Nouvelles Technologies

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France

Comment et pourquoi les nouvelles technologies de l'information et de la connaissance modifient-elles notre quotidien ? Dominique Desaunay met l’accent sur les initiatives locales et donne aux auditeurs une meilleure connaissance de l'utilisation et de la perception de l'informatique, des réseaux et des «sociétés de l'information». Un rendez-vous pour une immersion au cœur même de la civilisation «numérique» mondiale.

Episodes

Des implants solubles dans le cerveau  

Imaginée par les auteurs de science-fiction depuis plus d’un siècle, « l’hybridation » de notre espèce avec des ordinateurs serait pour bientôt, estiment les chercheurs qui expérimentent toutes sortes de dispositifs pour interfacer le cerveau humain avec des machines sans pour autant endommager nos précieux tissus nerveux. Les électrodes et les implants de stimulation ou de surveillance neurologique sont couramment employés dans les blocs opératoires. Mais les introduire dans le cerveau représente toujours pour les chirurgiens une intervention délicate et complexe. Le risque est que l’organisme du patient rejette ces dispositifs électroniques, pouvant déclencher, par ailleurs, une inflammation généralisée des tissus nerveux, voire des hémorragies. Cependant, lorsque le pronostic vital est engagé, il n’est plus temps de tergiverser ! L’opération en urgence s’impose, le thérapeute en profite alors pour placer un capteur qui mesurera la pression intracrânienne ou encore sa température. Pour des raisons de fiabilité éprouvée, le praticien emploie généralement un détecteur dont la conception date de plusieurs décennies. Afin de limiter les risques dus à ces appareils particulièrement intrusifs et dangereux, une seconde intervention sera indispensable pour les enlever. C’est la raison pour laquelle des chercheurs de l’Université de l’Illinois aux États-Unis en collaboration avec la Washington University School of Medicine de St Louis, ont mis au point un nouveau capteur miniature réalisé exclusivement à partir de matériaux biocompatibles et résorbables. Traiter des dégâts cérébraux Plus petit qu’un grain de riz, ce détecteur de pression intracrânienne se dissout presque « naturellement » dans le liquide cérébrospinal du receveur en quatre à cinq semaines. L’implant soluble est relié par des fils biodégradables à un émetteur sans fil extraplat qui sera introduit sous la peau du crâne. Durée de fonctionnement de l’appareillage ? Environ trois jours, soit un temps d’utilisation recommandé par les protocoles de surveillance postopératoire ou traumatique en vigueur dans les hôpitaux. « Ce type de médicament bioélectrique a un grand potentiel dans de nombreux domaines de soins cliniques », estiment les chercheurs. Une électronique biocompatible et soluble qui permettrait de traiter les dégâts cérébraux suite à un AVC, de stimuler des tissus nerveux endommagés, mais aussi de surveiller et de soigner d’autres organes que le cerveau. Cette fois on y est ! Ce n’est plus de la science-fiction, les scientifiques qui vont bientôt tester ce capteur sur des patients humains, espèrent également développer de nouvelles interfaces hommes-machines, qui feront de nous « temporairement » des êtres hybrides et électroniquement augmentés. Tout un programme. Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

Des devises sans frontières  

Oubliez vos pièces et vos billets, Internet a tout changé ! Les start-ups de la FinTech, c’est-à-dire de technologie financière, imaginent de futurs systèmes de paiement qui annoncent la disparition prochaine de la monnaie.   Pendant plus de 2500 ans, la monnaie sonnante et trébuchante qui a supplanté le troc préhistorique en facilitant le commerce dès l’Antiquité n’a pas vraiment évolué. Il a fallu attendre l’essor d’Internet et du commerce en ligne, pour qu’elle soit complètement dématérialisée et finisse par quasiment disparaître.   Aujourd’hui, les jeunes entreprises de la FinTech, traduisez de « technologie financière », se concentrent plutôt sur des moyens de paiement en ligne sécurisé, comme des super cartes bancaires à code éphémère pour lutter contre la fraude ou des smartphones intégrant la reconnaissance faciale de leurs propriétaires.   Des gadgets technologiques qui ne valent pas un kopeck, si les services bancaires ne se modernisent pas. Jusqu’à présent, les banques traditionnelles ne se privent pas pour vous facturer sans vergogne la moindre opération réalisée dans un pays où votre monnaie nationale n’a pas cours.   À titre d’exemple, un voyageur européen utilisant sa carte bancaire classique s'acquittera en moyenne de 5 euros de charges pour un paiement de 100 dollars et de 7 euros pour un retrait équivalent dans un distributeur. Des « frais pour service rendu » ponctionnés par les banques, que la jeune entreprise, pépite de la FinTech française, Paytop, tente de rendre obsolètes.   Une carte multi-devises rechargeable par Internet   La société, qui a pignon sur Web, propose depuis peu une carte multidevises qui est rechargeable à distance par Internet. Sur le réseau des Mastercard, ce mode de paiement sans frontières permet de retirer de l’argent et de régler ses achats sans frais bancaires. Les transactions sont possibles pour l’instant en dollars, en euros ou en livres sterling, et ce dans 210 pays.   Le service est payant évidemment et coûte environ 29 euros par an. Mais cette carte n’est pas réservée qu’aux seuls Harpagon et oncle Picsou voyageurs, elle permet aux particuliers de financer leurs grands enfants qui étudient à l’étranger, d’envoyer de l’argent à la famille restée au pays, aux entreprises de fournir des fonds à leurs collaborateurs partis en mission.   Concrètement, ce service de transfert entre porteurs de carte s’effectue à l’aide d’une application sécurisée sur Smartphone et sur le Web. PayTop envisage d’intégrer sur les cartes de paiement bien d’autres devises, caressant l’espoir qu’un jour peut-être toutes les monnaies du monde deviendront sans frontières… sans être assommées par des commissions bancaires. Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr  

Brain-to-text écrit ce que vous pensez (rediffusion)  

Des neuroscientifiques allemands et américains sont parvenus à décoder et restituer des phrases complètes pensées par un individu en langage naturel, en décodant ses ondes cérébrales. La transmission de pensées en réseau ou par smartphones n’est pas loin. De nombreuses expériences démontrent qu’il est désormais possible d’afficher les lettres d’un mot pensé par un individu sur un écran d’ordinateur en analysant ses ondes cérébrales. Mais pouvons-nous décrypter celles qui correspondent à des phrases entières ? C’est presque fait ! Une équipe de chercheurs en Allemagne et aux États-Unis a réussi à lire et à restituer des textes complets qui ont été pensés en langage naturel. Une expérience de communication non verbale qui s’est déroulée avec le concours de sept volontaires souffrant d’épilepsie dans le cadre du traitement de leur maladie. L’enregistrement des ondes cérébrales a été réalisé grâce à des électrodes préalablement implantées à la surface du cortex cérébral des patients ciblant certaines zones des aires responsables du langage. Les participants devaient lire un texte à haute voix pendant que les signaux de leurs influx nerveux étaient captés afin de comparer la forme de l’onde audio de leur voix avec les tracés des ondes cérébrales. L’expérience a permis aux scientifiques d’identifier les points communs entre le son et les pensées propres à chaque candidat. Le système qui s’intitule Brain-to-text pourrait, selon les chercheurs, fonctionner en temps réel par internet sur smartphone ou un ordinateur connecté. Pour l’instant, le dispositif permettra de réaliser de nouvelles interfaces neuronales pour les personnes paralysées incapables de parler et plus tard, de concevoir des mobiles « télépathes » avec un assistant vocal interprétant nos pensées plutôt que nos voix. Reste que la méthode est bien trop intrusive avec ses électrodes implantées directement dans le cerveau pour la généraliser. Par ailleurs, sans une « grammaire » globale des ondes cérébrales, le système commet encore beaucoup d’erreurs et manque de précision. L’appareillage ne fonctionne qu’à sens unique, c’est vous seul, avec un effort soutenu et volontaire, qui formulez dans votre esprit les phrases du texte dictées à la machine. Alors n’en déplaise aux agents secrets de la cybersurveillance mondialisée, la possibilité de pirater à distance et à votre insu vos idées et vos rêves intimes avec ce dispositif restera encore pour quelque temps dans le domaine de la science-fiction ! Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

Un microprocesseur liquide développé par les chercheurs de Stanford  

De l’informatique liquide et conditionnée en bouteille ? C’est peut-être pour bientôt ! Des chercheurs américains ont mis au point un ordinateur avec un microprocesseur étonnant qui effectue ses calculs grâce à des gouttelettes d’eau magnétisées. Cette informatique « fluidique » permettra aux scientifiques d’étudier les comportements des molécules dans le domaine de la biologie ou de la chimie. Qu’ils soient nano, micro ou super, les ordinateurs, en moins d’un siècle, ont radicalement transformé nos sociétés ainsi que notre rapport aux autres et au monde.  Les processeurs, les cœurs savants de nos ordinateurs, sont toujours plus puissants, plus rapides et depuis leur conception, exclusivement fabriqués à base de silicium. L’ordinateur du futur sera peut-être liquide ironisent les chercheurs de l’université de Stanford aux Etats-Unis qui ont créé un microprocesseur fonctionnant à partir de gouttelettes d’eau rendues magnétiques grâce à des nanoparticules. Leur système se compose de deux plaques de verre superposées qui renferment un labyrinthe formé  de minuscules barres de fer en forme de I et de T. La structure contraint les gouttelettes en suspension préalablement injectées dans un bain d’huile, à emprunter un chemin précis. L’ensemble du dispositif ressemble à l’image d’un parcours du célèbre jeu vidéo Pacman. Un champ magnétique appliqué à l’appareillage permet de faire circuler les gouttes aimantées dans ce circuit. Un signal correspondant aux zéros et aux uns de notre informatique binaire, indique leurs présences ou leurs absences dans le système. Cette électronique avec des molécules d’eau à la place des électrons « fonctionne pratiquement à l’infini et ne génère aucune erreur » expliquent les chercheurs. Leur objectif est de concevoir une nouvelle catégorie d’ordinateurs capables, en plus de réaliser des opérations de calculs complexes, de manipuler et de contrôler avec précision la matière physique. Ce processeur fluidique, pas plus grand qu’un timbre-poste, permettra une fois miniaturisé aux laboratoires de biologie moléculaire et de chimie d’avoir en même temps une éprouvette et un ordinateur. En revanche, impossible de savoir si cette informatique liquide pourrait arriver chez vous avec l’eau du robinet.  Bientôt peut-être, car c’est bien avec des « si » que les chercheurs parviendront, un jour à mettre le numérique en bouteille. Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

Des bancs de drones sous-marins (rediffusion)  

Cocoro est le nom d’un essaim de robots aquatiques qui se déplace sous l’eau, à la manière des bancs de poissons. Mis au point par des chercheurs européens, ces drones sous-marins interagissent entre eux pour échanger des informations, maintenir la cohésion du groupe et garder le cap. Dotés d’une intelligence artificielle collective, ils seront affectés à des missions d’exploration et à la surveillance environnementale du milieu marin. L’union fait la force, c’est bien connu ! Une vérité première que nombre de poissons ont adopté comme stratégie de survie pour échapper à leurs prédateurs. Cette navigation collective très « collé serré », qui s’exécute entre les membres d’une même espèce, semble désorganisée au niveau individuel, mais ne rompt jamais la cohésion du groupe. Un comportement instinctif et grégaire des bancs de poissons, dont s’était gentiment moqué Léo Missir et l’orchestre Jacques Hélian en 1957, en interprétant le Cha cha cha des thons, avec un T comme dans Crocodile, convient-il de préciser. Une chanson culte ! Dans laquelle « la ri lon lère, un banc’ de thons, remontant la rivière, s’en allait gaiement, vers Val d’Isère ».   Mais là n’est pas la question ! « Quand on est thon c'est pour la vie entière », a d’abord observé judicieusement une équipe de chercheurs composée de biologistes et de roboticiens. Ils ont ensuite développé des drones aquatiques dans le cadre d’un projet européen intitulé Cocoro. Ce nom est la contraction de Cognition collective des robots, un programme scientifique qui a été initié par l’Europe et coordonné par le département de zoologie de l’université de Graz en Autriche.   Les groupes constitués par ces engins sous-mariniers adoptent le comportement des bancs de poissons lors de leurs déplacements. Chaque appareil autonome échange des informations avec son voisin et profite de l’expérience de l’ensemble de la communauté. L’intelligence collective de ces machines a comme modèle la formation des essaims chez les abeilles. Les chercheurs ont mis au point un programme informatique dénommé Beeclust qui permet à des robots de différent type de se rejoindre et de se rassembler en un lieu spécifique, puis d’adapter leur comportement selon leur nouvel environnement.   « La façon dont certains membres d’un essaim influencent les autres ressemble à celle utilisée par les leaders d’opinion dans notre société », indiquent les chercheurs. Groupons-les et demain en mer, sur terre ou dans les airs, une multitude de ces « camarades » robots ou drones à tendance « cryptocommuniste » seront bientôt capables de réaliser toutes sortes d’opérations de sauvetage ou de participer activement à la lutte finale contre la pollution de l’environnement, concluent les scientifiques du projet Cocoro.     Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr    

[Rediffusion] Des batteries en bois (pour nos smartphones en carton)  

Des chercheurs suédois ont conçu un nouveau type de batterie à partir des fibres de la cellulose que l’on extrait des arbres. Souples, incassables et de grandes capacités, ces « batteries en bois » pourraient équiper de nouveaux véhicules électriques ou alimenter en énergie les futurs vêtements intelligents mais énergivores, ainsi que nos smartphones continuellement à plat. La téléphonie mobile porte décidément bien mal son nom. Le « sans fil » ne l’est pas vraiment, avec des appareils éternellement branchés au réseau électrique par le cordon du chargeur. Par ailleurs, il serait peut-être temps d’optimiser le rendement du fameux lithium de nos batteries, dont les ressources naturelles sur la planète sont très limitées. Les chercheurs de l’Institut technologique de Stockholm, en Suède, ont peut-être trouvé un début de solution. La batterie qu’ils ont mise au point est conçue à partir de la cellulose provenant des arbres. Rappelons que ce composant naturel, qui constitue l’essentiel de la paroi cellulaire des végétaux, est la matière organique la plus abondante sur Terre, elle représente plus de 50 % de la biomasse.   Les plantes, afin d’assurer leur croissance, en synthétisent entre 50 et 100 milliards de tonnes par an. Une matière première qui se révèle indispensable aux industriels, permettant de produire par exemple du papier, des fibres textiles synthétiques et toute sorte de matériaux utiles et divers. Utilisée dans le secteur alimentaire en tant qu'additif, la cellulose intéresse également les chercheurs comme source de carburant éternellement renouvelable.   Pour réaliser leur « batterie en bois », les scientifiques suédois ont d’abord broyé des fibres de cellulose, en réduisant ainsi leur taille un million de fois. Ils ont congelé et lyophilisé ensuite cette poudre, puis stabilisé le produit obtenu afin de fabriquer une substance compacte à la fois résistante, légère et souple qui ressemble à la mousse d’un matelas. Une « encre électronique » tapisse la surface et l’intérieur de cet aérogel poreux, elle sert de support aux composants de la batterie en multipliant ses capacités énergétiques.   Les scientifiques affirment que leur dispositif pourrait facilement équiper des véhicules électriques. Sous la forme de feuillets intégrés aux textiles, le système servirait à alimenter en énergie nos futurs vêtements connectés, ainsi que nos gadgets électroniques nomades. Il ne reste plus qu’à inventer maintenant des smartphones en carton, équipés avec des « batteries en bois » suédoises.   Des piles électriques à base de cellulose qui seront capables, est-il besoin de le préciser, de stocker les énergies renouvelables que produiront en masse, peut-être un jour, les éoliennes, les panneaux solaires ou les centrales hydroélectriques. Mais ça, c’est une autre histoire.   Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

Un robot «poulpe» chirurgien (rediffusion)  

Des scientifiques italiens ont mis au point un robot «poulpe» qui permettra aux chirurgiens de réduire le nombre d’incisions lors d’une opération. Cette machine imite les capacités de ce mollusque très intelligent et pour son malheur comestible, qui est capable de moduler la rigidité de ses tentacules et la forme de son corps, en fonction de son environnement. A table ! Tous les gourmets vous le diront, un poulpe bien cuisiné est un véritable régal. Enfin, si on aime avoir dans son assiette un mollusque de la famille des céphalopodes qui est doté d’une intelligence prodigieuse. Le poulpe qui est aussi une pieuvre n’en finit pas de surprendre les scientifiques. Bien que son cerveau soit très différent de celui des vertébrés, l’animal présente diverses capacités cognitives comparables aux mammifères les plus évolués. En labo, la créature entourée de prédateurs parvient à s’échapper d’un labyrinthe en quelques minutes dont elle ignore tout de l’itinéraire. Le même parcours sera réalisé en quelques secondes la fois suivante, prouvant qu’elle est dotée d’une faculté d’apprentissage unique  et d’une excellente mémoire. C’est un génie, capable de déduction, avec un sens de l’observation hors du commun. Enfermé dans un bocal, le poulpe dévissera sans problème le couvercle pour s’échapper ou imitera à la perfection ses ennemis pour mieux les duper. La pieuvre est craintive mais joueuse, elle utilise aussi des outils comme des noix de coco qui lui serviront de maison façon tortue ou encore empruntera les filets des pécheurs pour bouloter gratos des poissons. Cet « alien » sous-marinier avec ses 2 yeux, 3 cœurs, 9 cerveaux et 8 tentacules d’une force et d’une « dextérité » remarquable a inspiré les roboticiens italiens de l’École supérieure Sainte-Anne de Pise, pour concevoir un robot médical. La machine contrôle le taux de rigidité de ses appendices, comme le feraient les poulpes, pour que les instruments chirurgicaux puissent se faufiler aisément dans les moindres recoins du corps de la personne opérée. « La pieuvre qui n'a pas de squelette adapte automatiquement la forme de son corps à son environnement » expliquent les chercheurs. Les deux bras identiques mais polymorphes du robot chirurgien peuvent ainsi manipuler les organes mous du corps humain sans les endommager, le premier maintient en douceur les chairs, pendant que l’autre les découpe fermement et les rôles s’inversent en cas de besoin. En phase de test, ce système permet de réduire le nombre des instruments nécessaires lors d’une intervention et par conséquent le nombre des incisions. Un dispositif  transitoire avant que les pieuvres, qui n'ont pas leur place dans nos assiettes, ne se décident à embrasser une carrière de chirurgien, ce qui arrivera peut-être un jour, quand les poulpes auront des dents. Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

«Sustain», la machine à tempête  

« Sustain », est le nom du plus grand simulateur de tempêtes au monde. Ce moulin à ouragans high-tech et géant, conçu par les chercheurs américains de l'université de Miami en Floride, permettra de mieux prédire l'intensité des cyclones et des tempêtes tropicales afin d’anticiper leurs effets dévastateurs.   On se souvient tous de la fable « Les Trois Petits Cochons » qui est devenue mondialement célèbre grâce aux studios Disney en 1933 avec une version animée largement édulcorée. Ce conte d’origine européenne nous dépeint les mésaventures de trois jeunes cochons aux prises avec un loup capable de souffler des tempêtes. Le premier petit cochon se construit une maison de paille, le deuxième une bâtisse en bois et le troisième fabrique son abri en se servant de briques et de ciment. « Je vais m'enfler, et souffler et la maison défoncer ! » fulmine la bête cruelle qui désirerait bouloter les porcins. Même pas mal ! Seule la maison en pierre résiste au souffle du carnassier.  Malheureusement, cette histoire ne tient pas debout. Le loup est de toute évidence asthmatique et la 3ème maison des petits cochons, se serait éparpillée aux quatre vents, à 250 km/h, avec un ouragan de catégorie 5. Prévoir l'intensité des cyclones, des tornades ou des tempêtes est justement l’objectif de « Sustain », le plus grand simulateur d'ouragan au monde.   Développée par les chercheurs américains de l'université de Miami en Floride, cette machine à faire du vent et des vagues a nécessité un investissement de 15 millions de dollars. C’est un gigantesque aquarium mesurant 23 mètres de long, 6 mètres de large et d’une profondeur de 2 mètres que les chercheurs ont rempli de 144 000 litres d'eau. Le moteur de la soufflerie affiche au compteur une puissance de 1 700 chevaux, l’engin décoiffe en déclenchant des tempêtes d’une force maximale sur des maquettes miniatures de bâtiments bardés de capteurs.   « Sustain » devrait permettre aux météorologues d’affiner leurs modèles de prévisions, de mieux calculer l'intensité des cyclones et des tempêtes tropicales. Les chercheurs espèrent aussi comprendre comment les tempêtes endommagent les habitations et les immeubles frappés par un ouragan. Un aspect important de la recherche, puisque la plupart des normes et les modèles informatiques utilisés par les constructeurs ne se basent pas sur des données correspondant à la réalité. « Qui sème le vent, récolte la tempête » affirme un dicton, mais pas de panique ! Les phénomènes météo extrêmes et dévastateurs de « Sustain » resteront sagement enfermés dans leur bocal, ont promis ses concepteurs.   Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr  

X-Men en vrai, le pouvoir de Magnéto au creux de la main (Rediffusion)  

Bientôt vous ne pourrez plus prétexter que vous vous êtes perdu, pour justifier d’un retard auprès de vos rendez-vous ! Des chercheurs allemands et japonais ont mis au point un détecteur de champs magnétiques biocompatible. Collé sur la peau, le dispositif octroi à son porteur un «sixième sens» qui permet, comme les pigeons, de retrouver immanquablement, le chemin du nid. « Toute technologie suffisamment avancée est indiscernable de la magie », affirmait l’homme de science et écrivain d’anticipation, Arthur C. Clarke, dont le roman le plus célèbre est l’adaptation du scénario du  film culte, qu’il a coécrit avec le réalisateur Stanley Kubrick, 2001, Odyssée de l’Espace. Et notre savant visionnaire avait bien raison, les joujoux high-tech que nous utilisons quotidiennement accomplissent déjà des prodiges en nous accordant de nouveaux pouvoirs dignes des super héros mutants de la saga cinématographique et hollywoodienne des X-Men. « Erik je présume ? », « Je préfère Magnéto ! », répliquait dans l’épisode Le Commencement, le mutant capable de contrôler les champs magnétiques, avec la faculté de léviter dans les airs, de manipuler les métaux conducteurs ainsi que l’électricité. Mais la fiction, c’est maintenant ! Des scientifiques allemands et japonais viennent de mettre au point un nouveau capteur de champ magnétique, ultramince, quasi invisible, à la fois solide et souple, qui se colle sur la peau ou s’utilise comme implant électronique à l’intérieur du corps. Ce dispositif magnéto-sensoriel s’inspire de la nature, et notamment de l’aptitude à ne jamais perdre leur chemin en suivant les courants magnétiques, dont sont capables la plupart des insectes et des bactéries, certains animaux comme les oiseaux migrateurs, ou encore les requins, par exemple. Le phénomène qui donne à des êtres vivants ce sens inné de l’orientation se nomme la « magnétoréception », les humains sont incapables de réaliser ce genre de prouesse, ne disposant pas naturellement, de ce type de boussole biologique. Selon les chercheurs, les capteurs magnétiques très discrets qu’ils ont développés offriront à leurs porteurs le « sixième sens », perdu au cours de notre évolution, de la « magnétoréception ». Ces dispositifs  « techno-magiques » nous donneront alors la possibilité de roucouler comme des pigeons voyageurs, heureux, de retrouver leur nid, sans perdre le nord. Plus sérieusement, ils permettront de localiser précisément du bout des doigts l’origine d’un danger, comme le champ magnétique provenant d’un fil électrique dénudé. En revanche, aucune chance avec ce système, de se métamorphoser en super-vilain  façon X-Men. En effet, l’appareil qui vous changerait en « Magnéto » n’est, pour l’instant, pas du tout envisagé. Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr 

Des vêtements et des meubles en «matériaux programmables» (rediffusion)  

Les étagères en kit qui, aspergées de quelques gouttes d’eau, se montent toutes seules sont peut-être pour bientôt ! Des chercheurs américains ont mis au point des « matériaux programmables » qui peuvent changer de forme ou de fonction en réagissant à la température ou à l’humidité. Rendues polymorphes et « intelligentes », ces matières composées de fibres de bois et de textiles sont également capables de « s’auto-assembler ». Les réalisateurs de film de science-fiction nous avaient déjà habitués au concept « abracadabrantesque » d’objets capables de changer de formes, comme les robots du film américain Tranformers ou encore des combinaisons spatiales qui s’escamotent comme par enchantement en laissant place à des vêtements de ville. Si les scénaristes d’Hollywood débordent d’imagination. Les chercheurs de l’Institut de technologie du Massachusetts, aussi,  avec ce concept de fabrication d’objets intelligents qu’ils ont baptisé « impression 4D ». Dans les laboratoires du Self-assembly lab, ils expérimentent depuis longtemps des matières qualifiées de « programmables » qui évoluent dans le temps, d’où le terme 4D, capables de s’auto-assembler pour former des structures de plus grandes dimensions ou bien de changer de fonction selon les conditions environnementales. Ces matériaux transformistes réagissent à la chaleur, à l’eau, à la lumière, aux sons et même aux polluants présents dans l’air, et le plus étonnant, ces nouveaux matériaux sont plutôt banals ! Les chercheurs du MIT ont réussi à programmer des matières classiques comme du bois, du carbone, du plastique ou des fibres de textiles en utilisant de simples imprimantes 3D.  Alors comment peut-on programmer la matière ? Par exemple, des fibres de bois associées à un fil plastique changeront leur comportement, selon le motif imprimé, ce « dessin » de matière, une fois humidifié, prendra du volume ou se tordra dans un sens ou dans un autre pour créer la forme désirée.  « Les matériaux programmables sont des alliages aussi peu onéreux que des matériaux traditionnels. Ils sont faciles à fabriquer, capables d’être expédiés à plat puis de s’auto-assembler  » expliquent les chercheurs sur le site du MIT, vidéo de démonstration à l’appui. Le même procédé permettrait de produire des vêtements qui seront imperméables quand il pleut, et aérés quand on se retrouve au sec, des carrosseries d’automobiles qui changent de forme aérodynamique selon la vitesse, idem pour les ailes des avions… Un monde enchanteur en quelque sorte, aux objets polymorphes et multifonctions où les prestidigitateurs de l’impression 4D, nous libèreront enfin de la tyrannie du montage avec ou sans notice, des meubles en kit. Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr 

L’US Air Force déploie un train-fusée qui dépasse les 1 000 km/h  

Un nouveau train à sustentation magnétique à très grande vitesse vient d’être expérimenté par l'armée de l'air des États-Unis. En dépassant les 1 000 km/h, ce traîneau-fusée a permis de tester la résistance à l’accélération de matériel militaire et de mettre au point de nouvelles technologies pour concevoir des locomotives supersoniques.   « Beep beep Vroum ! » Vil le coyote, le personnage malfaisant des cartoons américains du studio Warner Bros, qui pourchasse inlassablement un géocoucous, de la famille des oiseaux coureurs, peut bien mettre un turbo dans sa machine à vapeur ! Rien, ni personne ne rattrapera jamais le traîneau à sustentation magnétique conçu par les ingénieurs américains de l’US Air Force. Les trains à lévitation représentent actuellement le summum du transport ferroviaire. Le principe est simple ! Des rails électromagnétiques repoussent des locomotives munies d’aimants géants. Elles se déplacent alors sur ces voies magnétisées, sans aucun contact avec le sol. Le procédé permet d’abolir les frottements et les résistances dues au roulement qui ralentissent habituellement les machines classiques. Circuler à des vitesses très élevées La technique offre la possibilité aux trains à lévitation de circuler à des vitesses vraiment très élevées. La Japan Railway avait pulvérisé tous les records en avril 2015, en affichant 603 km/h au compteur de sa machine. Mais aujourd’hui en atteignant 1 018 km/h, le traîneau-fusée à sustentation magnétique, développé pour le compte de l’armée américaine, vient de reléguer cette performance au niveau d’une balade en calèche tirée par des chevaux asthmatiques. L’exploit a eu lieu sur une base de l’US Air Force au Nouveau-Mexique où a été installé un rail de 640 mètres de long, bardé de bobines conductrices. Le traîneau, qui pèse un peu plus de 900 kilogrammes, est équipé d’aimants supraconducteurs refroidis à -269 °C. Et propulsée par huit fusées, la motrice bondit en un instant pour atteindre 282 mètres par seconde, une poussée terrible qui aplatirait façon crêpe n’importe quel conducteur de TGV. Se préparer à franchir Mach 10 Quel est l’objectif de toute cette débauche de puissance ? Certainement pas le transport express d’une marmelade de passagers. Il s’agissait d’un test de résistance à l’accélération des composants électroniques de nouvelles armes, expliquent laconiques les militaires américains. Les ingénieurs de l’armée, qui espèrent aller beaucoup plus vite avec leur dispositif innovant de sustentation magnétique, préparent déjà leur machine pour franchir Mach 10, c’est-à-dire dix fois la vitesse du son, ce qui représente plus de 12 000 km/h. Allez, encore un petit effort, jusqu’à environ 40 000 km/h, soit la vitesse de libération à l’attraction terrestre, ce ne sera plus un train, mais un vaisseau spatial ! Qu’ils pourront satelliser en orbite autour de la planète ! Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

Une batterie rechargeable (presque) éternellement  

Non seulement les batteries de nos appareils électroniques ne tiennent pas une journée en charge, mais, par-dessus le marché, leur longévité laisse à désirer. Mais suite à l’erreur de manipulation d’une étudiante en sciences aux États-Unis, des chercheurs sont parvenus à créer une batterie presque éternelle qui supporte enfin une utilisation intensive. Mais rappelons en préambule qu’une batterie moderne et performante intègre en général du lithium. Malheureusement, ce métalloïde rare et cher, qui offre une grande densité énergétique pour alimenter efficacement nos appareils high-tech, présente plusieurs défauts. Ses ressources naturelles sur la planète sont très limitées et le passage de l’électricité dans ce type de batterie occasionne l’apparition de fibres au cœur de la pile, réduisant du même coup sa longévité. Une obsolescence toute naturelle, qui tue irrémédiablement les composants et surtout les électrodes qui permettent au courant de circuler. Après environ 7 000 cycles de charge et de décharge votre batterie sera bonne à jeter. Mais attention ! Dans une benne à recyclage prévue à cet effet, convient-il de préciser.   Les chercheurs de l’Université de Californie, à Irvine aux Etats-Unis, expérimentent depuis peu de nouvelles électrodes à base de nano-fils d’or capables de prolonger efficacement la vie de nos batteries. Hélas, pour nos smartphones énergivores, l’extrême fragilité de ces fils microscopiques qui se dégradent au moindre contact avec le lithium et lors de ses manipulations exclut totalement l’utilisation industrielle de ce procédé. Mais bonne nouvelle ! Une étudiante en doctorat dans un labo de l’université californienne a découvert par hasard le « Saint Graal » de la pile éternelle. Après avoir préparé une électrolyse, elle s’est retrouvée avec du gel de Plexiglas sur les mains, qu’elle a déposé par inadvertance sur des nano-fils en les maniant. Les scientifiques ont très vite constaté qu’une fois recouverts de cette matière isolante, les minuscules fils conducteurs se montraient alors bien plus résistants.   Mise à l’épreuve pendant trois mois, la batterie expérimentale qu’ils ont conçue avec une électrode gainée, a supporté sans broncher 200 000 cycles de recharge. Aucune perte de capacité, de puissance ou de cassure des nano-fils n’a été constatée. Mais depuis, les chercheurs fascinés par cette découverte fortuite, se creusent les méninges ! Après avoir analysé le comment, il s’agit maintenant de comprendre le pourquoi d’une telle longévité, avant d’offrir à nos tous joujoux high-tech des batteries dignes de ce nom, qui contrairement aux diamants prétendument éternels, seront bientôt immortelles et garanties sans obsolescence.   Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

Des écrans transparents à fleur de peau  

Avoir son smartphone dans la peau ! Un rêve de geek qui devient aujourd’hui possible grâce aux travaux de chercheurs japonais. Ils ont mis au point un film électronique transparent, ultrafin et tactile qui se colle à même le corps. Parfait comme capteur biométrique invisible pour un usage médical ou sportif, cet épiderme électronique pourrait bientôt servir d’écran corporel et remplacer celui de nos appareils high-tech. Aujourd’hui, on ne compte plus le nombre d’accessoires électroniques qui surveillent notre santé. Cette médecine connectée en permanence, qui se décline en montres, bracelets, Smartphones, ou tatouages et décalcomanies corporelles, enrichies quotidiennement les immenses bases de données des géants du Web et du high-tech. Même constat en ce qui concerne la ribambelle des gadgets dans les rayons de prêt-à-porter qui nous encouragent à faire du sport. Rythme cardiaque ou celui de la respiration, ces appareils envahissants que l’on porte à même le corps ont besoin des écrans de nos smartphones pour afficher leurs données. Lire directement sur notre peau ces informations, sans passer par un quelconque gadget high-tech, serait formidable, ont imaginé au Japon les chercheurs de l’université de Tokyo. Un prototype transparent, flexible et étirable Le prototype de peau électronique qu’ils ont mis au point est totalement transparent, flexible et étirable. Et quand c’est fin, c’est vraiment fin ! Avec seulement trois micromètres d’épaisseur, le dispositif intègre un système d’affichage composé de microscopiques diodes électroluminescentes à polymère, autrement dit, tous les ingrédients d’un écran. Évidemment, ce sparadrap électronique invisible renferme une multitude de capteurs biométriques permettant de mesurer différentes constantes vitales. Le système qui épouse totalement les mouvements du corps affiche ses données directement sur la peau. Un rythme cardiaque par exemple, ressemblera au cadran d’une montre numérique, le taux d’oxygénation du sang figurera sous la forme de deux demi-cercles de différente longueur, l’un en rouge et l’autre en vert. Vers un monde aux écrans collés à la peau ? Et si aucune couleur n’apparaît, ce n’est pas bon signe ! Prévenez en urgence votre médecin ! Cette « seconde peau » pourrait se coller directement sur des organes au cours d’une opération chirurgicale afin de surveiller les constantes d’un patient, affirment les chercheurs qui ont cependant de plus grandes ambitions ! « À quoi ressemblerait le monde si nous avions des écrans que l’on pourrait coller sur notre corps, sans avoir à transporter en permanence un terminal mobile ? », s’interrogent les savants nippons qui espèrent remplacer bientôt nos smartphones avec leur dispositif. Pour lire des SMS au creux de la main, passe encore ! Mais regarder une vidéo en haute définition sur le dos nu de son voisin, sans lui mettre automatiquement les nerfs à fleur de peau, restera pour l’instant dans le domaine de la science-fiction. Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

Humains et intelligence artificielle unis contre les cyberattaques  

Nous sommes tous à la merci des virus exterminateurs, malveillants et espions que concoctent quotidiennement, tapis dans l’ombre des réseaux, les pirates du Net. Mais fini de rire ! Des chercheurs américains ont mis au point un programme d’intelligence artificielle, capable de prédire à 85 % les futures frappes des bandits du web, afin de mieux préparer sa défense. Cyberattaques par-ci, cyberpiratage par-là ! À la longue, ça devient fatigant ! Le Web est devenu un géant aux pieds d’argile ! Grignoté de l’intérieur par des hordes de brigands informatiques qui depuis trop longtemps ont étendu leur empire sur la Toile. Et pas de jaloux, que l’on soit un simple particulier, une entreprise ou une agence gouvernementale, rien ni personne n’échappe à leurs méfaits. Comment se prémunir contre le fléau mondial du piratage ? Les dispositifs de contremesures actuels se rangent en deux catégories, d’un côté des humains montent la garde pour repérer sur leurs écrans les prémisses d’une attaque, de l’autre des machines et des programmes spécialisés qui veillent au grain en scannant en permanence le web pour bloquer les connexions en cas de pépins. Des méthodes limitées Hélas, ces deux méthodes ont montré leurs limites. Les humains, souvent dupés par les cybercriminels, sont trop lents à réagir. Les machines sont plus rapides, mais sans discernement et se mélangent fréquemment les pinceaux. Quand elles considèrent, par exemple, la transmission d’un courriel au contenu innocent comme une attaque d’envergure, elles décident parfois de paralyser des infrastructures informatiques entières pour une menace fantôme. Un nouveau système capable d'identifier les attaques avant qu'elles n'aboutissent Cela ne pouvait plus durer ! « L’union fait la force ! », viennent de redécouvrir les chercheurs américains du laboratoire en intelligence artificielle de l’institut des technologies du Massachusetts. Ces experts du numérique ont développé un programme qui apprend auprès des informaticiens l’art de la cyberdéfense. Fort de cet enseignement et après trois mois de test en analysant plus de 3 milliards de données, le système nommé AI2 par ses concepteurs est capable aujourd’hui d’identifier 85 attaques sur 100 avant qu’elles n’aboutissent. La machine ne cesse de s’améliorer, en soumettant le résultat de ses investigations à une équipe d’analystes qui l’instruit en retour pour bien faire la distinction entre une attaque imaginaire et un véritable piratage. « Une interaction personne-machine qui restera au service du bien et de l’humain », ont conclu les chercheurs. Jusqu’au jour évidemment, où les flibustiers du Web développeront leur propre système contre lequel les internautes avec leur intelligence biologiquement imparfaite, ne pourront plus jamais lutter. Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr  

Projet Starshot, prochain arrêt? Les étoiles!  

« La Terre est le berceau de l'humanité, mais on ne passe pas sa vie entière dans un berceau » écrivait le père de l'astronautique moderne Constantin Tsiolkovski en 1911. Un message repris aujourd’hui par l’astrophysicien Stephen Hawking et le milliardaire russe Youri Milner, en dévoilant leur projet Starshot qui permettrait de voyager jusqu’aux étoiles d’Alpha du Centaure d’ici 20 ans !   Vous pouvez déjà oublier la Lune, Mars et les visites à coup de sondes spatiales des comètes ou des mondes gelés de Pluton et de Charon. Ces exploits scientifiques sont certes remarquables, malheureusement les engins qui les accomplissent déambulent à la vitesse d’un escargot qui se serait lancé à la poursuite d’une feuille de salade cosmique !   Et à ce rythme, la simple exploration de notre système solaire risque de prendre… une éternité. Toutefois, cette extrême lenteur qui caractérise les explorateurs mécatronique de l’espace est facile à comprendre. Nous n’avons pas encore développé des technologies permettant d’aller plus vite ! Dans ces conditions, naviguer un jour vers les étoiles restera pour longtemps un rêve confiné dans des ouvrages de science-fiction.   Mais pas du tout ! C’est ce que viennent d’annoncer en chœur le milliardaire techno-entrepreneur humaniste et philanthrope russe Youri Milner et l’astrophysicien Stephen Hawking. Leur conférence diffusée sur internet et organisée le jour du 55e anniversaire du premier vol spatial habité, que Youri Gagarine a accompli le 12 avril 1961, a fait sensation.   Leur projet Starshot, qui est stupéfiant, consiste à lancer vers les étoiles une flottille de nano-voiles photoniques, c’est à dire poussées par la lumière, une armada qui sera catapultée dans l’espace depuis la Terre par un réseau d’antennes émettant des ondes laser surpuissantes.  Destination le système d'Alpha du Centaure, qui forme le groupe des 3 étoiles les plus proches de notre Soleil, situé à plus 40 milliards de kilomètres, soit environ 4 années-lumière.   Les sondes appelées des « nanocraft », en raison de leur poids ne dépassant pas quelques grammes, bondiront vers nos proches voisines à une vitesse incroyable : 20% de celle de la lumière, atteignant ainsi les 60 000 km/seconde.   Les voiles de ces vaisseaux interstellaires pas plus grands que des timbres-poste, serviront à la fois de propulseurs et d'antennes relais pour transmettre en direction de la Terre, des images et des données que les « nanocraft » auront collectés une fois arrivés à bon port. Temps estimé de ce voyage interstellaire ? 20 ans !Auxquels il faudra rajouter 4 années supplémentaires afin de recevoir les premières informations en différé du système d'Alpha du Centaure.   Toutefois, ce nouveau bond de titan pour l’humanité ne serait programmé que dans une vingtaine d’années, afin de mettre au point toutes les technologies dont les ingénieurs du projet Starshot ont besoin. Deux décennies à se morfondre avant de pourvoir s’écrier comme le capitaine Kirk de la série télévisée Star Trek, « pleine puissance monsieur Sulu » pour franchir enfin les frontières de l'infini, explorer de nouveaux mondes et au mépris du danger, d’avancer vers l'inconnu... Et qui sait ! Avec un peu de chance de croiser en chemin, monsieur Spock ou d’autres extraterrestres.   Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr  

DeepArt, les machines ont du talent  

Après un vrai-faux Rembrandt imprimé en 3D, les machines ont décidément la fibre artistique. DeepArt est un service en ligne gratuit mis au point par des chercheurs suisses. Ce programme d’intelligence artificielle connecté est capable d’extraire toutes les informations d’une image afin de la reproduire, en s’inspirant du talent d’un grand peintre. Si le cliché est bon ! Appliquer le style d’un peintre prestigieux à ses photos personnelles est aujourd’hui possible ! DeepArt, le service en ligne gratuit mis au point par des chercheurs suisses, réalise des tableaux qui nous prouvent que désormais, les ordinateurs ont autant de talent que les humains. Le portrait intitulé « The Next Rembrandt », entièrement conçu par ordinateur, puis imprimée en 3D, a fait la démonstration éclatante que des programmes informatiques étaient capables aujourd’hui de rivaliser avec les plus grands artistes. Hélas, l’œuvre spectaculaire qui vient d’imiter à la perfection le style du grand Maître, restera unique en son genre. Les ingénieurs qui ont développé les imprimantes et les scanners 3D sophistiqués pour réaliser ce tableau n’ont pas prévu de diffuser ce matériel de haute technologie auprès du grand public. Et c’est bien dommage, ont estimé les chercheurs suisses du Laboratoire d'ergonomie éducative de l’École polytechnique fédérale de Lausanne. Ces scientifiques du numérique ont développé un programme qui offre aujourd’hui aux internautes de transformer n’importe lequel de leur selfie en tableau de maître. Et à vous de choisir le style qui vous plaira, afin de métamorphoser toutes vos photos personnelles en chef-d’œuvre original peint par Van Gogh, Cézanne, Delacroix, Warhol, Picasso et bien d’autres.   La plateforme web se nomme DeepArt. Une fois connecté à ce service en ligne gratuit, un programme d’intelligence artificielle mis au point par l’université de Tübingen en Allemagne compose une peinture à partir d’un paysage, d’un portrait ou l’image de votre animal favori. Et attention, rien à voir avec les filtres que l’on trouve dans les logiciels de montage photo, tout commence sur l’écran blanc de l’ordinateur qui exécute en 10 minutes de calculs intensifs le tableau commandé.   Les machines rendront-elles bientôt le coup de pinceau humain obsolète ? Aucun risque, assurent les chercheurs, et le responsable du projet « DeepArt n’est pas une menace pour l’art, au contraire : il offrira de nouvelles possibilités d’expression artistique ». Par ailleurs, la puissance informatique du système interdit encore qu’une telle application puisse fonctionner directement sur un smartphone. En revanche, ce dispositif conçu à l’origine pour aider les historiens d’art à restaurer des œuvres endommagées pourrait bientôt nous donner des pouvoirs dignes de la fabuleuse « Mary Poppins » du film de Walt Disney, comme de plonger à pieds joints dans des tableaux et de constater à travers nos casques de réalité virtuelle et augmentée, que notre monde est aussi une toile de maître.   Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

The Next Rembrandt, l’impression 3D de vraies fausses toiles de maîtres  

Une équipe internationale d’informaticiens, d’ingénieurs et d’historiens d’art est parvenue à créer un tableau en reproduisant le style du célèbre peintre flamand Rembrandt. Entièrement conçue par ordinateur, puis imprimée en 3D, la toile intitulée « The Next Rembrandt » imite à la perfection les œuvres originales du grand maître, disparu pourtant il y a plus de 300 ans. Cette prouesse informatique qui vient de jeter un pont entre la science, le numérique et les arts nous annonce que bientôt tous les objets, dont nous avons besoin au quotidien, seront créés à la demande directement à domicile dans nos Fab Lab. Ces sortes d’usines personnelles et miniatures dont le nom est tiré des abréviations « fabrication et laboratoire », sont pilotées par ordinateur et connectées à Internet. Équipées de machines-outils, d’imprimantes et de scanners 3D sophistiqués, ces ateliers magiques permettent de produire ou reproduire tout ce que vous désirez. Y compris des toiles de maître ! Des originaux, que n’ont jamais réalisé de leur vivant, ces artistes depuis longtemps disparus. Et pourquoi pas un magnifique portrait que le célèbre hollandais Rembrandt aurait exécuté bien après sa mort, survenue par ailleurs, en 1669 ? C’est aujourd’hui possible ! Grâce à un projet qui a mobilisé pendant un an et demi des informaticiens, des ingénieurs et des historiens d’art pour aboutir à la création d’un « nouveau » tableau du peintre, qui s’intitule « The Next Rembrandt ».  Afin que la machine comprenne et reproduise le style de l’artiste, les équipes ont d’abord scanné en 3D et en haute définition plus de 300 de ses toiles. Ces images ont ensuite été analysées à l’aide d’un programme développé en collaboration avec la firme américaine Microsoft. Sa façon de peindre a été entièrement décryptée, comment il superposait ses mélanges de couleurs pour obtenir cette « touche » incomparable de lumière et de transparence, caractérisant ses œuvres. Le choix des personnages figurant sur ses portraits a été passé au crible, en analysant l’espacement des yeux, la position des nez ou la forme des visages. L’ordinateur après plus de 500 heures de calculs a généré une toile de 148 millions de pixels représentant un sujet type que l’artiste aurait bien pu composer. L’imprimante 3D a parachevé l’œuvre en 13 couches pour donner des effets de texture au tableau. Le résultat est impressionnant ! Il s’agit d’un portrait en trois quarts droit, d’un homme blanc, d’une quarantaine d’années vêtu de noir, portant la barbe, un chapeau et un col clair.  La toile qui a été dévoilée à Amsterdam a fait sensation. « Mais c’est un Rembrandt ! » se sont exclamés tous les visiteurs qui ont approché le tableau de près. Gageons que bientôt, vous pourrez accrocher le vôtre dans votre salon, grâce à des imprimantes 3D, de plus en plus perfectionnées. Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr 

Les « drones-médecines » du Rwanda  

Alors que l'idée de drones « urgentistes » fait son chemin dans le monde, le concept d'un réseau de distribution de matériel de soin et de premiers secours par robot volant prend une nouvelle dimension en Afrique et en particulier au Rwanda. Les drones en déposant les armes pour rejoindre la vie civile ont fait depuis longtemps la démonstration que l'on pouvait parfaitement utiliser ces robots volants autrement que comme machine à tuer ! Certains de ces appareils se sont métamorphosés en trousse de secours héliportée et des réseaux pour la distribution aérienne de matériels de soin et de médicaments en urgence se mettent en place en Afrique. Côté infrastructure, le cabinet d'architecture Foster + Partners, qui possède une expérience considérable dans la réalisation d'aéroports internationaux, entreprend actuellement la construction du premier Droneport sur le continent, au Rwanda précisément. En parallèle, une jeune société californienne aux Etats-Unis, la Zipline International, vient d'annoncer un partenariat avec le gouvernement, pour mettre en place la livraison aéroportée de médicaments et de poche de sang, à destination de la vingtaine d'hôpitaux que compte le pays des mille collines.   L'appareil ressemble plus à un mini avion à hélice, qu'à un petit hélicoptère. L'engin qui se nomme Zip est à propulsion électrique, il est catapulté dans les airs par une rampe de lancement, il pèse moins de 10 kg et embarque jusqu'à 1 kilo 3 de charge utile. Son autonomie lui permet de parcourir plus de 120 km et ainsi rejoindre en moins de 30 minutes, tous les centres hospitaliers de la région qui pourront passer leurs commandes par simple SMS.   Les précieux chargements transportés par les drones de Zipline, bien à l'abri dans des mini-containers rembourrés, seront largués à basse altitude par parachute. Ces « toubabou du ciel » intègrent de nombreux « gris-gris électroniques » dans leur carlingue, comme des capteurs, des GPS, et des puces téléphoniques afin de se connecter au réseau cellulaire du pays pour se guider.   La phase de test commence dès ce mois de juillet avec une flotte de quinze appareils qui oeuvreront sur la moitié du territoire Rwandais. Si le projet donne satisfaction, le déploiement complet des « drones-médecines » interviendra début 2017, avant de s'étendre au Congo voisin. Puis les ailes de sorciers des ZIP, qui ne craignent, ni le vent, ni la pluie, ni la chaleur, les porteront dans tous les pays d'Afrique pour sauver en urgence de nombreuses vies.   Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

Le FBI préconise un anti-virus sur nos véhicules  

Électronique au volant, la mort au tournant ? Deux-roues, camions et voitures, tous les engins motorisés sont de plus en plus exposés aux attaques informatiques, prévient le FBI aux Etats-Unis. Les autorités appellent les constructeurs et les usagers de véhicules connectés à la plus grande vigilance. Menace réelle ou péril fantôme ?   De nos jours, les programmes informatiques sont partout. Et particulièrement dans les voitures modernes où sont intégrés entre 40 et 60 calculateurs, voire plus d’une centaine pour les modèles haut de gamme. Des ordinateurs gérés par des programmes qui sont disséminés dans le véhicule, travaillant ensemble et en réseau, comme sur Internet. Freinage, accélérateur, direction, éclairage, essuie-glace, tout est placé sous le contrôle de l’informatique. Et c’est bien là le problème, cette électronique communique de plus en plus avec l’extérieur en passant par la Toile et les réseaux cellulaires de la téléphonie mobile. Un véhicule connecté, un véhicule vulnérable ? Tous ces dispositifs se révèlent bien utiles pour notre sécurité. Mais un véhicule connecté serait vulnérable au piratage informatique et aux virus exterminateurs de systèmes électroniques, alerte le Bureau fédéral d’investigation des États-Unis. Le FBI attire l’attention des constructeurs et des usagers sur les nombreux appareils que l’on rajoute sur divers ports de communication des automobiles qui n’existent pas par défaut, comme le contrôle de la consommation du carburant, des systèmes de confort ou de maintenance du véhicule. Des failles informatiques sérieuses Les autorités américaines indiquent dans leur rapport que la quasi-totalité des voitures récentes est dotée d’au-moins une interface sans fil présentant des failles informatiques sérieuses. Les menaces de piratage passeraient également par les tablettes et autres smartphones connectés par prise USB, en Bluetooth ou en wifi. « Vérifiez auprès du constructeur l’existence de mises à jour des logiciels embarqués », conseille aujourd’hui le FBI. Et pourquoi pas un antivirus ? Ce sera certainement le cas quand les voitures autonomes sillonneront toutes les routes du monde. Ces véhicules sans chauffeurs dont le fonctionnement repose exclusivement sur des systèmes en ligne et connectés en permanence deviendront alors les proies faciles de cyberpirates maitres-chanteurs. Des messages comme « la bourse ou la panne », « la rançon ou l’accident » qui défileront peut-être un jour sur les écrans de nos pare-brise, risqueront alors de nous gâcher définitivement le plaisir d’une conduite 100 % automatisée à bord de nos voitures robots.   Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

HoloLens, casque d’«holoportation»  selon Microsoft  

Oubliez vos smartphones, le web ou les réseaux sociaux, HoloLens, qui est le nom du casque de réalité augmentée mis au point par les chercheurs de Microsoft, permet à son utilisateur d’échanger avec une personne, dont l’image apparait comme par magie, en temps réel et en relief, dans son environnement immédiat. Un nouveau système de communication est né ! La réalité virtuelle et augmentée s’invite aujourd’hui dans notre quotidien, et dans tous les domaines, le divertissement, la communication, le sport, tous les secteurs de l’industrie, ceux de la recherche, la santé et l’éducation… Rappelons que derrière ces trois mots se cache un ensemble de technologies qui vise à ajouter des inscriptions virtuelles au monde qui nous entoure et ainsi d’étiqueter notre environnement à travers nos écrans. Des techniques qui nous offrent déjà des voyages dans des espaces interactifs artificiellement créés en 3 dimensions par ordinateur.   « Imaginez  qu’un membre de votre famille soit à l’autre bout du monde.  Voir son image qui s’affiche en relief devant vous serait une nouvelle manière de communiquer et de rapprocher les gens», ont expliqué les ingénieurs de Microsoft en présentant HoloLens, un casque de réalité augmentée aux capacités surprenantes.  Le système à l’aide d’une série de caméras capture les images d’une personne sous tous les angles, puis les affiche en superposition sur l’écran du casque translucide d’un autre utilisateur équipé du même dispositif. L’individu numérisé se retrouve ainsi « holoporté » en direct dans l’environnement soit virtuel, soit réel de celui qui reçoit les images. Le système fonctionne évidemment dans les deux sens et permet d’engager la conversation. Les ingénieurs de Microsoft précisent que l’HoloLens fonctionne comme un ordinateur portable complet, sans fil et sans être relié à un Smartphone ou une console. Il coute environ 3 000 dollars, l’appareil est plutôt destiné aux entreprises pour des réunions en télé-présence, aux chercheurs et aux développeurs de la réalité augmentée qui devront imaginer des applications innovantes pour ce nouveau système de communication. L’Agence spatiale américaine, la Nasa, compte employer ce dispositif pour « téléporter » ses scientifiques sur Mars et offrir au grand public la possibilité d’explorer, sans se déplacer, ces mondes lointains aujourd’hui virtuellement inaccessibles. Mais plus pour très longtemps !   Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

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