THEATRE ET COMPAGNIE

THEATRE ET COMPAGNIE

France

Redonner toute leur place aux grandes oeuvres du patrimoine théâtral

Episodes

Les grands classiques du répertoire N°1 : René Char  

durée : 00:57:34 - Théâtre et compagnie - Claire, suivi de Fêtes des Arbres et du Chasseur, de René Char Claire Dans cette suite, René Char suit le cours d'une rivière à laquelle il donne le nom familier de Claire. Il imagine que dans les villages et les lieux qu'elle traverse vivent, participant de l'existence de tous, des jeunes filles et des jeunes femmes appelées également Claire. Mais elles ne sont que des personnifications vivantes de la rivière elle-même. Claire est celle que le poète attend, la "Rencontrée" qui seule lui permet de chasser ses fantômes et de continuer à vivre. Claire est une et plusieurs, toutes celles qui "aiment, rêvent, attendent, souffrent, questionnent, espèrent, travaillent". À travers les personnages d'un chef d'opérations dans le maquis puis d'un chargé de mission de la Résistance, ce sont ses propres contradictions qu'interroge le poète des Feuillets d'Hypnos. Dans Claire, il poursuit sous une forme dramatique son analyse à la fois poétique et politique du réel, avoue ses déceptions face à l'hostilité d'un monde qui aurait dû changer et s'est reconstruit, étranger à cette espérance. Fêtes des Arbres et du chasseur Poème pour voix et guitare. Deux joueurs de guitare sont assis en plein air dans l'attente du chasseur. Ils échangent des poèmes.

Scènes imaginaires "Stéphane Braunschweig"  

durée : 01:32:13 - Théâtre et compagnie - Pour Stéphane Braunschweig les textes sont comme des paysages. Son théâtre ouvre sur eux des perspectives qui repoussent les frontières de l'imagination. " Je voulais faire du théâtre depuis tout petit. J'ai eu la chance de voir des spectacles dès sept, huit ans, même si nous n'étions pas particulièrement une famille tournée vers le théâtre ? mon père est avocat, ma mère psychanalyste. Je faisais et j'écrivais des spectacles de marionnettes, je découpais des décors. Et puis j'ai fait beaucoup de magie, et à l'adolescence, du cinéma, écrit un scénario et des études de philosophie. Je suis entré ensuite à Normale Sup où j'ai monté des spectacles de théâtre. [...] J'étais un peu atypique en philo, pas vraiment "fan" des grandes philosophies systématiques. Je préférais les penseurs, Montaigne, Pascal, Nietzsche à Hegel ou Kant. Je m'intéressais surtout à l'éthique et l'esthétique, ce qui m'a permis d'accéder à la littérature. Au lycée, j'étais d'ailleurs plutôt un matheux ! Mais mon mémoire de philosophie a été sur Kafka. [...] Mon inspiration peut venir des peintures, des sculptures. Il y a des spectacles où l'idée arrive très vite, d'autres pour lesquels je fais beaucoup de maquettes. Le processus est très variable. Pour l'opéra, il faut beaucoup préparer, anticiper, comme pour les décors où il faut s'y prendre un an à l'avance. Les répétitions sont peu improvisées comme c'est le cas au théâtre. Il faut trouver une adéquation entre ce qui se passe dans la fosse de l'orchestre et sur la scène ; être à la mesure de l'ouvre. J'essaye toujours de ne pas savoir exactement ce que je veux faire... "

Denis Podalydès lit "Les lieux d'une ruse" de Georges Perec  

durée : 00:23:17 - Théâtre et compagnie -

Monsieur Beaucaire d'André Messager  

durée : 01:57:57 - Théâtre et compagnie - Inspirée d'un roman américain à succès - Monsieur Beaucaire de Booth Tarkington, paru en 1900 -, l'opérette de Messager est composée en anglais sur un livret signé Frederick Lonsdale (pour les dialogues) et Adrian Ross (pour les paroles des chansons). Elle succède à une première adaptation scénique du roman pour le Comedy Theatre de Londres en 1902, et précède trois films américains tirés eux aussi du roman : le Monsieur Beaucaire muet de Sidney Olcott avec Rudolph Valentino en 1924, le Monte Carlo musical d'Ernst Lubitsch en 1930 et Le Joyeux Barbier de George Marshall, remake parlant du premier, en 1946. Entretemps l'opérette de Messager aura conquis le Prince's Theatre de Londres dès le 19 avril 1919, puis Broadway au cours de la saison suivante. Un tel succès est évidemment dû aux qualités propres à la musique de Messager - la séduction mélodique et le raffinement orchestral - ainsi qu'à la présence de pastiches de musique baroque, mais peut-être plus encore au sujet lui-même. Un prologue et trois actes, seize protagonistes hauts en couleurs, vingt-cinq numéros musicaux, un bal, une ambiance de cape et d'épée, une cascade de travestissements et un amour qui renverse les barrières sociales : tels sont les ingrédients de cette opérette qui s'amuse à la fois avec l'Histoire, les relations internationales et les convenances sociales. Agnes Terrier

Scènes mémorables du Tour de la France par deux enfants  

durée : 01:59:24 - Théâtre et compagnie - Retrouvez la Théâtre & Cie De 21h00 à 23h00, En public et en direct du studio 105 de la maison de la Radio dans le cadre du Week-end Imagine édition 2017,

De toutes mes forces de Christine Paillard et Chad Chenouga  

durée : 01:42:29 - Théâtre et compagnie - Quand Nassim, 16 ans, perd sa mère toxicomane, il est placé dans un foyer en banlieue. Mais Nassim refuse d'être assimilé aux " cas sociaux " qui l'entourent. Il s'est inventé une autre vie, semblable à celle de ses potes du grand lycée parisien où il poursuit ses études. Il n'y a pas de raison que ça change. Ses deux vies, celle du foyer et celle du lycée, ne doivent à aucun prix se rencontrer

Cycle Sarraute 3/5  

durée : 01:58:56 - Théâtre et compagnie - "Une parole devant nous est " en " travail. Elle s'accouche en douceur ou au forceps suivant le cas. Puis à peine née, elle finit de s'expulser, se démène, s'épanche, se déploie, se démultiplie, s'invente d'indispensables partenaires, des créatures à son image, que tour à tour elle rudoie, caresse, mord puis abandonne. Elle advient, elle croît, elle prolifère, elle submerge. Cette parole écoutez-la bien, c'est la vôtre, c'est la mienne. Elle s'expulse de nous. Et elle rit parfois, elle rit à pleurer, à perdre le souffle, de tout le mal qu'elle se donne pour venir au jour et dire l'incorrigible angoisse, le fabuleux, le risible tumulte, l'infini grouillement de nos pensées antérieures lorsqu'à partir d'un infime ébranlement, dessous dessus, dedans dehors, elles se retournent, s'involuent, s'ouvrent sur le profond d'elles, comme des pistils de fleurs carnivores que surprendrait la lumière." Jacques Lassalle -extrait d' " En un obscur commencement ", notes sur le théâtre de Nathalie Sarraute, 1994.

Cycle Sarraute 1/5  

durée : 01:58:26 - Théâtre et compagnie - "Une parole devant nous est " en " travail. Elle s'accouche en douceur ou au forceps suivant le cas. Puis à peine née, elle finit de s'expulser, se démène, s'épanche, se déploie, se démultiplie, s'invente d'indispensables partenaires, des créatures à son image, que tour à tour elle rudoie, caresse, mord puis abandonne. Elle advient, elle croît, elle prolifère, elle submerge. Cette parole écoutez-la bien, c'est la vôtre, c'est la mienne. Elle s'expulse de nous. Et elle rit parfois, elle rit à pleurer, à perdre le souffle, de tout le mal qu'elle se donne pour venir au jour et dire l'incorrigible angoisse, le fabuleux, le risible tumulte, l'infini grouillement de nos pensées antérieures lorsqu'à partir d'un infime ébranlement, dessous dessus, dedans dehors, elles se retournent, s'involuent, s'ouvrent sur le profond d'elles, comme des pistils de fleurs carnivores que surprendrait la lumière." Jacques Lassalle -extrait d' " En un obscur commencement ", notes sur le théâtre de Nathalie Sarraute, 1994.

Tragédie du roi Christophe de Aimé Césaire  

durée : 01:58:35 - Théâtre et compagnie - La pièce s'ouvre sur un combat de coqs, réjouissance populaire haïtienne. Puisque les politiciens se querellent comme des coqs, le peuple s'amuse à les personnifier : l'un représente Alexandre Pétion, l'autre Henri Christophe. En 1806, ces deux hommes se disputent la succession du régime tyrannique de Dessalines. Christophe l'emporte. Le Sénat lui propose le titre de Président de la République et lui tend la nouvelle constitution. Christophe, qui juge le pouvoir présidentiel vidé de sa substance, le repousse et fonde un royaume au nord du pays. Pour redonner à Haïti sa dignité, ne vaut-il mieux pas qu'un seul homme incarne le pouvoir, gage absolu de sa stabilité, de sa fermeté et de son amour du peuple ? L'idée séduit et une cour se constitue aussitôt autour du nouveau roi. On verra comment l'homme qui a fait chuter le dictateur, une fois au pouvoir, commet des actes intransigeants. Fable politique, cette pièce se penche sur un passé qui regorge d'échos à notre présent : comment ne pas reconnaître, derrière ces hommes qui conservent les noms légués par leurs anciens despotes, les souffrances d'un monde encore malade ? Césaire entrechoque dans un même souffle l'échec d'un roi et le devenir d'un pays, les contradictions d'un homme et l'élan lyrique d'une dignité retrouvée.

Trois morts annoncées de Patrick Reumaux  

durée : 01:58:16 - Théâtre et compagnie - " N'y a-t-il pas deux catégories d'écrivains, écrivait Charlotte Brontë en 1848, l'auteur et le faiseur de livres ? Et le dernier n'est-il pas plus prolifique ? N'est-il pas, en vérité, merveilleusement fécond ? Mais le public, et même l'éditeur, font-ils grand cas de ses productions ? Ne s'en lassent-il pas, tous les deux, avec le temps ? " On entendra ici les voix des Brontë à l'instant le plus présent de la vie celui de la mort. Branwell, remontant pour la dernière fois vers le Presbytère, titubant et braillant une chanson à boire, Emily détournant à contrecour ses yeux mourants de la lumière du soleil, Anne, la benjamine, se faisant transporter jusqu'à Scarborough pour s'éteindre devant la mer. " C'est fini, poursuit Charlotte. Branwell - Emily - Anne - sont passés comme des rêves. L'un après l'autre, je les ai observés s'endormir sur mon bras - et j'ai fermé leurs yeux vitreux ". Suivi d'un choix de textes de jeunesse des frère et sours Brontë, parus sous le titre Le Monde du dessous, chez Anabet. Traduction de Patrick Reumaux.

Van Gogh, autoportrait de Jean O'Cotrell  

durée : 01:07:14 - Théâtre et compagnie - " Que la vie un jour devienne aussi belle que dans une simple toile de Van Gogh et pour moi ce sera assez ", écrivait Antonin Artaud en 1949. Il importe donc que le pauvre Vincent, armé et de fièvre et de bonne santé nous revienne (sous le regard implacable et amicalement complice de François Chattot), pour jeter en l'air la poussière d'un monde en cage que son cour ne pouvait plus supporter. Sa soif d'absolu et une logique implacable, qui l'amena au suicide, valent trop souvent à Van Gogh d'être décrit comme un fou génial, guidé d'ailleurs et dépassé par ses chefs-d'ouvre. Or à lire l'importante correspondance qu'il adressa quotidiennement à ses amis, à sa famille et surtout à son frère Théo, on découvre un homme cultivé. Il parlait parfaitement quatre langues, jouait très agréablement du piano et sa culture littéraire et picturale était immense. Si la médiocrité de ses contemporains, son hypersensibilité, aggravée par la syphilis (jusqu'à l'épilepsie), et son penchant intermittent pour l'absinthe le rendaient parfois difficile à supporter comme voisin, ami ou frère, tous ses correspondants ont préservé ses lettres comme autant de reliques. Vincent y témoigne d'une droiture d'esprit indéniable et d'une exigence de tous les instants. Il livre, dans un langage simple, concret, artisanal, ses objectifs, sa recherche laborieuse, scientifique et sa démarche obstinée, étayée par la parfaite connaissance de ses maîtres : Rembrandt, Delacroix, l'art japonais... Et cet homme, épris de justice sociale, cherche inlassablement une expression universelle qui puisse atteindre tous les individus, du petit Français au seigneur de la brousse, du confrère au simple "coco". " J'ai une fièvre de travail continuelle et j'en jouis comme une cigale. On remplit sa toile à la diable. Alors pourtant on attrape le vrai et l'essentiel et le spectateur en est parfois stupéfait et même enthousiaste." écrit Van Gogh, tandis qu'Artaud proclame que le Théâtre est la genèse de la création, " un théâtre qui à chaque représentation aura fait gagner corporellement quelque chose aussi bien à celui qui joue qu'à celui qui vient voir jouer. " C'est sous l'égide de ces deux "voyants" que l'acteur se coltine avec le Suicidé de la société. Une légende putassière le décrit comme un pauvre peintre, alcoolique, fou et maudit, qui maintenant vaut si cher. En évitant les clichés obscènes et ces idées complaisamment reçues, en s'immergeant dans son ouvre, (sa peinture, ses dessins et toute sa correspondance), il apparaît clairement, comme disait Artaud, qu'on peut parler de sa bonne santé mentale Cet immense peintre disait : il n'est rien de plus réellement artistique que d'aimer les gens. Oui, il s'agit, avant tout, de travail et d'amour. C'est en travaillant que l'on se rencontre, ça c'est la meilleure manière. Et il n'est pas proposé à l'auditeur de Van Gogh, Autoportrait d'être voyeur ou consommateur de performance, mais réellement partenaire, d'être un nouveau Théo : le frère, le soutien indispensable, le financier, l'interlocuteur privilégié, le complice. Jean O'Cottrell

"Van Gohg"le suicidé de la société lu par Alain Cuny, extrait de l'ACR "Mr Van Gogh vous délirez"  

durée : 00:47:54 - Théâtre et compagnie - ACR 1ère diffusion 03/05/1987 avec le titre "Monsieur Van Gogh vous délirez ? Recoupé en 2009 pour la Fiction

Les Pieds Nickelés s'en vont en guerre  

durée : 00:27:14 - Théâtre et compagnie - Avec Emmanuelle Riva | Réalisation Marguerite Gateau

Hiroshima mon Amour de Marguerite Duras  

durée : 01:29:43 - Théâtre et compagnie - Hommage à Emmanuelle Riva

Scènes imaginaires - Georges Lavaudant  

durée : 01:57:05 - Théâtre et compagnie - A chacun des hommes et femmes de théâtre invités pour cette série des " Scènes imaginaires ", nous demandons de choisir et partager avec nous les ouvres qui ont fondé et jalonné leur vie d'artiste. Ainsi sera composé un portrait de l'artiste, dessiné sur le vif à travers un entretien entrecoupé de lectures de textes. Georges Lavaudant a choisi de se raconter à travers un abécédaire. Nous le suivrons ainsi depuis ses débuts en compagnie déjà de Ariel Garcia-Valdès jusqu'à aujourd'hui, avec son dernier spectacle, Hotel Feydeau à l'Odéon théâtre de l'Europe. Il nous racontera comment les livres et les écrivains ont façonné son imaginaire et son esthétique, comment il dialogue secrètement avec eux, quelle connaissance intime il en a aujourd'hui et de quelle manière tous ont contribué à constituer son imaginaire et sa pratique de metteur en scène. Blandine Masson "Une dramaturgie du travail et de l'intime à travers un archipel de textes aimés. Borgès, Kafka, Baudelaire, Carmelo Bene, Racine, Rodanski etc ... Sans se prendre trop au sérieux ? Rien d'une somme ou d'un récapitulatif exhaustif ? Plutôt un aller-retour buissonnier du présent au passé. Ce dont on se souvient. Ce qu'on a oublié. L'ombre et la lumière. Les noms propres et les noms communs ? le Mexique ? Sienne ? le Japon ? les paysages et les rencontres. L'art, la vie ! dans leur enlacement incertain et nécessaire." Georges Lavaudant

Révoltes et consolations de John Berger (Extrait)  

durée : 00:25:09 - Théâtre et compagnie - John Berger nous parle du monde à l'oreille. C'est peut-être là que se tient la grande force de ses livres : les insurrections, les fractures de l'histoire, les paysans qui disparaissent, la condition des migrants, il le chuchote tout contre nous, il en fait notre intimité. John Berger est un révolté, lorsqu'il reçoit le Booker Prize pour G voici quarante ans, il secoue l'Establishment britannique en déclarant qu'il donne la moitié de la somme allouée aux Black Panthers et qu'il consacrera l'autre moitié à un projet sur les travailleurs immigrés (ce sera Le septième Homme). Mais ce qui nous secoue le plus est la manière dont il charrie la langue où il fait se côtoyer, se chevaucher, poésie et prose, épique et quotidien, les vivants et les morts. Comme personne d'autre, John Berger fait apparaître les morts qui illuminent son écriture. Une des pages les plus admirables et les plus consolantes que j'aie jamais lues se trouve dans Un métier idéal, Histoire d'un médecin de campagne. Sassal, le héros, s'est donné la mort, mais ce suicide ne rend pas l'histoire de sa vie plus sombre : « J'y vois autant de lumière que jamais. Elle est simplement plus violemment mystérieuse. » Maryline Desbiolles

Extraits de différents ouvrages de John Berger  

durée : 01:20:38 - Théâtre et compagnie - Enregistré en public au théâtre de la Bastille le 29/04/2002 Réalisation : Blandine Masson Textes lus par John Berger, Nella Bielski, Katherine Abkarian, Simon Mc Burney, Simon Abkaria. Jocelyn Lagarrigue Extraits de "G", - "La Maison de Le Corbusier", de "Photocopies", - Deux poèmes extraits de "Et nos visages, mon cour, fugaces comme des photos" Equipe de réalisation Philippe Bredin, Jacques Morel

Bloody Milk, Entretien avec Laure Egoroff  

durée : 00:10:36 - Théâtre et compagnie - Laure Egoroff s'entretient avec Claude Le Pape et Hubert Charuel, les scénaristes qui ont reçu le Grand Prix du public du meilleur scénario du Festival Premiers Plans d'Angers en janvier 2016.

Bloody Milk de Hubert Charuel et Claude Le Pape  

durée : 01:39:05 - Théâtre et compagnie - "Un éleveur agricole doit abattre ses vaches une à une à cause d'une épidémie... " "Pierre est un jeune paysan, et il aime ses vaches laitières. Une épizootie mal connue rôde, et une des vaches de Pierre tombe malade : l'avouer entraînera l'abattage du troupeau, la fin de la ferme, la fin de tout ce que Pierre a toujours connu. Pierre va le cacher mais ses parents sont toujours là. Et sa soeur, sa vétérinaire, le voit."

Scènes mémorables de la guerre et la paix, de Léon Tolstoï 3/3  

durée : 01:58:54 - Théâtre et compagnie - Se fondre dans la lecture de " La guerre et la paix " de Léon Tolstoï, c'est être submergé par une expérience sensible de l'intelligence, où le lecteur captivé serait assis sous un arbre et la sève coulerait à grands flots. De 1866 à 1869 Léon Tolstoï travaille à son roman, ce sont des années de bonheur dans sa vie, bien qu'il ne cesse de se désapprouver. Il a 35 ans, il vit à Iasnaïa Poliana, sa femme Sophie Andréïevna, passionnée, recopie les pages de cette épopée de l'histoire russe étendue dans l'espace et le temps des guerres napoléoniennes, entre 1805 et 1812. Se mêlent ainsi la vie familiale et sociale de ses héros, le territoire de leurs réflexions, de leurs amours, et le grand mouvement des armées, dans la première grande guerre patriotique russe sous le règne du tzar Alexandre 1er. Comment faire entendre La Guerre et la paix de Léon Tolstoï à la radio ? Au départ, cela apparut comme une mission impossible. Puis tout à coup est venue l'idée des " Scènes mémorables ". Au trot et au galop : car la lecture de La Guerre et la paix a imprimé dans le souvenir de chacun, une scène mémorable, des scènes mémorables, et même des phrases mémorables elles aussi, comme si l'élan de Tolstoï, sa force narrative, fut justement d'inscrire le mémorable comme acteur principal du charme inouï de son roman. Des choix ont été nécessaires afin d'entrer dans les deux heures de chaque émission dans les trois parties enregistrées. Ce fut compliqué, ardu parfois dans le découpage. La voix du narrateur et des éclats de scènes, le rythme, la ferveur que donne ce livre, irrigué par le questionnement de Tolstoï, tout ce bonheur de lecture devait être transmis. Hélène Bleskine A l'occasion du centenaire de la mort de Léon Tolstoï, le 20 novembre 1910 (7 novembre dans le calendrier julien).

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