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  • Peut-être que vous aussi, vous avez déjà eu l'impression que tout le monde parlait du travail, tout le temps? De ses souffrances et des questions qu’il charrie. Mais aussi de l'excitation et de la satisfaction qu’il procure dans le meilleur des cas. Il est intéressant d'observer comme les mots de sacerdoce et de vocation sont synonymes, et à quel point l’un glisse vers la charge, le poids, et l’autre vers la lumière, la légèreté.
    Comme si un travail était forcément quelque chose qui ne vous anime pas. Ou une passion, qui finit par vous dévorer. C'est étrange cette dichotomie, comme un écartèlement. Comme si finalement le mot travail portait si bien son nom, son étymologie, qui ramène à un instrument de torture. 
    Cette semaine, nous vous racontons une histoire de travail et de vocation, réalisée par Camille Marigaux.
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    La musique de cet épisode de Transfert a été composée par Benjamin Grossmann. L'épisode a été mixé par Jean-Baptiste Aubonnet. Il a été produit sous la direction de Maureen Wilson, responsable éditoriale. Transfert est un podcast de Slate.fr produit par Louie Média.

  • On sous estime beaucoup les histoires d'amitié. On ne nous prépare pas, dans les contes pour enfant, en littérature, au cinéma, au fait que nos grandes histoires d'amour seront aussi des histoires d'ami.e.s. On nous dit qu'il faudra trouver un roi, une reine, on nous applaudit quand on annonce un mariage, des fiançailles, on y voit le signe que la vie plus jamais ne se fera seule, mais rares sont les parents qui vous applaudissent quand vous ramenez vos premiers amis.
    Vous avez 8 ans, vous êtes dans les vestiaires d'un cours de danse, vous enlevez vos demi-pointes, et vous parlez vraiment pour la première fois à celle qui sera de toutes les batailles, qui les mènera avec vous. Vous ne signerez jamais de contrat, ne partagerez jamais un lit ou un appartement, mais c'est avec elle que vous mangerez des petites carottes au tzatziki à 2H du matin après un premier baiser. Elle répondra à tous les sms à 4h une nuit de rupture, décrochera à 7h après un test de grossesse.
    Ces amitiés-là peuvent tout et leur influence transforme les vies. Elles sont aussi importantes et peuvent être aussi dévastatrices que les histoires d'amour. 
    Cette semaine, c'est une histoire d'amitié que l'on vous raconte dans Transfert, elle a été réalisée par Hortense Chauvin. 
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    La musique de cet épisode de Transfert a été composée par Maxime Daoud. L'épisode a été mixé par Jean-Baptiste Aubonnet. Il a été produit sous la direction de Maureen Wilson, responsable éditoriale. Transfert est un podcast de Slate.fr produit par Louie Média. 

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  • Peut-être vous est-il déjà arrivé, face à la violence, face à trop de colère, de frustration de voir le monde injustement ce qu’il est, de vous sentir épuisé? Il peut s’agir d’un burn out, d’une dépression. Ce sont les moments où la littérature peut être la plus nécessaire. La ressource dont parle Audre Lorde dans son texte Poetry is not a luxury. La militante féministe noire américaine, poétesse, explique que la poésie n’est pas un luxe parce qu’elle permet de mettre en mot un monde nouveau qui n’existe pas encore, de penser une réalité différente, de donner corps et de légitimer nos émotions. Elle pense la poésie comme un étrier, une passerelle. 
    «La poésie écrit-elle, permet de nommer ce qui n'a pas de nom pour que ce qui n'a pas de nom puisse être pensé. Nos poèmes tracent des chemins vers les horizons les plus éloignés de nos espoirs et de nos peurs, creusés dans la roche des expériences de notre quotidien». En somme, la poésie permet de faire la révolution.
    Dans cet épisode, Anais raconte son cheminement militant et personnel, au micro d'Helene Carbonnel.
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    Cet épisode a été mixé par Jean-Baptiste Aubonnet. La musique est de Marine Quéméré. Maureen Wilson était à l’édition et à la coordination. Transfert est présenté par Charlotte Pudlowski et produit par Louie Média pour Slate.fr.

  • Avez-vous déjà eu le sentiment que l’ensemble de votre vie répondait, par périodes, à des thématiques?
    Par exemple, à l’époque où Charlotte Pudlowski, la rédactrice en cheffe de ce podcast, a créé Transfert en juin 2016, elle avait l’impression que tout dans sa vie était histoires. Qu'elle avait toujours été obsédée par les histoires, qu'elle en écrivait petite, que son obsession était la narration. Soudain, tout faisait sens, avec la création de Transfert, entre sa vie intime et professionnelle. 
    Puis, elle a eu le sentiment que toute sa vie était travaillée, plus globalement, par un questionnement sur la parole. Tout ce qui la questionnait, dans sa vie amoureuse, familiale, amicale, était lié à la parole, à ce qui était dit, ou ce qui était tu. C'est le moment où elle a cofondé Louie Media, le studio de podcasts qui produit Transfert pour Slate, et où sa vie professionnelle n’est devenue qu’un grand questionnement sur les podcasts, donc la parole vivante. 
    Désormais, c'est à cela qu'elle pense lorsqu'elle entend dire que tout est lié, quand les gens disent qu’il n’y a pas de hasard. Ce n’est pas du tout mystique, pas du tout une histoire de lune, de soleil, d’astrologie.
    Dans cet épisode, Pauline raconte comment ses questionnements sur son identité ont rejailli sur sa vie professionnelle et personnelle, au micro de Jeanne-Marie Desnos.
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    Cet épisode a été mixé par Jean-Baptiste Aubonnet. La musique est de David Aknin. Maureen Wilson était à l’édition et à la coordination. Transfert est présenté par Charlotte Pudlowski et produit par Louie Média pour Slate.fr.

  • Peut-être avez-vous déjà lu ce vers de Valéry Larbaud qui dit «J'ai des souvenirs de villes comme on a des souvenirs d'amour». C'est dans Les Poésies de Barnabooth. En lisant ce vers, on peut imaginer à quel point il peut être merveilleux d’avoir ce genre de souvenirs, de contenir en soi des villes comme des mondes personnels, des villes qui n'ont rien perdu de leur fantasmes, dont la réalité n’avait pas effacé la puissance. On peut imaginer le désir que l’on peut avoir pour une géographie, de lui appartenir, de faire corps avec elle, l'envie pour ce qu’elle peut construire en nous, guérir, réparer. 
    Dans cet épisode, Clara nous parle de sa quête pour trouver quelque chose, quelqu'un, auquel se raccrocher. Elle raconte son histoire au micro d'Iris Ouédraogo.
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    Cet épisode a été mixé par Jean-Baptiste Aubonnet. La musique est d'Adrien Casalis. Maureen Wilson était à l’édition et à la coordination. Transfert est présenté par Charlotte Pudlowski et produit par Louie Média pour Slate.fr.

  • Dans une interview récente, la chroniqueuse et poétesse Kiyémis recommandait la lecture de la poétesse américaine contemporaine Nayyirah Waheed, et notamment les vers suivants:
    «And i said to my body / Softly / I want to be your friend / It took a long breath / And replied: “I have been waiting my whole life for this”.» (J'ai dit à mon corps / Doucement / J'ai envie d'être ton ami / Il inspira et expira longuement / Et répliqua / «J'ai attendu ce jour toute ma vie».)
    Si tant est que de la poésie puisse être virale, ces vers là le sont: on les retrouve partout, sur des posters, sur Instagram. Ils résonnent avec l’histoire de beaucoup de femmes, une histoire de mise à distance de son propre corps, et parfois une histoire de réconciliation.  
    Dans cet épisode, Agathe raconte comment elle a réussi à faire la paix avec son corps, au micro de Benjamin Boukriche.
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    Cet épisode a été mixé par Jean-Baptiste Aubonnet. La musique est de Benjamin Grossmann. Maureen Wilson était à l’édition et à la coordination. Transfert est présenté par Charlotte Pudlowski et produit par Louie Média pour Slate.fr.

  • Pour qui, seriez vous capable de vous oublier? Quelle personne aimez-vous assez pour la faire passer avant vous, avant vos besoins, avant vos plaisirs? Pour qui seriez-vous capable de sacrifier des années, votre temps, vos plaisirs, pour la rendre heureuse, l’apaiser? C’est une perspective douloureuse mais cela en dit long sur votre capacité à aimer, et sur la chance d’avoir des gens à aimer autant. 
    Dans cet épisode, Frédérique raconte comment elle a grandi avec l'obsession de rendre sa mère heureuse et fière, au micro d’Amel Almia. Attention, l'histoire racontée dans cet épisode est particulièrement dure.
    Cet épisode a été mixé par Jean-Baptiste Aubonnet. La musique est de Maxime Daoud. Maureen Wilson était à l’édition et à la coordination. Transfert est présenté par Charlotte Pudlowski et produit par Louie Média pour Slate.fr.

  • Dans le film des frères Dardenne Deux jours, une nuit, Marion Cotillard joue le rôle d’une employée d'une entreprise de panneaux solaires. Elle revient de congé maladie, et pendant son absence, son patron a réparti son travail sur les autres employés, en leur donnant une prime. Au retour de Sandra ils ont un choix: perdre leur prime, et permettre à Sandra de reprendre son travail. Ou garder leur prime et Sandra perdra son emploi.
    Le film pose cette question: qu’est-ce qui déclenche des élans de solidarité? Qu’est-ce qui fait qu’un individu, puis un groupe, peut trouver en lui de se sacrifier pour un autre? Est-ce que c’est une question d’empathie, de générosité? Est-ce que c’est une pure question politique?
    Dans l’épisode d’aujourd’hui vous entendrez l’histoire de Christophe, au micro d’Iris Ouédraogo, qui nous raconte comment ses collègues de travail se sont mobilisés pour lui donner du temps.
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    Cet épisode a été mixé par Jean-Baptiste Aubonnet. La musique est de David Sztanke. Maureen Wilson était à l’édition et à la coordination. Transfert est présenté par Charlotte Pudlowski et produit par Louie Média pour Slate.fr.

  • Deux souvenirs se rejoignent. L’un quand je suis allée me faire tatouer pour la première fois, et que j’ai demandé à ma tatoueuse si j’allais souffrir: elle m’a dit les femmes n’ont jamais mal pour de si petits tatouages, on est bien plus habituées à la douleur, il n’y a que les hommes qui trouvent ça douloureux. L’autre souvenir est celui d’une conversation il y a des années avec un homme qui me disait que je jurais et que ce n’était pas très féminin. J’avais dit: «Ça veut dire quoi féminin?». Il n’avait pas bien su répondre et dans ma tête je me disais que je ne saurais pas bien non plus. 
    Si on me reposait la question aujourd’hui, de ce qu’est la féminité, je répondrais que c’est une souffrance discrète. Une manière d’accepter une souffrance normalisée sans faire de bruit, gentiment, joliment. 
    C’est un lieu commun chez les féministes de dire que si les hommes accouchaient on aurait découvert la péridurale bien plus tôt et elle serait plus commune dans le monde entier. On trouve normal que les femmes souffrent, on trouve gênant qu’elles s’en plaignent trop. Mais jusqu’où peut-on s’aimer dans sa féminité quand elle est associée à la douleur?
    Dans cet épisode, Marion raconte comment elle a réussi à se réconcilier avec sa féminité, au micro d’Agathe Le Taillandier.
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    Cet épisode a été mixé par Jean-Baptiste Aubonnet. La musique est de Marine Quéméré. Maureen Wilson était à l’édition et à la coordination. Transfert est présenté par Charlotte Pudlowski et produit par Louie Média pour Slate.fr.

  • Il y a un passage, dans un livre d’entretiens de la romancière Annie Ernaux, L'écriture comme un couteau, dans lequel elle parle de définir ou non la littérature, la fiction, de la place du je, et dans ce passage, elle dit «Pour moi, la vérité est simplement le nom donné à ce qu'on cherche et qui se dérobe sans cesse.» C'est beau de parler de vérité dans le contexte de l’écriture parce que précisément l’écriture est une recherche, un point de vue donné, qui ne peut jamais être totale et jamais raconter une vérité absolue.
    De manière générale, chaque récit est une recherche de vérité, une tentative de proposer une version possible, et plus les points de vue s’accumulent, plus vous entendrez différentes personnes vous raconter leur point de vue sur une même histoire, plus l’illusion de vérité sera grande. Mais il y aura toujours une autre version possible de cette histoire, une autre vision selon que le témoin aura grandi, changé, se sera remémoré quelque chose, et le palimpseste peut continuer à l’infini. La vérité se dérober à l’infini. Dans l'épisode de cette semaine, Léa raconte sa quête personnelle de vérité, au micro de Jeanne-Marie Desnos. 
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    Cet épisode a été mixé par Jean-Baptiste Aubonnet. La musique est de David Aknin. Maureen Wilson était à l’édition et à la coordination. Transfert est présenté par Charlotte Pudlowski et produit par Louie Média pour Slate.fr.

  • Si vous avez déjà visité New York, vous vous souvenez sûrement de ce que vous avez ressenti en vous baladant pour la première fois dans la ville.
    Les tuna salad qu’on peut acheter tard dans la nuit, Central Park et ses écureuils, le café filtre à volonté, les cheesecakes et les pickles dans les déli de Woody Allen; le métro à Times Square. Presque comme dans les films : immense, vertigineux, excitant. Mais l’Amérique des films n’est pas toujours New York, pas toujours son meilleur visage. Que se passerait-il si en guise de voyage linguistique, vous étiez plongé dans une scène de mauvais polar?  Dans cet épisode, Aurélien raconte son road-trip aux Etats-Unis au micro de Cyrielle Bedu.
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  • En décembre 1954, dans une entrée de son journal, Julien Green parle de Dieu, de son incommensurabilité et il écrit que “Le grand pêché du monde moderne, c'est le refus de l'invisible."
    Il parle de croire en ce qu’on ne voit pas. C’est drôle à relire aujourd’hui, car le temps a donné à cette phrase une polysémie plus grande. On refuse l’invisible, on ne veut croire que ce que l’on voit, quitte à inventer des signes. On ne veut pas de l’invisible chez les autres, on veut de la transparence, savoir ce qu’il en est des personnes que l’on aime, où ils sont, ce qu’ils font. On veut des vidéos de nos idoles, tout le temps, jusque dans leur intimité.
    Mais on rêve aussi de capes d’invisibilité, de pouvoir disparaître parfois, dans le confort de l’obscurité, n’être ni vu, ni regardé. Mais ne pas disparaître, ne pas devenir invisible aux yeux des autres et de la société. On veut pouvoir se cacher, se montrer, on se perd dans les vertiges de ces contradictions au point de ne plus toujours savoir quoi montrer, quoi cacher, qui on est. Et quand parfois on trouve le jeu d’ombres et de lumière confortable... Quel soulagement. Dans cet épisode, Hayzia raconte son histoire -comment elle a cherché et trouvé sa place- au micro d’Amel Almia.
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    Cet épisode a été mixé par Jean-Baptiste Aubonnet. La musique est de Benjamin Grossmann. Maureen Wilson était à l’édition et à la coordination. Transfert est présenté par Charlotte Pudlowski et produit par Louie Média pour Slate.fr.

  • Dans son livre Histoire de la violence, Edouard Louis, alors qu’il évoque la mort d’une petite fille dont la mère est en partie tenue pour responsable, évoque la circulation de la haine et de la violence. Il écrit que «la haine pour la mère, la haine s’était déplacée sur d’autres personnes, à croire que c’est un sentiment qui ne peut par nature jamais disparaître mais seulement passer d’un corps à l’autre, se transférer d’un groupe à l’autre, d’une communauté à l’autre, (...) la haine n’a pas besoin d’individus particuliers pour exister mais uniquement de foyers pour se réincarner».
    Cette fluidité de la haine paraît si vraie, si évidente, elle se fixe sur une idée, un groupe, un autre. Mais peut-elle aussi facilement se muer en amour? N'est-ce pas finalement la même chose? Une masse qui brûle en vous? Un élan qui demande à se fixer sur quelque chose? Dans cet épisode, William raconte son histoire au micro d’Iris Ouédraogo.
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  • Depuis le collège, depuis l’époque où j'ai découvert l'Antigone d'Anouilh, le mot «espoir» me fait invariablement penser à l'expression «sale espoir». C'était une sacrée découverte, que l'espoir pouvait être épuisant, ignoble, inutile. C'est au tout début de la pièce, tragédie dans laquelle Antigone va mourir pour ses principes, et les spectateurs le savent d'emblée, puisqu'ils savent qu'ils vont voir une tragédie, et que dans une tragédie on meurt. Et le choeur déclame: «C'est propre, la tragédie. C'est reposant, c'est sûr… Dans le drame, avec ces traîtres, avec ces méchants acharnés, cette innocence persécutée, ces vengeurs, ces terre-neuve, ces lueurs d'espoir, cela devient épouvantable de mourir, comme un accident. On aurait peut-être pu se sauver, le bon jeune homme aurait peut-être pu arriver à temps avec les gendarmes. Dans la tragédie on est tranquille. D'abord, on est entre soi. On est tous innocents en somme! Ce n'est pas parce qu'il y en a un qui tue et l'autre qui est tué. C'est une question de distribution. Et puis, surtout c'est reposant, la tragédie, parce qu'on sait qu'il n'y a plus d'espoir, le sale espoir ; qu'on est pris, qu'on est enfin pris comme un rat, avec tout le ciel sur son dos, et qu'on n'a plus qu'à crier, à gueuler à pleine voix ce qu'on avait à dire, qu'on n'avait jamais dit et qu'on ne savait peut-être même pas encore. Et pour rien; pour se le dire à soi, pour l'apprendre, soi. Dans le drame, on se débat parce qu'on espère en sortir. C'est ignoble, c'est utilitaire. Là, c'est gratuit. C'est pour les rois. Et il n'y a plus rien à tenter, enfin!»»
    Ce texte disait que c'est épuisant d'espérer, de s'accrocher, de s'obstiner. Épuisant et parfois stérile. Alors jusqu'où faut-il espérer? C'est une histoire d'espoir et d'obstination qu'Alban raconte au micro d'Ayoub Bel-Hyad.
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    Cet épisode a été mixé par Jean-Baptiste Aubonnet. La musique est de David Aknin. Maureen Wilson était à l’édition et à la coordination. Transfertest présenté par Charlotte Pudlowski et produit par Louie Média pour Slate.fr.

  • La romancière féministe Benoîte Groult, qui a traversé le 20e siècle et vu la condition des femmes évoluer de l'absence du droit de vote à la loi sur la parité, répondait en 1975 à une interview télévisée, et parlait de son premier mariage. L'homme qu'elle avait épousé était mort au bout de 8 mois.  "J'étais veuve, et ça c'est un état social. Étant veuve j'étais une femme, ça y est j'étais épanouie, je me suis mise à travailler avec plus d'ambition et de courage, j'existais. La dignité pour une femme –Jean Foyer notre ancien ministre le disait encore en 73– une femme ne tire sa dignité que du mariage. C'est tout de même monstrueux. Nous ne sommes pas des êtres humains complets si nous ne sommes pas mariés."
    Comment une vie de femme peut-elle être transformée, modelée, voire entravée par un mariage à un homme? Inès raconte son histoire au micro d'Amel Almia, pour Transfert.
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    Cet épisode a été mixé par Jean-Baptiste Aubonnet. La musique est de David Stzanke. Maureen Wilson était à l’édition et à la coordination.Transfertest présenté par Charlotte Pudlowski et produit par Louie Média pour Slate.fr.

  • Dans les toutes premières lignes de son essai Sorcières, la puissance invaincue des femmes, Mona Chollet décrit sa fascination pour ces créatures. Elle évoque les sorcières des Disney, celles de romans nordiques. «Elles fouettaient l’imagination, procuraient des frissons de frayeur délicieuse, donnaient le sens de l’aventure, ouvraient sur un autre monde. Pendant la récréation, à l’école primaire, mes camarades et moi traquions celle qui avait élu domicile derrière les buissons de la cour, obligés de nous en remettre à nous-mêmes face au flegme incompréhensible du corps enseignant. La menace flirtait avec la promesse. On sentait soudain que tout était possible, et peut-être aussi que la joliesse inoffensive, la gentillesse gazouillante n’étaient pas le seul destin féminin envisageable. Sans ce vertige, l’enfance aurait manqué de saveur. (...) La sorcière incarne la femme affranchie de toutes les dominations, de toutes les limitations ; elle est un idéal vers lequel tendre, elle montre la voie.»
    Peut-être avons-nous tous et toutes eu, dans notre enfance, une sorcière? La promesse d’un peu de magie quand le monde en manquait. D’un pouvoir dans l’impuissance apparente. C'est une histoire de sorcellerie et de famille que raconte Alice au micro de Maud Benakcha.
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  • Le très libéral magazine The Economist expliquait récemment que la vision extrêmement pessimiste souvent donnée du monde du travail moderne n'avait aucun sens. Il suffisait, selon celui-ci, de regarder le 'boom' récent du nombre d'emplois. Mais quels emplois?
    Vous qui nous écoutez, sur le chemin de retour du travail, ou en route pour vous y rendre, quel genre de journée passez-vous? Stressante, excitante, épanouissante? Diriez-vous que vous êtes heureux dans votre travail? D'aller au bureau? Qu'est-ce qui fait de nos journées des moments de plaisir ou tout du moins, qui leur donne du sens? Ce questionnement autour du travail, c'est ce qui marque l'histoire réalisée par Rémi Dybowski-Douat pour Transfert.
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  • Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. C’est le credo de Candide, héros de Voltaire, qui découvrira au fur et à mesure du roman d’apprentissage que son optimisme furieux est parfois aveugle. L’ironie de Voltaire assassine sa naïveté.
    Qui peut bien rester optimiste en toute situation? Qui peut, face au froid à la fin, à la maladie et aux tremblements de terre rester optimiste? Ces gens existent pourtant, et ils ne ressemblent pas toujours à Candide. Ils peuvent être optimisme avec intelligence et avec résolution.
    Cet optimisme, c'est ce qui marque l'histoire que Caroline a raconté au micro d’Elodie Font et d'Eric Lange pour Transfert.
    Cet épisode a été mixé par Jean-Baptiste Aubonnet. La musique est de David Stzanke. Maureen Wilson était à l’édition et à la coordination. Transfertest présenté par Charlotte Pudlowski et produit par Louie Média pour Slate.fr.

  • Il y a quelques années, un article du New York Times renvoyait vers une étude proposant 36 questions pour tomber amoureux. 36 questions qui pouvaient, en exposant nos vulnérabilités, nous rapprocher intimement d’une personne, être un accélérateur. Tout ce qu’il serait nécessaire de savoir sur quelqu’un. Pourtant, il n’y avait rien sur les croyances.
    En quoi croyons-nous ? Et à quel point est-ce que cette foi peut-elle supporter un écart avec la foi de l'autre? Un écart infime, minime, tenable, immense, un gouffre? Ces questionnements ont été ceux de Jeanne, qui a raconté son histoire au micro de Sarah-Lou Lepers pour Transfert.
    Cet épisode a été mixé par Jean-Baptiste Aubonnet. La musique est de David Aknin. Maureen Wilson était à l’édition et à la coordination. Transfertest présenté par Charlotte Pudlowski et produit par Louie Média pour Slate.fr.

  • Il y a quelques années, un article du New York Times renvoyait vers une étude proposant 36 questions pour tomber amoureux. 36 questions qui pouvaient, en exposant nos vulnérabilités, nous rapprocher intimement d’une personne, être un accélérateur. Tout ce qu’il serait nécessaire de savoir sur quelqu’un. Pourtant, il n’y avait rien sur les croyances.
    En quoi croyons-nous ? Et à quel point est-ce que cette foi peut-elle supporter un écart avec la foi de l'autre? Un écart infime, minime, tenable, immense, un gouffre? Ces questionnements ont été ceux de Jeanne, qui a raconté son histoire au micro de Sarah-Lou Lepers pour Transfert.
    Cet épisode a été mixé par Jean-Baptiste Aubonnet. La musique est de David Aknin. Maureen Wilson était à l’édition et à la coordination. Transfertest présenté par Charlotte Pudlowski et produit par Louie Média pour Slate.fr.