Episodes
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Depuis le 15 mai et jusqu’au 9 juin, La Colline consacre un temps fort à l’auteur Laurent Gaudé, homme de mots et d’épopées aussi solaires que sauvagement humaines, qui raconte, avec une plume à l’oralité troublante, les histoires qui le traversent :
Dans Le Tigre bleu de l’Euphrate, monologue testamentaire d’Alexandre le Grand, le passé se répercute dans le présent ;
Dans le récit Terrasses, c’est le présent qui fait se dérober le sol sous nos pieds en explorant les thèmes de la survie et du traumatisme après les attentats de 2015 à Paris. Ce dernier texte a été écrit spécialement pour le metteur en scène, collagiste, adaptateur, scénographe, créateur d’installations québécois Denis Marleau et son alter égo artistique Stéphanie Jasmin, scénographe et conceptrice vidéaste du spectacle, invitée de ce Nova y va en compagnie des comédiens Daniel Delabesse et Marilou Aussilloux.
« Nous resterons tristes longtemps, mais pas terrifiés. Pas terrassés. », écrit Laurent Gaudé… Il y a de l’urgence, de l’horreur, la sobriété, la pudeur, mais aussi de la lumière, de l’espoir et du courage… Une façon, poursuit l’auteur, de « saluer cette humanité restée debout ». À voir donc, et toutes les infos sont sur le site du théâtre et sur celui de la Radio Nova, ça va de soi !
Le Tigre bleu de l’Euphrate de Laurent Gaudé, mis en scène par Denis Marleau, se joue du 24 mai au 16 juin au Petit Théâtre de la Colline du mercredi au samedi à 20h, le mardi à 19h et le dimanche à 15h30. Places de 10 à 33 €.
Terrasses de Laurent Gaudé, mis en scène par Denis Marleau, se joue du 15 mai au 9 juin au Grand Théâtre de la Colline du mercredi au samedi à 20h30, le mardi à 19h30 et le dimanche à 16h.
La Colline – théâtre national : 15 Rue Malte-Brun, Paris 20ᵉ (m° Gambetta). Toutes les infos ici.
Journaliste : Anna Flori Lamour
Réal : Malo Williams
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Du 14 au 20 mai 2024, La Fondation Cartier pour l’art contemporain invite à Paris le Center for the less good idea de William Kentridge et Bronwyn Lace, le centre d’art qui, dans la tentaculaire et chaotique ville sud-africaine de Johannesburg, accueille, incube et fait jouer la jeunesse sud-africaine. Musiciens, danseurs, dramaturges, chorégraphes, metteurs en scène ou compositeurs au service d’une idée : celle de créer ensemble, sans limites de couleur, d’âge, de sexe, de genre ou de niveau social. Et si, de ce côté-ci du monde, de la moins bonne idée naissait parfois la meilleure ?
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Missing episodes?
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Du 4 au 7 avril, les rencontres de la bande dessinée investissent toute la ville avec une programmation aux petits oignons.
Luz nous explique comment faire disparaitre 17,2 kg de Sarkozy. Marie Klock nous raconte l'histoire de Matthias Lehmann. David Blot nous fait la visite des expos.
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Si la monnaie, aujourd'hui, est surtout dans notre carte bleue, dans les systèmes de nos téléphones même, encodée dans des data bases loin de nous, il fut un temps où cette pièce de monnaie, tangible, alourdissait les poches des jeans. On mettait 10 francs dans la machine, pour jouer au flipper, à Pacman, pour écouter son morceau préféré sur le jukebox du café du coin…
C'était là qu’allait l’argent de poche des ados. Si vous avez été sages ce mois-ci, vous pouvez venir récupérer quelques pièces (spécialement frappées pour l’occasion) au guichet de l’exposition Insert Coin à la Monnaie de Paris et… jouer !
Visuel : Eric Clayberg plays Ms. Pac-Man, 2005 © Bill Polo/The Boston Globe via Getty Images
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Nova y va, au vernissage du parc du Hangar Y, qui depuis fin mars poursuit l’exploration artistique en extérieur : 24 œuvres d’artistes contemporain·es internationaux et internationales sont exposées en plein air, toutes en lien avec la nature, toutes insérées dans les différents espaces selon une scénographie sensible et ludique. Il y a quelque chose d’une chasse au trésor à se balader des ruisseaux ombragés à la perspective de Le Notre, tout autour du bassin de Chalais, à flâner d’œuvre en œuvre, comme autant de possibles échappées féériques vers des mondes imaginaires auxquels nous participons en touchant, en s’asseyant, en glissant, en s’abritant auprès des sculptures et des installations.
On croit voir apparaître des farfadets dans les sous-bois avec le cabinet de curiosités de Mark Dion, des marraines fées dans des théières avec le Pavillon de thé de Joana Vasconselos, ou des extraterrestres dans les bassins avec les Lentilles flottantes de Marta Pan. Il y a encore les œuvres sculpturales et protéiformes de Barthélémy Toguo, Jeremy Deller, Christian Boltanski, Ugo Rondinone, Johan Creten Carlos Cruz Diez ou Sarah Lucas qui dialoguent avec les 10 hectares du parc…
Pour ce Nova y va, nous avons rencontré Blanche De Lestrange, conseillère artistique de l’exposition en plein air, ainsi que les artistes Pablo Reinoso pour ses assises célestes, et Julien Berthier qui propose un morceau de calanque artificiel et motorisé… Surprenant! Plus qu’une exposition, c’est une véritable promenade artistique et enchanteresse qui se savoure par les yeux, mais aussi par les oreilles en suivant l’installation immersive Lisières sonores, sons de la forêt mêlés de bruits humanoïdes, comme autant d’appels à une rêverie délicieusement étrange.
Nova y était, et Nova vous recommande donc chaleureusement cette parenthèse bucolique, artistique et poétique dans le parc de Chalais à Meudon, toutes les infos sur le site du Hangar Y et sur celui de la Radio Nova!
Par Anna Flori-Lamour et Benjamin Macé.
ACCÈS : 31, avenue de Trivaux - 92190 Meudon Gares : Meudon Val Fleury (RER C), Meudon (Ligne N) Bus : Lignes 169, 289, 389 (arrêt : Trivaux-Hangar Y)
TARIFS : Parc : 3€ / 2€ - Exposition : 10€ / 7€. Le parc est gratuit le mercredi.
HORAIRES : Le hangar est ouvert de 10h à 20h les week-ends et jours fériés et de 11h à 19h en semaine pendant les vacances scolaires (zone C). Le parc est ouvert 7/7j de 11h à 19h en semaine et de 10h à 20h les week-ends et jours fériés.
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Nova y va, au Maif Social Club, une pépinière culturelle nichée dans un espace de 1000 m2 au cœur du marais à Paris qui propose depuis le 30 mars l’exposition Faisons Corps, exploration artistique et sensible de nos enveloppes de chair, dans ce qu’elles ont de beau et de monstrueux, dans la relation qu’on entretien chacun avec, et dans la relation qu’on entretient ensemble, en faisant société – en faisant corps donc – avec ces organismes gros ou maigres, grands ou petits, jeunes ou vieux, sains ou malades…
Ce que nous sommes, ce qui nous lie, et cet espace entre nous qui est l’occasion de points de contacts comme de points de ruptures… L'exposition propose une zone de réflexion artistique, philosophique et même politique sur notre rapport au corps, à travers les œuvres de 15 artistes, comme autant de récits intimes pour raconter une histoire collective.
Plongée au cœur de l’expo par les oreilles, avec la commissaire d’exposition Nawal Bakouri, le duo d’artistes Scenoscome aka Gregory Lasserre et Anais Met Den Ancxt, ou encore avec Roxane Andrès.
Faisons corps a lieu jusqu’en janvier au Maif Social Club, lieu multiple, inspiré et inspirant, qui propose des résidences d’artistes, spectacles, conférences, ateliers, un espace de coworking, une bibliothèque partagée, un concept-store éco-responsable et bienveillant, et des visites thématiques de l’exposition, par la musique, le conte, les débats, des spectacles et des happenings queers !
Par Anna Flori-Lamour et Benjamin Macé.
Photo : In Situ © Jean-Louis Carli / MAIF
Exposition Faisons corps du 30 mars 2024 au 04 janvier 2025
Maif Social Club - 37 rue de Turenne, 75003 Paris
Entrée libre du lundi au samedi à partir de 10h.
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Nouvel accrochage de la Collection : revoir Picasso à l’hôtel Salé.
Picasso est probablement le peintre le plus connu au monde. On a tous le sentiment de connaître son travail, d’avoir vu ses tableaux des centaines de fois… Et pourtant, son œuvre est d’une telle ampleur, d’une telle richesse et tellement variée qu’on peut encore être surpris !
Vous n’y croyez pas ? Allez donc faire un tour au Musée national Picasso-Paris ! 39 ans après son ouverture en 1985, le musée se repense totalement pour redécouvrir Picasso. Piochant dans les plus de 5 000 peintures, sculptures, gravures et 200 000 pièces d’archives, la Collection se dévoile dans un nouvel accrochage et un nouveau parcours, pour une immersion dans l'œuvre du peintre, son processus créateur, mais aussi dans son époque.
Alors, qu’est-ce qu’on y voit ? Comment ce nouveau parcours a été pensé ? Comment recevoir les œuvres de Picasso aujourd’hui et quelle place faire aux récentes controverses autour de la figure de l’artiste, notamment dans son rapport aux femmes qui ont partagé sa vie et qu’il a peintes ? Réponses avec Cécile Godefroy et Joanne Snrech, commissaires de l’exposition.
Le nouveau déploiement de la Collection est à voir depuis le 12 mars au Musée national Picasso-Paris.
Par Raphaëlle Pluskwa et Benjamin Macé.
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Nina Simone, Miriam Makeba, Ray Charles, John Zorn, Archie Shepp, Max Roach, Dizzy Gillespie ou encore Sun Ra… On ne compte plus le nombre de légendes, d’ovnis et d’artistes visionnaires qu’a reçus le festival Banlieues Bleues depuis sa création en 1984. Référence jazz(s) et au-delà, le festival est de retour jusqu’au 5 avril 2024 dans toute la Seine-Saint-Denis.
L’histoire en héritage, à l’écoute de l’avenir, la 41ᵉ édition du Festival Banlieues Bleues était inaugurée le 8 mars dernier sur le campus de l’Université Paris-8 à Saint-Denis, réputée pour son caractère révolutionnaire et sa grande variété de cursus artistiques, musicaux en tête. Au programme ce soir-là : table ronde sur la question des inégalités et autres violences sexistes et sexuelles dans la musique — du jazz au métal en passant par les traditions afro-uruguayennes — avec un panel de chercheuses, jam fiévreuse menée par des élèves de l’université, lecture musicale par son autrice Diaty Diallo de “Deux secondes d’air qui brûle” (ed. Seuil, 2022) et performances live dans les amphis de la fac.
8 mars oblige, le Festival Banlieues Bleues mettait à l’honneur des femmes ultra-créatives, libres et radicales. Parmi elles, trois musiciennes à découvrir au micro de Jeanne Lacaille pour Nova Y Va : Cleo Reed & The Black American Circus, Tamara Goukassova du collectif Parasite Jazz et Sophye Soliveau.
Cleo Reed est afro-américaine et à 26 ans, la new-yorkaise agite l’underground de Brooklyn avec des performances spectaculaires à l’énergie punk, un costume de Pierrot et un make-up clownesque très sophistiqué. Après Root Cause, un premier album paru en 2023, Cleo Reed continue d’interroger son ancestralité et la question de la représentation du corps noir & queer dans l’espace scénique avec son groupe The Black American Circus.
Tamara Goukassova est violoniste de formation classique… “Tout ça pour déconstruire cet apprentissage aujourd'hui !” au sein du collectif Parasite Jazz qui donne du groove à un ensemble de clavier-machines, un set de batterie sur-mesure, mais aussi une série d’objets, de l’ocarina en céramique fait-main à la coupe en bronze. Leur truc ? Le non-jazz, c’est-à-dire une approche bruitiste, improvisée, collaborative et plutôt punk de la musique, ainsi qu’en témoigne leur premier album éponyme sorti en 2023 sur Les Disques de La Spirale.
Sophye Soliveau est harpiste, chanteuse, compositrice, cheffe de chœur des chorales afro-féministes Maré Mananga. D'origine guadeloupéenne, Sophye Soliveau a grandi dans une famille portée par la musique avec notamment un père passionné de gwoka et des frères fous de r’n’b 90’s. Le 22 mars, Sophye Soliveau sortira INITIATION, un premier album magnifique influencé par le gospel, le r’n’b et la nu soul.
Banlieues Bleues, c’est jusqu’au 5 avril dans toute la Seine-Saint-Denis avec les concerts de Mamani Keita, Vieux Farka Touré, Oan Kim, Sofiane Saidi, Amaro Freitas, Hollie Cook, Pedro Soler, Gaspar Claus, Lova Lova, Astéréotypie… Que des artistes validé.e.s par Nova ! Infos, programme et billetterie juste ici. On s’y voit !
Photo © Maxim François
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Le Centre Wallonie Bruxelles a lancé vendredi 16 février sa biennale d’art contemporain et numérique, la biennale NOVA XX.
Centre d’art transdisciplinaire dédié à la scène contemporaine belge wallonne, mais pas que, le Centre Wallonie Bruxelles est un espace de grande liberté artistique au cœur de Paris, où on transforme, on hybride, on regarde à l’envers et de côté, on s’affranchit de la norme, du genre, on dé-sanctuarise, on vire les certitudes pour laisser place au doute et mieux questionner le réel et les imaginaires qui en découlent.
La biennale NOVA XX, qui dure jusqu’au 27 avril, ne déroge pas à cette règle. Les thèmes cette année : Plurivers et contingence – pour une intrication artistique, scientifique et technologique en mode féminin et non-binaire à l’aune de la quatrième révolution industrielle 4.0…
41 artistes femmes ou non-binaires exposent leur travail, leur recherche, leurs créations, et ouvrent chacune à leur manière vers de nouveaux mondes spéculatifs, des cosmogonies futuristes, des réalités parallèles, il y a même un blob qui traine dans un terrarium…
Stéphanie Pécourt, directrice du CWB, Lou Fauroux et Louise Charlier, artistes exposées, nous donnent un aperçu de cet événement à ne pas manquer !
Et en plus de l’exposition, NOVA XX ce sont aussi des débats, des rencontres, des performances, dans et hors les murs… Le programme complet est à retrouver sur le site du Centre Wallonie Bruxelles.
Centre Wallonie Bruxelles, biennale Nova XX, du 16 février au 27 avril 2024
Journalisme et voix : Raphaelle Pluskwa
Prise de son et réalisation : Benjamin Macé
Visuel : Affiche NOVA_XX 2024 © Pam&Jenny
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"Vous rejoignez une dimension cosmique, vous pleurez comme une rivière, comme une cascade, comme un torrent."
À travers une installation mettant en scène des sculptures en céramique placées dans un environnement sonore interactif, l'artiste franco-gabonaise Myriam Mihindou explore les pleureuses du peuple Punu. Elle rend hommage à leur importance dans la société Punu, en tant que soigneuses et intercesseuses entre les vivants et les morts, et questionne la gestion de la larme dans nos sociétés contemporaines.
Au micro de Bintou Simporé, elle parle de sa propre expérience avec ces pleureuses, et comment son art lui permet de communiquer ses émotions. Didier Blanchard, l'acousticien qui a aidé Myriam sur cette exposition, raconte quant à lui sa démarche pour mettre en scène la matérialité sonore des pleureuses.
Pour en voir, écouter et ressentir plus, rendez-vous à l’exposition "Ilimb, l’essence des pleurs de Myriam Mihindou" au musée du Quai Branly - Jacques Chirac jusqu’au 10 novembre 2024.
Réalisation : Malo Williams
Photo : @ Affiche de « Ilimb , l’essence des pleurs », Quai Branly - Jacques Chirac
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"Les endroits de silence et d'ombre sont des endroits de créativité".
Bintou Dembélé, pionnière du hip-hop en France, est invitée pendant deux week-ends au musée du Quai Branly - Jacques Chirac, pour mettre en scène la pluralité du genre et des sexualités dans les Suds, à rebours de la conception que l'Occident peut en avoir. Pour ce faire, elle convie des artistes de tous horizons pour des performances, spectacles et palabres.
Au micro de Raphaëlle Pluskwa, la danseuse et chorégraphe explique préférer le terme de "périphérie" au mot de "marges". Elle cherche à célébrer la différence, "tout ce qui vient du bas" et à montrer un chemin commun vers une autre histoire queer.
Pour en découvrir plus, rendez-vous à l’exposition « Queerness, les Suds autrement » de Bintou Dembélé, le 10-11 février 2024 et 17-18 février 2024 au musée du Quai Branly - Jacques Chirac.
Réalisation : Malo Williams
Photo : © Affiche de "Queerness, les Suds autrement", Quai Branly - Jacques Chirac
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Faits d’hiver défend depuis sa création une danse d’auteur accessible à tous et envisage les chorégraphies contemporaines dans toutes leurs diversités. Sa 26ᵉ édition reste fidèle à ces principes : 48 représentations mêlant chorégraphes reconnus et émergents, dans 17 lieux différents, grandes ou petites salles à Paris et en banlieue, avec un mot d’ordre : le partage.
Le festival a débuté le 15 janvier au Théâtre de la Cité internationale dans le 14ᵉ arrondissement de Paris, et Nova y était ! Nous avons rencontré Christophe Martin, le directeur du festival qui nous partage sa vision de la danse, ainsi qu’Amélie Blaustein, journaliste fondatrice du média Cult news, qui nous explique pourquoi le festival Faits d’Hiver est culte !
Nous avons échangé avec la danseuse et chorégraphe suisse Tabea Martin dont le spectacle Forever - en partenariat avec le Centre culturel suisse -, a fait l'ouverture du festival. Puis, nous avons croisé dans la salle le chorégraphe Jean-Christophe Bleton, dont le spectacle Ne lâchons rien ! Bêtes de scène #3 est à voir les 30 et 31 janvier à la Maison des Arts de Créteil, aux côtés de plein d’autres propositions chorégraphiques à découvrir à Paris et ses environs jusqu’au 9 février !
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Le 13 octobre dernier, à quelques kilomètres du centre de Lyon, avait lieu l’inauguration de la nouvelle salle de concert La Rayonne à Villeurbanne, qui signe le début d'une nouvelle aventure pour l'ancien CCO Jean-Pierre Lachaize. Il voit naître leurs nouveaux locaux, prêt à porter leur projet encore plus loin après trente ans d'action sociale, culturelle et solidaire. Je me suis immiscée dans les couloirs de ce lieu et de ses engagements, auprès de quelques acteurs qui ont répondu à mes questions, pour vous retransmettre quelques rouages de l'ouverture de cette salle de concert augmentée, prometteuse et engagée ; entre diversité et rencontres.
Harout Meksian, directeur du CCO maintenant prénommé La Rayonne, nous explique notamment comment cette salle de concert plus grande, de plus de 1000 places, permet le financement du grand projet La Rayonne, un projet associatif d'action collective de grande ampleur, pour les habitant·es, par les habitant·es. Foyer d'accueil, résidence étudiante, ateliers artistiques et culturels ouverts à tous, formations professionnelles gratuites ; la pépinière d'associations qui s'est constituée dans ces grands bâtiments, regorge de solutions et d'actions pour rendre la culture accessible et à portée de main pour les personnes, mais aussi pour les aider et les accompagner dans des situations de vie difficiles. Sabine Trofimoff, m'a partagé le processus d'élaboration de cette pépinière, en tant que chargée de la vie associative.
Par la médiation, les résidences d'artistes et leurs accompagnements pendant un temps long, La Rayonne permet également la rencontre entre les personnes et les artistes, un point d'échange important pour pouvoir faire évoluer cet écosystème qui s'apparente à la création d'une société indépendante à petite échelle. Margot Nicolet, chargée de médiation culturelle, nous présente ce vivier artistique qu'elle anime.
Bien-sûr on a parlé musique, notamment avec Bérangère Allegret, responsable de la programmation de la salle de concert, qui m'a parlé des enjeux d'une première saison et de sa façon de faire co-exister l'industrie musicale et le milieu associatif par le biais des promoteurs locaux et des soirées produites par La Rayonne. Je me balade dans la grande salle encore vide, entends mes pas raisonner sur le sol, monte jusqu'au balcon qui surplombe cette immense scène, qui accueille depuis octobre de nombreux projets musicaux, des shows et des festivals. Riche en découvertes artistiques et en concepts de soirées caritatives et musicales, cette première saison n'est que le point de départ d'un lieu de vie commun et festif.
J'ai pu parcourir ces couloirs et ces battisses, des studios de répétitions, de musique, de danse, de théâtre ; une verrière immense, pour se retrouver, lire un livre, prendre un café, rencontrer, discuter ; ces associations implantées un peu partout ; l'énergie de la salle de concert, les techniciens qui s'activent à l'approche du début de la fête. Tout semble s'articuler dans une synergie unique, une énergie collective dans laquelle tout le monde s'anime ensemble, pour faire vivre ce lieu et rendre possible ses ambitions et ses actions.
Je vous laisse vous plonger dans l'atmosphère de La Rayonne, guidé par quelques références musicales signées Nova, pour vous donner envie de découvrir ce lieu par vous-même.
Réalisation et interviews : Paola Escorsa
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Le musée du quai Branly – Jacques Chirac présente jusqu’au 14 janvier 2024 l’exposition « Bollywood Superstars. Histoire d’un cinéma indien ».
Elle retrace l’arrivée du cinéma en Inde, son inspiration dans les traditions de contes, spectacles, mythologies et histoires indiennes, son essor comme outil unificateur après la colonisation anglaise, jusqu’au système de « superstars » bollywoodiennes d’aujourd’hui…
Au micro de Louise Morin, le co-commissaire de l’exposition et responsable de l’unité patrimoniale Asie au musée du quai Branly – Jacques Chirac, Julien Rousseau, nous parle de la dimension multimédia du cinéma indien, qui intègre la danse, la musique, le théâtre…
Dans le cadre d’ « Une Saison en Inde », le musée propose une saison de spectacles et de concerts à découvrir au théâtre Claude Lévi-Strauss. Le metteur en scène de la pièce « Chandâla L’impur », à découvrir les 24-25 et 26 novembre, Koumarane Valavane, nous en dit un peu plus sur ce spectacle qui emprunte à la fois à la culture indienne et à Roméo et Juliette.
Tout comme au cinéma, les personnages tombent amoureux, mais surtout, on mélange les arts, le spectacle intègre donc à son tour le cinéma, la danse, le chant…
Réalisation : Benjamin Macé
Photo : © Théâtre Indianostrum
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La semaine dernière, Radio Nova a embarqué ses micros proches des caissons pour ce qui est l’un des festivals les plus excitants de la période, et qui se tient chaque année depuis 7 ans, à Saint Etienne, avec comme repaire un lieu emblématique de la ville, la Cité du Design. Les djs, producteur·ices, et autres professionnels du milieu de la musique électronique française que l’on a croisé dans le train en direction de Sainté peuvent en témoigner, chaque année, le Positive Education ou PEF tient presque du congrès, tant il est devenu un rendez-vous immanquable sur l’hexagone.
En même temps, la recette a fait ses preuves, on réunit le meilleur de la scène électronique et underground française, des têtes d’affiches comme Anetha, des confirmées comme la DJ et productrice Flore et des newcomers avec, par exemple, la DJ Maelita ou Jacky Jeanne. Sont aussi conviés des internationaux abonnés aux festivals d’avant-garde européens comme Objekt & Skee Mask, Donato Dozzy, ou VTSS. Et puis on trouve aussi de quoi satisfaire les vieux de la vieille, qui ont encore quelques légendes à voir dans leur checklist, ça sera fait cette année avec le live duo du producteur berlinois Robert Henke alias Monolake.
En clair, la formule est alléchante, en tout cas suffisamment pour séduire les quelques milliers de festivalières et festivaliers qui étaient attendus sur les deux sites de l’événement, la Halle Éphémère pour les teufs de jours et la cité du Design pour les nuits. Nova était sur place pour emmener vos oreilles au cœur de ce festival d’exception, qui, on peut le dire, facilite une fois par an le travail de l’office du tourisme stéphanois.
Parmi les personnalités interviewées, Charles di Falco et Antoine Hernandez, les programmateurs du festival et Anetha, l’une des têtes d’affiches, Von Riu, membre du label et collectif survolté Jerry Horny et Lisa More, représentante de la scène clermontoise et autrice d’un premier album qui donne à entendre le chant et les sentiments des machines, Cyborg Tears, Maelita et Zaatar, représentantes de la club culture de Lyon et de Lille. Mais également un focus sur une partie de la programmation de jour de l’événement, des Days qui laissent place à des propositions qui peuvent être parfois plus douces, parfois moins dansantes avec toujours pour envie de mettre en avant l’exploration sonore. Nous avons fait la rencontre de Loup Gangloff alias Danse Musique Rhones Alpes, pur produit local ainsi que de Shackleton et Scotch Rolex, deux producteurs convoités associés sur un même projet. Enfin, lors de la dernière escale au Positive Éducation Festival de Saint Etienne, nous recevons au micro deux artistes aux productions captivantes. L’un d’entre eux a même complètement transformé le cours de l’histoire de la musique, car en plus d’être un des plus grands noms de la dub techno, il est l’un des créateurs du logiciel Ableton, largement utilisé dans la création sonore, (le podcast que vous écoutez est d’ailleurs fait sur Ableton), c’est Robert Henke alias Monolake. Avant ça, c’est Thessa Torsing alias Upsammy qui nous rejoint. Elle est l’une des DJs et productrices les plus en vues des pays bas, qui œuvre pour la contreculture depuis l’adolescence et dont les productions sur le label Pan ont retenu l’attention de la critique en Europe.
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L’exposition Métro ! Le Grand Paris en mouvement vient d’ouvrir ses portes à la Cité de l’architecture et du patrimoine. Coproduite par la Société du Grand Paris, elle est consacrée au métro, son histoire et les transformations urbaines qu’il induit alors que le futur métro du Grand Paris est en pleine construction.
Le Grand Paris Express est le projet d’infrastructure le plus important d’Europe. Depuis les travaux d'Haussmann au 19ᵉ siècle, il n’y avait pas eu de chantier urbain d’une telle ampleur : 200 kilomètres de réseau, quatre nouvelles lignes de métro, construction de 68 gares… C’est un projet titanesque qui se fabrique en grande partie sous terre.
L’expo le fait remonter à la surface pour faire le récit de ce Grand Paris et mouvement. À travers l’histoire du métro, c’est la construction de la métropole parisienne qui s’y raconte. On y découvre comment le métro a inspiré la fiction et fait naître des utopies, on y mesure l’ambition des architectes, artistes, ingénieurs et constructeurs qui œuvrent ensemble à imaginer et construire la ville de demain.
Pour nous en parler, Francis Rambert et Dominique Perrault, co-commissaires de l’expo, Jean-Marc Hoffman de la Cité de l'architecture et Constance Guisset, artiste designer. On a même croisé Enki Bilal, grand imaginateur du futur…
Métro ! Le Grand Paris en mouvement
à voir à la Cité de l’architecture à Paris jusqu’au 2 juin 2024.
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Les djs, producteurices, et autre professionnel.les du milieu de la musique électronique française que l’on a croisé dans le train en direction de Sainté peuvent en témoigner, chaque année, le Positive Education ou PEF tient presque du congrès, tant il est devenu un rendez-vous immanquable sur l’hexagone.
En même temps, la recette a fait ses preuves, on réunit le meilleur de la scène électronique et underground française, des têtes d’affiches comme Anetha, des confirmées comme la DJ et productrice Flore et des newcomers avec, par exemple, la DJ Maelita ou Jacky Jeanne.
Sont aussi conviés des internationaux abonnés aux festivals d’avant-garde européens comme Objekt & Skee Mask, Donato Dozzy, ou VTSS. Et puis on trouve aussi de quoi satisfaire les vieux de la vieille, qui ont encore quelques légendes à voir dans leur checklist, ça sera fait cette année avec le live duo de producteurs berlinois Monolake.
En clair, la formule est alléchante, en tout cas suffisamment pour séduire les quelques milliers de festivalières et festivaliers attendus sur les deux sites de l’événement, la Halle Éphémère pour les teufs de jours et la Cité du Design pour les nuits. Nova sera (était) sur place pour emmener vos oreilles au cœur de ce festival d’exception, qui, on peut le dire, facilite une fois par an le travail de l’office du tourisme Stéphanois.
Voici un premier aperçu avec deux artistes à l’affiche du premier soir, les DJs Maelita et Zaatar.
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Après les expositions de Charles Ray, Félix Gonzalez-Torres et Roni Horn, ou encore Tacita Dean, la Bourse de Commerce - Pinault Collection accueille sous sa célèbre coupole quatre artistes pour une nouvelle saison d’expositions, intitulée « Mythologies américaines » et présentée depuis le 20 septembre 2023.
« Mythologies », puisque ce sont des œuvres qui viennent questionner, de façon subversive, des notions qui paraissent parfois immuables comme celles de genre, de patriarcat, mais aussi de domination dans la société aussi que dans la structure familiale, et même le monde de l’art.
« Américaines », puisque les artistes présenté.es sont tous.tes né.es et ont, en partie, travaillé aux Etats-Unis. Et puisque c’est justement de l’Amérique que ces artistes dressent un portrait parfois violent, parfois acerbe, parfois sarcastique, parfois désabusé ou résigné.
Au micro de Louise Morin, la directrice générale de Pinault Collection, de ses musées à Venise et de la Bourse de Commerce - Pinault Collection à Paris, Emma Lavigne nous présente ce nouveau parcours de l’art contemporain. Puis, le responsable de la programmation culturelle, Cyrus Goberville, nous parle des événements et concerts à venir en lien avec cette saison.
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Direction le Centre Wallonie-Bruxelles à Paris, un espace d’art transdisciplinaire dédié à la promotion et à la diffusion d’artistes installés en Fédération Wallonie-Bruxelles. On y était vendredi dernier pour inaugurer la réouverture du lieu qui avait fermé en juin 2022 pour travaux.
Mais ici, on ne parle pas de réouverture du centre après travaux, on dit “ré-amarrage au sein du vaisseau rendu à sa primale et édification”... Et pour fêter ce fameux ré-amarrage, le centre a concocté une programmation dite “archipélique” intitulée “Heures Sauvages - Nef des Marges dans l’ombre des certitudes.”
Tout ça est assez mystérieux et intrigant… Stéphanie Pécourt, la directrice du lieu, nous en dit plus. Nous avons aussi rencontré certains des artistes exposés et invités pour l'inauguration du nouvel espace : Shivay la multiple, artiste multidisciplinaire qui rend hommage à l'igname, tubercule sacré aux vertus magiques ; Cindy Coutant qui présente la pièce sonore "Sound of earth part 2 : Afterlife", qui compile un témoignage de l'humanité à destination des vies extraterrestres ; et Darius Dalatyari, artiste, designer, performeur et chorégraphe qui se camoufle et se transforme sous des costumes flamboyants.
Et ce n'est qu'un aperçu ! Une multitude de créations, performances, projections sont à voir et à entendre pendant ces Heures sauvages, allez-y ça vaut le détour. Elles durent jusqu’au 29 octobre, le programme est à retrouver en détail sur le site du Centre Wallonie-Bruxelles.
Pour plus d’informations : Centre Wallonie Bruxelles | Ré-Amarrage du Centre : Les Heures Sauvages Nef des Marges dans l’ombre des certitudes (cwb.fr).
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La Bourse Révélations Emerige fête cette année son anniversaire, depuis 10 maintenant cet événement de l’art contemporain s’est donné pour mission de donner une place, une visibilité, à de jeunes artistes français pas encore représentés par une galerie.
Cette année, les créations des artistes sont présentées au 190 Lecourbe, dans le 15ᵉ arrondissement de Paris, au sein d’une exposition collective intitulée « Hit Again », à découvrir jusqu’au 5 novembre.
Tour à tour, au micro de Louise Morin, des artistes des éditions précédentes racontent leur expérience de la Bourse Révélations Emerige, nous parlent de leur travail et de la façon dont cet événement les a propulsés sur la scène de l’art contemporain.
Léo Fourdrinier, nominé de l’édition 2022, conçoit une œuvre protéiforme entre sculpture et installation dans laquelle se mêle différentes époques, de la mythologie Antique à des références plus contemporaines, afin de faire surgir une nouvelle temporalité. Il se raconte, raconte son expérience de la Bourse, son travail, qui se révèle parfois très musical…
Louis-Cyprien Rials, nominé de l’édition 2015, nous parle des débuts de la Bourse Révélations Emerige, tout en nous emmenant avec lui dans les divers voyages, à travers les différents pays, qui ont participé à nourrir son œuvre de photographe et de vidéaste…
Dora Jéridi, lauréate de l’édition 2022, nous présente sa peinture, la place que la violence et le corps occupe au sein de sa pratique, ainsi que l’édition de cette année, « Hit Again »…
Elené Shatberashvili, nominée de l’édition 2020, revient sur sa pratique de l’autoportrait et nous présente un des artistes de l’édition 2024 de la Bourse Révélations Emerige qu’elle affectionne tout particulièrement, Frederik Exner…
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