Episodi

  • Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans la Quille, le podcast où on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Cette semaine, je reçois la photographe franco-américaine Jane Evelyn Atwood. En 1976, elle s’achète un appareil photo, part à la rencontre des prostituées de la rue des Lombards à Paris, et réalise sa première série de photos. À cette occasion, elle rencontrera des figures marquantes comme Blandine, qu’elle évoque encore aujourd’hui. Par la suite, son objectif côtoiera une prison pour femmes, des mines antipersonnelles ou encore Jean-Louis, atteint du sida dans les années 1980. Chez Jane Evelyn Atwood, le sujet est au centre, et son travail lui a valu bon nombre de prix. Si bien qu'aujourd’hui, elle fait partie des grands noms de la photographie contemporaine. Et à ce titre, je me suis rendu chez elle, à Paris, pour parler de la manière dont elle voit, dont elle conçoit, et dont elle travaille la photographie. Alors avec Jane Evelyn Atwood, on parlé de ses débuts parisiens, de la France comme terre de culture, ou encore de son matériel, dont l’iphone fait partie. Bonne écoute !
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    Les coups de coeur culturels de Jane Evelyn Atwood :
    - "Le lambeau", de Philippe Lançon (Gallimard)
    - "Son éclat seul me reste", de Natacha Wolinski (Arléa)
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  • Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans la Quille, le podcast où on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Cette semaine, je reçois la romancière Lola Lafon, qui a publié "Chavirer", son sixième roman, aux Éditions Actes Sud. En 1984, Cléo a 13 ans, et c’est cette même année qu’en sortant de son cours de modern jazz, elle est abordée par Cathy, une femme très chic, qui lui parle d’une bourse : la bourse de la Fondation Galathée. Cette bourse va donner des ailes à Cléo, qui va se donner corps et âme pour l’obtenir, sans savoir qu’en réalité, il s’agit d’un fausse bourse. D’un piège. Malgré tout, elle va entraîner d’autres filles avec elle. Alors, victime ou coupable - peut-être bien les deux - dans "Chavirer", Cléo est racontée sur près de trente ans par ceux et celles qui l’ont côtoyée. Face aux sujets que soulèvent ce roman, j’ai eu envie d’en discuter avec Lola Lafon. Nous nous sommes donc rejoint dans un café dans le quartier de Saint-Michel, à Paris, en face de Notre Dame, et j’ai allumé les micros. Il va sans dire que comme dans n’importe quel café, il y a un petit bruit de fond, mais cela n’est pas la première fois que ça arrive, ce sont les limites (mais aussi le charme) du podcast "fait maison", et normalement, notre entretien reste assez fluide à écouter, malgré Stevie Wonder qui chantonne au fond de la salle. Et avec Lola Lafon, on a parlé de la classe intermédiaire de laquelle est issue Cléo et qui joue un vrai rôle ici, de l’importance du corps pour la romancière lorsqu’elle écrit, ou encore du mouvement Me Too, plus que jamais présent dans ce roman. Bonne écoute !
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    Les coups de coeur culturels de Lola Lafon :
    - Le film-documentaire "Adolescentes", de Sébastien Lifshitz
    - Le ballet "Winterreise", d'Angelin Preljocaj
    - L’exposition "Ruines", de Josef Koudelka, à la BnF
    
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  • Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans la Quille, le podcast où on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Cette semaine, je reçois Thibaut Willems, qui, avec avec ses ami(e)s Lucie Eple et Julien de la Panneterie, vient d’ouvrir une librairie, le Pied à Terre, en plein coeur du 18ème arrondissement parisien. J’ai découvert le projet à la faveur d’une cagnotte Ulule - réussie - à laquelle j’avais participé; et puis au fil des mois, est enfin venu le grand jour, celui de l’ouverture. Le Pied à Terre, c’est une librairie indépendante généraliste qui se veut vivante et ouverte sur son quartier, entre littérature, essais ou encore livres jeunesse. Et comme dans La Quille, on parle de Culture, je trouvais intéressant de se pencher sur une librairie qui s’ouvre en 2020. Alors un matin d’octobre, je me suis rendu à la librairie (au 9, rue Custine) une petite heure avant l’ouverture, et j’ai rencontré Thibaut, l’un des membres du trio de libraires. Et ensemble, on a parlé du choix du quartier, élément important lorsqu’on ouvre un tel commerce, de la manière dont le financement se met en place pour créer une librairie, ou encore de comment un tel lieu d’échanges et de rencontres installe son esprit au fil des semaines. Bonne écoute !
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    Les coups de coeur culturels de Thibaut :
    - Ce qu'il faut de nuit, Laurent Petitmangin (La Manufacture de Livres)
    - Chavrier, Lola Lafon (Actes Sud),
    - Anaïs Nin, Sur la mer des mensonges, Léonie Bischoff(Casterman)
    - Rendre le monde indisponible, Hartmut Rosa (La Découverte)
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  • Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans la Quille, le podcast où on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Cette semaine, j’ai discuté avec la photographe François Huguier, dont l’exposition « Les curiosités du monde de Françoise Huguier » se tient toujours au Musée du Quai Branly à Paris. Françoise Huguier fait partie des grands noms de la photographie en France, et on ne peut pas évoquer sa carrière sans parler du voyage. Depuis plus de quarante ans, elle parcourt le globe à la recherche de rencontres, de ce qui se trouve sous la surface des autres, des appartements communautaires de Saint-Pétersbourg, en passant par les stars de la K-Pop en Corée du Sud. À chacun de ses voyages, elle rapporte des objets, qui remplissent sa maison, où je me suis justement rendu. Et avec Françoise Huguier, on a parlé de l’importance de ces objets, de la raison pour laquelle les rencontres sont la clé de voûte de son travail, ou encore des séries de mode, qu’elle a longtemps pratiquées, alors qu’elle n’y connaissait rien. Bonne écoute !

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  • Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans la Quille, le podcast où on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Cette semaine, je reçois l’écrivain François Beaune, pour son dernier livre, « Calamity Gwenn », paru chez Albin Michel en cette rentrée littéraire. « Calamity Gwenn », c’est le journal de bord de cette aspirante comédienne, venue du sud de la France jusqu’à Paris pour tenter sa chance. Mais en attendant que ses espoirs soient comblés, Gwenn travaille dans un sex-shop à Pigalle, et nous raconte le monde comme elle le voit, avec sa gouaille, ses attentes et ses contradictions. À la fois romantique, féministe, attachante et fan d’Isabelle Huppert, Gwenn est un personnage inspiré de la vie, la vraie. Rozen Djonkovitch est cette femme que François Beaune réellement côtoyé, et qui a largement inspiré le journal fictif de cette Calamity Gwenn, que l’on suit sur une année. Et avec François Beaune, on a parlé de la manière dont il a travaillé ce livre, en collaboration avec cette fameuse Rozen, de son oeuvre littéraire globale qu’il aime appeler « l’Entresort », ou encore du pouvoir de l’écriture pour raconter le monde. Bonne écoute !
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  • Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans la Quille, le podcast où on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Cette semaine, on parle encore de musique, avec la chanteuse Yelle, qui vient de sortir son quatrième album, « L’Ère du Verseau ». Yelle, c’est en réalité un duo : Julie, le visage principal que je reçois aujourd’hui, et GrandMarnier, l’autre moitié du groupe. Vous les connaissez peut-être grâce à leurs tubes « Je veux te voir », « À cause des garçons », ou encore « Safari Disco Club ». Et six ans après leur dernier album « Complètement fou », Yelle revient donc avec « L’Ère du Verseau », un album dansant, toujours, mais un peu plus mélancolique, comme le symbolise la pochette. Dix titres entre émotions et double-lecture, qui viennent compléter en beauté l’univers du duo. Et avec Yelle, on a parlé de son lien au public français, qu’elle évoque dans sa chanson « Je t’aime encore », de la manière dont on agence un album, ou encore de l’importance des clips dans la construction d’un univers artistique. Bonne écoute !
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  • Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans la Quille, le podcast où on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Cette semaine, j’avais envie de vous faire découvrir une artiste que j’ai moi-même découverte il y a peu : P.R2B. Derrière ce nom intriguant, se cache Pauline Rambeau de Baralon, dont le premier EP, « Des rêves », vient de sortir. À mi-chemin entre la pop, la chanson française, l’électronique, ou encore le rap, cette ancienne étudiante en cinéma développe un univers à la croisée des genres, où il est tantôt question d’espoir, tantôt question de textes plus rugueux, toujours avec un phrasé que l’on peut déjà identifier. Alors que son dernier clip qu’elle a elle-même réalisé vient de sortir, nous nous sommes rencontrés. Et avec P.R2B, on a parlé de son univers décloisonné, de son lien très fort avec le cinéma, ou encore de la manière dont une chanson fixe un regard sur une chose donnée. Bonne écoute !
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  • Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans la Quille, le podcast où on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Cette semaine, on poursuit notre exploration de la rentrée littéraire, avec « Térébenthine », le nouveau roman de Caroles Fives, publié aux Éditions Gallimard. Dans ce livre, Carole Fives s’introduit dans le milieu des Beaux-Arts au début des années 2000, à travers un trio d’amis qui se retrouve confronté à un enseignement particulier, où l’art conceptuel est mis en relief au détriment du dessin. Avec « Térébenthine », l’écrivaine signe un roman où les diktats esthétiques de l’art sont rompus, et où le monde moderne semble remplacer peu à peu les aspirations de création du trio d’amis. Mais est-ce que la mort de la peinture est vraiment annoncée ? C’est de ça, dont nous avons parlé avec Carole Fives, mais pas seulement. Nous avons aussi évoqué la manière singulière dont ce livre est né, de l’expérience de Carole, qui a elle-même été étudiante aux Beaux-Arts, ou encore de la place des artistes féminines dans le monde et le marché de l’art. Bonne écoute !
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  • Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans la Quille, le podcast où on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Ca y est, la rentrée littéraire 2020 est lancée, et à cette occasion, je reçois un écrivain, et à mon avis pas le dernier de la saison : David le Bailly. Il vient de publier, aux éditions de l’Iconoclaste, "L’autre Rimbaud". "L’autre Rimbaud" est un livre à mi-chemin entre l’enquête et le récit, qui s’intéresse à un personnage oublié, et même souvent inconnu : Frédéric Rimbaud, le frère d’Arthur Rimbaud. Longtemps considéré comme un laissé pour compte, un mal aimé, un raté de la famille, sa légende a été construite sur des mensonges, sur des silences, sur des bribes de faux témoignages. Un destin diamétralement opposé à celui de son frère, qui a tout bonnement rendu Frédéric invisible, rayé des correspondances, effacé des photos, banni par sa famille, dépossédé de tout. De tout, sauf de la vie. C’est pourquoi David le Bailly a décidé de mener l’enquête, et de plonger dans les dossiers de ce personnage inconnu, qui a pourtant côtoyé de si près un génie mondial de la littérature.
    Et avec David le Bailly, on a parlé de la manière dont il a décidé de mener l’enquête sur Frédéric Rimbaud, du rôle qu’a joué la famille dans cette invisibilisation, ou encore de la manière dont on parle d’un personnage dont on n’a que les faits, et pas toujours les émotions. Bonne écoute !
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  • Cet été, pendant quelques semaines en attendant la rentrée, je vous propose des entretiens un peu particuliers, comme des hors série d’été, exclusifs, autour d’un thème souvent primordial pour les artistes que je reçois habituellement : ce qui se cache derrière leurs oeuvres. Une espèce de petit atelier où avec mon invité, on parle de tout ce qui gravite autour des livres, des films, des albums qu’il créé. Comment son oeuvre se construit, quelles sont ses habitudes de travail, qu’est-ce que représente son art, au quotidien, autant de questions qui vont tranquillement nous laisser entrevoir les coulisses de ceux et de celles qu’on a l’habitude de voir, d’entendre, de lire, et dont, au fond, les contours restent parfois un peu mystérieux. Alors aujourd’hui, on va parler de peinture, d’aquarelle, de fusain, tous ces outils dont se sert mon invité : Thomas Lévy-Lasne. Après un passage aux Beaux-Arts de Paris, cet ancien pensionnaire de la Villa Médicis présente une nouvelle exposition à la Galerie des Filles du Calvaire, à Paris, du 4 septembre au 24 octobre. "L’Asphyxie", un ensemble inédit d’oeuvres, qu’ils s’agisse de peintures ou de dessins. Avec Thomas donc, nous avons parlé de ces vies contemporaines, qu’il peint avec tant de finesse, de l’importance du matériel, ou encore de la notion de chef-d’oeuvre, selon lui, toujours. Bonne écoute !
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  • Cet été, pendant quelques semaines en attendant la rentrée, je vous propose des entretiens un peu particuliers, comme des hors série d’été, exclusifs, autour d’un thème souvent primordial pour les artistes que je reçois habituellement : ce qui se cache derrière leurs oeuvres. Une espèce de petit atelier où avec mon invité, on parle de tout ce qui gravite autour des livres, des films, des albums qu’il créé. Comment son oeuvre se construit, quelles sont ses habitudes de travail, qu’est-ce que représente son art, au quotidien, autant de questions qui vont tranquillement nous laisser entrevoir les coulisses de ceux et de celles qu’on a l’habitude de voir, d’entendre, de lire, et dont, au fond, les contours restent parfois un peu mystérieux. Et cette semaine, c’est le chanteur, auteur, compositeur, Alex Beaupain que je reçois. Si certains le connaissent pour ses albums, d’autres s’en sont emparés grâce aux bandes originales des films qu’il a composé, parmi eux, ceux de Christophe Honoré. Et avec Alex Beaupain, on a parlé ensemble de son rapport à l’écriture d’une chanson, entre texte et mélodie, de la place qu’a occupé le piano dans sa carrière et dans sa vie, de la vision qu’il a de la chanson française d’hier et d’aujourd’hui, ou encore d’Etienne Daho, dont il est très fan. Bonne écoute !

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  • Cet été, pendant quelques semaines en attendant la rentrée, je vous propose des entretiens un peu particuliers, comme des hors série d’été, exclusifs, autour d’un thème souvent primordial pour les artistes que je reçois habituellement : ce qui se cache derrière leurs oeuvres. Une espèce de petit atelier où avec mon invité, on parle de tout ce qui gravite autour des livres, des films, des albums qu’il créé. Comment son oeuvre se construit, quelles sont ses habitudes de travail, qu’est-ce que représente son art, au quotidien, autant de questions qui vont tranquillement nous laisser entrevoir les coulisses de ceux et de celles qu’on a l’habitude de voir, d’entendre, de lire, et dont, au fond, les contours restent parfois un peu mystérieux. Et cette semaine, c’est avec l’écrivain Florent Oiseau que j’ai discuté. Nous nous sommes rejoints dans l’un de ces bars de quartier qui illustrent l’univers qu’il s’est créé au fil de ses trois romans : "Je vais m’y mettre", "Paris-Venise", et son dernier, "Les Magnolias", tous publiés aux éditions Allary. Entre humour et mélancolie, entre héros du quotidien et histoires laissées sur le bas côté, Florent s’est créé ce que l’on a tendance à appeler un véritable univers, dont nous avons parlé, mais pas que. Car oui, avec Florent Oiseau, nous avons parlé de son rapport à l’écriture, non essentielle pour lui, de la manière dont les titres de ses livres sont réfléchis, ou encore des auteurs contemporains qu’il a lu, aimé, et conseillé. Bonne écoute !
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  • Cet été, pendant quelques semaines en attendant la rentrée, je vous propose des entretiens un peu particuliers, comme des hors série d’été, exclusifs, autour d’un thème souvent primordial pour les artistes que je reçois habituellement : ce qui se cache derrière leurs oeuvres. Une espèce de petit atelier où avec mon invité, on parle de tout ce qui gravite autour des livres, des films, des albums qu’il créé. Comment son oeuvre se construit, quelles sont ses habitudes de travail, qu’est-ce que représente son art, au quotidien, autant de questions qui vont tranquillement nous laisser entrevoir les coulisses de ceux et de celles qu’on a l’habitude de voir, d’entendre, de lire, et dont, au fond, les contours restent parfois un peu mystérieux. Et pour ce premier hors-série, j’ai décidé d’inviter un nom bien connu du théâtre français contemporain : Alexis Michalik. Pièces, roman, film, court-métrage, Alexis a bien plus d’une corde à son arc, et est parvenu à rendre son nom aussi célèbre que ses créations. Il m’a donc reçu chez lui, à Paris, pour discuter de la manière dont un sujet s’impose à lui, de sa vision du théâtre, plutôt de gauche, ou encore de ce qu’une récompense comme un Molière signifie dans une carrière comme la sienne. Bonne écoute !
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  • Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans La Quille, le podcast où on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Cette semaine, on parle littérature avec Anne Serre. Son dernier livre, "Au cœur d’un été tout en or", vient de paraître au Mercure de France et, par la même occasion, de se voir récompensé par le Prix Goncourt de la nouvelle. Ce recueil, ce sont 33 petites histoires, comme des éclats d’elle, qui ne revendique pourtant pas d’ambition autofictionnelle, encore moins autobiographique. 33 « je » qui forment un autoportrait, où le masculin et le féminin se mêlent, où les souvenirs entrent en collision, et où, au fond, chacun est aussi différents des autres que semblable. La littérature comme un verger, où tous les fruits semblent uniques, mais sont réunis par la force des choses. C’est de ça, dont on va parler avec Anne Serre, de la nouvelle, mais aussi de ce que représente l’autofiction pour elle, ou encore de la manière dont elle chemine pour arriver à un livre, un vrai. Bonne écoute !

  • Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans La Quille, le podcast où on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Cette semaine, on parle de ce qu’on a coutume d’appeler le neuvième art : la BD. Je reçois Théo Grosjean, qui publie chez Delcourt « L’homme le plus flippé du monde », une série de petits épisodes de deux pages qui prennent tous pour pivot : l’anxiété généralisée dont souffre leur auteur. D’abord publiées sur Instagram, où je les découvertes, ces saynètes de la vie quotidienne sont toutes réunies dans cet album papier, et s’accompagnent de 20 histoires exclusives, que Théo ne publiera jamais sur les réseaux sociaux. Entre l’impression de n’avoir rien à dire d’intéressant en société, la hantise de la mort, ou encore les petites angoisses de tous les jours, Théo Grosjean parle de lui pour nous parler de nous, et en ça, « L’homme le plus flippé du monde » résonne comme une BD assez universelle, pleine d’humour et de sensibilité. Et aujourd'hui, avec Théo Grosjean, on parle de ce que représente l’anxiété généralisée au quotidien, de la manière dont il travaille les couleurs, le texte, ou encore de la BD sur Instagram, format singulier qui donne toute son essence à cet album. Vous pouvez évidemment suivre Théo sur les réseaux sociaux et notamment… Instagram : @theo.grosjean. Bonne écoute !

  • Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans la quille, le podcast où on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Aujourd’hui, je reçois un chanteur, un auteur, un compositeur, tout ça dans la même personne, puisque je reçois Hervé. Son premier album, “Hyper”, sort aujourd’hui même, et comprend 11 titres, entre musique électronique et textes en langue française, qui ont même donné envie à certains de comparer Hervé à Alain Bashung. Après "Mélancolie FC", son premier EP paru l’année dernière, le nouveau venu sur la scène musicale française nous propose donc une plongée un peu plus vaste de son univers. Nous nous sommes rencontrés à la Maroquinerie, où il sera en concert le 21 septembre pour parler de la création de cet album, entre Paris et la Bretagne, de son amour pour la langue française, ou encore de la manière dont il perçoit la notoriété aujourd’hui. Bonne écoute !

  • Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans La Quille, le podcast où on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Après presque trois mois d’absence, me revoici !
    Colombe Schneck était la dernière invitée que je devais recevoir avant le début du confinement au mois de mars. J’ai l’impression que tout ceci s'est passé il y a deux ans, mais non, son dernier roman, "Nuits d’été à Brooklyn", est bel et bien sorti fin février ! "Nuits d’été à Brooklyn" débute donc sur un événement qui a véritablement eu lieu, dans le quartier New yorkais de Crown Heights, en 1991. Cet événement, c’est la mort d’un enfant noir originaire du Guyana, écrasé devant chez lui par un cortège de voiture, dans lequel se trouvait un rabbin. Cet été-là, à Crown Heights, ce quartier où cohabitent Afro-américains et Loubavitch, des émeutes éclatent suite à cet événement entre la communauté afro-américaine et la communauté juive, plusieurs jours, plusieurs nuits durant, et c’est la période où Esther, une jeune journaliste française et juive, est envoyée à New York. "Nuits d’été à Brooklyn", c’est aussi le récit de cette arrivée, et de cette histoire d’amour entre la jeune femme et Frederick, un homme noir, spécialiste de Flaubert, et marié. Deux récits qui entrent en résonance, et qui questionnent l’identité, l’appartenance à une communauté, ou encore la possibilité d’insérer cette histoire d’amour dans de telles circonstances, dans un va et vient temporel qui permet de mettre l’histoire en perspective. Et avec Colombe Schneck, on a parlé de ces émeutes, qui font tristement écho, presque trente ans plus tard, à l’actualité, du rôle de la peur comme socle de cette relation amoureuse, mais aussi de la classe sociale comme une représentation de soi. Bonne écoute !

  • Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans la quille, le podcast où chaque semaine, on parle de culture avec ceux et celles qui la font. Et cette semaine, j’ai discuté avec un écrivain bien installé dans le paysage littéraire français : Arno Bertina. On le connaît avec des romans comme « Des châteaux qui brûlent », en 2017, “Anima Motrix”, en 2006, ou encore "Énorme", roman jeunesse publié en 2009. Et en ce mois de mars, on le retrouve avec "L'âge de la première passe", qui vient de paraître aux éditions Verticales, et avec lequel il se penche sur un nouveau genre : le récit documentaire. Dans ce livre, Arno Bertina dit, page 124 : « Un fait est toujours le résultat d’une histoire, d’un contexte, d’un climat. ». Il me semble que la publication livre est le résultat d’un voyage, que Arno a effectué, de manière décousue de 2014 à 2018, à l’initiative d’une petite ONG, l’ASI. Je dis « voyage », en réalité, il s'agit davantage d'une plongée au cœur du Congo où il était en charge d’animer des ateliers d’écriture auprès de filles de 13 à 18 ans. Des mineures donc, dont la vie était régie par la prostitution. À partir de ce matériau devenu littéraire, Arno Bertina a tiré une espèce de journal de bord, de témoignage, de faux roman, d’objet littéraire qui place au centre ces filles de rues, si jeunes et pourtant déjà si avancées, dont les blessures sont aussi poreuses que le milieu dans lequel elles évoluent, entre Brazzaville et Pointe Noire. Et avec Arno Bertina, on a parlé de la domination sexuelle dont souffrent ces filles, de leur vulnérabilité au cœur de la rue, mais aussi de la position d’Arno, homme blanc européen, au cœur de ce milieu, ou de ce rapport à l’écriture, pour lequel il était d’abord venu et qui compromet - ou non - l’expression de l’intime. Bonne écoute !

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  • Il y a quelques semaines, je suis allé voir la dernière de « Electre/Oreste » de Euripide, mis en scène par Ivo Van Hove à la Comédie Française. Cette dernière représentation était également la dernière de la carrière prolifique de Bruno Raffaelli, sociétaire depuis près de 25 ans de cette institution qu’on nomme également le Français, ou encore la Ruche. Mais on y reviendra au cours de l'entretien. À la fin, au moment de saluer, Bruno Raffaelli s’est détaché du reste de la troupe, physiquement, un pas en avant, comme seul face à son public, et il a prononcé quelques mots, en guise d’au revoir. Un au revoir, émouvant, acclamé, pas si solennel que ça, à cette troupe, à ces techniciens/techniciennes, à son public, mais également à cette grand aventure pas banale qu’est la Comédie Française. Et j’y ai vu un moment clé dans la vie du comédien, comme on quitte quelqu’un qu’on aime. Très simplement, en douceur, dans la joie même, mais on le quitte malgré tout. Car la Comédie Française, c’est plus qu’un symbole, c’est plus qu’une histoire, c’est une appartenance, une tranche de vie qui va bien au-delà du cadre professionnel. Le sacré, oui le sacré de la chose tient particulièrement à ses codes, à son lieu, à sa réputation, qui, cumulés, en font une spécificité, mieux, une exception française. Appartenir à la Ruche, comme on l’appelle, c’est quelque chose. Alors j’ai décidé d’inviter l’une d’entre eux - celle qui jouait Hermione, en alternance dans "Electre/Oreste" - derrière mon micro pour en parler, très simplement. Pauline Clément, la trentaine, est pensionnaire à la comédie française depuis 2015, et a un parcours qui m’a beaucoup intéressé, entre la notion d’échec qui a rythmé sa scolarité, son parcours en dents de scie, ses troubles de l’orthographe, et cette propension à incarner comme personne. Et ce qui m’a intéressé, au-delà de ça, c’est qu’elle une vraie enfant de sa génération - pourrait-on caricaturer - puisqu’elle concilie un emploi du temps de pensionnaire place Colette et celui d’une faiseuse de sketches. Avec son collectif de vidéastes et comédiens « Yes vous aime », sur Youtube, elle rend la position de comédienne très intéressante à mon sens, comme tournant autour de tout, sans rien s’interdire. Et avec Pauline Clément, on a parlé de sa découverte du théâtre, de cette arrivée et de cette vie à la Comédie Française, ou encore de la notion de troupe lorsqu’on s’apprête à jouer. Bonne écoute !

  • Bonjour à tous et à toutes, je suis Thomas LOUIS, et bienvenue dans la quille, le podcast où chaque semaine, on parle de culture avec ceux et celles qui la font. N'hésitez pas à vous abonner, à suivre La Quille sur les réseaux sociaux, mais également à en parler autour de vous, c'est de toutes ces manières que le podcast pourra se développer au mieux !
    Aujourd’hui, je reçois un écrivain, qui l’a toujours été, mais qu’on a également connu grâce à sa fonction de journaliste, et de présentateur. Patrick Poivre d’Arvor a été ce qu’on appelle le "visage de l’information" sur TF1 pendant plus de vingt ans, et publie aujourd’hui son nouveau roman, « l’Ambitieux » aux éditions Grasset, qui fait suite à « La vengeance du loup », qu’il a publié l’année dernière. "L'Ambitieux", c'est ’histoire de l’ascension politique de Charles, un trentenaire dont le rêve d’enfant, et l’ambition, n’est autre que… devenir Président de la République. Sur fond d’histoire personnelle, d’affaire amoureuse ou encore de menaces rodant au-dessus de cette ambition, Patrick Poivre d’Arvor tisse le portrait d’un monde politique dont on ne maîtrise pas toujours les rouages. Car atteindre le pouvoir n’est pas une affaire banale, et c’est ce qu’il nous montre ici... Et avec Patrick Poivre d’Arvor, on va parler de la notion d’ambition qui imprègne ce roman, du rôle des médias lorsqu’on fait une carrière politique, quel quelle soit, ou encore de la présence de la culture aujourd’hui à la télévision, bien différentes d’il y a encore quelques années. Bonne écoute !