Cauet février 2012

  • La licencia por maternidad en Francia

    · Curso de francés: Parlez-vous Paris?

    Aprenda francés con Sarah, una joven madre estadounidense. A Sarah le gustaría saber cómo hacen las madres que trabajan para que les cuiden sus hijos. Estamos en el Café Grenadine, en el distrito 14, con Marianne Dorell, quien dirige un blog y una revista llamados “Paroles de mamans” (palabras de mamás). La licencia por maternidad Le congé maternité permet à la femme de se reposer avant et après l'accouchement. Le congé maternité comprend un congé prénatal (avant l'accouchement) et un congé postnatal (après l'accouchement). La durée du congé maternité Elle varie selon le nombre d'enfants que la femme attend et le nombre d'enfants qu’elle a déjà eus. Situation familiale Durée du congé prénatal   Durée du congé postnatal   Durée totale du congé maternité   Quand on attend un enfant et qu’on a moins de deux enfants 6 semaines 10 semaines 16 semaines Quand on attend un enfant et qu’on a au moins deux enfants 8 semaines 18 semaines 26 semaines Quand on attend des jumeaux 12 semaines 22 semaines 34 semaines Quand on attend des triplés ou plus 24 semaines 22 semaines 46 semaines Pendant ce congé, la femme reçoit des indemnités journalières de la Sécurité sociale. Ces indemnités sont égales à son salaire. Il y a des règles d’attribution. El permiso parental Le congé parental est un congé proposé aux deux parents, ensemble ou séparément. Il leur permet de se consacrer à l’éducation de l’enfant jusqu'à ses trois ans. • Le congé parental peut être pris à temps complet ou à temps partiel. • Vous devez faire votre demande de congé parental auprès de votre employeur. • Vous devez avoir au moins un an d’ancienneté dans votre entreprise. • Votre employeur ne peut pas refuser le congé, mais il doit être d’accord sur la durée du travail et la répartition des horaires. • Pendant le congé parental, vous percevez une partie de votre salaire, plus un complément versé par la caisse d’Allocations familiales. Los diferentes modos de cuidado de los niños En France, généralement, les mamans retournent travailler quand leur bébé a deux mois et demi. Elles doivent trouver un moyen pour faire garder leur enfant. Accueil collectif Les crèches, les micro-crèches (accueil régulier), les haltes-garderies (accueil ponctuel), les jardins d’enfants (réservées aux enfants âgés de deux à six ans) : - Ces structures sont souvent gérées par la commune. - Elles sont subventionnées par la caisse d’Allocations familiales. - Les parents paient une participation aux frais selon leurs ressources. Accueil parental (les crèches parentales) - Ces établissements d’accueil collectif sont gérés par une association de parents. - Ils doivent avoir une autorisation des services de la protection de l’enfance pour ouvrir. - Les parents doivent s’impliquer et participent à l’accueil de l’enfant avec des professionnels. - Le nombre d’enfants accueillis est limité à vingt. - La caisse d’Allocations familiales participe au financement des crèches parentales. - Les parents paient une participation aux frais selon leurs ressources. Accueil familial - La crèche familiale emploie des assistantes maternelles agréées qui accueillent à leur domicile entre un et quatre enfants généralement âgés de moins de quatre ans. La garde à domicile - On peut choisir de faire garder son enfant par une personne à domicile. - La « garde partagée » est aussi possible : on partage l’emploi d’une personne à domicile avec une autre famille. - Si l’on fait garder son enfant par une assistante maternelle agréée, une aide financière est possible par la caisse d’Allocations familiales. Las “nounous” (niñeras), un concepto bien francés Le terme « nounou » est un « mot d’enfant » pour désigner la « nourrice ». En France, l’allaitement des nouveau-nés n’était pas toujours fait par la mère, mais par une femme spécialement employée pour cela. Cette pratique est connue depuis le Moyen Âge et a perduré jusqu’au XIXe siècle. Elle touchait tous les milieux sociaux. A partir du début du XVIIe siècle, elle se pratique surtout dans les villes. Par exemple à Paris, en 1780, seulement 1 000 enfants, sur les 21 000 nés dans l'année, sont nourris par leur mère. Le recours à une nourrice pour allaiter son enfant tenait à des raisons socioculturelles : - L'aristocratie et la bourgeoisie urbaine souhaitaient préserver le rôle de représentation sociale de la femme, qu'il s'agisse d’œuvres sociales ou de mondanités. - L'allaitement était perçu comme une pratique qui gâtait la beauté des seins. Les relations sexuelles étaient interdites au cours de cette période. - Dans les milieux populaires, notamment ouvriers, la nécessité de reprendre le travail pour les femmes poussait les couples à remettre leurs bébés à des nourrices. - Dans les campagnes, beaucoup de femmes étaient obligées de louer leurs services de nourrice à très bas prix pour toucher un complément de revenu. Extracto Animateur (animatrice) : Alors, Marianne, vous, vous avez fait quel choix dans la vie ? Marianne Dorell, directrice de la rédaction de « Paroles de mamans » : Ben, c’est vrai qu’à la fin de mon premier congé maternité, je me suis rendu compte que je n’avais pas de place en crèche, donc j’ai fait une garde partagée. Et après, j’ai eu une place en crèche. Du coup, c’est vraiment pratique pour reprendre le travail le cœur léger, c’est très important. Animateur (animatrice) : Et toi, Sarah, tu savais que c’était aussi difficile pour les mamans françaises ? Sarah : Je ne me rendais pas compte que beaucoup de gens sont obligés de se débrouiller pour revenir au travail ! Enlaces Le site de Marianne Dorell : http://www.paroledemamans.com/ Les modes de garde pour jeunes enfants : http://www.mon-enfant.fr/web/guest/modes-garde/presentation Le congé maternité : http://www.ameli.fr/assures/droits-et-demarches/par-situation-personnelle/vous-allez-avoir-un-enfant/vous-etes-enceinte-votre-conge-maternite/duree-du-conge-maternite.php  

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  • La moda 'alta costura' y 'prêt-à-porter'

    · Curso de francés: Parlez-vous Paris?

    Aprenda francés con Aída, una joven periodista española que está en París desde hace cinco meses. ¡Sueña con volverse periodista de moda! Estamos en las Galeries Lafayette con Charlotte Rosier, coach en moda, quien le va a explicar el funcionamiento de la industria de la moda. Desde la creación hasta la comercialización de una colección Les collections sont conçues six à huit mois à l'avance. 1) On fait un carnet de tendance : on cherche des indices, on flaire la mode de demain. 2) On regroupe les idées par thèmes : chaque thème comprend des matières, des formes de vêtements et des détails particuliers. 3) Le styliste crée sa collection avec les thèmes choisis, une ou deux saisons à l’avance. a. Il sélectionne les tissus définitifs, prévoit les imprimés ou broderies, et les petits accessoires (attaches, boutons, clips, etc.). b. Il présente ses créations sous forme de dessins techniques accompagnés d'un échantillon du tissu choisi. 4) Le modéliste réalise un patronage du vêtement à partir de ces dessins techniques. Il monte des prototypes pour voir si le vêtement correspond au modèle imaginé. 5) L’industrialisation a. Le patronnier réalise le patron définitif du vêtement et les plans des pièces complémentaires (doublures, thermocollants, etc.). b. Le gradeur décline le patron dans toutes les tailles, en se référant à des tableaux de mensurations moyennes nationales. 6) La confection : les vêtements sont produits en plus ou moins grande quantité. Ils sont ensuite emballés et expédiés dans les différents points de vente. Prêt-à-porter vs. alta costura Haute couture Née en France à la fin du XIXe siècle, la haute couture est une appellation protégée par la loi : - Le travail de couture est réalisé dans les propres ateliers de la maison de couture. - Les habits sont faits sur mesure, adaptés à la taille de la personne qui va les acheter. - Toutes les finitions sont réalisées à la main avec des tissus souvent exclusifs. - Conçue pour une clientèle exclusive, elle sert de vitrine et de terrain de jeu aux couturiers. - Certains modèles peuvent avoir été créés spécialement pour un défilé de mode. Dans une collection, environ 20 % des modèles ne seront jamais commercialisés. Le prêt-à-porter - Les pièces sont produites en série, de façon industrielle. - Leur prix est beaucoup moins élevé. - Comme son nom l'indique, le prêt-à-porter est immédiatement commercialisable sans grande modification. - La majorité des pièces des défilés de prêt-à-porter se retrouvent 6 mois plus tard en boutique. Los eventos de la moda en París Les défilés La Fashion Week a vu le jour en 1943 aux Etats-Unis, à New York, pour mettre en avant les stylistes américains face au monopole de la France dans le domaine de la mode. Aujourd'hui, les principales fashion week ont lieu respectivement à New York, Londres, Milan et Paris, deux fois par an. Paris est la seule ville qui présente des défilés « haute couture ». La Fashion Week de Paris peut voir défiler jusqu'à une centaine de marques. Le coût d'un défilé peut aller de quelques dizaines à plusieurs centaines de milliers d'euros. À Paris, les plus grandes maisons de couture présentent jusqu'à six collections par an. Les plus importantes sont : - la collection « haute couture », printemps-été (en janvier) et automne-hiver (en juin) - la collection « prêt-à-porter », printemps-été (en septembre) et automne-hiver (en mars) Les musées de la mode Le Musée Galliera Dans le XVIème arrondissement, près de la place d’Iéna, à deux pas des plus prestigieuses vitrines de la couture, un palais d’inspiration Renaissance abrite le musée de la mode. Le musée présente des pièces de collection qui reflètent les codes de l’habillement en France, du XVIIIe siècle à nos jours. Avec plus de 100 000 vêtements et accessoires, les collections de Galliera sont parmi les plus riches au monde. La Cité de la Mode Ouvert en 2012, Les Docks - Cité de la Mode et du Design se trouve Quai d’Austerlitz, au bord de la Seine, dans un ancien entrepôt des Ports de Paris. Ce site organise des événements permettant les rencontres entre marques, designers, industries créatives, artisans et publics. On y trouve l’Institut Français de la Mode, un établissement d’enseignement supérieur et un centre de formation continue pour les industries du textile, de la mode, du luxe et du design. La Cité est ouverte jour et nuit (de 10h à minuit), sept jours sur sept, pour « s’aérer, shopper, manger et clubber » sur 1500 mètres carrés, à l’intérieur ou à l’extérieur, sur le toit ou dans les allées. La pregunta de Aída Aída : Alors, je voudrais savoir vraiment comment ça se passe ? Donc, il y a un défilé et, après ça, dans n’importe quelle boutique, comment on fait pour copier tout ça ? Charlotte Rosier : Alors le chemin, en fait, entre un vêtement qu’on trouve sur les podiums et le fait qu’il se retrouve en magasin… À partir du moment où il y a eu un défilé, il y a eu une tendance. Là, on va pouvoir retrouver dans ces magasins de créateurs, qui ont défilé, exactement les mêmes tenues à des prix qui sont beaucoup plus chers que ce qu’on a vu il y a quelques instants, chez Maje, Sandro, Comptoir des cotonniers , etc… À partir du moment où il y a les défilés qui ont lieu plusieurs mois à l’avance, les créateurs des autres petites marques – qui sont beaucoup plus accessibles pour tout le monde – vont se dire « Tiens, il va y avoir une tendance pour le bleu Klein, pour le far west, eh bien, toutes mes collections, je vais les orienter comme ça ». Et, c’est pour ça que c’est intéressant qu’il y ait des articles, des rédactrices qui écrivent des choses, parce que les petites marques s’en inspirent. Enlaces Galeries Lafayette : http://www.galerieslafayette.com/ Mademoiselle Charlotte, coach de mode : http://www.mademoiselle-charlotte-relooking.com/ Cité de la mode et du design : http://www.citemodedesign.fr/ Musée de la mode : http://www.palaisgalliera.paris.fr/fr

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  • 05 - Prouver les programmes : pourquoi, quand, comment ? - PDF

    · Collège de France (Sciences et technologies)

    Gérard Berry Algorithmes, machines et langages Année 2014-2015 Prouver les programmes : pourquoi, quand, comment ? Sixième leçon : La vérification de modèles (model-checking) Ce cours termine la présentation générale des méthodes de vérification formelle par la vérification de modèles, plus connue sous son nom anglais original de model-checking. Cette méthode est bien différente des précédentes car elle s’intéresse essentiellement aux programmes d’états finis, ceux dont on peut au moins conceptuellement dérouler complètement toutes les exécutions possibles en temps et espace fini. De plus, contrairement aux méthodes précédemment décrites, le model-checking s’intéresse principalement aux programmes parallèles. Le parallélisme peut y être synchrone comme dans les circuits ou les langages synchrones présentés les années précédentes, ou asynchrones comme dans les protocoles de communication, les réseaux et les algorithmes distribués. Le model-checking est né au début des années 1980, quasi-simultanément en deux endroits : Grenoble avec J-P. Queille et J. Sifakis, qui ont développé le système CESAR et sa logique temporelle, et les USA avec E. Clarke et E. Emerson qui ont développé la logique temporelle CTL et le système EMV. Ces travaux ont donné le prix Turing 2007 à Clarke, Emerson et Sifakis. Ils s’appuyaient eux-mêmes sur les travaux d’Amir Pnueli (prix Turing en 1996) sur la logique temporelle. Le model-checking s’est considérablement développé ensuite, et constitue certainement la méthode formelle la plus utilisée dans l’industrie, en particulier dans la CAO de circuits. L’idée de base est de construire le graphe de toutes les exécutions possibles d’un programme, qu’on appelle son modèle. Ce modèle peut prendre la forme d’une structure de Kripke (logicien et philosophe de la logique modale), c’est-à-dire d’un graphe où les états sont étiquetés par des prédicats élémentaires, ou encore d’une structure de transitions, où les étiquettes sont portées par les transitions entre états. Une fois construit, le modèle devient indépendant du langage qui l’a engendré. Pour raisonner sur un modèle, un moyen très répandu est l’utilisation de logiques temporelles, définissent les propriétés temporelles à l’aide de propriétés élémentaires des états ou transitions et de quantificateurs sur les états ou les chemins de son graphe. On peut ainsi exprimer et vérifier des propriétés de sûreté (absence de bugs), comme « à aucun moment l’ascenseur ne peut voyager la porte ouverte », d’absence de blocages de l’exécution, ou de vivacité, comme « l’ascenseur finira par répondre à toutes les demandes des passagers » ou encore « chaque processus obtiendra infiniment souvent la ressource partagée s’il la demande infiniment souvent ». Nous présenterons d’abord la logique CTL*, la plus générale, qui permet d’imbriquer arbitrairement les quantifications d’états et de chemin sur les structures de Kripke. Mais cette logique très expressive est difficile à utiliser et les calculs y sont d’un coût prohibitif. Deux sous-logiques différentes sont utilisées : LTL (Linear Temporal Logic), qui ne quantifie pas sur les états et considère donc seulement des traces linéaires, et CTL, logique arborescente qui permet de quantifier sur les chemins mais avec des restrictions par rapport à CTL*. Ces deux logiques sont d’expressivités différentes et ont chacune des avantages et des inconvénients que nous discuterons brièvement. LTL est la logique la mieux adaptées pour la vérification de propriétés de vivacité, comme le montre L. Lamport (prix Turing 2014) avec son système TLA+. Mais, au contraire, elle ne permet pas d’exprimer des prédicats sur l’existence de calculs particuliers. La modélisation par systèmes de transitions, systématisée par R. Milner (prix Turing 1992) dans l’étude des calculs de processus communicants, permet de bien mieux composer les exécuti

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  • 05 - Prouver les programmes : pourquoi, quand, comment ?

    · Collège de France (Sciences et technologies)

    Gérard Berry Algorithmes, machines et langages Année 2014-2015 Prouver les programmes : pourquoi, quand, comment ? Cinquième leçon : La vérification de modèles (model-checking) Ce cours termine la présentation générale des méthodes de vérification formelle par la vérification de modèles, plus connue sous son nom anglais original de model-checking. Cette méthode est bien différente des précédentes car elle s’intéresse essentiellement aux programmes d’états finis, ceux dont on peut au moins conceptuellement dérouler complètement toutes les exécutions possibles en temps et espace fini. De plus, contrairement aux méthodes précédemment décrites, le model-checking s’intéresse principalement aux programmes parallèles. Le parallélisme peut y être synchrone comme dans les circuits ou les langages synchrones présentés les années précédentes, ou asynchrones comme dans les protocoles de communication, les réseaux et les algorithmes distribués. Le model-checking est né au début des années 1980, quasi-simultanément en deux endroits : Grenoble avec J-P. Queille et J. Sifakis, qui ont développé le système CESAR et sa logique temporelle, et les USA avec E. Clarke et E. Emerson qui ont développé la logique temporelle CTL et le système EMV. Ces travaux ont donné le prix Turing 2007 à Clarke, Emerson et Sifakis. Ils s’appuyaient eux-mêmes sur les travaux d’Amir Pnueli (prix Turing en 1996) sur la logique temporelle. Le model-checking s’est considérablement développé ensuite, et constitue certainement la méthode formelle la plus utilisée dans l’industrie, en particulier dans la CAO de circuits. L’idée de base est de construire le graphe de toutes les exécutions possibles d’un programme, qu’on appelle son modèle. Ce modèle peut prendre la forme d’une structure de Kripke (logicien et philosophe de la logique modale), c’est-à-dire d’un graphe où les états sont étiquetés par des prédicats élémentaires, ou encore d’une structure de transitions, où les étiquettes sont portées par les transitions entre états. Une fois construit, le modèle devient indépendant du langage qui l’a engendré. Pour raisonner sur un modèle, un moyen très répandu est l’utilisation de logiques temporelles, définissent les propriétés temporelles à l’aide de propriétés élémentaires des états ou transitions et de quantificateurs sur les états ou les chemins de son graphe. On peut ainsi exprimer et vérifier des propriétés de sûreté (absence de bugs), comme « à aucun moment l’ascenseur ne peut voyager la porte ouverte », d’absence de blocages de l’exécution, ou de vivacité, comme « l’ascenseur finira par répondre à toutes les demandes des passagers » ou encore « chaque processus obtiendra infiniment souvent la ressource partagée s’il la demande infiniment souvent ». Nous présenterons d’abord la logique CTL*, la plus générale, qui permet d’imbriquer arbitrairement les quantifications d’états et de chemin sur les structures de Kripke. Mais cette logique très expressive est difficile à utiliser et les calculs y sont d’un coût prohibitif. Deux sous-logiques différentes sont utilisées : LTL (Linear Temporal Logic), qui ne quantifie pas sur les états et considère donc seulement des traces linéaires, et CTL, logique arborescente qui permet de quantifier sur les chemins mais avec des restrictions par rapport à CTL*. Ces deux logiques sont d’expressivités différentes et ont chacune des avantages et des inconvénients que nous discuterons brièvement. LTL est la logique la mieux adaptées pour la vérification de propriétés de vivacité, comme le montre L. Lamport (prix Turing 2014) avec son système TLA+. Mais, au contraire, elle ne permet pas d’exprimer des prédicats sur l’existence de calculs particuliers. La modélisation par systèmes de transitions, systématisée par R. Milner (prix Turing 1992) dans l’étude des calculs de processus communicants, permet de bien mieux composer les exécu

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  • El hospital Avicenne, especializado en acoger a los extranjeros

    · Curso de francés: Parlez-vous Paris?

    Aprenda francés con Francisca, una estudiante de liceo rumana que está en Francia desde hace un año. Francisca se pregunta cómo uno hace para explicar sus problemas de salud a un médico cuando no se habla bien francés. Estamos con el profesor Bouchaud, jefe del Servicio de las Enfermedades Infecciosas y Tropicales, en el hospital Avicenne en el norte de París. El hospital Avicenne A sa création en 1935, l'Hôpital franco-musulman de Bobigny était entièrement dédié aux 50.000 travailleurs nord-africains d'Ile-de-France, pour la majorité d'origine algérienne, vivant dans de mauvaises conditions sanitaires. L'hôpital va prendre en compte leur particularisme culturel et religieux. Le personnel d'administration hospitalière était arabophone ou berbérophone, la nourriture était sans porc. Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'hôpital s'ouvre aux malades des communes voisines. Rebaptisé « Avicenne » en 1978, l'établissement reste marqué par son histoire. C'est notamment dans ces murs que s'est développée l'ethnopsychiatrie pour mieux prendre en charge des patients d’origine multiculturelle. L’hôpital est notamment spécialisé en chirurgie et cancérologie et dans la médecine du voyage. El Servicio de las Enfermedades Infecciosas y Tropicales Médecine des Voyages, médecine tropicale • Prise en charge des infections et maladies importées des pays tropicaux • Préparation aux voyages : - la prévention contre le paludisme - les vaccins liés aux voyages et notamment les vaccins obligatoires (contre la fièvre jaune ou la méningite pour les pèlerinages à La Mecque) La consultation du voyage est ouverte tous les jours sans rendez-vous. Médecine des Migrants Le service est également orienté sur la prise en charge des problèmes de santé chez les personnes ayant immigré en France et en Europe. Algunos ejemplos de enfermedades y sus síntomas Le paludisme (malaria) Le paludisme est une maladie qui peut être mortelle. Il est dû à des parasites transmis à l’homme par des piqûres de moustiques infectés. Symptômes : fièvre, maux de tête, frissons et vomissements La fièvre jaune La fièvre jaune est une maladie hémorragique virale aiguë transmise par des moustiques infectés. Symptômes : fièvre, douleurs musculaires, céphalées (maux de tête), frissons, perte de l’appétit, nausées ou vomissements. L’hépatite L’hépatite est une inflammation du foie, le plus souvent causée par une infection virale. Il existe cinq types de virus de l’hépatite (désignés par les lettres A, B, C, D et E). Les hépatites A et E sont généralement causées par l’ingestion d’aliments ou d’eau contaminés. Les hépatites B, C et D surviennent généralement à la suite de transfusion de sang ou de produits sanguins contaminés. Symptômes : jaunisse (jaunissement de la peau et des yeux), urines foncées, grande fatigue, nausées, vomissements et douleurs abdominales. Comunicar con un médico - La consultation commence avec un petit bonjour et la question rituelle : « Qu’est-ce qui vous amène aujourd’hui ? ». - Le médecin vous demande de décrire vos symptômes : depuis quand, où avez-vous mal exactement, avez-vous de la fièvre ?… - Le médecin vous examine : il est bien sûr orienté par la plainte du moment mais il prend aussi votre tension, votre poids, il ausculte votre cœur et vos poumons, il fait des gestes de dépistage (palpation des seins…). - Le médecin vous donne ensuite un diagnostic : il donne son avis sur la cause de votre problème et des conseils pour le résoudre. Souvent, mais pas obligatoirement, il rédige une ordonnance pour l’achat de médicaments. - Si vous n’avez pas bien compris ses explications, vous pouvez lui demander de répéter. Dans les services qui accueillent beaucoup de personnes d’origines étrangères, comme au service des maladies infectieuses de l’hôpital Avicenne, il y a parfois des interprètes qui assistent à la consultation. Les médecins ont aussi des petits livrets avec des images qui expliquent les différentes maladies. - Le rendez-vous dure généralement entre un quart d’heure et une demi-heure, selon le problème à soigner. Mais la première fois, la consultation avec le médecin sera plus longue, car il a besoin de connaître votre histoire médicale (maladie, famille…). La pregunta de Francisca Francisca : Et comment vous expliquez les diagnostics ou bien les médicaments à prendre ? Dr Bouchaud : Alors… euh… nous, on prend le temps qu’il faut pour expliquer la maladie, comment est-ce qu’on l’a attrapée, les précautions à prendre pour éviter de l’attraper de nouveau et puis évidemment comment on va traiter la maladie. Francisca : Quels sont les autres moyens que vous utilisez pour expliquer aux patients ? Dr Bouchaud : Parfois, chez les patients qui parlent pas suffisamment bien français pour bien comprendre, on fait appel à des interprètes pour qu’on soit sûr que le patient dans sa langue maternelle ait bien compris de quoi il s’agit et c’est fondamental pour surtout rassurer les patients sur le fait que, en général, ce n’est pas si grave que ça… Enlaces Le Service des Maladies Infectieuses et Tropicales de l’hôpital Avicenne : http://www.docvadis.fr/medtrop-avicenne/index.html Le dico médical : http://www.hopital.fr/Hopitaux/Le-dico-medical Un livret de santé bilingue traduit en 22 langues : http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/rech_doc.asp (indiquer dans la recherche le thème « Multithématique » et le support « Livre »)  

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  • Los quesos franceses

    · Curso de francés: Parlez-vous Paris?

    Aprenda francés con Parimal, un joven nepalés que estudia comunicación en Sciences Po. Le gustaría conocer los diferentes tipos de quesos franceses. Vamos a la tienda de un quesero en la calle Mouffetard, en el distrito 5 de París. Le général de Gaulle aurait dit : « Comment voulez-vous gouverner un pays où il existe 365 variétés de fromages ? ». La France produit, en effet, au début du XXIème siècle, plus de 350 types de fromages. Los principios de la fabricación del queso Le fromage est fabriqué à partir du « caillé », le lait « coagulé » qu’on obtient en ajoutant de l’acide ou de la présure dans le lait. On aura donc d’un côté le caillé, ferme, élastique, base de la fabrication de tous les fromages fermentés et, de l’autre côté, le petit-lait ou lactosérum, liquide jaunâtre contenant le lactose ou sucre de lait. Le fromage est ensuite « affiné » : les soins apportés à sa croûte ainsi que les conditions de stockage du fromage influenceront son goût, sa couleur et sa texture. Selon les méthodes d’affinage, de la pâte et de la croûte, on obtient différents types de fromages. Las grandes familias de quesos franceses Familles de fromages  Fabrication Exemples fromages à pâte pressée non cuite  Le caillé est pressé, puis laissé à l'affinage. cantal, saint-nectaire, salers, morbier, reblochon fromages à pâte pressée cuite ou pâte dure Après pressage, le caillé est chauffé à 65°C, puis laissé à l'affinage. emmental, comté, beaufort, gruyère fromages à pâte molle à croûte fleurie Pendant l'affinage, une moisissure blanche provoque l'apparition d'une croûte dite « fleurie ». camembert, brie, coulommiers fromages à pâte molle à croûte lavée Une croûte de couleur rouge-orangée apparaît grâce à des lavages à l'eau salée et des brossages fréquents pendant l’affinage. livarot, munster, maroilles fromages à pâte fraîche Ils ne sont pas affinés. faisselle, brocciu, tome fraîche fromages à pâte persillée Le caillé est ensemencé de pénicillium puis percé avec des aiguilles pendant l’affinage pour faciliter la pénétration de l’air et aider au développement de la moisissure. roquefort, bleu d'Auvergne, bleu de Bresse Los quesos franceses por tipos de leche Lait de vache région Franche-Comté : mont d’or, comté, morbier région Savoie : abondance, beaufort, reblochon région Auvergne : bleu d’Auvergne, cantal région Normandie : camembert, livarot région : Bourgogne : époisses, langres, chaource Lait de brebis région Aquitaine/Midi-Pyrénées : roquefort, ossau-iraty région Corse : brocciu Lait de chèvre région Centre/Val de Loire : chavignol, Sainte-Maure de Touraine, Valençay région Aquitaine/Midi-Pyrénées : rocamadour région Poitou-Charentes : chabichou El sabor y el aspecto de algunos quesos conocidos Le comté : saveur franche et fruitée, pâte souple et onctueuse recouverte d'une fine croûte. De mai à octobre, quand les vaches sont en alpage, le Comté est dit à pâte jaune. En revanche, de novembre à mars, le lait de foin donne une pâte plus blanche. Le camembert : crémeux avec une légère amertume et un goût en bouche qui s'intensifie au fur et à mesure de son affinage, on le choisira pour sa pâte jaune clair, souple, ni trop molle ni trop ferme. Le roquefort : Il se distingue par sa pâte onctueuse et bien liée, sa saveur fine et prononcée et, au nez, son bouquet très particulier, avec une légère odeur de moisissure. La pregunta de Parimal Parimal : Est-ce qu’il y a des régions qui sont connues pour certains types de fromages ? Bertrand, le fromager : En fait, par exemple, en Normandie, il y a un taux d’humidité assez important. Donc, on a très peu d’élevages de chèvres. On va avoir beaucoup plus d’élevages de vaches et on fait surtout dans le crémeux… On a l’Aveyron, une autre région productrice bien définie qui, elle, va être plus axée sur des fromages type brebis ou chèvre. C’est dû au terroir particulier qui favorise plutôt ces types d’agriculture et donc, après, un fromage qui va en découler. Donc, vous avez, par exemple aussi, la Bourgogne. Ils ont des vins qui sont, en général, assez puissants et tous leurs fromages sont assez puissants également, comme l’époisses, le langres, etc… Enlaces Les grandes familles des fromages français : http://www.france.fr/gastronomie/les-grandes-familles-des-fromages-francais.html Les fromages et leurs régions : http://www.fromages-aop.com/  

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  • Israël: Netanyahu met l'audiovisuel public au pas

    · Chronique des médias

    Les chaînes et radios de l’audiovisuel public israélien se sont relancées depuis le 15 mai sous de nouveaux noms, et avec une nouvelle société de diffusion. Le tout sur fond de bataille politique. Vous vous souvenez peut-être de l’ERT, la radio-télévision publique grecque qui avait été contrainte de laisser la place à un écran noir, en 2013, pour renaître de façon très diminuée sous le nom de Nerit. Il s’est passé à peu près la même chose en Israël avec l’Autorité de radio-diffusion israélienne, l’équivalent de la BBC avec ses deux chaînes de télévision et ses huit radios. Le 9 mai, la première chaîne a définitivement cessé d’émettre quand la présentatrice du 20 heures a lu en larmes un communiqué officiel annonçant la fin des programmes. Un scénario qui s’est ensuite répété à la radio publique généraliste. Contrairement à la Grèce, le redémarrage a été très rapide puisque les programmes ont repris depuis le 15 mai sous un nom différent, avec une nouvelle société de diffusion, la Israeli Public Broadcasting Corporation. Mais comme en Grèce, elle compte moitié moins de salariés que le groupe qui l’a précédé. Pour la gouvernement Netanyahu, il s’agit officiellement de mettre fin au gouffre financier d’une maison vivant au-dessus de ses moyens et jamais réorganisée malgré de faibles audiences. Mais en réalité, il s’agit aussi de réformer en profondeur la ligne éditoriale d’une institution étroitement liée à l’histoire démocratique d’Israël, quand on songe que la radio a été créé en 1936 et la télévision en 1968. « Persifleuse, incisive, indocile », telle est la façon dont les syndicats décrivent la manière dont le pouvoir voit l’information publique. Intolérable pour Benyamin Natanyahu, qui a donc décidé du démantèlement de l’organisme il y a trois ans et a voulu retarder l’opération quand il s’est rendu compte que la nouvelle maison allait réembaucher beaucoup de journalistes indépendants. Il a fallu que son ministre de l’Economie, Moshe Khalon, argue qu’il était impossible de faire machine arrière sans de lourds dédommagements pour qu’on évite finalement la purge idéologique. Il n’en reste pas moins que « Netanyahu tente de contrôler les médias en Israël », comme dit Charles Enderlin, ex-correspondant de France 2 à Jérusalem. Le député du Likoud David Biton, chef de la coalition à la Knesset, n’hésite pas à dire que « les journalistes bénéficient de trop de liberté dans ce pays ». La ministre de la Culture, Miri Regev, qui s’est illustrée à Cannes avec sa robe surplombant Jérusalem, s’est clairement prononcée en faveur du contrôle de l’audiovisuel public par l’exécutif qui le finance. On s’achemine donc vers une information sous la coupe du pouvoir tandis que les programmes pourraient jouir d’un peu plus d’indépendance.

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  • Référendum et contrôle des médias en Turquie

    · Chronique des médias

    « Comme si la peur des réfugiés rendait muette l’Europe »... dans Le Monde de ce samedi, Can Dundar, l’ancien rédacteur en chef de Cumhüriyet reproche à l’Europe et à la France de ne pas se mobiliser en faveur des victimes de la répression en Turquie. Alors que 56 millions de Turcs doivent se prononcer ce dimanche pour ou contre une nouvelle Constitution qui donne au président Erdogan des pouvoirs renforcés, Can Dundar, journaliste en exil, pointe la passivité des Européens face aux atteintes à l’État de droit et à la liberté de la presse en Turquie par peur d’attiser les tensions migratoires. Cumhüriyet est particulièrement concerné par cette question de la liberté de la presse puisque 19 membres de sa rédaction sont incarcérés et risquent de 7 ans et demi à 43 ans de prison. Motif : collusion avec des organisations terroristes comme le PKK ou la confrérie Gülen. En réalité, ces journalistes n’en ont jamais fait partie et payent la révélation de la livraison d’armes aux jihadistes syriens par les services secrets turcs en 2015. Après la tentative de putsch du 15 juillet attribuée au gülénistes, ce type d’arrestations arbitraires se sont multipliées. 40 000 personnes ont été emprisonnées, notamment douze députés d’un parti pro-kurdes (HDP) et 130 000 personnes ont été limogées dont beaucoup d’enseignants et de journalistes. La Turquie est le 151e pays sur 180 en matière de liberté de la presse, selon Reporters sans frontières. On comprend alors que la démocratie ressemble de plus en plus dans ce pays à un vernis qui ne s’accompagne ni de pluralisme des opinions ni de liberté d’expression. Et pour cause : sept des dix propriétaires des chaînes les plus regardées entretiennent des rapports directs avec Erdogan et son gouvernement. En février, comme le rappelle Reporters sans frontières, le décret de loi qui imposait le respect des temps de parole en période électorale a été abrogé. Les médias publics consacrent quinze fois plus de temps d’antenne au pouvoir qu’à l’opposition. Une interview d’Orhan Pamuk, le prix Nobel de littérature, réalisé en février pour Hürriyet n’est jamais parue, car l’écrivain se prononçait contre le traité constitutionnel. Et un présentateur de la chaîne Kanal D, du même groupe de presse, a été licencié après avoir expliqué sur Twitter qu’il allait voter « non ». Faut-il s’en étonner alors que Erdogan cherche à museler toute opposition : « Ceux qui diront "non" au référendum se positionneront d’une manière ou d’une autre au côté des putschistes » a-t-il déclaré. La question est aujourd’hui de savoir si la Turquie est une démocrature ou une dictatie.

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  • «Fake news»: la lutte s’organise contre les fausses vérités

    · Chronique des médias

    Plusieurs initiatives ont été prises par les médias et les géants du Web, aux Etats-Unis comme en France, pour lutter contre les fausses informations, les «fake news», qui circulent abondamment et dont les réseaux sociaux font leur miel. Le dimanche 26 février, c’est une publicité télé un peu particulière du New York Times qui sera diffusée aux Etats-Unis pour les Oscars. Elle dira que « la vérité est plus importante que jamais » et que les « les faits alternatifs sont des mensonges ». L’objectif est de répondre à Donald Trump, qui a multiplié les contre-vérités, la dernière étant un attentat imaginaire en Suède. Au-delà, il s’agit d’un combat pour cette idée qu’une vérité de fait n’est pas contestable dans ses faits. Une position louable, certes, mais sans autre incidence que de conforter les médias aux yeux de leurs propres partisans. D’ailleurs, le président américain a très vite retourné l'expression « fausse nouvelle », fake news, contre les médias eux-mêmes. C’est eux qui sont désormais accusés de mentir, Donald Trump voyant dans le New York Times, CNN, et même NBC, ABC et CBS des ennemis du peuple américain. En réalité, les fake news sont une réalité ancienne où chacun a sa part de responsabilité. Les médias américains ont parfois été instrumentalisés pour servir un mensonge, comme les armes de destruction massive avant la guerre d’Irak en 2003. Leur neutralité est une vue de l’esprit, comme en atteste le soutien de la quasi-totalité des journaux à Hillary Clinton. Donald Trump inquiète bien sûr pour sa liberté prise avec les faits et sa virulence contre les médias, pivot de la démocratie. Mais ce qui est aussi nouveau, ce sont les réseaux sociaux qui ont pu avoir intérêt à laisser se diffuser de fausses nouvelles avec leurs publicités associées pour renforcer leur caractère hypnotique, sachant que 40% des Américains de moins de 50 ans s’informent via des réseaux comme Facebook, selon le Pew Resarch Center. La France est à présent le pays test en matière de fake news. Après la rumeur d’extrême droite qualifiant Alain Juppé de soutien des Frères musulmans et avec la crainte d’une manipulation de l’opinion avant l'élection présidentielle, Google a formé une soixantaine de journalistes et dix-sept rédactions à une plateforme de signalement de contenus douteux, Cross Check, qui sera mise en ligne lundi. Facebook France, de son côté, va déployer un système de vérification des faits en s’associant à huit médias français dont France 24. Les utilisateurs seront ainsi incités à signaler les articles douteux. Dès lors que deux médias partenaires qualifieront une publication de fausse info, celle-ci sera signalée par un pictogramme, ne sera plus affichée en priorité et ne pourra plus être monétisée. Il reste espérer que cela soit suffisant pour éviter de mettre sur le même plan une vérité et un mensonge. ► à lire aussi : «First Draft News»: contre-offensive contre la fausse info

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  • En caso de emergencia, los hospitales parisinos

    · Curso de francés: Parlez-vous Paris?

    Aprenda francés con Francisca, una estudiante de liceo rumana de 15 años. Francisca se pregunta cómo hacer cuando uno es extranjero en París y se enferma. Vamos al hospital Avicenne, en el norte de París. Los hospitales parisinos L’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), est le Centre hospitalo-universitaire (CHU) publique d’Île-de-France. Il a trois missions : le soin, l’enseignement et la recherche. Les chiffres - 37 hôpitaux - plus de 7 millions de patients - 5 millions de consultations externes - 92 000 professionnels de la santé - 1,1 millions de passages aux urgences par an - 1 urgence toutes les 30 secondes Les hôpitaux les plus connus de Paris et leurs spécialisations Au nord : Bichat (maladies infectieuses et tropicales), Robert-Debré (pédiatrie), Lariboisière (urgences) A l’ouest : Georges-Pompidou (chirurgie de l’obésité), Necker (pédiatrie) Au sud : Cochin (cancérologie), la Pitié-Salpêtrière (accueil de personnes posant un problème social) A l’est : Armand-Trousseau (maternité), Saint-Antoine (urgences de la main), Tenon (urologie) Au centre : Saint-Louis (leucémie et chirurgie esthétique), l’Hôtel-Dieu (l’ancien grand hôpital du centre de Paris, centre d’accès aux soins ouvert 24h/24) ¿Qué hacer en caso de problema? Les problèmes les plus fréquents des touristes venant à Paris au mois d’août : - la gastroentérite - les accidents, plaies, traumas - les affections des voies respiratoires - les maladies d’origine virale - les problèmes de peau Qu’est-ce qu’une « urgence ? » - Quand une personne est inconsciente ou au contraire fait des convulsions - Quand une personne étouffe, respire mal et a des sueurs - Quand une personne ne respire plus - Quand quelqu'un saigne beaucoup ou est victime d’un accident - Quand une personne est brûlée - Quand quelqu'un ne peut plus remuer un membre ou a des difficultés pour parler - Quand quelqu'un se plaint d'une douleur dans la poitrine Appeler les urgences - SAMU : 15 Pour faire intervenir une équipe médicale lors d’une situation de détresse vitale ou être redirigé vers un organisme de soins (médecine générale, transport ambulancier, etc.) - Police-secours : 17 Pour demander l’intervention immédiate de la police (violences, agression, vol à l’arraché, cambriolage, etc.) - Sapeurs-pompiers : 18 Pour obtenir l’intervention rapide des sapeurs-pompiers dans une situation dangereuse ou un accident (incendie, fuite de gaz, risque d’effondrement, ensevelissement, brûlure, électrocution, accident de la route, etc.). Que faut-il dire au téléphone ? Pensez à précisez ces 3 points : • Qui je suis : Vous êtes victime, témoin, accompagnant. • Où je suis : Donnez l'adresse précise de l’endroit où les services doivent intervenir. • Pourquoi j’appelle : Donnez la raison de votre appel. Aller au service des urgences d’un hôpital parisien 1. Adressez-vous à l’accueil des urgences avec votre pièce d’identité et votre carte d’assurance. 2. Expliquez votre situation. L’infirmière d’accueil évalue la gravité de votre état, qui sera classée selon une échelle allant du plus urgent (prise en charge immédiate) au moins urgent. 3. Vous êtes invité à attendre, puis vous serez appelé et pris en charge par un médecin. 4. Expliquez au médecin ce que vous ressentez. Selon les cas, le médecin : - vous apporte des soins adaptés - fait pratiquer d’autres examens - vous garde en observation pour surveiller votre état de santé. 5. Vous retournez enfin chez vous avec vos documents médicaux, ou bien vous êtes hospitalisé, avec votre accord, dans un service de l’hôpital, ou d’un autre hôpital public ou privé. El sistema de seguro de salud: la Seguridad Social Créée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, en 1945, la Sécurité sociale française est un organisme financé par le travail et les cotisations sociales. La cotisation du salarié est retenue sur le salaire et l’employeur cotise également. La « carte vitale » Chaque assuré social reçoit une carte vitale. C’est une carte à puce verte de la taille d'une carte bancaire qui permet aux professionnels de santé d’envoyer les informations à la Sécurité sociale. Grâce au traitement informatique rapide, le médecin est payé et l’assuré est remboursé très vite. L'Assurance Maladie vous rembourse les frais engagés, selon un pourcentage des tarifs définis. Si vous avez payé plus cher, votre assurance complémentaire – une mutuelle – rembourse le reste. Dans certains cas, vous n’avez pas besoin de faire l’avance des frais médicaux, cela s’appelle « le tiers payant ». La pregunta de Francisca Francisca : Et quand nous sommes malades, comment on sait que c’est une urgence ? Dr Bouchaud : C’est une très bonne question, parce que la notion d’urgence est forcément assez floue… Alors, il y a des urgences vitales, c’est l’infarctus, c’est une plaie avec une hémorragie, c’est une gêne respiratoire très forte qui fait qu’on est asphyxié… Donc, ça, personne ne discutera l’urgence là-dessus… Et puis, par contre, il y a les pathologies bénignes, comme une angine, où là, personne pourra dire que c’est vraiment une urgence et dans ce cas là, il faudra que la personne paye ses soins. Francisca : D’accord… Merci beaucoup. Enlaces L’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris : http://www.aphp.fr/aphp/ Les urgences expliquées en images et en six langues : http://www.aphp.fr/patient/avant-de-venir/urgent-pas-urgent/tout-ce-vous-devriez-savoir-sur-les-urgences/  

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  • Le Venezuela sur le point de réexporter des diamants

    · Chronique des Matières Premières

    Le Venezuela est en bonne voie d'obtenir sa réintégration dans le processus de Kimberley, pour exporter à nouveau ses diamants. Le développement minier fait partie des priorités du président Maduro, pour compenser la chute des revenus du pétrole.   Le Venezuela est sur le point de réexporter à nouveau légalement ses diamants. Il devrait réintégrer le processus de Kimberley d'ici la fin de l'année, a déclaré le président de ce gendarme du commerce des pierres précieuses, qui garantit la légalité des diamants, mais aussi que les pierres ne financent pas les conflits armés. Des représentants du processus de Kimberley ont effectué plusieurs visites pour vérifier que le pays latino-américain était à nouveau en mesure de fournir des certificats de légalité de ses diamants.   C'est à défaut de pouvoir les publier depuis 2005, que les autorités de Caracas étaient sorties de manière unilatérale du processus de Kimberley en 2008. Mais à l'époque l'argent du pétrole coulait à flot. Le Venezuela n'avait que faire des quelque 36 000 carats par an qu'il parvenait à vendre légalement à l’étranger, guère plus de 7 kilos annuels de diamants.   Maintenant que les revenus du pétrole ont fondu, les autorités de Caracas relancent au contraire l'activité minière tous azimuts. Il faut dire que le Venezuela, outre le diamant, dispose d'or, de cuivre, de fer, de bauxite, mais aussi de coltan à foison. Plus de 100 000 km2 dans la région centrale de Guaniamo, au sud du fleuve Orénoque ont été baptisés en février dernier « Arc minier de l'Orénoque » par un décret du président Maduro. La presse vénézuélienne rapporte que des protocoles d'entente ont été signés avec des entreprises minières chinoise, américaine, canadienne et de République démocratique du Congo. La compagnie canadienne Gold Reserve expropriée sous la présidence Chavez fait son retour au Venezuela, avec des investissements et un prêt se montant au total à 5 milliards de dollars ! Restent de fortes oppositions à tous ces projets miniers, pas seulement pour des raisons environnementales : l’extraction illégale prospérait depuis des années. 28 mineurs ont été assassinés dans l'Arc minier de l'Orénoque fin mars, le président vénézuélien en a depuis fait une zone militaire spéciale.

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  • Le Sénégal veut devenir une locomotive de l'énergie solaire

    · Chronique des Matières Premières

    Pour le Sénégal, le développement des énergies durables n’est plus une utopie. Critiqué pour construire de nouvelles centrales à charbon, le pays est néanmoins lancé dans un fort développement de l’électricité d’origine solaire et éolienne. Ce samedi, le Sénégal va entrer dans le cercle des états producteurs d’énergie solaire. La centrale de Bokhol, au nord du pays, sera officiellement inaugurée, en grande pompe, par le président Macky Sall. D’une puissance de 20 mégawatts crête, pour un coût de 25 millions d’euros, elle permettra d’alimenter 180 000 foyers dans la zone. Cette première unité sera la plus grande d’Afrique de l’Ouest, mais pour quelques mois seulement. En mars prochain, la centrale solaire de Santhiou Mékhé sera à son tour lancée, 29 mégawatts crête. En tout, sept projets vont sortir de terre d’ici décembre 2017 sur l’ensemble du territoire. Si l’on additionne toutes ces centrales, c’est une puissance de 140 mégawatts crête qui viendra alimenter le réseau de la Senelec. Autre projet d’envergure, validé, tous les contrats ont été signés récemment, c’est le parc éolien de Taiba Ndiaye au nord de Thiès. 48 éoliennes seront construites. Puissance totale, 150 mégawatts. Le chantier, prévu en 3 phases va s’étaler jusqu’en janvier 2020. Signe que ce marché est porteur, tous les acteurs étatiques occidentaux, les entreprises privées du monde entier et le Sénégal, via notamment la Caisse des Dépôts investissements dans les énergies durables. 20 % de l’électricité issue du solaire et de l’éolien pour 2020 Pour l’Etat, l’objectif affiché en 2012 est en passe d’être réussi. En 2020, 20 % de l’électricité produite au Sénégal sera issue du solaire et de l’éolien. Avec une stratégie nationale, les centrales sont en effet implantées dans les différentes régions du pays avec l’idée de créer des emplois, de développer des formations spécifiques à ce secteur d’activité. Au Sénégal, 57 % des foyers ont accès à l’électricité, en zone rurale, 30 %. L’Etat cherche donc à développer des systèmes solaires hors réseaux. Des systèmes qui sont fiables dans le temps uniquement s’ils sont correctement entretenus, d’où l’importance de former des techniciens qualifiés. En développant rapidement toutes ces centrales, le Sénégal affiche désormais une autre ambition : devenir la locomotive du solaire dans la sous-région.

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  • Pénurie de sucre au Sénégal

    · Chronique des Matières Premières

    Au Sénégal, cette fin d’année 2016 a été marquée par des hausses des prix, voire des pénuries de sucre dans certaines régions isolées. Un drame national dans ce pays où le sucre est au cœur du foyer, notamment pour préparer l’Ataya, le thé à la menthe. L’Etat cherche à contrôler le prix du sucre mais les réseaux au sein de la filière rendent difficiles pour le moment les contrôles. Au Sénégal, lorsque la production locale est écoulée, la Compagnie Sucrière, la CCS et les membres de l’Union nationale des commerçants et des industriels n’ont pas le choix, ils doivent importer. Et s’il y a bien des problèmes de stocks et de prix sur les marchés, fin novembre, le directeur de la CSS, André Froissard, a été affirmatif : « Il n’y a pas eu de pénurie de sucre au Sénégal. Je l’affirme et le réaffirme. Nous avons importé suffisamment de sucre pour assurer le lien avec la nouvelle campagne qui commence ». Cette campagne annuelle est donc lancée, la CSS table sur une production de 130 000 tonnes. Malgré une production en hausse, malgré les importations, les prix ont augmenté par exemple juste avant les grandes fêtes religieuses de la communauté mouride, le grand Magal mi-novembre, le prix au kilo est passé de 600 à 700 francs CFA. Les prix ont augmenté alors que dans le même temps, les achats des grossistes ont doublé, passant de 500 tonnes à 1 000 tonnes chaque semaine.   La direction de la CCS, qui rejette donc toute responsabilité dans la hausse des cours, soupçonne justement ces grossistes locaux. « Quand on ne peut plus spéculer sur les marchés mondiaux on peut le faire sur la façon de distribuer le sucre. Certains grands commerçants ont été pris la main dans le sac », a expliqué André Froissard. Pour faire monter les prix, deux possibilités. La première : acheter des stocks, les bloquer dans des entrepôts et laisser entendre qu’il y a pénurie, de fait les prix grimpent.   Deuxième option, une partie du sucre sénégalais serait exportée dans des régions ou des pays voisins, on parle de la Gambie, de la Guinée Bissau où les prix au détail seront encore plus grands, les marges meilleures. « Face au triplement des cours sur le marché international, il devient aussi intéressant d’exporter le sucre acheté au Sénégal », a expliqué Louis Lamotte le conseiller de la Compagnie sucrière du Sénégal lors d’une conférence de presse. Conseiller qui évoque donc une pénurie mécanique. « Par le passé, il fallait empêcher le sucre importé frauduleusement de venir au Sénégal. Aujourd’hui, il faudrait faire en sorte que le sucre produit dans le pays y reste ».   Comme pour le riz, le Sénégal qui cherche l’autosuffisance en sucre devra sans aucun doute améliorer les contrôles de la filière locale. Les services de contrôle tentent déjà de suivre, de contrôler, l’écoulement des stocks de sucre, les récentes hausses des prix montrent que ces contrôles sont insuffisants pour empêcher les marchands de spéculer sur cette matière fondamentale au sein de la société sénégalaise.

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  • Antiterrorisme et reconnaissance faciale

    · Nouvelles Technologies

    Les technologies de reconnaissance faciale sont capables aujourd’hui d’identifier, par la forme de son visage, toute personne passant devant une caméra. Après les attentats perpétrés à l’aéroport de Zaventem en Belgique, le ministre français de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, compte déployer ces dispositifs d’identifications automatiques par vidéo dans tous les halls d’aérogares. Sécurité aérienne oblige, les bagages à main et les appareils électroniques sont déjà systématiquement passés au scanner à rayons X, tandis que ceux déposés en soute font l’objet d’une inspection aléatoire avec le même procédé. Les portiques magnétiques dans les salles d’embarquement font partie du quotidien de millions de voyageurs, afin de détecter la présence éventuelle d’objets métalliques dissimulés sous leurs vêtements. Les agents de sécurité vous « reniflent » à l’aide de capteurs électroniques pour savoir si vous ne transportez pas d’explosifs. Ces plateformes de contrôle qui occasionnent souvent des goulets d’étranglement, avec parfois le risque de rater son vol, sont efficaces, mais présentent le défaut majeur de se canaliser exclusivement sur l’embarquement immédiat des passagers. Une faille de sécurité, que les deux terroristes de l’aéroport international de Zaventem à Bruxelles ont exploitée, en activant leurs bombes dans les halls de l’aérogare, en amont des vérifications d’envol. Et c’est bien là le problème ! Comment sécuriser davantage, sans engendrer des files d’attente interminables qui placeraient alors les passagers à la merci des terroristes aux portes des aéroports ? Déployer des systèmes de reconnaissance faciale dans toutes les zones, préconise le ministre français de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Ces dispositifs existent et permettent d’identifier en temps réel des suspects déjà fichés en comparant par webcam les visages des voyageurs à ceux contenus dans les bases de données de la police. Une méthode plus simple est déjà employée depuis quelques semaines par l’aéroport de New York JFK, une caméra vous filme et l’ordinateur central vérifie que la photo sur votre passeport correspond bien à votre identité. Le Japon expérimente des dispositifs similaires pour détecter les terroristes, notamment en prévision des Jeux Olympiques de Tokyo en 2020. Récemment, des chercheurs américains ont mis au point un procédé qui permet aux ordinateurs de détecter les expressions faciales humaines liées à différentes émotions. Nos états d’esprit seront donc bientôt analysés et compris par les machines: dans les gares, les grands magasins, tous les lieux publics ou sensibles. Une « vigilance » par webcam interposée qui nous obligera peut-être un jour à accepter que nos données biométriques soient enregistrées dans un fichier unique, puis partagées par la plupart des gouvernements du monde ! Alors souriez ! Vous êtes bientôt filmés ! Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

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  • Grèce: Alexis Tsipras rate sa réforme audiovisuelle

    · Chronique des médias

    Nous revenons avec Amaury de Rochegonde, de l’hebdomadaire Stratégies, sur la décision du Conseil d’Etat grec, mercredi soir, le 26 octobre, d’invalider la réforme audiovisuelle du gouvernement Tsipras. C’est lundi 31 octobre que Nikos Pappas, le bras droit d’Alexis Tsipras et maître d’œuvre de cette réforme audiovisuelle, va présenter un projet de loi pour tenter de faire face après le camouflet subi devant le Conseil d’Etat. Le ministre a indiqué que sa loi imposerait aux chaînes de payer pour émettre et de respecter un strict cahier des charges. Mais il lui faudra beaucoup d’habileté pour éviter de nouveaux recours, alors même que sa réforme rejetée, qui aurait permis de lever 246 millions d’euros, reposait précisément sur la mise aux enchères de quatre licences de télévision privée, comme cela se fait en partie au Royaume-Uni, en Suède ou au Danemark. Dettes Mercredi 26 octobre, 14 juges sur 25 ont invalidé cette disposition qui consistait à diminuer de moitié le nombre de chaînes autorisées au motif que la majorité d’entre elles étaient plombées de dettes et que le marché publicitaire a été divisé par quatre. Ils ont estimé qu’il revenait non pas au législateur mais au Conseil de radiotélévision, le gendarme grec de l’audiovisuel, d’orchestrer cette réforme. Bien sûr, il y a des arguments recevables des deux côtés. D’abord, depuis le résultat de l’appel d’offres du 2 septembre, une quarantaine de recours en référé ont été déposés par les chaînes. Sur les huit émettant actuellement, seules deux – Skaï et Antena1 – ont réussi à rester dans le jeu. En conséquence, l’opposition a dénoncé une volonté de réduire le pluralisme de l’information, de s’attaquer à des intérêts privés et d’amener à la fermeture de chaînes, donc à des centaines de suppressions d’emplois.   Mais le fait est que les heureux élus, des armateurs marqués à droite ou le propriétaire de l’Olympiakos, le club de foot du Pirée, ne sont pas des proches du gouvernement. D’ailleurs, le seul homme d’affaires qui était reconnu comme un soutien de Tsipras, Yannis Kalogritsas, a été éconduit, faute de financements suffisants dans les délais impartis.   Cadre réglementaire   Pour les partisans d’Alexis Tsipras, cette réforme est importante parce qu’elle permet de donner un cadre réglementaire à un paysage audiovisuel grec qui en est dépourvu depuis 27 ans. Ce vide juridique est ce qui a permis aux fameux « diaploki », ces conglomérats d’intérêts entre médias, banques et politiques, de se constituer, et ce malgré une précédente décision du Conseil d’Etat grec de mettre fin à cette opacité entretenue par une poignée d’oligarques.   La porte-parole du gouvernement, Olga Gerovassili, ne s’est donc pas privé de dire que les fonds qui doivent être retournés à de riches propriétaires, c’est autant d’argent qui n’ira pas dans des milliers d’embauches pour les crèches et les hôpitaux. 

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  • Médias sous pression en Algérie

    · Chronique des médias

    Nous parlons avec Amaury de Rochegonde, de l’hebdomadaire Stratégies, de l’état des médias et de la situation des journalistes en Algérie. Reporters sans frontière a publié jeudi un rapport où il dénonce « l’asphyxie progressive » des médias algériens par le pouvoir. C’est un rapport qui arrive onze jours après la mort de Mohamed Talmat, ce journaliste algéro-britannique qui avait été condamné en juillet à deux ans de prison ferme pour des vidéos et des poèmes provocateurs sur Internet, et qui est décédé après avoir entamé une grève de la faim en prison. Le rapport de RSF, établi à partir d’une vingtaine d’entretiens entre mai et octobre, évoque bien entendu ce cas dramatique, une première en Algérie, mais il va au-delà en décrivant tout un système qui étrangle de plus en plus la liberté de l’information depuis la réélection d’Abdelaziz Bouteflika, en 2014. Un président dont il est difficile d’évoquer l’état de santé sans recevoir des menaces verbales ou des pressions. Accusés d’outrage à corps constitué, Hassan Bourras, par exemple, a été condamné à un an de prison. Tahar Djehiche est poursuivi, comme Mohammed Talmat, pour avoir porté atteinte au président de la République. On voit ainsi qu’il existe tout un arsenal pénal qui permet de s’en prendre à un journaliste. Si en principe, la loi interdit toute forme de censure préalable depuis février, on voit que l’indépendance éditoriale est de plus en plus menacée. D’autant que des militants des droits de l’homme ou des journalistes comme Abdessami Abdelhaï peuvent être placés en détention provisoire pendant deux ans pour des motifs purement politiques.   L’Etat de santé du président, la corruption, les biens des dirigeants, les mouvements sociaux deviennent ainsi des sujets de plus en plus difficiles à couvrir librement. Le pouvoir, qui contrôle l’audiovisuel public, dispose sur la presse de leviers de pression comme l’exigence de paiement des arriérés de dettes aux imprimeries sous sa férule. C’est ce qui a coûté son existence à El Djazaïr News en 2014. Le gouvernement peut aussi déclencher des contrôles fiscaux ou supprimer les rentrées publicitaires liées à l’Etat. C’est le sort qu’ont connu les deux grands quotidiens indépendants El Watan et El Khabar qui dispose d’ailleurs de leur propre rotative.   Le rapport pointe aussi les mesures d’intimidation exercées contre la chaîne KBC du groupe El Khabar, ou sur Abdou Semmar, le rédacteur en chef d’Algérie Focus. Il montre en outre qu’une oligarchie médiatique au service d’intérêts occultes a fait son apparition. Cela peut-être pour empêcher le rachat du groupe El Khabar par l’homme d’affaires Issaad Rebrab, propriétaire du journal La Liberté et opposant au quatrième mandat de Bouteflika. Mais ce peut-être aussi pour favoriser la concentration de chaînes comme Al Dzaïr entre les mains d’Ali Haddad, un proche du régime.

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  • Mediapart et sa descendance

    · Chronique des médias

    Nous parlons avec Amaury de Rochegonde, de l’hebdomadaire Stratégies, de Mediapart qui a présenté cette semaine ses résultats en conférence de presse. L’occasion de revenir sur le succès de ce modèle d’information indépendant, numérique et payant. On a beaucoup parlé du Canard enchaîné avec l’affaire Fillon, mais s’il est un autre journal libre, indépendant, irrévérencieux qui s’impose comme l’un des grands succès journalistiques de ces dix dernières années, c’est bien Mediapart. Mediapart a neuf ans et compte 136 000 abonnés, soit une hausse de 10 % sur un an, là où Libération ne compte plus que 73 000 acheteurs. Le site affiche une santé éclatante avec un résultat de 2 millions d’euros et une solide équipe de 45 journalistes. Comme dit son patron Edwy Plenel, Mediapart ne ferait aujourd’hui pas plus de 5 000 abonnés s’il en était resté aux éditoriaux de ses fondateurs. C’est bien en allant chercher des informations, des vérités de fait, tout en laissant les lecteurs s’emparer du commentaire sur son site que ce journal en ligne a trouvé son modèle. Il peut maintenant se développer dans la vidéo comme le montre ses interviews des candidats à la primaire de la gauche sur Facebook live ou ses longs débats filmés dans la rédaction avec des universitaires. Grâce à l’intégration de youtubeurs comme Usul ou Osons Causer, ce sont des millions de vues que génère Mediapart pour la Présidentielle. Avantage de ces vidéos, elles permettent de susciter des centaines d’abonnés. C’est aussi ce que constate le site Arrêt sur images, consacré à la critique des médias, qui est lui aussi parvenu à l’équilibre avec 25 000 abonnés, et qui génère beaucoup plus d’abonnements avec la vidéo qu’avec ses articles. Comme Médiapart, qui coûte 11 euros par mois, ce site a été fondé par un ancien du Monde, Daniel Schneidermann, et mise sur le payant avec un tarif à 4 euros par mois.   De l’enquête, des formats longs, un modèle payant, c’est aussi la recette que retiennent de nombreux sites d’info indépendants. Parmi eux, Médiacités, un site d’investigation locale créés par des anciens de l’Express qui après s’être implanté à Lille, s’apprête à débarquer à Lyon, Nantes et Toulouse.   C’est encore le modèle du site Les Jours, fondé par des anciens de Libération et qui développe ses obsessions, comme il dit, sur la Turquie ou sur Bolloré en ayant réussi à réunir 7 000 abonnés en un an. Un site comme Spicee, fondé il y a près de deux ans et qui s’appuie sur l’agence Babel Press, mise lui entièrement sur la vidéo et le grand reportage. Il compte plus de 8 000 abonnés. Le point commun entre ces pure player de l’info c’est qu’ils ont bien intégré l’idée que les revenus étaient désormais dans les poches de l’abonné et non chez l’annonceur. Car au petit jeu de la guerre des prix de la publicité, Google et Facebook seront toujours les meilleurs.  

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  • Les meilleurs moments de FBME

    · France Bleu Midi Ensemble Les invités

    durée : 00:46:02 - France Bleu Midi Ensemble Les invités - par : Daniela LUMBROSO - ## • Sophie Marceau Elle était l’invitée de FBME le 13 avril 2016 {% image 71c8a346-17a5-4260-8f23-c57f27741bba %} Sophie Marceau est marraine depuis 1992 de l’Association [**Arc en ciel**](http://www.arc%2Den%2Dciel.com/). A cette époque, elle a réalisé le rêve de la petite Estelle qui souhaitait la rencontrer. **L’association a pour vocation de réaliser le rêve de l’enfant malade de 3 à 16 ans atteint de cancer, myopathie, mucoviscidose ou maladies orphelines.** Le rêve permet à l’enfant d’avoir un projet, de penser à autre chose que la maladie et de mieux prendre en charge son traitement. C’est une véritable bouffée d’air pur, un moment d’évasion et de trêve face à la souffrance. Le rêve est unique, un bénévole de l’association Arc\-En\-Ciel accompagne l’enfant malade et l’un de ses parents lors d’une journée qui lui est entièrement consacrée en tant que VIP. Un moment magique et féérique où l’enfant a des étoiles plein les yeux. {% image afe9f52b-bd72-4678-bb64-1d19379a302e %} L'association Arc\-En\-Ciel va fêter ses 25 ans les 16 et 17 avril 2016 au parc Disneyland Paris. Pour **faire un don**, cliquez [ici](http://www.arc%2Den%2Dciel.com/produit/don/) ## • Gérald de Palmas Il était l’invité de FBME le 7 avril 2016 Gérald de Palmas venait de sortir son nouvel album intitulé _**La beauté du geste**_. {% image fc30b97c-6419-4226-b0f4-c264a58d3dbf %} La chanson _**Il faut qu’on s’batte**_ a été choisie comme premier single. {% embed youtube M3dOFRiFRiQ %} ## • Christian Clavier et Marie\-Anne Chazel Ils étaient les invités de FBME le 4 avril 2016 Tous les deux à l’affiche du film _**Les visiteurs – La révolution**_ de Jean\-Marie Poiré, ils étaient venus nous en parler. {% image 33bdf5f5-1e3a-46d5-abd5-2244a0d69b99 %} Bloqués dans les couloirs du temps, Godefroy de Montmirail et son fidèle serviteur Jacquouille sont projetés dans une époque de profonds bouleversements politiques et sociaux : la Révolution Française... Plus précisément, la Terreur, période de grands dangers pendant laquelle les descendants de Jacquouille La Fripouille, révolutionnaires convaincus, confisquent le château et tous les biens des descendants de Godefroy de Montmirail, aristocrates arrogants en fuite dont la vie ne tient qu'à un fil. {% embed youtube sCpEqD-rGgc %} ## • Joann Sfar Il était l’invité de FBME le 20 avril 2016 Internationalement connu pour sa série _Le Chat du Rabbin_, Joann Sfar, il était venu nous présenter sa nouvelle bande dessinée intitulée, **_Tu n'as rien à craindre de moi_**. Véritable portrait de couples contemporains, l'album traverse les questions éternelles de l'amour et les éternelles questions de son auteur : l'art, la religion, l'amitié. ## • Manu Payet et Xavier Du Moulins Ils étaient les invités de FBME le 11 avril 2016 {% image 972de138-88a1-41b0-8d89-7020ebb9f16a %} Ils étaient venus nous parler du film _**Tout pour être heureux**_ de Cyril Gelblat dans lequel Manu Payet tient l’un des rôles principaux. Un film réalisé d’après l’œuvre de Xavier de Moulins. Antoine, bientôt quarantenaire, égoïste et insatisfait ne s’est jamais réellement senti investi d’une mission pour s’occuper de ses filles, âgées de 5 et 9 ans. Infantilisé par sa femme Alice, Antoine n’arrive pas à trouver sa place dans son foyer et décide subitement de la quitter pour une histoire sans lendemain. Lorsque Alice lui confie leurs filles quelques jours par surprise, Antoine va se retrouver sur un continent inconnu. Et alors qu’il était incapable d’assumer son rôle de père à l’intérieur du noyau familial, il va finir par devenir une véritable « mère juive ». Après avoir quitté sa femme par nostalgie de sa liberté d’antan, le nouvel Antoine va se retrouver confronté à une nouvelle nostalgie, celle de sa vie de famille… {% embed youtube vd9CXNvifGE %} ## • Guillaume Musso Il était l’invité de FBME le 24 mars 2016 Il venait présenter son nouveau roman intitulé *

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  • Une batterie rechargeable (presque) éternellement

    · Nouvelles Technologies

    Non seulement les batteries de nos appareils électroniques ne tiennent pas une journée en charge, mais, par-dessus le marché, leur longévité laisse à désirer. Mais suite à l’erreur de manipulation d’une étudiante en sciences aux États-Unis, des chercheurs sont parvenus à créer une batterie presque éternelle qui supporte enfin une utilisation intensive. Mais rappelons en préambule qu’une batterie moderne et performante intègre en général du lithium. Malheureusement, ce métalloïde rare et cher, qui offre une grande densité énergétique pour alimenter efficacement nos appareils high-tech, présente plusieurs défauts. Ses ressources naturelles sur la planète sont très limitées et le passage de l’électricité dans ce type de batterie occasionne l’apparition de fibres au cœur de la pile, réduisant du même coup sa longévité. Une obsolescence toute naturelle, qui tue irrémédiablement les composants et surtout les électrodes qui permettent au courant de circuler. Après environ 7 000 cycles de charge et de décharge votre batterie sera bonne à jeter. Mais attention ! Dans une benne à recyclage prévue à cet effet, convient-il de préciser.   Les chercheurs de l’Université de Californie, à Irvine aux Etats-Unis, expérimentent depuis peu de nouvelles électrodes à base de nano-fils d’or capables de prolonger efficacement la vie de nos batteries. Hélas, pour nos smartphones énergivores, l’extrême fragilité de ces fils microscopiques qui se dégradent au moindre contact avec le lithium et lors de ses manipulations exclut totalement l’utilisation industrielle de ce procédé. Mais bonne nouvelle ! Une étudiante en doctorat dans un labo de l’université californienne a découvert par hasard le « Saint Graal » de la pile éternelle. Après avoir préparé une électrolyse, elle s’est retrouvée avec du gel de Plexiglas sur les mains, qu’elle a déposé par inadvertance sur des nano-fils en les maniant. Les scientifiques ont très vite constaté qu’une fois recouverts de cette matière isolante, les minuscules fils conducteurs se montraient alors bien plus résistants.   Mise à l’épreuve pendant trois mois, la batterie expérimentale qu’ils ont conçue avec une électrode gainée, a supporté sans broncher 200 000 cycles de recharge. Aucune perte de capacité, de puissance ou de cassure des nano-fils n’a été constatée. Mais depuis, les chercheurs fascinés par cette découverte fortuite, se creusent les méninges ! Après avoir analysé le comment, il s’agit maintenant de comprendre le pourquoi d’une telle longévité, avant d’offrir à nos tous joujoux high-tech des batteries dignes de ce nom, qui contrairement aux diamants prétendument éternels, seront bientôt immortelles et garanties sans obsolescence.   Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

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  • France: les médias au cœur de la campagne présidentielle

    · Chronique des médias

    Les cinq principaux candidats à l'élection présidentielle française ont fait connaître cette semaine leurs propositions à propos des médias. Que veulent-ils changer ? Ces propositions ne sont pas totalement indépendantes du calendrier politique, même si elles ont été arrêtées, pour la plupart, il y a plusieurs mois. Prenez François Fillon en pleine tempête médiatique. C’est une chaîne du service public, France 2, qui a exhumé une interview de son épouse déclarant qu’elle n’a jamais été l’assistante de son mari. Or, François Fillon souhaite « simplifier l’offre de service public » en considérant que « l’hertzien n’est pas la réponse unique », autrement dit qu’’on peut bien arrêter la diffusion d’une chaîne pour la basculer sur des canaux numériques. Quel sera son rapport au « tribunal médiatique », comme il dit, s’il est élu ? Mystère. En attendant, même Nathalie Kosciusko-Morizet qui est venue le représenter jeudi devant une assemblée d’entreprises médias, l’Udecam, l’a lâché le lendemain après avoir défendu l’idée très personnelle d’une grande politique européenne du numérique. L’indépendance éditoriale est un marqueur fort chez les autres candidats. Benoît Hamon entend défendre « la qualité et l’indépendance du service public ». Jean-Luc Mélenchon veut « constitutionnaliser l’indépendance des médias » afin que le droit à l’information soit dans le texte d’une VIè République. Emmanuel Macron veut lui « protéger l’indépendance éditoriale des médias d’information » en rappelant « l’exigence éditoriale d’impartialité » du service public. Mais là où le représentant du Front de gauche rappelle que neuf personnes représentent 80% des médias en France, le leader d’En Marche ne fustige pas une oligarchie. Il estime que la présence des industriels dans les médias « est une réponse aux difficultés de la presse ». Et appelle au rapprochement des sociétés audiovisuelles publiques, c’est-à-dire France Télévisions, Radio France et France Médias Monde, en envisageant l’élargissement de la place de la publicité dans le secteur public. Les plus coercitifs ne sont pas forcément ceux qu’on croit. Si tous sont à peu près d’accord pour taxer les géants du Web et les soumettre à des obligations de contribution à la création, seul le FN veut limiter la part dépendant de la commande publique dans les groupes détenant les médias. Benoît Hamon propose, lui, une loi anti-trust qui vise à empêcher la concentration en limitant la part d’un groupe à 40% dans un média et à 20% dans deux médias. Il demande la création de sociétés de médias à but non lucratif. Il est aussi très lucide sur les liens entre médias et commande publique. Et très acide sur Vincent Bolloré quand il estime que trente articles sur Autolib dans Direct Matin, ça fait quand même beaucoup.

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