Episódios

  • On l’a vu, ces 20 dernières années : le marché du livre de cuisine est plus que jamais florissant. Guides pratiques, manuels thématiques, beaux livres, best sellers de cuistots vus à la télé : chaque mois, des milliers de recettes sont imprimées. Et elles participent toutes à leur manière à la construction d’une mémoire culinaire collective. Il y a pourtant un angle mort.

    Au sein du vaste cosmos des recettes qui prennent vie dans les cuisines de ce monde, certaines restent secrètes car jalousement conservées dans les familles ou imprécises car personne n’a jamais pensé à en noter les proportions des ingrédients.

    Ces recettes de famille ont un goût unique : celui de la confidentialité, du fait maison et des souvenirs d’enfance. Ce sont ces spécialités ultra-régionales que l’on ne fait que dans telle ou telle bourgade, ces plats aux intitulés simples genre “potée de mamie”, ou encore ces astuces qui ne se chuchotent que dans l’antre des cuisines domestiques. En quoi les histoires culinaires permettent-elles l’écriture de nos identités familiales ? Que veut dire “faire famille”, en cuisine ? Et que faire pour préserver nos recettes menacées d’extinction ? Qu’est-ce qui se joue, dans le secret des marmites ? À mesure que les anciens nous quittent, que les petits enfants font leur vie aux quatre coins de la planète, que les familles se recomposent… que peut-on encore transmettre, dans le creux de nos assiettes ? Pourquoi les goûts de nos recettes de famille sont-ils si difficiles à reproduire ?

    En cette fin d’année, Émilie Laystary vous propose une plongée dans l’odyssée des cuisines familiales, sur la trace des plats aux goûts uniques.

    Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, Mathilde Jonin et Diane Lesieur.

    Montage et mixage par Laurie Galligani.

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  • « Pour faire parler les gens sur leurs goûts, il faut leur faire parler de ce qui les dégoûte », lançait le sociologue Pierre Bourdieu à Bernard Pivot, sur le plateau télé d'Apostrophes en 1979.

    La même année, l’essai « La Distinction » paraît aux Éditions de Minuit. Pierre Bourdieu y explique que les goûts et les dégoûts de chacun expriment leur position dans le monde social, à travers un mélange de capital économique et de capital culturel.

    Ainsi, le bon goût « naturel et spontané » n’existe pas. Il n’y a pas de « beau » ou de « bon » dans l’absolu. Tout est toujours construction sociale, et c'est ce que le cas de la pizza hawaïenne nous enseigne encore.

    Dans cet épisode qui élargit la réflexion à l'alimentation comme expérience de l'altérité et à l'ethnologie, Émilie Laystary tend le micro à l'historienne Catherine Malaval, le pizzaïolo Julien Serri, Giancarlo Mocci qui tient la pizzeria Drogheria Italiana et l'anthropologue Sandrine Ruhlmann.

    Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, Mathilde Jonin et Diane Lesieur.

    Montage et mixage par Laurie Galligani.

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  • Estão a faltar episódios?

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  • Née outre-Atlantique avec la démocratisation des boîtes de conserve d'ananas, la pizza hawaïenne porte en elle la trace de cette époque où l'on « hawaïennisait » les plats à tout bout de champ afin de leur offrir une dimension « exotique ».

    Car au milieu du 19e siècle, l'ananas fascine : autrefois onéreux, ce fruit cultivé à Hawaï a longtemps été réservé aux tablées les plus riches avant de finalement débarquer dans les supermarchés d'Amérique du Nord.En ce sens, la pizza hawaïenne est un produit de la mondialisation des mets et des promesses de la grande distribution, bien éloigné du patrimoine culinaire italien.

    Tantôt faute de goût ultime, tantôt transgression revendiquée, la pizza à l'ananas devient le symbole d'une entente impossible entre respectables gourmets et indécrottables gourmands.

    Pour discuter de purisme en cuisine et de transgression, de cible facile et de communautés culinaro-culturelles, Émilie Laystary tend le micro à la doctorante en sociologie de l'alimentation Sophie Thiron qui étudie la question des normes en matière de cuisine, l'historien de l'alimentation Pierre Leclercq qui parle du nécessaire voyage des aliments et l'artisan mémier Aïtor Alfonso alias Sauce Gribiche qui raconte le consensus populaire autour de la haine pour "la moins napolitaine des pizzas".

    Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, et de Diane Lesieur.

    Montage et mixage par Laurie Galligani 

    Générique réalisé par Aurore Mahieu

    Directrice des productions : Marion Gourdon

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  • Tout le monde a un avis sur la pizza hawaïenne… et celui-ci est forcément tranché. Comment expliquer cela ? D'où vient ce besoin de fort revendiquer son amour ou, à l’inverse, son profond dégoût pour l’ananas sur les pizzas ?Très ancrée dans la culture populaire — à travers les séries, les mèmes et les plaisanteries, l’histoire de la pizza ananas est si clivante qu’elle ne peut se limiter à un simple débat à propos de l'ajout d’un fruit sur un monument de la gastronomie italienne.

    Le cas de la pizza hawaïenne dit forcément autre chose. Un quelque chose qui touche au purisme en matière de comportements alimentaires et à la transgression en cuisine ; au goût, au mauvais goût et au principe de faire communauté derrière eux.Dans cet épisode, Émilie Laystary tend le micro à l'historien de l'alimentation Pierre Leclercq, ses productrices Cassandra de Carvalho et Mathilde Jonin, Eleonora Zuliani (cheffe du restaurant Il Bacaro), Julien Serri (vice-champion de France 2018 de pizza et créateur du restaurant Magnà) et Gianmarco Gorni (candidat de la saison 11 de Top Chef).

    Ceci est le premier volet d'une série qui parle de pizza hawaïenne, mais surtout, en filigrane, de la construction d’une norme culinaire… et de ce que aimer ou ne pas aimer en dévier dit de nous.

    Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, Mathilde Jonin et Diane Lesieur.

    Montage et mixage par Laurie Galligani.

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  • Aujourd’hui, petite interruption dans notre programme Bouffons habituel. Emilie souhaite vous faire écouter le prologue de “Sauver sa peau”, une série documentaire écrite par Émilie Mendy, et produite par Nouvelles Écoutes. Quatre épisodes terriblement utiles pour parler du colorisme.

    Le colorisme, c’est un sous-produit du racisme qui crée une hiérarchie entre les teintes de peau. C’est le fait qu’au sein d’un groupe ethnique ou même d’une famille, une personne à la peau claire est davantage valorisée qu’une personne à la carnation foncée.

    Dans ce prologue, vous entendrez Émilie Mendy raconter comment elle a cherché toute sa vie le mot colorisme, et comment toute petite déjà, elle subissait des discriminations liées à sa couleur de peau, plus foncée que celle de sa sœur que l’on trouvait plus jolie par exemple. Découvrez tout de suite “Sauver sa peau”, un documentaire du flux de podcasts “Intime et politique” : https://linktr.ee/intimeetpolitique

    Pour écouter la suite du documentaire, tapez “Sauver sa peau” sur votre plateforme d’écoute de podcasts. Vous souhaitez écouter l’intégralité du documentaire en une seule fois ? Alors, abonnez-vous à la chaîne Nouvelles Écoutes sur Apple Podcasts pour découvrir les quatre épisodes de Sauver Sa Peau en avant-première. C’est seulement 2,99 euros par mois, et c’est sans engagement.

    Emilie remercie chaleureusement Lara Pekez, Françoise Vergès, Racky Ka-Sy et toutes les personnes qui ont eu le courage de témoigner dans Sauver sa peau. Ces témoignages ont été enregistrés entre 2018 et 2020. 

    Sauver sa peau est une production Nouvelles Écoutes 

    Créée, écrite, racontée et témoignages recueillis par Emilie Mendy

    Réalisée par Aurore Mahieu

    Mixée par Marthe Cuny 

    Chargée de production, Ashley Tola

    Directrice des productions, Marion Gourdon

    Directrice générale adjointe, Nora Hissem

    Musique du générique : 

    « LA FEMME A LA PEAU BLEUE » :

    (Paroles de Charline Mignot, musique de Lewis Delhomme)

    © Profil De Face / Sony/ATV Music Publishing Allegro France

    Avec l’aimable autorisation de Sony Music Publishing France

    Tous droits réservés

    Voix au générique : Anna Mouglalis et Rebecca Chaillon

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  • Ces dernières années, on a vu émerger, dans nos manières de consommer, de nouvelles attentes : celles du bio et du local. On aurait pu croire que l’industrie agroalimentaire souffrirait de ce nouveau paradigme. C’était sans compter sur l’agilité du capitalisme, toujours d’attaque pour intégrer la critique.

    Ainsi, il est intéressant de voir comment la grande distribution s’est rapidement adaptée en proposant de plus en plus de fruits et légumes locaux — et même, en grandes et moyennes surfaces, des rayons entiers dédiés aux produits bio.C’est un challenge similaire qu’a rencontré une enseigne comme Picard. Pour continuer à faire partie des enseignes préférées des Français, Picard a toujours tout mis en œuvre pour innover et se mettre dans l’ère du temps.

    Dans cet épisode, Émilie Laystary tend le micro à son amie Sarah qui lui parle d'une recette de salade à 8 étages comportant impérativement des petits pois surgelés, l'experte en consommation Pascale Hébel, la directrice marketing de Picard Delphine Alazard-Courtier, l'agriculteur Marc Faugeron, l'éleveuse et présidente de la FNAB (Fédération nationale d'agriculture biologique) Stéphanie Pageot ainsi que la directrice de recherche INRA Catherine Renard.

    Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, et de Mathilde Jonin.

    Montage et mixage par Laurie Galligani 

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  • Des légumes frais achetés au marché, des produits bruts surgelés, des plats préparés : au quotidien, nos manières de nous nourrir dépendent souvent du temps et du budget dont on dispose. Les barquettes de plats cuisinés symbolisent précisément cette combinaison entre supposé gain de temps et prix accessibles. Mais ces produits sont-ils si peu chers ? Et leur praticité est-elle avérée ?

    Pour savoir ce que les produits transformés renferment et apprendre à lire leurs étiquettes, Émilie Laystary allée à la rencontre de Raphaël Haumont, chercheur physico-chimiste qui a cofondé, avec le chef Thierry Marx, le CFIC — le Centre Français d'Innovation Culinaire, sur le campus de Paris Saclay. Ensemble, ils ont passé en revue plusieurs produits de l’enseigne Picard tels que le fondant au chocolat (l’un des best sellers du géant du surgelé), un plat préparé de mac and cheese en barquette express, un autre de moules marinières aux pommes de terre ainsi que des boulettes végétales.

    L’occasion pour Raphaël Haumont de pointer l’importance de regarder l’ordre dans lesquels apparaissent les ingrédients listés sur le packaging ainsi que le rôle de l’eau pour les industriels et des additifs que ces derniers se retrouvent à ajouter pour contrebalancer des effets.

    Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, et de Mathilde Jonin.

    Montage et mixage par Laurie Galligani 

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  • Élue "enseigne préférée des Français" en 2021, l'entreprise Picard est aujourd'hui leader sur le segment du surgelé. Comment cette société française née dans les années 70 s'est-elle frayée une place dans le paysage alimentaire français ?

    Depuis quelques années, l'entreprise a déployé de nombreuses techniques marketing pour égayer ses magasins, répondre aux attentes des consommateurs en matière d'écologie et s'adapter aux différents types de clientèles. Cette diversité de clients, Picard la doit à la versatilité de son offre faite de plats préparés mais aussi de produits bruts pensés pour celles et ceux qui aiment cuisiner eux-mêmes.

    Agencement des magasins, parcours client imposé, temps forts dans l'année, recherche et développement de nouveautés : en quoi Picard est-il un cas d'école pour analyser ce que l'industrie agroalimentaire met en place pour nous faire passer à la caisse ? Qu'est-ce que le succès de Picard dit de nos manières de consommer ?

    Dans cet épisode, Émilie Laystary tend le micro à la journaliste chez LSA Camille Harel, l'influenceuse food Aveline alias Hunter Gourmet, Delphine Alazard-Courtier, directrice marketing chez Picard et l'experte en consommation Pascale Hébel.

    Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, et de Mathilde Jonin.

    Montage et mixage par Laurie Galligani 

    Générique réalisé par Aurore Mahieu

    Directrice des productions : Marion Gourdon

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  • Depuis les années 70, nos foyers sont massivement équipés de congélateurs, qui nous permettent de stocker des produits surgelés. C’est la domestication du froid, un phénomène qui marque un avant/après dans nos manières de consommer. Essor du travail des femmes, gain de temps… les surgelés sont alors synonymes de modernité, de progrès, d’émancipation à une époque où faire à manger relevait plus de la tâche domestique que de l’activité créative.

    Quelle est la différence entre surgélation et congélation ? Qu’est-ce que la chaîne du froid, exactement ? Manger des produits surgelés est-il bon pour la santé ? En quoi la mise en marché du micro-ondes est-elle historiquement passée d’une cible masculine à une cible féminine ?

    Dans cet épisode, Émilie Laystary tend le micro à l’experte en consommation Pascale Hébel, la docteure en physico-chimie des bioproduits Catherine Renard ainsi que l’ingénieure à l’INRAE Fatou Toutie Ndoye.Cet épisode inaugure notre nouvelle série Bouffons sur le thème de Picard, une enseigne qui se hisse régulièrement à la première place des enseignes préférées des Français et des Françaises. 

    Un cas d’école pour comprendre le fonctionnement de l’industrie agroalimentaire, ses stratégies, ses innovations et ses techniques marketing pour nous faire passer toujours plus à la caisse.

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    Générique réalisé par Aurore Mahieu

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  • Avec ses imaginaires antagonistes, le lait est un produit ambivalent. Nourriture principale des Vikings à qui il apportait force et vigueur, le lait a aussi longtemps été considéré comme l'aliment des êtres fragiles, tels que les nourrissons et les vieilles personnes.

    Au cours des siècles, le lait a souvent vu sa popularité fluctuer, passant de produit que nos ancêtres ne digéraient pas à aliment hautement recommandé pour la santé des os. Ces dernières années, ce produit par définition instable (car il peut « tourner ») fait l’objet de vives critiques, à cause de son industrie polluante ou encore des problèmes de digestion qu’il cause chez certaines personnes.

    Dans cet épisode à propos des critiques adressées au lait de vache, Émilie Laystary tend le micro à Emmanuelle Lefranc, socio-anthropologue qui travaille sur le refus de consommer du lait et ses motifs. Selon la chercheuse, la méfiance envers le lait en particulier, mais aussi envers les aliments en général, relèvent d’un mécanisme classique de peur de l’empoisonnement. Vous entendrez également les témoignages d’Estelle, de Chloé et de Fabien, qui nous parlent d’allergie au lactose et de lait d’avoine.

    Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, et de Mathilde Jonin.

    Montage et mixage par Laurie Galligani 

    Générique réalisé par Aurore Mahieu

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  • En matière d'alimentation pour nourrisson, le lait artificiel est bien plus qu'une simple poudre blanche à diluer.

    Historiquement, certaines mères ont pu voir en ce substitut un symbole de la liberté.

    Au XIXe siècle, la démocratisation du lait infantile est en effet indissociable de l’épanouissement professionnel des femmes et de l’essor de la classe moyenne. Pour d’autres, le lait artificiel ne peut pas connoter l’empouvoirement des femmes puisqu’il serait au contraire le symbole marchand de campagnes marketing mené par une industrie masculine — des hommes qui ont inventé le lait en poudre et auraient ensuite tout fait pour décrédibiliser le lait maternel – mais aussi le symbole d’un corps médical majoritairement masculin et ignorant de l’allaitement.

    Dans cet épisode, Émilie Laystary tend le micro à Sophie Thiron, doctorante en sociologie de l'alimentation, et Irène Capponi, chercheuse en psychologie. Vous entendrez également les témoignages de Mélanie et Victoria, deux mères qui racontent leur choix du lait infantile. L'occasion de revenir sur l'invention des substituts au lait maternel, dont la réputation fluctuante est le reflet des évolutions de notre société écartelée entre les sirènes du progrès technique et le retour à la nature.

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    Générique réalisé par Aurore Mahieu

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  • En poudre ou maternel, le lait est le premier aliment que nous ingérons, au commencement de la vie. C'est sans doute pour cela que l'allaitement cristallise autant de mythes et d'injonctions dans notre société.

    En tant que phénomène biologique mais aussi marqueur social, l’allaitement est à la fois un choix personnel et une chose publique. Choix personnel car ce mode de nutrition ne devrait regarder que la mère et son enfant, mais également chose publique tant il est sujet à commentaires.

    Depuis 20 ans, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande un allaitement maternel exclusif pendant les 6 premiers mois de la vie. Mais en l'état actuel des choses, l'accompagnement médical et psychologique sur cette question est quasi inexistant. Or, lorsqu’on se plonge dans les témoignages de personnes qui allaitent ou ont allaité, on le comprend : il n’y a pas un parcours similaire en tout point à un autre.Celles qui souhaitent allaiter n’y mettent pas forcément toutes le même degré d’envie, les mêmes motivations, le même objectif de durée.

    Dans cet épisode, Émilie Laystary s'entretient avec Irène Capponi, maître de conférence à la faculté de psychologie de Nantes qui a écrit sur la pression sociale liée à l'allaitement, Virginie Rigourd, médecin responsable du lactarium de Paris-Necker ainsi que Marion, Joara et Hannah, trois mères qui racontent leurs expériences de l'allaitement.

    Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, et de Mathilde Jonin.

    Montage et mixage par Laurie Galligani 

    Générique réalisé par Aurore Mahieu

    Directrice des productions : Marion Gourdon

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  • Depuis toujours, le lait accompagne l’humanité. Maternel, il est au commencement de la vie. Animal, il porte en lui l’essor du monde agricole tout autant que les traces d’une industrie agroalimentaire puissante. Entre charge symbolique et controverses, ruralité et mondialisation, lien intime et considérations sociétales, le lait est un produit singulier. Maternel, en poudre, animal ou végétal : quel est ce liquide qui nous accueille lorsqu’on vient au monde et nous suit tout au long de la vie ?

    Symboliquement, le lait abreuve le monde. C’est le mythe de la Voie lactée : en se jetant sur le sein de la déesse Héra, Hercule fait jaillir une giclée de lait, qui fonce dans le ciel et forme alors notre galaxie.

    Dans ce premier épisode d'une série de quatre, Émilie Laystary tend le micro à Éric Birlouez, ingénieur agronome spécialisé en sociologie des comportements alimentaires ; Marion Gourdon, mère de deux enfants qui raconte la fascination ressentie devant le pouvoir de « fabriquer du lait maternel » et Estelle Hersscher, anthropologue biologiste et directrice de recherche au CNRS.

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  • On le sait chez Bouffons : le réchauffement climatique a un impact sur la terre qui nous nourrit, et c’est pour cela que le phénomène devrait nous questionner collectivement sur nos façons de cultiver, d’élever et de consommer. Et on vous propose donc aujourd’hui un épisode un peu spécial. Il nous emmène à la rencontre d’un homme, Fredi Meignan, et d’une montagne, la Meije, dans le massif du Moisans. Fredi connaît chaque détail de sa face Sud, sur laquelle est perché le refuge, point de départ de l’ascension vers le sommet. Mais depuis quelques années, les vagues de chaleur successives fragilisent les blocs rocheux… Que faire lorsqu’on est témoin des effets du réchauffement climatique ? C’est la question que pose Solastalgie, la nouvelle série documentaire produite par Nouvelles Écoutes et disponible sur toutes les plateformes de podcasts. Solastalgie raconte l’expérience sourde, intime et violente de la perte d’un paysage aimé à cause du réchauffement climatique.

    Dans ce podcast mis en musique par Thylacine et Bravinsan, l’autrice Flora Trouilloud part à la rencontre de six personnes qui racontent ce sentiment nouveau et universel de deuil d’un paysage. Ces témoignages sont beaux et terriblement importants, et on est très fier de vous présenter le tout premier épisode de Solastalgie : « Le Mal des montagnes ».

    Abonnez-vous au flux Solastalgie pour ne manquer aucun épisode du podcast : https://linktr.ee/solastalgie

    Tous les lundis, retrouvez gratuitement un épisode de Solastalgie. Pour les plus impatient·e·s, abonnez-vous à la chaîne Nouvelles Écoutes sur l’application Apple Podcasts pour écouter les six épisodes du documentaire avant tout le monde. C’est seulement 2,99 euros par mois et c’est sans engagement !

    Merci à nos partenaires médias : Les Others, média indépendant pour les passionné.e.s de grands espaces, derrière le podcast Les Baladeurs, qui diffuse des récits d'aventures et de mésaventures en pleine nature, que l'on vous recommande. Usbek et Rica, le média qui explore le futur et propose de nouveaux imaginaires.

    Solastalgie est une production Nouvelles Écoutes.

    Créée, écrite, et témoignages recueillis par Flora Trouilloud 

    Racontée par Laure Bernard

    Réalisée par Mélia Roger 

    Mixée par Thomas Decourt 

    Produite par Julien Neuville

    Musique originale par Thylacine et Bravinsan 

    Chargée de production, Ashley Tola

    Assistant de production, Xavier Kamaky 

    Directrice artistique Aurore Mahieu

    Directrice des productions, Marion Gourdon

    Directrice commerciale, Emmanuelle Fortunato

    Directrice générale adjointe, Nora Hissem

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  • En cette période estivale, et avant de vous retrouver à la rentrée, l'équipe de Bouffons vous propose de (ré)écouter cet épisode fort de cette dernière saison. Passez un bel été, et bonne écoute !

    C'est un petit cube doré, qui s'émiette facilement sous les doigts et vient parfumer une marmite entière : le bouillon Kub Or a été inventé à la fin du 19e siècle par l'entreprise Maggi, aujourd'hui propriété du groupe Nestlé.

    Au fil des années, cette marque d'aides culinaires n'a cessé de tisser son empire. En Asie du Sud-Est, nombreuses sont les cuisines à avoir recours à l'arôme Maggi, ce condiment liquide qui donne un goût umami à n'importe quel bol de riz ou de nouille.

    Sur le continent africain également, il est très fréquent de trouver les produits Maggi dans les cuisines de rue, à travers le Kub Or dans la préparation des plats couplé à l'arôme Maggi dans leur assaisonnement à table.« À cause de ces produits, certaines recettes traditionnelles sont réécrites. Petit à petit, on ne demande plus au marché les épices spécifiques qui faisaient ces recettes, alors autour des villages, on ne les cultive plus non plus puisque trop de personnes préfèrent utiliser le Kub Or… », regrette Christian Abégan, chef camerounais qui évoque « une perte de la trajectoire d'une écriture culinaire parce qu'on ajoute des produits de la mondialisation que cette culture culinaire n'avait pas initialement ».

    Dans cet épisode, Émilie Laystary tend le micro celui qui est aussi l'auteur de l'ouvrage « Le Patrimoine culinaire africain » (paru aux éditions Michel Lafon). Ensemble, ils parlent de la trop haute teneur en sel de ces bouillons cube et de la colonisation du goût à travers des produits qui uniformisent.

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  • En cette période estivale, et avant de vous retrouver à la rentrée, l'équipe de Bouffons vous propose de (ré)écouter cet épisode fort de cette dernière saison. Passez un bel été, et bonne écoute !

    Avant de savoir apprécier l'amertume d'un café allongé, la douce aigreur d'une vinaigrette ou la drôle de texture d'un bulot, les enfants qui sommeillent en nous ont d'abord été des bouches sucrées, tolérant l'acidité lorsque celle-ci se présente sous la forme de bonbons qui piquent, appréciant tantôt le gras salé des chips, tantôt le moelleux de brioches faciles à engloutir…

    C'est souvent en cours de récré, au goûter après l'école ou dans la rue avec les copains que sont nés nos premiers souvenirs de sociabilité alimentaire.Comment les jeunes prennent-ils aujourd'hui leur goûter ? Les bonbons qui piquent ont-ils toujours autant la côte ? Quelles sont leurs astuces de la débrouille pour se bricoler un bon truc à grignoter en rentrant des cours ?

    Pour en savoir plus, Émilie Laystary s'est rendue dans un collège de Marseille, à la rencontre des élèves de 3e de Rachid Zerrouki, professeur des écoles en SEGPA. Ensemble, ils ont entre autres parlé de Capri-Sun, de biscuits à tremper dans du lait et d'un goûter que le professeur a apporté à ses élèves récemment — qui lui a valu quelques railleries…

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  • En cette période estivale, et avant de vous retrouver à la rentrée, l'équipe de Bouffons vous propose de (ré)écouter cet épisode fort de cette dernière saison. Passez un bel été, et bonne écoute !

    Que vous inspire l'idée d'entrer dans un restaurant pour vous attabler et manger seul.e ? Un malaise face à l'inconfort d'exposer votre solitude aux yeux d'une salle bondée de gens venus casser la croûte accompagnés ? Ou au contraire, une joie, devant le plaisir de savourer chaque condiment d'un plat sans devoir faire la conversation à quelqu'un ?

    Contraint ou voulu, le manger solitaire semble relever du tabou culturel, dans une société qui porte aux nues la notion de convivialité et fait du repas le décor officiel de celle-ci. Pourtant, l'ingestion d'aliments reste une action biologique tout à fait individuelle. Alors pourquoi la solitude devant l'assiette intrigue-t-elle ? Existe-t-il différentes façons d'être des mangeurs et mangeuses solitaires ? En quoi manger seul au resto le midi paraît-il plus simple que le soir ?

    Dans cet épisode, Émilie Laystary discute avec Nathalie Peyrebonne, chercheuse spécialisée en sociabilité alimentaire. Au micro de Bouffons, l'universitaire explique ce qui se joue dans l'acte de manger comme rappel de notre humanité.

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  • En cette période estivale, et avant de vous retrouver à la rentrée, l'équipe de Bouffons vous propose de (ré)écouter cet épisode fort de cette dernière saison. Passez un bel été, et bonne écoute !

    Chaque année, c’est le même laïus en janvier : après les excès des fêtes de fin d’année, il serait venu le temps du détox.

    Pour « purifier l'organisme », le marketing met en avant des cures de jouvence, des jus verts, des gélules et autres recettes censées nous aider à nous « libérer des toxines ». Mais de quoi parle-t-on lorsqu'on évoque ces fameuses « toxines » ? Et notre corps n’est-il pas apte à se charger tout seul de les traiter ?

    Pour déconstruire l’idée de détox, Émilie Laystary discute avec Bernard Lavallée, également appelé « Le nutritionniste urbain ». Depuis Montréal, le diététicien-nutritionniste et auteur de « N'avalez pas tout ce qu'on vous dit » (éditions La Presse) fait un fantastique travail de pédagogie et de vulgarisation scientifique sur les questions relatives à la nutrition.

    Au micro de Bouffons, il analyse les mensonges de l'industrie des diètes et explique les liens étroits et dangereux qui existent entre détox et troubles du comportement alimentaire.

    Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, et de Mathilde Jonin.

    Montage et mixage par Laurie Galligani

    Générique réalisé par Aurore Mahieu

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    Ce soir, vous devez rejoindre vos proches pour aller manger un bout quelque part — mais vous ne savez pas encore où. Il y a quelques années, la décision se serait limitée au style de nourriture servie : un resto italien ? Une cantine vietnamienne ? Le bistro auvergnat d’en bas ? Aujourd’hui, un nouveau critère s'est invité à la table des négociations et il concerne cette fois la structure du repas : un plat chacun ou des « assiettes à partager » ?

    Depuis quelques temps, les menus façon « assiettes à partager » se généralisent. Synonyme de convivialité, ce principe permet de casser la croûte en buvant un coup et donne la possibilité de goûter à plein de choses différentes au cours d'un repas. Mais les caves à manger et les restos ne parviennent pas toujours à offrir ce sentiment de satisfaction. Parfois, on en sort avec une note très salée et la désagréable impression d’avoir surtout dû se ruer sur la corbeille à pain entre chaque « tapassiette » (expression propulsée par le guide des restaurants Le Fooding depuis 2018). Alors, pour ou contre les assiettes à partager ? 

    Pour savoir d'où vient cette mode et où elle va, comprendre ce qu'elle change à l'expérience du resto et analyser la créativité qu'elle offre ou qu'elle enlève en cuisine aux chef.fes, Émilie Laystary réunit dans cet épisode plusieurs voix : Christine Doublet (directrice générale adjointe du Fooding), Laurène Petit (journaliste alimentation durable et chroniqueuse de restaurants), Bernard Boutboul (fondateur de Gira, cabinet de conseil dans le secteur de la restauration), Manon Fleury (cheffe volante installée à Paris) et Noémie Lebocey (cheffe aux Eaux de Mars, restaurant situé à Marseille).

    Et le moins qu'on puisse dire, c'est que la question des « assiettes à partager »… divise.

    Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, et de Mathilde Jonin.

    Montage et mixage par Laurie Galligani 

    Générique réalisé par Aurore Mahieu

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    De quoi le spritz est-il le nom ?

    Ce mariage entre un vin blanc pétillant (souvent du Prosecco) un alcool amer, un trait d'eau gazeuse ou d’eau de Seltz, une olive et une rondelle d'orange est originaire de la Vénétie, dans le nord de l’Italie. L’essence du spritz naît au 19e, sous l’impulsion des soldats autrichiens qui trouvaient le vin italien trop fort et le diluaient alors dans un peu d’eau gazeuse. Aujourd'hui, le spritz est partout, même dans de grandes villes d’Europe, hors des frontières italiennes. Pourtant, il y a une dizaine d’années encore, on le consommait rarement ailleurs qu’en Vénétie. Que s’est-il passé entre temps pour que le spritz tisse son empire jusqu’à nos cartes de bars français ?

    À travers un voyage à Venise, Émilie Laystary revient sur la tradition du spritz, ses différentes variantes (au Campari, au Select, au Cynar, etc) et le marketing agressif d’Aperol pour démocratiser ce cocktail pas comme les autres. Dans cet épisode, vous entendrez les souvenirs de Giuditta et Federico, deux Italiens vivant en France, puis Émilie et Sam, deux personnes qui servent des spritz tous les jours à Venise.

    Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j’anime avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, Donia Ouahada et de Mathilde Jonin.

    Montage et mixage par Laurie Galligani

    Générique réalisé par Aurore Meyer Mahieu

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