Episodios

  • Si vous ĂȘtes cyclistes ou motardes, vous connaissez peut-ĂȘtre TOMO, cette marque de vĂȘtements fonctionnels hyper stylĂ©s, dĂ©finitivement urbains, et qui ne fait aucun compromis sur votre confort, votre sĂ©curitĂ© et vos besoins.

    Et bien cette marque, dĂ©sormais mixte, a d’abord Ă©tĂ© pensĂ© par et pour des femmes.

    Motardes toutes les deux, CĂ©line et ZoĂ©, ne se retrouvaient pas dans les vĂȘtements crĂ©es pour la moto : les piĂšces les plus techniques Ă©taient souvent juste une dĂ©clinaison du vestiaire masculin (parfois avec des tĂȘtes de mort rose) et les piĂšces les plus fĂ©minines manquaient cruellement de technicitĂ©.

    Et coĂŻncidence ou pas : quand elles se sont rencontrĂ©es, elles venaient toutes les deux de signer une rupture conventionnelle, Ă©taient animĂ©es par cette mĂȘme envie d’entreprendre dans le vĂȘtement technique et habitaient Ă  5 minutes Ă  pieds l’une de l’autre.

    Difficile de ne pas y voir un signe.

    Alors aprĂšs avoir dĂ©clinĂ© une offre de poste, ZoĂ© s’est lancĂ©e avec CĂ©line dans un pĂ©riple au Portugal.

    Elles qui ne se connaissaient pas tellement, se sont vues partager leur dentifrice et faire du porte à porte à la recherche d’une usine.

    Cette premiĂšre Ă©tape, bien qu’infructueuse, a marquĂ© le dĂ©marrage du projet. De fil en aiguille, CĂ©line et ZoĂ© se dĂ©couvrent une complĂ©mentaritĂ© rare. Elles lancent ensemble une plateforme de marque, lĂšvent des fonds et crĂ©ent une premiĂšre et seconde collection.

    Et TOMO
 a rencontré son public.


    Mais entreprendre n’est jamais une ligne droite.

    Dans cet Ă©pisode, les filles se livrent sur les moments difficiles comme lorsqu’elles ont dĂ» arrĂȘter de se payer pour faire entrer de la trĂ©sorerie. ZoĂ© Ă©tait enceinte et CĂ©line a dĂ» retrouver un job.

    Elles Ă©voquent aussi leurs maternitĂ©s respectives, qui ont apportĂ© une nouvelle Ă©nergie dans les moments de doute mais aussi, la recherche d’un repreneur pour TOMO.

    Et oui
 face Ă  un marchĂ© de plus en plus exigeant, TOMO a besoin de grandir autrement, au risque de s’essouffler.

    Un moment charniĂšre donc, qui vient bousculer une idĂ©e encore trĂšs ancrĂ©e : qu’un projet entrepreneurial doit rester entre les mains de celles qui l’ont créé.

    Bonne Ă©coute ✹

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  • Petite, AgnĂšs dĂ©plaçait tous les meubles de sa chambre. Encore et encore.

    Elle avait besoin de transformer son espace, de rĂ©inventer son quotidien et de s’imaginer dans de nouvelles configurations.

    Ce n’est donc pas un hasard si, des annĂ©es plus tard, alors juriste et maman de deux enfants, cette envie est revenue frapper Ă  sa porte.

    Un jour, elle constate qu’à Joinville-le-Pont, ville coupĂ©e en deux par un cours d’eau, il n’y a pas de librairie dans la partie basse.

    C’est ainsi qu’elle envisage une formation pour devenir libraire.
    Mais elle est coĂ»teuse, et l’obligerait Ă  quitter son CDI pour se former pendant un an.

    Un an, c’est long. Suffisamment long pour laisser filer le local qu’elle avait repĂ©rĂ© — et peut-ĂȘtre voir naĂźtre, ailleurs, la librairie qu’elle n’aurait pas osĂ© ouvrir.

    Alors, AgnÚs décide de se lancer sans diplÎme.
    Elle négocie avec sa banque pour obtenir un emprunt, malgré un profil jugé « atypique », et apprend sur le terrain.

    Tout ça, en parallÚle de son travail salarié.

    Au fond, elle Ă©tait convaincue que c’était possible.
    Elle n’a pas vraiment Ă©coutĂ© celles et ceux qui lui disaient que ce serait trop compliquĂ© — voire irrĂ©aliste.

    Elle a travaillé le soir, la nuit.
    Construit ses catalogues, appris la gestion des stocks, les équilibres financiers.
    Et trouvĂ©, en chemin, des professionnels prĂȘts Ă  lui tendre la main.

    Aujourd’hui, AgnĂšs navigue entre son mĂ©tier de juriste et sa “petite librairie”, dans un quotidien mouvementĂ© — mais heureux.

    Et son histoire montre que ce ne sera jamais les entrepreneuses contre les salariées.
    Qu’aucun des deux modĂšles n’est le meilleur et que chacun, apporte ses contraintes et ses libertĂ©s.

    Qu’il n’est pas toujours nĂ©cessaire de tout quitter pour transformer son quotidien.

    Parfois, il suffit d’un pas de cĂŽtĂ©.

    Et d’accepter que son chemin ne soit pas tout à fait conventionnel.

    Bonne Ă©coute ✹

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  • J’ai rencontrĂ© Laurie il y a cinq ans, par l’intermĂ©diaire de mon compagnon. À l’époque, elle travaillait en cabinet de conseil. Un cadre rassurant, certes, mais qui ne suffisait pas Ă  contenir son Ă©nergie dĂ©bordante ni son envie d’entreprendre.

    Au fil des annĂ©es, lors de ses diffĂ©rentes soirĂ©es d’anniversaire, j’ai aussi fait la connaissance de Camille, sa meilleure amie. En 2023, elles se lançaient ensemble un dĂ©fi fou : courir un marathon. Sans le savoir, elles s’apprĂȘtaient Ă  en vivre un second, tout aussi intense — une aventure entrepreneuriale.

    Aujourd’hui, Camille et Laurie sont Ă  la tĂȘte de La Bonne RĂ©colte, un magasin de produits locaux situĂ© dans la rĂ©gion de Tours. Un hangar de 270 mÂČ dont les Ă©tales sont remplies des fruits, lĂ©gumes, fromages et charcuteries des producteurs du terroir, et dans lequel on trouve aussi des produits d’hygiĂšne et de beautĂ©, tous issus de circuits courts. Un choix engagĂ©, Ă  l’image des valeurs environnementales qui rassemblent ce duo.

    Mais La Bonne RĂ©colte n’est pas simplement un lieu de consommation. C’est aussi un espace de vie, avec deux zones conviviales oĂč l’on peut boire un cafĂ©, tĂ©lĂ©travailler, prendre l’apĂ©ro en terrasse ou assister aux nombreux Ă©vĂ©nements qu’elles organisent.

    Leur business model, elles l’ont construit pendant plusieurs mois avec une troisiĂšme associĂ©e, le soir et les week-ends, en parallĂšle de leurs journĂ©es de travail.

    Camille a fait ses valises, quittĂ© Paris et rejoint Tours, une ville qu’elle connaissait Ă  peine. Elles ont cherchĂ© le lieu idĂ©al, essuyĂ© un premier refus bancaire
 puis perdu leur associĂ©e une semaine avant la signature du bail.

    Une Ă©preuve qui aurait pu fragiliser, voire stopper net cette aventure mais c’était sans compter la force de leur duo et de leur amitiĂ©. En gardant la tĂȘte froide, elles ont donnĂ© naissance Ă  ce lieu vibrant et chaleureux qui fait aujourd’hui partie intĂ©grante du tissu social de Saint-Avertin.

    Dans cet Ă©pisode, on a parlĂ© de ce qui les a menĂ© vers l’entrepreneuriat, de la façon dont ce nouveau quotidien a bouleversĂ© leurs relations et leur amitiĂ© mais aussi des dĂ©cisions difficiles, du sexisme ordinaire, et de ce qui leur manque encore pour faire pleinement fleurir leur cocon.

    Bonne Ă©coute ✹

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  • On le sait, quand on est atteinte d’une maladie pelvienne, le parcours jusqu’au diagnostic est semĂ© d’embĂ»ches et les symptĂŽmes, pourtant handicapants au quotidien, trouvent rarement les remĂšdes adaptĂ©s.

    C’est le vĂ©cu de Camille, qui comme des millions de femmes, souffre de pathologies invisibles. AprĂšs un double diagnostic et une embolisation, elle dĂ©cide d’inventer le jean qui lui a tant manquĂ©. Un jean pourvu d’un systĂšme de laçage ou de boutons multiples, qui, plutĂŽt que de compresser douloureusement le bas du ventre, peut ĂȘtre rĂ©ajustĂ© pour Ă©pouser les variations du corps fĂ©minin.

    Une idée simple en apparence. Mais une idée dans laquelle Camille croit suffisamment pour y investir toutes ses économies.

    Seulement voilĂ  : Camille ne vient pas du tout du milieu de la mode. Elle n’a jamais créé de vĂȘtement, ne connaĂźt ni les Ă©tapes de fabrication, ni les acteurs de l’industrie textile. Alors elle apprend. Elle cherche, beaucoup. Elle passe des heures sur internet, contacte des professionnels, jusqu’à trouver celle qui va devenir une alliĂ©e prĂ©cieuse dans cette aventure : une modĂ©liste qui l’accompagnera dans la conception de ce jean pas comme les autres.

    C’est aussi grĂące Ă  cette rencontre qu’elle mettra un pied dans l’univers de la mode et qu’elle trouvera, au Portugal, l’atelier qui produira les premiers jeans de sa marque : MaloĂ©.

    Mais comme souvent dans l’entrepreneuriat, rien ne se dĂ©roule exactement comme prĂ©vu. Retards de production, hausse brutale des prix, incertitudes
 trĂšs vite, Camille doit faire face Ă  des obstacles qui pourraient mettre en pĂ©ril une jeune marque encore fragile.

    Dans cet Ă©pisode, Camille nous raconte tout des coulisses de cette aventure : son histoire avec la maladie, la naissance de MaloĂ©, et la maniĂšre dont elle a traversĂ© — avec beaucoup de rĂ©silience — les premiĂšres tempĂȘtes de l’entrepreneuriat.

    Bonne Ă©coute ✹

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  • J’ai toujours admirĂ© les entrepreneuses.

    D’abord, celles des sĂ©ries de mon enfance comme Lorelai dans Gilmore Girls. Et puis celles du quotidien.

    Il y a deux ans, trois femmes de quelques annĂ©es de plus que moi ont repris et transformĂ© le studio de yoga que je frĂ©quentais. Alors, j’ai eu envie de leur poser un millard de questions, d'avoir un modĂšle de la vraie vie, qui ne soit ni lissĂ©, ni embelli.

    Et c’est de cette curiositĂ© qu’est nĂ© EN BARQUE.

    EN BARQUE est un podcast qui donne la parole Ă  des femmes entrepreneuses.

    Elles racontent leur parcours, étape par étape, sans raccourci, sans storytelling et offrent des modÚles concrets, imparfaits, inspirants
 et surtout, REPRODUCTIBLES.

    C’est aussi un espace oĂč aborder des sujets que l’on tait trop souvent : entreprendre avec une maladie chronique comme l’endomĂ©triose ou le SOPK, parfois vivre une grossesse ou un parcours de PMA, en mĂȘme temps qu’on dĂ©veloppe une affaire.

    EN BARQUE s’adresse donc Ă  toutes celles — et ceux — qui pensent que l’entrepreneuriat ne peut plus ****ĂȘtre racontĂ© sans prendre pleinement en compte la rĂ©alitĂ© vĂ©cue des femmes.

    Bienvenue Ă  bord.


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