Episodes

  • Impossible de parler de la MaĂŻf sans Ă©voquer sa signature d'assureur militant. CĂ©cile Ribour, directrice de la communication depuis 2018, incarne pleinement cette posture. Dans cet Ă©pisode, elle revient sur l’ADN de l'entreprise, hĂ©ritĂ©e des instituteurs fondateurs, et sur l’engagement de l’entreprise en faveur de l’impact environnemental et sociĂ©tal.

    Engagé pour l'environnement

    La MaĂŻf a mis en place un dispositif inĂ©dit : le dividende Ă©cologique. Il reverse 10 % du rĂ©sultat Ă  des projets d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. Un engagement tangible, local, loin du greenwashing.

    Une maison Ă  mission, pas une posture

    Depuis 2020, la MaĂŻf est devenue sociĂ©tĂ© Ă  mission. Un travail de fond, amorcĂ© bien en amont, que CĂ©cile a pilotĂ© pendant un an et demi. Pas de tagline creuse ici, mais une raison d’ĂȘtre nourrie par l’histoire de la marque et par la rĂ©alitĂ© du terrain. “On a d’abord vĂ©rifiĂ© qu’on faisait ce qu’on disait”, explique-t-elle. Chaque mot a Ă©tĂ© pesĂ©, chaque engagement traduit en indicateurs concrets.

    Une direction com de 130 personnes

    Avec une Ă©quipe de 130 personnes couvrant tous les mĂ©tiers – du studio crĂ©a aux Ă©vĂ©nements mutualistes – la direction de la communication de la MaĂŻf est une PME Ă  elle seule. Le choix stratĂ©gique : internaliser un maximum de compĂ©tences. L’enjeu : ne pas tourner en rond, continuer Ă  se challenger. CĂ©cile l’assume pleinement : “On est une agence intĂ©grĂ©e. Et on se confronte aussi Ă  l’extĂ©rieur, avec des agences partenaires pour se remettre en question.”

    Du sens, pas seulement des outils

    Dans un mĂ©tier oĂč l’IA, les KPIs et la data ont pris une place considĂ©rable, CĂ©cile dĂ©fend une vision exigeante de la communication. “Notre job, c’est de rĂ©flĂ©chir, de crĂ©er des ponts entre stratĂ©gie, image et impact.” Un plaidoyer pour une com’ de sens, portĂ©e par une culture d’entreprise trĂšs forte.

    Un mĂ©tier d’intellectuel, pas d’exĂ©cutant

    Le message est clair pour les jeunes communicants : cultivez votre curiositĂ©, votre capacitĂ© d’analyse, votre culture gĂ©nĂ©rale. “Ce mĂ©tier est un mĂ©tier d’intellectuel”, rappelle CĂ©cile. Une belle leçon de transmission pour celles et ceux qui voient la communication comme un levier d’action, pas un simple habillage.

    Et puis, nous avons abordé Cécile et moi d'autres sujets essentiels comme la com interne, la différence entre l'agence et l'annonceur, ses craintes lorsqu'elle a pris son poste, etc.

    Un épisode riche, trÚs riche, et passionnant grùce à une invitée de marque. Et trÚs cool. What else ?

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  • Une crise sanitaire impliquant des nourrissons, une ONG qui diffuse des informations erronĂ©es, une pression mĂ©diatique immĂ©diate
 Pour ce Best Of du DĂ©codeur de la com, Magali Lafleur, dircom de la Fnil, revient sur la premiĂšre grande crise qui a marquĂ© sa carriĂšre. Un Ă©pisode riche d'enseignements sur le rĂŽle stratĂ©gique des communicants lorsque tout s'accĂ©lĂšre.

    Réagir sans attendre

    Pour Magali, la premiÚre rÚgle est simple : en communication de crise, chaque minute compte. DÚs les premiÚres alertes, une cellule de crise est constituée autour d'experts scientifiques, des affaires publiques, d'une porte-parole et de la communication. L'objectif est clair : suspendre toutes les autres activités pour se consacrer entiÚrement à la gestion de la situation.

    Comprendre avant de communiquer

    Avant de prendre la parole, encore faut-il connaĂźtre prĂ©cisĂ©ment les faits. La premiĂšre question posĂ©e par la communicante est sans dĂ©tour : les entreprises sont-elles rĂ©ellement en faute ? Une fois la rĂ©ponse obtenue et les vĂ©rifications effectuĂ©es auprĂšs de toutes les marques concernĂ©es, la stratĂ©gie peut ĂȘtre dĂ©finie avec sĂ©rĂ©nitĂ©. Car une crise ne se gĂšre pas de la mĂȘme maniĂšre selon que l'on est responsable
 ou non.

    Un message simple vaut mieux qu'un long discours

    Face Ă  un sujet extrĂȘmement technique, la tentation est grande d'entrer dans les dĂ©tails. Magali dĂ©fend l'approche inverse : construire un message clair, comprĂ©hensible et rassurant. Cette simplicitĂ© permet de rĂ©pondre rapidement aux mĂ©dias sans alimenter le doute ni ouvrir de nouvelles polĂ©miques.

    Le porte-parole, un acteur décisif

    Des éléments de langage efficaces ne suffisent pas. Encore faut-il une personne capable de les porter avec calme et conviction. La porte-parole choisie possÚde à la fois une solide expertise scientifique et une vraie culture de la communication. Une combinaison rare qui contribue largement à désamorcer la crise et à rétablir la confiance auprÚs des médias et du grand public.

    Les trois qualités d'un communicant de crise

    Avec le recul, Magali résume son expérience en trois mots : rapidité, confiance et sang-froid. Réagir vite, éviter de multiplier les avis contradictoires et garder suffisamment de distance émotionnelle pour prendre les bonnes décisions. Parce qu'en communication de crise, le calme est souvent la meilleure arme.

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  • « C'est de la com. » Combien de fois cette phrase a-t-elle Ă©tĂ© prononcĂ©e avec une moue de mĂ©pris ? Pour Fred Fougerat, communicant reconnu et auteur de neuf ouvrages, cette expression est bien plus qu'une formule agaçante : elle rĂ©sume Ă  elle seule l'incomprĂ©hension dont souffre encore la communication.

    Dans son dernier livre, C'est de la com !, Frédéric démonte une soixantaine d'idées reçues qui collent à la peau des communicants. Et le constat est sans appel : notre métier reste mal connu, souvent caricaturé et trop rarement reconnu pour ce qu'il est réellement.

    Pour acheter le 9e livre de Fred : https://www.fnac.com/a21839009/Frederic-Fougerat-C-est-de-la-com

    La communication n'est pas une dépense

    Premier cliché passé au crible : la communication coûterait cher. Pour Frédéric Fougerat, c'est tout l'inverse. Une communication bien pensée est un investissement. Elle crée de la valeur, développe la réputation, accompagne les transformations et contribue directement à la performance des organisations. La communication n'est coûteuse que lorsqu'elle est inutile ou déconnectée des objectifs qu'elle est censée servir.

    Le piÚge du « j'aime / j'aime pas »

    Autre travers frĂ©quent : juger une action de communication Ă  travers ses goĂ»ts personnels. Or, rappelle FrĂ©dĂ©ric Fougerat, la communication n'a pas vocation Ă  plaire aux communicants ni aux dirigeants. Son objectif est d'ĂȘtre efficace.

    Un logo, une campagne ou une identitĂ© visuelle ne doivent pas ĂȘtre Ă©valuĂ©s selon des critĂšres affectifs, mais selon leur capacitĂ© Ă  rĂ©pondre Ă  une stratĂ©gie et Ă  atteindre un objectif.

    La communication est un métier

    « Tout le monde peut faire de la communication » est probablement l'idée reçue qui agace le plus l'auteur. Certes, chacun peut avoir un avis. Mais avoir un avis ne signifie pas posséder une expertise.

    Comme n'importe quelle profession, la communication nécessite des compétences, de l'expérience, du discernement et une véritable capacité à prendre des décisions.

    L'éthique comme boussole

    Relations presse, communication de crise, communication interne, communication financiĂšre ou influence : derriĂšre chaque discipline se cache une mĂȘme exigence. Celle du professionnalisme.

    Pour Frédéric Fougerat, l'éthique ne relÚve pas du discours. Elle se traduit dans les pratiques quotidiennes, dans le respect des journalistes, dans la cohérence entre les paroles et les actes, mais aussi dans l'attention portée aux détails.

    Défendre la communication

    Au fond, ce livre est un plaidoyer. Un plaidoyer pour un métier souvent critiqué mais pourtant indispensable au fonctionnement des entreprises, des institutions et de la démocratie.

    Parce qu'avant d'ĂȘtre « de la com », la communication est avant tout un travail d'Ă©coute, de stratĂ©gie, de pĂ©dagogie et d'engagement.

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  • La communication est un mĂ©tier qui parle Ă  tout le monde. Pourtant, ceux qui la pratiquent ne reflĂštent pas toujours la diversitĂ© de la sociĂ©tĂ©. Dans cet Ă©pisode, enregistrĂ© en 2022, Nadjet Boubekeur et Fawaz Mamah partagent leur expĂ©rience et proposent des pistes pour faire Ă©voluer les choses. Depuis, est-ce que les choses ont changĂ© ? Euh, ben, non...

    Un manque de représentation encore visible

    Pour Nadjet Boubekeur, le constat est sans appel : en plus de vingt ans de carriĂšre dans les relations presse, les professionnels issus de la diversitĂ© rencontrĂ©s Ă  des postes Ă  responsabilitĂ© se comptent sur les doigts d’une main. Une situation qui ne relĂšve pas seulement du recrutement, mais aussi de l’accĂšs Ă  l’information et aux opportunitĂ©s.

    Le poids des parcours et des déterminismes

    Pourquoi si peu de diversitĂ© dans la communication ? Pour les deux invitĂ©s, une partie de la rĂ©ponse se trouve dans l’orientation scolaire et les reprĂ©sentations. Beaucoup de jeunes ne connaissent tout simplement pas ces mĂ©tiers. D’autres n’osent pas s’y projeter, faute de modĂšles auxquels s’identifier. Quand personne autour de soi n’a empruntĂ© ce chemin, il devient plus difficile d’imaginer qu’il est accessible.

    La communication peut changer les regards

    Fawaz Mamah rappelle que la communication elle-mĂȘme possĂšde un pouvoir considĂ©rable. Une campagne publicitaire, un visuel ou un rĂ©cit peuvent modifier la perception que les jeunes ont de leur avenir. Montrer davantage de profils diversifiĂ©s dans des rĂŽles de dirigeants, d’experts ou d’entrepreneurs contribue Ă  Ă©largir le champ des possibles.

    RÎle modÚle, réseau et transmission

    Les deux invitĂ©s insistent sur l’importance des rĂŽles modĂšles. Voir quelqu’un qui nous ressemble rĂ©ussir permet de se projeter. Ils dĂ©fendent Ă©galement l’idĂ©e de crĂ©er davantage de passerelles entre professionnels et jeunes talents afin de partager les rĂ©seaux, les conseils et les opportunitĂ©s.

    Oser et persévérer

    Au-delĂ  des obstacles, Nadjet et Fawaz dĂ©livrent un message rĂ©solument optimiste. Les mĂ©tiers de la communication sont accessibles Ă  celles et ceux qui s’y intĂ©ressent, cherchent l’information et font preuve de persĂ©vĂ©rance. Leur conseil est simple : ne pas s’autocensurer. Oser demander, oser candidater, oser se rendre visible. Car souvent, le premier pas est dĂ©jĂ  une victoire.

    La diversitĂ© n’est pas seulement une question de reprĂ©sentation. C’est aussi une richesse pour les entreprises, qui gagnent Ă  multiplier les points de vue, les expĂ©riences et les parcours. Une communication plus diverse est, finalement, une communication plus juste et plus proche du rĂ©el.

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  • Peut-on ĂȘtre pleinement soi-mĂȘme au travail ? Pour Agathe Weil, la rĂ©ponse est Ă©vidente aujourd'hui. Mais cela n'a pas toujours Ă©tĂ© le cas.

    Dans cet épisode du Décodeur, elle revient avec sincérité sur son parcours, son rapport à la différence et l'importance des rÎles modÚles en entreprise.

    Le jour oĂč tout a basculĂ©

    Le déclic survient il y a une quinzaine d'années, lors d'un déplacement professionnel au Texas. Au cours d'un dßner, Agathe réalise qu'elle passe son temps à contourner les questions personnelles pour éviter de révéler qu'elle partage sa vie avec une femme.

    Le soir mĂȘme, seule dans sa chambre d'hĂŽtel, elle s'effondre. Cette situation lui apparaĂźt soudain insupportable. Pourquoi consacrer autant d'Ă©nergie Ă  cacher une partie de soi ?

    Le lendemain, elle prend une décision qui changera sa vie : ne plus se cacher.

    Les petites discriminations du quotidien

    Agathe n'a jamais subi de discrimination frontale dans sa carriÚre. En revanche, elle évoque ces innombrables micro-agressions qui, mises bout à bout, finissent par peser.

    Une remarque maladroite. Un formulaire qui ne prévoit qu'un conjoint masculin. Une surprise affichée lorsqu'elle évoque sa compagne.

    Rien de dramatique pris isolément. Mais une accumulation qui rappelle constamment que certaines situations restent considérées comme "hors norme".

    L'importance des rĂŽles modĂšles

    L'absence de représentation a longtemps été un sujet pour Agathe. Adolescente, elle ne voyait personne qui lui ressemblait dans les films, les médias ou le monde professionnel.

    C'est précisément pour cette raison qu'elle s'engage aujourd'hui comme rÎle modÚle auprÚs de l'Autre Cercle.

    Son objectif est simple : montrer qu'il est possible d'ĂȘtre soi-mĂȘme, d'exercer des responsabilitĂ©s importantes et de rĂ©ussir sa carriĂšre sans renoncer Ă  son identitĂ©.

    Comme elle le rĂ©sume avec une formule forte : « On ne peut pas ĂȘtre ce qu'on ne montre pas. »

    CrĂ©er des environnements oĂč chacun trouve sa place

    Agathe souligne également le rÎle déterminant de l'entreprise et des managers. Elle rend notamment hommage à Frédéric Fougerat, son directeur de la communication, qui a toujours créé un environnement de travail ouvert et protecteur.

    Car l'inclusion ne repose pas uniquement sur les personnes concernĂ©es. Elle dĂ©pend aussi de la capacitĂ© des organisations Ă  permettre Ă  chacun d'ĂȘtre lui-mĂȘme sans crainte.

    Au fond, le sujet dépasse largement les questions d'orientation sexuelle. Il touche à quelque chose d'universel : la possibilité d'exister pleinement dans son environnement professionnel.

    Et peut-ĂȘtre est-ce lĂ  la mission la plus importante d'un rĂŽle modĂšle : ouvrir la voie pour ceux qui hĂ©sitent encore Ă  emprunter le chemin.

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  • Les relations presse sont souvent perçues comme un art. Dans cet Ă©pisode, Nadjet Boubekeur dĂ©montre qu'elles reposent sur une mĂ©thode, de la prĂ©paration et beaucoup de bon sens. Forte de son expĂ©rience, elle partage une feuille de route claire pour construire une stratĂ©gie RP efficace et durable.

    Les 10 étapes clés des relations presse

    S'appuyer sur les experts internes

    Créer une relation avec les journalistes avant d'avoir besoin d'eux

    Définir une véritable intention de communication

    Rédiger un communiqué de presse percutant, court, structuré et enrichi de verbatims

    Entretenir son fichier presse et assurer un suivi personnalisé, avec relances et échanges ciblés

    Choisir le bon média en fonction de la cible visée

    Penser digital

    Faire preuve de persévérance et retravailler son angle lorsqu'un sujet ne trouve pas immédiatement son public

    Faire systématiquement relire ses contenus

    Rester honnĂȘte, mĂȘme en pĂ©riode de crise

    La relation avant l'information

    L'une des idĂ©es fortes de Nadjet est qu'un journaliste ne se contacte pas uniquement lorsqu'un communiquĂ© est prĂȘt Ă  partir. Les meilleures collaborations se construisent dans la durĂ©e, grĂące Ă  des Ă©changes rĂ©guliers qui instaurent confiance et rĂ©ciprocitĂ©. Lorsqu'une actualitĂ© survient, cette relation prĂ©existante fait toute la diffĂ©rence.

    Penser comme le journaliste

    Pour espĂ©rer ĂȘtre repris, il faut sortir de sa logique d'entreprise et se demander ce qui intĂ©ressera rĂ©ellement les lecteurs ou les auditeurs. Un bon sujet n'est pas une publicitĂ© dĂ©guisĂ©e : c'est une information utile, originale ou porteuse d'enjeux pour le public.

    L'angle fait souvent le succĂšs

    Un refus n'est pas forcément synonyme de mauvais sujet. Il peut simplement révéler un problÚme d'angle ou de présentation. Reformuler son histoire, la rendre plus concrÚte ou plus proche des préoccupations des citoyens permet souvent de transformer un échec en opportunité médiatique.

    L'humilité comme meilleure alliée

    Enfin, l'épisode rappelle une rÚgle essentielle : dans les relations presse, la transparence paie toujours davantage que la dissimulation. En cas de difficulté ou de crise, reconnaßtre ses erreurs, apporter des preuves et répondre rapidement renforce la confiance des journalistes et protÚge durablement la réputation de l'organisation.

    Plus qu'une recette miracle, Nadjet livre ici une méthode de travail solide. Dix étapes simples, applicables par tous les communicants, qui rappellent qu'en matiÚre de relations médias, la qualité de la relation humaine reste fondamentale.

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  • Seconde partie d'Ă©pisode en compagnie de Virginie Debuisson, Olivier CimeliĂšre et Mathieu Pimort.

    Nous analysons encore les raisons du mépris du métier de communicant en entreprise.

    La 1Ăšre partie : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/1-2-pourquoi-la-communication-est-elle-m%C3%A9pris%C3%A9e-virginie/id1532638419?i=1000771488124

    Le piĂšge du court terme

    Pour Virginie, le problÚme est simple : la communication est encore trop souvent évaluée avec les mauvais indicateurs.

    Beaucoup de dirigeants cherchent un ROI immĂ©diat.. Un passage Ă  la tĂ©lĂ©, un article dans la presse ou une campagne doivent, selon eux, gĂ©nĂ©rer instantanĂ©ment du chiffre d’affaires. Une vision rĂ©ductrice qui ignore la vĂ©ritable nature de la communication : construire une rĂ©putation, renforcer une marque, crĂ©er de la confiance. Autant d’actifs qui se dĂ©veloppent sur le temps long.

    Les communicants, sentinelles des crises

    Pour Olivier, la crise illustre parfaitement le manque de considération accordé aux professionnels de la communication.

    Les signaux faibles existent presque toujours avant qu’une crise n’éclate. Pourtant, les alertes des communicants restent souvent ignorĂ©es jusqu’au moment oĂč la situation devient incontrĂŽlable.

    Le paradoxe est cruel : tant que tout va bien, leur expertise est minimisĂ©e. Mais lorsque l’incendie se dĂ©clare, tout le monde se tourne vers eux pour trouver une solution.

    Communication et business : le grand malentendu

    Mathieu pointe une autre difficulté : la confusion persistante entre marketing et communication.

    Le marketing vise directement l’acquisition commerciale. La communication, elle, travaille l’image, la notoriĂ©tĂ©, la culture et la perception d’une organisation.

    OĂč sont passĂ©es les "role-models" de la com ?

    Autre constat partagé : la disparition progressive des figures inspirantes du secteur.

    Mes invitĂ©s regrettent une Ă©poque oĂč des professionnels expĂ©rimentĂ©s partageaient davantage leurs analyses, leurs convictions et leurs dĂ©saccords. Pour retrouver sa place, la communication doit peut-ĂȘtre retrouver des personnalitĂ©s capables de bousculer les idĂ©es reçues et d’assumer des positions fortes.

    Une profession qui doit retrouver sa voix

    Malgré les critiques, mes 3 invités restent profondément optimistes.

    Pour Virginie, l’explosion des technologies et de l’intelligence artificielle reprĂ©sente une formidable opportunitĂ© pour les communicants capables d’aider les marques Ă  Ă©merger dans un environnement saturĂ©.

    Pour Olivier, la communication demeure l’un des mĂ©tiers les plus passionnants qui soient, parce qu’il permet de comprendre toutes les facettes de l’entreprise.

    Et pour Mathieu , la reconnaissance passera par une meilleure démonstration de la valeur économique de la communication.

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  • Episode hommage aujourd'hui. Arnaud Le MĂ©rour, alors directeur de la marque, de la communication et du marketing de Rennes School of Business, partageait bien plus qu'une vision du mĂ©tier. Avec sincĂ©ritĂ©, gĂ©nĂ©rositĂ© et profondeur, il livrait une vĂ©ritable philosophie de la communication. Une pensĂ©e pour sa famille, ses proches et ses anciens collĂšgues de RSB.

    Porter une marque, porter une vision

    À la tĂȘte d'une Ă©quipe de communication particuliĂšrement Ă©toffĂ©e, Arnaud ne rĂ©duisait jamais son rĂŽle Ă  celui d'un gestionnaire de campagnes. Pour lui, communiquer consistait avant tout Ă  faire vivre une marque, lui donner une Ăąme, une personnalitĂ© et une cohĂ©rence.

    À Rennes School of Business, cette mission passait par une conviction forte : la diffĂ©renciation. Dans un univers des grandes Ă©coles souvent perçu comme uniforme, il dĂ©fendait avec fiertĂ© l'identitĂ© singuliĂšre de son Ă©tablissement, son ouverture internationale, son ancrage territorial et sa capacitĂ© Ă  sortir des sentiers battus.

    DerriÚre chaque campagne, chaque prise de parole, chaque message, il cherchait à faire émerger une vision claire et authentique.

    La créativité comme état d'esprit

    Ce qui frappe dans cet échange, c'est la place centrale qu'Arnaud accordait à la créativité. Pour lui, une bonne idée n'était jamais le fruit du hasard. Elle naissait de la curiosité, de l'observation, de l'accumulation de connaissances mais aussi de la capacité à oublier les certitudes pour laisser émerger quelque chose de nouveau.

    Sa dĂ©finition de la crĂ©ativitĂ© dĂ©passe largement le cadre de la communication. Elle touche Ă  la maniĂšre d'ĂȘtre au monde : observer, Ă©couter, ressentir et rester ouvert Ă  l'inattendu.

    Cette vision explique sans doute pourquoi il considĂ©rait la communication comme un mĂ©tier profondĂ©ment vivant, un terrain d'expression oĂč l'on peut donner corps Ă  des idĂ©es, des projets et des ambitions.

    Un manager profondément humain

    Au fil de l'entretien apparaßt également une autre facette d'Arnaud : celle du manager.

    À la tĂȘte d'une Ă©quipe de dix-huit personnes, il parlait moins de process que de confiance, moins d'organisation que de bien-ĂȘtre. Il Ă©tait convaincu qu'aucune crĂ©ativitĂ© durable ne pouvait naĂźtre dans un environnement qui ne favorise pas l'Ă©panouissement des collaborateurs.

    Son rĂŽle, disait-il, consistait avant tout Ă  transmettre de l'enthousiasme. Une phrase simple, mais qui rĂ©sume parfaitement sa maniĂšre d'envisager le management : accompagner, encourager et permettre Ă  chacun de rĂ©vĂ©ler le meilleur de lui-mĂȘme.

    Le métier de communicant comme transmission

    Peut-ĂȘtre est-ce lĂ  l'idĂ©e la plus forte de cet Ă©pisode. Arnaud ne se dĂ©finissait ni comme un expert ni comme un sachant. Il se voyait comme un passeur. Un passeur d'informations, un passeur d'Ă©nergie, un passeur d'idĂ©es.

    Cette humilité, associée à une immense curiosité intellectuelle, transparaßt dans chacune de ses réponses. Elle explique aussi pourquoi son témoignage conserve aujourd'hui toute sa force.

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  • À 26 ans, Bryan Coukan pilote la communication de plusieurs entreprises rĂ©unies au sein d'une holding Ă  La RĂ©union. HĂŽtellerie, formation, sĂ©curitĂ© incendie, bureau d'Ă©tudes
 des activitĂ©s trĂšs diffĂ©rentes qui l'obligent Ă  jongler en permanence entre stratĂ©gie, organisation et opĂ©rationnel. Dans cet Ă©pisode, Bryan revient partage une vision dĂ©jĂ  mature de son mĂ©tier.

    Gérer plusieurs marques sans se disperser

    Comment communiquer efficacement lorsque l'on doit accompagner plusieurs entreprises à la fois ? Pour Bryan, la réponse tient en un mot : l'organisation. Face à la diversité des activités qu'il accompagne, le communicant a mis en place des processus simples mais rigoureux. Chaque journée débute par l'identification des urgences et la priorisation des sujets. Une méthode indispensable lorsque les ressources sont limitées et que les demandes se multiplient.

    Son objectif : éviter de subir l'actualité et conserver du temps pour les actions à forte valeur ajoutée.

    La confiance, moteur de la communication

    Au cƓur de son quotidien se trouve Ă©galement une relation essentielle : celle qu'il entretient avec Vincent, dirigeant de la holding.

    DĂšs leur rencontre, les deux hommes partagent une mĂȘme vision du dĂ©veloppement des entreprises et du territoire rĂ©unionnais. Une confiance mutuelle qui permet aujourd'hui Ă  Bryan de bĂ©nĂ©ficier d'une vĂ©ritable autonomie dans ses missions.

    Cette relation lui permet notamment d'accompagner le dirigeant dans sa prise de parole et dans le développement de son personal branding, devenu un levier important de visibilité et d'incarnation.

    Une stratégie fondée sur le bon sens

    Loin des recommandations interminables et des présentations de plusieurs centaines de pages, Bryan privilégie une approche pragmatique.

    Avant toute action, il réalise un diagnostic de l'existant afin d'identifier les forces, les faiblesses et les opportunités de chaque structure. Une fois ce travail effectué, la stratégie se construit autour d'objectifs concrets, d'un calendrier éditorial et d'actions adaptées aux réalités du terrain. Une méthode simple, mais redoutablement efficace.

    Remettre l'humain au centre

    La communication est avant tout une affaire d'humains.

    Pour mon invité, les meilleurs contenus sont ceux qui mettent en lumiÚre les collaborateurs, les parcours et les histoires vécues. Humaniser une entreprise permet de créer davantage de proximité, de renforcer l'engagement et de donner du sens aux messages diffusés.

    Une philosophie qui guide l'ensemble de ses actions.

    Oser et croire en ses ambitions

    En conclusion, Bryan adresse un message aux jeunes communicants. Selon lui, la curiosité, l'audace et la persévérance restent les meilleures armes pour construire une carriÚre.

    Sans réseau particulier ni piston, il a bùti son parcours en multipliant les expériences et en osant saisir les opportunités. Une preuve supplémentaire que la passion demeure souvent le meilleur moteur de réussite.

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  • La communication souffre d'un paradoxe : elle est partout, mais rarement reconnue Ă  sa juste valeur. Virginie Debuisson, Mathieu Pimort et Olivier CimeliĂšre dĂ©cortiquent les raisons qui expliquent pourquoi le mĂ©tier reste souvent sous-estimĂ©, voire mĂ©prisĂ©. Cet Ă©pisode est en 2 parties, tant il y a de choses Ă  dire !

    Tout le monde pense savoir faire de la communication

    C'est probablement le premier malentendu. Parce que chacun sait parler, écrire un e-mail, publier sur LinkedIn ou créer un visuel sur Canva, beaucoup considÚrent que la communication ne nécessite pas de véritable expertise.

    Pour Virginie, l'arrivĂ©e des outils d'intelligence artificielle accentue encore ce phĂ©nomĂšne. Produire du contenu semble devenu simple et accessible Ă  tous. Pourtant, derriĂšre un visuel ou un message se cachent une intention, une stratĂ©gie, une symbolique et une comprĂ©hension fine des publics. Autant d'Ă©lĂ©ments invisibles qui constituent pourtant le cƓur du mĂ©tier.

    L'illusion de la facilité

    Mathieu compare la communication au football : tout le monde a un avis, mais peu maßtrisent réellement le sujet.

    Cette facilité apparente contribue à dévaloriser la fonction. Contrairement à un directeur financier ou à un expert data, le communicant voit son travail commenté par tout le monde. Résultat : la communication est souvent perçue comme une compétence universelle plutÎt qu'un métier à part entiÚre.

    Le poids d'une réputation historique

    Pour Olivier, la communication paie encore aujourd'hui une image hĂ©ritĂ©e des annĂ©es 1990. À cette Ă©poque, elle Ă©tait souvent associĂ©e Ă  l'Ă©vĂ©nementiel, aux relations publiques ou Ă  l'habillage des dĂ©cisions dĂ©jĂ  prises.

    MĂȘme si la fonction s'est considĂ©rablement professionnalisĂ©e, cette perception demeure. Le communicant reste parfois vu comme celui qui "fait joli" plutĂŽt que comme celui qui accompagne la stratĂ©gie de l'entreprise.

    Le piĂšge du tout-outil

    Un autre travers consiste à réduire la communication à ses supports : un site internet, une brochure, une campagne ou un post LinkedIn.

    Or, comme le rappelle Olivier CimeliÚre, la communication commence bien avant la production des outils. Elle consiste d'abord à analyser un contexte, comprendre les parties prenantes, identifier les enjeux et construire un récit cohérent. Les outils ne sont que la traduction visible d'une réflexion stratégique beaucoup plus profonde.

    Retrouver le sens et le courage

    Les intervenants pointent enfin un risque majeur : celui d'une communication devenue standardisée, dictée par les tendances, les algorithmes et la peur de se différencier.

    À force de reproduire ce qui fonctionne ailleurs, les entreprises finissent par produire les mĂȘmes contenus et les mĂȘmes discours. Pour retrouver sa valeur, la communication devra sans doute renouer avec ce qui fait sa singularitĂ© : la rĂ©flexion, la curiositĂ©, l'audace et le courage de dĂ©fendre des convictions.

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  • On parle souvent stratĂ©gie, contenus ou marques lorsqu'il est question de communication. Plus rarement management. C'est dĂ©sormais chose faite avec Thibault Leflot, responsable du pĂŽle communication de la SCP.

    De l'OM à Zidane, des expériences hors normes

    Avant d'évoluer dans le monde de l'eau, Thibault construit son parcours dans le sport. Il rejoint l'Olympique de Marseille au début de sa carriÚre. Là-bas, il participe à l'organisation des matchs de Ligue des Champions.

    AprÚs avoir consacré son mémoire au développement du foot à 5, il provoque sa chance et entre en contact avec les proches de Zinedine Zidane. Il participe alors à l'aventure Z5, les centres de football créés par l'ancien champion du monde.

    Construire une marque sans dépendre de son icÎne

    Chez Z5, le défi est immense : comment développer une marque forte lorsqu'elle porte le nom de l'une des personnalités les plus connues de la planÚte ?

    Pour Thibault, l'enjeu consiste à trouver le bon équilibre. Utiliser la puissance médiatique de Zizou sans rendre la marque dépendante de son image.

    Son image est utilisée avec parcimonie, uniquement lors de moments stratégiques. Un principe qui guidera également le développement de Z5.

    Au-delà de la légende, Thibault retient le professionnalisme et le niveau d'exigence de Zinedine, soucieux de comprendre précisément comment son image était utilisée dans chacun de ses partenariats.

    Le management comme passion

    Aujourd'hui à la SCP, Thibault assume pleinement une définition peu commune du métier : il se considÚre autant manager que communicant.

    Sa mission ? Permettre à chaque membre de son équipe d'exprimer pleinement son potentiel. Donner de l'autonomie, accompagner la progression des collaborateurs et veiller à ce que chacun passe un maximum de temps dans sa « zone de génie ».

    Pour y parvenir, il a mis en place une mĂ©thode simple mais exigeante : des points hebdomadaires individuels, un suivi rĂ©gulier des objectifs et une attention permanente portĂ©e Ă  la charge de travail et au bien-ĂȘtre de ses Ă©quipes.

    Son rÎle consiste aussi à protéger ses collaborateurs. Savoir ralentir certains projets, prioriser, simplifier et parfois dire non pour préserver l'essentiel.

    Le plus beau métier du monde

    Lorsqu'on lui demande quel conseil il donnerait à un jeune communicant, Thibault ne cache pas son enthousiasme. Pour lui, la communication est un métier d'avenir avec un impact concret sur la performance des organisations.

    La clé réside dans la curiosité, la préparation et la capacité à comprendre les mécanismes qui se cachent derriÚre les messages.

    Car ce qu'il aime le plus dans son métier n'est pas seulement la diffusion d'une campagne. C'est tout ce qui précÚde : comprendre les enjeux, analyser une situation, construire une stratégie puis voir un projet prendre vie.

    Une vision du métier qui résume parfaitement cet épisode : la communication n'est jamais uniquement une affaire de messages. C'est avant tout une aventure humaine et collective.

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  • Le responsable communication est partout dans l'entreprise. Pourtant, peu savent rĂ©ellement ce qu'il fait.

    Dans cette deuxiÚme partie* du Décodeur de la Communication, Katia Luccin, responsable communication chez Engie, revient sur un métier aussi essentiel que méconnu.

    Un poste au cƓur de l'entreprise

    Le responsable communication est Ă  la croisĂ©e de nombreux univers : il travaille avec la direction, les mĂ©tiers, les experts, les managers et les Ă©quipes opĂ©rationnelles. Son rĂŽle : crĂ©er du lien entre tous ces acteurs et Ă  faire en sorte que chacun avance dans la mĂȘme direction.

    Cette position intermédiaire est complexe. Le communicant doit comprendre les enjeux stratégiques de son organisation tout en restant connecté aux réalités du terrain.

    Traduire la complexité

    Pour Katia, l'une des principales missions du resp com est de rendre accessibles des sujets parfois techniques.

    Énergie, forage, renouvelables, RSE, transformation des processus : tout au long de sa carriĂšre, elle a dĂ» apprendre des mĂ©tiers trĂšs diffĂ©rents afin de pouvoir les expliquer simplement.

    Cette capacité d'apprentissage permanent constitue l'une des grandes forces du communicant.

    Faire entendre sa voix

    Le métier exige également une vraie force de caractÚre. Le responsable communication n'est pas là pour valider mécaniquement les demandes qui lui sont adressées.

    Son expertise consiste aussi à questionner, à challenger et parfois à dire non. Non pas par principe, mais parce qu'il est garant de la cohérence des messages, de l'image de l'entreprise et de l'efficacité des actions menées.

    Pour ĂȘtre entendu, il doit construire au fil du temps une relation de confiance avec les dirigeants, les experts et l'ensemble de ses interlocuteurs.

    L'humain avant les outils

    L'intelligence artificielle transforme le quotidien des communicants. Mais pour Katia, l'essentiel restera ailleurs. Comprendre les comportements, accompagner le changement, écouter les résistances, expliquer les décisions : autant de missions qui nécessitent une véritable intelligence humaine. Et derriÚre chaque stratégie, il y a avant tout des femmes et des hommes.

    Un métier de passion et de curiosité

    Quel conseil donner Ă  celles et ceux qui souhaitent devenir responsables communication ?

    Être curieux de tout. Aller Ă  la rencontre des mĂ©tiers. Comprendre les organisations. S'intĂ©resser aux innovations sans oublier les fondamentaux.

    Le responsable communication est un professionnel qui apprend en permanence, qui se réinventer, s'attaque aux nouveaux enjeux et crée du sens.

    la premiĂšre partie est ici : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/comment-engie-r%C3%A9ussit-sa-transformation-mondiale-katia/id1532638419?i=1000766333898

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  • On dit souvent que les entreprises ont peur d'embaucher quelqu'un qui ne vient pas du secteur. Une fois n'est pas coutume, je reçois aujourd'hui Thibault Leflot, responsable communication de la SCP, la sociĂ©tĂ© du canal de Provence. Thibault revient sur son arrivĂ©e dans un univers radicalement diffĂ©rent et sur les dĂ©fis passionnants qu’il y relĂšve avec succĂšs depuis trois ans.

    La SCP, une entreprise stratégique

    La SCP joue un rĂŽle fondamental dans la gestion de l’eau dans le midi depuis prĂšs de 70 ans. Mais comme l’explique Thibault, l’entreprise ne se limite plus, depuis longtemps, au Canal de Provence. PrĂ©sente Ă  l’international, capable d’intervenir sur des problĂ©matiques hydrauliques au SĂ©nĂ©gal, au Sri Lanka ou encore sur le canal de Panama, la SCP dispose d’expertises extrĂȘmement pointues dans la gestion de l’eau et l’ingĂ©nierie hydraulique.

    Repositionner une marque historique

    Lorsque Thibault rejoint la SCP, l’un des grands enjeux est clair : mieux expliquer ce qu’est rĂ©ellement l’entreprise. DerriĂšre un nom trĂšs rĂ©gional se cache en rĂ©alitĂ© un groupe aux missions bien plus larges. Avec ses Ă©quipes, il engage alors un travail de clarification de la marque. Nouvelle maniĂšre de prĂ©senter les activitĂ©s, Ă©volution du discours, simplification des messages, crĂ©ation d’un film de marque : tout est pensĂ© pour rendre la SCP plus lisible et plus identifiable.

    Du Canal de Provence Ă  la SCP

    DĂ©sormais, la sociĂ©tĂ© s'appelle la SCP. Une maniĂšre d’assumer une dimension nationale et internationale, tout en conservant l’hĂ©ritage historique de la structure. Un exercice menĂ© avec le CODIR et largement accompagnĂ© en communication interne.

    Pour rendre comprĂ©hensible son entreprise auprĂšs du grand public, Thibault adopte la mĂ©thode KISS, keep it short and simple, qu’il applique aussi bien aux messages qu’aux projets.

    Le défi du management

    Au-delĂ  de la communication corporate, cet Ă©pisode parle aussi de management. À la tĂȘte d’une Ă©quipe de onze personnes, Thibault se dĂ©finit autant comme manager que comme communicant. Pour lui, la performance d’une direction communication repose avant tout sur l’humain.

    Pour conclure cette premiĂšre partie, mon invitĂ© partage sa vision d’un mĂ©tier en pleine Ă©volution. Selon lui, la communication est un mĂ©tier d’avenir, capable d’avoir un impact trĂšs concret sur le dĂ©veloppement des entreprises et sur la comprĂ©hension des grands enjeux contemporains. Un Ă©change passionnant sur la transformation d’une marque, la gestion d’équipe et la place stratĂ©gique de la communication dans une entreprise engagĂ©e sur des sujets aussi essentiels que l’eau et le climat.

    PS : le film instit de la SCP : https://www.youtube.com/watch?v=74pvLa7pAVM

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  • Joe La Pompe observe la publicitĂ© depuis plus de vingt-cinq ans. Et depuis tout ce temps, il traque ce que beaucoup prĂ©fĂšrent Ă©viter de regarder : les idĂ©es dĂ©jĂ  vues, les copies, les inspirations un peu trop appuyĂ©es. DerriĂšre son pseudonyme et sa cagoule, l’ancien concepteur-rĂ©dacteur est devenu une figure incontournable de la culture publicitaire.

    Dans cet Ă©pisode du DĂ©codeur de la com, il revient sur la naissance de son blog, devenu une rĂ©fĂ©rence mondiale, mais surtout sur une question essentielle : qu’est-ce qu’une idĂ©e originale aujourd’hui ?

    Copier ou coĂŻncider ?

    Joe La Pompe le reconnaĂźt lui-mĂȘme : avec le temps, sa vision du plagiat a Ă©voluĂ©. Au dĂ©part, il pensait qu’une publicitĂ© ressemblant Ă  une autre relevait forcĂ©ment de la copie. Aujourd’hui, il nuance. Entre hasard, influence inconsciente et vĂ©ritable plagiat, la frontiĂšre est parfois mince.

    Mais une chose reste certaine selon lui : dans un mĂ©tier qui prĂ©tend vendre de la crĂ©ativitĂ©, ne pas vĂ©rifier si une idĂ©e a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© faite est une faute professionnelle. D’autant plus Ă  l’heure oĂč toutes les campagnes du monde sont accessibles en quelques clics.

    Une gĂ©nĂ©ration “copier-coller” ?

    L’un des passages les plus passionnants de cet Ă©change concerne la nouvelle gĂ©nĂ©ration de crĂ©atifs. Joe La Pompe Ă©voque une Ă©poque oĂč l’originalitĂ© Ă©tait un vĂ©ritable graal. DĂ©sormais, il observe une culture du remix permanent, nourrie par les rĂ©seaux sociaux, les templates et les outils automatisĂ©s.

    Pour certains jeunes crĂ©atifs, reprendre une idĂ©e dĂ©jĂ  vue n’est mĂȘme plus un problĂšme. AprĂšs tout, “si personne ne l’a vue, pourquoi ne pas la refaire ?”. Une logique que Joe comprend
 sans forcĂ©ment la cautionner.

    La publicité a-t-elle perdu son ùme ?

    Au fil de la conversation, Laurent François et Joe La Pompe dressent aussi le portrait d’un mĂ©tier devenu plus corporate, plus standardisĂ©, parfois moins audacieux. Entre pression des awards, peur de choquer, multiplication des contenus et explosion des outils d’IA, la publicitĂ© semble avoir perdu une partie de sa folie crĂ©ative.

    Et pourtant, Joe reste optimiste. Chaque jour encore, il dĂ©couvre des campagnes capables de le surprendre. Preuve que tout n’a pas encore Ă©tĂ© inventĂ©.

    Le vrai conseil aux jeunes créatifs

    Le conseil qu’il donne aux Ă©tudiants et aux jeunes talents est simple : osez ĂȘtre diffĂ©rents. Dans un univers oĂč tout le monde finit par se ressembler, la singularitĂ© reste la meilleure arme.

    Ne pas copier. Ne pas suivre la mode. Ne pas chercher Ă  faire “comme les autres”. Mais tenter d’apporter une vision, une personnalitĂ©, une culture. Bref, redevenir crĂ©atif au sens noble du terme.

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  • Comment se lancer dans le E-commerce ? M’Hamed Larbi, alias “Momo”, spĂ©cialiste du growth et du e-commerce, vous explique tout dans cette archive du DĂ©codeur.

    Le e-commerce n’existe pas sans passion

    Momo insiste d'emblĂ©e sur un point essentiel : impossible de construire une marque durable sans passion. DerriĂšre chaque projet qui fonctionne, il y a une vision, des valeurs et une envie sincĂšre d’apporter quelque chose aux gens. Il explique que le consommateur finit toujours par sentir si une marque est sincĂšre
 ou opportuniste.

    La data au service de l’humain

    Growth hacking, customer journey, rétention, cohorte
 Momo maßtrise parfaitement le langage de la data. Pourtant, il le traduit toujours avec des exemples ultra concrets. Pour lui, analyser des chiffres revient simplement à observer le comportement des gens dans une boutique physique : attirer le regard, faciliter le parcours, donner envie de revenir.

    Il raconte notamment comment une marque pour laquelle il travaille a dĂ©tectĂ© un problĂšme produit grĂące Ă  l’analyse des clientes qui ne rachetaient plus. RĂ©sultat : remboursement immĂ©diat, amĂ©lioration du produit et transformation des clientes déçues en vĂ©ritables ambassadrices. Une dĂ©monstration brillante de ce qu’est rĂ©ellement une stratĂ©gie de long terme.

    Les étapes pour vous lancer dans le E-commerce

    Apprendre Ă  vendre sur des plateformes comme Vinted, Leboncoin ou eBay

    Développer une vraie logique de commerçant

    Trouver une passion et défendre une vision

    Tester son produit dans la vraie vie

    Écouter les retours clients et valider son concept

    Passer ensuite au e-commerce avec des outils comme Shopify

    Utiliser la data pour amĂ©liorer l’expĂ©rience client

    Construire une marque sur le long terme

    Fidéliser sa communauté et transformer ses clients en ambassadeurs

    Un parcours hors des cases

    Mais cet Ă©pisode dĂ©passe largement le simple sujet du e-commerce. Car le parcours de Momo est une leçon Ă  lui tout seul. CAP, radio, mĂ©decine, infirmier Ă  domicile, entrepreneuriat, startup, growth
 rien n’était Ă©crit d’avance. Et c’est justement ce qui rend son tĂ©moignage si puissant.

    À travers son histoire, il rappelle qu’aujourd’hui, les barriĂšres Ă  l’entrĂ©e dans les mĂ©tiers du digital et de la communication ont explosĂ©. On peut apprendre partout : sur YouTube, dans les livres, en testant, en se trompant. L’essentiel reste la curiositĂ©, la rĂ©gularitĂ© et la gĂ©nĂ©rositĂ©.

    Et c’est peut-ĂȘtre ça, au fond, la grande force de cet Ă©pisode : montrer que derriĂšre la performance, la technologie et les mĂ©triques, les plus belles rĂ©ussites restent profondĂ©ment humaines.

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  • Aujourd'hui, AgnĂšs de Ribet, directrice de la communication et du marketing de Grant Thornton France, revient sur son parcours. Elle dĂ©voile les coulisses d’un mĂ©tier qui ne se rĂ©sume jamais Ă  “faire de la pub”.

    Faire émerger une marque

    Quand AgnĂšs de Ribet rejoint Grant Thornton, cabinet d'audit international aux 2500 collaborateurs en France, l'entreprise communique trĂšs peu. Tout est alors Ă  construire. Son ambition ? Faire de la marque un vĂ©ritable levier de diffĂ©renciation dans un secteur pourtant trĂšs normĂ©. Pour elle, la communication ne doit jamais ĂȘtre dĂ©connectĂ©e de la rĂ©alitĂ© de l’entreprise. Une marque forte n’est pas un vernis : c’est l’expression sincĂšre d’une culture interne, d’un ADN et d’une vision portĂ©e collectivement.

    Avec son Ă©quipe, elle impose progressivement Grant Thornton lĂ  oĂč personne ne l’attend. Audace, agilitĂ©, brand content, sponsoring culturel
 la stratĂ©gie repose sur une conviction simple : on fait davantage confiance Ă  une entreprise connue et incarnĂ©e qu’à une structure invisible.

    Le rĂŽle essentiel du management

    Au fil de l’épisode, AgnĂšs insiste sur un point clĂ© : sans soutien du top management, un directeur de la communication ne peut rien construire durablement. Sa relation avec le prĂ©sident de Grant Thornton repose avant tout sur une vision commune et une confiance mutuelle.

    Car chez Grant Thornton, la bienveillance n’est pas un slogan. C’est une pratique quotidienne. Et c’est prĂ©cisĂ©ment cette cohĂ©rence entre discours et actes qui, selon AgnĂšs de Ribet, permet de fidĂ©liser les Ă©quipes et de faire grandir une marque.

    Les qualités pour réussir dans la communication

    Pour rĂ©ussir dans les mĂ©tiers de la communication, AgnĂšs cite plusieurs qualitĂ©s essentielles : savoir Ă©crire, ĂȘtre agile, faire preuve d’humilité  et garder de l’humour. Un communicant doit savoir s’adapter Ă  ses interlocuteurs, comprendre les cultures et accepter que certaines idĂ©es ne soient pas toujours “time to market”.

    Mais au-delà des compétences techniques, elle rappelle surtout que la communication reste un métier profondément humain. Un métier stratégique, certes, mais qui exige avant tout de savoir écouter, comprendre et créer du lien.

    Enfin, impossible de ne pas sourire lorsqu’elle raconte son embauche chez Grant Thornton : passionnĂ©e par les parfums, elle reconnaĂźt immĂ©diatement celui portĂ© par son futur dirigeant pendant l’entretien. Une anecdote savoureuse qui rĂ©sume finalement assez bien son parcours : de l’intuition, de la sensibilité  et beaucoup de flair.

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  • Pendant plusieurs annĂ©es, Gaspard Gantzer a Ă©tĂ© conseiller communication de François Hollande Ă  l’ÉlysĂ©e. Dans cette premiĂšre archive du DĂ©codeur, enregistrĂ©e en plein Covid, il revient avec sur son parcours, sa vision de la com politique et les mutations du mĂ©tier.

    De l’ÉlysĂ©e Ă  l’agence de communication

    Rien ne prĂ©destinait Gaspard Gantzer Ă  devenir communicant. FormĂ© Ă  Sciences Po puis Ă  l’ENA, il se destinait davantage Ă  une carriĂšre administrative ou politique. C’est Bertrand DelanoĂ« qui lui ouvre les portes de la communication en lui proposant de rejoindre son cabinet Ă  la mairie de Paris. Une expĂ©rience fondatrice qui changera totalement sa trajectoire professionnelle.

    AprĂšs plusieurs annĂ©es au sommet de l’État, il dĂ©cide en 2017 de quitter la politique pour entreprendre. Il crĂ©e alors sa propre structure, aujourd’hui baptisĂ©e Gantzer, spĂ©cialisĂ©e dans la communication des dirigeants et la gestion de crise.

    La com politique est indispensable à la démocratie

    Loin des clichĂ©s du “coup de com”, Gaspard Gantzer dĂ©fend une vision particuliĂšrement noble de la communication politique. Pour lui, elle est avant tout un lien entre les citoyens et leurs dirigeants. Dans une dĂ©mocratie, explique-t-il, on ne gouverne pas par la peur mais par la confiance. Et cette confiance passe nĂ©cessairement par les mots, les messages et les rĂ©cits.

    Selon lui, le plus grand communicant politique reste le général de Gaulle.

    La crise du Covid, un révélateur des forces et faiblesses de la com publique

    Interrogé sur la gestion du Covid, Gaspard livre une analyse nuancée. Il salue la force du premier discours présidentiel de mars 2020, capable de faire comprendre immédiatement aux Français la gravité de la situation. Mais il reconnaßt également que le manque de transparence sur les masques, les tests ou les vaccins a progressivement fragilisé la confiance.

    Un regard particuliĂšrement intĂ©ressant venant d’un homme qui a lui-mĂȘme vĂ©cu la communication de crise au plus haut niveau de l’État, notamment pendant les attentats qui ont marquĂ© le quinquennat Hollande.

    Com politique et com corporate : mĂȘmes combats ?

    Les frontiĂšres sont aujourd’hui beaucoup plus poreuses qu’avant. RĂ©seaux sociaux, crises permanentes, image des dirigeants, personal branding
 les enjeux se ressemblent de plus en plus.

    Il insiste notamment sur l’importance de l’authenticitĂ©. Impossible, selon lui, de construire artificiellement un personnage. Un dirigeant doit assumer ce qu’il est rĂ©ellement, ses passions, sa personnalitĂ©, ses convictions. C’est cette cohĂ©rence qui crĂ©e une image forte et crĂ©dible.

    Les conseils d’un communicant aux jeunes gĂ©nĂ©rations

    Enfin, Gaspard adresse plusieurs conseils aux jeunes qui souhaitent travailler dans la communication. Pour lui, ce secteur reste un formidable terrain de crĂ©ativitĂ© et d’opportunitĂ©s. Stages, curiositĂ©, culture gĂ©nĂ©rale, travail collectif et prise de risques : voilĂ  les ingrĂ©dients essentiels pour rĂ©ussir dans un univers en perpĂ©tuelle mutation.

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  • La pub, c’était mieux avant ? DerriĂšre cette question provoc, Jacques SĂ©guĂ©la, Mercedes Erra, Nicolas Bordas, Olivier Altmann, Catherine Michaud et Richard Gotainer racontent comment la publicitĂ© a changĂ© et ce qu’elle a perdu en route.

    đŸ€™ J'aimerais que vous aussi vous me disiez si, selon vous, la pub, c'Ă©tait mieux avant. Envoyez-moi un whatsapp vocal de 2/3 minutes au 06 25 85 17 80 svp.

    L’ñge d’or des annĂ©es 80

    Pour Jacques SĂ©guĂ©la, les annĂ©es 80 Ă©taient celles du courage. Le courage des annonceurs, capables de valider des idĂ©es folles, et celui des crĂ©atifs, qui repoussaient les limites de la communication. À l’époque, les publicitaires parlaient directement aux dirigeants d’entreprise. Les dĂ©cisions Ă©taient rapides, sans une ribambelle d'interlocuteurs.

    Mercedes Erra partage ce constat. Elle Ă©voque une Ă©poque oĂč la communication Ă©tait considĂ©rĂ©e comme stratĂ©gique et essentielle. Aujourd’hui, elle regrette des briefs dĂ©connectĂ©s des rĂ©alitĂ©s business et appelle Ă  revenir aux fondamentaux : comprendre un produit, son prix, son goĂ»t, son histoire, avant mĂȘme de chercher une idĂ©e crĂ©ative.

    Des mĂ©tiers qui font encore rĂȘver

    Mais contrairement aux idĂ©es reçues, Olivier Altmann refuse le clichĂ© d’un mĂ©tier devenu sans saveur. Oui, les conditions de travail ont changĂ©. Oui, les agences ont subi les crises Ă©conomiques. Pourtant, les jeunes continuent de vouloir faire ce mĂ©tier.

    Ce qui a changĂ©, selon lui, c’est surtout le rythme. Les campagnes se fabriquent dĂ©sormais dans l’urgence. Les carriĂšres sont moins fulgurantes. Mais l’envie de trouver des idĂ©es, elle, reste intacte. Et c’est peut-ĂȘtre lĂ  le vĂ©ritable moteur du mĂ©tier.

    Le retour nécessaire du courage

    Catherine Michaud et Nicolas Bordas insistent tous les deux sur une valeur devenue rare : l’audace. La pub actuelle leur semble parfois trop prudente, trop normĂ©e, trop interchangeable. Elle prend l’exemple des campagnes automobiles, devenues tellement similaires qu’on pourrait Ă©changer les marques sans que personne ne s’en rende compte.

    Pour Nicolas Bordas, la solution tient en un mot : disruption. Non pas la rupture gratuite, mais la capacité à casser une convention pour créer quelque chose de nouveau. Il rappelle aussi que ce métier repose sur trois qualités fondamentales : la curiosité, la créativité et le courage.

    L'idée, le fondement

    La conclusion de l'épisode se veut positive : Richard Gotainer défend la publicité simple au sens noble du terme. Une publicité qui ne cherche pas à compliquer le message mais à créer une connexion immédiate avec les gens.

    Puis Jacques SĂ©guĂ©la termine sur une formule dont lui seul a le secret. Face Ă  l’intelligence artificielle, il rappelle qu’une machine peut produire des donnĂ©es
 mais pas une idĂ©e. “Quand la neige fond, un annonceur rĂ©pond que cela donne de l’eau. Un crĂ©atif rĂ©pond que c'est le printemps.”

    Je compte sur vous, chers auditeurs, pour m'envoyer votre réponse par whatsapp vocal à la question : la pub, c'était mieux avant ?

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  • Responsable communication chez Engie, Katia Luccin est au cƓur du rĂ©acteur de la transformation d'Engie, le gĂ©ant de l'Ă©nergie. Dans cette premiĂšre partie, elle nous embarque dans un terrain de jeu vertigineux : accompagner la transformation d’un groupe prĂ©sent dans 30 pays. Un rĂŽle oĂč la communication est un levier stratĂ©gique.

    Comprendre avant de communiquer

    Avant de parler, il faut comprendre. Chez Engie, comprendre signifie s’approprier une machine complexe : mĂ©tiers industriels, enjeux Ă©nergĂ©tiques, processus internationaux. Katia le rappelle : le communicant est, entre autres, un passeur capable de rendre intelligible ce qui ne l’est pas au premier regard.

    La communication au cƓur du changement

    Le programme GET (Global Enterprise Transformation) vise Ă  harmoniser les pratiques du groupe Ă  l’échelle mondiale. DerriĂšre cet objectif, un dĂ©fi colossal : faire travailler ensemble des Ă©quipes issues de cultures, d’histoires et de mĂ©thodes diffĂ©rentes.
    La communication n’intervient pas en bout de chaĂźne. Elle est un outil d’accompagnement, presque un levier d’adhĂ©sion. Expliquer, rassurer, embarquer : voilĂ  le triptyque.

    Cartographier pour mieux adresser

    Premier réflexe : identifier les parties prenantes. Qui sont-elles ? Quels sont leurs enjeux ? Le rÎle de Katia consiste à construire des dispositifs adaptés à chaque public.
    Un plan de communication global est dĂ©fini, mais il doit ĂȘtre ajustĂ© localement. Car ce qui fonctionne en France ne fonctionne pas forcĂ©ment au Moyen-Orient ou en AmĂ©rique du Sud.

    S’adapter sans perdre le cap

    C’est lĂ  toute la subtilitĂ© du mĂ©tier : trouver l’équilibre entre cohĂ©rence globale et adaptation locale. Fournir des outils, des kits, des messages
 tout en laissant la place aux spĂ©cificitĂ©s culturelles.
    La communication devient agile, presque vivante. Elle évolue au rythme des pays, des équipes et des résistances rencontrées.


    Dans cette premiĂšre partie avec Katia, une chose est claire : la communication n’est pas un vernis. C'est un moteur. Chez Engie, elle accompagne la transformation en profondeur, au plus prĂšs des Ă©quipes. Et rĂ©vĂšle un mĂ©tier exigeant, stratĂ©gique
 et profondĂ©ment humain.

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  • Thibault Leflot dirige aujourd'hui le service communication de la SCP. Il revient sur son expĂ©rience dans la communication et le marketing sportif, notamment Ă  l'Olympique de Marseille puis avec un certain ZZ, Ă  savoir le grand ZinĂ©dine Zidane. Oui, oui, vous avez bien lu.

    Un rĂȘve de communicant devenu rĂ©alitĂ©

    Entrer Ă  l’Olympique de Marseille quand on aime le football relĂšve du fantasme. Pour Thibault Leflot, ce rĂȘve devient rĂ©alitĂ© presque par accident
 ou plutĂŽt grĂące Ă  une opportunitĂ© provoquĂ©e. Parti d’un stage en marketing sportif, il saisit sa chance jusqu’à intĂ©grer l’OM en pleine Ligue des Champions. Coordination des matchs, immersion dans l’intensitĂ© du haut niveau : une Ă©cole de la rigueur et de l’évĂ©nementiel grandeur nature.

    Provoquer la chance, encore et toujours

    Ce fil conducteur ne le quittera jamais. Son mĂ©moire sur le foot Ă  cinq devient un vĂ©ritable levier professionnel. En identifiant une opportunitĂ© liĂ©e Ă  Zinedine Zidane, il force la rencontre et transforme une expertise acadĂ©mique en carriĂšre. RĂ©sultat : plusieurs annĂ©es au cƓur du projet Z5, entre marketing, communication et dĂ©veloppement. Une dĂ©monstration concrĂšte que la curiositĂ© et l’audace peuvent ouvrir des portes inattendues.

    Zidane, une leçon de communication

    Travailler avec une icĂŽne comme Zidane impose une rĂ©flexion stratĂ©gique rare. Contrairement Ă  ce que l’on pourrait croire, tout miser sur une star serait une erreur. Thibault Leflot l’explique : la force de Zidane rĂ©side dans la raretĂ© de son image. Il faut donc l’utiliser avec parcimonie, sur des temps forts, pour construire une marque autonome. DerriĂšre cette approche, une vision exigeante de la communication, oĂč chaque prise de parole est pensĂ©e et maĂźtrisĂ©e.

    De la communication à la culture managériale

    Aujourd’hui Ă  la SCP, le dĂ©fi change de nature. Moins centrĂ© sur l’image, davantage sur l’humain. Thibault Leflot revendique une posture de manager autant que de communicant : aligner les Ă©quipes, donner du sens, permettre Ă  chacun d’exprimer sa “zone de gĂ©nie”. Une Ă©volution logique qui rappelle que la communication ne se limite pas aux messages, mais s’incarne aussi dans l’organisation et le leadership.

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