Episodes

  • Christophe de La Motte est libraire de la Librairie Candide, Place Georges Bugmann à Bruxelles.

    "La mort heureuse" de Camus

    Premier roman entamé en 1936, publié en 1971, onze ans après sa mort.

    Patrice Mersault, employé modeste du port d’Alger, fait la connaissance d’un riche infirme que lui présente sa maîtresse occasionnelle. Les deux hommes scellent un pacte et Mersault tue l’infirme dans des circonstances qui l’assurent de l’impunité.
    Riche et toujours en quête du bonheur sans amour, il part en voyage, visite Vienne, Prague, Gênes et revient à Alger hanté par un mal qui ne dit pas son nom. Il vit d’une existence à vide sans jamais atteindre à grand sens.
    Après s’être marié avec une rencontre de hasard, il part s’installer seul en pleine montagne à quelques kilomètres des ruines romaines de Tipasa, dans une maison en face de la mer.
    Son mal s’aggrave de jour en jour. Il finit par mourir enfin heureux dans une communion extatique avec la nature.
    Camus écrivit au début de sa vie: « La mort n’est qu’un accident du bonheur. »

  • "Churchill peint la Côte d’Azur" de Paul Rafferty, traduit par Antoine Capet

    (Albin Michel 2021)

    Stéphanie des Horts : "Doris, le secret de Churchill" (Albin Michel 2022)

    Winston Churchill écrit: « Quand j’arriverai au paradis, j’ai l’intention de passer le plus clair
    du temps de mon premier million d’années à peindre ».

    Churchill a trouvé le temps de peindre plus de 600 toiles et la Côte d’Azur tient une place prépondérante. Des images d'archives aux tableaux, Rafferty présente aussi les vues de chaque payage peint.

    Plusieurs tableaux représentent Doris, vicomtesse de Castlerosse : « The rocks of the château de l’horizon » « Seascape near Cap Ferrat » dont Stéphanie des Horts raconte l'histoire.

    Choix musical :

    God save the Queen - hymne national britannique

    Cole Porter : You’re the top

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  • Frédéric de Senarclens: « Cent regards sur le monde de l’art » (éditions l’Art-Dit) Franck Maubert: "Avec Bacon" (Gallimard 2019)

    "Francis Bacon incarne, plus que tout autre artiste, "la" peinture. Il est l'homme le plus extraordinaire qu'il m'ait été donné de connaître. Dans les années 1980, je l'ai rencontré à plusieurs reprises. A Londres, tout d'abord, dans son atelier de South Kensington, puis en diverses occasions, lors de ses passages à Paris. Nous conversions aussi parfois au téléphone, tôt le matin. Il parlait en toute liberté, sans tabou, de tout et de choses sans importance. Bacon adorait parler, parler l'excitait. Je l'observais, l'enregistrais, prenais des notes, rien ne le gênait. Rendez-vous dans son atelier, dans les restaurants, les bars londoniens ou parisiens, de jour comme de nuit, à discuter, boire, manger, jouer : ce livre retrace ces moments rares partagés avec Bacon, joyeux nihiliste, et éclaire l'homme exquis qu'il fut, loin de sa réputation de "monstre"." Franck Maubert

    Choix musical: ZOUFRIS MARACAS "Chienne de vie" et Nino Ferrer "La rua Madureira"

    Choix d'un autre livre : Benjamin Olivennes "L'autre art contemporain" (Grasset 2021)

  • "Syngué Sabur" de Atiq Rahimi (prix Goncourt 2008)

    "Cette pierre que tu poses devant toi... devant laquelle tu te lamentes sur tous tes malheurs, toutes tes misères... à qui tu confies tout ce que tu as sur le coeur et que tu n'oses pas révéler aux autres... Tu lui parles, tu lui parles. Et la pierre t'écoute, éponge tous tes mots, tes secrets, jusqu'à ce qu'un beau jour elle éclate. Elle tombe en miettes. Et ce jour-là, tu es délivré de toutes tes souffrances, de toutes tes peines... Comment appelle-t-on cette pierre ?"

    En Afghanistan peut-être ou ailleurs, une femme veille son mari blessé. Au fond, ils ne se connaissent pas. Les heures et les jours passent tandis que la guerre approche. Et la langue de la femme se délie, tisse le récit d'une vie d'humiliations, dans l'espoir d'une possible rédemption.

    Choix musical: Schubert MON DOUBLE – HEINRICH HEINE POÈMES – LE LIVRE DES CHANTS et Ensemble musical Zohra

  • Frédéric Dambreville "Les disparus de Gatti de Gamond" (cfc éditions)

    Imre Kertèsz "L'holocauste comme culture" (Actes Sud 2009)

    "Les disparus de Gatti de Gamond" retrace la longue enquête de Frédéric Dambreville sur le pensionnat Gatti de Gamond à Bruxelles où a eu lieu une rafle d'enfants et d'adultes juifs arrêtés le 12 juin 1943 puis déportés à Auschwitz.

    "L'holocauste comme culture" est un recueil de discours, conférences et textes écrits entre la chute du mur de Berlin et 2003, qui reprend l'intitulé d'une conférence donnée par Imre Kertèsz à l'université de Vienne en 1992. Kertesz montre combien la Shoah n’appartient pas (ou plus) à l’Histoire. Evénement apparemment circonscrit dans le temps, elle rayonne d’une obscure et terrible éternité.

    Autres livres :

    "L'enfant et le génocide; témoignages sur l'enfance pendant la shoah" Bouquins Laffont
    "Dans la langue de personne" de Rachel Ertel (poésie Yiddish de l'anéantissement) Seuil
    "Julius et autres procès" sur Eischmann
    Wladyslaw Szlengel "Ce que je lisais aux mort"s (ed Circé)
    Primo Levi "Les naufragés et les rescapés; 40 ans après Auschwitz (Arcades Gallimard)
    Laïb Rochman "A pas aveugles de par le monde"" (Folio)
    Yistskhok Katzenelson "Le chant du peuple juif assassiné" (Zulma)
    Jean Améry "Par delà le crime et le chatiment" (Actes Sud)

    Musique : Gorecki. symphony n°3 (Kazimiez Kord: Joanna Kozlowska, Warshaw Philarmonic Orchestra)

  • Albina du Boisrouvray : "Le courage de vivre" (Flammarion )

    Philippe Lançon "Le lambeau" (Gallimard 2018)

    Paru chez Gallimard en 2018, ce récit
    autobiographique a reçu la même année le prix Femina et un prix « spécial » Renaudot.

    Journaliste à Libération et Charlie Hebdo, Phlippe Lançon a été victime de l'attentat terroriste le 7 janvier 2015 à Paris. Très gravement blessé au visage et aux bras, il est l'un
    des rares survivants. "Le Lambeau" retrace les moments tragiques de
    cette matinée puis les mois d'hospitalisation à la Pitié-Salpêtrière. C'est
    le récit d'une reconstruction.

    Dans ce livre de survie, Philippe Lançon s’attache à décrire sa vie qui bascule, lui
    qui, défiguré, reçoit « une blessure de guerre » dans un pays « en paix ».


    Choix Musical :

    Jean Ferrat « Que serais-je sans toi? »

    Jacqueline Dulac « Lorsqu'on est heureux »

  • Elisabeth Roudinesco: "Soi-même comme un roi" (Seuil 2021)

    Jérémie Foa "Tous ceux qui tombent; visages du massacre de
    la Saint Barthélémy" (La découverte 2021)

    Fin août 1572. À Paris, des notaires dressent des inventaires après décès, enregistrent des actes, règlent des héritages. Avec minutie, ils transcrivent l’ordinaire des vies au milieu d’une colossale hécatombe. Mais ils livrent aussi des noms, des adresses, des
    liens.
    Puisant dans ces archives notariales, Jérémie Foa tisse une micro-histoire de
    la Saint-Barthélemy soucieuse de nommer les anonymes, les obscurs jetés au
    fleuve ou mêlés à la fosse, à jamais engloutis. Pour élucider des crimes dont
    on ignorait jusqu’à l’existence, il abandonne les palais pour les pavés,
    exhumant les indices d’un massacre de proximité, commis par des voisins sur
    leurs voisins. Car à descendre dans la rue, on croise ceux qui ont du sang sur
    les mains, on observe le savoir-faire de la poignée d’hommes responsables de la
    plupart des meurtres. Sans avoir été prémédité, le massacre était préparé de
    longue date – les assassins n’ont pas surgi tout armés dans la folie d’un soir
    d’été.
    Au fil de vingt-cinq enquêtes haletantes, l’historien retrouve les victimes et
    les tueurs, simples passants ou ardents massacreurs, dans leur humaine
    trivialité : épingliers, menuisiers, rôtisseurs de la Vallée de Misère,
    tanneurs d’Aubusson et taverniers de Maubert, vies minuscules emportées
    par l’événement.Prix de la Contre-Allée 2022

    Musique Nino Rota « Le Guépard »

    Puccini « La Tosca » : « E lucevan le stelle » Andrea Bocelli

  • Jean-Claude Zylberstein : « Souvenirs d’un chasseur de trésors littéraires » (Allary et Bourgois)

    Jean Paulhan "Lettre à un jeune partisan" (Ed Allia)

    “Qui donc a dit : – Notre parti au pouvoir, les autres partis en prison ? Mais bien sûr tous les partisans."

    “Si fort que soit l’amour de la littérature, on ne rencontre pas dix fois dans une vie de lectures, de textes dont on se dit après coup qu’ils vous ont changé la vie” écrit J.-C. Zylberstein à propos de ce bref essai de Jean Paulhan. Ces quelques pages dirigées contre l’esprit de parti insinuent le doute, imposent la remise en question et finissent par faire vaciller toute certitude.

    Musique : Partita n°2 de Bach et Bill Evans "My romance" « Sunday at the Village Vanguard » de 1961

  • "Proust et la société" de Jean-Yves Tadié (Gallimard 2021)

    Chaque siècle a besoin d’une Comédie humaine. Celle du XXe nous a été donnée par Marcel Proust. Sa vie a coïncidé avec la meilleure époque de la IIIe République et avec les sources du monde contemporain.
    C’est le regard de Proust sur ce monde extérieur changeant que Tadié analyse: une sociologie, une géographie et une histoire, chacune de ces disciplines se proposant de rendre compte du monde tel qu’il a été, tel qu’il est. En creux se dessine alors un portrait renouvelé d’un auteur tout à fait dans son siècle.
    Voici donc un parcours à travers un autre monde, et à la découverte d’un autre Proust.

    Musiques : Gustav Mahler "Adagietto" Leonard Bernstein et Franz Schubert - Piano Trio in E flat, op. 100 (Barry Lyndon)

  • Gilles Paris : "Le bal des cendres" (Plon 2022)

    Malcolm Lowry : "Sous le volcan" (Grasset, les cahiers rouges 2008) Traduit par Jacques Darras

    Sur le rivage d’un brûlant Mexique, Geoffrey Firmin consume sa vie et son destin. Chaleur, mescal, passions et alcools torrides lui dévorent l’âme, il se meurt… Yvonne, son épouse, est revenue ; vont-ils repartir ensemble – et vers où ? Partout , le bruit de la mer et du monde. L’Apocalypse ressemble à la musique d’un volcan…

    Pendant dix ans, Malcom Lowry a écrit et remanié ce texte, publié en 1947. Il en a fait l’un des plus grand romans du XXème siècle, un roman-culte.

    Musique: Julien Clerc "Le cœur volcan" et La maison Tellier "Sur un volcan"

  • Vanessa Seward "Le guide de la gentlewoman" (JC Lattès 2022)

    Somerset Maugham « Mme la colonelle » ( Pavillons Poche. Robert Laffont 2010)

    Écriture, fragilité du pouvoir, tragédie de l'existence, haine des conventions sont quelques-uns des thèmes qui baignent ces nouvelles, et que Maugham décline dans un style à la fois incisif et empreint d'une grande tendresse. L'Angleterre, bien sûr, l'Europe, mais surtout les voyages et les colonies ont la part belle dans ce recueil, et sont évoqués au travers de portraits au scalpel de ceux qui ont fait le choix des îles.
    On découvre au fil de ces histoires la morale immoraliste de l'auteur, pour qui les mariages légitimes sont souvent boiteux, tandis que les couples socialement mal assemblés sont parfaitement heureux. Ainsi cette nouvelle "Jane" où une veuve vieillissante épouse, au grand dam de son milieu, un jeune homme de vingt-sept ans son cadet et qui se transforme grâce à son "look" lui brisera le coeur quand elle décidera de divorcer. Anticonformisme radical, insolence et légèreté.

    Il est question dans ce recueil de : "Mme la Colonelle", "Jane", "La force des choses", "Le savoir vivre", "l'élan créateur".

    Choix musicaux: Bertrand Burgalat "Paola" et Bryan Ferry “You go to my head”

  • Ariane Bois : "Eteindre le soleil" (Plon 2022)

    Joan Didion : "Le bleu de la nuit" (Grasset 2014)

    Après "L’Année de la pensée magique" écrit à la mort de son mari (épisode 45), Joan Didion adresse un vibrant hommage à sa fille, Quintana, décédée peu après. On y retrouve, intactes, la puissance et la singularité de son écriture : sèche, précise, lumineuse. Dans un puzzle de réminiscences et de réflexions sur la mort, les mystères de l’enfance, la maternité, la vieillesse et la création, l’auteur se bat contre les fantômes de la mélancolie, des doutes et des regrets.

    Choix musical : "A bicyclette" Montand et "Je voudrai parler à mon père" Céline Dion

  • Dans "Le retournement", Manuel Carcassonne cite beaucoup d'auteurs, de Maïmonide à Benny Levy, en passant par Armand Lunel dont il parle dans cette émission. Ils ont plus d'un point commun; nés dans une famille juive originaire du Comtat Venaissin, ils sont l'un comme l'autre en quête de leur origine. Lunel écrit entre autres "Les chemins de mon judaïsme" (Ed l'Harmattan 1993) ainsi que "Nicolo-Peccavi ou l'affaire Dreyfus à Carpentras" (Prix Renaudot 1926). C'est l'histoire d'un antisémite notoire de la ville qui apprend par son voisin Abranet qu'il descend d'une famille juive convertie. Cela le perturbe considérablement dans son commerce, sa vie conjugale et religieuse au point de lui faire perdre la raison.

    "Le Retournement" de Manuel Carcassonne tient à la fois de l’archéologie familiale, de la généalogie historique, du questionnement identitaire et de la fouille existentielle. Comment le juif honteux de l’enfance est-il rendu à son judaïsme par la rencontre amoureuse avec son double inversé ?

    Choix musical: Fairouz « Li Beyrouth » et la danse hassidique du film "Les aventures du Rabbi Jacob" de Gérard Oury Musique de Vladimir Cosma


  • Valerie Perrin "Changer l'eau des fleurs". Albin Michel

    (Prix maison de la presse 2018, prix des lecteurs du livre de Poche 2019)


    Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se confier et se réchauffer dans sa loge. Avec la petite équipe de fossoyeurs et le jeune curé, elle forme une famille décalée. On suit la vie de Violette entre passé et présent, et les destinées croisées de plusieurs personnages. Sensible, intimiste avec son lot de deuils, de trahisons, de cadavres dans les placards familiaux, de détresses et de résilience.

    Choix musical: Emilie Jolie et Julien Clerc "La Chanson d'Emilie et du Grand Oiseau" et Patrick Bruel "Qui a le droit"

  • Maëlle Guillaud "Et mes jours seront comme tes nuits" (Editions Héloïse d'Ormesson)

    Isabelle Mercat-Maheu, "Marcher sur son ombre" (Editions le Chant des Voyelles 2018)

    Isabelle Mercat-Maheu retrace avec précision la journée d’un père et sa fille dans deux espaces clos. Incarcéré pour trois ans dans la maison d’arrêt de Grenoble, Fabien attend, dans le quartier d’extraction, la venue de sa femme et sa fille. Élise, 9 ans, est dans le train en direction de Grenoble, et approche de son père au fur et à mesure que les kilomètres diminuent. Deux points de vue, deux sensibilités différentes qui évoluent en douceur au fil du roman, malgré la gravité de la situation.

    Choix musical: Gaétan Roussel ""Je rêve d'ailleurs" et Ella Fitzgerald "Ella Fitzgerald"

  • Delphine Horvilleur "Vivre avec nos morts; petit manuel de consolation" (Grasset 2021)

    " Etre rabbin, c’est vivre avec la mort : celle des autres, celle des vôtres. Mais c’est surtout transmuer cette mort en leçon de vie pour ceux qui restent : « Savoir raconter ce qui fut mille fois dit, mais donner à celui qui entend l’histoire pour la première fois des clefs inédites pour appréhender la sienne. Telle est ma fonction. Je me tiens aux côtés d’hommes et de femmes qui, aux moments charnières de leurs vies, ont besoin de récits."

    A travers onze chapitres, Delphine Horvilleur superpose trois dimensions, comme trois fils étroitement tressés : le récit, la réflexion et la confession. Le récit d’ une vie interrompue, la manière de donner sens à cette mort à travers telle ou telle exégèse des textes sacrés, et l’évocation d’une blessure intime ou la remémoration d’un épisode autobiographique dont elle a réveillé le souvenir enseveli.

    Les récits sacrés ouvrent un passage entre les vivants et les morts.

    Choix musicaux: Jacques Brel "J'arrive" et Avishai Cohen "Wedding song"

  • "La collection disparue" de Pauline Baer de Perignon (Stock en 2020 et Folio 2022)

    « Tout a commencé avec une liste de tableaux griffonnée par un cousin que je connaissais à peine. Sur ce bout de papier, des chefs-d’œuvre impressionnistes, Renoir, Monet, Degas, exposés aujourd’hui dans les plus grands musées du monde, qui ont tous appartenu un jour à mon arrière-grand-père, Jules Strauss.
    Je ne connaissais rien de son histoire, ni de sa collection disparue. Ces quelques mots notés à la hâte allaient changer ma vie, me conduire du Louvre au musée de Dresde, des archives de la Gestapo au Ministère de la Culture.
    Pendant trois ans, avec pour tout bagage ma curiosité et un goût prononcé pour les énigmes, je me suis lancée sur la trace de mes ancêtres, à la recherche de Jules Strauss, et d’une histoire qui ne m’a pas été transmise. Que s’est-il passé en 1942 ? Que restait-il de sa collection lorsque l’appartement familial fut perquisitionné par les nazis ?
    Je ne suis pas historienne de l’art, j’ai simplement voulu mener une enquête, policière et sentimentale, sur les traces de ma famille, juive, spoliée. » Pauline Baer de Perignon

    Choix musical: "Amour, sous ton empire", extrait d'"Andromède" de Louis Antoine Lefebvre par Le Consort, Justin Taylor et Eva Zaïcik et "Conversation", anonyme, par Sonia Wieder-Atherton et Daria Hovora.

  • David Haziza "Le procès de la chair. Essai contre les nouveaux puritains" (Grasset 2022)

    David Shahar: " Le palais des vases brisés" (L'imaginaire Gallimard 1978 traduit de l'hébreu par Madeleine Neige)

    "Un été rue des prophètes" 1er tome.

    Jérusalem d'avant la Seconde Guerre mondiale revit grâce à un narrateur à la recherche du temps perdu. Les «vases brisés» sont sans doute ceux du palais de la mémoire : ils sont aussi ceux, très réels, qui servaient à tirer l'eau du puits de la maison d'enfance. ls font enfin allusion à une idée théosophique audacieuse : la "brisure des vases" est un accident cosmologique dû à l'abondance divine, qui expliquerait l'origine du mal.

    Choix musicaux : Mozart : "Voi Che Sapete" dans "Les noces de Figaro"

    et Duke Ellington « Haunted nights »


  • Lorraine Fouchet : "A l'adresse du bonheur" (Editions Heloïse d'Ormesson)

    Baptiste Beaulieu: "Alors voilà les 1001 vies des urgences" (Fayard 2013)

    Interne à l’hôpital, Baptiste Beaulieu a reçu en janvier 2013 le prix Alexandre-Varney pour son blog « Alors voilà », pour une réconciliation soignants/soignés, c'est son premier livre.

    Alors voilà le récit au quotidien d’un apprenti médecin qui, pendant sept jours, décrit à une patiente en stade terminal ce qui se passe sous les blouses et dans les couloirs des Urgences. Pour la garder en vie le temps que son fils, bloqué dans un aéroport, puisse la rejoindre. Se nourrissant de situations bien réelles, vécues par lui ou par ses collègues, chirurgiens ou aides-soignants, Baptiste Beaulieu passe l’hôpital au scanner. Il peint avec légèreté et humour les chefs autoritaires, les infirmières au grand cœur, les internes gaffeurs, les consultations qui s’enchaînent, les incroyables rencontres avec les patients... Des histoires d’une sensibilité folle, à la fois touchantes et drôles. Mieux qu'une série médicale!

    Choix musicaux: Jean Ferrat et Christine Sèvres "La matinée" et Françoise Hardy "La maison où j'ai grandi"

  • Le Procès, oeuvre posthume de Kafka, sort en 1925.

    Un matin, au réveil, alors qu'il n'est coupable d'aucun crime, Joseph K est accusé et arrêté. Arrêté, mais laissé entièrement libre. Accusé, mais sans savoir ni de quoi ni par qui. Ainsi s'ouvre "Le Procès", qui dépeint les affres d'un personnage aux prises avec la loi, un adversaire implacable.
    Terreur, mépris, révolte, indifférence : quoi qu'il éprouve ou fasse, le prévenu s'enferre, aggrave son cas, court à sa perte. Et, à mesure que s'effondrent toutes ses hypothèses, la réalité se dévoile pour ce qu'elle est : un univers de faux-semblants.

    Le procès intenté à Joseph K., qui ne connaîtra pas ses juges, ne relève d'aucun code et ne pouvait s'achever ni sur un acquittement si sur une damnation, puisque Joseph K. n'était coupable que d'exister.

    Choix musicaux : Philip Glass "Labyrinth" et Pink Floyd Musique "The Trial"