Episodes

  • Yves Awa Muguma est ingĂ©nieur statisticien diplĂŽmĂ© de l’Institut Sous-rĂ©gional de Statistique et d’Économie AppliquĂ©e (ISSEA-CEMAC) de YaoundĂ©, au Cameroun. Il poursuit actuellement un master en Ă©conomie du dĂ©veloppement, spĂ©cialitĂ© finances publiques, Ă  l’École d’Économie CERDI de l’UniversitĂ© Clermont Auvergne, en France. Stagiaire Ă  la Fondation pour les Études et Recherches sur le DĂ©veloppement International (FERDI), il travaille sur la fiscalitĂ© des industries extractives en Afrique et s’intĂ©resse aux politiques publiques liĂ©es au dĂ©veloppement durable et Ă  la rĂ©silience urbaine.

    Dans cet Ă©pisode, Yves Awa s’attaque Ă  une question majeure pour l’avenir du continent : comment adapter les infrastructures urbaines Ă  la croissance dĂ©mographique en Afrique ? Pour Yves Awa, l’enjeu n’est pas seulement de construire plus dans les capitales, mais de penser la planification Ă  l’échelle nationale. Il plaide pour une urbanisation Ă©quilibrĂ©e, qui passe par la valorisation des villes secondaires, l’investissement dans les zones rurales et la dĂ©centralisation des infrastructures et des investissements.

    Il insiste sur la nĂ©cessitĂ© d’une gouvernance urbaine participative, impliquant les citoyens dans la dĂ©finition des prioritĂ©s, et sur l’importance de partenariats public-privĂ© pour financer des infrastructures durables.

    « L’Afrique ne pourra relever le dĂ©fi urbain qu’en pensant la ville au-delĂ  de la ville. C’est dans la connexion entre territoires, dans l’équilibre entre les espaces, que se joue l’avenir du continent. »

  • Vanessa Vovor est consultante indĂ©pendante en gouvernance urbaine, inclusion sociale et dĂ©veloppement durable. Pendant plus de sept ans, elle a travaillĂ© pour l’initiative Convention des Maires en Afrique subsaharienne, accompagnant de nombreuses villes africaines dans l’élaboration de plans climat, la participation citoyenne et la conception de projets d’infrastructures durables.

    Dans cet épisode, Vanessa aborde une question fondamentale : comment faire en sorte que les transitions écologiques dans les villes africaines soient aussi des transitions justes et équitables ?

    Pour elle, penser la durabilitĂ© ne peut se faire sans penser l’inclusion. L’écologie urbaine doit avant tout rĂ©pondre aux besoins rĂ©els de celles et ceux qui vivent la ville au quotidien souvent les plus vulnĂ©rables et les moins Ă©coutĂ©s : femmes, jeunes, habitants de quartiers informels, personnes en situation de handicap ou de migration.

    À travers des exemples concrets des plateformes de dialogue entre municipalitĂ©s et collecteurs de dĂ©chets Ă  Abuja, ou des marches exploratoires avec des groupes de femmes Ă  Nouakchott et Garoua , elle illustre comment la participation transforme l’espace urbain et renforce le sentiment d’appartenance.

    « Penser la transition Ă©cologique dans les villes africaines, c’est penser grand, mais c’est aussi penser juste. Cela passe par la reconnaissance de toutes les voix, de toutes les pratiques et de tous les savoirs. »

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  • Sarah Kalonji est collaboratrice parlementaire Ă  l’AssemblĂ©e nationale française depuis 2022. Juriste de formation, elle a Ă©tudiĂ© le droit et les affaires publiques Ă  l’UniversitĂ© PanthĂ©on-Assas puis Ă  Sciences Po Bordeaux. Son parcours est marquĂ© par une ouverture internationale, nourrie par plusieurs expĂ©riences Ă  l’étranger en Espagne, aux États-Unis et en CĂŽte d’Ivoire. EngagĂ©e dans la vie publique, elle est Ă©galement responsable des questions europĂ©ennes et internationales au sein d’un mouvement de jeunesse.

    Dans cet Ă©pisode, Sarah s’interroge sur le rĂŽle des jumelages entre villes dans un monde en pleine mutation. Alors que les relations internationales traversent une pĂ©riode de remise en question entre crise du multilatĂ©ralisme et dĂ©fiance institutionnelle elle propose de regarder vers l’échelle locale, celle du quotidien, de la confiance et du lien humain.

    Pour Sarah, les jumelages reprĂ©sentent bien plus qu’un symbole de fraternitĂ© entre territoires : ils sont un outil concret de diplomatie de proximitĂ©.

    « Les jumelages permettent de redonner un visage humain aux relations internationales. Ils nous rappellent qu’avant les États, ce sont les citoyens qui font le lien. »

  • Mamadi Kamara est consultant en stratĂ©gie et innovation durable. DiplĂŽmĂ© d’un master en Conseil en Organisation, StratĂ©gie et SystĂšmes d’Information Ă  l’UniversitĂ© Paris 1 PanthĂ©on-Sorbonne et d’un second master en Sustainability, Entrepreneurship & Innovation Ă  ESCP Europe, il met son expertise au service d’une transition Ă©cologique ambitieuse. Aujourd’hui consultant chez One Point, il s’engage Ă©galement dans plusieurs organisations, notamment FinancEarth Mission, oĂč il coordonne des projets liĂ©s Ă  la durabilitĂ© en Afrique.

    Dans cet Ă©pisode, Mamadi nous invite Ă  repenser en profondeur nos systĂšmes agricoles et alimentaires Ă  travers le prisme de l’agroĂ©cologie.
    Pour lui, l’agroĂ©cologie n’est pas seulement une mĂ©thode de production : c’est une vision globale de l’équilibre entre l’humain, la nature et l’économie.

    L’agroĂ©cologie, explique-t-il, propose une autre voie : adapter les pratiques agricoles aux besoins locaux, favoriser la diversitĂ© des cultures, et restaurer un Ă©quilibre alimentaire qui valorise les savoir-faire traditionnels tout en rĂ©pondant Ă  l’urgence climatique.

    « L’agroĂ©cologie, c’est la maniĂšre la plus juste de rĂ©concilier la terre, les hommes et la planĂšte. Elle replace l’humain dans la nature, pas au-dessus d’elle. »

  • Emel Sabir est architecte diplĂŽmĂ©e de l’ENSA Paris-Malaquais, spĂ©cialisĂ©e en amĂ©nagement urbain durable et en gestion des risques naturels. Forte d’une expĂ©rience internationale entre la France, l’Argentine et le Maroc, elle a participĂ© Ă  des projets mĂȘlant santĂ©, habitat social, reconstruction post-crise et rĂ©habilitation patrimoniale. Aujourd’hui Assistante de Programme chez ONU-Habitat Ă  Rabat, elle dĂ©fend une approche du projet urbain profondĂ©ment humaine, oĂč l’environnement, la culture et la justice sociale sont indissociables.

    Dans cet Ă©pisode, Emel explore une question d’actualitĂ© : comment transformer les grands Ă©vĂ©nements sportifs en leviers de dĂ©veloppement urbain durable et inclusif ?
    Alors que le Maroc s’apprĂȘte Ă  accueillir la Coupe d’Afrique des Nations 2025 et la Coupe du Monde 2030, elle y voit une formidable opportunitĂ© Ă  condition de penser ces moments au-delĂ  de la fĂȘte.
    Pour elle, ces compĂ©titions peuvent ĂȘtre des accĂ©lĂ©rateurs de transformation urbaine, mais aussi des catalyseurs d’inĂ©galitĂ©s si elles sont menĂ©es sans vision Ă  long terme.

    « Ce qu’on construit aujourd’hui pour la CAN et la Coupe du Monde ne doit pas ĂȘtre une vitrine, mais une fondation. Le sport ne doit pas seulement dessiner nos villes pour un Ă©vĂ©nement, il doit ouvrir la voie Ă  un accĂšs plus Ă©quitable, plus durable et plus humain Ă  la ville. »

  • Duclair Nguepi Dongmo est un urbaniste diplĂŽmĂ© avec mention trĂšs bien de l’École Africaine des MĂ©tiers de l’Architecture et de l’Urbanisme. LaurĂ©at du concours international d’Art urbain en 2024 et du concours pour la conception de logements abordables organisĂ© par l’UEMOA et la Banque mondiale, il fait partie de cette nouvelle gĂ©nĂ©ration d’urbanistes africains qui allient expertise technique et engagement social. PassionnĂ© par les questions de gouvernance urbaine et de justice spatiale, il milite pour une plus grande participation des jeunes dans la transformation de leur territoire. Il poursuit actuellement un master en Ă©tudes du dĂ©veloppement Ă  la Sorbonne, en France.

    Dans cet épisode, Duclair aborde une question aussi essentielle que complexe : quel lien entre le foncier et le droit au logement dans les villes africaines ?

    Duclair dresse un constat lucide : le foncier est la clĂ© de voĂ»te de toute politique urbaine. Sans sĂ©curitĂ© fonciĂšre, pas d’investissement durable, pas de planification, pas de justice urbaine. Mais il propose aussi des alternatives ambitieuses : sortir la terre de la logique purement marchande pour la considĂ©rer comme un bien commun, gouvernĂ© collectivement.

    Au-delĂ  de la technique, Duclair appelle Ă  un changement de paradigme : une gouvernance fonciĂšre participative et dĂ©centralisĂ©e, oĂč les habitants, les municipalitĂ©s et les acteurs locaux dĂ©cident ensemble de l’usage du sol.

    « Relever le dĂ©fi du foncier, c’est faire en sorte que le droit Ă  la ville cesse d’ĂȘtre une utopie, pour devenir une rĂ©alitĂ© vĂ©cue par les millions d’habitants qui façonnent jour aprĂšs jour les mĂ©tropoles africaines de demain. »

  • Doriane Delacroix Ouedraogo est ingĂ©nieure agronome et agroalimentaire, formĂ©e Ă  l’Institut Agro Montpellier. PassionnĂ©e par les dynamiques alimentaires urbaines, les politiques publiques et la justice sociale, elle milite pour une alimentation inclusive, Ă©quitable et accessible Ă  tous. À travers ses prises de parole et sa prĂ©sence sur les rĂ©seaux sociaux, elle vulgarise les enjeux nutritionnels et plaide pour une meilleure comprĂ©hension des liens entre alimentation, santĂ© et citoyennetĂ©. Elle est aujourd’hui ambassadrice du projet Afrifoodlinks.

    Dans cet Ă©pisode, Doriane nous emmĂšne au cƓur d’un enjeu crucial : comment garantir l’accĂšs Ă  une alimentation saine et suffisante pour tous en Afrique urbaine ?

    Pour Doriane, la solution passe par des systĂšmes alimentaires inclusifs : penser l’alimentation non seulement comme une question agricole ou Ă©conomique, mais comme un droit fondamental. Elle insiste sur la nĂ©cessitĂ© d’impliquer les citoyens, les jeunes, les scientifiques et les dĂ©cideurs dans une approche pluridisciplinaire qui relie agronomie, nutrition, santĂ© publique et urbanisme.

    « On peut vivre en ville, proche des marchĂ©s, et pourtant ne pas pouvoir se nourrir Ă  sa faim. L’alimentation, c’est un droit — au mĂȘme titre que le logement ou l’éducation. »

    Dans ce plaidoyer, Doriane Ouedraogo nous rappelle que parler du droit Ă  la ville, c’est aussi parler du droit Ă  l’alimentation. Parce qu’un ventre vide ne peut pas rĂȘver, ni participer pleinement Ă  la vie citoyenne.

  • Anouk Rabesandratana est une facilitatrice et formatrice engagĂ©e sur les questions de participation citoyenne et de co-construction urbaine. Depuis plus de sept ans, elle anime des ateliers collaboratifs dans des contextes variĂ©s des chantiers d’entreprise aux associations de quartier, en passant par les universitĂ©s pour donner la parole aux habitants et encourager leur implication dans les projets de transformation de leur environnement.

    Dans cet Ă©pisode, Anouk partage sa rĂ©flexion sur le rĂŽle central de l’imagination collective dans la rĂ©paration des villes. Elle revient sur son expĂ©rience d’ateliers participatifs, oĂč une simple question « Et toi, qu’aimerais-tu pour ton quartier ? » suscite souvent la surprise, voire la timiditĂ©, tant il est rare qu’on demande vraiment aux citoyens ce qu’ils souhaitent pour leur cadre de vie.

    Elle plaide pour que les politiques publiques investissent dans l’imagination comme on investit dans les routes, les ponts ou les bĂątiments. Former les citoyens Ă  transformer leurs idĂ©es en projets concrets, c’est, pour elle, une nĂ©cessitĂ© dĂ©mocratique.

    « RĂ©parer la ville, c’est rĂ©parer le lien entre les gens et leur capacitĂ© Ă  rĂȘver ensemble. »

  • Edem D'Almeida est un entrepreneur engagĂ© dans la gestion durable des dĂ©chets et la protection de l’environnement en Afrique de l’Ouest. Fondateur deAfrica Global Recycling, il travaille activement Ă  la promotion d’une Ă©conomie circulaire et au dĂ©veloppement de solutions innovantes pour rĂ©duire l’impact des dĂ©chets plastiques sur les Ă©cosystĂšmes marins. Son engagement s’étend Ă©galement Ă  l’éducation environnementale et Ă  la mobilisation des jeunes pour une gestion responsable des ressources.

    Dans cettenote vocale, Edem met en lumiĂšre le rĂŽle essentiel que lajeunesse africaine peut jouer dans la protection des ocĂ©ans et le dĂ©veloppement d’uneĂ©conomie bleue durable. Il souligne les dĂ©fis posĂ©s par la pollution plastique et la surconsommation des ressources marines, tout en mettant en avant des initiatives locales qui transforment ces problĂšmes en opportunitĂ©s Ă©conomiques et sociales. À travers son tĂ©moignage, il appelle Ă  un renforcement des politiques publiques, des collaborations entre les secteurs privĂ© et associatif, et Ă  une implication active des communautĂ©s locales pour bĂątir un avenir plus respectueux de l’environnement.

  • Dans cet Ă©change,Steve Lakounga, ingĂ©nieur en gĂ©nie de l’environnement et fondateur de plusieurs initiatives durables, partage son engagement pour la protection des Ă©cosystĂšmes marins en Afrique de l’Ouest. Actuellement Point Focal Projet pour Plan International Cameroon, il travaille sur des initiatives d’inclusion Ă©conomique pour les jeunes Ă  Batouri, tout en collaborant avec des organisations comme BĂ©nĂ©voles OcĂ©ans et NAUSICAA pour sensibiliser les populations aux enjeux environnementaux.

    Steve met en lumiĂšre les impacts dĂ©vastateurs sur les Ă©cosystĂšmes marins, la pĂȘche et les communautĂ©s locales. Il explore des solutions concrĂštes telles que le dĂ©veloppement de stations d'Ă©puration, le recyclage des plastiques et la mobilisation des acteurs locaux Ă  travers des partenariats stratĂ©giques.

  • Dans cet Ă©pisode,SĂ©rĂ©na NGO SECK, ingĂ©nieure en sciences halieutiques et promotrice de la start-upMamagofish, incarne une nouvelle gĂ©nĂ©ration d'entrepreneurs engagĂ©s pour la prĂ©servation des ocĂ©ans et le dĂ©veloppement durable en Afrique.

    SĂ©rĂ©na explore le potentiel de l’économie bleue en Afrique, qui pourrait gĂ©nĂ©rer jusqu’à 29,5 millions d’emplois d’ici 2030 selon l’ONU, tout en prĂ©servant la biodiversitĂ© marine. Ce podcast met Ă©galement en lumiĂšre le rĂŽle crucial des politiques publiques, de l’engagement des entreprises via la RSE, et des projets collaboratifs pour bĂątir une Ă©conomie bleue durable, tout en soutenant les communautĂ©s cĂŽtiĂšres et en rĂ©pondant aux dĂ©fis du changement climatique.

  • Essozimna Nimon est diplĂŽmĂ© d'une licence en biologie et physiologie vĂ©gĂ©tale.

    À travers son travail, il met en avant des solutions concrĂštes pour rĂ©duire l'impact des dĂ©chets sur les ocĂ©ans et promouvoir une gestion plus durable des ressources. Il milite Ă©galement pour une sensibilisation accrue des populations et une implication active des jeunes dans la protection des Ă©cosystĂšmes marins.

    Dans cettenote vocale, Essozimna insiste sur l’importance del’économie circulaire comme rĂ©ponse efficace Ă  la crise de la pollution plastique qui touche les littoraux africains. Il met en avant des initiatives locales qui transforment les dĂ©chets en opportunitĂ©s Ă©conomiques et sociales, et plaide pour une meilleure collaboration entre les gouvernements, le secteur privĂ© et la sociĂ©tĂ© civile.

  • Dans cet Ă©pisode,MaĂŻkano Nasser Pechangou, gĂ©ographe et amĂ©nageur spĂ©cialisĂ© en gĂ©omorphologie littorale, partage son expertise sur les vulnĂ©rabilitĂ©s des littoraux africains face aux dĂ©fis environnementaux. .

    MaĂŻkano met en lumiĂšre l’importance cruciale de la jeunesse africaine, qui reprĂ©sente plus de 60 % de la population, dans la lutte contre la pollution plastique et la dĂ©gradation des Ă©cosystĂšmes marins.

    À travers son expĂ©rience, il dĂ©montre comment des projets collaboratifs, mĂȘlant jeunes, communautĂ©s locales et organisations internationales, peuvent transformer les dĂ©fis environnementaux en opportunitĂ©s pour construire une Ă©conomie bleue durable.

  • Dans cet Ă©pisode, Elary Adjagan, ingĂ©nieure en gĂ©odĂ©sie et doctorante en gĂ©omatique, partage son expĂ©rience et son engagement pour la protection des ocĂ©ans en Afrique

    Elary explore des initiatives comme les campagnes de nettoyage de plages au SĂ©nĂ©gal, qui ont permis de collecter plus de 15 tonnes de dĂ©chets en 2022, et des projets innovants comme « Moi je trie », une initiative phare prĂ©sente dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.

    Elle souligne Ă©galement l’importance des programmes acadĂ©miques pour mobiliser les jeunes et encourager des solutions durables. À travers des collaborations locales et internationales, la jeunesse africaine s’affirme comme une force motrice pour la protection des ocĂ©ans et le dĂ©veloppement d’une Ă©conomie bleue durable.

  • Dans cettenouvelle sĂ©rie de podcasts, rĂ©alisĂ©e en partenariat avec laFondation Afrique-Europe,Je m’engage pour l’Afrique explore les enjeux et opportunitĂ©s de l’économie bleue en Afrique. Avec 38 États cĂŽtiers et un littoral de plus de 47 000 km, le continent dispose d’un immense potentiel pour exploiter durablement ses ressources maritimes et stimuler son dĂ©veloppement Ă©conomique. Pourtant, ce secteur reste encore mĂ©connu et sous-exploitĂ©.

    À traverssix Ă©pisodes, ce podcast analysera le rĂŽle clĂ© de l’économie bleue dans la croissance africaine, en mettant en lumiĂšre des thĂ©matiques essentielles :

    La contribution du secteur Ă  l’économie africaine (plus de 300 milliards de dollars et 49 millions d’emplois potentiels selon l’Union Africaine).Les dĂ©fis majeurs, notamment la surpĂȘche, la pollution et le changement climatique qui menacent la biodiversitĂ© marine et les communautĂ©s cĂŽtiĂšres.Les initiatives locales et internationales qui visent Ă  structurer un modĂšle de dĂ©veloppement durable.

    Experts et jeunes passionnĂ©s interviendront pour dĂ©crypter les tendances et proposer des solutions innovantes. Nous mettrons en avant des exemples concrets comme la rĂ©glementation de la pĂȘche en CĂŽte d'Ivoire, le dĂ©veloppement de l'aquaculture ou encore la conservation des aires marines protĂ©gĂ©es en Mauritanie.

  • Zineb Benabderrazik est une architecte passionnĂ©e par la question de l'adaptation des politiques publiques aux rĂ©alitĂ©s locales. DiplĂŽmĂ©e de l'Ecole nationale supĂ©rieure d'architecture Paris Val de Seine en 2022 avec une spĂ©cialisation environnementale, elle a approfondi ses connaissances en travaillant Ă  Cotonou, au BĂ©nin, oĂč elle a pris conscience de la nĂ©cessitĂ© de repenser les normes imposĂ©es par les modĂšles occidentaux. C’est ainsi qu’elle est devenue membre fondatrice du collectif ADAPT, qui accompagne la reconstruction des zones sinistrĂ©es au Maroc, suite au sĂ©isme du 8 septembre 2023.

    Dans cet Ă©pisode du podcast, Zineb, partage son expĂ©rience personnelle et professionnelle pour aborder la question de l’adaptation des politiques publiques au contexte africain. Elle Ă©voque son vĂ©cu en Afrique, notamment au Maroc, et ses observations sur l’inadĂ©quation des modĂšles occidentaux importĂ©s, en particulier dans les domaines de l'urbanisme et de la santĂ©.

    Zineb met en lumiÚre l'importance de concevoir des politiques et des solutions adaptées aux réalités locales, en prenant en compte les spécificités culturelles, climatiques et économiques de chaque région.

  • Vanessa Metou-Mouini est une juriste et activiste pour les droits des jeunes, fondatrice de la plateforme "LONA", qui Ɠuvre pour l’épanouissement de la jeunesse Ă  travers l’éducation, l’entrepreneuriat, le leadership, et l’autonomisation des femmes. LaurĂ©ate du Women In Africa Young Leaders en 2022 pour son initiative Ladies Camp 2.0 qui Ɠuvre pour l’accĂšs des femmes rurales au numĂ©rique, elle figure parmi les Top 100 des jeunes leaders africains les plus influents en 2019. SpĂ©cialiste du Droit International PĂ©nal, elle a Ă©tĂ© conseillĂšre jeunesse prĂšs du Bureau du PrĂ©sident de la Commission de l'Union Africaine de 2018 Ă  2022.

    Dans cet épisode, Vanessa explore les enjeux majeurs auxquels l'Afrique sera confrontée dans les deux prochaines décennies, avec une population jeune et croissante. Nous abordons les défis liés à l'accÚs aux services de base, notamment l'eau potable, l'énergie, l'éducation, et la santé, mais aussi la maniÚre de penser les villes de demain. Il s'agit de trouver des solutions pour une urbanisation durable, améliorer les infrastructures de base, et promouvoir l'inclusion des femmes et le numérique pour tous.

    L’urbanisme durable, la gestion des dĂ©chets, l’emploi, et la formation professionnelle seront des clĂ©s essentielles pour l’avenir, et l’engagement de la sociĂ©tĂ© civile et des pouvoirs publics sera crucial pour anticiper l’explosion dĂ©mographique Ă  venir.

  • Tom Dilly, cofondateur de Forum 2040, joue un rĂŽle clĂ© dans la redĂ©finition de l’avenir de l’éducation en Afrique. Avec un master en DĂ©veloppement Africain de la London School of Economics et une expertise en finance et en dĂ©veloppement, il possĂšde une vaste expĂ©rience dans les secteurs public et privĂ©. Il a travaillĂ© en tant que Directeur du DĂ©veloppement Afrique pour SAYNA, une startup malgache spĂ©cialisĂ©e dans l’éducation numĂ©rique, ainsi que comme Coordinateur de Programme pour Investisseurs & Partenaires, un fonds d’impact soutenant les PME et startups africaines.

    Ce podcast explore le rĂŽle transformateur de la jeunesse dans la rĂ©invention de l’éducation en Afrique. Avec une population jeune en forte croissance, le continent dispose d’une opportunitĂ© unique pour repenser les Ă©cosystĂšmes d’apprentissage, en tenant compte des cultures locales, des valeurs et des avancĂ©es technologiques.

    La conversation aborde comment la jeunesse africaine peut ĂȘtre le moteur de ces changements, en intĂ©grant les savoirs endogĂšnes, les technologies numĂ©riques et l’entrepreneuriat pour relever les dĂ©fis Ă©ducatifs du continent et prĂ©parer les futures gĂ©nĂ©rations Ă  un monde en constante Ă©volution.

  • Sara Timb est une poĂ©tesse distinguĂ©e et une figure clĂ© dans la promotion des biotechnologies vĂ©gĂ©tales en Afrique. RĂ©compensĂ©e par plusieurs prix littĂ©raires en 2022, dont le prix international de poĂ©sie LĂ©opold SĂ©dar Senghor, elle est Ă©galement confĂ©renciĂšre lors des ateliers organisĂ©s par le MinistĂšre de l'Environnement, de la Protection de la Nature et du DĂ©veloppement Durable (MINEPDED) du Cameroun. ParallĂšlement Ă  sa carriĂšre littĂ©raire, elle poursuit des recherches en microbiologie des sols en tant que doctorante Ă  l'UniversitĂ© de YaoundĂ© I, avec une spĂ©cialisation en biotechnologies vĂ©gĂ©tales.

    Dans ce podcast, elle nous guide à travers l'univers des biotechnologies microbiennes, en expliquant leur rÎle crucial dans l'amélioration de la sécurité alimentaire en Afrique. Ces biotechnologies exploitent des micro-organismes pour stimuler la fertilité des sols, favoriser la production végétale, améliorer la transformation alimentaire, et contribuer à la dépollution.

    Ce podcast propose ainsi une vision éclairée des biotechnologies comme levier de transformation pour l'agriculture et la sécurité alimentaire en Afrique.

  • Hidrihoma Matomtete est consultante en Finance et en StratĂ©gie, spĂ©cialisĂ©e dans les projets d'envergure en Afrique subsaharienne. Actuellement en Master Ă  SciencesPo Paris, elle s'engage pleinement dans les questions de dĂ©veloppement et de politique publique sur le continent.

    Dans ce podcast, Hidrihoma nous guide à travers les défis et opportunités de l'urbanisation en Afrique subsaharienne. Elle met en lumiÚre l'explosion démographique et l'urbanisation rapide, avec des projections qui prévoient que 60 % de la population sera urbaine d'ici 2050.

    Elle explore aussi comment la croissance des villes secondaires pourrait ĂȘtre un moteur de dĂ©veloppement, malgrĂ© des obstacles comme la crise du logement, les bidonvilles et le manque d'infrastructures.