combustibles permet, en principe, le dégagement d'une fumée froide, qui ne présente pas de danger pour les insectes. Il faut éviter à tout prix la dispersion de cendres chaudes, qui seraient toxiques pour eux.

    Par ailleurs, cette fumée, si elle n'est pas dangereuse, est assez compacte, ce qui brouille encore plus les repères des abeilles. Il faut activer la combustion par de petits coups de soufflet.

    Protégé par cette fumée, l'apiculteur peut tranquillement se livrer à ses activité. Et quand elle se dissipe, les abeilles peuvent reprendre les leurs.

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  • Répandu dans le monde entier, le Coca-Cola est l'une des plus célèbres boissons. Son histoire est assez mouvementée. Elle commence par l'invention du "vin Mariani", l'ancêtre de la fameuse boisson.

    Il est né en 1863, un peu par hasard. En effet, pour répondre à une commande, un pharmacien décide de faire infuser des feuilles de coca dans du vin de Bordeaux. Homme d'affaires averti, le pharmacien Angelo Mariani, d'origine corse, s'attribue l'invention de la préparation et la commercialise.

    Le "vin Mariani" rencontre un grand succès. Cette boisson attire l'attention de John Pemberton, un pharmacien américain, qui vit à Atlanta, en Géorgie. Il s'inspire donc de la recette française et propose à ses clients un "vin de cola" nommé "French wine cola".

    Mais la ville d'Atlanta interdisant l'alcool, en 1886, Pemberton le remplace par du sirop de sucre. Cette nouvelle boisson, appelée "Coca-Cola", contient, en plus du sirop, de l'eau gazeuse, des noix de cola et de la cocaïne, qui, à cette époque, n'est nullement interdite en Géorgie.

    Selon les sources, un verre de Coca-Cola contiendrait alors entre 4 et 9 milligrammes de cocaïne.

    La cocaïne retirée de la boisson

    Si le Coca-Cola a bien contenu de la cocaïne, à une certaine époque, ce n'est bien sûr plus le cas aujourd'hui. On pourrait penser que cette drogue a été retirée de la composition de la célèbre boisson pour d'évidentes raisons de santé publique.

    Mais il n'en est rien. En effet, la cocaïne ne sera interdite aux États-Unis, avec d'autres drogues, qu'en 1915. Elle ne sera retirée de la boisson qu'à partir du moment où, vendu en bouteilles, le Coca-Cola, beaucoup moins cher, sera accessible aux classes défavorisées.

    Les Noirs, qui en font partie, sont alors accusés de consommer du Coca-Cola pour profiter des effets de la cocaïne et amplifier leurs instincts meurtriers. C'est sous l'effet de la drogue contenue dans la boisson qu'ils commettraient des viols et des meurtres.

    Face à cette campagne raciste, les dirigeants de Coca-Cola décident, en 1903, de supprimer la cocaïne. À la place, on rajoute du sucre et de la caféine dans la boisson.

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  • Certains artistes reconnus ont commencé leur carrière en chantant dans la rue ou les stations de métro. Mais une telle activité ne peut être entreprise sans l'accomplissement préalable de certaines démarches et l'obtention d'autorisations spécifiques.

    Deux autorisations indispensables

    Les chanteurs ou les musiciens de rue doivent solliciter deux sortes d'autorisations. Pour chanter, ils doivent occuper, durant un certain temps, une parcelle de rue ou de place, qui font partie de l'espace public.

    Comme les restaurateurs, qui installent leurs terrasses dans la rue, ils doivent alors solliciter une autorisation d'occupation temporaire de l'espace public, ou AOT.
    Comme son nom l'indique, cette autorisation n'est pas permanente.

    Le chanteur ou le musicien doivent la demander à la Mairie concernée. Pour l'obtenir, ils doivent remplir un formulaire spécifique et décrire leur installation et la manière dont ils entendent occuper le domaine public.

    Par ailleurs, le spectacle proposé par un chanteur de rue est censé attirer un public, qui va stationner sur la chaussée pour écouter l'artiste.

    La législation le concernant est donc assimilée, d'une certaine façon, à celle qui régit les Établissements recevant du public, ou ERP. Le chanteur de rue doit donc, comme le responsable d'un ERP, solliciter une autorisation d'ouverture au
    public.

    Les artistes du métro

    Plus encore que les rues et les places, les couloirs du métro sont considérés par les artistes comme un endroit privilégié pour exercer leur talent. C'est, en effet, l'occasion de se produire devant un public souvent distrait mais toujours renouvelé.

    Mais, là encore, il ne suffit pas d'entrer dans le métro et de s'installer. En effet, la RATP elle-même, qui gère les transports en commun parisiens, a pris les choses en main.

    Deux fois par an, au printemps et à l'automne, elle organise des auditions, qui lui permettent de sélectionner les musiciens et chanteurs qui lui paraissent les plus talentueux.

    Ils reçoivent alors le label « Musiciens du métro », qui représente un véritable sésame dans les milieux musicaux. En 2017, la RATP a même organisé un grand concert à l'Olympia, pour célébrer les 20 ans de cette initiative.
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