エピソード

  • Après l’attaque, le repli russe, la contre-offensive ukrainienne, puis la stabilisation des fronts, l’avenir de la guerre suscite beaucoup de questionnements. Va-t-on vers un changement fondamental sur le terrain ou un gel des positions aux conséquences incalculables ? Quel regard porter sur l’évolution de la guerre ces 24 derniers mois ? Comment ont évolué les rapports de force ?

    Les avantages et faiblesses de chacun n’étaient pas semblables au 24 février 2022. Qu’en est-il en ce mois de février 2024 ? On parle de conflit d’attrition. De quoi s’agit-il ? Qu’est-ce que la guerre d’Ukraine nous dit sur le plan militaire?

    Invités :

    Philippe Gros, maître de recherche à la Fondation pour la Recherche Stratégique. « Guerre en Ukraine : analyse militaire et perspectives » étude de la FRS Le Général Jean-Paul Palomeros, ancien chef d’État-major de l’armée de l’air française et commandant allié Transformation au sein de l’OTAN Yurri Clavilier, analyste indépendant en géostratégie. Producteur d’analyses à retrouver sur les réseaux sociaux. X (ancien twitter) @CmrYurri.
  • À quelques jours de la date anniversaire du début de l’invasion russe de l’Ukraine, le président ukrainien a procédé à un remaniement au plus haut niveau des forces armées ukrainiennes. Au général Valeri Zaloujny succède le général Oleksandr Syrsky qui, comme son prédécesseur, fait du développement des nouvelles technologies une priorité de son programme afin de sortir de l’impasse dans laquelle la guerre se trouve actuellement.

    Un changement d’hommes qui pourrait répondre à la nécessité de préserver un consensus national face à l’ennemi. Où en est l’unité de la nation ukrainienne et la confiance dans le pays ? Idem du côté de la Russie alors que cette guerre a des conséquences mondiales et qu’elle menace de se solder par une crise profonde de l’Union européenne. La troisième année de la guerre d’Ukraine est sur le point de commencer et la transformation du système international est en pleine accélération.

    Invités :

    Alexandra Goujon, maître de conférences à l’Université de Bourgogne. Autrice de « L’Ukraine de l’indépendance à la guerre », éditions le Cavalier Bleu Galia Ackerman, historienne, spécialiste de la Russie et d’Ukraine. Directrice de la rédaction de Desk Russie Le colonel Jacques Hogard, ancien officier parachutiste de la Légion étrangère. Auteur de « La guerre en Ukraine. Regard critique sur les causes d’une tragédie » à paraître le 28 février 2024 chez Hugo Doc.
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  • L’archipel indonésien est à la croisée des chemins entre l’océan Indien et l’océan Pacifique et entre le golfe du Bengale et la mer de Chine. Il a seulement trois frontières terrestres avec la Malaisie sur l’île de Bornéo, Timor dans le lointain Est et plus encore à l’est la Papouasie Nouvelle-Guinée. Il occupe et contrôle l’espace compris entre l’Asie continentale et le géant australien… Par ses frontières maritimes, l’Indonésie se trouve en contact direct avec presque tous les pays asiatiques - à l’exception du Japon, la Corée et le Sri Lanka.

    Son second cercle d’influence est le Forum de la coopération économique de l’Asie Pacifique, (l’APEC) créé en 1989. L’Indonésie qui est également membre de l’Organisation de la Conférence islamique est le théâtre d’élections, présidentielle et législative, qui se tiendront ce mercredi 14 février 2024. Il s’agit de trouver un successeur au président Joko Widodo, communément appelé Jokowi qui, au terme de deux mandats, ne peut se représenter à la présidentielle. Sa popularité est immense, plus des trois quarts des Indonésiens approuvent ses actions. Fort de cela, le chef de l’État sortant est accusé de peser sur le scrutin en installant ses fils dans les hautes sphères politiques. Son fils aîné est le colistier du favori pour la présidence, le ministre de la Défense Prabowo Subianto, qui n’est rien de moins que l’ex-gendre du dictateur Suharto qui avait pris le pouvoir en 1965 au bénéfice d’un coup d’État aidé par les États-Unis dans le cadre de la lutte contre le communisme.

    Regard sur les enjeux de ce scrutin.

    Avec :

    Delphine Alles, professeure de Science politique. Vice-présidente de l’INALCO Institut National des Langues et Civilisations orientales Françoise Nicolas, conseiller du Centre Asie de l’IFRI Rémy Madinier, historien de l’Indonésie contemporaine, directeur de recherche au CNRS au sein de l’Institut d’Asie Orientale de l’ENS de Lyon.
  • Il est le plus vaste État de l’Asie du Sud-Est, avec près de 2 millions de km2… mais paradoxalement assez peu visible, tant il se trouve éparpillé en îles de toutes tailles. On en recense 13.466, peuplées par 300 ethnies différentes. L’Indonésie est la première puissance économique d’Asie du Sud-Est, le quatrième pays le plus peuplé au monde et le premier pays musulman en termes de population. 275 millions d’habitants en 2022. L’archipel est traversé par la première route maritime mondiale via le détroit de Malacca. Membre fondateur de l’Asean dont il est le pays le plus important.

    Son second cercle d’influence est le Forum de la coopération économique de l’Asie Pacifique, (l’APEC) créé en 1989. L’Indonésie qui est également membre de l’Organisation de la Conférence islamique est le théâtre d’élections, présidentielle et législative, qui se tiendront ce mercredi 14 février 2024. Il s’agit de trouver un successeur au président Joko Widodo, communément appelé Jokowi qui, au terme de deux mandats, ne peut se représenter à la présidentielle. Sa popularité est immense, plus des trois quarts des Indonésiens approuvent ses actions. Fort de cela, le chef de l’État sortant est accusé de peser sur le scrutin en installant ses fils dans les hautes sphères politiques. Son fils aîné est le colistier du favori pour la présidence, le ministre de la Défense Prabowo Subianto, qui n’est rien de moins que l’ex-gendre du dictateur Suharto qui avait pris le pouvoir en 1965 au bénéfice d’un coup d’État aidé par les États-Unis dans le cadre de la lutte contre le communisme.

    Regard sur les enjeux de ce scrutin.

    Avec :

    Delphine Alles, professeure de Science politique. Vice-présidente de l’INALCO Institut National des Langues et Civilisations orientales Françoise Nicolas, conseiller du Centre Asie de l’IFRI Rémy Madinier, historien de l’Indonésie contemporaine, directeur de recherche au CNRS au sein de l’Institut d’Asie Orientale de l’ENS de Lyon.
  • Malgré les espoirs nourris par les démocraties après la Seconde Guerre Mondiale, malgré la tentative de construire un ordre international fondé sur le multilatéralisme et malgré la dissuasion nucléaire, la guerre ne cesse de se rallumer en de multiples points du monde, y compris aux portes de l’Europe. Guerre d’Ukraine et guerre en Israël ne sont pas sans liens. Les évènements se précipitent au point de donner l’image d’un monde hors de contrôle. Face à l’accélération, les Européens se retrouvent de plus en plus seuls.

    Invité : Thomas Gomart, historien et directeur de l’IFRI. « L’accélération de l’histoire. Les nœuds géostratégiques d’un monde hors de contrôle », éditions Tallandier.

  • La chanteuse Taylor Swift est considérée par le Time Magazine comme la personnalité la plus influente de l'année 2023. Lors des élections de 2018 aux États-Unis, un seul mot de sa part a poussé près de 250 000 jeunes citoyens américains à s'inscrire sur les listes électorales. Son rôle dans la participation aux présidentielles de 2024 est d'ores et déjà scruté, alors qu'elle s'est récemment déclarée Démocrate. (Rediffusion)

    D'autres icônes de la culture populaire font également l'objet d'études dans l'Enseignement supérieur à cause de leur influence et du fan activism qui en découle. L'année dernière (2022), l'ENS organisait par exemple un séminaire de quatre mois autour de Beyoncé.

    Comment pèsent-elles sur la politique de leur pays ? Où se placent-elles sur la scène internationale ? Sont-elles des instruments de soft-power ou des acteurs géopolitiques à part entière ?

    Nous en discutons avec nos trois invitées : Jennifer Padjemi, journaliste, autrice de « Féminisme et pop-culture » (Stock) ; Marie-Cécile Naves, politologue, spécialiste des États-Unis, des questions de genre et de féminisme comme objet politique,et Dimitra Laurence Larochelle, maîtresse de conférences en Sciences de l'information et de la communication.

  • L’augmentation des crises internationales, voire leur superposition ainsi que la permanence du discours autour d’une confrontation future sino-américaine dans l’espace indopacifique, créent une période d’intenses bouleversements géopolitiques, avec une très forte croissance des enjeux maritimes. Le XXIè siècle sera maritime. L’importance de l’océan ne cesse d’être soulignée, que ce soit du point de vue du climat, pour les immenses ressources qu’il abrite, ou dans les échanges ou la géopolitique. (Rediffusion)

    La mer est devenue indispensable à l’essence même de la puissance : la création de richesse et la projection des forces. Ce qui fait craindre le retour au combat sur, sous et au-dessus des mers -les fameux conflits de haute intensité.

    Invités :

    L’amiral Bernard Rogel, ancien chef d’état major de la Marine et ancien chef de l’état major particulier des présidents François Hollande et Emmanuel Macron. « Un marin à l’Elysée. Des sous-marins nucléaires au bureau du Président », éditions Tallandier Maxence Brischoux, enseignant en Relations internationales à Paris II Panthéon Assas. Membre du comité de rédaction de la revue COMMENTAIRE. « Le commerce et la force », éd. Calmann-Lévy. Et « Géopolitique des MERS » PUF 2023 Cyrille Coutansais, directeur du Département recherches du Centre d’Études Stratégiques de la Marine et enseignant à Sciences Po. « L’Empire des mers. Atlas historique de la France maritime ». et « La mer. Une infographie », CNRS éditions.

    ⇒ Vaincre en mer au XXIè siècle. La tactique au cinquième âge du combat naval

  • Dans un monde où certaines puissances s’affirment non sans beaucoup d’audace et recourent sans complexe à la force sous toutes ses formes pour faire valoir leurs intérêts, la mer est devenue un lieu d’expression privilégié des revendications désinhibées. Après des décennies d’apparente accalmie, la tempête du combat naval est, selon les spécialistes, de nouveau une hypothèse plausible. (Rediffusion)

    Le XXè siècle fut marqué par une domination sans partage de la puissance navale occidentale. Le XXIè siècle nous fait assister à une désinhibition des États-puissances et une contestation des équilibres anciens, en particulier sur les océans, espace commun à l’humanité. La rivalité entre forces navales fait son retour. Les espaces maritimes sont le théâtre d’une compétition croissante où s’aiguisent appétits de conquête ou de suprématie.

    Regard sur les enjeux stratégiques des océans dont l’importance géopolitique n’est plus à démontrer.

    Invités :

    L’amiral Bernard Rogel, ancien chef d’état major de la Marine et ancien chef de l’état major particulier des présidents François Hollande et Emmanuel Macron. « Un marin à l’Elysée. Des sous-marins nucléaires au bureau du Président », éditions Tallandier

    Maxence Brischoux, enseignant en Relations internationales à Paris II Panthéon Assas. Membre du comité de rédaction de la revue COMMENTAIRE. « Le commerce et la force », éd. Calmann-Lévy. Et « Géopolitique des Mers » PUF 2023

    Cyrille Coutansais, directeur du Département recherches du Centre d’Études Stratégiques de la Marine et enseignant à Sciences Po. « L’Empire des mers. Atlas historique de la France maritime ». et « La mer. Une infographie », CNRS éditions.
  • Troisième victoire d’affilée pour le Parti Démocrate Progressiste à Taiwan. Son candidat Lai Ching-te l’a emporté, le 13 janvier 2024, sur ses deux rivaux et malgré les fortes objections chinoises. Le successeur de Tsai Ing-wen au pouvoir, depuis 2016, prendra ses fonctions au mois de mai 2024. Son score de 40 % à la présidentielle est en net recul par rapport à celui de la présidente sortante qui avait obtenu 52 % en 2020 pour son second mandat.

    Le DPP perd, par ailleurs, la majorité au Parlement. Qu’est-ce que cette victoire présidentielle et un Parlement divisé vont signifier pour les relations de Taiwan avec la Chine et les États-Unis ? Regard sur le début d’un nouveau cycle de quatre ans pour le détroit de Taiwan alors que, depuis 2019, la pression militaire chinoise contre l’île atteint des proportions inédites.

    Invités :

    Stéphane Corcuff, maître de conférence en politique du monde chinois contemporain à Sciences Po Lyon. Chercheur au Centre d’études linguistiques de l’Université Jean-Moulin Lyon 3. « Pékin Taiwan la guerre des deux Chines 1661-2022 » numéro 911 d'Historia Magazine et « Une tablette aux ancêtres », Asiathèque Matthieu Duchatel, directeur des Études internationales de l’Institut Montaigne. Spécialiste de la sécurité économique et des questions stratégiques en Asie. « La politique taiwanaise de la Chine à l’horizon 2028 », Institut Montaigne.
  • Le conflit en Israël, depuis les attaques terroristes du Hamas le 7 octobre 2023 et la riposte menée par Tel Aviv à Gaza, n’a de cesse de voir se multiplier les points de tension dans toute la région. Les frontières de l’épicentre sont dépassées depuis longtemps. En Irak et en Syrie, les milices chiites pro-iraniennes multiplient les tirs contre des cibles américaines. En mer Rouge, les houthistes yéménites proches de l’Iran envoient leurs missiles contre les navires étrangers.

    L’armée israélienne et le Hezbollah, bras armé de l’Iran au Liban, s’affrontent sans cesse dans la zone frontalière. Un climat de tension qui se généralise et dont a su profiter l’Organisation État Islamique qui a revendiqué l’attentat meurtrier à Kerman en Iran, le 3 janvier. Sans compter les assassinats ciblés : celui du général iranien Reza Mouzavi tué à Damas dans une frappe attribuée à Israël. L’État hébreu qui est également accusé d’être derrière l’élimination de haut gradés du Hamas ou du Hezbollah libanais.

    Alors que le Pentagone avait entamé une phase de désengagement militaire dans la région, il est contraint de redéployer des forces armées. Depuis octobre 2023, plus de 15 000 marins américains sont mobilisés dans la Méditerranée et dans le Golfe Persique afin de constituer une bulle de protection autour de l’État hébreu. Les Américains pourront-ils tenir cette posture indéfiniment alors qu’ils sont la cible des mouvements de l’axe de « la résistance » affiliés à Téhéran ? Téhéran qui entend bien surfer sur la guerre pour se renforcer au Moyen-Orient. L’Iran a, cette semaine, élargi son spectre des représailles à l’attentat qui l’a frappé début janvier 2024 en attaquant au Pakistan le quartier général du groupe jihadiste iranien Jaish al-Adi (armée de la justice en arabe). Cent jours après l’attaque du Hamas, quels sont les risques d’embrasement dans la région ?

    Regard avec nos invités :

    Bertrand Badie, professeur des Universités à Sciences Po. Auteur de nombreux ouvrages. Le dernier « Pour une approche subjective des relations internationales », éditions Odile Jacob. Denis Bauchard, ancien ambassadeur de France. Conseiller à l’IFRI, Institut Français des Relations internationales. Auteur de « Gaza : une guerre sans issue ? », article paru dans la Revue Esprit de Janvier.
  • Une guerre en Europe, un conflit au Moyen-Orient qui menace de s’étendre et des tensions en mer de Chine. L’administration Biden fait face à une multiplication des crises internationales.
    Élu sur la promesse de rétablir l’influence de l’Amérique, après l’unilatéralisme de Trump, quelle est la responsabilité du président américain alors qu’il a plutôt vu se fissurer un ordre mondial dont les USA ont longtemps été les garants ?

    Joe Biden est au plus bas dans les sondages et aborde une campagne difficile pour sa réélection. Il se targue vice-président d’Obama, mais force est de constater qu’il a davantage réagi aux évènements plus qu’il n’est parvenu à les contrôler. Le résultat de l’élection américaine en novembre 2024 sera l’évènement le plus déterminant pour l’évolution d’un système international au bord de la rupture.

    Invités :

    Maud Quessard, maître de conférences des Universités. Directrice du domaine Espace Euratlantique-Russie à l’Institut de Recherche Stratégique de l’École militaire (IRSEM) Laurence Nardon, chercheuse, responsable du Programme Amériques de l’IFRI. Productrice du podcast New Deal Stephen Dreyfuss, avocat américain. Ancien procureur et ancien président de l’Union Internationale des Avocats Philip Golub, professeur de Science Politique, de philosophie politique et de Relations internationales à l’Université américaine de Paris.
  • La saison des élections primaires s’est ouverte aux États-Unis. La campagne est lancée. Premier rendez-vous de la bataille le 15 janvier dans l’Iowa pour se terminer le 5 mars, avec le super Tuesday. Trois ans après le traumatisme de l’assaut du Capitole par les partisans de Donald Trump, le 6 janvier 2021, continue de marquer le paysage politique et pèse sur la campagne électorale pour le scrutin du 5 novembre 2024.

    À la veille de cet anniversaire, le président Biden a donné le coup d’envoi à son nouveau duel électoral avec Donald Trump en présentant le scrutin à venir comme un test pour la survie de la démocratie aux USA.

    Les sondages ne sont pas bons pour l’administration démocrate en place. Le président Biden est jugé trop vieux par une majorité d’électeurs. Son bilan n’est pas davantage perçu positivement alors que ses réformes ont enclenché le retour de l’État dans la conduite de la politique économique du pays et que les chiffres de l’emploi, de la croissance et même de l’inflation sont plutôt bons. Joe Biden aborde une campagne particulièrement difficile alors qu’une réélection de Donald Trump n’est pas à exclure. L’ex-président candidat à un nouveau mandat, prépare un projet de gouvernement très solide, d’inspiration à la fois conservatrice et autoritaire.

    Invités :

    Maud Quessard, maitre de conférences des universités. Directrice du domaine Espace Euratlantique-Russie à l’Institut de Recherche Stratégique de l’École militaire (IRSEM) Laurence Nardon, chercheuse, responsable du Programme Amériques de l’IFRI. Productrice du podcast New Deal Stephen Dreyfuss, avocat américain. Ancien procureur et ancien président de l’Union Internationale des Avocats Philip Golub, professeur de Science Politique, de philosophie politique et de Relations internationales à l’Université américaine de Paris.
  • En dépit de la pression de Pékin, Taïwan fait figure d’acteur incontournable de la scène internationale. Centralité dans les chaines de valeur mondialisée de haute technologie avec les semi-conducteurs. Taïwan produit plus de 90% des puces les plus performantes et ne cesse de progresser dans le domaine. Progression de l’identité nationale et renforcement des défenses de l’ile sur fond de guerre d’Ukraine. Au printemps 2022, au lendemain de l’invasion de l’Ukraine par les troupes russes, le parallèle Ukraine Taïwan s’est immédiatement imposé. Peut-il y avoir une guerre pour Taïwan ?

    Invités :

    - Valérie Niquet, spécialiste des questions stratégiques en Asie à la Fondation pour la Recherche Stratégique. « Taiwan face à la Chine. Vers la guerre ? » éditions Tallandier.

    - Jean-Pierre Cabestan, chercheur à Asia Centre. « Demain la Chine. Guerre ou Paix ? » éditions Gallimard.

    - Stéphane Corcuff, maître de conférence en politique du monde chinois contemporain à Sciences Po Lyon. Chercheur au centre d’études linguistiques de l’Université Jean-Moulin Lyon 3. « Pékin Taiwan la guerre des deux Chine 1661-2022 » N°911 d’Historia Magazine et « Une tablette aux ancêtres » Asiathèque.

    - Arnaud Vaulerin, journaliste au quotidien Libération. « Taiwan, la Présidente et la guerre » édition Novice.

  • Regard sur Taiwan en ce début 2024 à quelques jours des élections présidentielles et législatives du 13 janvier. Des scrutins particulièrement suivis par la Chine et les États-Unis en raison de leur importance pour l’avenir des relations entre l’île autonome et Pékin. La Chine qui considère Taïwan comme partie intégrante de son territoire s’est juré de ramener un jour l’île dans son giron, en recourant à la force si nécessaire.

    La présidente de Taïwan Tsai Ing-wen qui termine ses deux mandats à la tête du pays et qui refuse de reconnaitre les revendications territoriales de la Chine a dans son discours du 1er Janvier affirmé espérer une « coexistence pacifique » de long terme entre Taipei et Pékin et souligné que l’avenir des relations bilatérales devait être décidé par les « procédures démocratiques de l’île ». Une réponse au président chinois qui la veille déclarait que la Chine sera « surement réunifiée » et que « tous les Chinois des deux côtés du détroit de Taïwan devraient être liés par un but commun et partager la gloire du renouveau de la nation chinoise ». Regard sur les enjeux de l’élection du 13 janvier pour l’avenir de Taïwan et sa relation avec une Chine de plus en plus belliqueuse.

    Invités :

    - Valérie Niquet, spécialiste des questions stratégiques en Asie à la Fondation pour la Recherche Stratégique. « Taiwan face à la Chine. Vers la guerre ? » éditions Tallandier.

    - Jean-Pierre Cabestan, chercheur à Asia Centre. « Demain la Chine. Guerre ou Paix ? » éditions Gallimard.

    - Stéphane Corcuff, maître de conférence en politique du monde chinois contemporain à Sciences Po Lyon. Chercheur au centre d’études linguistiques de l’Université Jean-Moulin Lyon 3. « Pékin Taiwan la guerre des deux Chine 1661-2022 » N°911 d’Historia Magazine et « Une tablette aux ancêtres » Asiathèque.

    - Arnaud Vaulerin, journaliste au quotidien Libération. « Taiwan, la Présidente et la guerre » édition Novice.

  • Dans un monde où certaines puissances s’affirment non sans beaucoup d’audace et recourent sans complexe à la force sous toutes ses formes pour faire valoir leurs intérêts, la mer est devenue un lieu d’expression privilégié des revendications désinhibées. Après des décennies d’apparente accalmie, la tempête du combat naval est, selon les spécialistes, de nouveau une hypothèse plausible. Rediffusion.

    Le XXè siècle fut marqué par une domination sans partage de la puissance navale occidentale. Le XXIè siècle nous fait assister à une désinhibition des États-puissances et une contestation des équilibres anciens, en particulier sur les océans, espace commun à l’humanité. La rivalité entre forces navales fait son retour. Les espaces maritimes sont le théâtre d’une compétition croissante où s’aiguisent appétits de conquête ou de suprématie.

    Regard sur les enjeux stratégiques des océans dont l’importance géopolitique n’est plus à démontrer.

    Invités :

    L’amiral Bernard Rogel, ancien chef d’état major de la Marine et ancien chef de l’état major particulier des présidents François Hollande et Emmanuel Macron. « Un marin à l’Elysée. Des sous-marins nucléaires au bureau du Président » éditions Tallandier. Maxence Brischoux, chercheur au Centre Thucidyde de l’Université Paris Panthéon Assas « Le commerce et la force », éd. Calmann-Lévy. Et « Géopolitique des MERS » PUF 2023. Cyrille Coutansais, directeur du Département recherches du Centre d’Études Stratégiques de la Marine et enseignant à Sciences Po. « L’Empire des mers. Atlas historique de la France maritime ». et « La mer. Une infographie », CNRS éditions.
  • Géopolitique propose cette semaine un tour du monde des évènements qui ont marqué l'année 2023. À défaut d'être exhaustif, nos trois invités proposent leur regard sur des faits qu'ils ont eux-mêmes sélectionnés et qui ont eu un écho tout particulier dans la région qu'ils étudient au quotidien.

    Alors que le chapitre le plus sanglant du conflit israélo-palestinien est encore en train de s'écrire, Carole André-Dessornes, géopolitologue et spécialiste des rapports de force et des violences au Moyen-Orient reviendra sur les violences du régime iranien et sur le séisme à la frontière turco-syrienne. Avec elle, Sonia Le Gouriellec, maitresse de conférences spécialiste de la Corne de l'Afrique discutera du Coup d'État au Niger et de la poursuite de la guerre en Éthiopie.

    Outre-Atlantique, Christophe Ventura, directeur de recherche à l'Iris, apportera son regard sur les secousses politiques en Amérique latine, depuis le retour de Lula à la tête du Brésil jusqu'à l'investiture de Javier Milei en Argentine.

    Une émission en deux volets.

  • Géopolitique propose cette semaine un tour du monde des évènements qui ont marqué l'année 2023. À défaut d'être exhaustif, nos trois invités proposent leur regard sur des faits qu'ils ont eux-mêmes sélectionnés et qui ont eu un écho tout particulier dans la région qu'ils étudient au quotidien.

    Alors que le chapitre le plus sanglant du conflit israélo-palestinien est encore en train de s'écrire, Carole André-Dessornes, géopolitologue et spécialiste des rapports de force et des violences au Moyen-Orient reviendra sur les violences du régime iranien et sur le séisme à la frontière turco-syrienne. Avec elle, Sonia Le Gouriellec, maitresse de conférences spécialiste de la Corne de l'Afrique discutera du Coup d'État au Niger et de la poursuite de la guerre en Éthiopie.

    Outre-Atlantique, Christophe Ventura, directeur de recherche à l'Iris, apportera son regard sur les secousses politiques en Amérique latine, depuis le retour de Lula à la tête du Brésil jusqu'à l'investiture de Javier Milei en Argentine.

    Une émission en deux volets.

  • Alors qu'ils ne contribuent qu'à 2 % à 3 % des émissions de gaz à effet de serre globales, c'est unis et avec une même stratégie que les pays du continent africain sont arrivés à la COP28 qui se tenait à Dubaï et qui s'est terminée en milieu de semaine. En amont, 54 États avaient signé la « Déclaration de Nairobi », un texte approuvé à l'unanimité, en septembre2023, lors du premier sommet africain sur le climat (le Nigeria et l'Afrique du Sud n'y participaient pas).

    Comment ce front commun a-t-il pesé dans les négociations ? Quelles promesses ont obtenues les pays africains à la COP28 ?

    Nous en discutons avec nos deux invités, de retour des Émirats : Sébastien Treyer, directeur général de l’Iddri, spécialiste des négociations internationales sur le développement durable et Hindou Oumarou Ibrahim, géographe, coordinatrice de l'association des femmes peules autochtones du Tchad (AFPAT), co-présidente du Forum international des peuples autochtones sur le changement climatique.

  • La chanteuse Taylor Swift est considérée par le Time Magazine comme la personnalité la plus influente de l'année 2023. Lors des élections de 2018 aux États-Unis, un seul mot de sa part a poussé près de 250 000 jeunes citoyens américains à s'inscrire sur les listes électorales. Son rôle dans la participation aux présidentielles de 2024 est d'ores et déjà scruté, alors qu'elle s'est récemment déclarée Démocrate.

    D'autres icônes de la culture populaire font également l'objet d'études dans l'Enseignement supérieur à cause de leur influence et du fan activism qui en découle. L'année dernière (2022), l'ENS organisait par exemple un séminaire de quatre mois autour de Beyoncé.

    Comment pèsent-elles sur la politique de leur pays ? Où se placent-elles sur la scène internationale ? Sont-elles des instruments de soft-power ou des acteurs géopolitiques à part entière ?

    Nous en discutons avec nos trois invitées : Jennifer Padjemi, journaliste, autrice de « Féminisme et pop-culture » (Stock) ; Marie-Cécile Naves, politologue, spécialiste des États-Unis, des questions de genre et de féminisme comme objet politique,et Dimitra Laurence Larochelle, maîtresse de conférences en Sciences de l'information et de la communication.

  • L'Argentine investit ce dimanche (10 décembre 2023) son nouveau président. Javier Milei, candidat ultra-libéral, a remporté les élections de novembre avec 55 % des voix. Cet économiste de 53 ans, entré en politique en 2018, s'est fait élire notamment grâce à son verbe acerbe et cru, sa promesse de rompre avec le système en place, et en promettant aux Argentins le retour à l'opulence du début du siècle dernier. Son style rappelle à bien des égards celui de Donald Trump.

    Depuis sa victoire, son propos s'est cependant adouci et les alliances avec d'autres personnalités politiques argentines commencent à se dessiner. Comment va-t-il contenter à la fois ses électeurs et les différentes sensibilités politiques avec qui il doit composer pour gouverner ? Quel contre-pouvoir peut-on attendre pour faire barrage à celui qu'on surnomme « El loco » ? Comment les pays latino-américains ont accueilli ce nouveau venu ?

    Nous en discutons aujourd’hui avec :

    - Florence Pinot de Villechenon, professeur émérite à l'ESCP Business School et directrice du CERALE, le Centre d’Études et de Recherche Amérique latine Europe

    - Jean-Jacques Kourliandski, directeur de l'Observatoire de l'Amérique latine à la Fondation Jean Jaurès.