Episódios


  • L'invasion de l'Ukraine représente un tournant stratégique majeur. La mobilisation décrétée par la Russie et les référendums organisés dans les régions ukrainiennes bordant la Mer d'Azov marquent une escalade. D'aucuns estiment que la Russie veut non pas la paix mais la victoire. Les Etats-Unis sont eux à la veille des élections de mi-mandat qui pourraient se traduire par un changement de majorité au Congrès et une remise en question de l'aide américaine à l'Ukraine. Y a t-il des risques d'extension du conflit au théâtre européen? 

    Avec
    Alexandra Goujon, maître de conférences à l'Université de Bourgogne. «Ukraine, de l'indépendance à la guerre», éditions le Cavalier Bleu L'Amiral Henri Schricke, ancien représentant militaire de la France auprès de l'Otan et de l'Union européenne Pierre Razoux, directeur académique de la Fondation Méditerranéenne d'Études Stratégiques.
    Édition enregistrée à Toulon dans le cadre des Rencontres stratégiques de la Méditerranée. Initiative conjointe de la FMES et de la FRS.  


  • Regard sur le Brésil à quelques jours de l’élection présidentielle du 2 octobre 2022. Une campagne électorale tendue dans un pays polarisé entre les partisans de Lula et ceux du président sortant Jair Bolsonaro. Les attaques parfois très violentes entre les militants ont été nombreuses, instaurant un climat ressemblant étrangement aux États-Unis. Les sondages donnent l’ancien président Lula largement en tête et la question se pose de savoir s’il ne serait pas en mesure de l’emporter dès le premier tour.

    Président d’extrême droite, Jair Bolsonaro pâtit notamment de sa mauvaise gestion de la pandémie. Son programme d’aide aux plus démunis, renforcé au cours des derniers mois, n’a pas suffi à combler la distance qui le sépare de Lula. Président de 2003 à 2010 et libéré de prison en 2019 après un peu moins de deux ans de détention pour corruption passive, Lula prépare son retour en cette année 2022 du bicentenaire de l’indépendance du pays le plus vaste et le plus peuplé d’Amérique Latine. Bolsonaro conserve le soutien de forces très puissantes au Brésil… Espace le plus inégalitaire de la région, le pays est extrêmement polarisé et traverse une profonde crise politique, économique et sociale dans un climat de haine politique.  Enjeux et perspectives d’une élection présidentielle sous tensions.

     

    Invités :
    Juliette Dumont, maîtresse de conférences en Histoire contemporaine à l’Institut des Hautes Études de l’Amérique Latine (Université Sorbonne Nouvelle Paris 3) et chercheuse au CREDA  Lamia Oualalou, journaliste, spécialiste de l’Amérique Latine.  Alain Rouquié, président de la Maison de l’Amérique Latine, ancien ambassadeur de France.   Christophe Ventura, directeur de Recherche à l’Iris en charge du programme Amérique Latine et Caraïbe. 
     

    Émission enregistrée à Nantes dans le cadre des GÉOPOLITIQUES DE NANTES. 


  • Le chef du Kremlin a décrété, cette semaine, la mobilisation « partielle » soit l’engagement de 300.000 réservistes afin de renforcer sa position dans la guerre en Ukraine. Moscou a également annoncé l’organisation de référendums dans les territoires occupés, afin de les rattacher à la Russie. Vladimir Poutine a enfin relancé le chantage nucléaire. Pourquoi cette fuite en avant du leader du Kremlin ? Sanctionné par les puissances occidentales, globalement en difficulté sur la scène internationale Vladimir Poutine peut-il sortir vainqueur de la guerre ? Se maintenir longtemps au pouvoir alors que la guerre en Ukraine commence à déchirer la société russe ?  

    Invités : 
    Anna Colin Lebedev, maîtresse de conférences en Science politique à l’Université Paris Nanterre. Autrice de « Jamais frères ? Ukraine et Russie : une tragédie postsoviétique », éd. du Seuil Elsa Vidal, rédactrice en chef de la rédaction russe de RFI Jean de Gliniasty, directeur de recherche à l’IRIS et ancien ambassadeur Lukas Aubin, directeur de Recherche à l’Iris. Son dernier ouvrage, « Géopolitique de la Russie », aux éditions La Découverte. 
    Émission enregistrée à Nantes dans le cadre des GÉOPOLITIQUES DE NANTES. 


  • Malgré leur éloignement des zones de conflit, les pays du Maghreb et du Moyen Orient sont directement touchés par la guerre tant en termes politiques qu'en ce qui concerne la sécurité alimentaire. La tension est venue s'ajouter à une région déjà structurellement sous tension. Le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord sont parmi les plus gros importateurs de produits alimentaires de Russie et d'Ukraine.

    Raidissement politique. Accroissement des rapports de force. On assiste à une importante militarisation de la Méditerranée en même temps qu'un sentiment anti-européen assez fort court le long de la rive sud de la Méditerranée. 

     

    Invités : 
     Agnès Levallois, analyste à la Fondation pour la Recherche Stratégique et vice-présidente de l'IREMMO     Amiral Pascal Ausseur, directeur général de la Fondation Méditerranéenne d'Études Stratégiques Pierre Razoux, directeur académique de la FMES. 


  • En 1870, au moment de la Révolution industrielle, il existait un millier de musées. Aujourd’hui, il y en aurait plus de 80.000, dont 35.000 aux USA, environ 30.000 en Europe occidentale et près de 5.000 entre la Chine et le Japon. Les 7/8è des musées qui existent aujourd’hui ont été créés, il y a moins de 50 ans. Un boom muséal qui s'inscrit dans l'idée qu'une nation se doit d'avoir ses temples du beau, du bon et du bien. Ils lui sont indispensables pour créer et asseoir sa puissance.

    Alors que les musées ont eu beaucoup de difficultés à se développer dans l'espace arabo-islamique, l'Afrique pourrait être la terre promise des musées dans les prochaines décennies. 

     

    Invité : Krysztof Pomian, historien. «Le musée une histoire mondiale III. À la conquête du monde, 1850-2020», Gallimard, coll. Bibliothèque des histoires. 


  • Le déclenchement de la guerre en Ukraine a renforcé les chocs sur les marchés énergétiques et agricoles. L’Union européenne a compris le coût de sa dépendance aux hydrocarbures russes et cherche à accélérer la diversification de ses approvisionnements et de son mix énergétique.

    L’Europe devra t elle aussi réduire sa consommation au risque de freiner son économie ? Et le climat dans tout cela ? La sécurité énergétique l’emportera t-elle sur les objectifs climatiques ?  Quels défis pour l'Europe et le reste du monde ? 

    Invités  :  
    Yves Jegourel, co-directeur du cercle Cyclope, professeur au Conservatoire national des arts et métiers, titulaire de la chaire « Économie des matières premières » Jean-François Dimeglio, président d’Asia centre Marc-Antoine Eyl-Mazzega, directeur du Centre énergie et climat de l’Ifri François Luguenot, analyste de marchés de matières premières agricoles, directeur de FL Consultant


  • La guerre en Ukraine promet de durer. Les dommages et les conséquences sur le monde dans son ensemble se poursuivent, particulièrement en ce qui concerne les prix du gaz qui atteignent des sommets. Les prix alimentaires quant à eux ont commencé de retomber grâce à la réouverture du port d’Odessa sur la mer Noire. Mais ils ne sont à l’abri, ces prix alimentaires, ni des aléas climatiques ni de la spéculation. Fortes chaleurs et inondations se succèdent en Chine, Inde et Pakistan pour ne citer que quelques pays.  

    Plus de six mois que cette guerre se poursuit en Ukraine. Alors que l’hiver pointe son nez, l’Europe commence à ressentir de manière plus sévère les effets secondaires du conflit. Garder l’Europe unie malgré des prix de l’énergie douloureusement hauts est un défi. Et l’Europe évidemment n’est pas la seule à être impactée.

    Tensions dans la logistique et le transport maritime, sur les marchés de l’énergie, des produits agricoles, des minerais et des métaux. Choc énergétique, crise alimentaire, pénuries. On nous le dit et on nous le répète, la promesse d’abondance est terminée alors que semble s’effacer le rêve de la mondialisation des trente dernières années.   

    État des lieux et perspectives avec nos invités :
    Yves Jegourel, co-directeur du cercle Cyclope, professeur au Conservatoire national des arts et métiers, titulaire de la chaire « Économie des matières premières » Jean-François Dimeglio, président d’Asia centre Marc-Antoine Eyl-Mazzega, directeur du Centre énergie et climat de l’Ifri François Luguenot, analyste de marchés de matières premières agricoles, directeur de FL Consultant




  • Cinquante ans après le dernier pas de l’homme sur la Lune, le projet Artémis projette de nouvelles activités sur notre satellite. Le programme comporte pour le moment trois missions : un premier vol inhabité et deux vols habités lancés en 2024 et 2025. L’objectif : préparer le terrain à une exploration de l’espace encore plus vaste.

    21 nations, dont les États-Unis et la France, portent le projet, tandis que la Chine, la Russie ou encore l’Inde travaillent en parallèle sur des projets différents. Les acteurs privés SpaceX ou Blue Horizon, détenus par les milliardaires Elon Musk et Jeff Bezos, sont aussi de la partie.

    Quelles rivalités géopolitiques se jouent derrière cette conquête de la Lune ? Comment ces coopérations multilatérales bouleversent-elles le droit qui encadre les corps célestes ?

    Invités :

    - Florian Vidal, chercheur associé à l’Institut français des relations internationales (IFRI)

    - Dimitri Chuard, astrophysicien, chargé de recherches prospectives à Mines Paris PSL.


  • Considéré comme une boussole des relations entre les pays, l’art est un outil politique. De nouvelles régions dont la Chine et d’autres nations de la zone asiatique, mais aussi l’Amérique latine et l’Afrique proposent d’autres voies que celle américano-européenne. Mais, le soft power américain n’est pas pour autant détrôné et l’Occident dans son ensemble reste en tête dans la course à l’influence culturelle.

    Invités :  

    - Nathalie Obadia, galeriste spécialisée dans l’art contemporain, avec trois espaces à Paris et un à Bruxelles. Nathalie Obadia expose des artistes émergents et reconnus de la scène artistique contemporaine internationale et participe à plus d’une dizaine de foires internationales. Enseignante à Sciences Po et auteure de Géopolitique de l'art contemporain, éditions le Cavalier Bleu.  

    - Alain Quemin, professeur de sociologie de l’art à l’Université Paris VIII. Contributeur de la presse artistique. Le monde des galeries. Art contemporain, structure du marché et internationalisation, éditions du CNRS. 

    (Rediffusion du 3 juillet 2022)


  • 2022 aura été une année mouvementée pour le Sri Lanka. Privé du tourisme suite à la pandémie et aux attentats de 2019 sur son sol, le pays manque de devises et n’a pas pu rembourser sa dette auprès de la Chine. Ses 22 millions d’habitants peinent aujourd’hui à remplir le réservoir de leur véhicule et à se nourrir à leur faim, sans parler des pénuries de médicaments et des interdictions sur l’importation de près de 300 produits.

    Un autre coupable est désigné : le régime et sa gestion des finances. En juillet, le président fuit le pays et démissionne suite aux manifestations de la société civile. Le clan Rajapaksa semble vaincu, mais le Parlement choisit l’ancien Premier ministre Ranil Wickremesinghe pour le remplacer, attisant la colère de tout un peuple. Quelques semaines plus tard, un navire chinois, accusé d’espionnage, accoste au Sri Lanka et ravive les tensions entre Pékin et New Delhi. L’Inde et la Chine sont pourtant les deux principaux alliés du Sri Lanka et ses principaux créanciers. Comment le pays pourra-t-il sortir la tête de l’eau ? Doit-il compter sur l’Inde et sur la Chine pour régler sa crise économique ? Quel avenir politique et géopolitique pour le Sri Lanka ?

    Invités : 

    - Delon Madavan, géographe, chercheur au Centre d'études et de recherche sur l'Inde, l'Asie du Sud et sa diaspora (CERIAS/UQAM) et membre du Centre d'étude sur l'Inde et l'Asie du Sud (EHESS/CNRS).  

    - Jean-Luc Racine, directeur de recherches émérite et chercheur sénior à l’Asia centre.





  • La ville de New York reste incontestablement le centre du monde artistique. Mais, l’Europe n’est pas en reste. L’Allemagne tout d’abord avec un marché de l’art animé. L’Italie également ou encore le Royaume-Uni, devant la France qui ne parvient pas à retrouver son prestige du milieu du XXe siècle. La scène artistique mondiale connaît, depuis plusieurs années, une certaine atomisation avec la montée en puissance de nouveaux acteurs tels que la Chine, la Russie, l’Inde ou les États du Golfe.

    Ces pays devenus de nouveaux eldorados économiques et financiers engendrent écoles d’art et nouveaux artistes. Le Louvre à Abu Dhabi, Art Basel à Miami, les tulipes de l’Américain Jeff Koons à Paris sont autant de manifestations de l’art contemporain comme outil d’influence. Marqueur de puissance, l’art plus que jamais mesure le degré d’émancipation d’un pays, son pouvoir d’attraction et sa place dans le monde. Que nous dit l’édition 2022 d’Art Basel ? 

    (Rediffusion du 2 juillet 2022)

    Invités : 

    - Nathalie Obadia, galeriste spécialisée dans l’art contemporain, avec trois espaces à Paris et un à Bruxelles. Nathalie Obadia expose des artistes émergents et reconnus de la scène artistique contemporaine internationale et participe à plus d’une dizaine de foires internationales. Enseignante à Sciences Po et auteure de Géopolitique de l'art contemporain, éditions le Cavalier Bleu.  

    - Alain Quemin, professeur de sociologie de l’art à l’Université Paris VIII. Contributeur de la presse artistique. Le monde des galeries. Art contemporain, structure du marché et internationalisation, éditions du CNRS. 


  • Deux ans de détention en camps de travail, c’est la peine prononcée il y a tout juste 10 ans à l’encontre de trois membres des Pussy Riot. Quelques mois plus tôt, elles faisaient irruption dans la cathédrale du Christ Sauveur de Moscou, implorant la Vierge Marie à grands coups de guitare électrique de chasser Vladimir Poutine, en passe d’être réélu à la tête du pays.

    Élevées au rang d’icônes de l’activisme, leur condamnation marque aussi un tournant dans la répression de l’opposition en Russie. Après les Pussy Riot, rien ne sera plus comme avant.

    À l’heure où la guerre en Ukraine bat son plein et où le Kremlin a fermé ses frontières, où en est l’activisme en Russie ? Comment se maintient-il à l’intérieur et à l’extérieur du pays ? Son poids géopolitique peut-il lui permettre de renverser la situation ?

    Invitées :

    - Cécile Vaissié, professeure des Universités à Rennes 2, chercheuse en Etudes russes et soviétiques, spécialiste des relations entre culture et pouvoir. Son dernier ouvrage : « Le clan Mikhalkov », est paru aux Presses universitaires de Rennes (2019)

    - Marie Mendas, professeure à Sciences Po, chercheuse au CNRS, spécialiste de la politique intérieure et extérieure de la Russie. Membre de la revue Esprit, dont le numéro « En Ukraine et en Russie, le temps de la guerre », est paru en avril 2022.


  • Il y a bientôt trente ans, en 1994, entrait en vigueur le nouveau droit de la mer signé en 1982. Les fameux accords de Montego Bay en Jamaïque qui ont bousculé la géoéconomie politique mondiale avec la création des Zones Économiques Exclusives et conféré à la France le deuxième domaine maritime du monde, tout juste derrière les États-Unis. (Rediffusion)

    En son temps, le génie anglais fut d’avoir compris, bien avant les autres, que la mer constituait la plus vaste zone de libre-échange au monde. Qu’en est-il aujourd’hui ? Quel regard et quelle attitude les puissances mondiales ont-elles vis-à-vis de cette nouvelle frontière ?

    Recouvrant près de 72% de notre planète, la mer forme un univers à plusieurs dimensions recelant une biodiversité et des quantités de potentialités insoupçonnées. Regard sur ce nouveau droit de la mer qui bouleverse les équilibres entre les puissances et la révolution géographique impulsée par les routes du Nord.

    Invités :
    Julia Tasse, responsable du Programme Climat, Énergie, Sécurité et chercheuse à l’IRIS. Auteure de Géopolitique de la mer, aux éditions Eyrolles. Sébastien Abis, directeur du Club Démeter, chercheur associé à l’Iris. Spécialiste de la Sécurité alimentaire dans le monde. Auteur de Géopolitique de la mer, aux éditions Eyrolles. Antoine Le Garrec, directeur général de la Société familiale du même nom, basée à Boulogne-sur-Mer, spécialisée dans les produits de la mer.


  • Le 15 août 2021, 20 ans après en avoir été chassés par les Américains, les Talibans reprenaient le pouvoir à Kaboul. Un an après, où en est l’Afghanistan, devenue Émirat islamique ? Comment le pays a-t-il sombré dans une crise économique et humanitaire dont les femmes sont les premières victimes ? Pourquoi les Talibans ont-ils opté pour l’interprétation la plus stricte de la charia, quitte à rester au ban des nations et à se priver de milliards de dollars gelés par Washington ?

    Quel avenir pour les filles, interdites de collèges et de lycées, et pour les femmes afghanes, contraintes de porter le voile intégral, privées d’emploi et cantonnées chez elles ? Quels liens subsistent entre les fondamentalistes afghans et al-Qaida dont le chef, Ayman Al Zawahiri, vient d’être tué le 31 juillet 2022, en plein Kaboul par une frappe de drone américain ?

     

    Invités : 

    - Solène Chalvon-Fioriti, grand reporter, co-réalisatrice avec Margaux Benn du documentaire « Vivre en pays taliban », autrice de «  La femme qui s'est éveillée » chez Flammarion.

    - Mickael Barry, politologue, professeur à l’Université américaine de Kaboul déplacée désormais à Venise, auteur de  « Le cri afghan » paru en 2021 chez Asiathèque.

    - Romain Malejacq, professeur de Sciences politiques à l’Université de Radboud aux Pays-Bas, auteur de « Warlord Survival : The delusion of State Building in Afghanistan », aux Presses de l’Université de Cornell.


  • Il y a quinze ans, le prix Nobel de la Paix était conjointement décerné au Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC) et à Al Gore, ancien vice-président des États-Unis, pour leur engagement dans la lutte contre les changements climatiques. Parce qu’il amplifie les risques et les menaces, le changement climatique - c’est déjà une réalité - affecte la paix et la sécurité internationales, un peu partout dans le monde et particulièrement dans certaines régions, Proche et Moyen-Orient, bande sahélo-saharienne, Asie du Sud… pour n’en nommer que quelques-unes. Quel est aujourd’hui le panorama des risques stratégiques et opérationnels associés au dérèglement climatique ? Quels sont les enjeux et défis pour y faire face ? 

    Invités : 
    Julia Tasse, chercheuse à l’IRIS et responsable du programme de recherche Climat, énergie et sécurité Nicolas Regaud, conseiller climat du Major général des armées (MGA) et directeur du groupe de travail qui a élaboré la Stratégie Climat et Défense du ministère des Armées. Ancien chercheur à l'IRSEM et codirecteur avec Bastien Alex de La Guerre Chaude aux Presses de Sciences Po  Bastien Alex, responsable du programme Climat-Énergie au World Wide Fund for Nature (WWF) France et chercheur associé à l'IRIS. 
    (Rediffusion)


  • Retour des coups d’État militaire, transitions qui s’éternisent, tentation du 3ème mandat, petits arrangements avec les constitutions, essor du terrorisme islamiste, partenariats de plus en plus étroits avec des régimes autoritaires : Chine, Russie, Turquie… La démocratie « à l’occidentale » est-elle vouée à disparaître sur le continent africain ? L’heure d’une véritable émancipation de la tutelle des anciennes puissances coloniales a-t-elle sonné ? L’Afrique est-elle en quête d’un contre-modèle ?
    Autant de questions que l’on retrouve en filigrane du dossier « De la démocratie en Afrique »,  à la Une du dernier numéro de la Revue Internationale et Stratégique, paru aux éditions Armand Colin et Iris.  
     

    Invités :

    - Paul Simon Handy, chercheur et directeur du Bureau Afrique de l’Est de l’ISS (Institute for Security Studies) basé en Afrique du Sud

    - El Hadj Souleymane Gassama, dit Elgas, journaliste, écrivain, docteur en Sociolologie, chercheur associé au CERREV, le Centre de recherche Risques et Vulnérabilités de l’Université de Caen. Auteur de « Mâle noir », un roman paru en 2021 aux éditions Ovadia

    - Antoine Glaser, journaliste/essayiste, a co-écrit avec Pascal Airault : « Le piège africain de Macron », paru en 2021 chez Fayard.  


  • Le spectre de la fin du multilatéralisme est brandi à chaque crise depuis quelques années, à croire que les nouveaux défis mondiaux n’ont plus de réponses collectives qui puissent leur être apportées.  Est-ce à dire que le multilatéralisme a perdu de son efficacité ou plutôt que les grandes puissances lui préfèrent l’unilatéralisme ? 

    Concertation pacifique entre au moins trois États dans un cadre défini en commun, le multilatéralisme phénomène central des relations internationales connaît aujourd’hui une crise multidimensionnelle, reflet d’un monde en miettes. Crise des alliances traditionnelles entre États. Regain des compétitions de puissance. Le multilatéralisme a-t-il encore un avenir ? À l’occasion de la parution de « Nations Désunies ? La crise du multilatéralisme dans les relations internationales » qui vient de paraître aux éditions du CNRS, collection Biblis. (Rediffusion)

     

    Nos invités :
    Bertrand Badie, professeur émérite des Universités à Sciences Po Paris.   Jean-Vincent Holeindre, professeur de Sciences politiques à l’Université Paris Panthéon Assas. Co-directeur de l’Annuaire Français des Relations Internationales du Centre Thucydide. Et directeur scientifique de l’IRSEM.


  • Depuis plusieurs années, voire décennies, certaines puissances ont investi beaucoup de moyens pour développer leurs stratégies d’influence. La présence, ces derniers jours, sur le continent africain de Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, et d’Emmanuel Macron, le président français, en est un exemple. L’influence, un substitut à la puissance ?

    Invité :

    - Frédéric Charillon, professeur des Universités en Science politique à l’Université Clermont-Auvergne. Spécialiste des Relations internationales. Auteur de Guerres d'influence - Les États à la conquête des esprits, aux éditions Odile Jacob.


  • Relégué au second plan ces dernières décennies au profit de l’automobile et de l’avion, le train fait son retour. Il faut dire que son bilan carbone est plutôt flatteur : 3,37 grammes de CO2 émis par passager au kilomètre contre 110 pour la voiture et entre 73 et 254 pour l’avion. Le train entre donc en parfaite résonance avec le défi climatique grandissant et, pour l’Europe, une libéralisation du secteur.

    La période de grandeur du rail fut le XIXᵉ siècle, mais après un creux de vague, le train se voit aujourd’hui placé au cœur des enjeux géopolitiques. Pour le fret comme pour les passagers, ce mode de transport a le vent en poupe. Cette relance néanmoins ne se fait pas sans heurts. Le système ferroviaire comme expression d’une puissance, d’une domination sur un territoire, enjeu de rivalités. Regard sur le grand jeu ferroviaire qui se met en place.

    Invités : 
    Jean-Jacques Hervé, conseiller du Commerce extérieur de la France, président de l’Académie de l’Agriculture de France, ancien conseiller agricole auprès de l’Ambassade de France à Moscou et ancien conseiller du gouvernement ukrainien pour les questions agricoles. Antoine Pecqueur, journaliste et auteur de Géopolitique du rail - Le train au cœur des enjeux contemporains, aux éditions Autrement.


  • Les cérémonies du 60è anniversaire de l’indépendance de l’Algérie ont été notamment marquées, début juillet 2022, par un grand défilé militaire considéré comme un message adressé à l’extérieur et notamment au Maroc. Ces derniers mois ont été marqués par un fort regain de tensions entre Rabat et Alger, à propos du Sahara Occidental et cette affaire d’espionnage par les services marocains via le programme Pegasus de milliers de mobiles algériens.

    L’entrée d’Israël dans l’espace maghrébin à la suite de la normalisation diplomatique avec Rabat est perçue à Alger comme une menace sérieuse. Seul pays de la région susceptible de jouer un rôle politique clé et proactif au Sahel, Alger est aussi la puissance régionale incontournable pour la lutte contre le terrorisme et l’insécurité au Sahel. Une redynamisation soutenue de sa politique étrangère s’impose néanmoins à l’Algérie pour confirmer ce statut de puissance régionale. La guerre en Ukraine offre-t-elle une nouvelle légitimité sur le plan international, aux autorités algériennes en mal de légitimité démocratique sur un plan interne ?

    Invités :
    Pierre Vermeren, professeur d’Histoire des sociétés arabes et berbères contemporaines à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne et membre du Laboratoire SIRICE. « Histoire de l’Algérie contemporaine », aux éditions Nouveau Monde. Amer Ouali, journaliste à l’Agence France Presse à Paris. Directeur du Bureau d’Alger de l’AFP entre 2014 et 2017 et ancien correspondant de l’Agence durant la décennie noire. « Du verbe au fusil, la terreur Sainte. Retour sur la décennie noire. Algérie 1991-2002 », éditions Erick Bonnier.   Kader Abderrahim, maître de conférences à Sciences Po. « Géopolitique de l’Algérie », éditions Bibliomonde.