Episodes
-
🎙️ Daniel Ducret roule longtemps. Très longtemps.
À 66 ans, ce retraité passionné de cyclotourisme raconte un parcours fait de patience, d’endurance et de rencontres improbables au fil des Diagonales de France.Tout commence en 2014 avec une première diagonale Brest–Menton. Parti à deux, il termine finalement seul après l’abandon de son compagnon de route. Une expérience fondatrice qui révèle déjà sa capacité à enchaîner les kilomètres, parfois plus de 400 km d’une traite, en roulant souvent jour et nuit.
Au fil de ses neuf diagonales, Daniel découvre surtout autre chose que la performance : l’accueil des gens. Un hôtelier qui prépare un petit déjeuner à 4 heures du matin, une chambre d’hôtes ouverte au dernier moment, une rencontre improbable avec un ancien copain de club dans un petit village… Autant d’histoires qui illustrent l’esprit particulier de ces voyages à vélo.
Sans GPS à ses débuts, avec simplement des cartes routières et une feuille de route, Daniel apprend à gérer l’effort, le sommeil et les longues nuits sur la route. Son secret : un rythme régulier, entre 22 et 25 km/h, qui lui permet de tenir des heures sans se mettre dans le rouge.
Entre anecdotes de train raté, vols de carte bancaire récupérée in extremis et longues étapes de 400 à 500 kilomètres, Daniel Ducret partage une vision très simple de la longue distance : avancer, rester humble, et profiter du chemin.
-
🎙️ Dans cet épisode bonus de Diagonalistes, rencontre avec Jean-Daniel Boyer et Thomas Cheneau quelques heures seulement après leur arrivée de Brest–Strasbourg.
Un enregistrement à chaud, en terrasse d’un restaurant au pied de la cathédrale de Strasbourg, après quatre jours d’aventure marqués par la canicule, la fatigue… et le bonheur d’avoir rejoint l’arrivée.
Pour Jean-Daniel, cette première Diagonale était un saut dans l’inconnu. Habitué du vélo, mais jamais confronté à l’enchaînement de plusieurs journées de longue distance, il raconte ses doutes avant le départ, la découverte de cet effort particulier et la satisfaction de devenir Diagonaliste.
Pour Thomas, déjà riche d’une première expérience, cette deuxième Diagonale confirme l’importance de la gestion : maîtriser les pauses, avancer régulièrement et ne jamais oublier que plusieurs journées restent à parcourir.
Partis malgré une météo difficile, ils racontent comment ils ont traversé la chaleur : recherche de points d’eau, arrêts réguliers, adaptation permanente… jusqu’à trouver des solutions parfois originales pour supporter le goudron brûlant.
Ils partagent aussi la réalité d’une Diagonale à deux : les relais, les silences, les décisions à prendre ensemble, les petits désaccords… mais surtout la force d’un duo qui avance vers le même objectif.
Un échange spontané, encore chargé des émotions de l’arrivée, qui rappelle qu’une Diagonale n’est jamais seulement une distance parcourue : c’est une expérience humaine.
🙂
Note hébergement :
Lors de leur passage à Fougères, Jean-Daniel et Thomas ont particulièrement apprécié l’accueil des Chambres du Beffroi. Une hôte aux petits soins, des repas préparés et une attention qui restera comme l’un des beaux souvenirs humains de cette Diagonale. -
Missing episodes?
-
Dans cet épisode de Diagonalistes, Thomas Cheneau raconte une progression à la fois lente, maîtrisée et profondément inspirante. Il commence le vélo en 2019, au moment où il arrête de fumer. D’abord quelques sorties de 25 km, puis 50, puis 100… avant de découvrir les 200 km en Audax, les BRM, et progressivement l’univers de la longue distance.
La Diagonale lui semblait totalement irréaliste. Mais à force de côtoyer des diagonalistes au club, de multiplier les 200 km et d’enchaîner des randonnées sur plusieurs jours, l’idée grandit jusqu’à devenir une possibilité.
Sa première Diagonale Brest–Perpignan est soigneusement préparée : trace peaufinée, étapes équilibrées, gestion rigoureuse de l’effort. Son inquiétude principale n’est pas la distance d’une journée, mais la répétition sur plusieurs jours. Il choisit donc la prudence : rester en dedans, lisser l’effort, ne jamais se mettre dans le rouge.
Thomas évoque aussi le confort matériel (gravel, prolongateurs, gestion des points d’appui), la patience dans les cols, et cette confiance qui se construit au fil des kilomètres.
Au-delà de la performance, il parle transmission. Nouveau président de son club, il veut aujourd’hui emmener d’autres cyclistes vers ces horizons qu’il croyait, lui aussi, inaccessibles il y a encore quelques années.
Un épisode qui montre qu’une Diagonale n’est pas un saut dans le vide, mais l’aboutissement d’une progression cohérente.
-
🎙️ Épisode spécial dans Diagonalistes : un épisode consacré non pas à la réussite, mais à l’abandon. Un sujet rarement abordé, souvent vécu dans la solitude, et pourtant profondément lié à la longue distance.
Autour du micro, Christophe Terrien, Rémi Lafargue et Stéphane Gibon partagent avec sincérité leurs expériences concrètes : abandon précoce, abandon dicté par le physique, abandon provoqué par un contexte familial ou mental, mais aussi toutes ces fois où l’idée d’abandonner s’invite sans qu’on passe à l’acte. Tous montrent que l’abandon ne peut se résumer à la sensation d'échec. Il peut être un révélateur, un signal, parfois même un apprentissage.
Pour enrichir l’échange, Sébastien Tholozan, préparateur mental, apporte toute son expertise pour donner une autre profondeur à l’épisode : rapport au plaisir, conditionnement, sens donné à l’aventure, dialogue intérieur, poids du doute, et manière dont le mental peut tantôt nous faire basculer, tantôt nous sauver.
Il est aussi question de solitude sur le vélo, du rôle des saristes, de la famille, des blessures, de l’état émotionnel du départ, de l’importance des routines… et de cette question centrale : est-ce qu’on s’autorise à abandonner ? Ou, au contraire, est-ce qu’on part avec la conviction intime que ce n’est pas une option ?
Un épisode riche, inhabituel, très humain, qui montre que derrière les kilomètres avalés se jouent aussi des choses profondes : le rapport à soi, à la douleur, au sens, à la peur, et à la manière dont on se relève.
-
🎙️ À quelques heures du départ pour Strasbourg–Hendaye, cet épisode réunit quatre diagonalistes bretons : Franck, Bernard, Alain et Jean. Quatre profils différents, quatre visions de la longue distance… mais un même objectif : rejoindre Hendaye ensemble.
Franck, habitué des Paris-Brest-Paris et déjà plusieurs fois diagonaliste, se définit comme le “métronome” du groupe : avancer régulièrement, limiter les arrêts et garder un rythme constant. Pour lui, la clé d’une diagonale n’est pas la vitesse mais la régularité.
Bernard, lui, s’apprête à vivre une aventure totalement nouvelle. Ancien agriculteur, retraité depuis quelques mois seulement, il découvre la longue distance presque par hasard après avoir rejoint un club breton. Sa première diagonale arrive très vite, sans expérience préalable des BRM ou du Paris-Brest-Paris. Ce qui l’anime : la résilience acquise au fil d’une vie de travail et l’envie d’aller jusqu’au bout malgré l’inconnu.
Alain apporte un regard plus philosophique sur la longue distance. Habitué des diagonales et des Paris-Brest-Paris, il parle avec humour de ses discussions avec son vélo et de cette nécessité d’accepter les aléas du voyage et du groupe.
Enfin, Jean, figure centrale de cette aventure collective, raconte ses vingt années de diagonales et son envie de transmettre. Avec seize diagonales déjà homologuées, il insiste sur l’importance du mental, de la gestion des arrêts et surtout du collectif. Pour lui, une diagonale ne se gagne pas à la vitesse mais à la capacité d’avancer ensemble, sans stress inutile.
Au fil de cet échange enregistré chez Jocelyne, à Strasbourg, juste avant le départ, se dessine une certaine idée des Diagonales : une aventure humaine, faite de solidarité, d’humilité et de confiance partagée.
PS : le groupe de 4 a voyagé en pleine canicule ! Arrivés à bon port en temps et en heure, peu de temps avant le délai. Une réussite, bravo
-
Dans cet épisode de Diagonalistes, Gilles Bonmartel, 60 ans, revient sur un parcours marqué par neuf Diagonales et trois Paris-Brest-Paris. S’il découvre la longue distance avec PBP, ce sont les Diagonales qui vont profondément façonner sa pratique et sa vision du vélo.
Il raconte ses premières tentatives à l’ancienne, sans GPS, avec des feuilles de route préparées pendant des heures, puis l’évolution vers des traces plus précises et une organisation millimétrée. Mais au-delà de la méthode, Gilles insiste sur l’essentiel : l’amitié.
Partir à deux, partager les doutes, se soutenir dans les moments creux, limiter les arrêts ensemble, gérer le temps collectivement… Les Diagonales ont renforcé des liens forts avec ses compagnons de route. Et quand il roule seul, c’est une autre expérience : plus introspective, plus libre, mais tout aussi exigeante.
Il évoque la gestion de l’effort sur plusieurs jours, l’importance de lisser le rythme, d’éviter les emballements du premier jour, et surtout de ne jamais paniquer dans les moments difficiles. Attendre que ça revienne. Faire confiance à l’expérience.
Un témoignage lucide et profondément humain, où la Diagonale apparaît comme une aventure d’endurance… mais aussi de fraternité.
-
Dans cet épisode de Diagonalistes, rencontre avec Alain Gillot, 72 ans, ancien compétiteur FFC devenu passionné de longue distance et d’épreuves d’aventure.
Alain a commencé par la course à pied, puis le VTT, avant de basculer vers le vélo de route en compétition. Fractionné, puissance, attaques… un univers très différent de celui de la longue distance. Sa première vraie expérience du long débute avec un 400 km de nuit, puis, presque sans transition, il s’inscrit à la NorthCape 4000 : 3900 km jusqu’au Cap Nord. Une aventure fondatrice, même si elle s’arrête à 300 km de l’arrivée.
Depuis, Alain explore d’autres formats : Euro-Diagonale Budapest–Strasbourg, Desertus Bikus en Espagne (1400 km et 15 000 m de dénivelé en autonomie).... Ce qu’il recherche aujourd’hui n’est plus la compétition, mais la découverte, la gestion fine de l’effort et l’économie maximale d’énergie.
Cardiofréquencemètre, capteur de puissance, prolongateurs, visibilité maximale sur la route : Alain détaille une approche très structurée de la longue distance, héritée de la compétition mais adaptée à l’endurance. Son credo : rouler en dedans, arriver le soir sans être détruit, et pouvoir repartir le lendemain.
Un épisode qui démontre qu’on peut passer de la vitesse à la longue distance en changeant son état d’esprit.
-
Dans cet épisode de Diagonalistes, Bernard Schalk raconte sa première Diagonale, Perpignan–Strasbourg, vécue en solitaire et avec une approche posée de la longue distance. Cycliste du quotidien en Alsace, il découvre le vélo de route tardivement, enchaîne les brevets, participe à Paris-Brest-Paris 2023, puis se lance dans l’aventure des Diagonales.
Bernard explique sa méthode simple et efficace : partir avec un plan clair, viser une allure modérée, préserver le sommeil et gérer l’effort sans jamais se mettre dans le rouge. Il revient sur les longues portions roulées seul, le vent parfois pénalisant, mais aussi le plaisir constant de pédaler, sans pression, en restant maître de son rythme.
Au fil du récit, il partage ce qui l’a marqué dans l’esprit des Diagonales : la liberté d’organisation, les échanges lors des pointages, le temps long et l’écriture du récit après coup. Son témoignage montre qu’une Diagonale peut être abordée sereinement, à condition d’accepter de ralentir et de rester à l’écoute de soi.
-
Dans cet épisode de Diagonalistes, Rémi Lafargue raconte la création du nouveau site des Diagonales de France, une aventure qu’il compare volontiers à une véritable Diagonale : longue, exigeante, mais enthousiasmante.
Trésorier de l’Amicale et Diagonaliste, il explique comment il a décidé de se lancer pour créer un site plus clair et plus moderne, en apprenant WordPress pas à pas : choix graphiques, organisation des rubriques, intégration des contenus, mise en page responsive pour smartphones, et attention portée au référencement.Ce projet s’est construit comme un travail d’équipe : bureau de l’Amicale, membres bénévoles en relecture, contributions extérieures, et un rôle essentiel joué par sa compagne, Victoria, qui l’a aidé à rendre le site plus fluide et plus lisible.
Rémi détaille aussi les sections principales du site : présentation des Diagonales et EuroDiagonales, études de parcours de Gilbert Jaccon, liens vers les inscriptions FFVélo, future rubrique dédiée aux Médianes, ainsi qu’un futur espace adhérent.
Pour lui, ce site est un outil moderne destiné à accompagner les Diagonalistes, transmettre l’esprit des Diagonales et attirer de nouvelles et nouveaux passionnés.Note : depuis l'enregistrement de cet épisode, le site des Diagonales de France a encore évolué avec l’apport de Simon Lohues, notamment pour la partie dédiée aux Saristes.
https://diagonales-de-france.fr/
-
Dans cet épisode de Diagonalistes, on fait un pas de côté par rapport aux Diagonales pour parler de Paris-Brest-Paris 2027. Thierry Piganeau, adhérent de l’Audax Club Parisien et membre du comité de pilotage de l’édition 2027, partage son expérience de participant en 2023 et son regard d’organisateur.
Thierry insiste sur un point : Paris-Brest-Paris est accessible. Il a commencé le vélo tardivement, réalisé ses premiers BRM, puis bouclé PBP à 64 ans. Pour lui, la clé n’est pas la performance, mais la préparation, le mental et la gestion de l’effort. Partir trop vite est l’erreur classique ; réussir PBP, c’est savoir rester en dedans et gérer son temps.
Côté organisation, l’envers du décor est impressionnant : près de 7 000 participants en 2023, 8 000 participants sont visés en 2027, des dizaines de nationalités, des milliers de bénévoles, un travail de sécurité et de logistique colossal. Thierry évoque aussi les évolutions prévues : un parcours partiellement dédoublé pour plus de sécurité, un passage avec vue sur le Mont-Saint-Michel, un détour par Chartres et des actions concrètes pour encourager davantage de femmes à prendre le départ.
Enfin, il rappelle que la préparation commence dès maintenant : les BRM 2026 permettront de choisir plus tôt sa vague de départ, et les qualifications 200–300–400–600 resteront obligatoires en 2027. Un épisode précieux pour comprendre PBP de l’intérieur, entre héritage, évolution et grande fête populaire.
-
Dans cet épisode de Diagonalistes, Bernard Loisel revient sur l’écriture de son livre Ultra-Lucide, fruit de plus de trente ans de pratique de la longue distance, des Diagonales à Paris-Brest-Paris. Pour lui, l’écriture prolonge naturellement l’expérience du terrain : comprendre ce qui a été vécu, mettre des mots sur l’effort et transmettre avec honnêteté.
Il explique le sens du titre Ultra-Lucide : la lucidité comme qualité essentielle de l’ultra-distance, nécessaire pour gérer la fatigue, la nuit, le délai et les décisions permanentes que le cycliste doit prendre. Bernard développe aussi une lecture originale de la longue distance à travers le temps passé sur le vélo plutôt que les kilomètres parcourus.
Une place importante est donnée au bivouac, qu’il considère comme une clé de liberté et de souplesse, ainsi qu’à son regard sur l’abandon, qu’il estime normal s’il est analysé avec sincérité.
Un échange dense et exigeant, qui éclaire la longue distance comme une pratique de responsabilité, de lucidité et de liberté. -
Dans cet épisode de Diagonalistes, Bernard Loisel, ultra-Diagonaliste depuis plus de trente ans, partage une vision singulière et profondément personnelle des Diagonales. Fort de 22 Diagonales réalisées, et de plusieurs Paris-Brest-Paris à son actif, il revient sur sa première expérience en 1992, vécue en groupe, puis sur ce qui l’a progressivement conduit vers une pratique plus solitaire, fondée sur l’autonomie, la discrétion et le bivouac.
Bernard défend une approche exigeante mais apaisée de la longue distance : avancer sans précipitation, respecter le délai sans chercher la performance, et préserver avant tout la liberté de décision. Le bivouac occupe une place centrale dans son récit, non comme une contrainte, mais comme un outil de souplesse pour mieux gérer le sommeil, le stress et l’effort sur la durée.
Au fil de l’échange, il évoque aussi ses Paris-Brest-Paris, vécus dans le même esprit que ses Diagonales, et décrit ces grandes traversées comme des confrontations intérieures, loin de toute logique de course ou de classement. Pour lui, le diagonaliste est un pratiquant discret, qui réalise plus qu’il ne réussit, et qui prend le temps de revenir sur son aventure à travers l’écriture du récit.
Un témoignage dense et réfléchi, qui éclaire les Diagonales et la longue distance comme une pratique de liberté, de sobriété et de relation à soi.
-
🎙️ À quelques heures du départ pour Strasbourg–Perpignan, Pascal Paineau et Pascal Bride se confient avant une Diagonale hivernale. Deux grands rouleurs, deux tempéraments, une même envie de lancer la saison longue distance par un défi exigeant, entre Jura, froid et longues nuits.
Avec 2 000 et 4 000 kilomètres au compteur depuis janvier, ils abordent cette Diagonale comme un voyage plus que comme une performance, malgré des journées à plus de 320 km. Rouler 15 à 16 heures par jour, optimiser les arrêts, gérer les ravitaillements en hiver… tout est pensé, mais sans obsession du chrono.
À deux, l’aventure change tout. “C’est toujours la tête qui lâche en premier”, disent-ils. Et c’est justement là que le binôme devient une force : partager les doutes, garder le cap, rester lucide. L’hiver ajoute une dimension supplémentaire : éclairage puissant, gestion du froid, commerces fermés, longues heures de nuit.
Entre voyage, défi mental et préparation pour d’autres épreuves, cet épisode capture ce moment suspendu juste avant d’appuyer sur le bouton du GPS.
-
Dans cet épisode de Diagonalistes, Michel Chateau, Diagonaliste breton, revient sur un parcours au long cours marqué par près de vingt Diagonales réalisées sur plusieurs décennies. Il raconte sa première Diagonale, Brest–Menton, vécue comme une aventure fondatrice : la découverte de l’effort continu, des nuits courtes, de la solidarité entre cyclistes et de la satisfaction d’aller au bout, parfois juste avant la barrière horaire.
Michel explique ce qui l’a fait revenir année après année sur les routes des Diagonales : l’esprit de famille, les retrouvailles entre Diagonalistes, la simplicité des échanges et cette sensation de liberté unique. Il évoque aussi ses Diagonales réalisées en solitaire, un choix qui lui a permis de gérer pleinement son rythme, ses arrêts et son organisation, sans contrainte extérieure.
Avec beaucoup de recul, il partage sa manière d’aborder l’effort : rouler calmement, rester patient dans les moments difficiles, ne jamais paniquer et continuer d’avancer, même lentement. Il parle enfin de son engagement comme sariste, heureux d’accompagner à son tour d’autres Diagonalistes, convaincu que la transmission et l’entraide font partie intégrante de l’aventure.
-
Dans cet épisode de Diagonalistes, on découvre Peter, Diagonaliste et Euro-Diagonaliste à la sensibilité unique. Artiste peintre, il aborde la longue distance comme une matière vivante : un espace de rencontres, de poésie, de lenteur assumée et d’instants suspendus.
Il raconte sa première Diagonale réalisée presque par hasard, puis son EuroDiagonale Strasbourg–Budapest–Strasbourg, traversée d’imprévus, de rencontres touchantes et d’épisodes presque romanesques.
Chez lui, le vélo n’est jamais seulement un effort : c’est un moyen d’entrer dans le monde, de converser avec les gens, les animaux, les paysages. Il revendique une manière d’avancer libre, intuitive, dénuée d’esprit sportif traditionnel.
Peter évoque aussi son rapport aux objets (son vélo volé, reconstruit ensuite dans l’urgence pour repartir), son goût pour la trace imparfaite, les errances, le hasard. Et surtout, il partage une vision profondément humaine : la joie mise au centre, la beauté des rencontres, la philosophie du « cadeau inattendu » que chaque aventure apporte.
Un témoignage singulier, sensible et littéraire, à l’image de son auteur.
-
Dans cet épisode de Diagonalistes, Rémi Lafargue raconte sa Diagonale Hendaye–Strasbourg, réalisée en autonomie complète à la fin du mois d’octobre. Cinq journées très contrastées : un départ familial chargé d’émotion, un premier jour lumineux dans les Landes, puis une traversée exigeante du Lot, de la Dordogne et surtout du Massif central sous la pluie, le froid et le brouillard.
Rémi partage les rencontres qui l’ont portées, comme celles de Gilbert puis de Patrice et Gilles, saristes venus l’accompagner sur la route. Il évoque aussi les doutes, les erreurs d’itinéraire, les nuits trop courtes, les mains gelées, les descentes piégeuses et les kilomètres avalés sous l’averse.
Porté par le mental, la constance et l’envie d’aller au bout, il rejoint finalement Strasbourg sous un beau soleil, accueilli par Jocelyne. Une Diagonale d’automne, exigeante mais splendide, vécue dans l’humilité et la joie simple de parvenir au bout du chemin.
-
Dans cet épisode de Diagonalistes, Rémi Lafargue partage un parcours construit sur près de trente ans de cyclotourisme. Après un premier Bordeaux–Paris à 21 ans, il découvre les Diagonales à travers les récits de son club et réalise sa première traversée à 30 ans, seul, dans un mélange de doutes et d’émotion — notamment ce moment inoubliable où apparaît “Perpignan 72 km”.
Il revient sur ses Paris-Brest-Paris, ses abandons difficiles, et son rapport au mental, qu’il considère comme la clé de la longue distance. Très engagé, Rémi est membre du comité des Diagonales de France, trésorier de l’Amicale et contributeur actif au site internet.
Il partage aussi son approche simple et fidèle à l’esprit cyclotouriste : vélo randonneur sur mesure, sensations plutôt que capteurs, dynamo, vêtements visibles… et une philosophie mêlant humilité, constance et recherche du rythme juste.
-
Dans cet épisode de Diagonalistes, Pierre – alias Soumoulou-le-Hibou – revient sur son incroyable aventure à la Transcontinental Race, une épreuve de 5 000 km et 50 000 m de dénivelé à travers l’Europe. Diagonaliste dans l’âme, il a puisé dans son expérience des Diagonales pour préparer cette traversée « merveilleusement difficile », selon le mot de son fondateur.
Avec méthode et détermination, Pierre s’est préparé pendant six mois : entraînement structuré, perte de poids, renforcement physique, travail mental et planification minutieuse. Les Diagonales lui ont appris l’art de la feuille de route, la gestion de l’effort et l’endurance au long cours. Sur la TCR, il découvre l’exigence absolue : le gravel engagé, les bivouacs scabreux, les chiens des Balkans, la solitude, et l’impératif de rester lucide malgré la fatigue extrême.
Un témoignage hors norme, inspirant et profondément humain, qui montre que les Diagonales sont une formidable école de la longue distance, et que la volonté permet de franchir les frontières… intérieures autant qu’européennes.
-
Dans cet épisode de Diagonalistes, on découvre Gilles Heuzé, passionné de longue distance. Après quatre Paris-Brest-Paris, Gilles s’est lancé un défi fou à 71 ans : enchaîner trois Diagonales de France. Sans excès d’entraînement (à peine 3000 km dans les jambes), il s’est appuyé sur une planification rigoureuse et une gestion de l’effort fine, héritée de ses mentors.
Avec humour et précision, il partage ses réflexions sur le sommeil, l’énergie, le plaisir de rouler seul… et même un secret efficace pour rôder une selle en cuir ! Son témoignage est une véritable ode à la volonté et à la curiosité : repousser ses limites, transmettre l’envie et savourer chaque paysage traversé.
-
Dans cet épisode de Diagonalistes, on découvre Sylvain Haas, qui vient de terminer son cycle complet des neuf Diagonales de France. À 61 ans, ce passionné de vélo raconte ses débuts solitaires sur les routes dès l’adolescence, ses hésitations de longue date avant de se lancer dans l’aventure des Diagonales, et la découverte d’une première traversée à haute intensité : Menton-Brest, réussie à 7 minutes près.
Sylvain partage son goût pour les aventures à deux, ses choix d’entraînement minimalistes — seulement 2 500 km au compteur cette année — et sa philosophie simple : rouler avec l’envie, sans se mettre de pression. Il évoque aussi son duo fidèle avec Michel, leurs récits écrits à deux mains, et leur nouveau projet : une Eurodiagonale jusqu’à Budapest.
Un témoignage authentique, modeste et accessible, qui prouve que l’endurance est avant tout une affaire de cœur et de volonté.
- Show more