Episodes
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Impossible de parler de la MaĂŻf sans Ă©voquer sa signature d'assureur militant. CĂ©cile Ribour, directrice de la communication depuis 2018, incarne pleinement cette posture. Dans cet Ă©pisode, elle revient sur lâADN de l'entreprise, hĂ©ritĂ©e des instituteurs fondateurs, et sur lâengagement de lâentreprise en faveur de lâimpact environnemental et sociĂ©tal.
Engagé pour l'environnement
La MaĂŻf a mis en place un dispositif inĂ©dit : le dividende Ă©cologique. Il reverse 10 % du rĂ©sultat Ă des projets dâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. Un engagement tangible, local, loin du greenwashing.
Une maison Ă mission, pas une posture
Depuis 2020, la MaĂŻf est devenue sociĂ©tĂ© Ă mission. Un travail de fond, amorcĂ© bien en amont, que CĂ©cile a pilotĂ© pendant un an et demi. Pas de tagline creuse ici, mais une raison dâĂȘtre nourrie par lâhistoire de la marque et par la rĂ©alitĂ© du terrain. âOn a dâabord vĂ©rifiĂ© quâon faisait ce quâon disaitâ, explique-t-elle. Chaque mot a Ă©tĂ© pesĂ©, chaque engagement traduit en indicateurs concrets.
Une direction com de 130 personnes
Avec une Ă©quipe de 130 personnes couvrant tous les mĂ©tiers â du studio crĂ©a aux Ă©vĂ©nements mutualistes â la direction de la communication de la MaĂŻf est une PME Ă elle seule. Le choix stratĂ©gique : internaliser un maximum de compĂ©tences. Lâenjeu : ne pas tourner en rond, continuer Ă se challenger. CĂ©cile lâassume pleinement : âOn est une agence intĂ©grĂ©e. Et on se confronte aussi Ă lâextĂ©rieur, avec des agences partenaires pour se remettre en question.â
Du sens, pas seulement des outils
Dans un mĂ©tier oĂč lâIA, les KPIs et la data ont pris une place considĂ©rable, CĂ©cile dĂ©fend une vision exigeante de la communication. âNotre job, câest de rĂ©flĂ©chir, de crĂ©er des ponts entre stratĂ©gie, image et impact.â Un plaidoyer pour une comâ de sens, portĂ©e par une culture dâentreprise trĂšs forte.
Un mĂ©tier dâintellectuel, pas dâexĂ©cutant
Le message est clair pour les jeunes communicants : cultivez votre curiositĂ©, votre capacitĂ© dâanalyse, votre culture gĂ©nĂ©rale. âCe mĂ©tier est un mĂ©tier dâintellectuelâ, rappelle CĂ©cile. Une belle leçon de transmission pour celles et ceux qui voient la communication comme un levier dâaction, pas un simple habillage.
Et puis, nous avons abordé Cécile et moi d'autres sujets essentiels comme la com interne, la différence entre l'agence et l'annonceur, ses craintes lorsqu'elle a pris son poste, etc.
Un épisode riche, trÚs riche, et passionnant grùce à une invitée de marque. Et trÚs cool. What else ?
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Une crise sanitaire impliquant des nourrissons, une ONG qui diffuse des informations erronées, une pression médiatique immédiate⊠Pour ce Best Of du Décodeur de la com, Magali Lafleur, dircom de la Fnil, revient sur la premiÚre grande crise qui a marqué sa carriÚre. Un épisode riche d'enseignements sur le rÎle stratégique des communicants lorsque tout s'accélÚre.
Réagir sans attendre
Pour Magali, la premiÚre rÚgle est simple : en communication de crise, chaque minute compte. DÚs les premiÚres alertes, une cellule de crise est constituée autour d'experts scientifiques, des affaires publiques, d'une porte-parole et de la communication. L'objectif est clair : suspendre toutes les autres activités pour se consacrer entiÚrement à la gestion de la situation.
Comprendre avant de communiquer
Avant de prendre la parole, encore faut-il connaĂźtre prĂ©cisĂ©ment les faits. La premiĂšre question posĂ©e par la communicante est sans dĂ©tour : les entreprises sont-elles rĂ©ellement en faute ? Une fois la rĂ©ponse obtenue et les vĂ©rifications effectuĂ©es auprĂšs de toutes les marques concernĂ©es, la stratĂ©gie peut ĂȘtre dĂ©finie avec sĂ©rĂ©nitĂ©. Car une crise ne se gĂšre pas de la mĂȘme maniĂšre selon que l'on est responsable⊠ou non.
Un message simple vaut mieux qu'un long discours
Face Ă un sujet extrĂȘmement technique, la tentation est grande d'entrer dans les dĂ©tails. Magali dĂ©fend l'approche inverse : construire un message clair, comprĂ©hensible et rassurant. Cette simplicitĂ© permet de rĂ©pondre rapidement aux mĂ©dias sans alimenter le doute ni ouvrir de nouvelles polĂ©miques.
Le porte-parole, un acteur décisif
Des éléments de langage efficaces ne suffisent pas. Encore faut-il une personne capable de les porter avec calme et conviction. La porte-parole choisie possÚde à la fois une solide expertise scientifique et une vraie culture de la communication. Une combinaison rare qui contribue largement à désamorcer la crise et à rétablir la confiance auprÚs des médias et du grand public.
Les trois qualités d'un communicant de crise
Avec le recul, Magali résume son expérience en trois mots : rapidité, confiance et sang-froid. Réagir vite, éviter de multiplier les avis contradictoires et garder suffisamment de distance émotionnelle pour prendre les bonnes décisions. Parce qu'en communication de crise, le calme est souvent la meilleure arme.
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Missing episodes?
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« C'est de la com. » Combien de fois cette phrase a-t-elle été prononcée avec une moue de mépris ? Pour Fred Fougerat, communicant reconnu et auteur de neuf ouvrages, cette expression est bien plus qu'une formule agaçante : elle résume à elle seule l'incompréhension dont souffre encore la communication.
Dans son dernier livre, C'est de la com !, Frédéric démonte une soixantaine d'idées reçues qui collent à la peau des communicants. Et le constat est sans appel : notre métier reste mal connu, souvent caricaturé et trop rarement reconnu pour ce qu'il est réellement.
Pour acheter le 9e livre de Fred : https://www.fnac.com/a21839009/Frederic-Fougerat-C-est-de-la-com
La communication n'est pas une dépense
Premier cliché passé au crible : la communication coûterait cher. Pour Frédéric Fougerat, c'est tout l'inverse. Une communication bien pensée est un investissement. Elle crée de la valeur, développe la réputation, accompagne les transformations et contribue directement à la performance des organisations. La communication n'est coûteuse que lorsqu'elle est inutile ou déconnectée des objectifs qu'elle est censée servir.
Le piÚge du « j'aime / j'aime pas »
Autre travers frĂ©quent : juger une action de communication Ă travers ses goĂ»ts personnels. Or, rappelle FrĂ©dĂ©ric Fougerat, la communication n'a pas vocation Ă plaire aux communicants ni aux dirigeants. Son objectif est d'ĂȘtre efficace.
Un logo, une campagne ou une identitĂ© visuelle ne doivent pas ĂȘtre Ă©valuĂ©s selon des critĂšres affectifs, mais selon leur capacitĂ© Ă rĂ©pondre Ă une stratĂ©gie et Ă atteindre un objectif.
La communication est un métier
« Tout le monde peut faire de la communication » est probablement l'idée reçue qui agace le plus l'auteur. Certes, chacun peut avoir un avis. Mais avoir un avis ne signifie pas posséder une expertise.
Comme n'importe quelle profession, la communication nécessite des compétences, de l'expérience, du discernement et une véritable capacité à prendre des décisions.
L'éthique comme boussole
Relations presse, communication de crise, communication interne, communication financiĂšre ou influence : derriĂšre chaque discipline se cache une mĂȘme exigence. Celle du professionnalisme.
Pour Frédéric Fougerat, l'éthique ne relÚve pas du discours. Elle se traduit dans les pratiques quotidiennes, dans le respect des journalistes, dans la cohérence entre les paroles et les actes, mais aussi dans l'attention portée aux détails.
Défendre la communication
Au fond, ce livre est un plaidoyer. Un plaidoyer pour un métier souvent critiqué mais pourtant indispensable au fonctionnement des entreprises, des institutions et de la démocratie.
Parce qu'avant d'ĂȘtre « de la com », la communication est avant tout un travail d'Ă©coute, de stratĂ©gie, de pĂ©dagogie et d'engagement.
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La communication est un métier qui parle à tout le monde. Pourtant, ceux qui la pratiquent ne reflÚtent pas toujours la diversité de la société. Dans cet épisode, enregistré en 2022, Nadjet Boubekeur et Fawaz Mamah partagent leur expérience et proposent des pistes pour faire évoluer les choses. Depuis, est-ce que les choses ont changé ? Euh, ben, non...
Un manque de représentation encore visible
Pour Nadjet Boubekeur, le constat est sans appel : en plus de vingt ans de carriĂšre dans les relations presse, les professionnels issus de la diversitĂ© rencontrĂ©s Ă des postes Ă responsabilitĂ© se comptent sur les doigts dâune main. Une situation qui ne relĂšve pas seulement du recrutement, mais aussi de lâaccĂšs Ă lâinformation et aux opportunitĂ©s.
Le poids des parcours et des déterminismes
Pourquoi si peu de diversitĂ© dans la communication ? Pour les deux invitĂ©s, une partie de la rĂ©ponse se trouve dans lâorientation scolaire et les reprĂ©sentations. Beaucoup de jeunes ne connaissent tout simplement pas ces mĂ©tiers. Dâautres nâosent pas sây projeter, faute de modĂšles auxquels sâidentifier. Quand personne autour de soi nâa empruntĂ© ce chemin, il devient plus difficile dâimaginer quâil est accessible.
La communication peut changer les regards
Fawaz Mamah rappelle que la communication elle-mĂȘme possĂšde un pouvoir considĂ©rable. Une campagne publicitaire, un visuel ou un rĂ©cit peuvent modifier la perception que les jeunes ont de leur avenir. Montrer davantage de profils diversifiĂ©s dans des rĂŽles de dirigeants, dâexperts ou dâentrepreneurs contribue Ă Ă©largir le champ des possibles.
RÎle modÚle, réseau et transmission
Les deux invitĂ©s insistent sur lâimportance des rĂŽles modĂšles. Voir quelquâun qui nous ressemble rĂ©ussir permet de se projeter. Ils dĂ©fendent Ă©galement lâidĂ©e de crĂ©er davantage de passerelles entre professionnels et jeunes talents afin de partager les rĂ©seaux, les conseils et les opportunitĂ©s.
Oser et persévérer
Au-delĂ des obstacles, Nadjet et Fawaz dĂ©livrent un message rĂ©solument optimiste. Les mĂ©tiers de la communication sont accessibles Ă celles et ceux qui sây intĂ©ressent, cherchent lâinformation et font preuve de persĂ©vĂ©rance. Leur conseil est simple : ne pas sâautocensurer. Oser demander, oser candidater, oser se rendre visible. Car souvent, le premier pas est dĂ©jĂ une victoire.
La diversitĂ© nâest pas seulement une question de reprĂ©sentation. Câest aussi une richesse pour les entreprises, qui gagnent Ă multiplier les points de vue, les expĂ©riences et les parcours. Une communication plus diverse est, finalement, une communication plus juste et plus proche du rĂ©el.
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Peut-on ĂȘtre pleinement soi-mĂȘme au travail ? Pour Agathe Weil, la rĂ©ponse est Ă©vidente aujourd'hui. Mais cela n'a pas toujours Ă©tĂ© le cas.
Dans cet épisode du Décodeur, elle revient avec sincérité sur son parcours, son rapport à la différence et l'importance des rÎles modÚles en entreprise.
Le jour oĂč tout a basculĂ©
Le déclic survient il y a une quinzaine d'années, lors d'un déplacement professionnel au Texas. Au cours d'un dßner, Agathe réalise qu'elle passe son temps à contourner les questions personnelles pour éviter de révéler qu'elle partage sa vie avec une femme.
Le soir mĂȘme, seule dans sa chambre d'hĂŽtel, elle s'effondre. Cette situation lui apparaĂźt soudain insupportable. Pourquoi consacrer autant d'Ă©nergie Ă cacher une partie de soi ?
Le lendemain, elle prend une décision qui changera sa vie : ne plus se cacher.
Les petites discriminations du quotidien
Agathe n'a jamais subi de discrimination frontale dans sa carriÚre. En revanche, elle évoque ces innombrables micro-agressions qui, mises bout à bout, finissent par peser.
Une remarque maladroite. Un formulaire qui ne prévoit qu'un conjoint masculin. Une surprise affichée lorsqu'elle évoque sa compagne.
Rien de dramatique pris isolément. Mais une accumulation qui rappelle constamment que certaines situations restent considérées comme "hors norme".
L'importance des rĂŽles modĂšles
L'absence de représentation a longtemps été un sujet pour Agathe. Adolescente, elle ne voyait personne qui lui ressemblait dans les films, les médias ou le monde professionnel.
C'est précisément pour cette raison qu'elle s'engage aujourd'hui comme rÎle modÚle auprÚs de l'Autre Cercle.
Son objectif est simple : montrer qu'il est possible d'ĂȘtre soi-mĂȘme, d'exercer des responsabilitĂ©s importantes et de rĂ©ussir sa carriĂšre sans renoncer Ă son identitĂ©.
Comme elle le rĂ©sume avec une formule forte : « On ne peut pas ĂȘtre ce qu'on ne montre pas. »
CrĂ©er des environnements oĂč chacun trouve sa place
Agathe souligne également le rÎle déterminant de l'entreprise et des managers. Elle rend notamment hommage à Frédéric Fougerat, son directeur de la communication, qui a toujours créé un environnement de travail ouvert et protecteur.
Car l'inclusion ne repose pas uniquement sur les personnes concernĂ©es. Elle dĂ©pend aussi de la capacitĂ© des organisations Ă permettre Ă chacun d'ĂȘtre lui-mĂȘme sans crainte.
Au fond, le sujet dépasse largement les questions d'orientation sexuelle. Il touche à quelque chose d'universel : la possibilité d'exister pleinement dans son environnement professionnel.
Et peut-ĂȘtre est-ce lĂ la mission la plus importante d'un rĂŽle modĂšle : ouvrir la voie pour ceux qui hĂ©sitent encore Ă emprunter le chemin.
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Les relations presse sont souvent perçues comme un art. Dans cet épisode, Nadjet Boubekeur démontre qu'elles reposent sur une méthode, de la préparation et beaucoup de bon sens. Forte de son expérience, elle partage une feuille de route claire pour construire une stratégie RP efficace et durable.
Les 10 étapes clés des relations presse
S'appuyer sur les experts internes
Créer une relation avec les journalistes avant d'avoir besoin d'eux
Définir une véritable intention de communication
Rédiger un communiqué de presse percutant, court, structuré et enrichi de verbatims
Entretenir son fichier presse et assurer un suivi personnalisé, avec relances et échanges ciblés
Choisir le bon média en fonction de la cible visée
Penser digital
Faire preuve de persévérance et retravailler son angle lorsqu'un sujet ne trouve pas immédiatement son public
Faire systématiquement relire ses contenus
Rester honnĂȘte, mĂȘme en pĂ©riode de crise
La relation avant l'information
L'une des idĂ©es fortes de Nadjet est qu'un journaliste ne se contacte pas uniquement lorsqu'un communiquĂ© est prĂȘt Ă partir. Les meilleures collaborations se construisent dans la durĂ©e, grĂące Ă des Ă©changes rĂ©guliers qui instaurent confiance et rĂ©ciprocitĂ©. Lorsqu'une actualitĂ© survient, cette relation prĂ©existante fait toute la diffĂ©rence.
Penser comme le journaliste
Pour espĂ©rer ĂȘtre repris, il faut sortir de sa logique d'entreprise et se demander ce qui intĂ©ressera rĂ©ellement les lecteurs ou les auditeurs. Un bon sujet n'est pas une publicitĂ© dĂ©guisĂ©e : c'est une information utile, originale ou porteuse d'enjeux pour le public.
L'angle fait souvent le succĂšs
Un refus n'est pas forcément synonyme de mauvais sujet. Il peut simplement révéler un problÚme d'angle ou de présentation. Reformuler son histoire, la rendre plus concrÚte ou plus proche des préoccupations des citoyens permet souvent de transformer un échec en opportunité médiatique.
L'humilité comme meilleure alliée
Enfin, l'épisode rappelle une rÚgle essentielle : dans les relations presse, la transparence paie toujours davantage que la dissimulation. En cas de difficulté ou de crise, reconnaßtre ses erreurs, apporter des preuves et répondre rapidement renforce la confiance des journalistes et protÚge durablement la réputation de l'organisation.
Plus qu'une recette miracle, Nadjet livre ici une méthode de travail solide. Dix étapes simples, applicables par tous les communicants, qui rappellent qu'en matiÚre de relations médias, la qualité de la relation humaine reste fondamentale.
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Seconde partie d'épisode en compagnie de Virginie Debuisson, Olivier CimeliÚre et Mathieu Pimort.
Nous analysons encore les raisons du mépris du métier de communicant en entreprise.
La 1Ăšre partie : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/1-2-pourquoi-la-communication-est-elle-m%C3%A9pris%C3%A9e-virginie/id1532638419?i=1000771488124
Le piĂšge du court terme
Pour Virginie, le problÚme est simple : la communication est encore trop souvent évaluée avec les mauvais indicateurs.
Beaucoup de dirigeants cherchent un ROI immĂ©diat.. Un passage Ă la tĂ©lĂ©, un article dans la presse ou une campagne doivent, selon eux, gĂ©nĂ©rer instantanĂ©ment du chiffre dâaffaires. Une vision rĂ©ductrice qui ignore la vĂ©ritable nature de la communication : construire une rĂ©putation, renforcer une marque, crĂ©er de la confiance. Autant dâactifs qui se dĂ©veloppent sur le temps long.
Les communicants, sentinelles des crises
Pour Olivier, la crise illustre parfaitement le manque de considération accordé aux professionnels de la communication.
Les signaux faibles existent presque toujours avant quâune crise nâĂ©clate. Pourtant, les alertes des communicants restent souvent ignorĂ©es jusquâau moment oĂč la situation devient incontrĂŽlable.
Le paradoxe est cruel : tant que tout va bien, leur expertise est minimisĂ©e. Mais lorsque lâincendie se dĂ©clare, tout le monde se tourne vers eux pour trouver une solution.
Communication et business : le grand malentendu
Mathieu pointe une autre difficulté : la confusion persistante entre marketing et communication.
Le marketing vise directement lâacquisition commerciale. La communication, elle, travaille lâimage, la notoriĂ©tĂ©, la culture et la perception dâune organisation.
OĂč sont passĂ©es les "role-models" de la com ?
Autre constat partagé : la disparition progressive des figures inspirantes du secteur.
Mes invitĂ©s regrettent une Ă©poque oĂč des professionnels expĂ©rimentĂ©s partageaient davantage leurs analyses, leurs convictions et leurs dĂ©saccords. Pour retrouver sa place, la communication doit peut-ĂȘtre retrouver des personnalitĂ©s capables de bousculer les idĂ©es reçues et dâassumer des positions fortes.
Une profession qui doit retrouver sa voix
Malgré les critiques, mes 3 invités restent profondément optimistes.
Pour Virginie, lâexplosion des technologies et de lâintelligence artificielle reprĂ©sente une formidable opportunitĂ© pour les communicants capables dâaider les marques Ă Ă©merger dans un environnement saturĂ©.
Pour Olivier, la communication demeure lâun des mĂ©tiers les plus passionnants qui soient, parce quâil permet de comprendre toutes les facettes de lâentreprise.
Et pour Mathieu , la reconnaissance passera par une meilleure démonstration de la valeur économique de la communication.
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Episode hommage aujourd'hui. Arnaud Le Mérour, alors directeur de la marque, de la communication et du marketing de Rennes School of Business, partageait bien plus qu'une vision du métier. Avec sincérité, générosité et profondeur, il livrait une véritable philosophie de la communication. Une pensée pour sa famille, ses proches et ses anciens collÚgues de RSB.
Porter une marque, porter une vision
Ă la tĂȘte d'une Ă©quipe de communication particuliĂšrement Ă©toffĂ©e, Arnaud ne rĂ©duisait jamais son rĂŽle Ă celui d'un gestionnaire de campagnes. Pour lui, communiquer consistait avant tout Ă faire vivre une marque, lui donner une Ăąme, une personnalitĂ© et une cohĂ©rence.
à Rennes School of Business, cette mission passait par une conviction forte : la différenciation. Dans un univers des grandes écoles souvent perçu comme uniforme, il défendait avec fierté l'identité singuliÚre de son établissement, son ouverture internationale, son ancrage territorial et sa capacité à sortir des sentiers battus.
DerriÚre chaque campagne, chaque prise de parole, chaque message, il cherchait à faire émerger une vision claire et authentique.
La créativité comme état d'esprit
Ce qui frappe dans cet échange, c'est la place centrale qu'Arnaud accordait à la créativité. Pour lui, une bonne idée n'était jamais le fruit du hasard. Elle naissait de la curiosité, de l'observation, de l'accumulation de connaissances mais aussi de la capacité à oublier les certitudes pour laisser émerger quelque chose de nouveau.
Sa dĂ©finition de la crĂ©ativitĂ© dĂ©passe largement le cadre de la communication. Elle touche Ă la maniĂšre d'ĂȘtre au monde : observer, Ă©couter, ressentir et rester ouvert Ă l'inattendu.
Cette vision explique sans doute pourquoi il considĂ©rait la communication comme un mĂ©tier profondĂ©ment vivant, un terrain d'expression oĂč l'on peut donner corps Ă des idĂ©es, des projets et des ambitions.
Un manager profondément humain
Au fil de l'entretien apparaßt également une autre facette d'Arnaud : celle du manager.
Ă la tĂȘte d'une Ă©quipe de dix-huit personnes, il parlait moins de process que de confiance, moins d'organisation que de bien-ĂȘtre. Il Ă©tait convaincu qu'aucune crĂ©ativitĂ© durable ne pouvait naĂźtre dans un environnement qui ne favorise pas l'Ă©panouissement des collaborateurs.
Son rĂŽle, disait-il, consistait avant tout Ă transmettre de l'enthousiasme. Une phrase simple, mais qui rĂ©sume parfaitement sa maniĂšre d'envisager le management : accompagner, encourager et permettre Ă chacun de rĂ©vĂ©ler le meilleur de lui-mĂȘme.
Le métier de communicant comme transmission
Peut-ĂȘtre est-ce lĂ l'idĂ©e la plus forte de cet Ă©pisode. Arnaud ne se dĂ©finissait ni comme un expert ni comme un sachant. Il se voyait comme un passeur. Un passeur d'informations, un passeur d'Ă©nergie, un passeur d'idĂ©es.
Cette humilité, associée à une immense curiosité intellectuelle, transparaßt dans chacune de ses réponses. Elle explique aussi pourquoi son témoignage conserve aujourd'hui toute sa force.
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à 26 ans, Bryan Coukan pilote la communication de plusieurs entreprises réunies au sein d'une holding à La Réunion. HÎtellerie, formation, sécurité incendie, bureau d'études⊠des activités trÚs différentes qui l'obligent à jongler en permanence entre stratégie, organisation et opérationnel. Dans cet épisode, Bryan revient partage une vision déjà mature de son métier.
Gérer plusieurs marques sans se disperser
Comment communiquer efficacement lorsque l'on doit accompagner plusieurs entreprises à la fois ? Pour Bryan, la réponse tient en un mot : l'organisation. Face à la diversité des activités qu'il accompagne, le communicant a mis en place des processus simples mais rigoureux. Chaque journée débute par l'identification des urgences et la priorisation des sujets. Une méthode indispensable lorsque les ressources sont limitées et que les demandes se multiplient.
Son objectif : éviter de subir l'actualité et conserver du temps pour les actions à forte valeur ajoutée.
La confiance, moteur de la communication
Au cĆur de son quotidien se trouve Ă©galement une relation essentielle : celle qu'il entretient avec Vincent, dirigeant de la holding.
DĂšs leur rencontre, les deux hommes partagent une mĂȘme vision du dĂ©veloppement des entreprises et du territoire rĂ©unionnais. Une confiance mutuelle qui permet aujourd'hui Ă Bryan de bĂ©nĂ©ficier d'une vĂ©ritable autonomie dans ses missions.
Cette relation lui permet notamment d'accompagner le dirigeant dans sa prise de parole et dans le développement de son personal branding, devenu un levier important de visibilité et d'incarnation.
Une stratégie fondée sur le bon sens
Loin des recommandations interminables et des présentations de plusieurs centaines de pages, Bryan privilégie une approche pragmatique.
Avant toute action, il réalise un diagnostic de l'existant afin d'identifier les forces, les faiblesses et les opportunités de chaque structure. Une fois ce travail effectué, la stratégie se construit autour d'objectifs concrets, d'un calendrier éditorial et d'actions adaptées aux réalités du terrain. Une méthode simple, mais redoutablement efficace.
Remettre l'humain au centre
La communication est avant tout une affaire d'humains.
Pour mon invité, les meilleurs contenus sont ceux qui mettent en lumiÚre les collaborateurs, les parcours et les histoires vécues. Humaniser une entreprise permet de créer davantage de proximité, de renforcer l'engagement et de donner du sens aux messages diffusés.
Une philosophie qui guide l'ensemble de ses actions.
Oser et croire en ses ambitions
En conclusion, Bryan adresse un message aux jeunes communicants. Selon lui, la curiosité, l'audace et la persévérance restent les meilleures armes pour construire une carriÚre.
Sans réseau particulier ni piston, il a bùti son parcours en multipliant les expériences et en osant saisir les opportunités. Une preuve supplémentaire que la passion demeure souvent le meilleur moteur de réussite.
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La communication souffre d'un paradoxe : elle est partout, mais rarement reconnue à sa juste valeur. Virginie Debuisson, Mathieu Pimort et Olivier CimeliÚre décortiquent les raisons qui expliquent pourquoi le métier reste souvent sous-estimé, voire méprisé. Cet épisode est en 2 parties, tant il y a de choses à dire !
Tout le monde pense savoir faire de la communication
C'est probablement le premier malentendu. Parce que chacun sait parler, écrire un e-mail, publier sur LinkedIn ou créer un visuel sur Canva, beaucoup considÚrent que la communication ne nécessite pas de véritable expertise.
Pour Virginie, l'arrivĂ©e des outils d'intelligence artificielle accentue encore ce phĂ©nomĂšne. Produire du contenu semble devenu simple et accessible Ă tous. Pourtant, derriĂšre un visuel ou un message se cachent une intention, une stratĂ©gie, une symbolique et une comprĂ©hension fine des publics. Autant d'Ă©lĂ©ments invisibles qui constituent pourtant le cĆur du mĂ©tier.
L'illusion de la facilité
Mathieu compare la communication au football : tout le monde a un avis, mais peu maßtrisent réellement le sujet.
Cette facilité apparente contribue à dévaloriser la fonction. Contrairement à un directeur financier ou à un expert data, le communicant voit son travail commenté par tout le monde. Résultat : la communication est souvent perçue comme une compétence universelle plutÎt qu'un métier à part entiÚre.
Le poids d'une réputation historique
Pour Olivier, la communication paie encore aujourd'hui une image héritée des années 1990. à cette époque, elle était souvent associée à l'événementiel, aux relations publiques ou à l'habillage des décisions déjà prises.
MĂȘme si la fonction s'est considĂ©rablement professionnalisĂ©e, cette perception demeure. Le communicant reste parfois vu comme celui qui "fait joli" plutĂŽt que comme celui qui accompagne la stratĂ©gie de l'entreprise.
Le piĂšge du tout-outil
Un autre travers consiste à réduire la communication à ses supports : un site internet, une brochure, une campagne ou un post LinkedIn.
Or, comme le rappelle Olivier CimeliÚre, la communication commence bien avant la production des outils. Elle consiste d'abord à analyser un contexte, comprendre les parties prenantes, identifier les enjeux et construire un récit cohérent. Les outils ne sont que la traduction visible d'une réflexion stratégique beaucoup plus profonde.
Retrouver le sens et le courage
Les intervenants pointent enfin un risque majeur : celui d'une communication devenue standardisée, dictée par les tendances, les algorithmes et la peur de se différencier.
Ă force de reproduire ce qui fonctionne ailleurs, les entreprises finissent par produire les mĂȘmes contenus et les mĂȘmes discours. Pour retrouver sa valeur, la communication devra sans doute renouer avec ce qui fait sa singularitĂ© : la rĂ©flexion, la curiositĂ©, l'audace et le courage de dĂ©fendre des convictions.
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On parle souvent stratégie, contenus ou marques lorsqu'il est question de communication. Plus rarement management. C'est désormais chose faite avec Thibault Leflot, responsable du pÎle communication de la SCP.
De l'OM à Zidane, des expériences hors normes
Avant d'évoluer dans le monde de l'eau, Thibault construit son parcours dans le sport. Il rejoint l'Olympique de Marseille au début de sa carriÚre. Là -bas, il participe à l'organisation des matchs de Ligue des Champions.
AprÚs avoir consacré son mémoire au développement du foot à 5, il provoque sa chance et entre en contact avec les proches de Zinedine Zidane. Il participe alors à l'aventure Z5, les centres de football créés par l'ancien champion du monde.
Construire une marque sans dépendre de son icÎne
Chez Z5, le défi est immense : comment développer une marque forte lorsqu'elle porte le nom de l'une des personnalités les plus connues de la planÚte ?
Pour Thibault, l'enjeu consiste à trouver le bon équilibre. Utiliser la puissance médiatique de Zizou sans rendre la marque dépendante de son image.
Son image est utilisée avec parcimonie, uniquement lors de moments stratégiques. Un principe qui guidera également le développement de Z5.
Au-delà de la légende, Thibault retient le professionnalisme et le niveau d'exigence de Zinedine, soucieux de comprendre précisément comment son image était utilisée dans chacun de ses partenariats.
Le management comme passion
Aujourd'hui à la SCP, Thibault assume pleinement une définition peu commune du métier : il se considÚre autant manager que communicant.
Sa mission ? Permettre à chaque membre de son équipe d'exprimer pleinement son potentiel. Donner de l'autonomie, accompagner la progression des collaborateurs et veiller à ce que chacun passe un maximum de temps dans sa « zone de génie ».
Pour y parvenir, il a mis en place une mĂ©thode simple mais exigeante : des points hebdomadaires individuels, un suivi rĂ©gulier des objectifs et une attention permanente portĂ©e Ă la charge de travail et au bien-ĂȘtre de ses Ă©quipes.
Son rÎle consiste aussi à protéger ses collaborateurs. Savoir ralentir certains projets, prioriser, simplifier et parfois dire non pour préserver l'essentiel.
Le plus beau métier du monde
Lorsqu'on lui demande quel conseil il donnerait à un jeune communicant, Thibault ne cache pas son enthousiasme. Pour lui, la communication est un métier d'avenir avec un impact concret sur la performance des organisations.
La clé réside dans la curiosité, la préparation et la capacité à comprendre les mécanismes qui se cachent derriÚre les messages.
Car ce qu'il aime le plus dans son métier n'est pas seulement la diffusion d'une campagne. C'est tout ce qui précÚde : comprendre les enjeux, analyser une situation, construire une stratégie puis voir un projet prendre vie.
Une vision du métier qui résume parfaitement cet épisode : la communication n'est jamais uniquement une affaire de messages. C'est avant tout une aventure humaine et collective.
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Le responsable communication est partout dans l'entreprise. Pourtant, peu savent réellement ce qu'il fait.
Dans cette deuxiÚme partie* du Décodeur de la Communication, Katia Luccin, responsable communication chez Engie, revient sur un métier aussi essentiel que méconnu.
Un poste au cĆur de l'entreprise
Le responsable communication est Ă la croisĂ©e de nombreux univers : il travaille avec la direction, les mĂ©tiers, les experts, les managers et les Ă©quipes opĂ©rationnelles. Son rĂŽle : crĂ©er du lien entre tous ces acteurs et Ă faire en sorte que chacun avance dans la mĂȘme direction.
Cette position intermédiaire est complexe. Le communicant doit comprendre les enjeux stratégiques de son organisation tout en restant connecté aux réalités du terrain.
Traduire la complexité
Pour Katia, l'une des principales missions du resp com est de rendre accessibles des sujets parfois techniques.
Ănergie, forage, renouvelables, RSE, transformation des processus : tout au long de sa carriĂšre, elle a dĂ» apprendre des mĂ©tiers trĂšs diffĂ©rents afin de pouvoir les expliquer simplement.
Cette capacité d'apprentissage permanent constitue l'une des grandes forces du communicant.
Faire entendre sa voix
Le métier exige également une vraie force de caractÚre. Le responsable communication n'est pas là pour valider mécaniquement les demandes qui lui sont adressées.
Son expertise consiste aussi à questionner, à challenger et parfois à dire non. Non pas par principe, mais parce qu'il est garant de la cohérence des messages, de l'image de l'entreprise et de l'efficacité des actions menées.
Pour ĂȘtre entendu, il doit construire au fil du temps une relation de confiance avec les dirigeants, les experts et l'ensemble de ses interlocuteurs.
L'humain avant les outils
L'intelligence artificielle transforme le quotidien des communicants. Mais pour Katia, l'essentiel restera ailleurs. Comprendre les comportements, accompagner le changement, écouter les résistances, expliquer les décisions : autant de missions qui nécessitent une véritable intelligence humaine. Et derriÚre chaque stratégie, il y a avant tout des femmes et des hommes.
Un métier de passion et de curiosité
Quel conseil donner Ă celles et ceux qui souhaitent devenir responsables communication ?
Ătre curieux de tout. Aller Ă la rencontre des mĂ©tiers. Comprendre les organisations. S'intĂ©resser aux innovations sans oublier les fondamentaux.
Le responsable communication est un professionnel qui apprend en permanence, qui se réinventer, s'attaque aux nouveaux enjeux et crée du sens.
la premiĂšre partie est ici : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/comment-engie-r%C3%A9ussit-sa-transformation-mondiale-katia/id1532638419?i=1000766333898
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On dit souvent que les entreprises ont peur d'embaucher quelqu'un qui ne vient pas du secteur. Une fois n'est pas coutume, je reçois aujourd'hui Thibault Leflot, responsable communication de la SCP, la sociĂ©tĂ© du canal de Provence. Thibault revient sur son arrivĂ©e dans un univers radicalement diffĂ©rent et sur les dĂ©fis passionnants quâil y relĂšve avec succĂšs depuis trois ans.
La SCP, une entreprise stratégique
La SCP joue un rĂŽle fondamental dans la gestion de lâeau dans le midi depuis prĂšs de 70 ans. Mais comme lâexplique Thibault, lâentreprise ne se limite plus, depuis longtemps, au Canal de Provence. PrĂ©sente Ă lâinternational, capable dâintervenir sur des problĂ©matiques hydrauliques au SĂ©nĂ©gal, au Sri Lanka ou encore sur le canal de Panama, la SCP dispose dâexpertises extrĂȘmement pointues dans la gestion de lâeau et lâingĂ©nierie hydraulique.
Repositionner une marque historique
Lorsque Thibault rejoint la SCP, lâun des grands enjeux est clair : mieux expliquer ce quâest rĂ©ellement lâentreprise. DerriĂšre un nom trĂšs rĂ©gional se cache en rĂ©alitĂ© un groupe aux missions bien plus larges. Avec ses Ă©quipes, il engage alors un travail de clarification de la marque. Nouvelle maniĂšre de prĂ©senter les activitĂ©s, Ă©volution du discours, simplification des messages, crĂ©ation dâun film de marque : tout est pensĂ© pour rendre la SCP plus lisible et plus identifiable.
Du Canal de Provence Ă la SCP
DĂ©sormais, la sociĂ©tĂ© s'appelle la SCP. Une maniĂšre dâassumer une dimension nationale et internationale, tout en conservant lâhĂ©ritage historique de la structure. Un exercice menĂ© avec le CODIR et largement accompagnĂ© en communication interne.
Pour rendre comprĂ©hensible son entreprise auprĂšs du grand public, Thibault adopte la mĂ©thode KISS, keep it short and simple, quâil applique aussi bien aux messages quâaux projets.
Le défi du management
Au-delĂ de la communication corporate, cet Ă©pisode parle aussi de management. Ă la tĂȘte dâune Ă©quipe de onze personnes, Thibault se dĂ©finit autant comme manager que comme communicant. Pour lui, la performance dâune direction communication repose avant tout sur lâhumain.
Pour conclure cette premiĂšre partie, mon invitĂ© partage sa vision dâun mĂ©tier en pleine Ă©volution. Selon lui, la communication est un mĂ©tier dâavenir, capable dâavoir un impact trĂšs concret sur le dĂ©veloppement des entreprises et sur la comprĂ©hension des grands enjeux contemporains. Un Ă©change passionnant sur la transformation dâune marque, la gestion dâĂ©quipe et la place stratĂ©gique de la communication dans une entreprise engagĂ©e sur des sujets aussi essentiels que lâeau et le climat.
PS : le film instit de la SCP : https://www.youtube.com/watch?v=74pvLa7pAVM
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Joe La Pompe observe la publicitĂ© depuis plus de vingt-cinq ans. Et depuis tout ce temps, il traque ce que beaucoup prĂ©fĂšrent Ă©viter de regarder : les idĂ©es dĂ©jĂ vues, les copies, les inspirations un peu trop appuyĂ©es. DerriĂšre son pseudonyme et sa cagoule, lâancien concepteur-rĂ©dacteur est devenu une figure incontournable de la culture publicitaire.
Dans cet Ă©pisode du DĂ©codeur de la com, il revient sur la naissance de son blog, devenu une rĂ©fĂ©rence mondiale, mais surtout sur une question essentielle : quâest-ce quâune idĂ©e originale aujourdâhui ?
Copier ou coĂŻncider ?
Joe La Pompe le reconnaĂźt lui-mĂȘme : avec le temps, sa vision du plagiat a Ă©voluĂ©. Au dĂ©part, il pensait quâune publicitĂ© ressemblant Ă une autre relevait forcĂ©ment de la copie. Aujourdâhui, il nuance. Entre hasard, influence inconsciente et vĂ©ritable plagiat, la frontiĂšre est parfois mince.
Mais une chose reste certaine selon lui : dans un mĂ©tier qui prĂ©tend vendre de la crĂ©ativitĂ©, ne pas vĂ©rifier si une idĂ©e a dĂ©jĂ Ă©tĂ© faite est une faute professionnelle. Dâautant plus Ă lâheure oĂč toutes les campagnes du monde sont accessibles en quelques clics.
Une gĂ©nĂ©ration âcopier-collerâ ?
Lâun des passages les plus passionnants de cet Ă©change concerne la nouvelle gĂ©nĂ©ration de crĂ©atifs. Joe La Pompe Ă©voque une Ă©poque oĂč lâoriginalitĂ© Ă©tait un vĂ©ritable graal. DĂ©sormais, il observe une culture du remix permanent, nourrie par les rĂ©seaux sociaux, les templates et les outils automatisĂ©s.
Pour certains jeunes crĂ©atifs, reprendre une idĂ©e dĂ©jĂ vue nâest mĂȘme plus un problĂšme. AprĂšs tout, âsi personne ne lâa vue, pourquoi ne pas la refaire ?â. Une logique que Joe comprend⊠sans forcĂ©ment la cautionner.
La publicité a-t-elle perdu son ùme ?
Au fil de la conversation, Laurent François et Joe La Pompe dressent aussi le portrait dâun mĂ©tier devenu plus corporate, plus standardisĂ©, parfois moins audacieux. Entre pression des awards, peur de choquer, multiplication des contenus et explosion des outils dâIA, la publicitĂ© semble avoir perdu une partie de sa folie crĂ©ative.
Et pourtant, Joe reste optimiste. Chaque jour encore, il dĂ©couvre des campagnes capables de le surprendre. Preuve que tout nâa pas encore Ă©tĂ© inventĂ©.
Le vrai conseil aux jeunes créatifs
Le conseil quâil donne aux Ă©tudiants et aux jeunes talents est simple : osez ĂȘtre diffĂ©rents. Dans un univers oĂč tout le monde finit par se ressembler, la singularitĂ© reste la meilleure arme.
Ne pas copier. Ne pas suivre la mode. Ne pas chercher Ă faire âcomme les autresâ. Mais tenter dâapporter une vision, une personnalitĂ©, une culture. Bref, redevenir crĂ©atif au sens noble du terme.
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Comment se lancer dans le E-commerce ? MâHamed Larbi, alias âMomoâ, spĂ©cialiste du growth et du e-commerce, vous explique tout dans cette archive du DĂ©codeur.
Le e-commerce nâexiste pas sans passion
Momo insiste d'emblĂ©e sur un point essentiel : impossible de construire une marque durable sans passion. DerriĂšre chaque projet qui fonctionne, il y a une vision, des valeurs et une envie sincĂšre dâapporter quelque chose aux gens. Il explique que le consommateur finit toujours par sentir si une marque est sincĂšre⊠ou opportuniste.
La data au service de lâhumain
Growth hacking, customer journey, rétention, cohorte⊠Momo maßtrise parfaitement le langage de la data. Pourtant, il le traduit toujours avec des exemples ultra concrets. Pour lui, analyser des chiffres revient simplement à observer le comportement des gens dans une boutique physique : attirer le regard, faciliter le parcours, donner envie de revenir.
Il raconte notamment comment une marque pour laquelle il travaille a dĂ©tectĂ© un problĂšme produit grĂące Ă lâanalyse des clientes qui ne rachetaient plus. RĂ©sultat : remboursement immĂ©diat, amĂ©lioration du produit et transformation des clientes déçues en vĂ©ritables ambassadrices. Une dĂ©monstration brillante de ce quâest rĂ©ellement une stratĂ©gie de long terme.
Les étapes pour vous lancer dans le E-commerce
Apprendre Ă vendre sur des plateformes comme Vinted, Leboncoin ou eBay
Développer une vraie logique de commerçant
Trouver une passion et défendre une vision
Tester son produit dans la vraie vie
Ăcouter les retours clients et valider son concept
Passer ensuite au e-commerce avec des outils comme Shopify
Utiliser la data pour amĂ©liorer lâexpĂ©rience client
Construire une marque sur le long terme
Fidéliser sa communauté et transformer ses clients en ambassadeurs
Un parcours hors des cases
Mais cet Ă©pisode dĂ©passe largement le simple sujet du e-commerce. Car le parcours de Momo est une leçon Ă lui tout seul. CAP, radio, mĂ©decine, infirmier Ă domicile, entrepreneuriat, startup, growth⊠rien nâĂ©tait Ă©crit dâavance. Et câest justement ce qui rend son tĂ©moignage si puissant.
Ă travers son histoire, il rappelle quâaujourdâhui, les barriĂšres Ă lâentrĂ©e dans les mĂ©tiers du digital et de la communication ont explosĂ©. On peut apprendre partout : sur YouTube, dans les livres, en testant, en se trompant. Lâessentiel reste la curiositĂ©, la rĂ©gularitĂ© et la gĂ©nĂ©rositĂ©.
Et câest peut-ĂȘtre ça, au fond, la grande force de cet Ă©pisode : montrer que derriĂšre la performance, la technologie et les mĂ©triques, les plus belles rĂ©ussites restent profondĂ©ment humaines.
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Aujourd'hui, AgnĂšs de Ribet, directrice de la communication et du marketing de Grant Thornton France, revient sur son parcours. Elle dĂ©voile les coulisses dâun mĂ©tier qui ne se rĂ©sume jamais Ă âfaire de la pubâ.
Faire émerger une marque
Quand AgnĂšs de Ribet rejoint Grant Thornton, cabinet d'audit international aux 2500 collaborateurs en France, l'entreprise communique trĂšs peu. Tout est alors Ă construire. Son ambition ? Faire de la marque un vĂ©ritable levier de diffĂ©renciation dans un secteur pourtant trĂšs normĂ©. Pour elle, la communication ne doit jamais ĂȘtre dĂ©connectĂ©e de la rĂ©alitĂ© de lâentreprise. Une marque forte nâest pas un vernis : câest lâexpression sincĂšre dâune culture interne, dâun ADN et dâune vision portĂ©e collectivement.
Avec son Ă©quipe, elle impose progressivement Grant Thornton lĂ oĂč personne ne lâattend. Audace, agilitĂ©, brand content, sponsoring culturel⊠la stratĂ©gie repose sur une conviction simple : on fait davantage confiance Ă une entreprise connue et incarnĂ©e quâĂ une structure invisible.
Le rĂŽle essentiel du management
Au fil de lâĂ©pisode, AgnĂšs insiste sur un point clĂ© : sans soutien du top management, un directeur de la communication ne peut rien construire durablement. Sa relation avec le prĂ©sident de Grant Thornton repose avant tout sur une vision commune et une confiance mutuelle.
Car chez Grant Thornton, la bienveillance nâest pas un slogan. Câest une pratique quotidienne. Et câest prĂ©cisĂ©ment cette cohĂ©rence entre discours et actes qui, selon AgnĂšs de Ribet, permet de fidĂ©liser les Ă©quipes et de faire grandir une marque.
Les qualités pour réussir dans la communication
Pour rĂ©ussir dans les mĂ©tiers de la communication, AgnĂšs cite plusieurs qualitĂ©s essentielles : savoir Ă©crire, ĂȘtre agile, faire preuve dâhumilité⊠et garder de lâhumour. Un communicant doit savoir sâadapter Ă ses interlocuteurs, comprendre les cultures et accepter que certaines idĂ©es ne soient pas toujours âtime to marketâ.
Mais au-delà des compétences techniques, elle rappelle surtout que la communication reste un métier profondément humain. Un métier stratégique, certes, mais qui exige avant tout de savoir écouter, comprendre et créer du lien.
Enfin, impossible de ne pas sourire lorsquâelle raconte son embauche chez Grant Thornton : passionnĂ©e par les parfums, elle reconnaĂźt immĂ©diatement celui portĂ© par son futur dirigeant pendant lâentretien. Une anecdote savoureuse qui rĂ©sume finalement assez bien son parcours : de lâintuition, de la sensibilité⊠et beaucoup de flair.
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Pendant plusieurs annĂ©es, Gaspard Gantzer a Ă©tĂ© conseiller communication de François Hollande Ă lâĂlysĂ©e. Dans cette premiĂšre archive du DĂ©codeur, enregistrĂ©e en plein Covid, il revient avec sur son parcours, sa vision de la com politique et les mutations du mĂ©tier.
De lâĂlysĂ©e Ă lâagence de communication
Rien ne prĂ©destinait Gaspard Gantzer Ă devenir communicant. FormĂ© Ă Sciences Po puis Ă lâENA, il se destinait davantage Ă une carriĂšre administrative ou politique. Câest Bertrand DelanoĂ« qui lui ouvre les portes de la communication en lui proposant de rejoindre son cabinet Ă la mairie de Paris. Une expĂ©rience fondatrice qui changera totalement sa trajectoire professionnelle.
AprĂšs plusieurs annĂ©es au sommet de lâĂtat, il dĂ©cide en 2017 de quitter la politique pour entreprendre. Il crĂ©e alors sa propre structure, aujourdâhui baptisĂ©e Gantzer, spĂ©cialisĂ©e dans la communication des dirigeants et la gestion de crise.
La com politique est indispensable à la démocratie
Loin des clichĂ©s du âcoup de comâ, Gaspard Gantzer dĂ©fend une vision particuliĂšrement noble de la communication politique. Pour lui, elle est avant tout un lien entre les citoyens et leurs dirigeants. Dans une dĂ©mocratie, explique-t-il, on ne gouverne pas par la peur mais par la confiance. Et cette confiance passe nĂ©cessairement par les mots, les messages et les rĂ©cits.
Selon lui, le plus grand communicant politique reste le général de Gaulle.
La crise du Covid, un révélateur des forces et faiblesses de la com publique
Interrogé sur la gestion du Covid, Gaspard livre une analyse nuancée. Il salue la force du premier discours présidentiel de mars 2020, capable de faire comprendre immédiatement aux Français la gravité de la situation. Mais il reconnaßt également que le manque de transparence sur les masques, les tests ou les vaccins a progressivement fragilisé la confiance.
Un regard particuliĂšrement intĂ©ressant venant dâun homme qui a lui-mĂȘme vĂ©cu la communication de crise au plus haut niveau de lâĂtat, notamment pendant les attentats qui ont marquĂ© le quinquennat Hollande.
Com politique et com corporate : mĂȘmes combats ?
Les frontiĂšres sont aujourdâhui beaucoup plus poreuses quâavant. RĂ©seaux sociaux, crises permanentes, image des dirigeants, personal branding⊠les enjeux se ressemblent de plus en plus.
Il insiste notamment sur lâimportance de lâauthenticitĂ©. Impossible, selon lui, de construire artificiellement un personnage. Un dirigeant doit assumer ce quâil est rĂ©ellement, ses passions, sa personnalitĂ©, ses convictions. Câest cette cohĂ©rence qui crĂ©e une image forte et crĂ©dible.
Les conseils dâun communicant aux jeunes gĂ©nĂ©rations
Enfin, Gaspard adresse plusieurs conseils aux jeunes qui souhaitent travailler dans la communication. Pour lui, ce secteur reste un formidable terrain de crĂ©ativitĂ© et dâopportunitĂ©s. Stages, curiositĂ©, culture gĂ©nĂ©rale, travail collectif et prise de risques : voilĂ les ingrĂ©dients essentiels pour rĂ©ussir dans un univers en perpĂ©tuelle mutation.
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La pub, câĂ©tait mieux avant ? DerriĂšre cette question provoc, Jacques SĂ©guĂ©la, Mercedes Erra, Nicolas Bordas, Olivier Altmann, Catherine Michaud et Richard Gotainer racontent comment la publicitĂ© a changĂ© et ce quâelle a perdu en route.
đ€ J'aimerais que vous aussi vous me disiez si, selon vous, la pub, c'Ă©tait mieux avant. Envoyez-moi un whatsapp vocal de 2/3 minutes au 06 25 85 17 80 svp.
LâĂąge dâor des annĂ©es 80
Pour Jacques SĂ©guĂ©la, les annĂ©es 80 Ă©taient celles du courage. Le courage des annonceurs, capables de valider des idĂ©es folles, et celui des crĂ©atifs, qui repoussaient les limites de la communication. Ă lâĂ©poque, les publicitaires parlaient directement aux dirigeants dâentreprise. Les dĂ©cisions Ă©taient rapides, sans une ribambelle d'interlocuteurs.
Mercedes Erra partage ce constat. Elle Ă©voque une Ă©poque oĂč la communication Ă©tait considĂ©rĂ©e comme stratĂ©gique et essentielle. Aujourdâhui, elle regrette des briefs dĂ©connectĂ©s des rĂ©alitĂ©s business et appelle Ă revenir aux fondamentaux : comprendre un produit, son prix, son goĂ»t, son histoire, avant mĂȘme de chercher une idĂ©e crĂ©ative.
Des mĂ©tiers qui font encore rĂȘver
Mais contrairement aux idĂ©es reçues, Olivier Altmann refuse le clichĂ© dâun mĂ©tier devenu sans saveur. Oui, les conditions de travail ont changĂ©. Oui, les agences ont subi les crises Ă©conomiques. Pourtant, les jeunes continuent de vouloir faire ce mĂ©tier.
Ce qui a changĂ©, selon lui, câest surtout le rythme. Les campagnes se fabriquent dĂ©sormais dans lâurgence. Les carriĂšres sont moins fulgurantes. Mais lâenvie de trouver des idĂ©es, elle, reste intacte. Et câest peut-ĂȘtre lĂ le vĂ©ritable moteur du mĂ©tier.
Le retour nécessaire du courage
Catherine Michaud et Nicolas Bordas insistent tous les deux sur une valeur devenue rare : lâaudace. La pub actuelle leur semble parfois trop prudente, trop normĂ©e, trop interchangeable. Elle prend lâexemple des campagnes automobiles, devenues tellement similaires quâon pourrait Ă©changer les marques sans que personne ne sâen rende compte.
Pour Nicolas Bordas, la solution tient en un mot : disruption. Non pas la rupture gratuite, mais la capacité à casser une convention pour créer quelque chose de nouveau. Il rappelle aussi que ce métier repose sur trois qualités fondamentales : la curiosité, la créativité et le courage.
L'idée, le fondement
La conclusion de l'épisode se veut positive : Richard Gotainer défend la publicité simple au sens noble du terme. Une publicité qui ne cherche pas à compliquer le message mais à créer une connexion immédiate avec les gens.
Puis Jacques SĂ©guĂ©la termine sur une formule dont lui seul a le secret. Face Ă lâintelligence artificielle, il rappelle quâune machine peut produire des donnĂ©es⊠mais pas une idĂ©e. âQuand la neige fond, un annonceur rĂ©pond que cela donne de lâeau. Un crĂ©atif rĂ©pond que c'est le printemps.â
Je compte sur vous, chers auditeurs, pour m'envoyer votre réponse par whatsapp vocal à la question : la pub, c'était mieux avant ?
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Responsable communication chez Engie, Katia Luccin est au cĆur du rĂ©acteur de la transformation d'Engie, le gĂ©ant de l'Ă©nergie. Dans cette premiĂšre partie, elle nous embarque dans un terrain de jeu vertigineux : accompagner la transformation dâun groupe prĂ©sent dans 30 pays. Un rĂŽle oĂč la communication est un levier stratĂ©gique.
Comprendre avant de communiquer
Avant de parler, il faut comprendre. Chez Engie, comprendre signifie sâapproprier une machine complexe : mĂ©tiers industriels, enjeux Ă©nergĂ©tiques, processus internationaux. Katia le rappelle : le communicant est, entre autres, un passeur capable de rendre intelligible ce qui ne lâest pas au premier regard.
La communication au cĆur du changement
Le programme GET (Global Enterprise Transformation) vise Ă harmoniser les pratiques du groupe Ă lâĂ©chelle mondiale. DerriĂšre cet objectif, un dĂ©fi colossal : faire travailler ensemble des Ă©quipes issues de cultures, dâhistoires et de mĂ©thodes diffĂ©rentes.
La communication nâintervient pas en bout de chaĂźne. Elle est un outil dâaccompagnement, presque un levier dâadhĂ©sion. Expliquer, rassurer, embarquer : voilĂ le triptyque.Cartographier pour mieux adresser
Premier réflexe : identifier les parties prenantes. Qui sont-elles ? Quels sont leurs enjeux ? Le rÎle de Katia consiste à construire des dispositifs adaptés à chaque public.
Un plan de communication global est dĂ©fini, mais il doit ĂȘtre ajustĂ© localement. Car ce qui fonctionne en France ne fonctionne pas forcĂ©ment au Moyen-Orient ou en AmĂ©rique du Sud.Sâadapter sans perdre le cap
Câest lĂ toute la subtilitĂ© du mĂ©tier : trouver lâĂ©quilibre entre cohĂ©rence globale et adaptation locale. Fournir des outils, des kits, des messages⊠tout en laissant la place aux spĂ©cificitĂ©s culturelles.
La communication devient agile, presque vivante. Elle évolue au rythme des pays, des équipes et des résistances rencontrées.
Dans cette premiĂšre partie avec Katia, une chose est claire : la communication nâest pas un vernis. C'est un moteur. Chez Engie, elle accompagne la transformation en profondeur, au plus prĂšs des Ă©quipes. Et rĂ©vĂšle un mĂ©tier exigeant, stratĂ©gique⊠et profondĂ©ment humain.đ€Pour dĂ©couvrir l'agence Maverick : https://agence-maverick.com/clients/digital-publicite-print
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Thibault Leflot dirige aujourd'hui le service communication de la SCP. Il revient sur son expérience dans la communication et le marketing sportif, notamment à l'Olympique de Marseille puis avec un certain ZZ, à savoir le grand Zinédine Zidane. Oui, oui, vous avez bien lu.
Un rĂȘve de communicant devenu rĂ©alitĂ©
Entrer Ă lâOlympique de Marseille quand on aime le football relĂšve du fantasme. Pour Thibault Leflot, ce rĂȘve devient rĂ©alitĂ© presque par accident⊠ou plutĂŽt grĂące Ă une opportunitĂ© provoquĂ©e. Parti dâun stage en marketing sportif, il saisit sa chance jusquâĂ intĂ©grer lâOM en pleine Ligue des Champions. Coordination des matchs, immersion dans lâintensitĂ© du haut niveau : une Ă©cole de la rigueur et de lâĂ©vĂ©nementiel grandeur nature.
Provoquer la chance, encore et toujours
Ce fil conducteur ne le quittera jamais. Son mĂ©moire sur le foot Ă cinq devient un vĂ©ritable levier professionnel. En identifiant une opportunitĂ© liĂ©e Ă Zinedine Zidane, il force la rencontre et transforme une expertise acadĂ©mique en carriĂšre. RĂ©sultat : plusieurs annĂ©es au cĆur du projet Z5, entre marketing, communication et dĂ©veloppement. Une dĂ©monstration concrĂšte que la curiositĂ© et lâaudace peuvent ouvrir des portes inattendues.
Zidane, une leçon de communication
Travailler avec une icĂŽne comme Zidane impose une rĂ©flexion stratĂ©gique rare. Contrairement Ă ce que lâon pourrait croire, tout miser sur une star serait une erreur. Thibault Leflot lâexplique : la force de Zidane rĂ©side dans la raretĂ© de son image. Il faut donc lâutiliser avec parcimonie, sur des temps forts, pour construire une marque autonome. DerriĂšre cette approche, une vision exigeante de la communication, oĂč chaque prise de parole est pensĂ©e et maĂźtrisĂ©e.
De la communication à la culture managériale
Aujourdâhui Ă la SCP, le dĂ©fi change de nature. Moins centrĂ© sur lâimage, davantage sur lâhumain. Thibault Leflot revendique une posture de manager autant que de communicant : aligner les Ă©quipes, donner du sens, permettre Ă chacun dâexprimer sa âzone de gĂ©nieâ. Une Ă©volution logique qui rappelle que la communication ne se limite pas aux messages, mais sâincarne aussi dans lâorganisation et le leadership.
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Laurent FRANCOIS, papa de l'agence Maverick & du Décodeur de la com
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