Episodes

  • đŸŽ™ïž Tribune d’artisans - FrĂ©quence MycĂ©lium. Le monde insoupçonnĂ© de la fabrique de champignon

    Embarquement pour le substrat avec Florestan Grange, du collectif Les Myconautes ! Nous Ă©voquons l’univers fascinant des champignons et la difficile relocalisation de sa culture Ă  petite Ă©chelle en France. Il s’est interrogĂ© sur les pratiques environnementales de ce mode d’agriculture et dĂ©veloppe des outils pour mieux les prendre en compte

    “On a un rythme d’élevage, c’est eux qui nous disent quand on a du travail, on ne peut pas les forcer. Mais ils ne se plaignent pas, ils ne nous appellent pas quand ils ont faim, donc on reste un peu proche de l’agriculture vĂ©gĂ©tale malgrĂ© tout, c’est Ă  nous d’ĂȘtre vigilant.”

    Sa recette prĂ©fĂ©rĂ©e ? Le burger vĂ©gĂ©tarien aux eryngiis. Effilochez les pieds de champignons, faites-les revenir Ă  la poĂȘle Ă  feu vif pour le griller, puis couvert pour qu’ils s’attendrissent un peu.

    Un entretien mené par Laetitia Chalandon, du média Mùchon pas les mots.

  • đŸŽ™ïž Tribune d’artisans - Maxime, Chevrier Paysan

    On ne naĂźt pas paysan, on le devient. Bien qu'il soit fils de chevrier, Maxime ne se destinait pas Ă  reprendre la ferme familiale. Mais pour mettre ses idĂ©es en action, c'est une Ă©vidence qui s'est imposĂ©e Ă  lui, malgrĂ© la rĂ©ticence de son pĂšre, qui ne voulait pas de cette "vie" pour son fils. Maxime va construire son modĂšle, ĂȘtre prĂ©curseur Ă  l'Ă©poque. Nous Ă©voquons la complexitĂ© et les paradoxes de l'un des plus indispensables mĂ©tiers du monde.

    Animé par Laetitia Chalandon (du média Mùchon pas les mots). Avec Maxime Collet, ferme des ServanniÚres.

  • Missing episodes?

    Click here to refresh the feed.

  • Crise agricole : pour sortir des impasses, il nous faut des rĂ©fĂ©rences. Et parfois mĂȘme, changer de lunettes. La complexitĂ© de la situation rĂ©side dans la difficultĂ© d’une sortie Ă  grande Ă©chelle. Car les infrastructures d’approvisionnement, de marchĂ©s, de production, servent la vision des acteurs les plus puissants des filiĂšres.

    La reprise de fermes en collectif est une voie de plus en plus empruntĂ©e pour s’installer en agriculture. Les collectifs permettent de mutualiser les risques et les moyens tout en dĂ©veloppant des fermes diversifiĂ©es et donc, favorisant la biodiversitĂ©. Elles nous amĂšnent Ă  repenser le rĂŽle de nos fermes sur nos territoires pour faire face aux enjeux du changement climatique et de la rĂ©silience alimentaire locale. Et pour finir, elles nous requestionnent sur le lien entre l’agriculture et la sociĂ©tĂ© civile et la crĂ©ation d’un lien de confiance solide et durable Ă  travers la notion de propriĂ©tĂ© collective.

    Céline Riolo est co-directrice des Fermes Partagées. Avec elle, nous évoquons les solutions pour préparer notre alimentation de demain, penser la valorisation des métiers et redonner une juste rémunération aux travailleurs de la terre. Un décalage à 180°C.

    La crise agricole n'est pas nouvelle. Les problĂ©matiques sont diffĂ©rentes mais les revendications sont assez intergĂ©nĂ©rationnelles : comment vivre dignement du mĂ©tier de paysan ? Comment nourrir la population ?Comment concilier nouvelles aspirations et rĂ©alitĂ©s ? En changeant de lunettes, on peut changer de modes de production mais aussi notre rapport Ă  la ferme elle-mĂȘme. La ferme partagĂ©e capte la valeur qu'elle produit pour la redistribuer correctement et localement. On a expĂ©rimentĂ©, on a bricolĂ© : on a besoin de capitaliser sur ces pratiques lĂ  pour les transmettre de nouveau.


    Ressources :

    Les fermes partagéesSilence dans les champs de Nicolas LegendreDes orties et des Hommes de Paola PiganiPour une agriculture bas carbone, résiliente et prospÚre - Rapport des Shifters La propriété des terres agricoles en France - Rapport #2 - Terre de LienPaysans de passage : les fermiers du mouvement Terre de Liens en France, Elsa Pibou
  • Et si on repensait notre maniĂšre de transformer le lait ?

    Dans cet Ă©pisode, on fait de la place Ă  un modĂšle qui replace le producteur au cƓur de la chaĂźne : livraison directe, fixation des prix Ă  la ferme, savoir-faire artisanal et lien avec le mangeur.

    Anaïs Duraffourg a fondé la Laiterie de Lyon en 2020 avec la volonté construire une filiÚre courte et humaine. Avec elle, nous revenons sur son engagement de six ans, qui aprÚs avoir prouvé son modÚle, tend vers la transmission.

    Une émission présentée par Laëtitia Chalandon, fondatrice du média culinaire et engagé Mùchon pas les Mots.

    Je suis nĂ©e dans une ferme oĂč mes parents Ă©taient producteurs de lait dans la filiĂšre comtĂ©. [...] Aujourd'hui, c’est le fromage que je vends le plus Ă  la laiterie, de loin. Si on a pas grandi Ă  la ferme, on est un peu dĂ©connectĂ© de ce mode de production : comment on fait un fromage ?Il y a pas de standardisation des goĂ»ts : chaque ferme est capable de dĂ©velopper ses propres arĂŽmes.DĂšs lors qu'on travaille avec du vivant, on s’expose Ă  ce que le produit fini ne soit pas du tout celui qu’on imaginait au dĂ©part.


    Ressources :

    La montagne MagazineClaire Delfosse, La France fromagĂšre, 1850-1990, BH, la Boutique de l'histoire, 2007Claire Delfosse, Le mĂ©tier de CrĂ©mier-Fromager - De 1850 Ă  nos jours, Editions Mer du Nord, 1er septembre 2014Robert Laurent et Jean-Claude Saby, « ÉlĂ©ments sur l'histoire des fromageries et laiteries autour du Gerbier de Jonc : dans un cahier consacrĂ© Ă  l'Ă©levage en ArdĂšche », Cahier de MĂ©moire d'ArdĂšche et Temps PrĂ©sent, no 156,‎ 15 novembre 2022Chroniques de la FruitiĂšre, voyage au pays du ComtĂ© de Fred Bernard, Vincent BerniĂšre, GlĂ©nat 2016Le gruyĂšre entre en guerre. Reportage ORTF 7 fĂ©vrier 1970
  • "Une fois n’est pas coutume, je ne vous prĂ©senterai pas d’artisan pour cette Ă©mission. Enfin, pas directement
 Parce qu’en ce moment, je travaille Ă  un autre trĂšs beau projet qui me tient Ă  cƓur et que je souhaite partager avec vous. Il s’agit de l’écriture d’un livre
 Transhumance paysanne.

    C’est le rĂ©cit d’un voyage immersif au cƓur des fermes, Ă  la fois poĂ©tique et politique, Ă  la rencontre de ces femmes et de ces hommes rĂ©silients, vĂ©ritables nouveaux rĂ©sistants, qui, chaque jour, cherchent des solutions pour bĂątir un modĂšle agricole plus durable.

    Ce projet, c’est une idĂ©e de JĂ©rĂ©my Camus. Il est Ă©lu Ă  la mĂ©tropole de Lyon, en charge de l’agriculture et de l’alimentation. TĂ©moin direct des crises successives vĂ©cues par le monde paysan, il dĂ©cide de crĂ©er son podcast et se lance dans une transhumance pour tendre son micro aux arboriculteurs, cĂ©rĂ©aliers, maraĂźchers, Ă©leveurs, bergers... et faire entendre les trajectoires, les dĂ©fis, les espoirs et les engagements de ces travailleurs de la terre qui rĂ©sistent et façonnent notre alimentation de demain.

    L’annĂ©e passĂ©e, il se lance un dĂ©fi : faire le tour de la mĂ©tropole de Lyon Ă  pied, de ferme en ferme.

    Il me propose de l’accompagner pour retranscrire en rĂ©cit cette aventure. Nous sommes accompagnĂ©s par Emmanuel Prost, illustrateur, et par Suzette, une magnifique Ăąnesse qui nous aidera Ă  supporter le poids de la logistique. Une aventure de 9 jours, 130 km que nous avons vĂ©cu, il y a presqu’un an.

    Aujourd’hui, je vous fais ce cadeau, un extrait en exclusivitĂ©. Ce livre, ce n’est pas seulement des mots, ce sont aussi de percutants dessins, ceux d’Emmanuel Prost qui nous plongent avec force dans des univers extrĂȘmement diversifiĂ©s et uniques. C’est aussi une ambition de cartographier notre parcours et d’insĂ©rer des doubles pages didactiques et scientifiques autour des grands enjeux vĂ©cus par le monde agricole. Et enfin, c’est raconter la posture d’un Ă©lu, pas dans l’intention de faire son bilan mais pour parler au sens plus large, de la question de l’engagement et des communs.

    Le passage que j’ai choisi se passe avant le grand dĂ©part. C’est le moment oĂč tout se met en place, un peu comme aujourd’hui. Il s’agit de notre rencontre avec Suzette et avec Ingrid. Ingrid qui est maraĂźchĂšre en traction animale et que j’ai reçu ici pour le deuxiĂšme Ă©pisode de Tribune d’artisan."

    Une émission de Laetitia Chalandon, fondatrice du média culinaire engagé Mùchon pas les mots.

    Illustration : Emmanuel Prost

  • Êtes-vous actuellement, la tasse Ă  la main, Ă  dĂ©guster Ă  petites lampĂ©es, un bon expresso, en Ă©coutant votre radio prĂ©fĂ©rĂ©e ?

    Le rituel du cafĂ© : convivialitĂ©, rĂ©pit consentit Ă  la promesse d’un regain d’énergie en quelques gorgĂ©es. Un temps suave, plaisir non coupable, accessible et que l’on peut facilement partager, il s’inscrit dans la gestuelle quotidienne de 87% de français. Combien de tasses de cafĂ© servis chaque matin dans les bistrots, les gares, dans les bols du petit dĂ©jeuner...?

    Accessible mais peut-ĂȘtre plus autant qu’avant... En 2025, le prix du cafĂ© vert explose de 100%. Que se passe-t-il donc de l’autre cĂŽtĂ© de la tasse ? Le cafĂ© est la deuxiĂšme denrĂ©e Ă©changĂ©e au niveau mondial, aprĂšs le pĂ©trole. CotĂ© en bourse, c’est une valeur marchande sur laquelle on spĂ©cule. La commercialisation du cafĂ© est nĂ©e du modĂšle colonial et de son attitude opportuniste. Il en rĂ©sulte toujours aujourd’hui, une injuste rĂ©partition des richesses et un mĂ©pris assumĂ© par l’agro-industrie pour le travail de la terre. 125 millions de paysans et paysannes Ă  travers 50 pays survivent de cette agriculture. Elles sont soumises aux marchĂ©s de maniĂšre quasiment absolue alors que la demande augmente et que la production diminue, impactĂ©e par les alĂ©as climatique et l’épuisement des sols. Et si la filiĂšre du cafĂ© pouvait s’extraire des marchĂ©s financiers et transformer les rapports de domination en une nĂ©gociation juste, Ă  savoir : celle qui profite Ă  chaque partie ?

    Peut-on transformer notre conception des Ă©changes internationaux pour gagner en Ă©quitĂ© ? Peut-on faire perdre au cafĂ© son goĂ»t historiquement amer pour l’amener vers des rivages plus acidulĂ©s, plus diversifiĂ©s et plus justes ? C’est le grand dĂ©fi que gagne depuis sept ans la Label(le) BrĂ»lerie. ImplantĂ©e Ă  Villeurbanne, c’est de son atelier que sort un cafĂ© de spĂ©cialitĂ©, bio et Ă©quitable, Ă  destination des professionnels. J’accueille Emilie Carlin de Label(le) BrĂ»lerie, torrĂ©factrice et barista.

    "95% du marchĂ© mondial du cafĂ© est portĂ© par le marchĂ© mondial de commoditĂ©, un marchĂ© oĂč le prix du cafĂ© est rĂ©gi par un systĂšme boursier, la loi de l'offre et de la demande. Le prix de l'arabica est fixĂ© sur la bourse du New York, et celui du robusta sur la bourse de Londres."

    "L'ADN du projet c'est le lien avec la matiÚre que l'on torréfie tous les jours. Mais faire de l'import direct, ce n'est pas facile."

    "On s'engage aujourd'hui sur des volumes de commande sans savoir le prix que l'on va payer dans quelques mois. Cela sécurise les producteur.ices d'avoir des volumes de commande, et le prix est fixé plus tard en connaissance de la récolte et du prix du marché."

    "Le prix qu'on a pu payer pour le café n'était pas juste. Il faut aujourd'hui démontrer, prouver, expliquer, accompagner les consommateur.ices à réaliser que le prix qu'on a payé jusqu'à maintenant n'était pas le bon prix."

    "Le café de spécialité -au-delà de la traçabilité, de la rémunération juste- c'est un terroir. Un café, c'est un terroir. Une de nos missions en torréfaction, c'est de révéler ce terroir."

    "On se lÚve le matin pour faire un café de qualité, mais aussi un café plus juste pour demain."

    Références :

    Le dessous des cartes - Arte
    https://www.arte.tv/fr/videos/091146-023-A/le-dessous-des-cartes/

    Sans oser le demander - France Culture
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/sans-oser-le-demander/le-cafe-est-il-un-produit-comme-les-autres-9343060

    La café Français, une histoire coloniale
    https://www.la-croix.com/Actualite/France/Le-cafe-francais-une-histoire-coloniale-2015-07-12-1333838

    Journal de l'éco - France Culture
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-journal-de-l-eco/cafe-la-flambee-des-prix-2527643

    Roasters United
    https://www.roastersunited.com/

  • La France artificialise chaque annĂ©e entre 50 000 et 60 000 hectares soit l’équivalent d’un terrain de foot toutes les 7 minutes. Les terres agricoles sont directement impactĂ©es et fragilise notre capacitĂ© de production alimentaire. Dans cette Ă©mission, nous Ă©voquerons la gestion des espaces agricoles dans le milieu pĂ©ri-urbain avec un exemple intĂ©ressant sur la commune de Collonges. Un ancien terrain agricole retrouve sa vocation initiale. Quelles adaptations sont nĂ©cessaires, comment sont gĂ©rĂ©es les projections et les prĂ©occupations des habitants ? L’agriculture va-t-elle pouvoir trouver sa place au cƓur de nos sociĂ©tĂ©s ?

    Dans le quotidien de leur mĂ©tier, des artisans et des artisanes de la terre et des goĂ»ts expĂ©rimentent pour continuer Ă  nous nourrir durablement. Leur positionnement interroge l’avenir des mĂ©tiers de bouche d’un point de vue Ă©conomique, sociĂ©tal, culturel et environnemental. Le temps d’un entretien de trente minutes, Tribune d’artisan fait entendre leur voix et propose d’ouvrir les reprĂ©sentations pour rĂ©flĂ©chir Ă  la l’avenir de notre alimentation.

    Une Ă©mission de Laetitia Chalandon en partenariat avec le mĂ©dia culinaire et engagĂ© MĂąchon pas les mots avec Vincent Galliot, MaraĂźcher – Le Champ des saveurs.

  • Qu’attendons-nous d’un restaurant ? Pourquoi nous installer Ă  leur table ? La restauration traverse une crise existentielle et tente de nouvelles approches. RĂ©ussira-t-elle Ă  convaincre et emmener avec elle ses clients ?

    Guillaume Gregoris a ouvert son restaurant, Semo, il y a deux ans avec une idĂ©e : cuisiner en fonction de la disponibilitĂ© des produits et ramener dans la restauration « de bons rĂ©flexes » perdus au cours du XXIe siĂšcle. Incarnant l’idĂ©e que le restaurant possĂšde les clĂ©s pour faire face collectivement Ă  un autre dĂ©fi : celui du changement climatique, Guillaume s’emploie Ă  anticiper nos besoins d’ĂȘtre restaurĂ©s tout en proposant une approche de sobriĂ©tĂ© gourmande.


    “L’idĂ©e de Semo et de Semado part d’une volontĂ© d’ĂȘtre en mesure de se nourrir soi-mĂȘme, par sa propre culture. Mon exploitation agricole n’est pas vouĂ©e Ă  faire de bĂ©nĂ©fices, mais Ă  fournir le restaurant.”

    “Le mĂ©tier de cuisinier est bien plus intĂ©ressant quand on doit faire face Ă  ce que la nature nous donne. La crĂ©ativitĂ© culinaire est aussi venu du manque.”

    “Semo ça veut dire graine en espĂ©ranto. Je suis touchĂ© quand j’ai l'impression d’avoir semĂ© une graine dans l’esprit ou dans le cƓur des gens sur la nĂ©cessitĂ© de faire travailler les petits artisans, de changer notre systĂšme agricole, de consommer plus local. En plus d’un ventre plein, que les gens repartent avec quelque chose en plus.”

    “On sort d’un vieux monde plein de rĂ©flexes, hĂ©ritiers des mangeurs de la seconde moitiĂ© du XXĂšme siĂšcle, baignĂ©s dans la surconsommation et la globalisation. On se confronte Ă  des impĂ©ratifs dont on est trop peu nombreux Ă  mesurer l’ampleur. Le mĂ©tier de la restauration est en Ă©volution.”

    “Je vois mon mĂ©tier comme un artisanat, comme une forme de luxe aussi. Je parle de mes plats et du travail qu’il y a derriĂšre comme on parlerait d’un beau sac, ce n’est pas que se nourrir mais vivre une expĂ©rience, dĂ©couvrir des choses, se sensibiliser Ă  des causes.”

    Une émission présentée par Laëtitia Chalandon, fondatrice du média Mùchon pas les Mots.


    SEMO LYON, 2 rue des Fantasques, 69001 Lyon


    Références :

    "Naissance du restaurant : une révolution dans l'assiette", France Culture
    La France gastronome. Comment le restaurant est entré dans notre histoire, de Antoine de Baecque. Editions Payot, 2019.
    The Invention of the Restaurant - de Rebecca L. Spang. Editions Harvard University Press, 2001.
    "Restaurant, une tradition française", INA
    Les tendances de la restauration en 2024, The Good Fab

  • C'est Ă  35 ans qu’Ingrid quitte un poste de manager et se rĂ©oriente dans l'agriculture. Elle dĂ©cide de se passer au maximum du pĂ©trole et surtout de faire avec ce qu'elle possĂšde. Une petite ferme avec 3 hectares de terrain qu'elle cultive en traction animale. Elle raconte son lien avec le vivant et sa recherche d'un fonctionnement le plus respectueux possible des Ă©cosystĂšmes.

    Dans le quotidien de leur métier, des artisans et des artisanes de la terre et des goûts expérimentent pour continuer à nous nourrir durablement. Leur positionnement interroge l'avenir des métiers de bouche d'un point de vue économique, sociétal, culturel et environnemental. Le temps d'un entretien de trente minutes, Tribunes d'artisans fait entendre leur voix et propose d'ouvrir les représentations pour réfléchir à l'avenir de notre alimentation.

    Une émission présentée par Laëtitia Chalandon, fondatrice de Mùchon pas les mots, avec Ingrid Ruillat, maraßchÚre en traction animale à la ferme des deux ùnes à Sainte Consorce.

    “Un rapport Ă  la nature environnante diffĂ©rent, on ne la perçoit plus de la mĂȘme façon, c’est une coopĂ©ration au quotidien.

    “Ingrid a un troupeau de cinq Ăąnes, des poules, une truie – Rosie, la gardienne de la ferme–, ce qui se dĂ©gage de la ferme c’est beaucoup de douceur.”

    “Une remise en question sur d’autres mĂ©thodes, essayer d’ĂȘtre le moins interventionniste possible, capitaliser sur toutes les espĂšces prĂ©sentes que l’on connaĂźt parfois mal. C’est toute cette connaissance ancestrale qu’il faut rĂ©apprendre.”

    “La communication avec l’animal, ça passe par la confiance. Je le vois avec mon plus jeune ñne, Isidore, que j’ai eu en premiùre main, ça va trùs vite, on se comprend.”

    Des orties et des hommes - Paola Pigani - éditions Liana Levi 2022

    L’état des terres agricoles en France - rapport Terre de Liens 2022

    Silence dans les champs - Nicolas Legendre, 2023

    Baptiste Morizot : « Le vivant n’est pas une petite chose fragile mais un alliĂ© »

    Reporterre / par Hervé Kempf mai 2023

    Un paysan sans tracteur - Archive INA 1966

    Le fabuleux destin du Haricot viande - MĂąchon pas les mots novembre 2024

  • Coup de baguette - quel pain quotidien pour l’avenir de la boulangerie ?


    Qu’attend-on de son boulanger ? Une belle baguette, du pain frais et de qualitĂ© tous les matins ? L’idĂ©e que le boulanger doit continuer de vivre la nuit a la dent dure dans nos imaginaires collectifs, particuliĂšrement en France oĂč l’attachement culturel au pain est profondĂ©ment ancrĂ©.

    Dans sa boulangerie, Sylvain entend faire autrement : des produits bruts et naturels, travaillĂ©s de ses mains, sans pour autant sacrifier sa vie personnelle et familiale, en vendant son pain l’aprĂšs-midi. Il s’attache Ă  entretenir une relation de proximitĂ© avec sa clientĂšle, mais aussi avec son produit : des farines les moins raffinĂ©es possibles, broyĂ©es Ă  partir de blĂ©s anciens, en circuit court avec des petits agriculteurs de la rĂ©gion lyonnaise, le tout pour un pain de qualitĂ© nutritive et gustative.

    Une émission présentée par Laëtitia Chalandon, fondatrice de Mùchon pas les mots, avec Sylvain Tardy, artisan boulanger (boulangerie Pop, Lyon 69004).


    Pour en savoir plus :

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-nuits-de-france-culture/de-bouche-a-oreille-pain-blanc-pain-noir-1ere-diffusion-09-02-2003-3570740 - Emission Les nuits de France Culture Pain blanc, pain noir : enquĂȘte sur la mĂ©moire du pain Mercredi 29 mai 2024 (premiĂšre diffusion le dimanche 17 septembre 2023)

    https://www.youtube.com/watch?v=DQHaJYpkDo8 6 avril 1977 : Une boulangĂšre pas comme les autres - Reportage | Archive INA

    Notre pain est politique Le Groupe blé et Mathieu Brier Publié en septembre 2019 aux éditions de la derniÚre lettre

    Pain et Liberté Une histoire politique du pain de Coline Arnaud et Denis Saillard Parution le 08.11.2023 aux éditions Textuel