Episoder
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Le livre et le film Le Mage du Kremlin s’inspirent de Vadislav Sourkov (renommé Baranov), figure clé de l’ombre de Poutine. Ancien allié des oligarques, Sourkov aide Poutine à prendre le pouvoir en manipulant les masses et trahissant ses proches.
Le roman, sous forme de dialogue fictif, explore cette mécanique du pouvoir Le film reprend le narratif du livre.
Ces œuvres, bien que captivantes, adoucissent l’image d’un système sanguinaire En évitant de trancher, elles alliment malgré elles le mythe que Sourkov a construit.
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Pierre Boule, célèbre pour Le Pont de la rivière Kwaï et La Planète des singes, a mené une vie d’aventurier. De retour en France, il s’installe à l’hôtel Lutétia pour écrire.
Quatre de ses romans, entre autre, illustrent sa profondeur :Les Vertus de l’enfer, Les Baleines des Malouines, Les Jeux de l’esprit et Pour l’amour de l’art
Lire Boule, c’est voyager dans des univers accessibles, où chaque thème invite à la réflexion. Son style, varié et synthétique, rend ses œuvres intemporelles.
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Manglende episoder?
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Le 16 septembre 2000, Gueorgiy Gongadze, journaliste géorgio-ukrainien, disparaît après avoir quitté sa collaboratrice. Son corps est retrouvé décapité le 2 novembre 2000. Malgré des analyses ADN confirmant son identité, l'enquête est entravée. Sa mort devient un symbole de la lutte pour une presse libre en Ukraine. En 2005, sous la pression de la Cour Européenne des Droits de l'Homme, des policiers sont arrêtés et condamnés, mais les commanditaires restent inconnus. En 2005, Gongadze reçoit à titre posthume le titre de "Héros de l'Ukraine".
Gueorgiy Gongadze, né le 21 mai 1969 à Tbilissi, est un journaliste géorgio-ukrainien. Il étudie à l'université Ivano Franko de Lviv et commence sa carrière en 1992 en couvrant le conflit en Abkhazie. En 1999, il fonde le journal en ligne Ukrayinska Pravda, connu pour ses investigations sur la corruption en Ukraine. Gongadze est un critique virulent du pouvoir, notamment du président Leonid Koutchma. Son engagement pour la liberté de la presse et ses enquêtes le rendent dangereux aux yeux des autorités.
L’affaire Gongadze, initialement perçue comme un simple homicide, est devenue une affaire d'État en Ukraine. Il a été assassiné après avoir subi des intimidations liées à son travail. Un tournant a eu lieu dans l’affaire lorsque Mykola Melnychenko a révélé des enregistrements impliquant le président Koutchma et le ministre de l'Intérieur dans son assassinat. Bien que les hommes de main aient été condamnés, les commanditaires ont échappé à la justice. La mort de Gongadze a contribué à la révolution Orange en 2004, marquant le début d'une démocratisation en Ukraine. Un monument lui est dédié à Kyiv.
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1er partie
Mirwais avec "Taxi Girl 1978-1981" raconte la création du groupe, analysant l'univers musical et sociologique de l'époque. Téa Obreht mêle histoire personnelle et fiction, décrivant une Amérique violente et injuste.Eka Kurniawan explore une Indonésie corrompue et violente. Il offre un récit riche en émotions et en observations sociales.Ces ouvrages partagent une exploration profonde des sociétés et des expériences personnelles, mêlant réalité et fiction pour révéler des vérités humaines.
2eme partie
Les trois auteurs habilement le flashback pour structurer leurs récits. Mirwais et Obreht explorent le passé, l'un récent, l'autre lointain. Kurniawan l’utilise pour son histoire contemporaine. Géographiquement, les récits s'étendent de la France à l'Indonésie en passant par les États-Unis, chaque personnage étant profondément ancré dans son contexte. Les flashbacks aident à réduire la distance culturelle et à dresser un portrait ethno-social universel. Les personnages partagent des traits communs illustrant l'universalité de la nature humaine.
3eme partie
Les trois auteurs sont polyculturels. Téa Obreht, Mirwais et Eka Kurniawan ont chacun une histoire marquée par des migrations ou des contextes culturels riches, influençant leur vision du monde. Leurs œuvres observent la société, explorant les nuances entre bien et mal. Grands lecteurs, ils intègrent des influences littéraires et philosophiques dans leurs écrits, souvent des allégories sur les problèmes contemporains. Le réalisme de leurs récits plonge le lecteur dans des univers vivants et captivants, effaçant les différences culturelles.
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Résumé des parties
Cash" est un roman dépaysant situé en Indonésie, un pays peu connu en Europe. Le récit, violent et réaliste, suit Ajo Kawir, un jeune homme traumatisé par un événement dramatique qui le rend impuissant. Il devient un combattant redoutable et se lie à Iteung, une garde du corps. Leur relation complexe et la quête de rédemption d'Ajo forment l'intrigue principale. Le roman, en deux parties, explore la violence et la corruption en Indonésie, offrant un contraste saisissant avec l'image touristique du pays.
Eka Kurniawan, né en 1975 à Tasikmalaya, Java, a grandi sous la dictature de Soeharto en Indonésie, un archipel de près de 18 000 îles. Influencé par les contes de sa grand-mère et la littérature, il découvre l'écriture à Pangandaran. Inspiré par Gabriel García Márquez, Haruki Murakami et la culture javanaise, il publie son premier livre en 1999. Sa maîtrise de trois langues locales enrichit son écriture. Après des études de philosophie, il s'essaie au journalisme. Son œuvre reflète les défis politiques et sociaux de l'Indonésie.
Les études philosophiques d'Eka Kurniawan influencent "Cash" par les thèmes abordés : pouvoir, bien, mal, langage et questionnement. Le roman invite à la réflexion subjective. Le langage, maîtrisé en trois langues locales, enrichit l'écriture, rappelant Roland Barthes. Le bien et le mal sont clairement définis, la violence d'Ajo étant une catharsis. Le roman critique la société indonésienne post-Soeharto, marquée par la violence et la corruption, et appelle à une réflexion pour un changement pacifique.
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Résumé des parties
1er partie
"Inland" de Téa Obreht se déroule dans les États-Unis de 1893. Le roman suit Nora, une pionnière mariée avec quatre enfants, et Luri, un immigré bosniaque. Nora gère son ranch pendant l'absence de son mari, parti chercher de l'eau. Luri, après la mort de son père, survit grâce au vol et rejoint le Camel Corps, une unité de l'armée utilisant des chameaux. Le paysage aride de l'Arizona et les interactions avec les Indiens ajoutent à l'atmosphère western. Les deux héros, victimes d'injustices, communiquent avec leurs morts. Le roman alterne entre leurs histoires, créant une attente pour leur rencontre finale.
2eme partie
Téa Obreht, née en 1985 en Yougoslavie, a grandi dans un pays marqué par la dictature communiste et la guerre civile après 1991. Issue d'une famille mixte (grand-père slovène catholique, grand-mère bosniaque musulmane), elle a fui la guerre avec sa famille, vivant à Chypre, au Caire, puis aux États-Unis. Elle a adopté le nom de son grand-père, Obreht, pour son premier roman, "La femme Tigre", situé dans les Balkans. Ce roman, précédé de nouvelles publiées dans des journaux américains, a été couronné du Orange Prize à 26 ans. Elle enseigne l'écriture de fiction au Hunter College à New York. Son travail d'écriture, fouillé et influencé par ses racines, continue d'enrichir la littérature.
3eme partie
•Dans "Inland", Téa Obreht présente une Amérique historique, loin des clichés des westerns. Grâce à des recherches approfondies, elle dépeint une période complexe, notamment en exhumant le Camel Corps. Elle rappelle que de nombreux États, comme la Californie et l'Arizona, étaient initialement mexicains, conquis récemment par les États-Unis. Les personnages du livre voient les Mexicains comme une menace, alors qu'ils défendent leurs frontières. L'auteur met en lumière la sauvagerie des hommes, où la survie dépend de la force et de l'adaptation. Nora et Luri, témoins de cette brutalité, tentent de survivre. Les Indiens observent le désastre humain. L'immigration est un thème central, reflétant les expériences de l'autrice. Obreht explore les défis des primo-arrivants et le décalage entre leur perception et celle des autres. Elle offre une réflexion sur l'immigration et l'intégration, tout en gardant un espoir malgré les difficultés.
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Résumé
Partie 1
Dans le souvenir collectif, Taxi Girl est souvent réduit à la chanson "Chercher le garçon" et à son chanteur, Daniel Darc. Cependant, Mirwais, membre fondateur du groupe, offre une perspective plus complète dans son livre. Il révèle que Taxi Girl était bien plus qu'un simple groupe de post-punk. Leur musique, unique et innovante, se distinguait du punk et de la variété. Le livre de Mirwais plonge dans l'histoire chaotique du groupe, marquée par la drogue, la jalousie et la manipulation. Il met en lumière les contributions de chaque membre, souvent éclipsées par la figure de Daniel Darc. La drogue, notamment l'héroïne, a joué un rôle destructeur, contribuant à la dissolution du groupe après la mort de Pierre Wolfson. Mirwais, resté lucide, témoigne de cette descente aux enfers, précipité par un manager manipulateur. Son récit réhabilite l'innovation de Taxi Girl et offre une vision plus juste de leur héritage musical.
Partie 2
Mirwais Ahmadzaï, né en Afghanistan sous le régime de Najibullah, est arrivé en France très jeune. Issu d'une famille modeste, il a trouvé dans la musique une échappatoire à son mal-être. Il a fondé Taxi Girl pour en faire entre autre, sa famille de substitution. Après Taxi Girl, Mirwais a continué à innover, composant avec sa compagne dans le groupe Juliette et les indépendants, puis explorant la scène électro avec des morceaux comme "Disco Science" et "Naïve Song". Sa rencontre avec Madonna au début des années 2000 a donné naissance à l'album "Music", relançant la carrière de la star. Mirwais se distingue par sa volonté constante d'innover, soutenue par une vaste culture en musique, littérature et cinéma.
Partie 3
Lors de la lecture, j'ai été frappé par le style "cut up" cher à la beat génération, qui a influencé les membres de Taxi Girl, tous très érudits et autodidactes. Mirwais, lecteur de Burroughs utilise un style âpre et argotique pour évacuer ses souvenirs sans rancœur. Son récit, bien que cru, n'est pas cruel ; il rétablit des vérités sans régler de comptes. Mirwais offre des réflexions sociologiques sur la société des années 1978-1981, décrivant des observations sous forme de micro-sociologie. Il raconte l'histoire de Taxi Girl, mais aussi une période sombre de changements politiques et sociaux, marquée par l'arrivée de François Mitterrand, le déclin du bloc de l'Est, l'explosion des drogues et l'apparition du SIDA. Mirwais, artiste polyvalent, s'exprime à travers divers outils culturels, offrant des pistes de réflexion sur la condition humaine. Son parcours, loin d'être terminé, promet un volume deux tout aussi réfléchi.
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Qu’est-ce que l’apensée, l’apensée, ce n’est pas l’absence de pensée, mais penser autrement, faire le pas de côté pour changer l’angle d’analyse. Construire sa réflexion avec méthodologie et références fiable vérifiable.