Episodi

  • Du 26 au 28 juin 2026, le Rock in Bourlon revient pour une nouvelle édition placée sous le signe des musiques lourdes, étranges et conviviales. Fidèle à son esprit indépendant, le festival conserve son fonctionnement en prix libre avec un pass 3 jours à partir de 50 €, un pass 1 jour à partir de 20 € et un pass camping à 20 €.

    Dans cette émission, nous recevons Pierre pour parler de cette édition 2026, de sa préparation, de la programmation et de l’esprit unique qui fait du Rock in Bourlon un rendez-vous incontournable de la scène alternative.

    Infos, billetterie et programmation :
    www.rockinbourlon.com

    Author & Punisher/Titanis
    Nothing/Vertigo Flowers
    Conan/Battle In The Swamp
    Youth Code/For I Am Cursed
    Denial of Life/Witness The Power
    Fange/Né Pour Trahir
    Stress Positions/No Sympathy (For the Police)
    Xiao/Tourettes
    Faetooth/Iron Gate

    Merci Pierre !

  • Cette semaine dans l’émission, on reçoit JB Hanak. Musicien, écrivain, peintre et compositeur, il est notamment connu pour dDamage, duo culte et inclassable qu’il formait avec son frère Fred entre electro, noise, hip-hop et punk chaotique.
    On parle avec lui de son nouveau roman Bâtards paru aux éditions Le Mot et le Reste (lemotetlereste.com/litteratures/batards) : un récit de tournée au Japon drôle, foutraque, tendu et profondément humain, qui plonge dans un Japon underground du début des années 2000 très loin des clichés touristiques. On évoque aussi dDamage, l’écriture, le chaos, Mike Patton, les tournées, le lien entre frères… et bien sûr Ourko, le chien imaginaire qui traverse ses romans.

    Bâtards : www.fnac.com/a22458373/Jean-Baptiste-Hanak-Batards

    • dDamage/My Favourite Ladies, Part 2 (feat. MF Doom)
    • dDamage/Fuzzbox feat. Bomb The Bass
    • Les Gourmets/Stay Dirty Now (dDamage Remix) feat (Bigg Jus, Existereo, Radioinactive, Subtitle, Tes, The Real Fake MC)
    • dDamage/Distrust to You Featuring Black Devil Disco Club & Faris Badwan
    • Cobra/Échange De Seringues
    • dDash/Animal Machine
    • dDamage/Breaking The Law
    • Teenage Mutant Ninja Turtles Theme feat (Mike Patton)

    Merci JB

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  • Direction Rennes pour découvrir le festival Pies Pala Pop, dont la 5e édition se tiendra les 12 et 13 juin prochains au Jardin Moderne. Un festival porté par l’association Des Pies Chicaillent, une équipe de bénévoles passionnés qui défend avec beaucoup d’énergie une certaine idée de la scène pop-rock indépendante, festive et chaleureuse. Au programme : une dizaine de concerts d’artistes internationaux et locaux, des découvertes, des groupes coups de cœur, le tout dans une ambiance pensée comme un véritable moment de partage. Sous le grand chapiteau du Jardin Moderne, Pies Pala Pop revendique un esprit DIY, accueillant et décontracté, où l’on vient autant pour écouter de la musique que pour passer du temps ensemble, danser, manger, rêver et profiter d’un festival à taille humaine. Pour en parler, on reçoit Antoine de l’association Des Pies Chicaillent. Avec lui, on va revenir sur l’histoire du festival, son identité et la programmation de cette nouvelle édition.

    Dame Area/Tempio Senza Luce
    Ebby/Molenvliet
    Dana Gavanski/The Reaper
    Good Flying Birds/Wallace
    Karaocake/Kingdom
    Bound By Endogamy/In The Swamp
    Brnda/Peach Pit
    Eraser/Dinner Roll
    Billy Fuller/Three Blind Mice
    Paloma 004/Speer

    Merci Antoine.

  • On prend la direction de Nîmes pour une émission consacrée au festival This Is Not A Love Song, plus connu sous le nom de TINALS, qui se tiendra les 5 et 6 juin prochains à Paloma. Depuis ses débuts, le festival s’est imposé comme l’un des rendez-vous incontournables des musiques indépendantes en France, avec une programmation qui mélange groupes cultes, nouvelles sensations indie, artistes expérimentaux et véritables coups de cœur.

    Derrière TINALS, il y a une envie forte : défendre une certaine idée de la musique indépendante, curieuse, ouverte et accessible, mais aussi proposer une expérience différente du festival, plus humaine, plus participative, dans un esprit très DIY. Pour en parler ce soir, on reçoit Walter de l’association Come On People, co-organisatrice du festival aux côtés de Paloma. Avec lui, on va revenir sur l’histoire de TINALS, sa philosophie, son fonctionnement, et évidemment parcourir une partie de la programmation musicale de cette nouvelle édition.

    Black Country, New Road/Track X
    Men I Trust/Say Can You Hear
    Model/Actriz/Vespers
    16 Horsepower/Black Soul Choir
    Augusta/The Beetles & The Bugs
    Bar Italia/Jelsy
    Jehnny Beth/I See Your Pain
    Chalk /Can't Feel It
    La Sécurité /Bingo
    Newdad/Slowly

    Merci à Walter.

  • Dans cette émission, on vous emmène dans l’univers sonore dense, rêveur et profondément immersif de GRIVE. Né de la rencontre entre Agnès Gayraud et Paul Régimbeau, le projet réunit deux figures singulières de la scène française. Connus respectivement pour La Féline et Mondkopf, mais aussi pour leurs collaborations avec Oiseaux-Tempête, ils croisent ici leurs univers pour façonner une musique à la croisée du shoegaze et du post-rock des années 90. Avec leur premier album Tales of Uncertainty, GRIVE déploie des compositions denses et minutieuses, où se mêlent tension électrique et envolées mélodiques. Une musique à la fois puissante et contemplative, qui prend toute son ampleur sur scène : en formation quatuor, le groupe propose une expérience immersive, presque physique, où les textures sonores se déploient et enveloppent littéralement le public. Nous sommes allés à leur rencontre le jeudi 2 avril 2026 au Club Onyx pour une interview, afin de plonger dans leur univers, leur processus de création et l’identité singulière de ce projet. Un nom inspiré d’un oiseau migrateur, libre et imprévisible… à l’image de leur musique.

    Hotel Room
    Wait & See
    Burger Shack
    How Many Years
    Darkest Woman On Earth
    Go Up The River
    The Loop

    Merci à eux et à Onyx pour leur accueil.

  • • Live
    Kylesa/Unknown Awareness
    Cosmic Psychos/No Complications

    • News
    Wheobe/Sore
    Pro-Pain/Oceans Of Blood

    • Coup de coeur
    Neurosis/Untethered
    Ora Cogan/Bury Me

    • Oldies
    The Mekons/Teeth
    Pere Ubu/Modern Dance

    • Perdue de Vue
    Shift/In Honor of Myself
    Aspidistra/Happy Sunday Stories

  • Idem/Dum Agree
    Laura Veirs/Icebound Stream
    Shannon Wright/With Closed Eyes
    Klub des Loosers/Sous le signe du V
    Madvillain/All Caps
    Stina Nordenstam/The End of a Love Affair
    The New Year/Plan B
    The Dillinger Escape Plan/Phone Home
    TTC/Dans Le Club (prod. Para One)
    Wovenhand/Sparrow Falls

  • Beastie Boys/An Open Letter To NYC
    !!!/Pardon My Freedom
    Electrelane/Gone Under Sea
    Converge/Last light
    Mastodon/Blood And Thunder
    Julie Doiron/The Songwriter
    Luna/Buffalo Boots
    Scarling/Band Aid Covers the Bullet Hole
    Terror/Overcome
    The Organ/Brother

  • • Live
    Spicy Box/Plein Pouvoir à Ton Corps
    Corpus Delicti/Lorelei

    • News
    Deathcrash/Somersaults
    Failure/The Air's on Fire

    • Coup de coeur
    Lantlos/Solar Death
    Lucy Kruger & The Lost Boys/Adder

    • Oldies
    Biff Bang Pow!/Dark In Mind
    Mission Of Burma/That's How I Escaped My Certain Fate

    • Perdue de Vue
    An Albatross/Lysergically Yours, My Psychedelic Bride
    Kindergarten/Everything You Do

  • Constellation Records naît en 1997 à Montréal, fondé par Ian Ilavsky et Don Wilkie. À cette époque, le rock alternatif connaît un succès mondial mais il est aussi de plus en plus récupéré par les grandes entreprises de l’industrie musicale. Créer un label indépendant au Canada revient alors presque à travailler en marge d’un marché largement dominé par les États-Unis et le Royaume-Uni.
    Montréal offre pourtant un terrain idéal pour ce type d’initiative. Les loyers restent accessibles, la ville est culturellement très diverse et de nombreux espaces industriels abandonnés deviennent des lieux de répétition, d’enregistrement et de création. Dans ce contexte, Constellation Records se développe comme un laboratoire musical, propice à l’expérimentation et à la liberté artistique.
    Dès le départ, le label choisit une indépendance totale : pas de partenariat avec des majors, pas de compromis artistique et une relation transparente avec les artistes. Cette éthique forte repose sur la confiance et la collaboration. Fait rare dans l’industrie musicale, aucun groupe du label n’a quitté Constellation pour rejoindre une grande compagnie, et les relations entre le label et ses artistes sont restées remarquablement stables au fil des années.
    Parmi les groupes emblématiques du label, Godspeed You! Black Emperor occupe une place centrale. Le collectif montréalais développe de longues compositions instrumentales intenses et cinématographiques qui refusent les formats commerciaux traditionnels. Leur album Yanqui U.X.O., publié en 2002, marque particulièrement les esprits avec un livret critique montrant les liens entre certaines grandes maisons de disques et l’industrie de l’armement. Ce geste illustre la dimension politique qui traverse une partie du catalogue du label.
    Même si Constellation est souvent associé au post-rock, son catalogue est en réalité beaucoup plus large. On y trouve du rock expérimental, du jazz contemporain, de la musique électronique et de nombreux projets difficiles à classer. Ce qui relie ces artistes n’est pas un style précis, mais une même exigence artistique : liberté de création, recherche sonore approfondie et goût pour les œuvres longues, pensées comme des albums à écouter dans leur intégralité.
    Avec le temps, Constellation Records est devenu bien plus qu’un simple label. Il s’inscrit dans un véritable réseau culturel à Montréal, reliant studios, lieux de concert et artistes. Le label accorde également une grande importance à l’objet physique : pochettes travaillées, livrets détaillés et fabrication souvent artisanale. À l’ère du streaming et de la consommation rapide, cette approche défend une manière plus attentive et engagée d’écouter la musique.
    Près de trente ans après sa création, Constellation Records reste fidèle à ses principes. Cette constance et cette indépendance en font aujourd’hui l’un des modèles les plus respectés de l’industrie musicale alternative.

    Do Make Say Think/Bruce E Kinesis
    Carla Bozulich/Prince Of The World
    Vic Chesnutt/Chain
    Godspeed You Black Emperor!/02 - 09-15-00 (Part Two)
    A Silver Mt. Zion/Horses In The Sky
    Sofa/The Fence
    Kee Avil/Remember Me
    Sandro Perri/Futureactive Kid, Part I
    Joni Void/Doppler
    Jessica Moss/Until All Are Free

  • Deuxième émission consacrée au post-rock : l’explosion du genre dans les années 90 et ses multiples évolutions.
    À partir du milieu des années 90, le post-rock s’impose comme l’un des mouvements les plus créatifs de la musique alternative. Des groupes issus de différentes scènes musicales repoussent les frontières du rock et explorent de nouveaux territoires sonores.
    Des formations comme Mogwai, Tortoise, Labradford ou encore Stars of the Lid développent des univers où l’atmosphère et l’émotion prennent souvent le pas sur la structure traditionnelle du morceau. Le post-rock devient alors une musique de paysages sonores, capable d’être à la fois contemplative, minimaliste ou explosive.
    Certains groupes marquent profondément le genre par l’ampleur de leurs compositions. Godspeed You! Black Emperor crée des œuvres longues et cinématographiques comme Lift Your Skinny Fists Like Antennas to Heaven, tandis que Mono et Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra mêlent cordes et guitares dans des fresques sonores hypnotiques. D’autres formations comme Explosions in the Sky ou This Will Destroy You popularisent les crescendos émotionnels devenus emblématiques du style.
    Avec le temps, le post-rock se diversifie et donne naissance à plusieurs courants : un post-rock épique basé sur les montées progressives, un post-rock atmosphérique centré sur les textures et les ambiances, mais aussi des approches plus expérimentales mêlant jazz, électronique ou métal. Des groupes comme 65daysofstatic, Red Sparowes ou Russian Circles illustrent cette évolution permanente.
    Aujourd’hui encore, le post-rock reste un territoire musical ouvert et en constante transformation. Chaque groupe, chaque album, chaque composition devient un espace d’expérimentation où la technique et la texture sonore servent avant tout une quête d’émotion et de liberté créative.

    Sigur Rós/Untitled
    This Will Destroy You/Threads
    Mogwai/Rano Pano
    Red Sparowes/The Soundless Dawn Came Alive As Cities Beganto Mark The Horizon.
    Explosions In The Sky/So Long, Lonesome
    Caspian/High Lonesome
    Mono/Cyclone
    Godspeed You Black Emperor!/Asunder, Sweet

  • Première émission consacrée au post-rock : origines, définition et naissance d’un genre musical hors norme.
    Le post-rock est un genre aussi fascinant que difficile à définir. Malgré son nom, il ne s’agit pas d’un simple prolongement du rock mais plutôt d’une manière de le dépasser. Né des expérimentations musicales amorcées dans les années 60 avec des groupes comme The Velvet Underground, puis développé dans les scènes indépendantes des années 80 et 90, le post-rock s’éloigne progressivement des codes traditionnels du rock.
    Plus qu’un genre, c’est un état d’esprit. Les structures classiques – couplets, refrains et solos – laissent souvent place à de longues compositions instrumentales, construites autour d’ambiances, de textures et de crescendos émotionnels. La voix, lorsqu’elle est présente, devient parfois un instrument supplémentaire plutôt qu’un vecteur narratif.
    Définir le post-rock reste pourtant complexe tant les approches sont variées. On peut passer du minimalisme introspectif de Labradford à l’énergie brute de And So I Watch You From Afar, du jazz expérimental de Tortoise aux paysages sonores cinématiques de Sigur Rós. Tous partagent cependant une même volonté : repousser les limites du rock et explorer de nouvelles formes musicales.
    Les premières œuvres clairement associées au post-rock apparaissent à la fin des années 80 et au début des années 90. Talk Talk ouvre une voie nouvelle avec les albums Spirit of Eden et Laughing Stock, mêlant pop, ambient et musique classique. De son côté, Slint marque durablement l’histoire du genre avec Spiderland. Enfin, Bark Psychosis contribue à donner son identité au mouvement avec l’album Hex, souvent considéré comme l’une des premières pierres fondatrices du post-rock.

    Slint/Nosferatu Man
    Labradford/Sliding Glass
    Jessamine/Secret
    Bark Psychosis/A Street Scene
    Swans/I Was A Prisoner In Your Skull
    Movietone/Hydra
    Tortoise/Tin Cans & Twine
    Pelican/GW

  • • Live
    Unsane/Get off My Back
    Grive/Wait and See

    • News
    And also the trees/The Silver Key
    Dälek/Better Than

    • Coup de coeur
    Poison The Well/Thoroughbreds
    Jana Horn/All in Bet

    • Oldies
    The Ruts/Babylon's Burning
    Rollins Band/Disconnect

    • Perdue de Vue
    Fluffy/Black Eye
    Eiafuawn/Bees

  • 400 Blows/The Root of Our Nature
    Cat Power/Werewolf
    Fog/What a Day Day
    Burst/Rain
    Cult of Luna/The Watchtower
    Grandaddy/The Go In The Go For It
    Smog/Ambition
    Killing Joke/Total Invasion
    Meanwhile, Back In Communist Russia../Cusp
    Sun Kil Moon/Lily And Parrots

  • Daughters/Fur Beach
    Arab Strap/The Shy Retirer
    Broadcast/Pendulum
    Envy/Distress Of Ignorance
    Eyvind Kang/I Am the Dead
    Chicks on Speed/We Don't Play Guitars
    Do Make Say Think/Horns Of A Rabbit
    Neurosis/Within
    Puppetmastaz/Stories
    Guided by Voices/My Kind of Soldier

  • À la fin des années 70, Los Angeles bouillonne. Une nouvelle génération rejette le rock classique, la culture dominante et le rêve californien. C’est dans ce climat qu’apparaît Slash, d’abord sous la forme d’un fanzine punk. Le magazine devient rapidement une voix essentielle de la scène locale, racontant les concerts, les groupes et la rue, sans filtre ni compromis. Très vite, l’équipe comprend qu’écrire sur cette musique ne suffit plus : pour qu’elle survive, il faut aussi l’enregistrer et la graver sur disque.
    En 1978, l’artiste Bob Biggs finance l’enregistrement d’un single du groupe The Germs. Ce geste marque la naissance officielle de Slash Records. Le label devient alors l’un des tout premiers à documenter la scène punk de Los Angeles, encore marginale, souvent mal comprise et parfois réprimée par la police. Slash ne cherche pas le succès commercial. Il capture un instant brut, chaotique, presque dangereux, une musique à l’image de son époque : urgente, violente et imprévisible.
    Très vite, Slash Records s’impose comme le cœur battant du punk californien. Le label publie des groupes aujourd’hui devenus cultes comme X, Fear, The Flesh Eaters ou The Gun Club. Chacun apporte sa propre vision du punk, qu’elle soit politique, sombre, poétique ou totalement incontrôlable. Slash devient un refuge pour les artistes qui refusent les règles et un repère pour un public en quête de nouveauté. Ici, on ne suit pas les tendances, on les provoque.
    Au début des années 80, un tournant s’opère avec le succès critique des albums Los Angeles et Wild Gift du groupe X. Grâce à eux, Slash attire l’attention de l’industrie musicale et signe un accord de distribution avec Warner Bros. Pour certains, c’est une trahison de l’esprit punk, pour d’autres une opportunité de faire entendre cette musique au-delà de l’underground. Le label élargit alors son catalogue en accueillant des artistes comme Violent Femmes, Los Lobos ou Dream Syndicate, tout en conservant une identité forte.
    Durant les années 80 et 90, Slash Records avance sur une ligne fragile. Le punk originel s’essouffle, les scènes évoluent et le label se transforme pour s’adapter aux réalités économiques. Certains y voient des compromis, d’autres une nécessité. Malgré tout, Slash continue de défendre des artistes singuliers, souvent à contre-courant.
    En 2000, Slash Records cesse officiellement ses activités, mais son influence demeure. Né d’un simple fanzine, le label a profondément marqué l’histoire de la musique alternative américaine, prouvant qu’un mouvement underground pouvait laisser une empreinte durable sans renier son identité.

    X/Johny Hit and Run Paulene
    Germs/Lexicon Devil
    The Dream Syndicate/That’s What You Always Say
    Fear/I Love Livin' In The City
    Faith No More/Kindergarten
    Green On Red/Blue Parade
    L7/Pretend We're Dead
    Steel Pole Bath Tub/The 500 Club
    Failure/Another Space Song
    Grant Lee Buffalo/Fuzzy

  • Au début des années 80, Seattle n’est pas encore identifiée comme une capitale musicale. Pourtant, une scène underground intense est déjà en train de naître. Des groupes bruyants, inventifs et radicaux cherchent à s’exprimer, mais manquent de structures pour enregistrer leur musique. L’arrivée de l’ingénieur du son Chris Hanzsek, rejoint peu après par Tina Casale, va changer la donne avec la création du studio Reciprocal Recording.
    Rapidement, Reciprocal devient un lieu central pour les musiciens de Seattle. Accessible, collaboratif, ouvert à l’expérimentation, le studio accueille des groupes comme Green River, The Melvins, The Accused ou Soundgarden. C’est là que se façonne un son brut et singulier, et que se tissent les liens d’une scène encore invisible mais déjà très soudée.
    En 1985, cette dynamique mène à la création du label C/Z Records. L’objectif est simple : enregistrer, produire et diffuser la musique des groupes locaux, sans se soumettre aux contraintes commerciales traditionnelles. C/Z fonctionne avant tout par passion, avec l’envie de documenter ce qui se passe à Seattle à ce moment précis.
    Cette volonté se concrétise avec la compilation Deep Six, enregistrée en 1985 et publiée en 1986. Le disque réunit Green River, Soundgarden, Malfunkshun, Skin Yard, The Melvins et The U-Men. Chaque groupe y impose son identité, entre lourdeur, urgence, théâtralité et chaos maîtrisé. Malgré un mixage parfois inégal, l’ensemble capture une énergie authentique et devient un document fondamental pour comprendre l’émergence du grunge.
    Après Deep Six, C/Z Records doit composer avec des moyens limités et des tensions internes. Chris Hanzsek se retire progressivement de la gestion du label pour se recentrer sur le travail en studio, laissant une partie des opérations à Daniel House. Le label poursuit néanmoins son rôle de soutien et de diffusion de la scène locale.
    L’héritage de C/Z Records est avant tout culturel. Le label a permis à une scène encore confidentielle de laisser une trace durable, influençant profondément l’histoire du rock alternatif. Aujourd’hui, ses premières sorties sont considérées comme des documents essentiels, témoins de la naissance d’un son et de l’esprit indépendant qui animait Seattle au milieu des années 80.

    Green River/Your Own Best Friend
    The Gits/Cut My Skin It Makes Me Human
    Built To Spill/Three Years Ago Today
    Skin Yard/Reptile
    Coffin Break/No Respect
    Treepeople/Nod and Blink
    7 Year Bitch/Cat's Meow
    Icky Joey/King Of Pinch And Roll
    Hammerbox/When 3 Is 2
    Wreck/Well

  • • Live
    Jehnny Beth/Obsession
    Blonde Redhead/Before

    • News
    Memorials/Cut Glass Hammer
    Nothing/Toothless Coal

    • Coup de coeur
    Fatima/Primal
    Fiona Fiasco/Stacy - Pop Station

    • Oldies
    Mega City Four/Miles Apart
    Del The Funky Homosapien/Catch a Bad One

    • Perdue de Vue
    Strain/Here And Now
    Hated/Someone

  • Anti-Pop Consortium/Ping Pong (the Return)
    Girls Against Boys/Basstation
    Interpol/Untitled
    Breach/Murder Kings and Killer Queens
    Meshuggah/Rational Gaze
    Low/In the Drugs
    Northern State/At The Party
    Necro/Circle of Tyrants
    Sigur Rós/Untitled
    The Notwist/Pilot

  • •Live
    À Terre/Paris Sous Les Tombes
    Laura Veirs/July Flame

    •News
    Sleaford Mods/The Good Life Ft. Gwendoline Christie & Big Special
    Doodseskader/No Laughter Left In Me

    •Coup de coeur
    HaywardxDälek/Asymmetric
    Sophia Hansen-Knarhoi/Crying In Pastel

    •Oldies
    Pink Turns Blue/Touch The Skies
    Danzig/Blood and Tears

    •Perdue de Vue
    Barbaro/Listen
    Mercyland/Chains