Episodes

  • Lucas Merlos est agrégé d’espagnol, diplômé de Sciences Po Bordeaux et docteur en littérature espagnole contemporaine. Il est chercheur associé au sein du laboratoire LIRCES, à l’Université Côte d’Azur. Sa thèse porte sur les rapports entre littérature et histoire dans le roman espagnol contemporain. Plus précisément il a étudié dans sa thèse les romans documentaires de la mémoire. Il s’agit de romans qui reviennent sur l’histoire récente espagnole, de la Guerre Civile jusqu’à la Transition et cherchent à participer aux débats autour des enjeux mémoriels en mettant en scène des sources documentaires, notamment les archives et les témoignages. Il présente ici la série Patria, produite par HBO, diffusée en France par Canal+, qui traite de l'histoire de familles basques des années 1980 à 2011 confrontées à l'ETA. Il montre comment s'est développé l'ETA en Espagne, ses moyens d'action que l'on retrouve à travers la série. Patria c'est aussi l'occasion de parler des violences qui ont touché le pays Basque durant cette période, de la part de l'ETA, mais aussi du gouvernement espagnol, par la police et les GAL. Il montre que ces violences sont physiques (meures, tortures) mais aussi écrites (graffitis de menace), économiques (impôt révolutionnaire)...
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  • Corinne François-Denève est maitresse de conférences en littératures comparées à l'université de Dijon. Après une thèse sur le "roman de l'actrice", elle travaille en études actorales (Vivien Leigh, Greta Garbo...). Elle traduit également du suédois les dramaturges femmes du temps de Strindberg (La Comédienne d’Anne Charlotte Leffler, suivi de La Juliette de Roméo de Victoria Benedictsson, L’avant-scène théâtre, mai 2015, Sauvé, d’Alfhild Agrell, L’avant-scène théâtre, collection Quatre-Vents classique, 2016, Théâtre complet d’Anne Charlotte Leffler, Classiques Garnier, collection « Littérature du monde », 2016). Elle est par ailleurs directrice de la compagnie de théâtre Freya et ses chattes, dédiée au matrimoine scandinave. Ses recherches se consacrent aussi au lien entre littérature et histoire, à l’humour, au lien majeur/mineur (elle a aussi publié une biographie de Johnny Halliday (Johnny à 20 ans, au Diable vauvert, en 2013).
    Elle regarde avec passion les séries populaires du service public (Plus belle la vie, Un si grand soleil).
    Elle présente ici les séries sur MAIGRET : les deux séries françaises : Richard et Cremer, la dernière série en date, celle anglaise avec Rowan Atkinson, et la série italienne avec Gino Cervi. Elle montre comment Georges Simenon est un auteur très intermédial : très vite adapté au cinéma, à la TV : d’abord « ailleurs » : GB, URSS, Japon, Italie (ici quelques mots sur série « pré-sérielle italienne) puis un unitaire à la télé française, puis les deux séries. Elle décrit ensuite le personnage de Maigret dans les romans et nouvelles puis dans les séries : est ce un personnage médiocre ? Un personnage télévisuel ?
    Elle analyse ensuite plus précisément les séries Richard/Cremer/Atkinson
    en montrant comment sont faites les adaptations par rapport aux programmes de Simenon, par rapport aux époques, à des considérations esthétiques, à s'adapter aux différents acteurs. Elle se pose ensuite la question sur le fait de savoir s'il y a des changements significatifs d’une série à l’autre ? Elle cherche enfin à comprendre le rapport entre Maigret et l’histoire : un personnage a-historique ? Enfin, elle termine en se demandant si la série des Maigret : c'est l’espace de la nostalgie ? .
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  • Gilles Vogt, docteur en Histoire contemporaine de l'Université de Strasbourg. Collaborateur de l'équipe de recherche EA3400 Arche. Lauréat du prix de thèse 2018 de l'Université de Strasbourg pour ses travaux sur les neutres et la neutralité durant la guerre de 1870. Il présente ici la série LES ALSACIENS ou les 2 MATHILDE.
    Les Alsaciens ou les Deux Mathilde retrace l’histoire d’une famille alsacienne, les Kempf (en l'occurrence bourgeoise, propriétaire d’une usine importante) dans le nord de l’Alsace entre 1870 et 1950. À travers la famille fictive des Kempf-de la Tour, on reconnaît de grandes familles industrielles alsaciennes, et particulièrement les Dietrich, dont le fief était le nord de l’Alsace. La série suit par extension la vie de plusieurs personnages du même village fictif, Alsheim.
    Points forts
    Une série à la chronologie ambitieuse : 1870-1953. Elle mérite d’être mieux connue et appréciée pour son souci d’exhaustivité.
    Une série dont le propos est tout aussi ambitieux : retracer l’histoire de l’Alsace et des Alsaciens à travers trois conflits majeurs et trois changements de nationalité, sans compter bien sûr les multiples bouleversements politiques (socialisme, autonomisme…), technologiques et sociaux. Plus d'infos sur https://www.histoireenseries.com
    Pour ses points forts. Une série qui va plus loin que la simple narration : elle apporte des éclairages novateurs et originaux :
    on est sur une représentation de “l’arrière” et c’est dans la veine des travaux, quelques années auparavant, de Stéphane Audoin-Rouzeau sur 1870 par exemple, de Becker sur 14-18.. En cela, on est aussi sur un Village français avant l’heure.
    Autre aspect intéressant : un travail sur l’immersion, grâce notamment à l’usage de l’alsacien.
    La partie sur l’après 1918 est certainement la plus intéressante ; le retour à la France, le retour des optants de 1871 dans leur Alsace d’origine, les retrouvailles difficiles entre les Alsaciens restés et ceux ayant vécu 50 ans en France, en dehors de la région. La série met notamment en scène les commissions de triage françaises, tenues de juger de la respectabilité de telle ou telle famille alsacienne ; un pan assez méconnu de l’histoire franco-alsacienne.
    Le travail sur les malgré-nous est sérieux : la fin de la série abrite une petite pépite artistique et historique, reconstitution en noir et blanc des épreuves de quelques jeunes Alsaciens enrôlés dans la SS sur le front de l’Est, et notamment de la tentation de la désertion et de ses conséquences.

  • Florence Largillière a fait un master recherche en histoire à Sciences Po, puis passé 10 mois à l’université de Cambridge pour un MPhil en histoire européenne contemporaine (Modern European History). Elle a commencé son doctorat au printemps 2015 à l’université Queen Mary de Londres, financée par le Leo Baeck Institute (qui promeut les travaux sur l’histoire juive allemande). J’ai travaillé sous la direction de Julian Jackson et Daniel Wildmann, et a soutenu sa thèse en mai 2019. Ses thèmes de travail sont les communautés juives en France et en Italie notamment dans l'Entre-deux-guerres. Elle présente ici une émission sur les syndromes post traumatiques à travers plusieurs séries : Boardwalk Empire, Peaky Blinders, The Punisher et This is Us
    ​L'intervention de Florence évoque les thématiques suivantes :
    Présentation du sujet et des séries
    Pourquoi ces séries ?
    Quelques mots sur l’obusite (shell-shock) et les troubles du stress post-traumatique (PTSD)
    Evolution du diagnostic et de la perception des vétérans traumatisés depuis 1914

    Un trauma télévisé qui se doit d’être visible
    Souvent lié à des blessures plus physiques
    Rendu évident à travers les flashbacks / cauchemars des personnages

    Les autres conséquences des traumas de guerre
    Détachement émotionnel, stratégies d’évitement, hypervigilance…
    L’ultra-violence de BE et PB permise / expliquée par le trauma ?

    Quid des femmes et enfants ? Les conséquences sur les proches
    L’exemple de This is Us
    Parallèles avec l’état de la recherche sur le sujet

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  • Ioanis Deroide est agrégé d'histoire et enseigne au lycée Léonard de Vinci à Levallois-Perret. Il est l'auteur de Dominer le monde : les séries historiques anglo-saxonnes (Vendémiaire, 2017) et L'Angleterre en séries : un siècle d'histoire britannique à travers trois séries cultes (Downton Abbey, Peaky Blinders, The Crown) (First, 2020). Il a également signé la préface du troisième tome de l'ouvrage collectif The Historians : Les séries TV décryptées par les historiens (Georg, 2020). Enfin, il est conseiller éditorial chez Armand Colin, où il a aidé à faire paraître des synthèses consacrées aux séries policières et aux séries de science-fiction.
    Il présente ici la série britannique DOWNTOWN ABBEY, une des séries britanniques les plus marquantes de ces dernières années, une série emblématique du savoir-faire britannique, en particulier en matière de period drama, mais aussi un grand succès international (et en particulier aux États-Unis, mais aussi en Asie orientale).Il fait ensuite le pitch de la série, c’est d’observer la vie d’une demeure et d’un domaine aristocratique anglais sur une durée de 15 ans, de 1912 à 1927, en suivant deux groupes : les maîtres (la famille Crawley) et les valets, les employeurs et les employés, ceux d’en-haut et ceux d’en bas. La série s’étend sur 6 saisons de 2010 à 2015, soit une cinquantaine d’épisodes et un film sorti au cinéma en 2019. Il montre ensuite que la série construit ses histoires sur des événements historiques et des périodes précises. Le 1er épisode commence d’ailleurs par la nouvelle du naufrage du Titanic. On traverse donc la 1ère Guerre mondiale et l’après-guerre avec en toile de fond la question irlandaise (la guerre d’indépendance se déroule en 1919-1921). On a aussi un arrière-plan d’histoire culturelle avec l’arrivée des Roaring Twenties (les “années folles”) et des modes comme la mode égyptienne à la suite de la découverte de la tombe de Toutankhamon en 1922 qu’on voit bien dans la saison 6. Mais ce qui intéresse le plus la série, ce sont les relations sociales.
    Ioanis Deroide montre ensuite que la formule de Downton Abbey doit beaucoup à une série du début des années 1970, Upstairs, Downstairs (diffusée en France sous le titre Maîtres et Valets), une autre série historique qui se déroulait à Londres dans les années 1900 à 1930. Plus largement, il existe toute une tradition de la série historique sociale à la TV britannique avec, encore aujourd’hui, des titres comme Poldark (qui est un remake d’une série du même nom des années 1970). A noter que cette sensibilité sociale s’accomode de tous les tons, du très dramatique et sombre au franchement comique. On trouve des comédies historiques sociales (Brass, Plebs…). Downton Abbey se déroule sur une assez longue période, elle montre des évolutions sociales, et surtout l’émancipation ou au moins la volonté croissante d’émancipation des femmes. Nombreux rôles féminins importants dans la série avec une variété de générations de la grand-mère Lady Violet aux petites-filles Mary, Edith et Sybil. Idem chez les domestiques de Mrs Hughes à Gwen. Tensions entre respect des traditions et volonté d’indépendance, d’accomplissement personnel : Lady Sybil qui devient infirmière pendant la guerre, Gwen qui quitte le service pour devenir secrétaire, etc. C'est enfin une série intéressante en tant que produit. Downton Abbey, c’est une marque.
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  • Pierre-Yves Beaurepaire est professeur d’histoire moderne à l’Université Côte d’Azur et membre honoraire de l’Institut Universitaire de France. Ses recherches portent notamment sur la sociabilité, les réseaux de correspondance et les circulations dans l’Europe et le monde des Lumières. Co-fondateur du groupe Res-Hist (Réseaux & Histoire), il est membre du bureau du GDR CNRS Analyse de réseaux en sciences humaines et sociales. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages personnels, il a notamment publié La France des Lumières 1715-1789 dans la collection Histoire de France dirigée par Joël Cornette chez Belin, Les Lumières et le Monde. Voyager, Explorer, Collectionner chez le même éditeur, ainsi que l’Atlas de l’Europe moderne. De la Renaissance aux Lumières chez Autrement. Au micro d'André LOEZ (Podcast Paroles d'Histoire) et de Nicolas CHARLES (Podcast HISTOIRE en SERIES), Pierre Yves Beaurepaire présente ici la série LES AVENTURES DU JEUNE VOLTAIRE, diffusée sur France 2 et disponible sur la plateforme SALTO. Une présentation générale de la mini-série, qui fait le choix de se centrer sur la jeunesse de Voltaire et non pas sur les combats de la maturité.Comment François-Marie Arouet est devenu Voltaire.Alain Tasma, Les Aventures du jeune Voltaire, mini-série 2021 en 4 épisodes pour France 2 (avec Thomas Solivérès)4 épisodes intitulés : Jésuite et libertin 53’25’’La Bastille à 20 ans 51’10’’Courtisan ou rebelle ? 47’57’’La liberté et l’exil 47’16’’Dans quel ensemble de productions cinématographiques s’insère cette mini-série ?John G. Adolfi, Voltaire, 1933 (avec Alan Mowbray, Wallace MacDonald, Reginald Owen)Sacha Guitry, Si Versailles m'était conté… 1954 (avec Jacques de Féraudy).Sacha Guitry, Si Paris nous était conté… 1956 (avec Jacques de Féraudy).Bertrand Tavernier, Que la fête commence…, 1975L’attention portée à l’environnement familial et éducatif du jeune VoltaireSon père et son frère (// à faire avec Diderot) ; collège Louis-le-Grand et enseignement des jésuites (père Porée) ; duc de RichelieuLa cour de Sceaux et la duchesse du MaineUne cour érudite et aristocratique, mais aussi complot dit Cellamare. Opposition à la Régence de Philippe d’Orléans.Attribution des bons mots et libelles. Rôle de la lieutenance de police de Paris, des inspecteurs et des mouches/provocateurs.Voltaire écrivainLa série met tout particulièrement l’accent sur le théâtre de Voltaire. La Henriade par exemple dans l’épisode 3.Hérode et Marianne, OedipeLa question du privilège d’impressionLettres philosophiques Détention et exilEmbastiller le livre ; envoi aux Provinces-Unies ; exil à Sully-sur-Loire (un passage intéressant) ; Angleterre (même si son séjour n’est connu qu’à travers deux lettres lues par ses amis)Les amours de Voltaire et Voltaire libertinMarguerite de Bernières et Adrienne Lecouvreur (jusqu’à sa mort) apparaissent souvent dans la série. Une entrée originale dans la question Voltaire et les femmes alors qu’on insiste d’ordinaire davantage sur Mme Du ChâteletLa ligne de force de la série : Voltaire un défi à l’autorité Le thème court tout au long de la série : père (son frère et la question de l’héritage) ; ses maîtres ; le Régent ; le cardinal Fleury ; le roi Un premier combat de Voltaire : en faveur de l’abbé Desfontaines, accusé de sodomie et qui risque le bûcherVoltaire et le chevalier de Rohan ; bastonné par ses hommes // avec la duchesse de Bouillon qu’il soupçonne d’avoir empoisonné Adrienne LecouvreurRester à sa place : désillusion lorsque le duc de Sully ne veut pas au nom de leur amitié, l’accompagner pour porter plainte contre Rohan-ChabotSait aussi intriguer auprès du régent, de la reine Maria Leszczyńska (dans l’épisode 3)et du cardinal Fleury.Combat contre l’Eglise : risque du bûcher pour Desfontaines, refus de l’enterrement des comédiens en terre chrétienneConclusion : voix du narrateur (Voltaire âgé) : nouveau départ en exil de « l’homme qui ne voulait pas se taire ».

  • Salma Warscheid Hargal est doctorante en histoire contemporaine à l’Université Lyon II, affiliée au LARHRA (Laboratoire de la recherche historique de Rhône Alpes). Elle travaille sur l’immigration des Algériens dans l’Empire ottoman de 1830 à 1918, leur mobilité, leur installation, leur insertion et leurs trajectoires intellectuelles et politiques, à partir de sources en turc-ottoman et en arabe. Elle a enseigné l’histoire à Lyon II, Sciences Po et l’Inalco. Elle a déjà publié un article issu de sa thèse dans la Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée (REMMM). Elle présente ici la série PAYTAHT ABDULHAMIT qui présente la vie du Sultan ottoman Abdulhamit au début du XXe siècle. C'est une série qui a suscité des polémiques en Turquie et dans la région du Moyen Orient au moment de sa sortie où elle a été soutenue notamment par l'AKP et le pouvoir turc. Après avoir présenté le contexte historique, elle décrit les personnages, la lutte du bien contre le mal. Elle montre ensuite que la série tend à justifier l’oppression et la censure. Enfin, elle analyse comment il s'agit d'une série qui forge l’image d’un calife pieux.
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  • Guylaine Guéraud-Pinet est docteure en Sciences de l’information et de la communication. Elle a soutenu une thèse en décembre 2018 intitulée Musiques et industries médiatiques. Construction et mutations d’une musicalisation médiatisée à la télévision (1949-2015) sous la direction de Benoit Lafon. Cette thèse de doctorat proposait une étude du rapport « musique-média » dans une perspective communicationnelle. Il s’agissait particulièrement d’analyser les intégrations musicales à la télévision française entre 1949 et 2015. En d’autres mots, l’auteure souhaitait comprendre comment la bande-son des émissions de télévision dites de flux (magazines, journaux télévisés, télé-réalités, etc.) avait était construite dans le temps long en interrogeant conjointement les enjeux socio-économiques et sémiotiques circonvenant la pratique.
    Pour l’année universitaire 2020-2021, elle est enseignante contractuelle au département Information et communication de l’IUT 2 de Grenoble et membre non-permanent du laboratoire du GRESEC (Groupe de recherche sur les enjeux de la communication).
    Elle présente ici la série WESTWORLD à travers la musique utilisée dans celle-ci puis analyse sa DIFFUSION, sa PRODUCTION, son CASTING, et son HISTOIRE. Elle étudie ensuite les origines de Westworld et montre comment il s'agit d'une adaptation audiovisuelle. Elle cherche ensuite à montrer comment la musique dans Westworld est représentative de l'évolution musicale dans les séries et les films de science-fiction. Elle analyse dans Westworld, la musique de Ramin Djawadi (compositeur de Game of Thrones) qui va de la composition à la réorchestration. Dans une dernière partie, elle montre comment la musique dans une série peut être un élément moteur essentiel de l'écriture narratologique.
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  • Hélène Machinal est professeure en Études anglophones à l’Université de Bretagne Occidentale et membre de HCTI (EA 4249). Elle est spécialiste de littérature fantastique, du roman policier et de la fiction spéculative du XIXe au XXIe siècle. Elle travaille par ailleurs sur les séries TV et les représentations du posthumain, plus particulièrement l’imaginaire de la science dans les fictions policières, fantastiques et de SF.
    Dernière publication : Posthumains en série, les détectives du futur, PU François Rabelais, 2020
    Elle présente ici la série SHERLOCK diffusée sur la BBC qui retrace les aventures du célèbre détective au XXIe siècle. Les grandes thématiques sont : - Le transfert de l'histoire de l'écrit à l'écran et du XIXe siècle au XXIe
    - Le rôle et la fonction de Sherlock à l'ère du numérique (et Moriarty en Hacker)
    - Le rôle de Watson et Lestrade.
    - Ecrire cette série en tenant compte de l'histoire originale : quel rapport à l'histoire au XXIe siècle ?
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  • Pierre Langlais est journaliste spécialiste des séries pour Télérama et chroniqueur au Cercle Séries, sur Canal+. Il est l’auteur de Créer une série, publié aux éditions Armand Colin. Il présente ici la série THIS IS US créée par Dan Fogelman, 5 saisons, depuis 2016. Sur NBC aux Etats-Unis, Canal+ en France. C’est un genre de série historique très particulier, et fragile. Une Histoire intimiste. Moins pointilleux, plus dans le ressenti. Mais, c’est ce que Mad Men faisait merveilleusement, l’histoire, pour 99 % d’entre nous, ce sont des souvenirs, des sensations, des émotions – et ce qui passe à la télé. This is us, c’est nous. Une œuvre égocentrée mais universelle. Particulière, originale, mais où l’identification fonctionne à plein régime, parce qu’elle parle de traumatismes, de guérisons, d’amour, de deuil.
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  • Pierre Langlais est journaliste spécialiste des séries pour Télérama et chroniqueur au Cercle Séries, sur Canal+. Il est l’auteur de "Créer une série", publié aux éditions Armand Colin. Livre qu'il présente ici.

  • Perrine Quennesson est journaliste pour les magazines Cinémateaser, Le Film français, Première, Trois Couleurs, Illimité et le site Somewhere Else, Perrine Quennesson est lacréatrice du podcast 7e Science, coproduit par Sorbonne Université et Binge Audio. Par ailleurs, elle est chroniqueuse sur Canal+ dans l'émission Le Cercle Séries, collabore avec plusieurs festivals (Lumière, Champs Elysées Film Festival, Séries Mania...) ainsi qu'une plateforme de VàD (FilmoTV) et enseigne à l'ESEC.
    Elle présente ici la série NARCOS qui relate dans ses 2 premières saisons la vie du cartel de Medellin dirigé par Pablo Escobar et dans la saison 3 le Cartel de Cali. Elle montre comment cette série est d'abord centrée sur la vie d'un homme très connu, Escobar, alors que la saison 3 suit un inconnu au sein du Cartel de Cali. Elle montre ensuite comment cette série peut être mise en parallèle avec la série Zéro, Zéro, Zéro qui montre aussi la vie au sein de la Mafia italienne et des réseaux de drogue en Europe. Elle montre enfin que cette série permet de se plonger au sein des années 1980, elle est le reflet de cette époque.
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  • Sonia Goldblum est Maîtresse de conférences en histoire des idées allemandes à l’Université de Haute-Alsace
    Spécialiste de la culture juive en Allemagne au XXème siècle. En 2011, elle a soutenu une thèse à l’Université de Strasbourg sur le dialogue amoureux et le dialogue religieux dans la correspondance de Franz Rosenzweig (publiée chez Hermann en 2014). Elle a également traduit et édité un choix de lettres issues de la correspondance de F. Rosenzweig et de Martin Buber. Elle travaille actuellement sur les débats nés après la Seconde Guerre mondiale concernant l’existence et la nature d’une identité judéo-allemande avant 1933 et sur ce qu’on appelle ici ou là, la « symbiose judéo-allemande ».
    Elle présente ici la série SHTISEL, série israélienne disponible sur NETFLIX. Elle décrit ensuite l'intrigue et présente le personnages, puis analyse la communauté Haredi, une communauté juive orthodoxe au coeur de la série. Elle s'attarde sur la figure d'Akhiva Shtisel, artiste, qui permet de présenter toutes les contradictions que l'on retrouve entre la communauté et ses membres. Elle termine enfin par la réception de la série en Israël mais aussi à l'étranger.
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  • Justine Breton is a lecturer in French literature at the University of Reims Champagne-Ardenne (INSPE de Troyes). She studies medievalist and fantasy productions, in particular audiovisual adaptations of the Arthurian legend. She is the author of The King Who Was and Who Will Be. Representations of Arthurian power on small and large screens (Classiques Garnier, 2019), and has signed with Florian Besson the works Kaamelott, a history book (Vendémiaire, 2018) and A story of fire and blood. The Middle Ages of Game of Thrones (PUF, 2020).
    This episode presents the Netflix TV series "Disenchantment"(Désenchantée), an animated program directed by Matt Groening, creator of The Simpsons and Futurama. We study the way the series present a twisted fairy-tale world based on our contemporary view of the Middle Ages: in this satirical representation, the supposedly wonderful realm of Dreamland is filled with poverty, death and obscurantism, all linked to the traditional image of the medieval period as a time of ignorance and violence. The initial appearance of a wonderful medievalist world is just that: an excessive appearance made to create laughter, but which does not hide the reality of our own disillusioned expectations about the Middle Ages. In this dark world, the series follows Princess Bean, an alcoholic bored teenager who just aspires to a normal and rebellious life with her elf friend Elfo and her personal demon Luci. The madcap adventures of this resolutely different kind of princess mix traditional fantasy tropes, postmodern rewritings of fairy-tales and mythological legends, but also pop-culture references and ironic discrepancies between the Middle Ages and our contemporary society. Histoire en séries en VO welcomes you to Dreamland.
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  • Virginie Adane est docteure en histoire coloniale américaine, ma thèse a porté sur la fondation de New York (dans un premier temps une colonie hollandaise, la Nouvelle-Néerlande) avec un focus sur les relations hommes-femmes et leur rôle dans la construction d’une société nouvelle. Actuellement maîtresse de conférences à l'Université de Nantes et membre du Centre de Recherches en Histoire Internationale et Atlantique (CRHIA).
    Elle présente ici les saisons 4 et 5 de la série OUTLANDER centrées sur l'Amérique coloniale au XVIIIe siècle. Elle étudie ensuite le regard historien méta sur la construction des États-Unis et les moments fondateurs. Elle analyse comment fonctionnent les sociétés coloniales américaines au XVIIIe siècle. Elle s'attache ensuite à décortiquer comment est perçu l’esclavage et l’engagisme pour l'abolition de celui-ci dans le discours de la série. Virginie Adane montre ensuite que le choix de la Caroline du Nord pour situer l'action de la série n'est pas dû au hasard car on y trouvait au XVIIIe siècle de nombreux colons écossais. Elle étudie ensuite comment la série montre les relations avec les Amérindiens, Cherokees tout d'abord puis Mohawks ensuite. La dernière partie de l'émission est consacrée à l'étude de la révolte des Régulateurs, révolte qui sert de prélude à la révolution américaine.
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  • Benjamin W. L. Derhy Kurtz est docteur en sociologie de la télévision et des médias, et A.T.E.R. au au Laboratoire Culture et Communication d'Avignon Université, où il est responsable pédagogique de la L1 Information-Communication. Spécialiste de la télévision et du transmédia, il s’intéresse également à la sociologie des industries créatives, à l’histoire de la communication et à la médiation culturelle. Il étudie les industries créatives et les institutions culturelles (en particulier l’industrie télévisuelle, le cinéma et, plus récemment, l’industrie musicale) à travers quatre prismes complémentaires : les personnels et le fonctionnement économique de l’industrie (incluant mesures du succès et relations sociales), la représentation des professionnels de ces industries par la presse, les pratiques de production, de narration et de diffusion (en particulier au travers du transmédia) et enfin les audiences de ces productions, à savoir les publics.
    Benjamin Derhy Kurtz est l’auteur de L'industrie télévisuelle revisitée Typologie, relations sociales et notion(s) du succès ; préfacé par Bernard Miège (2020) chez L’Harmattan et co-directeur (avec Mélanie Bourdaa) de l'ouvrage The Rise of Transtexts: Challenges and Opportunities (2016), chez Routledge.
    Il présente ici une série iconique du début des années 2000 en France : CAMERA CAFE. Les principaux éléments de la discussion tournent autour des questions suivantes :
    1. Les éléments typiques de ce type de programmes (une comédie de situation (ou sitcom) se basant sur des quiproquos et menues disputes, de format court – 3 à 8 minutes – qui commença avec Un Gars un Fille en 1999, puis a continué à travers de nombreuses autres séries, telles que Caméra Café, Kaamelott ou encore En Famille - breve description de chaque pour exemplifier)
    2. Présentation de Caméra Café (2001-2004) (déclinée à travers 570 épisodes sur M6 et, comme Un Gars un Fille, filmé à travers une caméra fixe, en face des personnages ; alors que pour la précédente, cela représentait le point-de-vue de l’interlocuteur face aux personnages, cela représente chez CC la “perspective” de la machine-à-café. A l’inverse, série française qui fut adaptée au Québec, cette fois.
    3. Particularité de la série (le fait que la série se passe intégralement sur le lieu de travail, sans que jamais les activités ni les bureaux des personnages ne soient montrés. travail évoqué de manière indirecte à chaque fois)
    4. Caméra Café fonctionnerait-il maintenant (rumeur d'un retour pour un "épisode-évènement" ; caricatures toujours d'actualité : montre les eployés comme démotivés et paresseux ; ambigüe : pas une critique marxiste, mais joue sur les stéréotypes du français paresseux ; autres changements, le look : vêtements, la technologie)
    5. De telles situations pourraient-eles encore se produire aujourd'hui ? Compliqué avec la Covid, la période épidémique, les confinements et le distanciel ; mais de nouvelles formes se créées : visioconférences, avec le même point-de-vue que la machin-à-café : face à la personne, conversations informelles en amont ou/et en aval des réunions - plutôt en amont avant que tous les participants n'arrivent, en général pressés de se déconnecter à la fin.
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  • Emmanuel Taieb, professeur à Sciences Po Lyon, présente ici le livre collectif qu'il co-dirige aux éditions De Boeck Supérieur en Novembre 2020 intitulé " SERIES POLITIQUES, le pouvoir entre fiction et vérité".
    On y retrouve des contributions sur Baron Noir, Designated Survivor, House of Cards, Borgen, Occupied, Handmaid's Tale, Game of Thrones, Veep, Kaamelott.
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  • Béatrice Garapon est l'auteure d'une thèse de socio-histoire sur les processus de transition démocratique dans la Turquie contemporaine, soutenue à Sciences Po Bordeaux en 2017, « Aux origines de la Turquie conservatrice. Une sociologie historique du Parti démocrate (1946-1960) ». Elle a vécu à Istanbul, au Caire et en Syrie et enseigné à Sciences Po Bordeaux, à l’Ecole Normale supérieure et à l’Institut National des Langues Orientales. Ses travaux portent sur les partis et la politique locale en Turquie, l’anthropologie du politique et la socio-histoire de la Turquie. Elle a publié dans des revues telles que Esprit, Anatoli et TV series. Elle étudie ici l'importance des séries turques dans le softpower du pays à travers le monde. Les grandes thématiques de l'émission sont :
    1) Panorama général des séries turques dans le monde
    - Quelques chiffres
    - Zones d’exportation
    - Historique
    2) Les raisons du succès à l’exportation : un soft power turc ?
    3) L’attitude des autorités turques : de l’indifférence à l’accompagnement
    4) Perspectives d’avenir : la Turquie, future 1e industrie culturelle mondiale ?
    (la concurrence de Netflix, des contraintes qui pèsent sur le système turc de production).
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  • Marjolaine BOUTET est maîtresse de conférences en Histoire contemporaine à l'Université de Picardie-Jules Verne, spécialiste des séries TV et des représentations de la guerre. Elle est l'auteure de Les Séries Télé pour les Nuls (PUF, 2009), Sériescopie : guide thématique des séries télé (avec Pierre Sérisier et Joël Bassaget, Ellipses, 2011), Vampires : au-delà du mythe (Ellipses, 2011), Cold Case : la mélodie du passé (PUF, 2013), La bataille de la Somme : l'hécatombe oubliée (avec Philippe Nivet, Tallandier, 2016) et Un Village français : une histoire de l'Occupation (La Martinière, 2017). Elle chronique les séries télévisées pour le magazine Phosphore et dans l'émission Une heure en séries sur France Inter, et elle est membre des comités éditoriaux des revues TV/Series, Le Temps des Médias et Saisons. Elle présente ici la série UN VILLAGE FRANCAIS proposée par Frédéric Krivine avec l'aide de Jean Pierre Azéma. Elle propose un tour d'horizon des principaux personnage puis évoque les grands thèmes de l'occupation lors de la Seconde Guerre mondiale : collaboration, accommodement, résistance, rafles des juifs, libération, épuration sont traitées tout au long des 7 saisons autour du village fictif de Villeneuve.
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  • Dennis Tredy est maître de conférences en littérature américaine à l’Université de la Sorbonne Nouvelle, enseignant d’adaptation filmique à Sciences Po Paris, et co-fondateur de la Société Européenne des Etudes Jamesiennes (ESJS). Il a publié trois volumes sur James, Reading Henry James in the Twenty-First Century (2019), Henry James and the Poetics of Duplicity (2013) et Henry James’s Europe : Heritage and Transfer (2011), ainsi que de nombreux articles sur James et d’autres auteurs américains. Il a également publié des études sur l’adaptation filmique des auteurs américains, ainsi que des études sur la série télévisée américaine, notamment sur la sitcom, sur l’adaptation des émissions radio au milieu du vingtième siècle, et sur la représentation des minorités et de la contreculture dans les années 1950, 1960 et 1970.​Dennis Tredy is an associate professor of American Literature at the Sorbonne Nouvelle in Paris and teaches literature and film adaptation at Sciences Po Paris. He is co-founder of the European Society of Jamesian Studies and has published three volumes on Henry James: Reading Henry James in the Twenty-First Century (2019), Henry James and the Poetics of Duplicity (2014) and Henry James’s Europe: Heritage and Transfer (2011). In addition to his publications on James and on other American novelists, Dennis has published studies on film and television adaptations of the works of Henry James, Edgar Allan Poe, Vladimir Nabokov and other authors, as well as on literary adaptation and radio adaptation for television, on TV series past and present, and on the representation of American culture, diversity and counter-culture in the 1950s, 1960s and 1970sIl présente ici, en Anglais, la série "All in the Family", une émission qu'il a sous-titrée : "Those Were the Days of 'Serious Comedy': Norman Lear and All in the Family"L'intervention de Dennis Tredy suit le plan suivant : 1. The Rural Purge of 1970 and the Rise of 'Serious Comedy' (new advertising demographics, frontal approach to hot topics, dominance of 'relevancy comedies' including The Mary Tymer Moore Show, M*A*S*H and All in the Family.)2. Norman Lear and the Dynamics of All in the Family (adapting the British premise, the 'situation' based on tension between 4 characters, the weekly 'Archie vs. Meathead' confrontations, Carroll O'Connor's activism vs his iconic bigot character)3. Key themes/episodesa. the pilot, the disclaimer and 'the flush heard round the world', the expected backlashb. liberals vs conservativesc. homosexuality (the fifth episode and Nixon's taped, homophobic reaction)d. transexuals (the 'Leslie' character, from slapstick treatment to shaking Edith's faith in God when the character is killed in a hate crime)e. racism (the Sammy Davis Jr episode; the black neighbors, etc.) & anti-Semitismf. other conservative issues (e.g., Archie's anti-gun-control speech, calling for guns on planes, has even been parrotted recently)4. A network of spin-offs dominate the airwaves (The Jeffersons, Maud, etc.) & sister-projects by Norman Lear (Sanford and Son & many others)5. The end of the era in the late 70s & lasting effects (notably through syndication), its importance todayMore informations on https://www.histoireenseries.com