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  • Si l’on s’attend généralement à avoir froid dans un milieu enneigé, l’on est souvent moins préparé à subir les effets du rayonnement du soleil sur cette surface immaculée. Outre les coups de soleil possibles sur la peau, un autre risque existe également. Appelé photokératite, il affecte gravement la vision.

    Qu’est-ce que la photokératite ?

    La photokératite est une affection qui touche les yeux. Elle est semblable à un coup de soleil, mais qui serait dirigé sur la paroi oculaire plutôt que sur l’épiderme. Les rayons ultraviolets produits par le soleil détériorent la surface externe de l’œil, notamment la cornée. Sans protection adaptée, l’individu touché développe les symptômes suivants :

    Douleur oculaire intense, semblable à une brûlure ;

    Sensation d’avoir un corps étranger dans l’œil comme du sable ou de la poussière ;

    Larmoiement excessif et écoulement des yeux ;

    Rougeur et inflammation de la conjonctive ;

    Sensibilité marquée à la lumière.

    Dans les cas graves, la personne perd provisoirement la vision.

    Les situations qui peuvent déclencher une photokératite

    Le soleil est la source d’UV la plus courante qui affecte la vision. Sur la neige, la réflexion des rayons ultraviolets peut atteindre 80%. Ces rayons sont dirigés directement vers le visage et les yeux. Le risque de photokératite est donc plus important lors de la pratique d’activités hivernales en plein air, même par temps nuageux.

    En comparaison, l’eau ne réfléchit que 10 à 25% des UV, et le sable 15 à 30%, ce qui rend ces environnements moins susceptibles d’affecter la vision.

    D’autre part, l’altitude joue un rôle crucial dans l’exposition aux rayons ultraviolets. En montagne, l’on estime que l’exposition augmente de 10% par 1000 mètres, car l’atmosphère est plus claire et moins dense qu’au niveau de la mer. Le ski, la randonnée ou l’alpinisme, souvent pratiqués en montagne et dans la neige, comportent un risque important de ce que l’on nomme une cécité des neiges, soit une photokératite élevée qui aveugle provisoirement la personne.

    Il est aussi possible de subir une photokératite lors de la mauvaise utilisation de lampes à bronzer, ou durant une soudure à l’arc sans protection adéquate.

    La pose du diagnostic

    En se basant sur les symptômes décrits par le patient, le professionnel envisage la photokératite qu’il diagnostique après un examen oculaire. Afin de déterminer l’ampleur des dommages subis, le médecin peut utiliser une lampe à fente qui éclaire et grossit les structures de l’œil abimées.

    Prévention et guérison

    Le port de lunettes ou de masques de soleil protège de la réflexion des UV, mais il faut s’assurer que l’opacité des verres est suffisante et que la protection englobe bien tous les angles de la vue.

    En cas de photokératite avérée, le traitement consiste surtout en du repos oculaire dans un endroit sombre. Le médecin prescrit éventuellement des collyres pour soulager la brûlure, voire des antibiotiques si une infection est crainte.


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  • Drôle de phénomène que celui-ci : pressée contre un support en relief, la peau garde une trace visible quelques secondes. Étudions les mécanismes qui expliquent cette persistance et leur intérêt pour la santé de la peau.

    La structure de la peau humaine

    Composée de trois couches principales, notre peau protège le corps et œuvre au maintien de ses fonctionnalités. L’épiderme est la couche externe que nous voyons à l’œil nu. Elle sert de barrière de protection contre les bactéries, les virus et les autres pathogènes. Elle produit constamment de nouvelles cellules pour remplacer celles endommagées ou mortes.

    Le derme, situé sous l’épiderme, contient des fibres de collagène et d’élastine. Cette couche confère à la peau sa résistance et son élasticité. Riche en vaisseaux sanguins, elle intègre aussi des glandes sébacées et sudoripares pour réguler la température du corps, ainsi que des follicules pileux, bases de croissance des poils.

    La troisième couche s’appelle l’hypoderme. Profonde, elle comporte surtout du tissu adipeux. Elle favorise une bonne isolation du corps par rapport aux variations de température extérieure. La couche de graisse agit en outre comme un amortisseur contre les chocs.

    Deux propriétés physiques essentielles

    La peau est élastique. Elle peut s’étendre puis revenir à sa forme initiale. Cette propriété permet au corps humain de réaliser de nombreux mouvements sans subir de dommage ou de déformation permanente.

    La peau est aussi plastique. Cela signifie qu’elle peut subir des déformations temporaires et conserver la forme adoptée un certain temps. Elle revient ensuite à son état normal, lorsque la circulation sanguine se rétablit dans la zone. C’est cette plasticité qui explique que la peau puisse conserver l’empreinte d’objets ou de tissus contre lesquels elle a été pressée.

    Les mécanismes liés à la persistance des formes sur la peau

    Soumise à une pression externe, la peau réagit en se déformant. Les fibres du derme, plus précisément, modifient leur apparence en fonction du support sur lequel la peau repose. Cette déformation entraine une redistribution du flux sanguin. Les vaisseaux, comprimés, délivrent moins d’oxygène et de nutriments dans la zone affectée. La peau prend alors une couleur blanche ou pâle.

    Dès que la pression est relâchée, la circulation revient et la peau est réapprovisionnée. La rougeur temporaire visible sur la trace correspond à ce soudain afflux sanguin.

    La durée de persistance des marques dépend de la qualité de la peau et de sa teinte. Les peaux claires conservent plus facilement une apparence marquée, à cause du contraste entre la rougeur et le reste de l’épiderme. Les séniors et les jeunes enfants tendent aussi à conserver plus facilement les traces, à cause de leur composition de peau légèrement différente. Bien sûr, l’intensité et la durée de la pression sont des facteurs déterminants. Une pression légère et prolongée, comme les plis des draps durant le sommeil, laisse des marques visibles qui disparaissent rapidement. Une pression intense et brève crée une marque très nette, qui s’estompe à mesure que la circulation sanguine se normalise.


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  • Bien qu’elle s’apparente à une activité physique de faible intensité, la conduite prolongée engendre de la fatigue. Les facteurs qui l’expliquent se distinguent en 3 catégories : les éléments d’ordre physique, ceux d’ordre psychologique et ceux provenant de l’environnement.

    Les causes physiques

    La position adoptée pour la conduite est contraignante pour les muscles et les articulations. En effet, en station assise, la circulation sanguine s’amoindrit dans certaines parties du corps. Des produits métaboliques tels que l’acide lactique s’accumulent et entrainent des douleurs au niveau des jambes, du dos, des épaules, du cou et des pieds.

    La conduite nécessite une vigilance visuelle de tous les instants. Les yeux suivent la route, surveillent les panneaux et les autres véhicules, anticipent les dangers ou les imprévus. Toute cette concentration soutenue s’associe à une fatigue oculaire accrue, surtout la nuit. Par luminosité faible ou variable, le risque d’accident mortel est trois plus élevé, en partie à cause de la fatigue que subissent les yeux pour rester attentifs.

    Les causes psychologiques

    Comme tout type d’activité de surveillance, la conduite exige une forte attention mentale. La vigilance du cerveau pour réagir aux situations, prévoir l’itinéraire ou prendre des décisions rapides entraine une grande dépense énergétique. D’ailleurs, les études montrent que la fatigue au volant est parfois aussi dangereuse que la conduite en état d’ébriété, car elle réduit la capacité de réaction aux imprévus.

    Dans des conditions de conduite difficiles avec du mauvais temps ou du trafic dense, le conducteur subit une montée de stress. Son organisme libère de l’adrénaline et du cortisol pour l’aider à surmonter la pression. Ces hormones provoquent la hausse du rythme cardiaque et de la tension, contribuant à une sensation de fatigue plus présente par la suite.

    Les causes environnementales

    Plus l’environnement de conduite est hostile, plus le conducteur doit se montrer attentif, plus il se fatigue rapidement. Les paramètres qui influencent le plus l’apparition de fatigue sont la pluie battante, la neige, le brouillard, l’éblouissement par le soleil, mais aussi une route endommagée ou avec de nombreux virages. Les trajets longs ou effectués avec un trafic dense provoquent aussi une accumulation de fatigue.

    Enfin, les vibrations produites par le véhicule et l’extérieur ont un triple impact. D’une part, elles maintiennent le cerveau en état d’alerte afin de pouvoir réagir au moindre signe de danger. D’autre part, quant elles sont répétitives, elles induisent un effet hypnotique qui peut augmenter la somnolence au volant. Pour finir, elles exigent du corps de s’adapter constamment pour compenser et stabiliser le mouvement, amplifiant la fatigue musculaire.


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  • Qu’il s’agisse des vaccins obligatoires chez les enfants ou de ceux administrés en urgence lors des crises sanitaires, le rapport bénéfice/risque de la vaccination est souvent remis en question. Le débat diffère en fonction de la maladie concernée. En effet, l’efficacité d’un vaccin dépend de plusieurs variables, et son administration ne garantit pas toujours de ne pas contracter la maladie.

    Principe de la vaccination

    L’on pourrait comparer le vaccin à un entrainement. En fournissant à l’organisme un aperçu de l’agent pathogène, mais sans provoquer la maladie, cette technique stimule le système immunitaire pour le préparer à réagir contre une véritable infection.

    Parmi les stratégies de vaccination employées, 3 types se démarquent. Les vaccins atténués comprennent une forme très faible du virus vivant, donc actif. Les vaccins inactivés contiennent le virus ou des morceaux du virus qui ont déjà été tués et ne peuvent pas se reproduire. Les vaccins à ARNm utilisent des cellules qui produisent la protéine spécifique au virus visé, sans que celui-ci n’ait besoin d’être injecté.

    Lors de la rencontre avec l’ennemi, le système immunitaire produit des anticorps et des cellules T pour lutter. Il met en place une mémoire immunitaire qui l’aide à se souvenir de l’agent pathogène. En cas de nouvelle rencontre, l’organisme peut alors se défendre beaucoup plus rapidement et efficacement.

    Une efficience qui dépend d’autres facteurs

    Les autorités sanitaires n’imposent généralement que des vaccins qui ont largement prouvé leur innocuité, et a minima, leur intérêt par rapport aux risques de la maladie. Cependant, l’efficacité d’une vaccination est aussi influencée par des éléments variés, tels que :

    L’âge de la personne, les nourrissons et personnes âgées disposant d’un système immunitaire moins performant ;

    La variabilité génétique, certaines personnes répondant plus favorablement à la vaccination que d’autres ;

    L’état de santé, surtout dans les cas d’immunodépression.

    Le nombre de rappels effectués joue un rôle clé. La vaccination ne s’avère pleinement opérationnelle que lorsque les rappels sont à jour, ce qui signifie que le système immunitaire dispose de l’agent pathogène en mémoire. Autrement, le corps subit le déclin d’immunité, c’est-à-dire qu’il oublie petit à petit comment réagir en cas d’infection.

    Cas où la vaccination ne prévient pas la maladie

    Les vaccins n’ont jamais une efficacité absolue. Celle-ci varie selon les souches de virus en circulation, comme pour la grippe dont le vaccin doit être actualisé chaque année. L’évolution de variants peut aussi générer des situations où le virus muté échappe au moins partiellement à la réponse immunitaire induite par le vaccin.

    Enfin, il faut comprendre la notion d’immunité collective. La population n’est correctement protégée que si un pourcentage suffisant des habitants est immunisé, par vaccin ou par infection antérieure. Si la couverture vaccinale est insuffisante, la maladie continue de circuler et de toucher les personnes les plus sensibles, vaccinées ou non. Par ailleurs, être vacciné ne dispense pas d’être contagieux, ce qui implique de prendre des précautions avec les séniors et les jeunes enfants.


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  • Plaisante et bénéfique pour la santé, la natation n’en reste pas moins très fatigante. Une bonne séance de nage tend à vous ouvrir l’appétit aussi bien qu’à vous donner l’envie de faire une sieste. Ce phénomène s’explique par la conjonction de plusieurs éléments.

    La consommation de calories due à l’effort

    Comme tout activité sportive, la natation pousse le corps à dépenser plus de calories. La nage sollicite en outre de nombreux muscles en même temps, faisant d’elle un exercice complet. La résistance de l’eau induit un effort supplémentaire par rapport à un sport réalisé dans une salle ou en extérieur. Cette dépense calorique se traduit par une faim plus importante et une fatigue accrue, le fameux coup de barre.

    D’autre part, le cœur doit pomper beaucoup de sang pour maintenir l’oxygénation des muscles et contrer la pression de l’eau sur le corps. Si la séance est longue, les effets s’en font ressentir sur le niveau global d’énergie.

    Les effets thermiques de l’eau

    Même dans une piscine chauffée, le corps perd plus rapidement sa chaleur que dans l’air. L’organisme doit dépenser plus d’énergie pour maintenir la température interne. L’exposition prolongée à l’eau est également susceptible d’entrainer la dilatation des vaisseaux sanguins. Celle-ci réduit la pression artérielle et augmente la sensation de fatigue. C’est comme lorsque vous restez longtemps dans un jacuzzi et que vous en ressortez parfaitement détendu, prêt à aller dormir.

    Les aspects psychologiques

    Nager s’avère relaxant, et favorise la libération des tensions. En plus de tous les éléments déjà cités, cet état induit souvent une fatigue supplémentaire à la sortie de l’eau. La concentration nécessaire pour coordonner ses membres et sa respiration lors de la nage contribue à épuiser les facultés mentales.

    Le déséquilibre électrolytique

    Se baigner dans l’eau n’empêche pas d’être déshydraté. Au contraire, les nageurs perçoivent moins bien la soif lorsqu’ils sont dans un environnement aquatique. Cela les mène potentiellement à la déshydratation, qui se manifeste par de la fatigue. La perte d’électrolytes par la transpiration, invisible mais bien réelle, participe aussi à influencer les niveaux d’énergie.

    Quelques conseils pour éviter la fatigue après la piscine

    Lors de votre activité aquatique, pensez à boire aussi souvent que lorsque vous pratiquez un sport classique. Prévoyez un snack riche en protéines et en glucides pour refaire le plein d’énergie après la séance. Adaptez si possible la température de l’eau à la durée de l’effort : pour une séance courte, une eau légèrement chaude est préférable. Pour une séance longue, il vaut mieux opter pour une eau légèrement fraiche.


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  • En France, en 2023, les hommes disposaient d’une espérance de vie de 5,7 ans de moins que les femmes. Cet écart s’amoindrit d’année en année : il était de plus de 7 ans en 2002. Mais qu’en est-il des personnes qui changent de sexe au cours de leur vie ? Leur espérance de vie en est-elle affectée, et si oui de quelle façon ?

    Différents facteurs qui influencent l’espérance de vie

    Il existe plusieurs éléments qui peuvent améliorer ou faire baisser l’espérance de vie. L’alimentation, le bagage génétique, l’activité sportive, la qualité des liens sociaux ou encore l’accès aux soins en font partie. Mais, chez les personnes transsexuelles, d’autres critères viennent renforcer cette fluctuation de l’espérance de vie.

    Le changement de sexe s’accompagne dans un premier temps de traitements hormonaux. Fondamentaux pour la transition, ils comportent des risques, surtout lorsqu’ils sont pris à vie. Ils améliorent la santé mentale et le bien-être psychologique de l’individu, mais ils augmentent aussi les risques de maladies cardiovasculaires ou de thrombose.

    Les interventions chirurgicales visant à la réassignation sexuelle comportent elles aussi des bénéfices et des risques. Elles améliorent la qualité de vie de la personne, tout en l’exposant à des possibles complications post-opératoires ou infections.

    Enfin, le bien-être psychologique, essentiel au vieillissement en bonne santé, dépend fortement des réactions de l’entourage. Une personne transgenre accompagnée avec bienveillance et empathie dans sa transition aura moins de risques de troubles mentaux que celle qui subit de la discrimination et de la stigmatisation.

    L’impact précis des traitements hormonaux

    Dans le cas d’une transition homme vers femme, les personnes transgenres sont amenées à prendre des œstrogènes. Ces derniers sont connus pour leur effet protecteur sur le cœur et les vaisseaux sanguins. Ils pourraient donc protéger l’individu des maladies cardiaques. En revanche, leur utilisation majore le risque de thrombose veineuse profonde.

    Dans le cas d’une transition femme vers homme, ce sont des androgènes comme la testostérone qui sont prises en traitement. Cette hormone est susceptible d’affecter la santé en favorisant les maladies cardiovasculaires et le métabolisme des lipides.

    Finalement, l’espérance de vie d’une personne transsexuelle est influencée par tellement de facteurs qu’il serait réducteur de l’associer directement à son changement de sexe. Le vieillissement en bonne santé sera beaucoup plus lié à l’état psychologique et aux habitudes d’hygiène de vie de la personne qu’à sa seule transition.


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  • Lorsque l’hiver est long et froid, et que les nuits semblent s’éterniser, vous arrive-t-il d’envier les animaux qui hibernent ? Cet état de torpeur prolongée observée chez certaines espèces leur permet de survivre lors de périodes avec des ressources limitées. Mais l’hibernation n’est possible qu’en expérimentant une baisse du métabolisme et de la température corporelle, en plus de changements physiologiques majeurs. L’homme est-il en capacité biologique de s’y conformer ? La question intéresse tout particulièrement la NASA, dans le cadre des voyages spatiaux de longue durée.

    Principes de l’hibernation

    Le processus d’hibernation consiste en la réduction drastique du métabolisme. Le corps consomme moins d’énergie et maintient seulement les fonctions vitales en éveil. Il a donc besoin de très peu de calories pour survivre. D’autres mécanismes biologiques se mettent en place comme la formation de protéines spécifiques contre le gel, ou l’activation d’un processus de protection des cellules contre le stress oxydatif.

    Mais la capacité à hiberner dépend aussi de changements comportementaux. Les animaux concernés vont par exemple se gaver de nourriture avant de dormir, ou chercher un abri sûr où se réfugier.

    Les ours sombrent dans un sommeil profond qui dure plusieurs mois, ne se réveillant que brièvement pour manger. Les marmottes et d’autres rongeurs passent l’hiver dans des terriers isolés, dans un état de torpeur. Ces mécanismes d’adaptation à un environnement hostile alimentent les recherches sur une stratégie de survie qui pourrait un jour s’appliquer à l’homme.

    La science explore une possible hibernation humaine

    Même si l’évolution n’a pas doté l’espèce humaine de comportements d’hibernation, cela ne signifie pas que le processus lui est entièrement impossible. Les agences spatiales investissent beaucoup dans la recherche autour de l’hibernation. La possibilité de ne plus produire de déchets et de ne plus s’alimenter pendant des mois constituerait une solution plausible pour des voyages spatiaux de longue durée.

    La médecine utilise déjà l’hypothermie pour traiter des patients victimes de traumatismes cérébraux ou cardiaques. En abaissant le métabolisme du corps, la technique permet d’augmenter les chances de survie et de réduire l’atteinte des tissus. Elle est utilisée chez les nouveau-nés qui ont besoin d’une réanimation. Cependant, d’autres risques peuvent apparaitre dans le même temps, comme celui de contracter une infection pulmonaire.

    La constitution biologique de l’homme ne lui permet pas d’hiberner à proprement parler. Mais les techniques s’inspirant de cette capacité propre à certains animaux visent tout de même à produire une sorte de torpeur organique similaire à l’hibernation. Par exemple, les astronautes auraient la capacité de limiter leur consommation de nourriture, d’eau et d’oxygène, tout en évitant les effets psychologiques d’un long confinement dans l’espace. Pour en arriver là, il faudra encore plusieurs années de recherche et d’expérimentation.


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  • Depuis le célèbre film Rain Man, le lien entre la douance et l’autisme est régulièrement mis en lumière. Alors que certaines personnes atteintes de la maladie sont incapables de s’exprimer, d’autres parviennent à résoudre des problèmes extrêmement complexes ou à restituer des contenus dont ils n’ont eu connaissance que très brièvement. L’on identifie ces personnes comme des autistes savants, à l’image de Stephen Wiltshire, un artiste britannique passionné de dessin.

    Définition de l’autisme savant

    Un autiste savant est un individu qui présente des troubles du spectre autistique. Ces derniers se manifestent par exemple par des difficultés motrices ou sociales, par des rituels marqués ou des phobies étendues. Mais, parmi la population autiste, une petite partie fait également preuve de remarquables compétences dans des domaines spécifiques. L’autiste savant va ainsi se montrer incroyablement doué pour la musique, capable d’effectuer des calculs très complexes de tête, ou de retenir un livre entier juste après l’avoir lu.

    Il est intéressant de savoir que les autistes savants échouent régulièrement aux tests classiques de QI. En revanche, ils montrent des facultés extraordinaires dans des domaines particuliers, que ce soit l’apprentissage des langues, les mathématiques ou les arts. Les autistes savants sont plutôt des hommes, avec une proportion importante qui présente une synesthésie, c’est-à-dire la capacité de cumuler les sensations. Certains synesthètes voient les nombres en couleur, ou associent une odeur à chaque note de musique, ce qui leur permet de manier et retenir beaucoup plus facilement ces éléments.

    Le cas de Stephen Wiltshire

    Né en 1974 à Londres, Stephen Wiltshire bénéficie d’un diagnostic d’autisme précoce, à l’âge de 3 ans. Il développe rapidement une passion et un talent considérables pour le dessin. Capable de dessiner avec force détails des paysages entiers, et ce de mémoire, il attire l’attention du public. Après des années de pratique, il est désormais connu comme l’un des artistes les plus talentueux de sa génération. Ses œuvres sont exposées dans le monde entier.

    Ce qui fait de Stephen Wiltshire un savant en plus d’un autiste, c’est sa mémoire eidétique. Ce type de mémoire permet de retenir des images, des mots ou des sons avec un niveau de précision exceptionnel, même si la personne n’a vu, entendu ou lu le support qu’une seule fois. En effet, Stephen Wiltshire a impressionné le grand public en dessinant une vue détaillée de la ville de New York après l’avoir survolée une seule fois en avion. L’artiste a réitéré son exploit avec d’autres grandes métropoles comme Rome, Londres ou Tokyo.


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  • C’est un concept des plus innovants dans le domaine du bien-être social. Les soirées câlins offrent un espace unique au sein duquel les participants explorent la connexion humaine. Les interactions sont non sexuelles et basées sur le consentement mutuel. Elles proposent une réponse créative aux besoins de proximité et de soutien émotionnel dans une société qui se trouve de plus en plus marquée par la distance et l’isolement.

    L’origine et le but des soirées câlins

    Les soirées câlins ont vu le jour à New York. Surnommées cuddle parties, elles trouvent leur origine auprès d’un couple dont la femme, Marcia Baczynski, est spécialiste en relations humaines. En 2004, les deux Américains organisent leur toute première soirée câlin. L’idée est de permettre à des personnes en manque de contact et d’intimité de trouver du soutien physique, sans rechercher la connexion sexuelle.

    Il faut savoir que New York est réputée pour son taux de célibat. Malgré la forte densité de population, les rencontres y sont rendues difficiles par deux aspects. D’abord, l’avènement des réseaux sociaux et du digital a établi des gouffres entre les personnes. D’autre part, la politique en termes de harcèlement sexuel y est stricte et mène les New-Yorkais à se montrer très précautionneux dans leurs échanges physiques.

    Face à la pauvreté des contacts humains directs et significatifs, les soirées câlins instaurent un espace sécurisé et bienveillant où renouer avec ce désir profond de proximité, de chaleur humaine.

    Le déroulé classique d’une cuddle party

    Les soirées câlins se sont diffusées dans toute l’Amérique et au-delà, jusqu’en Europe. Leur déroulé exact varie donc en fonction du pays ou de l’organisateur, mais certaines règles ont été fixées par les créateurs du concept pour encadrer la pratique.

    Tout débute par l’accueil des participants, qui vise à instaurer une ambiance chaleureuse et rassurante. Les personnes présentes expriment leurs intentions et parlent d’elles-mêmes, afin de mettre en place une certaine confiance au sein du groupe. L’organisateur rappelle les règles qui incluent le consentement mutuel, la confidentialité et la communication de ses propres limites. Parfois, des activités aident les participants à se détendre et à faire connaissance.

    La phase de câlins, guidée ou spontanée, arrive ensuite. Chaque personne souhaitant câliner quelqu’un doit d’abord lui demander la permission. Les deux participants échangent leur point de vue sur ce qu’ils acceptent et ce qu’ils ne souhaitent pas faire. Tout contact sexuel reste proscrit.

    Les câlins se font typiquement à deux, mais ils peuvent inclure plusieurs personnes à la fois. En fonction des attentes des participants, ils prennent la forme de massages, d’enlacement, de repos côte à côte, de caresses non sensuelles ou encore de conversation en se tenant la main.

    À la fin de la session, ceux qui le souhaitent peuvent garder contact, en général dans une optique d’amitié plus que d’éventuelle relation amoureuse.


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  • À l’heure actuelle, les jeunes parents qui habitent en France ont le droit à un congé maternité et paternité, suivis, s’ils le souhaitent, d’un congé parental. Assurant un revenu mensuel de quelques centaines d’euros, ce congé est largement sous-utilisé. Il implique des conditions difficiles à remplir pour certains foyers, comme le fait d’avoir un an d’ancienneté dans son entreprise. Sa rémunération modeste constitue un frein majeur, surtout en période d’inflation.

    Le Gouvernement a donc décidé de proposer, à partir de 2025, une nouvelle formule de congé, intitulée le congé de naissance.

    Un objectif clair : relancer la natalité en France

    D’après le président Emmanuel Macron, l’actuel congé parental présente deux problèmes majeurs. D’une part, il est mal rémunéré. Les parents n’ont souvent pas d’autre choix que de retourner travailler après le congé maternité ou paternité, laissant leur enfant à la garde d’une structure ou d’un professionnel. Cet aspect s’avère limitant pour la natalité, les couples ne se voyant pas faire un enfant dans des conditions économiques précaires. Le président a pour objectif de favoriser les nouvelles naissances en améliorant les conditions qui entourent les premiers mois de vie du bébé.

    D’autre part, le congé parental actuel s’étend potentiellement jusqu’aux 3 ans de l’enfant. Il est souvent pris par la mère, au détriment de sa propre carrière professionnelle. Emmanuel Macron justifie l’apparition du nouveau congé de naissance par la volonté de permettre aux parents de rester avec leur jeune enfant les premiers mois. Ce congé devrait aussi favoriser le retour de la femme dans la vie active, pour éviter que sa réintégration ne soit trop difficile.

    Les grands principes du congé naissance

    D’ici 2025, les différents prestataires d’allocations sociales se réuniront pour aborder les modalités précises du congé naissance. L’un des enjeux est de garantir l’équité entre les hommes et les femmes. Ainsi, au-delà des 16 semaines de congé maternité et des 28 jours de congé paternité, chaque parent devrait pouvoir prendre le congé naissance pour rester auprès de son enfant. Il n’est pas encore établi si le congé pourra être pris de façon conjointe ou si les parents devront obligatoirement se succéder.

    La rémunération versée sera forcément plus intéressante que celle actuellement proposée par le congé parental. Le Gouvernement envisage par exemple de fixer une indemnité journalière identique à celle perçue par les parents durant les congés maternité et paternité. La Sécurité sociale devrait en financer une partie, plafonnée, et l’employeur un éventuel complément pour arriver au salaire intégral.

    L’État espère de la sorte inciter les couples à avoir davantage d’enfants et à profiter des premiers mois avec eux, toujours cruciaux en termes d’attachement.


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  • Fin janvier 2024, le roi britannique Charles III a subi une opération qui a permis de détecter un cancer pour lequel il est actuellement traité. L’opération initiale n’avait pas de rapport avec la maladie. Il s’agit d’un incidentalome : ce terme médical est attribué aux découvertes fortuites d’anomalies ou de lésions lors d’un examen réalisé pour une autre indication. Les incidentalomes se font de plus en plus fréquents, au fur et à mesure que les technologiques d’imagerie médicale se perfectionnent.

    Plusieurs types d’incidentalomes

    Les incidentalomes les plus courants sont surrénaliens. Ils proviennent d’examens d’imagerie abdominale. Ils mettent en évidence la présence de lésions sur les glandes surrénales, situées au-dessus des reins. Ces lésions sont parfois de simples kystes, mais elles peuvent aussi être des adénomes, tumeurs bénignes, ou des carcinomes, tumeurs malignes débouchant sur des cancers.

    Les incidentalomes cérébraux, eux, sont identifiés lors d’imagerie du cerveau. Cette pratique est fréquente en cas de traumatisme crânien ou de migraines non expliquées. L’examen révèle parfois la présence d’anomalies. La plupart sont sans gravité, mais d’autres nécessitent un suivi approfondi, voire une intervention chirurgicale.

    D’autres incidentalomes peuvent être découverts dans les reins, le foie ou la thyroïde. Parmi les anomalies relevées, les professionnels de l’imagerie font face à des kystes, des nodules ou des lésions de différentes tailles.

    Les implications cliniques

    L’évaluation des risques est une étape essentielle après l’apparition d’un incidentalome. Il faut peser les bénéfices d’une procédure diagnostique ou d’un traitement par rapport aux risques qui résultent d’une telle intervention. Les médecins doivent veiller à ne pas surtraiter une lésion bénigne, et à ne pas laisser passer une lésion au fort potentiel malin.

    L’impact psychologique de la découverte constitue un autre pan essentiel de la prise en charge. Un patient qui apprend son incidentalome est exposé au stress et à l’anxiété de savoir comment cette lésion va évoluer.

    S’attaquer aux incidentalomes, c’est aussi se heurter à l’impact économique important de cette démarche. Les examens complémentaires, le suivi, les consultations spécialisées occasionnent des coûts non négligeables pour la société.

    Le diagnostic de l’incidentalome

    Observer une lésion à l’imagerie médicale ne suffit pas. Pour établir un diagnostic précis, le médecin peut prescrire une prise de sang afin de savoir si l’organe concerné est fonctionnel. Il peut aussi commander des tests pour évaluer l’activité de la lésion. Une biopsie permet, dans les cas le nécessitant, de confirmer la nature de l’incidentalome.

    L’évolution dans le temps de l’incidentalome dépend fortement de son type et de sa taille. Les tumeurs bénignes seront simplement surveillées, tandis que les lésions suspectes ou confirmées comme malines nécessiteront des traitements plus agressifs (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie, etc.).


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  • C’est un phénomène économique récent : la cheapflation désigne les cas où la qualité d’un bien ou d’un service diminue, tandis que son prix reste stable ou augmente. En d’autres termes, vous payez plus cher pour un produit de moindre qualité. Au-delà de l’aspect marketing, cette pratique soulève des préoccupations quant à ses implications pour la santé publique.

    Les impacts directs sur la santé

    Les études ont maintes fois prouvé qu’une alimentation peu onéreuse exposait à des carences nutritionnelles. Les produits ultra-transformés proposés à prix bas sont souvent riches en sucre, en graisses saturées et en additifs. En se calquant sur ces schémas, c’est-à-dire en remplaçant des ingrédients qualitatifs par leur équivalents moins chers mais plus controversés, les grandes marques exposent les consommateurs de la classe moyenne à un choix difficile. Ils peuvent continuer à consommer des produits de la même gamme de prix, mais moins bons pour leur santé, ou augmenter le budget consacré à l’alimentation. En période d’inflation, la deuxième solution n’est pas toujours possible.

    Or, une alimentation qui inclut quotidiennement du sel, du sucre et des graisses en excès expose à des risques directs pour la santé. Elle augmente notamment la prévalence du diabète, de l’obésité et des maladies cardiovasculaires.

    L’une des autres conséquences de la cheapflation est l’exposition accrue aux contaminants. Les économies réalisées par les producteurs induisent souvent l’usage d’ingrédients nocifs. Par exemple, utiliser des végétaux issus de l’agriculture intensive plutôt que biologique augmente la part de pesticides dans le produit final. Ces substances peuvent favoriser les troubles endocriniens et les cancers.

    Les impacts indirects sur la santé

    La cheapflation expose les individus à des conséquences autres que matérielles. Elle engendre des effets psychologiques significatifs. Les familles qui souhaitent manger sainement subissent par exemple un stress financier lorsque le produit qu’elles consommaient voit sa composition changer. Elles doivent se tourner vers une autre marque, sans doute plus chère, pour conserver le niveau de qualité de leur alimentation.

    Les régimes déséquilibrés induisent eux-mêmes des risques d’aggravation de la santé mentale. Le cerveau, ne disposant pas des nutriments nécessaires, se montre plus exposé à l’anxiété et à la dépression. D’autre part, lorsque les fabricants changent leurs recettes de façon sournoise, les consommateurs perdent confiance envers les produits. Ils peuvent développer des phobies ou de l’anxiété chronique quant au fait de se nourrir avec des aliments achetés en supermarché.

    En contribuant à réduire le pouvoir d’achat des individus, la cheapflation limite aussi leurs capacités financières pour se soigner. Or, de moindres soins préventifs et traitements médicaux influencent négativement l’état de santé des familles.

    Finalement, la cheapflation affecte la santé bien au-delà de l’aspect nutritionnel. Elle s’attaque aussi au bien-être des personnes. Elle creuse l’écart entre les populations aisées et celles qui, faute de moyens, sont contraintes d’adopter une alimentation de moindre qualité.


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  • Le phénomène de tolérance est à l’origine d’un comportement très dangereux pour les consommateurs de drogue. Lorsque leur corps s’adapte à la substance consommée, les effets consécutifs à la prise diminuent. Il leur faut alors augmenter le dosage pour conserver les mêmes ressentis. Cette pratique entraine des risques élevés de surdosage et des conséquences délétères pour la santé.

    La tolérance aux drogues, un principe à plusieurs niveaux

    L’on pourrait définir la tolérance comme la capacité décroissante de l’organisme à réagir à une drogue. Elle se manifeste après une utilisation répétée de la substance. La tolérance peut prendre trois aspects différents.

    La tolérance pharmacodynamique implique une moindre réaction des cellules ciblées par la drogue. Par exemple, les récepteurs des neurones vont se montrer moins sensibles à la substance consommée.

    La tolérance pharmacocinétique se produit lorsque la drogue est plus rapidement métabolisée, absorbée ou distribuée. Elle devient moins concentrée sur son site d’action.

    Enfin, la tolérance comportementale se développe quand l’individu s’adapte, par compensation, aux effets de la drogue. Il peut alors avoir l’impression que la substance consommée est moins efficace. Ce processus se déroule de façon consciente ou inconsciente. Par exemple, une personne ivre peut parvenir à conserver une certaine coordination motrice si elle a l’habitude de cet état.

    Les mécanismes biologiques impliqués dans la tolérance aux drogues

    Quand une drogue est consommée de manière répétée, le cerveau essaie de maintenir l’homéostasie, c’est-à-dire l’équilibre du milieu intérieur. Il ajuste alors sa réponse chimique. Cette procédure inclut la régulation à la baisse des récepteurs disponibles, ou la modification de leur sensibilité. Les changements chimiques affectent aussi le métabolisme de la drogue. Celle-ci est éliminée plus rapidement, ou dégradée plus efficacement par l’organisme. Les effets ressentis deviennent moins intenses ou moins longs.

    Pour retrouver le même niveau d’effet, la personne droguée est forcée de consommer une dose supérieure de substance afin de contrer les mécanismes du cerveau. Mais, rapidement, celui-ci va à nouveau développer des techniques de défense pour maintenir son équilibre. Le cercle vicieux s’installe.

    L’exemple de la tolérance aux opioïdes

    Nous produisons naturellement des opioïdes, qui se lient à des récepteurs spécifiques impliquant la gestion de la douleur, du plaisir et des émotions. En cas de prise répétée d’opioïdes non endogènes, donc non produits par le corps, le cerveau réduit le nombre de récepteurs ou abaisse leur sensibilité.

    D’autre part, la transmission des informations entre les cellules est également modifiée. Lorsque les molécules d’opioïdes parviennent à se fixer sur les récepteurs, le signal est moins bien transmis, aboutissant à une baisse des effets de la substance sur le corps. Pour conserver les mêmes bénéfices lors de l’usage régulier d’opioïdes, le consommateur est forcé d’augmenter continuellement les doses.


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  • Pour écouter mes podcasts:


    1/ Dans un lavabo, l’eau s’écoule-t-elle toujours dans le même sens ?

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    Spotify:

    https://open.spotify.com/episode/7AQpMjrDi2WoSLm8orRmaj?si=922a9173b2274d40


    2/ Quelle est la différence entre la tutelle et la curatelle ?

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    Spotify:

    https://open.spotify.com/episode/6ZTmV8hDFpCog9hrAyyrqF?si=250c9d3ec5444166


    3/ Pourquoi les avocats portent-ils une robe noire ?

    Apple Podcasts:

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    https://open.spotify.com/episode/0J7DDFCJaSQL70LiTVrLkP?si=302773ddfd2948c1


    4/ Pourquoi le Vatican est-il protégé par des gardes suisses ?

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    https://podcasts.apple.com/fr/podcast/choses-%C3%A0-savoir/id1048372492

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    https://open.spotify.com/show/3AL8eKPHOUINc6usVSbRo3?si=3d75e97cfbb14681

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    La princesse de Galles a contribué malgré elle à la popularité de l’hyperemesis gravidarum. Cette complication de grossesse a en effet touché Kate Middleton avant la naissance de ses trois enfants. Contrairement aux nausées et vomissements classiques de début de grossesse, l’hyperémèse gravidique peut entraîner des conséquences graves sur la santé de la future mère et de l’enfant.

    Définition de l’HG

    Durant le premier trimestre de grossesse, de nombreuses femmes souffrent de nausées matinales. L’hyperemesis gravidarum s’en distingue par l’intensité des vomissements, qui peuvent avoir lieu plusieurs fois par jour. La femme enceinte a beaucoup de mal à manger et à boire. Elle perd rapidement du poids et se déshydrate. L’HG persiste parfois après les 12 premières semaines, ce qui met en péril le pronostic vital du fœtus s’il n’est pas traité.

    Environ 2% des grossesses donnent lieu à un HG. Si la perte de poids est supérieure à 10% du poids initial, la future mère doit être hospitalisée afin d’être hydratée et nourrie par sonde.

    Les principaux symptômes

    Les vomissements sévères sont l’un des premiers signes caractéristiques de l’hyperemesis gravidarum. Ils empêchent la poursuite d’une alimentation normale et surviennent plusieurs fois dans la même journée. Du fait de ces vomissements, la femme perd rapidement du poids. Elle se retrouve également en situation de déshydratation, surtout si elle ne parvient pas à ingérer de liquides.

    La perte excessive des liquides déséquilibre les niveaux électrolytiques de l’organisme. Ces derniers occasionnent des troubles neurologiques dans les cas graves. La carence nutritionnelle intervient dès lors que la femme ne se nourrit plus suffisamment par rapport à ses besoins. Manquant de vitamines et de minéraux, le corps se fatigue et tombe en état de cétose. Cet état est très dangereux pour les personnes diabétiques.

    Parmi les autres symptômes de l’hyperémèse gravidique, l’on peut relever les maux de tête, les douleurs abdominales, les troubles du sommeil, la soif intense ou encore l’hypersalivation.

    Causes et facteurs de risque...


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  • Les odeurs corporelles peuvent être source d’attirance autant que de répulsion. Elles caractérisent certaines maladies et varient selon de nombreux facteurs personnels et environnementaux. Bien que la transpiration en elle-même s’avère le plus souvent inodore, les bactéries présentes sur la peau contribuent à libérer des fragrances uniques à chaque individu. Mais certaines personnes n’ont pas ou très peu d’odeur corporelle : comment expliquer ce phénomène ?

    L’origine de l’odeur corporelle

    Lorsque le corps transpire, il évacue de l’eau et d’autres substances par les pores de la peau. La transpiration provient de deux types de glandes dites sudoripares.

    Les glandes eccrines, présentes sur toute la surface du corps, produisent une sueur composée principalement d’eau et de sel. Cette transpiration aide à réguler la température mais intervient peu dans l’odeur corporelle.

    Les glandes apocrines sont localisées de façon plus spécifique aux aisselles, sur le cuir chevelu et dans les zones génitales. Leur sueur, riche en protéines et en lipides, attire particulièrement les bactéries cutanées. Ces dernières produisent une odeur caractéristique en décomposant les nutriments.

    Le rôle de la génétique

    Il a été démontré que la génétique jouait un rôle crucial dans l’intensité de l’odeur corporelle. Le gène ABCC11, notamment, détermine la nature de la sueur apocrine. Une partie des individus possède une variation du gène spécifique, qui entraine la production d’une sueur pauvre en protéines et en lipides. Cette transpiration attire moins les bactéries, ce qui explique l’odeur corporelle limitée ou inexistante des personnes concernées. La mutation génétique de ABC11 responsable de l’absence d’odeur corporelle est plus fréquente chez les populations d’Asie de l’Est.

    L’impact de l’alimentation et du mode de vie

    Au-delà d’une prédisposition génétique, d’autres facteurs modulent l’odeur émise par le corps. Ils influencent la composition chimique de la sueur et de la flore bactérienne de la peau, ce qui contribue à modifier l’odeur corporelle.

    Par exemple, les régimes alimentaires qui prônent les fruits et les légumes frais tendent à entrainer une odeur corporelle moins forte que les régimes à base de viande, d’épices, d’ail et d’oignon. Le niveau d’activité physique, la fréquence des douches et le choix des produits d’hygiène exercent aussi une influence sur l’odeur de la transpiration.

    Conditions médicales qui affectent l’odeur

    L’absence d’odeur corporelle peut résulter d’une condition médicale particulière. Ce sont souvent les maladies métaboliques ou hormonales qui exercent ce rôle. Les dysfonctionnements de la thyroïde, notamment, altèrent la transpiration.

    Certaines maladies génétiques rares sont à l’origine d’altération du métabolisme, avec pour effet une réduction ou une élimination des composés odorants de la transpiration. L’anhidrose hypohidrotique ectodermique en est l’exemple le plus probant. Cette maladie abaisse ou élimine complètement le processus de sudation, entrainant par la même l’absence d’odeur liée à la dégradation de la transpiration par les bactéries.


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  • Si l’on en croit les communications faites par les grands journaux français, certains hommes politiques font le choix de ne s’octroyer que de très petites quantités de sommeil. Outre le président Emmanuel Macron, qui dormirait seulement 3 heures par nuit, le Figaro et le Parisien ont rapporté que le premier ministre Gabriel Attal pouvait enchainer les nuits blanches, quitte à se rattraper le week-end. Cette pratique n’est pourtant pas sans risque pour la santé.

    Les besoins humains en sommeil d’après les experts

    Réduire son temps de sommeil n’est pas forcément un bon calcul pour être efficace, d’après la science. Les experts sur la question recommandent au contraire de s’offrir entre 7 et 9 heures de repos par nuit. Ces indications reposent sur de multiples études et constats scientifiques qui prouvent que le sommeil est essentiel au fonctionnement optimal de l’homme.

    Il existe certes une variabilité individuelle dans ces besoins de repos. Certaines personnes se sentent performantes après des nuits légèrement plus courtes que d’autres. Mais dormir seulement 4 heures par nuit de façon régulière est susceptible d’aller à l’encontre des besoins de l’organisme. Les répercussions sont plurielles.

    Les risques sur le court terme

    Le manque de sommeil affecte la fonction cérébrale en diminuant les capacités cognitives, l’attention et la concentration. Cette condition module aussi la productivité et augmente le temps nécessaire pour accomplir les tâches habituelles.

    À cause de la somnolence induite par la fatigue, les nuits trop courtes peuvent augmenter les risques d’accident, notamment sur la route, et d’erreurs au travail. Avec des réflexes plus lents, la capacité à réagir en cas d’urgence est compromise.

    L’humeur subit directement le manque de sommeil. Les personnes en dette de repos sont plus irritables, sujettes aux sautes d’humeur et moins tolérantes au stress.

    Les risques sur le long terme

    Le fonctionnement du système immunitaire repose en grande partie sur sa faculté à s’organiser durant le sommeil. Un manque de repos contribue à affaiblir les défenses de l’organisme, laissant la personne plus vulnérable aux maladies et infections.

    Les études prouvent aussi le lien entre le manque de sommeil et le risque accru de développer des maladies chroniques. Une dette de sommeil peut augmenter le risque de développer un diabète de type 2, une obésité ou une maladie cardiovasculaire. En perturbant les hormones, le manque de repos favorise en effet le gain de poids et l’insulinorésistance.

    Pour finir, manquer de sommeil sur une longue période expose l’individu concerné à des risques plus élevés de troubles mentaux. Les petits dormeurs peuvent ainsi connaitre des épisodes de dépression et d’anxiété à cause d’une régulation émotionnelle moins performante.


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  • C’est un terme désuet, mais qui fut longtemps utilisé en France pour définir un ensemble de symptômes touchant principalement des habitants de régions montagneuses. Le crétinisme, aujourd’hui plus connu sous le nom d‘hypothyroïdie congénitale, résulte d’un ensemble de facteurs environnementaux et diététiques.

    L’histoire du crétinisme dans les Alpes

    Les premières observations du crétinisme dans les Alpes datent de plusieurs siècles. À cette époque, le terme de crétin est purement médical, sans connotation négative. Il désigne des personnes qui subissent un retard mental accompagné, dans le cas du crétinisme endémique, d’une augmentation du volume de la thyroïde. Nommé goître, ce phénomène se caractérise par un gonflement du cou, visible sous la forme d’une ou deux boules présentes entre le menton et la poitrine.

    Au cours du 19ème siècle, de nombreuses théories tentent d’expliquer pourquoi tant d’habitants des montagnes présentent ces symptômes. Air trop humide ou trop épais, os du crâne mal formés, alimentation inadaptée, eau de source trop riche en minéraux, présence de vers intestinaux : les chercheurs ne manquent pas d’idées, mais aucune ne semble correspondre à l’ensemble des cas.

    Ce n’est qu’en 1910 que David Marine prouve le lien entre le goître endémique et la faible consommation d’iode, d’abord sur des poissons, ensuite sur des écoliers vivant en montagne. L’ajout systématique d’iode dans le sel de table va alors permettre de faire significativement baisser la prévalence de la maladie.

    Pourquoi les habitants des Alpes sont les plus touchés ?

    Si les cas de goître endémique sont désormais plus rares, il existait encore plusieurs milliers de crétins dans les Alpes au milieu du 19ème siècle. Les Pyrénées, les Vosges, le Jura et le Massif central s’avèrent aussi concernés par ces symptômes.

    Le manque d’iode causant le crétinisme s’explique le plus souvent par une particularité des sols de haute montagne. Lessivés par des phénomènes comme la fonte des glaciers, les crues, les fortes pluies et les inondations, ces sols sont dépourvus d’iode. L’eau bue dans ces contrées et les aliments issus du sol s’avèrent dès lors très pauvres en ce minéral essentiel.

    Les animaux élevés sur les terres ainsi que leurs sous-produits comme le lait manquent eux aussi d’iode. De la même façon, des cas d’hypothyroïdie congénitale ont été relevés auprès de populations vivant dans les vallées du Gange, un fleuve connu pour ses importantes crues.

    Du fait des moindres échanges pratiqués avec les populations des Alpes jusqu’à récemment, la nourriture consommée était essentiellement locale. Cela explique pourquoi le crétinisme était particulièrement développé dans ces zones de la France. Au contraire, les régions proches de la mer, fortes consommatrices de produits iodés comme les fruits de mer, souffrent très rarement de cette affection.


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  • De la même façon que dans de nombreux autres pays développés, le taux de fécondité baisse notablement en France ces dernières années. Il s’agit d’une tendance qui suscite l’attention des pouvoirs publics et des chercheurs, car elle n’est pas sans conséquence.

    Une vue d’ensemble de la fécondité en France

    Souvent citée comme un exemple par son taux de fécondité élevé, la France vit une érosion progressive de cette position. Si, jusqu’au début des années 2000, l’Hexagone enregistrait encore l’un des taux les plus élevés d’Europe, la tendance actuelle montre une convergence vers la moyenne européenne basse. L’Insee nous rapporte ainsi que le taux de fécondité français était à 2,9 enfants par femme en 1950, et qu’il n’est plus qu’à 1,9 enfants par femme en 2019.

    En sachant que le seuil de renouvellement de la population est de 2,1 enfants par femme, l’on comprend mieux l’inquiétude que soulève cette baisse de la fécondité. Un taux plus bas implique une population qui vieillit, avec davantage de personnes âgées dépendantes et moins de personnes jeunes actives.

    Des facteurs démographiques

    La hausse de l’âge moyen des femmes lors de leur première maternité reflète la tendance à reporter les naissances. Celle-ci va de pair avec la volonté de nombreuses femmes de poursuivre d’abord leur carrière professionnelle ou leurs projets personnels. L’âge avancé à la maternité limite forcément la fenêtre de fertilité, et par extension, le nombre d’enfants qu’une femme peut avoir.

    Des facteurs socio-économiques

    Le chômage, les crises sanitaires et écologiques, l’insécurité financière sont autant de facteurs qui influencent les décisions de report de procréation. En période d’incertitude économique, les couples limitent le nombre d’enfants, en craignant de ne pas pouvoir leur fournir un niveau de vie adapté.

    Le coût de la vie, en hausse, et les difficultés d’accès au logement dans les grandes villes constituent d’autres obstacles à la parentalité. L’éducation et la garde des enfants coûtent de plus en plus cher, ce qui dissuade certains couples de fonder une famille ou de l’agrandir.

    Des facteurs culturels et sociaux

    Les normes sociales et les valeurs familiales ont évolué. La pression de la société est moindre sur les modèles familiaux diversifiés, notamment sur les couples qui choisissent de ne pas avoir d’enfant. Cette diversification des parcours de vie impacte aussi la baisse de la fécondité.

    Des facteurs génétiques et environnementaux

    Il faut mentionner, comme cause de la baisse du taux de fécondité en France, la hausse de la stérilité des individus. Cette tendance se manifeste dans de nombreux pays. Elle est causée par plusieurs facteurs comme l’exposition aux toxines et aux polluants, l’adoption de modes de vie délétères, et la prévalence accrue de troubles médicaux tels que le syndrome des ovaires polykystiques ou la baisse de qualité du sperme.

    D’après les estimations, la baisse des naissances en France pourrait se poursuivre et donner lieu à des débats politiques complexes pour trouver des solutions au vieillissement de la population.


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  • Éminente pédiatre à l’origine de la pédagogie Lóczy, Emmi Pikler était une fervente défenseuse de la sieste en extérieur. Cette pratique, jugée presque aberrante dans les pays occidentaux, fait pourtant partie des habitudes des pays nordiques. Elle commence à être adoptée, petit à petit, par des structures françaises convaincues de ses bienfaits, comme la crèche Jean de la Fontaine à Brest.

    D’où vient la sieste en plein air ?

    Si nos ancêtres faisaient parfois dormir les bébés dehors par nécessité ou par manque de place, la pratique est devenue plus réfléchie il y a quelques siècles. En Suède, en Finlande et en Norvège, les populations ont constaté que les bébés qui dormaient à l’extérieur semblaient plus apaisés et souffraient moins d’infections respiratoires. Progressivement, les poussettes se sont alignées devant les crèches, mais aussi devant les maisons, les parents plaçant volontairement leur enfant à l’extérieur durant son sommeil.

    Cette coutume est désormais parfaitement établie, à tel point que les parents laissent souvent dormir leurs enfants à l’extérieur tous ensemble, pendant qu’ils se réunissent au chaud pour partager une boisson ou discuter.

    Dans la pouponnière créée par Emmi Pikler dans les années 50, de tout-petits bébés accueillis dès leur naissance dormaient eux aussi à l’extérieur. L’intégralité des siestes était réalisée sur la terrasse, et ce quelle que soit la météo. La réussite de la pédagogie menée par la pédiatre a contribué à populariser cette pratique.

    Les bienfaits concrets pour la santé

    Au-delà des observations empiriques menées par les parents ou les établissements, la sieste en extérieur a donné lieu à diverses études. Ces dernières mettent en évidence que l’air frais disponible dehors peut aider à diminuer la fréquence des infections des voies respiratoires supérieures. Ceci s’explique par le fait que l’air d’un lieu confiné comme une maison ou un appartement est riche en allergènes et en polluants. Ces substances fragilisent l’organisme du bébé.

    Au contraire, l’air extérieur contient une variété de microbes qui stimulent le système immunitaire et lui permettent de se préparer à affronter une gamme plus élargie d’agents pathogènes.

    D’autre part, dormir dans un environnement naturel favorise un sommeil plus profond et plus réparateur. Les enfants qui dorment bien ont plus de chance d’obtenir un développement cognitif complet et une croissance harmonieuse.

    L’exposition régulière à l’extérieur encourage enfin les plus jeunes à développer leur curiosité et leur sens de l’exploration. Elle renforce le lien entre les enfants et l’environnement, ce qui a des effets positifs durables sur la santé mentale et émotionnelle.


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  • Les antioxydants sont des molécules bénéfiques qui assurent la défense du corps contre les dommages oxydatifs. Ces derniers, provoqués par les radicaux libres, peuvent endommager gravement les cellules et les tissus. Un niveau suffisant d’antioxydant est lié à une meilleure santé. Découvrons comment ces molécules agissent au niveau de l’organisme.

    La provenance des antioxydants

    L’on peut distinguer deux catégories d’antioxydants. Les endogènes sont produits par le corps. Ils s‘agit en partie d’enzymes qui décomposent puis éliminent les radicaux libres. Les antioxydants exogènes sont fournis par l’alimentation. Ils prennent la forme de vitamines, de minéraux et de phytonutriments que l’on retrouve dans les végétaux.

    Parmi les antioxydants connus, l’on peut citer :

    La vitamine C, présente dans les agrumes, les baies et les légumes verts ;

    La vitamine E, présente dans les noix et les graines ;

    Le bêta-carotène, que l’on trouve dans les carottes, les citrouilles et les patates douces ;

    Le sélénium, présent dans les fruits de mer, les œufs et les céréales complètes.

    Le stress oxydatif

    Le corps humain contient un certain nombre de radicaux libres. Il s’agit de molécules instables, auxquelles il manque un électron, qui cherchent à tout prix à s’accoupler avec un autre électron. Dans cette quête, les radicaux libres peuvent créer des dommages conséquents aux autres cellules, mais aussi à l’ADN et aux protéines.

    Les radicaux libres sont libérés lors des processus métaboliques normaux tels que la respiration cellulaire. Mais ils se créent également en présence de facteurs externes comme la pollution, les radiations, la fumée de tabac ou l’abondance de sucres et de graisses dans l’alimentation.

    L’action des antioxydants sur les radicaux libres

    Les antioxydants sont capables de neutraliser les radicaux libres. Pour ce faire, ils stabilisent les molécules instables en leur fournissant l’électron manquant, sans devenir eux-mêmes des radicaux libres. En effet, quand une molécule arrache un électron à une autre molécule, elle induit une instabilité chez cette dernière qui va à son tour rechercher un électron, provoquant une chaîne de réaction oxydative. Les antioxydants aident à interrompre cette chaine délétère pour les structures cellulaires.

    Bienfaits pour la santé

    La recherche prouve que les antioxydants jouent un rôle clé dans la prévention des maladies cardiovasculaires. Ils inhibent l’oxydation du mauvais cholestérol et évitent la formation de plaques dans les artères. Les antioxydants protègent aussi les neurones des dommages oxydatifs et, à ce titre, des maladies neurodégénératives comme Alzheimer ou Parkinson.


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