Episodes

  • L’EMPRISE DES TALIBANS, LA DÉTRESSE DES AFGHANES – 16/08/22

    Invités

    AGNÈS LEVALLOIS
    Maître de recherche à la Fondation pour la Recherche Stratégique

    MARGAUX BENN
    Grand reporter
    Co-auteure du documentaire « Afghanistan : vivre en pays taliban »

    CÉLINE BARDET
    Juriste internationale

    YVES THRÉARD
    Éditorialiste, directeur adjoint de la rédaction – « Le Figaro »

    Il y a tout juste un an, le 15 août 2021, les talibans reprenaient le contrôle de Kaboul et rétablissaient l’émirat islamique d’Afghanistan, vingt ans après l’intervention militaire des Etats-Unis qui les avait écartés du pouvoir. Après le départ précipité des troupes américaines, ils prenaient possession du palais présidentiel et redevenaient maîtres du pays. Douze mois plus tard, il est au bord du gouffre, confronté notamment à une grave crise humanitaire. Selon l'Organisation des Nations Unies, près d'un Afghan sur deux, soit près de 20 millions de personnes, vit en situation d'insécurité alimentaire. Plus de la moitié des enfants de moins de 5 ans souffre même de malnutrition aigüe. Face à cette situation catastrophique, les Nations unies ont appelé à lever plus de 8 milliards de dollars de fonds, un montant inégalé dans l’histoire de l’organisation. C'est que le pays est économiquement totalement asphyxié. Avant le retour des talibans au pouvoir, le budget de l’Afghanistan dépendait déjà à plus de 75 % de l’aide internationale. Depuis, cette dernière a grandement diminué. De plus, afin d’accentuer la pression sur le régime, de nombreuses sanctions ont été décidées. Le pays est donc en proie à de considérables difficultés économiques et sociales, contrairement aux annonces de jours meilleurs que faisait le régime l'an passé. Les promesses d'un régime moins strict et plus tolérant ont également fait long feu. Les libertés et droits des femmes sont réduits à portion congrue.
     

    Sur le plan international, depuis le retour au pouvoir des talibans, les relations diplomatiques ont été coupées avec le reste du monde. Aucun pays n'a encore officiellement reconnu le régime de l’émirat islamique. Le pays n'est toutefois pas totalement isolé. Si les Occidentaux ont tous quitté les lieux, Moscou a été l'une des rares capitales, avec Pékin, à maintenir son ambassade ouverte à Kaboul après l'arrivée au pouvoir du mouvement fondamentaliste. La Russie et la Chine demeurent en effet deux des rares pays à vouloir, coûte que coûte, maintenir le dialogue avec le nouveau gouvernement. Une délégation talibane du ministère de l'Industrie et du commerce est d'ailleurs arrivée hier à Moscou. La Chine lorgne, elle, les ressources minières du pays, notamment les terres rares et le cuivre. Si le pays maintient des contacts avec l'extérieur, il le doit aussi à ses liens étroits avec le Qatar, intermédiaire incontournable y compris auprès des Occidentaux.
     

    Si un dialogue est bel et bien au point mort, c'est celui entre Paris et Bamako. Après neuf ans de présence militaire, la France a été poussée vers la sortie par la junte au pouvoir au Mali. Les derniers soldats français de l’opération « Barkhane » ont quitté le pays, a fait savoir hier l’état-major français. En neuf ans de présence au Sahel, l’armée française a perdu 59 militaires. En dehors du Mali, la présence militaire au Sahel sera divisée par deux d’ici à la fin de l’année, passant à 2 500 militaires. Le Niger a accepté le maintien d’une base aérienne à Niamey et l’appui de 250 soldats pour ses opérations militaires à la frontière malienne. Le Tchad continuera également à héberger une emprise française à N’Djamena et la France espère conserver un contingent de forces spéciales à Ouagadougou, la capitale burkinabée. L'objectif étant de limiter la déstabilisation de la région par les groupes terroristes islamistes. Au Mali, le gouvernement militaire ne contrôle plus grand chose. Le pays connaît une flambée de violences, que le groupe paramilitaire russe Wagner, nouvel allié de Bamako, peine à endiguer. Un groupe djihadiste affirme même avoir tué quatre de ces miliciens.
     

    Quel est le bilan pour la population afghane d'un an de gouvernement taliban ? Le régime de Kaboul peut-il parvenir à sortir de l'isolement ? Le Mali risque-t-il comme l'Afghanistan de tomber aux mains de groupes islamistes ?

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45

    FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé

    REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40

    RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine

    PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions

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  • TRUMP : DES DOCUMENTS TOP SECRET... ET MACRON ! – 15/08/22

    Invités

    LAURIC HENNETON

    Spécialiste des États-Unis

    ANNE TOULOUSE

    Journaliste franco-américaine

    GALLAGHER FENWICK

    Grand reporter franco-américain

     ANTHONY BELLANGER

    Éditorialiste
    Spécialiste des questions internationales - « France Inter »

    Une trentaine de cartons saisis. Les agents du FBI ont mené il y a quelques jours une perquisition au domicile de Donald Trump, en Floride. Classeurs, notes, documents classifiés, dont certains classés « top secret », ont été trouvés. L’ancien président américain les aurait emportés illégalement en quittant la Maison Blanche. Une affaire qui s'ajoute à d'autres pour celui qui espère se représenter en 2024.

    Sur le plan fiscal déjà, l’ancien président refuse de publier ses déclarations, contrairement à tous ses prédécesseurs depuis les années 1970, alimentant ainsi les spéculations sur l’étendue de sa richesse ou sur de potentiels conflits d’intérêt avec les activités de son entreprise familiale, la Trump Organization. Mardi 9 août, la justice américaine a estimé que la Chambre des représentants était en droit de consulter ses déclarations d’impôts... Surtout, c'est la tentative de prise d'assaut du Capitole du 6 janvier 2021 qui colle à la peau de l'ancien président. Les procureurs fédéraux s’intéressent à ses actions précises dans cette affaire. Les démocrates espèrent ainsi l'empêcher de se représenter à la prochaine élection présidentielle.

    De son côté, et à trois mois des élections législatives de mi-mandat, Joe Biden savoure une victoire politique avec le vote la semaine dernière de son plan anti-inflation de 430 milliards de dollars. Avant tout porté sur le climat, le texte est le plus grand investissement jamais engagé aux États-Unis pour l'écologie. Il doit permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40% d'ici à 2030. Une bonne nouvelle également pour le portefeuille des Américains qui recevrontnotamment jusqu'à 7500 dollars en crédits d'impôts pour l'achat d'une voiture électrique. Le second volet de ce plan d'investissements entend aussi corriger en partie les immenses inégalités dans l'accès aux soins, notamment en baissant le prix des médicaments.

    Ce 15 août marque enfin le premier anniversaire du retrait des Américains d'Afghanistan. Un pays qui semble aujourd'hui au bord de l’effondrement après la reprise du pouvoir par les talibans. Grave crise financière, système de santé désemparé, situation dramatique pour les femmes et malnutrition à tous les étages (notamment pour près d'un million d'enfants), l'échec est cuisant pour les Etats-Unis, après vingt ans de guerre.

    Alors, les affaires judiciaires de Donald Trump pourront-elles l'empêcher de se représenter en 2024 ? À mi-mandat, quel premier bilan faire de la présidence de Joe Biden ? Que peut aujourd'hui faire l'Occident pour aider l'Afghanistan ?

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45

    FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé

    REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40

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  • SALMAN RUSHDIE POIGNARDÉ, 33 ANS APRÈS LA FATWA – 13/08/22

    Invités

    BERNARD ROUGIER
    Spécialiste du monde arabe et de l’islamisme
    Université Sorbonne-Nouvelle
     

    SARA DANIEL
    Grand reporter – « L’Obs »
     

    ÉRIC DELBECQUE - Spécialiste en sécurité intérieure
    Ancien responsable de la sûreté de Charlie Hebdo après les attentats de 2015

     FRANÇOIS DURPAIRE
    Historien des États-Unis - Cergy Paris Université

    SONIA DRIDI - En direct des États-Unis
    Correspondante aux États-Unis - « France 24 » et « RTBF »

    14 février 1989. L'ayatollah iranien Ruhollah Khomeyni lance une fatwa contre l'écrivain britannique Salman Rushdie. Celui-ci venait de publier ses Versets sataniques, livre considéré comme blasphématoire par les islamistes. 33 ans plus tard, ce vendredi 12 août dans l'Etat de New York, aux Etats-Unis, l'écrivain pourtant sous protection policière a été poignardé au cou et à l'abdomen alors qu'il s’apprêtait à donner une conférence. Un choc dans le monde entier, alors que l'homme de lettres de 75 ans était devenu une icône de la liberté d'expression.

    Depuis hier, les réactions du monde politique et littéraire ont affluées de partout. « Il exerçait un droit que nous devrions jamais cesser de défendre », a déclaré Boris Johnson. « Le combat de Salman Rushdie est le nôtre, universel », a twitté de son côté Emmanuel Macron. En France, l'opposition de gauche comme de droite s'est également émue de l'attentat. «Poignardé par la haine islamiste», a commenté le communiste Fabien Roussel. « C’est un symbole de résistance face au totalitarisme islamiste qui a été attaqué », a affirmé le président du RN, Jordan Bardella.

    Les nouvelles sur l'état de santé de Salman Rushdie ne sont « pas bonnes », a déclaré son agent. S'il est toujours en vie, il a été placé sous respirateur artificiel et va « probablement perdre un œil ». « Les nerfs de son bras ont été sectionnés et il a été poignardé au niveau du foie ». L'agresseur, lui, a été arrêté et placé en détention. Il s'agit de Hadi Matar, 24 ans, originaire de l'Etat du New Jersey. La police n’a pas voulu donner son pays d’origine pour l’instant. Hadi Matar avait publié sur les réseaux sociaux des messages de soutien à l’extrémisme chiite.

    Cet attentat contre la liberté d'expression agit comme un rappel de la menace terroriste qui règne dans le monde. Sept ans après l'attaque contre Charlie Hebdo, deux ans après l'assassinat de Samuel Paty, la France est toujours sur le qui-vive. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin vient de demander aux préfets de « renforcer significativement » la surveillance des églises ce 15 août, au vu de la « persistance du risque terroriste ». Autre signe de la lutte contre le djihadisme et l'obscurantisme religieux : la mort, début août, du chef d'al-Qaïda Ayman Al-Zawahiri, touché par des frappes américaines à Kaboul.

    Pendant ce temps-là, à l'instar de Salman Rushdie, d'autres personnalités sont menacées de mort par les islamistes. En France, la jeune Mila est sous protection policière depuis avoir affirmé sur les réseaux sociaux sa détestation des religions, notamment de l'Islam. La présentatrice de Zone interdite, Ophélie Meunier, vit aussi sous protection policière depuis son émission sur l’islamisme à Roubaix. Tout comme les journalistes actuels de Charlie Hebdo, et ceux qui ont survécu à l'attentat de 2015.

    Alors, que sait-on de l'attaque contre Salman Rushdie ? Où en est la menace islamiste dans le monde ? Comment mieux protéger ces personnalités menacées de mort ?

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45

    FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé

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  • INCENDIES : LA FRANCE SIDÉRÉE, L'EUROPE SOLIDAIRE – 11/08/22

    Invités

    ÉRIC BROCARDI
    Porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France

    GAËL MUSQUET
    Météorologue, spécialiste de la prévision des catastrophes naturelles

    ÉGLANTINE GOUX-COTTIN
    Ingénieure forestière

    AMANDINE RICHAUD-CRAMBES
    Ingénieure environnement et urbaniste

    ADJUDAND-CHEF CHRISTOPE PEIGNE - En direct du Var
    Brigade de recherche des causes et circonstances des incendies de forêts (RCCI)

    Des incendies en série. En Gironde, mais aussi dans le Maine-et-Loire, l'Isère, la Drôme, la Charente, le Morbihan, partout en France, au nord comme au sud, les feux se multiplient. Au total, plus de 42.000 hectares de forêt ont déjà brûlé sur le territoire depuis le début de l'été, dont la moitié en Gironde et dans les Landes. En déplacement aujourd'hui dans à Hostens (Gironde) en compagnie de Gérald Darmanin, Elisabeth Borne a promis un « un nouveau plan national d'adaptation au dérèglement climatique » pour la rentrée. Face à l'avancée des flammes dans cette région, 10.000 personnes ont été évacuées et plus de 1 000 sapeurs-pompiers sont mobilisés.

    L'Union européenne a envoyé quatre avions de sa flotte depuis la Grèce et la Suède, a annoncé la Commission européenne à la mi-journée, confirmant une annonce d'Emmanuel Macron sur Twitter. L’Allemagne, la Pologne, la Roumanie et l’Autriche aussi vont aider les pompiers français. Et si les conditions climatiques sont extrêmement désavantageuses, la piste criminelle n'est pas omise par le ministre de l'Intérieur face à la multiplicité des départs de feu dans le département, quarante au total.

    Ailleurs dans le monde, les mêmes désastres. Espagne, Portugal, Grèce, Turquie, Etats-Unis, c'est toute la planète qui semble brûler. « Ce qui pouvait s’apparenter à l’exceptionnel est désormais régulier », estime Grégory Allione, président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers. En Europe cette année, il y a déjà quatre fois plus de surface brûlée qu'une année ordinaire. En Californie, les gigantesques incendies ne laissent quant à eux aucun répit aux pompiers. Près du parc national de Yosémite, des milliers de personnes ont dû être évacuées.

    Chez nous, la police de l'environnement tente tant bien que mal de veiller au respect des réglementations prises par les préfets. Celles concernant les restrictions d'eau surtout. Dans le Lot, les particuliers n’ont plus le droit de pomper l’eau des ruisseaux pour irriguer leur culture depuis la fin juillet. La police de l’environnement traque les possibles infractions.

    Alors, comment les pompiers peuvent-ils arriver à bout de ces feux à répétitions ? Quel « adaptation » l'Etat peut-il prendre face à l'urgence ? Comment le monde peut-il se prévenir de ces catastrophes ? La police française de l'environnement est-elle efficace ?

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45

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  • SANTÉ : QUAND LES URGENCES FERMENT... – 10/08/22

    Invités

    Pr KARINE LACOMBE

    Infectiologue et cheffe du service des maladies infectieuses

    Hôpital Saint-Antoine

    Pr ENRIQUE CASALINO

    Infectiologue
    Chef du département des urgences – Hôpital Bichat 

    Dr BENJAMIN ROSSI
    Infectiologue – Hôpital Robert Ballanger

    CAROLINE TOURBE

    Journaliste sciences et médecine - « Le Point »

    « Huit fermetures ». Par ces quelques mots ce matin, l'aveu du ministre de la Santé, François Braun, concernant les urgences forcées de baisser le rideau. Jusqu'à présent, le ministre réfutait toute fermeture, n'évoquant qu'un accès régulé des patients dans certains services. La saturation des hôpitaux est problématique en France depuis plusieurs années, et les pénuries de soignants, plus fortes encore depuis la crise covid, ne permettent plus aux établissements de tenir. Entre démissions et problèmes de recrutements, le manque est criant.

    Aux urgences d'Abbeville, dans la Somme, le personnel est au bord du craquage. Proche de la côte picarde, l'établissement reçoit un afflux de patients en cette période de vacances. Les lits s'accumulent dans les couloirs et les soignants présents, trop peu nombreux, courent pour répondre à la demande.

    Dans ce contexte, certains hôpitaux expérimentent de nouveaux fonctionnements. Dans la Sarthe, des unités mobiles vont directement soigner les patients directement sur le terrain. Une méthode qui permett au personnel de sortir de l'essoreuse hospitalière. Cette alternative est une des 41 recommandations de la « mission flash » remises à Elisabeth Borne pour que ces services passent l'été.

    Autre problème sanitaire en France depuis quelques semaines : la variole du singe, aussi appelée monkeypox. Avec plus de 2400 cas confirmés au 4 août, l'épidémie ne cesse de s’accélérer, touchant à majoritairement des gays, surtout en Ile-de-France. « Une épidémie, c’est une course de vitesse », alerte le directeur général de l’association AIDES, Marc Dixneuf, pour qui les pouvoirs publics ne prennent pas suffisamment la mesure de l'urgence vaccinale.

    Car les personnes à risques (la population LGBT+ et les travailleurs du sexe notamment) peinent à trouver des créneaux disponibles. Et entre le délai entre les doses qui s'allongent, les vaccins périmées à Brest ou la défaillance dans la chaîne du froid à Paris, les colères montent. La peur surtout, face à une maladie « qui se voit » et réputée extrêmement douloureuse. En attendant, certains choisissent l'abstinence sexuelle pour ne prendre aucun risque.

    Alors, que peut l'Etat pour soutenir au plus vite les urgences sous tension ? Les unités mobiles peuvent-elles soulager durablement les hôpitaux ? L'Etat a t-il pris au sérieux le danger de la variole du singe ?

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45

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  • UKRAINE : LE SPECTRE D'UNE CATASTROPHE NUCLÉAIRE – 09/08/22

    Invités

    BRUNO TERTRAIS

    Directeur adjoint de la Fondation pour la Recherche Stratégique 

    MARIE DUMOULIN

    Directrice du programme « Europe élargie »

    ECFR (European Council on Foreign Relations)

    GALLAGHER FENWICK 

    Grand reporter

    Auteur de « Volodymyr Zelensky : l’Ukraine dans le sang »

    V2 sans le livre of cououououourse ;)

    ANTHONY BELLANGER

    Éditorialiste, spécialiste des questions internationales

    « France Inter »

    BRUNO CHAREYRON (En duplex)

    Ingénieur en physique nucléaire

    Directeur du laboratoire de la CRIIRAD

    C'est l’inquiétude qui monte. Le risque, dans le sud de l'Ukraine, d'une catastrophe nucléaire à Zaporijia, la plus grande centrale d'Europe. Une possibilité clairement envisagée par l'Organisation des Nations Unies. En fin de semaine dernière, plusieurs frappes ont visé les secteurs proches des réacteurs. Une attaque « suicidaire », selon Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU.

    De leur côté, Moscou et Kiev se rejettent la responsabilité des bombardements et le flou règne sur la responsabilité des deux belligérants. Aucune source indépendante ne peut en effet confirmer qui des deux attaque la zone. Le spectre d'un nouveau Tchernobyl est lui clairement évoqué par le président Zelensky.

    Dans cette région toujours, les Russes préparent un référendum pour un potentiel rattachement à la Russie. Justifier l'annexion du territoire par ce moyen serait un scénario comparable à ce qui a été fait en Crimée en 2014. Pendant ce temps, sur le front, aucune trêve estivale. Les combats continuent de faire rage. À Kherson, au bord de la mer Noire, les autorités ukrainiennes ont même annoncé vouloir reprendre la ville d’ici septembre.

    Loin du front, en « seconde ligne », d'autres héros de guerre. Dans les trains du pays, qui ne se sont jamais arrêtés depuis le début du conflit, les conducteurs et membres du personnel permettent à la population de fuir le pays, d'y revenir aussi. Le rail ukrainien joue en somme un rôle vital dans l’évacuation des civils, dans le transport des troupes et le passage des marchandises aussi.

    Enfin, pour certains réfugiés installés en France, la proximité avec des touristes russes, de passage en France, peut être une difficulté psychologique supplémentaire pour ceux qui ont trouvé un travail dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration. Loin de leurs proches restés pour se battre, l’intégration, l’apprentissage de la langue sont toujours difficiles même après plusieurs mois passés en France.

    Alors, comment peut-on faire arrêter les attaques près de la centrale de Zaporijia ? Où en est-on réellement sur le front ? Quels risques encourent les héros de deuxième ligne ? Comment s'intègrent les réfugiés ukrainiens en France ?

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45

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  • SÉCHERESSE : COMMENT RÉPONDRE À L’URGENCE - 08/08/22

    Invités

    EMMA HAZIZA  

    Hydrologue  

    AMANDINE RICHAUD-CRAMBES  

    Ingénieure urbaniste - Directrice de « La Fabrique des mobilités »  

    PHILIPPE DESSERTINE  

    Directeur de l’Institut de Haute Finance  

    EMMANELLE SOUFFI
    Journaliste – « Le Journal du Dimanche »  
     

    En direct d’Argences en Aubrac

    JEAN VALADIER
    Maire d’Argences en Aubrac – Président de la communauté de communes Aubrac Carladez et Viadène  

    Jusqu'au 15 août. L'estimation de Météo France sur la durée de cette troisième vague de chaleur en France a de quoi inquiéter. Démarrée le 31 juillet, celle-ci est particulièrement longue et souligne la réalité du changement climatique. Un épisode de chaleur intense qui devrait atteindre un pic caniculaire ce vendredi dans la plus grande partie du pays. Et seules les régions situées le long de la Manche devraient rester sous les 30 degrés.

    Un épisode historique où, malgré les orages ici et là, la sécheresse se poursuit. Depuis la mi-juillet, l'indice d'humidité des sols est tombé au-dessous de celui enregistré lors de la grande sécheresse de 1976. Et avec des végétations aussi sèches, le risque d'incendie augmente partout, même en Bretagne où 300 hectares viennent de brûler ce week-end dans le Finistère et le Morbihan.

    Dans ce contexte, plus de cent communes sont déjà privées d'eau potable. Une situation préoccupante qui a pousser la Première ministre Elisabeth Borne d'activer une cellule de crise. Mais les solutions se cherchent aussi localement. Sur l'île de Molène, au large de Brest, on transforme l'eau de mer en eau potable grâce à un "osmoseur" qui filtre les minéraux indésirables. Si elle fonctionne, cette initiative est cependant coûteuse et énergivore. Elle abîmerait aussi les milieux marins, le rejet en mer du reliquat d'eau étant plus chaud et plus salé que l'eau récupérée.

    Enfin, en Ardèche, la forêt communale de Banne reprend vie après que 80 hectares sont partis en fumée en 2014. Si les traces de l'incendie ont disparus, il faudra attendre encore une vingtaine d'années pour retrouver des arbres d'une dizaine de mètres de hauteur. Le village de Banne a fait le choix de replanter partiellement, une décision qui n'était pas indispensable à la regénération naturelle de la forêt.

    Alors, comment se protéger de ces vagues de chaleur ? Quelles solutions l'Etat peut-il apporter aux territoires les plus touchés ? La pénurie d'eau potable peut-elle se généraliser à tout le pays ? Quelles sont nos capacités pour surmonter les dégâts de ces chocs environnementaux ?

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45

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  • Travail : "la Grande démission"

    LES INVITÉ.ES :

    - Bernard VIVIER - Directeur de l’Institut Supérieur du Travail, spécialiste du dialogue social

    - Monique DAGNAUD - Sociologue, directrice de recherche au CNRS

    - Sandra HOIBIAN - Directrice générale au CREDOC

    - Isabelle RAYMOND - Cheffe du service économie et social à « Franceinfo »

    42%. C'est le nombre, selon une étude Indeed/OpinionWay, de salariés français de moins de 35 ans envisageant de démissionner. Un chiffre révélateur des nouvelles priorités dans l'emploi. Entre le besoin d’espace, la nécessité de déconnecter et l'attachement à certaines valeurs, de plus en plus de Français semblent aller voir si le travail n’est pas plus épanouissant ailleurs. Ce phénomène de Grande démission frappe déjà les Etats-Unis, où 20 millions de personnes ont quitté leur emploi rien qu’au premier semestre 2022. Beaucoup de ces démissionnaires ont profité du rebond de l’économie américaine pour exiger de meilleurs salaires (+6% en moyenne).

    Si l’ampleur n’est pas la même en France, cela commence tout de même à inquiéter. Aides à domicile, serveurs, maçons ou encore infirmiers... plusieurs secteurs peinent à recruter. Au premier trimestre 2022, plus d'un million d'offres d'emploi étaient recensées sur le site de Pôle emploi. Bruno Le Maire a affirmé que le gouvernement souhaitait s'attaquer« dès la rentrée »à ce problème, « la deuxième urgence »après le pouvoir d'achat. « Il n'y a rien de plus révoltant que d'avoir encore autant de chômage et autant d'entreprises qui cherchent des salariés".

    Pour pallier ce manque, certaines entreprises rivalisent d'inventivité pour attirer les candidatures. Outre l'amélioration des salaires, la préservation la vie de famille et l'amélioration du quotidien est aussi au cœur du sujet. Semaines de 4 jours payées 5, télétravail à volonté ou vacances supplémentaires, les changements se multiplient dans certaines start-ups. Le salaire enfin, s'il ne suffit plus pour séduire, reste le problème majeur dans plusieurs secteurs en tension, tout comme celui des horaires. Dans la restauration notamment, le salaire médian n'est qu'à 107% du Smic.

    Chez nos voisins européens aussi, la revalorisation du travail est une préoccupation. En Espagne, une récente réforme du travail a permis la création en masse de CDI, qui représentent à présent 45% des nouveaux contrats signés, contre 10% il y a encore quelques mois.

    La difficulté à embaucher pousse certains patrons à réclamer la régularisation des sans-papiers pour leur faire des contrats de travail. C'est le cas dans l'hôtellerie-restauration, où le désintérêt des Français pour ces métiers ne cesse de croitre. 200.000 postes seraient actuellement à pourvoir en pleine saison estivale, obligeant de nombreux établissements à fermer certains jours de la semaine.

    Alors, comment analyser ce phénomène croissant de démissions en France ? Quelles moyens l'Etat a-t-il pour y faire face ? Comment les entreprises peuvent-elles attirer à nouveau ? La régularisation des sans-papiers peut-elle être une solution dans les secteurs en tension ?

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  • Taïwan : la Chine veut-elle vraiment la guerre ?

    LES INVITÉ.ES :

    - François CLEMENCEAU - Rédacteur en chef international au Journal du Dimanche

    - Valérie NIQUET - Responsable du pôle Asie à la Fondation pour la Recherche Stratégique, auteure de La puissance chinoise en 100 questions

    - Frédéric ENCEL - Géopolitologue

    - Virginie ROBERT - Cheffe du service international des Echos

    Les tensions continuent de grimper dans la région de Taïwan. Depuis la fin de la visite de Nancy Pelosi sur l'île, la Chine s'emploie à d'importantes manœuvres militaires. Hier, onze missiles balistiques, tirés depuis le continent, ont survolé Taïwan. Des exercices suivis de près à Washington. La Chine a "choisi de surréagir" à la visite de la présidente de la Chambre des représentants a déclaré John Kirby, porte-parole de la Maison Blanche. Ce matin, la Chine a aussi annoncé mettre fin à la coopération avec les Etats-Unis sur plusieurs dossiers, dont celui du changement climatique.

    Le conflit entre Pékin et Taïpei dure depuis 70 ans. Si Taïwan a bien un gouvernement, l'Empire du Milieu considère l’île comme une de ses provinces. La visite de Pelosi a donc été perçue comme une grave provocation.La Chine a annoncé aujourd'hui vouloir « imposer des sanctions » à la cheffe des députés américains, ainsi qu'à sa « famille proche ». Depuis Tokyo, où elle termine sa tournée asiatique, Nancy Pelosi a voulu calmer le jeu :"cette tournée ne visait pas à changer le statu quo ici en Asie, ni à changer le statu quo à Taïwan".

    Pendant ce temps, les mauvaises nouvelles se succèdent pour la santé de l'économie chinoise. La croissance fait du surplace depuis la crise sanitaire et la politique « zéro-covid » de Xi Jinping. L'activité industrielle manufacturière aussi a enregistré une baisse en juillet. Enfin, la crise immobilière prend de l'ampleur. De plus en plus de petits propriétaires refusent de rembourser leurs crédits immobiliers pour protester contre des promoteurs multipliant les interruptions de chantiers. Un conflit avec Taiwan pourrait encore davantage plomber l'économie chnoise. L'île se distigue dans l'industrie électronique.

    Sur le plan géopolitique, la Chine peut compter sur un allié : la Russie . Les deux pays ont de plus en plus d'intérêts communs et la coopération économique et commerciale entre eux ne cesse de faire des progrès. D'où la résistance, chez l'un comme chez l'autre, à une hégémonie de l'hyperpuissance américaine. Un axe Pékin-Moscou qui inquiète l'Occident.

    Alors, devons-nous craindre une escalade des tensions dans la région de Taiwan ? Le scénario d'une invasion de l'île par la Chine est-il crédible? Comment l'économie chinoise peut-elle se redresser ? L'entente Russie-Chine est-elle une menace pour le monde ?

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45

    FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé

    REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40

    RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son

    PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions

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  • Assemblée / Macron : c'est qui le patron ?

    LES INVITÉ.ES :

    - Roland CAYROL - Politologue, directeur du Centre d’études et d’analyse (CETAN)

    - Nathalie MAURET - Journaliste politique au groupe de presse régionale "Ebra"

    - Astrid DE VILLAINES - Cheffe du service politique du "Huffington Post"

    - Jérôme FOURQUET - Directeur du pôle Opinion et Stratégies d’Entreprises à l'IFOP

    « Députés et sénateurs ont adopté des mesures d'urgence pour le pouvoir d'achat. Je veux saluer leur travail ». À travers ce tweet, Emmanuel Macron fait aujourd'hui un pied de nez, depuis Brégançon, à ceux qui jugeaient la France ingouvernable au lendemain des dernières législatives. Retraites, loyers, "prime Macron"... le texte a donc bien été voté. Et avec lui une enveloppe de 20 milliards d'euros de dépenses. Si le gouvernement a parfois été mis en difficulté, les voix des LR, voire du RN, lui ont permis de faire passer la majeure partie de son projet de loi, malgré la majorité relative.

    Après ces semaines agitées, c'est maintenant l'heure des vacances pour les parlementaires, qui ressortent épuisés de cette première session. Ces dernières semaines ressemblent à une bande-annonce de ce que sera cette nouvelle législature. : plus à l'image des fractures du pays, l'hémicycle a marqué les observateurs de son ambiance houleuse où règnent les invectives, les insultes et les suspensions de séances. 

    Côté Nupes, la stratégie est celle du chahut, notamment chez les Insoumis qui mènent une opposition frontale au gouvernement. Les LR, de leur côté, votent régulièrement comme la majorité au fil des compromis trouvés. Mais c'est le Rassemblement national surtout qui cherchent à changer son image, fort de ses 89 députés. En quête de responsabilité, Marine Le Pen cadre ses rangs, impose le port de la cravate aux hommes et parle de son opposition comme « constructive ». Le Palais Bourbon lui offre une tribune idéale pour se poser en parti en gouvernement.

    Une mesure a particulièrement suscité le débat dans ce paquet pouvoir d'achat : le rachat possible des RTT. Les parlementaires ont en effet adopté le principe permettant aux salariés de se faire racheter leurs journées de repos. Vent debout, la gauche dénonce « la fin des 35 heures ». L'objectif affiché est d'augmenter le pouvoir d'achat sans agir directement sur les salaires. Une victoire a priori pour la droite, qui plaide pour cette mesure dans l'esprit du "travailler plus pour gagner plus" de l'ère Sarkozy, et l'avait intégrée au programme de Valérie Pécresse cette année. 

    Alors, quel bilan tirer de cette première session parlementaire, et de cette nouvelle donne à l'Assemblée Nationale ? La stratégie du Rassemblement nationale peut-elle être efficace pour l'emporter en 2027 ? La mesure sur les RTT contourne-t-elle vraiment l'esprit des 35 heures ?

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45

    FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé

    REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40

    RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son

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  • Canicules, sécheresse : comment s'adapter ?

    LES INVITÉ.ES :

    - Eric BROCARDI - Porte-parole de la fédération des sapeurs-pompiers de France  

    - Anne BRINGAULT - Coordinatrice des Programmes au Réseau Action Climat  

    - Emma HAZIZA - Hydrologue  

    - Benoit HARTMANN - Géographe, spécialiste des questions environnementales

    La France est de nouveau frappée par une vague de chaleur, qui risque d’aggraver une situation déjà critique après un mois de juillet considéré comme le second plus sec depuis 1958. Une majorité du territoire national est ainsi placée en alerte sécheresse. En découlent des interdictions pour éviter les pénuries d'eau. Les préfets ont notamment la possibilité de limiter voire de suspendre certains usages comme le remplissage de piscines privées, l'arrosage de jardins ou le nettoyage de véhicules. Les contrevenants risquent alors jusqu’à 1 500 € d’amende pour un particulier et 7 500 € pour un professionnel.

    Les conséquences sont importantes aussi pour l'agriculture, première activité consommatrice d'eau. Les restrictions inquiètent notamment pour le maïs dont la production s'annonce déjà très touchée par les aléas climatiques. L'économie du tourisme également est en difficulté, notamment celle du tourisme fluvial dans les régions où le niveau des cours d'eau est au plus bas.

    La France n'est pas la seule à souffrir de ces canicules à répétitions. Dans le sud de l'Espagne, « potager de l'Europe », l'équilibre à trouver pour les agriculteurs est difficile entre restrictions nécessaires et besoins vitaux. Selon la revue Nature Geoscience, la péninsule ibérique n’a jamais été aussi aride depuis un millénaire. Sa récolte d’huile d’olive est aujourd'hui en danger.

    Ces épisodes caniculaires oblige les villes à d'adapter. À Paris, près de 800 bâtiments, l'opéra Garnier ou le musée du Louvre par exemple, utilisent un système unique de refroidissement via l'utilisation de l'eau de la Seine. Un système écologique qui pourrait à l'avenir être étendu aux particuliers.

    Alors, comment les secteurs les plus touchés par la sécheresse font-ils face ? Quelles solutions reste-t-il dans l'agriculture, là notamment où la situation est la plus grave comme en Espagne ? Paris peut-elle construire le 1er réseau de froid au monde avec l'eau de la Seine ?

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45

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  • Les États-Unis sont-ils encore les gendarmes du monde ?

    LES INVITÉ.ES :

    - Anthony BELLANGER - Éditorialiste, spécialiste des questions internationales à « France Inter »

    - Gallagher FENWICK - Journaliste, reporter

    - Valérie NIQUET - Responsable du pôle Asie à la Fondation pour la Recherche Stratégique, auteure de Taiwan face à la Chine

    - Anne DEYSINE - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis

    Plus de 20 ans que l'Amérique attendait ça : Joe Biden a annoncé hier soir qu’une frappe aérienne américaine à Kaboul, avait tué le leader d’AlQaida, Ayman al-Zawahiri. « Justice a été rendue et ce dirigeant terroriste n’est plus », a déclaré le président américain. Le résultat d'un travail de renseignement acharné pour anéantir cette tête pensante de l'attentat du 11 septembre, ancien bras droit d’Oussama Ben Laden, qui avait pris la relève après son élimination en 2011. Une victoire symbolique qui vient atténuer l'humiliation des Etats-Unis lors de leur retrait d'Afghanistan l'été dernier, ouvrant la voie à la prise de pouvoir des Talibans dans le pays.

    Le Spar-19 de l’US Air Force, scruté de près. C'est l'avion qui transporte actuellement en Asie la présidente de la Chambre des représentants américaine, Nancy Pelosi. Fera-t-elle escale à Taïwan ? Le suspense est réel et fait monter la tension entre Pékin et Washington. La Chine assure même que les Etats-Unis « devront payer le prix de leur atteinte à la souveraineté et à la sécurité de la Chine » si une visite à Taïwan avait lieu. Pour appuyer ce message, les militaires chinois ont diffusé sur Internet une vidéo au ton martial, montrant des soldats en plein exercices militaires. Nancy Pelosi n'est en réalité pas à sa première altercation avec les autorités chinoises, elle qui critique ouvertement le régime de Pékin depuis des années. Pendant ce temps-là, la 10ème conférence d'examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires se tient à New York. Pour son ouverture hier, le patron de l'ONU Antonio Guterres s'est dit inquiet d'un risque nucléaire pesant sur le monde. Selon lui, l'humanité n'est qu'à « un malentendu » ou « une erreur de jugement » de l'« anéantissement nucléaire ». Dans une lettre adressée aux participants à la conférence, Vladimir Poutine s'est montré conciliant, estimant qu' « il ne peut y avoir de vainqueur dans une guerre nucléaire ». 

    Un an et demi après l'assaut du capitole, Donald Trump a fait son grand retour en politique... et à Washington. L'ancien président a livré la semaine dernière dans la capitale un discours digne d'un candidat en campagne : « on se prépare pour un retour incroyable », a-t-il affirmé, laissant peu de doute sur ses intentions pour 2024 et promettant « plus de détails à venir ». Axant son discours sur l'immigration et la criminalité, il en a évidemment profité pour taper sur son successeur : railleries sur son état de santé et critiques sur ses résultats économiques et son Inflation Reduction Act... Trump a multiplié les outrances.

    Al-Qaïda est-elle vouée à disparaître après la mort de son leader ?
    Une visite de Nancy Pelosi à Taïwan pourrait-elle mettre le feu aux poudres face à la Chine ?
    Donald Trump a-t-il des chances d'être réélu en 2024 ?
     

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    PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé

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  • Pouvoir d'achat : qui doit en faire plus ?

    LES INVITÉ.ES :

    - Elie COHEN - Économiste, chercheur au CNRS

    - Jade GRANDIN DE L’EPREVIER - Journaliste à « l’Opinion », spécialiste des questions économiques

    - Sandra HOIBIAN - Directrice générale - CRÉDOC

    - Emmanuel DUTEIL - Directeur de la rédaction à « L’Usine Nouvelle »

    1er août. Avec cette date entrent en vigueur des mesures très attendues par les Français, dont le pouvoir d'achat reste la principale préoccupation à l'heure où l'inflation fleurte ave les 6%. Des revalorisations surtout, comme celle du SMIC, qui augmente de 2,01% et passe donc de 1302,64 à 1329,90 € nets pour un temps plein. Celui du point d'indice des salaires fonctionnaires aussi, qui progresse lui de 3,5%. Enfin, le livret A passe à 2% et le livret d'épargne populaire passe de 2.2% à 4.6%. Des chiffres qui sont toutefois à mettre en perspective avec l'inflation grandissante, récemment annoncée à près de 6,1%.

    De leur côté, les retraités du régime général verront leur pension augmenter de 4%, une revalorisation votée dans le cadre de la loi sur le pouvoir d'achat, après une première augmentation en janvier dernier de 1,1%. Trop peu pour certains, notamment pour les députés de la Nupes qui avaient voté pour une enveloppe supplémentaire de 500 millions d'euros la semaine dernière pour prendre en compte le niveau réel de l'inflation. Une mesure votée contre l'avis du gouvernement, mais finalement retoquée en seconde délibération.

    Pendant ce temps-là, la taxation des super profits du CAC 40 a été rejetée au Palais Bourbon. Pourtant, les bénéfices affichés récemment par TotalEnergies relancent plus que jamais le débat. Portés par la flambée des prix de l’énergie liée à la guerre en Ukraine, les gains sont records : le groupe français a plus que doublé son bénéfice net au deuxième trimestre, à 5,7 milliards de dollars, contre 2,2 milliards au même trimestre de 2021. Cette taxation des "superprofits" des entreprises, notamment pétrolières, doit être prochainement débattue au Sénat dans le cadre de l'examen en première lecture du projet de loi de finance rectificative, et une courte majorité d'opposition pourrait réussir à la voter. De son côté, Bruno Le Maire parle de cette initiative comme d'un « réflexe pavlovien » et ferme la porte à de nouvelles taxes.

    Sur la question du gaz enfin, la France prépare son indépendance au vue des récentes coupes drastiques du géant russe Gazprom. Les livraisons vers l'Europe sont à présent réduites à 20% seulement des capacités du gazoduc Nord Stream II. Souvent présenté comme une alternative idéale au gaz traditionnel, le gaz liquéfié est une des solutions vers laquelle se tourne l'Etat, mais ce gaz dangereux pour l’environnement et nécessite la construction d’infrastructures spécifiques. Au Havre, le projet de terminal méthanier flottant de TotalEnergies a été retenu par les pouvoirs publics comme nouveau point d'importation de ce gaz. Celui devrait pouvoir fournir 10% de la consommation annuelle française et est présenté comme « provisoire » pour passer la crise.

    Alors, les coups de pouce du 1er août seront-ils suffisants dans ce contexte inflationniste ? L'Etat peut-il se permettre de ne pas taxer les super profits ? Le gaz liquéfié est-il une solution d'urgence acceptable face à la crise énergétique ?

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45

    FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé

    REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40

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  •  J.0. 2024 : la France sera-t-elle à la hauteur ?

    LES INVITÉ.ES :

    - Armand DE RENDINGER - Consultant international pour le sport et l’olympisme

    - Sylvie MATELLY - Economiste, directrice adjointe de l’IRIS

    - Pierre RONDEAU - Economiste du sport, professeur à la Sports Manager School

    - Manuel TISSIER - Grand reporter au service des sports - « France Télévisions »

    Un coup de pression. Dans un rapport de la Cour des Comptes, révélé par le Canard enchaîné, les organisateurs des Jeux Olympiques de Paris 2024 sont priés d'accélérer sur les moyens matériels et humains qui assureront la sécurité l'événement. Après le fiasco de la finale de la Ligue des Champions au Stade de France, ce texte sonne comme un avertissement. Une liste y est notamment faite de tous les manquements et facteurs à prendre en compte comme la capacité hospitalière et les risques terroristes. Le document préconise d'autre part de pallier une « carence probable » d’agents de sécurité privée, suggérant de pouvoir faire appel à l’armée et aux réserves opérationnelles de la police et de la gendarmerie.

    Le budget des Jeux olympiques de Paris 2024 est lui aussi à revoir. « Il a été basé sur une hypothèse d'inflation à 1,4 % alors qu'elle sera de 5,8% », a rappelé récemment la ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castéra, suggérant l'hypothèse de révisions à la baisse du cahier des charges. Pour l'heure, le budget total de l'organisation des J.O de Paris est de 8 milliards d'euros. 

    Les Jeux de 2024 seront en tout cas très politique au vue du contexte mondial actuel. Si Pierre de Coubertin, le fondateur des J.O, définissait les valeurs de l'olympisme par Amitié, Respect et Excellence, le politique s'est toujours m'immiscer dans les Jeux. En 1936, un champion noir défiait Hitler, 32 ans plus tard, c'est le poing levé des Black Panthers qui restera dans l'Histoire. Aux derniers Jeux de Pékin, la venue de Vladimir Poutine et le boycott de Joe Biden avaient là aussi toute leur symbolique dans les rapports de forces géopolitiques.

    En attendant, un autre événement galvanise les foules depuis plus de cent ans : le Tour de France. Et le retour cette année de la version féminine est lui aussi très populaire. Une façon de constater, une fois de plus, que les événements sportifs restent fédérateurs et porteurs d'émotions collectives.

    Alors, la France sera-t-elle prête à temps pour les J.O de 2024 ? Quelles images politiques ressortiront de ces Jeux ? Pourquoi le Tour de France passionne-t-il autant ?

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  • Variole du singe, urgences... L'été sous tension des hôpitaux

    LES INVITÉ.ES :

    - Gilles PIALOUX - Chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital Tenon (Paris)

    - Agnès RICARD-HIBON - Cheffe de service du SAMU 95, ancienne présidente de la Société Française de Médecine d’Urgence

    - Richard HANDSCHUH - Médecin généraliste à Paris, membre du syndicat MG France

    - Nicolas BERROD - Journaliste – « Le Parisien - Aujourd’hui en France »

    La galère. Pour se faire vacciner contre la variole du singe, aussi appelée Monkeypox, les personnes à risques (notamment la population gay) peine à trouver des créneaux disponibles. Peu de rendez-vous sont proposés sur Doctolib, la peur s'accroît donc face à une maladie « qui se voit » et réputée extrêmement douloureuse. Si l'exécutif assure que les doses sont en nombre, la question revient régulièrement, tout comme aux Etats-Unis où l'impatience monte dans une partie de la population. À New York notamment, épicentre de l'épidémie, plusieurs manifestations ont eu lieu ces derniers jours.

    En France, c'est principalement en Ile-de-France que le nombre de cas flambe pour l'instant, plusieurs associations dénoncent le retard pris dans cette campagne de vaccination, certaines craignant qu'il soit maintenant trop tard pour endiguer l'épidémie. Dans le corps médical aussi on s'interroge, en comparant les temps actuels avec les débuts du Sida, même si la variole du singe n'est pas mortelle dans l'immense majorité des cas.

    Pendant ce temps-là, dans les hôpitaux, la saturation des urgences reste hautement problématique. Entre démissions et problèmes de recrutements, la pénurie de main d'oeuvre est criante, certains services d'urgence n'ayant pas d'autre choix que de fermer. A Nancy, on renvoie à présent autant que possible les malades vers des cabinets médicaux de ville.

    Chez ces derniers justement, l'Ordre des médecins alerte dans un rapport sur une montée des violences des patients. Avec les longues attentes, la colère monte chez les malades et les docteurs en subissent les conséquences, que ce soit en ville, en banlieue ou en milieu rural. Symptôme une fois encore d'un système de santé qui a de plus en plus de mal à tenir debout.

    Alors, peut-on encore stopper la propagation de la variole du singe ? Que peut l'Etat pour soutenir au plus vite les urgences sous tension ? Comment le corps médical peut-il se prémunir d'une violence accrue des patients ?

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45

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  • Énergie : faudra-t-il passer Noël à la bougie ?

    LES INVITÉ.ES :

    - Philippe DESSERTINE - Directeur de l’Institut de Haute Finance

    - Béatrice MATHIEU - Rédactrice en chef - « L’Express »

    - Jade GRANDIN DE L’EPREVIER - Journaliste à « l’Opinion », spécialiste des questions économiques

    - Nicolas GOLDBERG - Expert énergie chez Colombus Consulting

    Plus de 800 euros le mégawattheure (Mwh). C'est le prix exorbitant de l'électricité pour livraison en France au quatrième semestre 2022. Il était d'à peine 500 euros en juin dernier. Les prix ont donc « presque doublé en quelques semaines », comme le relève la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Cette hausse suit celle du gaz , après l’annonce cette semaine de nouvelles coupes drastiques des livraisons annoncées par le géant gazier russe Gazprom.

    Les Européens sont alors priés de faire des économies d’énergie. La Commission européenne demande de réduire leur consommation d'au moins 15%. En France, les appels aux « petits gestes » se multiplient. Le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, a aussi rappelé que l'État prendrait des mesures d'économies  et que les entreprises sont aussi appelées à le faire, notamment dans la grande distribution où la consommation de climatiseurs est importante.

    Alors que Vladimir Poutine menace plus que jamais de fermer le robinet du gaz, l'industrie européenne se prépare au pire, notamment à d'éventuelles coupures en cas de pénurie. Parmi les secteurs durement impactés, la papeterie. Indispensable pour faire tourner les machines dans les usines, le gaz, de plus en plus cher, pèse lourdement sur les charges des entreprises, et la perspective d'une interruption de la production effraie, car elle pourrait être dévastatrice pour l'appareil de production. Faute d'autre solution, certaines usines se tourne en urgence vers la réutilisation du fioul, énergie fossile fortement polluante... à rebours de l'histoire. Tandis que le prix du papier explose : une hausse de 20% en moyenne sur le prix des cahiers, à un mois de la rentrée scolaire.

    Construire une société plus sobre en énergie reste la question essentielle, en privilégiant notamment le recours aux énergies renouvelables, comme celle produite par le photovoltaïque. Mais la France n'est toujours pas autonome en la matière, la plupart des panneaux photovoltaïques actuels étant importés d'Asie.

    Alors, devons-nous craindre un hiver difficile sur le plan énergétique ? Quelles marges de manœuvre l'Etat a-t-il contre l'inflation ? L'industrie française pourra-t-elle faire face à la crise du gaz ? Le France est-elle en capacité de développer rapidement sa production d'énergies renouvelables, notamment le secteur du photovoltaïque ?

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  • Macron 2 : le coup de barre à droite

    LES INVITÉ.ES :

    - Roland CAYROL - Politologue et directeur du Centre d’études et d’analyse (CETAN)

    - Soazig QUEMENER - Rédactrice en chef du service politique de « Marianne »

    - Audrey GOUTARD - Cheffe du service enquête et reportage de « France Télévisions »

    - David REVAULT D’ALLONNES - Rédacteur en chef du service politique du « Journal du Dimanche »

    Nouvelle nuit agitée à l'Assemblée. Entre invectives, rappels au règlement et suspensions de séances, le projet de loi sur le pouvoir d'achat a suscité des remous jusqu'à 2h ce matin au palais Bourbon. Un psychodrame nocturne qui rappelle que la majorité présidentielle, en n'étant à présent que relative, aura fort à faire dans les mois à venir avec cette nouvelle configuration. D'autant que même à droite, dans les rangs du parti Horizons d'Edouard Philippe, les députés ont pu montrer samedi dernier qu'ils pouvaient aller à l'encontre du gouvernement en votant eux aussi avec les oppositions.

    À peine un mois après le début de la législature, le gouvernement a donc déjà vu plusieurs textes être adoptés contre son gré. Hier, c'est un amendement sur la revalorisation des pensions de retraites qui a enflammé la séance. Voté au grand dam du ministre de l'économie Bruno Le Maire, le texte prévoyait une enveloppe supplémentaire de 500 millions d'euros pour les retraités. Pris au dépourvu, le ministre a demandé une nouvelle délibération, qui annulera finalement la première. « Une honte ! », s'emporta le président du groupe communiste, André Chassaigne.

    Pendant ce temps, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin est accusé de « draguer l'extrême-droite », selon la gauche. Le locataire de la place Beauvau est au coeur d'une polémique ce week-end après ses tweets sur le suspect interpellé puis mis hors de cause dans l'agression des policiers à Lyon. Dans un rectificatif, Gérald Darmanin assume que le gouvernement a "décidé de se concentrer sur les étrangers qui commettent des actes délictuels". Une position défendu par le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti.

    Du côté du Rassemblement National, on prépare la succession de Marine Le Pen. Le nom du ou de la prochain.e président.e du parti sera connu le 5 novembre prochain et tout porte à penser que c'est Jordan Bardella qui héritera des clés après avoir assurer l'intérim pendant plus d'un an. Seul le maire de Perpignan Louis Aliot pourrait lui être un concurrent sérieux. Si un tel duel avait lieu, Marine Le Pen refusera de se prononcer.

    Alors, la nuit dernière est-elle une bande-annonce de ce qui attend la majorité présidentielle durant la législature à venir ? Gérald Darmanin fait-il les yeux doux au Rassemblement National comme le dénonce la gauche ? Qui pour remplacer Marine Le Pen à la tête du RN ?

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  • "La guerre du gaz" : quelles conséquences sur l'Europe ?

    LES INVITÉ.ES :

    - Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU

    - Anthony BELLANGER - Editorialiste, spécialiste des questions internationales - "France Inter"

    - Annie DAUBENTON - Journaliste spécialiste de l’Ukraine Auteur de Ukraine, l’indépendance à tout prix

    - Philippe DESSERTINE - Directeur de l’Institut des Haute Finance

    33 millions de mètres cubes quotidien. C'est la limite drastique décidée hier par le géant russe Gazprom concernant sa livraison de gaz à l'Europe via le gazoduc Nord Stream. Ce chiffre représente 20% seulement des capacités du pipeline. Déjà réduites à 40% en juin dernier, c'est une nouvelle coupe de moitié des livraisons qui a lieu dès ce mercredi 27 juillet. Face à cette décision, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a immédiatement appelé l'Europe à « riposter » à la « guerre du gaz » menée par la Russie en renforçant les sanctions contre Moscou.

    Ce mardi donc, à Bruxelles, où sont réunis les ministres de l'Énergie de l'Union européenne, les 27 se sont mis d’accord pour réduire de 15% leur consommation. Une solution préconisée par la Commission pour faire face à la pénurie de gaz russe, alors que Vladimir Poutine continue de son côté de souffler le chaud et le froid avec les Occidentaux. Dernier exemple en date : sa frappe récente sur le port d'Odessa.

    Sur le front, le conflit semble bel et bien s'enliser localement dans le Donbass. Et Kiev ne cesse de demander une livraison d'armes plus importante à l'Occident. Dernièrement, c'est Olena Zlensky, la première dame ukrainienne, qui s'est elle-même mis sous le feu des projecteurs en multipliant les appels aux dons en cryptomonnaie.

    Pendant ce temps-là, en Géorgie, on accueille comme des héros les combattants de la légion géorgienne qui partent au combat aux côtés de l'armée ukrainienne. Ce pays craint d'être la prochaine victime des volontés expansionnistes de Vladimir Poutine...

    Alors, quelles seront les conséquences en Europe de cette « guerre du gaz » menée par la Russie ? Quelles sont les évolutions possibles du conflit, à plus de 150 jours après le début de la guerre ? La Géorgie a-t-elle raison de craindre une invasion russe ?

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45

    FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé

    REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40

    RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son

    PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions

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  • Incendies, sécheresse, canicules... un été brûlant

    LES INVITÉ.ES :

    - Frédéric DENHEZ - Journaliste, spécialiste des questions environnementales

    - Éric BROCARDI - Porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France

    - Arnaud GOSSEMENT - Avocat en droit de l’environnement - Professeur associé à Paris 1

    - Céline MONTHÉARD - Formatrice – La Fresque du climat

    Douze jours pour en venir à bout. Et près de 21.000 hectares partis en fumée. Les incendies en Gironde, ceux de Landiras et de Teste-de-Buch, sont désormais « fixés », a annoncé ce matin la préfète de Gironde. « Ils ne sont pour autant pas éteints ». Ces feux historiques, qui ont mené à l'évacuation de 36.000 personnes et mobilisé jusqu'à 3.000 pompiers, ont violemment cassé la l'économie estivale de cette région touristique. Les professionnels du secteur subissent aujourd'hui les conséquences de cette catastrophe écologique.

    Les incendies se multiplient aussi dans plusieurs parties du monde. En Californie notamment, l’incendie « Oak Fire » s’est déclaré vendredi dans le comté de Mariposa, près du Parc national de Yosemite et de ses séquoias géants. Plus de 6.000 hectares sont déjà partis en fumée. En Europe aussi, le dérèglement climatique provoque des feux d'envergure. En Espagne, en Grèce et même à Londres, où après un épisode caniculaire sans précédent, quatre feux de végétation ont démarré.

    En Corse, les pompiers craignent eux aussi une catastrophe au vu de la sécheresse de l'île et de son sol aride. Plusieurs centaines d'entre eux anticipent et s'entraînent actuellement. Tous ont en tête les milliers d'hectares partis en fumée en 2017.

    Pendant ce temps-là, en Haute-Loire, le village de Bouchet-Saint-Nicolas fait fasse à une pénurie d'eau. La commune est contrainte d'être ravitaillée chaque jour par un camion-citerne qui verse 120.000 litres d'eau dans son réservoir. Les habitants comme les agriculteurs s'adaptent comme ils le peuvent face à cette situation hors-norme.

    Alors, comment interpréter cette multiplication d'incendies sur la planète ? Comment se préparer et anticiper les prochains feux ? Le manque d'eau va-t-il être un des problèmes majeurs de ces prochaines années ?

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45

    FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé

    REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40

    RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son

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  • Incendies... Canicules... Nos vacances en péril ?

    LES INVITÉ.ES :

    - Frédéric DENHEZ - Journaliste Spécialiste des questions environnementales
    - Didier ARINO - Directeur général du cabinet d’études Protourisme
     - Josette SICSIC- Rédactrice en chef de Futuroscopie

    - Emilie TORGEMEN  - Journaliste en charge des questions environnement et société - « Le Parisien – Aujourd’hui en France »
    - Jean VIARD – Duplex du Vaucluse  - Sociologue - Directeur de recherche au Cevipof/CNRS, auteur de « L’an zéro du tourisme »

    Si le mercure est un peu redescendu, une partie de l’Hexagone reste confrontée à de fortes chaleurs notamment dans le Sud-Est, et les incendies continuent de se multiplier dans le pays. Foyers réactivés hier soir en Bretagne, feux en cours dans l’Hérault, dans l’Aude et surtout en Gironde où ils sont encore loin d’être maîtrisés même si la situation s’améliore. Ainsi depuis jeudi, les flammes n’avancent plus ni à Landiras, ni à La Teste-de-Buch. Mais les feux sont toujours actifs, et plus de 1 000 pompiers restent mobilisés pour traiter les foyers et les éventuelles reprises. D’autant que la situation pourrait redevenir difficile avec des températures qui remontent et du vent attendu dans les prochains jours.

    D’ici là, une partie des 37 000 personnes évacuées a tout de même pu regagner son domicile, et les retours se poursuivent ce samedi. Au total, les deux incendies ont déjà détruit près de 21 000 hectares de forêt. Des chiffres alarmants qui n'avaient pas été atteints depuis des décennies, avec des conséquences dramatiques sur la faune et la flore ainsi pour les habitants du secteur et pour le tourisme local. Cinq campings, dont le célèbre Flots Bleus, ont été réduits en cendres, soit plus de 22 % des capacités d'accueil du Bassin d'Arcachon. Et depuis le début des incendies, les annulations tombent en cascade dans le département. Qu’ils soient directement touchés par les flammes ou victimes collatérales des feux, les professionnels du tourisme affichent des pertes allant jusqu'à 40 %. En déplacement mercredi en Gironde, Emmanuel Macron a promis de les accompagner. La préfecture a également fait savoir qu’elle rassemblerait, lundi, « élus, acteurs économiques et services de l’État pour préparer la sortie de crise sur le plan économique et l’accompagnement des secteurs impactés ».

    Des professionnels du tourisme qui espéraient se relancer cette saison après deux années impactées par la pandémie de Covid et un début d’été marqué par l’inflation et des grandes difficultés de recrutement. En effet depuis des mois, les employeurs peinent à recruter pour la saison estivale. Une pénurie de main d’œuvre qui serait due à des questions de salaire, de pénibilité, de logement mais aussi à la réforme de l’Assurance chômage qui a réduit considérablement depuis octobre 2021 le montant des allocations touchées par les travailleurs et travailleuses saisonniers. Nombre d’entre eux auraient décidé depuis de se tourner vers d’autres professions.

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45

    FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé

    REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40

    RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son

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