Michel Cardoze : l'histoire du jour FB Gironde

Michel Cardoze : l'histoire du jour FB Gironde

France

Comme tous les départements, la Gironde regorge d'histoires. Des histoires d'aventure, de découvertes, petits ou grands événements, Michel Cardoze nous tourne les pages et nous raconte ces histoires, patrimoine de chez nous.

Episodes

Mérignac, Bouliac, Cadillac, Pauillac pourquoi tous ces "AC". Michel Cardoze nous explique  

durée : 00:01:50 - Michel Cardoze : l'histoire du jour FB Gironde - Tous les noms de lieux, communes ou hameaux en Gascogne, dont le nom se termine en AC, renvoient à leur propriétaire ou exploitant de l’époque d’une Gascogne romanisée. Le suffixe AC, a une valeur d’appartenance, nous disent Bénédicte et Jean Jacques Fénié, auteurs de la Toponymie gasconne aux éditions Sud\-Ouest. Ainsi Arzacq renvoie au propriétaire Arsius, Bouliac à un certain Bodollus, Floirac à Florus, Listrac à Lister, Mérignac à Matrinius, Pessac à Peccius, Préchac à Priscius, Valeyrac à Valerius…Tous ces noms désignent des domaines agricoles existant entre les 2° et 4° siècles, siècles que l’on a l’habitude de désigner comme Gallo\-romain… Parfois, des vues aériennes à la saison des labours permettent, aux alentours des villages actuels de deviner les traces des vastes maisons, de thermes, des exploitations agricoles d’une riche Aquitaine, qui commerçait avec tout le bassin méditerranéen et jusqu’au moyen orient, par la route et par bateau. Voire avec la Grande Bretagne depuis Burdigala\-Bordeaux et ses ports protégés installés sur la Devèze, affluent de la forte Garonne. Bon été à toutes et tous et bonnes lectures !!

Michel Cardoze raconte la libération de Grignols  

durée : 00:02:15 - Michel Cardoze : l'histoire du jour FB Gironde - La forêt facilite le refuge des réfractaires au service du travail obligatoire (STO) et la constitution de maquis armés ; à la veille du 6 juin, date du débarquement allié en Normandie, les bois fixent des groupes de résistants : le bataillon Mickey du commandant Minvielle,le groupe Maurice Adam, le maquis des Trois Chênes de Pierre Lussac et la 9° compagnie des groupes Vény. On libère Grignols les 9 et 10 juin, la poste et la gendarmerie sont attaquées, ainsi que la perception, les communications téléphoniques coupées, des ponts détruits entre Bazas et Captieux. L’armement des militaires en poste à la gendarmerie est confisqué par la Résistance. Une justice sommaire est rendue qui punit de mort certains collaborateurs des forces allemandes. Les effectifs de la résistance sont multipliés par deux ou trois selon les groupes. La résistance attaque la minoterie de Castets\-en\-Dorthe et enlève 13 tonnes de farine. Il faut nourrir les combattants de la Libération. J’emprunte ces détails au passionnant ouvrage, sans aucun tabou, d’un collectif d’historiens, paru aux éditions Privat, sous le titre « [Eté 1944, la Libération du Lot\-et\-Garonne et de la Gironde rattachée](http://www.librairieprivat.com/9782708959347%2Dete%2D1944%2Dla%2Dliberation%2Den%2Dlot%2Det%2Dgaronne%2Det%2Den%2Dgironde%2Drattachee%2Dpascal%2Dde%2Dtoffoli%2Djean%2Dpierre%2Dkoscielniak%2Dphilippe%2Dsouleau/#) ».

L'histoire du jour avec Michel Cardoze  

durée : 00:01:34 - Michel Cardoze : l'histoire du jour FB Gironde -

L'histoire du jour avec Michel Cardoze  

durée : 00:01:42 - Michel Cardoze : l'histoire du jour FB Gironde -

Michel Cardoze raconte les Gardales et le député girondin Vergniaud.  

durée : 00:01:52 - Michel Cardoze : l'histoire du jour FB Gironde - Un récipient en émail, hier en terre vernissée comme tous les vieux récipients à cuisiner au four ou dans la cheminée. Le terme est attesté comme un « gasconnisme » par un dictionnaire en 1823 mais on en trouve l’usage courant bien avant. Ainsi dans l’inventaire du mobilier du député girondin Vergniaud, inventaire effectué le 3 janvier 1792 au 44 rue du Hâ à Bordeaux, aujourd’hui 41, on trouve « une clisse, une bouilloire, trois cafetières en fer\-blanc, une gardalle… ». La clisse est une claie d’osier ou de bois pour égoutter les fromages, par exemple. Quant à Vergniaud, Pierre Victurnien, originaire de Limoges, venu faire ses études de droit à Bordeaux, vite avocat au Parlement sous l’ancien régime, il devient après 1789 membre de la société des amis de la Constitution à Bordeaux et député à l’assemblée législative puis à la Convention. Très brillant orateur, il fait partie de ce groupe de députés qu’on appelle les « Girondins », partisans de la guerre contre l’avis de Robespierre. Il a été guillotiné à 40 ans, le 31 octobre 1793\. Une chaire Vergniaud a été crée à Sciences\-Po Bordeaux.Vous trouverez des Gardales à [la maison des poteries de Sadirac](http://www.maisonpoteriesadirac.fr/default.asp?iId=GHJHGE&iGalleryID=EGLKI&qs%5Fgallery%5Fstart=1).

Michel Cardoze explique une expression bordelaise : les jambes en «gueille de bonde»  

durée : 00:01:44 - Michel Cardoze : l'histoire du jour FB Gironde - Mais qu’est ce qu’une « gueille de bonde » ? La gueille en gascon désigne le chiffon, un vêtement, plutôt d’un usage commun. Par extension on gringonne avec une gueille, traduction : on nettoie « le par\-terre » avec une serpillère au bout du balai\-brosse. Mais vos jambes en « gueille de bonde », viennent d’un autre usage encore de la gueille. Il s’agit d’un carré de toile de jute qui va servir à faire coincider exactement la bonde et le trou de la bonde d’une barrique bordelaise. J’emprunte ces précisions aux études de l’excellent Guy Suire en son « Grand Fagnas », petit précis du parler girondin édité chez Mollat. La gueille de bonde est donc une sorte de joint qui fait bien tenir la bonde dans l’orifice rond par où le viticulteur va tirer une lampée de vin pour connaître son évolution, ou le batonner au cours des premières semaines de la vinification. Guy Suire cite Edmond de Rothschild qui dit un jour : « je ne sais pas comment se fait une gueille de bonde, mais je sais combien çà coute » ; ou la romancière Helene Sarrazin qui prête à un de ses personnages ayant fréquenté pas mal de bouteilles, « un nez en gueille de bonde »..Sans doute pas sa couleur…

Bordeaux abrite un musée des télécommunications d'Aquitaine ! Michel Cardoze le raconte  

durée : 00:01:35 - Michel Cardoze : l'histoire du jour FB Gironde - L’association AMITHEL revendique 200 ans d’histoire des télécomm’ en Aquitaine..Ce musée possède entre autres pièces rares, une photographie de l’émetteur de radio\-diffusion situé dans le quartier de Carrère, émetteur de la station Bordeaux\-Lafayette en onde moyenne de 1931 à 1945\. L’émetteur de Néac, prés de Saint\-émilion et Pomerol lui a succédé. Un autre émetteur de télégraphie sans fil –la TSF\- avait été installé à Croix\-d’Hins, pendant la grande guerre pour permettre aux américains de communiquer avec l’outre\-atlantique. Cet émetteur fut détruit en 1944\. Tout çà me rappelle notre auditeur de Biganos, est raconté au Musée de la rue Gouffrand. Merci à lui et…Qu’on se le dise !! Et bien sûr, [vous pouvez visiter le site avant le musée](http://musee.telecom.aquitaine.pagesperso%2Dorange.fr/) !

Les viticulteurs font appel aux drones. Michel Cardoze nous dit pourquoi  

durée : 00:01:54 - Michel Cardoze : l'histoire du jour FB Gironde - Les formes arrondies de la Cité du Vin peuvent rappeler le fuselage d’un Airbus qu’un ingénieur de l’aéronautique aurait dessiné, après trois verres de sauternes, comme un chat lové au soleil. L’association pour la mémoire des martyrs de l’aéronautique, tous anciens de chez Dassault ou des autres constructeurs liés à l’histoire aéronautique de Bordeaux, ouvriers, techniciens ou cadres, tiennent stand à la fête du vin, entre Quinconces et Bourse maritime. Ils inventent chaque année un moyen d’accrocher leur passion professionnelle au vin. Cette année : la Vigne et le drone. A partir du 23 juin, ils vont nous raconter des histoires de drones, ces drôles d’engins volants auxiliaires désormais, en effet, des viticulteurs. Munis par exemple de caméra infra rouge, les drones peuvent filmer le sol et faire apparaître les zones plus chaudes que d’autres, plus ou moins humides, plus ou moins feuillues, et ainsi aider avec exactitude le vigneron à déterminer son mode de culture. Les enjambeurs multifonction trinquent à la santé des drones\-araignées volantes.Pour en savoir plus, consultez la page de [Bordeaux fête le vin](http://www.bordeaux%2Dfete%2Dle%2Dvin.com/Infos%2Dpratiques/Partenaires%2Det%2DOrganisation/Partenaires/Association%2Ddes%2Dmartyrs%2Dde%2Dl%2Daeronautique)

Michel Cardoze rend hommage à Jean Moulin  

durée : 00:02:07 - Michel Cardoze : l'histoire du jour FB Gironde - On sait que ce préfet de la III° République devient un dirigeant de la Résistance anti\-nazie, arrêté et torturé il est mort en 1943 près de Metz. Ses convictions et son action anti fasciste venaient de loin. Moment peu connu : il est en 1936 chef de cabinet du ministre de l’Air Pierre Cot dans le gouvernement du Front Populaire. Lui et son ministre, contredisent la politique dite de « non intervention » en Espagne, décidée par le chef de ce gouvernement Léon Blum. La non\-intervention consistait à ne pas aider les républicains espagnols qui se battaient contre des généraux aidés, eux, par Hitler et Mussolini. Cette situation n’est pas acceptée par une partie du gouvernement du Front Populaire et un ministre radical comme Pierre Cot va organiser une aide matérielle aux armées républicaines espagnoles. Son chef de cabinet Jean Moulin, avec l’aide des syndicats CGT de douaniers, de dockers et d’autres travailleurs des ports, facilite le passage en Espagne, d’armement, de munitions, d’avions, parfois en pièces détachées, venus d’Union Soviétique par bateau. Tous les ports de la façade atlantique, dont Bordeaux, ont été le théâtre militant de ce soutien clandestin à l’Espagne républicaine, contre la politique officielle du gouvernement de Léon Blum. Cet épisode est peu connu.[Visitez le site du Centre Jean Moulin de Bordeaux](http://www.musee%2Daquitaine%2Dbordeaux.fr/fr/article/centre%2Dnational%2Djean%2Dmoulin).

Longtemps a bordeaux on disait jeter au bourrier au lieu de jeter a la poubelle, Michel Cardoze s'en souvient  

durée : 00:01:50 - Michel Cardoze : l'histoire du jour FB Gironde - Des archives me font souvenir qu’à Bordeaux, la charrette et ceux qui la conduisent étaient désignés par le mot « bourrier ». « Tiens mets donc çà au bourrier », « T’as descendu le bourrier ? », entendait\-on dans les cuisines et les couloirs !! Jusque dans les années 50 il fallait être un parisien délocalisé pour employer le mot poubelle, ou l’expression « ordures ménagères »..Le bourrier passait à jour fixe, avec son tombereau tiré par une mule attelée et conduite par un gaillard à moustache et béret sur l’œil, ceinture de flanelle noire. Courant sur les côtés, un aide, en béret aussi et ceinture de flanelle, vidait les récipients de bourrier dans le bourrier et çà partait au bourrier, dans quelques décharges du médoc des marais ou des sablières et carrières abandonnées ici ou là. Le « bourrier » faisait partie des métiers de la rue, avec la marchande de frites, le marchand de sucre d’orge, les marchandes d’oignons ou de soupe. Un marché aux chiens se tenait au début du XX° sicèle sur la place de l’Hôtel de ville à Bordeaux. Vous n’êtes pas obligé d’aboyer !

Michel Cardoze raconte la rue de la course, dont le nom vient de ses arènes.  

durée : 00:02:00 - Michel Cardoze : l'histoire du jour FB Gironde - Bordeaux connut dés 1604 les jeux taurins, un combat de bœufs et de chiens dans un lieu situé entre les actuels cours Victor Hugo et Pasteur. Plus près de nous, des arènes fixes ont accueilli les spectacles tauromachiques au Bouscat, jusqu’en 1961 et depuis les années 20 du XX° siècle. Ces arènes ont vu défiler toutes les stars de la tauromachie espagnole, dont le fameux Luis Miguel Dominguin en 1951, en mano a mano avec Julio Aparicio. Ces arènes du Bouscat pouvaient accueillir 10 000 personnes sur 25 gradins, dont une partie couverte. En se serrant un peu sur ces gradins, le 14 avril 1935 douze mille gemmeurs, venus des Landes, du Lot\-et\-garonne et de la Gironde s’assemblèrent pour réclamer un prix minimum rémunérateur de la barrique de gemme.

A Arcachon, une petite rue porte le nom de Léon Cigarroa ! Qui était-il ?  

durée : 00:02:23 - Michel Cardoze : l'histoire du jour FB Gironde - Il y a été directeur de la Banque de France avant et pendant la dernière guerre. Il y a été arrêté par la Gestapo, le 5 juillet 1944, interné au Fort du Hâ, accusé d’être un Chef de la Résistance locale et embarqué le 8 août en gare de Bordeaux à bord du dernier train de la déportation, le fameux train fantôme qui zigzague dans la France occupée mais très perturbée par bombardements et pression des armées alliées. Léon Cigarroa mourra d’épuisement le 13 août à Rémoulins dans le Gard où ce train de 700 otages déportés stationne en attendant de parvenir à Dachau ou Mauthausen…([en savoir plus ici](http://www.lesdeportesdutrainfantome.org/ville%5Fremoulins.htm)). Le professeur Hubert Bonin apporte des précisions passionnantes sur les raisons de l’arrestation de ce cadre modèle de la Banque de France. Rien de prouve qu’il ait été engagé dans un mouvement de Résistance organisée. C’était cependant un français libre de ses convictions et de ses propos. Un témoin affirme qu’il s’est heurté à un client de la Banque, négociant en vin à Arcachon et Libourne, collaborateur pro nazi notoire. Ce négociant a menacé de fait Léon Cigarroa en lui présentant un jour deux miliciens se vantant d’avoir tué des maquisards. Le négociant aurait ajouté un autre jour à l’adresse de Léon Cigarroa : je devrais vous dénoncer. Un témoin ajoute : il n’est pas exclu que ce négociant ait pu être à l’origine de l’arrestation de Léon Cigarroa. [Pour en savoir plus sur l'installation de la Banque de France à Arcachon](http://www.arcachon%2Dguide.fr/patrimoine/banque%5Fde%5Ffrance%5F2.html).

A Bordeaux, Michel Cardoze nous raconte la rue de Ruat  

durée : 00:01:51 - Michel Cardoze : l'histoire du jour FB Gironde - Dans cette rue, il y eut autrefois des hôtels qu’on appelait « borgnes », des lieux discrets pour rencontre rapides et tarifées. Rien à voir je suppose avec l’origine du nom Ruat. Un certain Rufat 1° d’Artiguemal, devient en 1300 seigneur du Teich, çà s’appelle Techys alors. Rufat va donner son nom au château du Techys. Rufat, en gascon, se prononce Ru(h)at, car le gascon aspire le f . On ne dit pas « farina » mais « harina »…on ne dit « fils de.. » mais « hil de.. » Donc Rufat devient Ruhat, pui Ruat…Et ce mot, Rufat, Ruhat, Ruat, veut dire « aux cheveux rouges ou hérissés… » C’est le Captal de Buch, Pierre Amanieu de Bordeaux qui créa cette petite seigneurie pour récompenser Rufat d’Artiguemal de sa fidélité. Un siècle après le domaine est transmis à la famille de Castéja, toujours vassaux du Captal de Buch. Ce captal de Buch, c’est une autre histoire…

A Saint-Medard-En-Jalles, la population veut un pont raconte Michel Cardoze  

durée : 00:01:50 - Michel Cardoze : l'histoire du jour FB Gironde - Cette commune, plus grande en surface que Bordeaux, la ville mère de l’agglomération, a déjà eu son tramway dés le début du XX° siècle, en 1900\. Puis à nouveau, électrique, en 1930\. Cette commune, aux portes des plages de l’Océan et des vignes du médoc, a désiré depuis longtemps des moyens de circuler librement. Date charnière, 1789\. Lors de la rédaction des cahiers de doléances qui a précédé la réunion de Etats Généraux, puis la Révolution, les sujets du royaume convoqués par Louis XVI, les paroissiens de Saint Médard ont mis un pont sur la Jalle en tête de leurs doléances..Ils devront attendre 1826 pour franchir cette voie d’eau à pied ou à cheval… Au printemps 1789 la revendication du Pont sur la Jalle a été signée par 31 paroissiens qui savaient lire. 108 hommes payant l’impôt ont élu leurs quatre représentants à l’assemblée de Guyenne. Réunis devant l’église, ces 108 hommes représentaient 331 feux ou foyers. Un an après ils désignaient le premier maire de la commune, un certain Eyquem…

Michel Cardoze raconte la grande salle de spectacle de Bordeaux : L’Alhambra.  

durée : 00:01:43 - Michel Cardoze : l'histoire du jour FB Gironde - Il ne subsiste de cette salle que la façade, reconnaissable à des motifs de décoration sur le thème de la comédie, du théâtre. Les bordelais le plus anciens ont deviné : l’Alhambra se situait rue d’Alzon, numéros 24 à 38\. Aujourd’hui, derrière la façade conservée, des appartements où ne résonnent plus chaque soir les échos du music\-hall, des bals populaires ou des tournées Tichadel. Je disais que l’Alhambra n’a pas toujours affiché ce nom. En 1903, l’établissement qui portait le nom de « Skating\-Ring » avait été entièrement reconstruit et agrandi . Le directeur, Emile Dufey, téléphone 2376, affirmait qu’il s’agissait du plus vaste établissement de province, avec ses grandes salles pour bals, Concerts, soirées et banquets, la plus grande piste d’Europe. Oui, mais piste de quoi ? Le prospectus de cette année 1903 me renseigne : tous les couples qui fixent l’objectif du photographe anonyme, peut\-être le fameux Panajou, tous les couples, ont aux pieds des patins à roulette !! Les femmes sont en jupe longue et chemisier clair, chapeautée, les hommes en casquette ou chapeau, complet veston. Allez donc rue d’Alzon, écouter la rumeur de ces souvenirs là !

A Bordeaux, il existait autrefois un parc d'attraction pas comme les autres. Michel Cardoze raconte...  

durée : 00:01:52 - Michel Cardoze : l'histoire du jour FB Gironde - Un bassin accueillait les téméraires et les dames en chapeaux sur des sortes de barges descendues à grande vitesse depuis des rails en pente . Un spectacle de tarentelle napolitaine réunissait une troupe d’une bonne vingtaine de danseurs, danseuses et chanteurs en costumes et bonnets présumés italiens . Mademoiselle Aboukaïa était annoncée comme je cite « la célèbre championne cycliste qui exécute le terrifiant exercice de la Flèche Humaine ». En jupe rayée large et ceinture à grands rubans, chignon abondant, Melle Aboukaïa est juchée sur un vélo, elle s’élance du haut d’un toboggan qui s’arrête dans le vide, elle se récupère sur un autre toboggan après un saut au dessus de 15 m de vide mais au dessus des chapeaux et casquettes du public estomaqué. . Pendant ce temps au casion des Lilas à Caudéran, Mme Chibosse balaye son devant de porte dans le rôle de la breugue et concierge à bigoudis.

Buffalo Bill est venu à Bordeaux en 1905 ! Michel Cardoze raconte...  

durée : 00:00:33 - Michel Cardoze : l'histoire du jour FB Gironde - Ses installations occupent l’essentiel de la place des Quinconces. Ce grand tireur et tueur d’indiens outre atlantique, colonel Cody dit Buffalo Bill, le chasseur de Bison, arrive sur les Quinconces avec sa cavalerie, mais aussi Melle Octavia, charmeuse de serpents, La Princesse Nouma Hawa, 50 cm de haut, Aaron Moore, l’énorme géant nègre, taille 2,50m, je cite le programme et son vocabulaire d’époque. Il y a aussi un homme bleu, Fred Walters, Le professeur Griffin qui avale des sabres, un autre professeur avec des lièvres musiciens, une troupe chinoise, et un théâtre de singe…Quel cirque !! L’entrée est permanente, les attractions se succèdent sous les tentes en enfilade, il y a même un service de presse dirigé par le major John M. Burke. Sur les affiches, les cow boys chevauchent botte à botte avec les indiens à plumes, tous tirent à la carabine un troupeau de bison. La vraie histoire c’est qu’à cette époque, il n’y a plus ni bison, ni indiens à plume en liberté. Mais Buffalo Bill fait fortune sur le Champ de mars à Paris et sur les Quinconces à Bordeaux. Pour en savoir plus, vous pouvez lire le livre d'[eric Vuillard "tristesse de la terre, une histoire de Buffalo Bill Cody"](http://www.actes%2Dsud.fr/catalogue/litterature/tristesse%2Dde%2Dla%2Dterre).

Michel Cardoze célèbre le poète allemand Holderlin  

durée : 00:01:43 - Michel Cardoze : l'histoire du jour FB Gironde - Il a séjourné à Bordeaux appelé par le négociant Mayer, occupant chez lui une fonction de précepteur. Il a quitté la ville et la France en 1802, effectuant son voyage de retour à pied, bouleversé à la fois par la glaciation de la Révolution par le général Bonaparte et par la mort de Susette Gontard qu’il aimait. Son poème célèbre le fleuve et le vin : « …Pars donc et porte mon salut/A la belle Garonne/Et aux jardins de Bordeaux, là\-bas/Où le sentier sur la rive abrupte/S’allonge, où le ruisseau profondément /Choit dans le fleuve, mais au\-dessus/Regarde au loin un noble couple/De chênes et de trembles d’argent…/ …Des montagnes de raisin d’où la Dordogne /Descend, où débouchent le fleuve et la royale/Garonne, larges comme la mer, leurs eaux unies./La mer enlève et rend la mémoire, l’amour/De ses yeux jamais la fixe et contemple,/Mais les poètes seuls fondent ce qui demeure" Envie d'en savoir plus, vous pouvez consulter la page de l'[encyclopédie Larousse](http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Friedrich%5FH%C3%B6lderlin/124123).

M. CARDOZE 06.06.2016  

durée : 00:02:00 - Michel Cardoze : l'histoire du jour FB Gironde -

Quel lien entre Bordeaux et le révolutionnaire italien Garibaldi ? Réponse de Michel Cardoze  

durée : 00:02:09 - Michel Cardoze : l'histoire du jour FB Gironde - Sante Garibaldi était né à Rome en 1885\. Il émigra en France après la prise de pouvoir de Mussolini. Il habite d’abord en Dordogne puis s’installe à Bordeaux où il dirige une entreprise du bâtiment. A ce titre, il participe à la construction du Stade Lescure, et de la piscine Judaïque. Petit fils de l’artisan de l’unité italienne, Sante Garibaldi anime un mouvement garibaldien démocratique parmi l’immigration italienne et après la défaîte de la France en 1940, entre en résistance contre l’occupant nazi, allié de Mussolini. La gestapo l’arrête le 24 juin 1943\. Il est interné au Fort du Hâ et déporté à Dachau en septembre 44\. Il sera libéré en avril 45 seulement et meurt chez lui, à Caudéran, le 4 juillet 1946\. Il portait la ceinture de flanelle bleue et la chemise rouge des garibaldiens. Honneur et respect. Une courte rue porte son nom prés des boulevards, entre la rue Mouneyra et la rue de Chateaudun. En plus de l'histoire de Michel Cardoze, vous pouvez lire le portrait de  [Sante Garibaldi par ANNITA GARIBALDI JALLET](http://www.wmaker.net/lesgaribaldiens/Sante%2DGARIBALDI%5Fa49.html)

0:00/0:00
Video player is in betaClose