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  • C dans l'air du 28 février - Biden peut-il encore arrêter Trump ?

    LES EXPERTS :
    - CORENTIN SELLIN - Historien, spécialiste des États-Unis, chroniqueur - Les Jours
     - ALAIN BAUER - Professeur au CNAM, conservatoire national des arts et métiers, auteur de Au commencement était la guerre
     - ANNE TOULOUSE - Journaliste franco-américaine, auteure de L’art de trumper
    - AMY GREENE - Enseignante-chercheur à Sciences Po Paris, spécialiste de la vie politique américaine et la politique étrangère

  • C dans l'air du 28 février - Biden peut-il encore arrêter Trump ?

    Joe Biden et Donald Trump ont remporté mardi 27 février les primaires de leur parti dans le Michigan, état pivot appelé à jouer un rôle crucial dans la présidentielle du 5 novembre prochain. Pour le président démocrate comme pour son prédécesseur républicain, l’investiture ne fait plus guère de doute, mais les résultats de ce vote confirment aussi les faiblesses de chacun des deux candidats, en vue du duel annoncé.

    Joe Biden a ainsi remporté sans surprise la primaire dans le Michigan avec 79 % des voix, devant son seul rival, Dean Philips qui n'obtient que 2,8 % des suffrages. Mais c’est un autre chiffre qui retient l’attention : les 14.8 % de bulletins blancs ("uncommitted"), déposés par les électeurs en signe d'opposition à sa politique de soutien à Israël dans sa guerre contre le Hamas à Gaza. Un mouvement de protestation contre la politique de l'administration Biden au Proche-Orient qui englobe des pans entiers de l'aile gauche du parti et des jeunes. Or, si ces électeurs venaient à manquer au candidat démocrate en novembre, leur absence serait lourde de conséquences pour Joe Biden dont l’âge, 81 ans, suscite également toujours des interrogations dans son camp et des critiques de son rival, âgé de 77 ans.

    De son côté, Donald Trump, avec 66 % des suffrages, devance de plus de vingt points Nikki Haley, sa dernière rivale républicaine encore dans la course des primaires. Cette nouvelle victoire dans le Michigan confirme la domination de l'ancien président sur le parti républicain. Mais le score de Haley, qui rassemble encore 29 % des voix, vient rappeler que plus d'un quart des électeurs républicains ne veut pas d'une nouvelle candidature de Trump. Même si une partie d’entre eux devraient finir par se rallier, des voix conservatrices pourraient faire défaut au milliardaire en novembre prochain. Un Donald trump, archifavori des primaires républicaines, mais qui n’en a néanmoins pas fini avec ses très nombreuses affaires judicaires. Fraudes financières, diffamation, recel de documents, émeutes au Capitole du 6 janvier... l’ancien président des États-Unis fait face à 91 accusations criminelles dans quatre juridictions différentes. Il vient d’ailleurs d’être condamné à 355 millions de dollars d'amendes pour fraudes financières au sein de son empire immobilier, et est interdit de diriger des entreprises dans l'Etat de New York pendant trois ans. Il comparaîtra aussi  à partir du 25 mars prochain à New York dans l'affaire des paiements versés à une star du X nommée Stephanie Clifford. Donald Trump est accusé d'avoir maquillé les comptes de son entreprise pour dissimuler le versement de 130.000 dollars, afin qu'elle garde le silence à propos d'une relation présumée en 2006, lorsqu'il était déjà marié avec Melania Trump. Il a aussitôt dénoncé "une façon de (lui) nuire dans l'élection" et réclamé "des délais" pour cette comparution.

    D’ici là, l'affrontement entre Biden et Trump se poursuit et se concentre déjà sur plusieurs sujets : l’Immigration, l'aide aux efforts de guerre de l'Ukraine et d'Israël, l’avortement ou encore le wokisme qui divise plus que jamais la société américaine. De la censure de manuels scolaires jugés trop «woke» au rétropédalage sur les mesures de discrimination positive au sein des universités américaines en passant par la question du genre, les débats sont légion et polarisent l’opposition entre les deux camps politiques. Dans ce contexte, l’organisation conservatrice les Moms for Liberty qui revendique environ 120 000 membres dans tout le pays, est courtisée par les républicains qui redoutent que la chanteuse Taylor Swift, au faîte de sa gloire, n’apporte son soutien au président Biden.

    Alors Joe Biden peut-il l’emporter sur Donald Trump ? Qui sont les Moms for Liberty courtisées par Donald Trump ? Taylor Swift peut-elle faire basculer l’élection présidentielle américaine ?

    LES EXPERTS :

    - CORENTIN SELLIN - Historien, spécialiste des États-Unis, chroniqueur - Les Jours
     - ALAIN BAUER - Professeur au CNAM, conservatoire national des arts et métiers, auteur de Au commencement était la guerre
     - ANNE TOULOUSE - Journaliste franco-américaine, auteure de L’art de trumper
    - AMY GREENE - Enseignante-chercheur à Sciences Po Paris, spécialiste de la vie politique américaine et la politique étrangère

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  • C dans l'air l'invité du 27 février - Julien Denormandie, ancien ministre de l’agriculture, co-auteur avec avec Erik Orsenna de  "Nourrir sans dévaster" publié aux éditions Flammarion.

    Une inauguration mouvementée. Emmanuel Macron a échangé longuement avec les agriculteurs, samedi 24 février, à l'occasion de l'ouverture du Salon de l'agriculture à Paris. Le chef de l'Etat a fait plusieurs annonces pour répondre à la colère du secteur agricole, qui reste mobilisé plusieurs semaines après d'importantes manifestations à travers la France. Le chef de l'Etat a ainsi promis de réunir à l'Elysée "l'ensemble des organisations syndicales, l'ensemble des filières agricoles" dans trois semaines. 

    Bruno Le Maire a réuni aujourd’hui  à Bercy, accompagné du ministre de l'Agriculture Marc Fesneau, les banques, les assurances et la mutualité sociale agricole pour discuter des plans de trésorerie des agriculteurs. En visite au Salon de l'agriculture la veille, le ministre de l'Économie a annoncé qu'il demanderait "aux banques et aux assurances de jouer davantage le jeu" face aux difficultés de trésoreries que rencontrent les agriculteurs.

    Julien Denormandie reviendra sur ce Salon de l’agriculture qui s'est ouvert dans ce contexte de crise agricole.

  • C dans l'air du 27 février - "Nos troupes" en Ukraine : Macron brise le tabou

    LES EXPERTS :
    - GÉNÉRAL JEAN-PAUL PALOMÉROS - Ancien chef d’état-major, ancien commandant suprême de la transformation de l’OTAN
    - GÉNÉRAL CHRISTOPHE GOMART  - Ancien directeur du renseignement militaire, ex-commandant des opérations spéciales
    - MARION VAN RENTERGHEM  - Grand reporter, chroniqueuse - L’Express
    - PIERRE HAROCHE  - Maître de conférences en sécurité internationale à l'Université Queen Mary de Londres

  • C dans l'air du 27 février - "Nos troupes" en Ukraine : Macron brise le tabou

    C’est une phrase choc d’Emmanuel Macron sur la guerre en Ukraine qui suscite bien des remous. Face à une vingtaine de dirigeants internationaux réunis hier pour une conférence de soutien à Kiev, le chef de l'État a déclaré que "rien ne doit être exclu" pour faire en sorte que la Russie ne gagne pas cette guerre, pas même "l'envoi de troupes au sol". Une option qui jusqu'ici n'avait jamais encore été mentionnée par Paris ou un autre chef d'État occidental et sur laquelle, pour l’instant, il n’y a pas de consensus a souligné Emmanuel Macron.

    Les gouvernements britannique, allemand, espagnol, polonais et de la République tchèque ont d’ailleurs affirmé ce mardi ne "pas (être) d'accord" avec cette idée et ne pas prévoir de "déploiement à grande échelle" des troupes occidentales. L'Otan a également indiqué n'avoir "aucun projet" d'envoi de troupes de combat en Ukraine. Ce n’est "pas d’actualité" pour le moment, a réagi, pour sa part, sans l’exclure cependant, le Premier ministre suédois dont le pays va devenir le 32e membre de l’Otan. Il a précisé qu’"il n’y a pas de demande" côté ukrainien pour l’envoi de soldats occidentaux. Le porte-parole du Kremlin a prévenu, de son côté, qu’envoyer des troupes en Ukraine ne serait "pas dans l’intérêt" des Occidentaux.

    En France, les réactions n’ont également pas tardé. "La guerre contre la Russie serait une folie" a réagi le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon sur son compte X. "Folie" le mot a également été repris par le Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure qui a dénoncé une "inquiétante légèreté présidentielle" sur X.  "Emmanuel Macron joue au chef de guerre mais c’est la vie de nos enfants dont il parle avec autant d’insouciance. C’est la paix ou la guerre dans notre pays dont il s’agit", s’est insurgée Marine Le Pen sur le réseau social ce mardi matin.

    Au-delà de cette déclaration choc, le chef de l’Etat a aussi annoncé la création d’une coalition pour fournir à Kiev des "missiles et bombes de moyenne et longue portée". Il a aussi évoqué la possibilité d’acheter des munitions hors d’Europe, pour soutenir davantage l’effort de guerre ukrainien. Car il y a urgence. A Kiev, Volodymyr Zelensky a laissé entendre depuis plusieurs semaines à ses alliés qu’il n’avait "malheureusement" reçu que 30 % du "million d’obus que l’Union européenne" a "promis" à l’Ukraine. Le pays, largement confronté à un manque de matériel, peine à repousser l’ennemi russe. Le 17 février, les forces ukrainiennes ont dû se retirer de la ville d’Avdiïvka, dans l’oblast de Donetsk. Ce lundi, elles ont annoncé leur départ du petit village de Lastotchkyné, dans l’est de l’Ukraine, tombée il y a plus d’une semaine. 

    Un débat avec vote au Parlement a été organisé ce mardi sur l’accord de sécurité conclu le 16 février dernier, censé garantir un soutien civil et militaire dans la durée à l’Ukraine. "Emmanuel Macron a franchi une étape supplémentaire vers la cobelligérance", a dénoncé la présidente du groupe RN Marine Le Pen. "Vous attendiez la première occasion pour montrer le vrai visage qui est le vôtre", lui a répliqué le Premier ministre, Gabriel Attal. "Vos députés européens ont systématiquement voté contre les sanctions contre la Russie" (...) Il y a lieu de se demander si les troupes de Vladimir Poutine ne sont déjà dans notre pays. Je parle de vous et de vos troupes", a-t-il lancé dans l'hémicycle.

    Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il décidé de hausser le ton face à la Russie ? Que contient l’accord de sécurité conclu entre la France et l’Ukraine ? Alors que la France a annoncé une hausse sans précédent du budget de la Défense avec une industrie de l'armement qui devait passer en "économie de guerre", où en sont les troupes françaises aux portes de l'Ukraine ? Quelle est la mission des troupes françaises en Roumanie ?  Enfin l'opposant russe Alexeï Navalny était-il sur le point d'être libéré dans le cadre d'un échange de prisonniers avant son décès ? 

    LES EXPERTS :

    - GÉNÉRAL JEAN-PAUL PALOMÉROS - Ancien chef d’état-major, ancien commandant suprême de la transformation de l’OTAN
    - GÉNÉRAL CHRISTOPHE GOMART  - Ancien directeur du renseignement militaire, ex-commandant des opérations spéciales
    - MARION VAN RENTERGHEM  - Grand reporter, chroniqueuse - L’Express
    - PIERRE HAROCHE  - Maître de conférences en sécurité internationale à l'Université Queen Mary de Londres

  • C dans l'air l'invité du 26 février - Jean-François Colosimo, auteur de  “La Crucifixion de l’Ukraine. Mille ans de guerres de religions en Europe”

    Le 24 février 2022, la Russie de Vladimir Poutine entamait l'invasion de l'Ukraine. Deux ans plus tard, l'armée ukrainienne, s'avère éreintée par une contre-offensive ratée et se retrouve arc-boutée en défense. Les soldats sont confrontés à un front figé et à des Russes plus nombreux et mieux armés.

    Volodymyr Zelensky a déclaré, dimanche 25 février, que 31 000 soldats ukrainiens avaient été tués depuis le début de la guerre avec la Russie. Kiev et Moscou refusent habituellement de communiquer sur leurs pertes militaires respectives. Il a également affirmé que la Russie avait réussi à mettre la main sur les plans de la contre-offensive ukrainienne de l'été 2023 avant même que celle-ci ne commence.

    Emmanuel Macron rassemble ce lundi à Paris le chancelier allemand, le président polonais et une quinzaine de chefs d'État et de gouvernement pour réaffirmer leur soutien à l'Ukraine.

    Jean-François Colosimo, directeur général des Éditions du Cerf et auteur de  “La Crucifixion de l’Ukraine. Mille ans de guerres de religions en Europe” (Albin Michel) reviendra sur ses 2 ans de guerre en Ukraine.

  • C dans l'air du 26 février - RN-Macron : la bataille dans les allées du Salon de l'agriculture

    LES EXPERTS :
    - Louis HAUSALTER - Journaliste politique - Le Figaro
    - Audrey GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société
    - Éric FOTTORINO - Écrivain, cofondateur de Zadig et Le 1 Hebdo
    - Brice TEINTURIER - Directeur général délégué de l'institut de sondages Ipsos

  • C dans l'air du 26 février - RN-Macron : la bataille dans les allées du Salon de l'agriculture

    C'est l'image du week-end. Des agriculteurs chargés par les CRS au milieu des vaches du Salon de l'agriculture. Le passage d'Emmanuel Macron samedi a déclenché leur colère. Face à la cohue, le Président a dû se limiter à un coin du salon et n’a pu débattre qu’avec quelques agriculteurs à qui il a assuré avancer "à fond la caisse" sur la simplification, notamment sur les normes, la grande demande de ces derniers mois. Profitant de cette visite chaotique, le président du Rassemblement national Jordan Bardella n'a pas hésité le lendemain à souffler sur les braises de la colère, à moins de quatre mois des élections européennes. Il estime le chef de l'État atteint d'"une dérive schizophrénique assez inquiétante et dangereuse au regard de sa fonction". Quelques heures plus tôt, Emmanuel Macron a désigné le parti d'extrême droite comme responsable des échauffourées. Le Premier ministre Gabriel Attal a même été envoyé en catastrophe dimanche soir pour reconquérir le terrain et rencontrer des responsables de filières auprès de qui il a défendu le marché unique européen et la Politique agricole commune (PAC). 

    C'est dans cet échange d'attaques ciblées qu'Emmanuel Macron a remis sur la table une proposition émise de longue date par la gauche : celle des prix planchers. Une mesure obligeant les grands groupes agro-alimentaires à prendre en compte les coûts de production inhérents à chaque filière pour leur permettre de ne pas vendre à perte. Les prix planchers "permettront de protéger le revenu agricole et de ne pas céder à toutes les pratiques les plus prédatrices qui aujourd'hui sacrifient nos agriculteurs et leurs revenus", a justifié Emmanuel Macron, samedi au Salon de l'agriculture. Cette mesure devrait s'inscrire dans le futur projet de loi sur le revenu des agriculteurs que le Premier ministre Gabriel Attal s'est engagé à présenter d'ici l'été. Elle n'est pourtant pas nouvelle. En novembre dernier, une proposition de loi déposée par les députés LFI avait été rejetée de justesse, en raison notamment de l'opposition de la majorité présidentielle. "Depuis six ans, nous le réclamons à l’Assemblée nationale (…) C’est le grand choix aujourd’hui", s'est empressé de tweeter sur X, François Ruffin, le député LFI de la Somme. De son côté, la droite dénonce une "très mauvaise idée : il s’agira d’un revenu minimum universel agricole, idée socialiste, et le prix plancher deviendra un prix de marché dans Egalim. Dans la diversité des régions et des exploitations, les écarts vont s’agrandir", a commenté sur le même réseau social Bruno Retailleau, le président du groupe Les Républicains au Sénat. Du côté des syndicats, la question est loin de faire l’unanimité. La FNSEA craint que le prix minimum devienne “un prix plafond pour le revenu des agriculteurs”.

    Un parti n'a pour l'instant pas réussi à se faire une place dans ce débat. Les Verts, et leur tête de liste pour les européennes, Marie Toussaint, peinent à se faire entendre entre le camp présidentiel et le Rassemblement national. Interrogée sur l'arrivée compliquée d'Emmanuel Macron au Salon de l'agriculture, l'écologiste a estimé qu'il "n'a eu de cesse de marcher sur les parties prenantes, sur le dialogue social, sur les conventions citoyennes qu'il a lui-même mises en place". Marie Toussaint, militante de longue date, députée européenne depuis 2019, encore peu connue du grand . Dans les derniers sondages, les Verts restent au coude à coude avec le Parti socialiste et La France Insoumise entre 7 et 10% des intentions de vote. Le parti espère atteindre le score de 13,5% de Yannick Jadot aux élections européennes de 2019. Mais encore faudra-t-il réussir à apaiser les doutes qui, déjà, s'élèvent en interne.

    Le gouvernement va-t-il réussir à amadouer les agriculteurs ? Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il cédé sur l'idée des prix planchers ? A 4 mois du scrutin, la campagne des européennes est-elle lancée entre la majorité présidentielle et le Rassemblement national ?

    LES EXPERTS :

    - Louis HAUSALTER - Journaliste politique - Le Figaro
    - Audrey GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société
    - Éric FOTTORINO - Écrivain, cofondateur de Zadig et Le 1 Hebdo
    - Brice TEINTURIER - Directeur général délégué de l'institut de sondages Ipsos

     

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION :  Caroline Roux -  Axel de Tarlé - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40

    PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe Thiéfine

    RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine

    PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions

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  • C dans l'air du 24 février - Sifflé, hué...Macron dans le chaudron du Salon de l'agriculture

    LES EXPERTS :

    - GILLES BORNSTEIN - Editorialiste politique - France Télévisions 

    - ANNE-CHARLÈNE BEZZINA - Constitutionaliste , maître de conférences en droit public 

    - JEAN GARRIGUES - Historien, président du Comité d’histoire parlementaire et politique 

    - FRÉDÉRIC DABI - Politologue, directeur général Opinion - Institut de sondages IFOP

  • C dans l'air du 24 février - Sifflé, hué...Macron dans le chaudron du Salon de l'agriculture

    Présentation: Maya Lauqué

    Le Salon de l’agriculture s’est ouvert ce samedi dans une ambiance agitée et inédite. Pour la première fois, un président de la République a eu bien du mal à  déambuler comme prévu dans les allées où des CRS ont été déployés en nombre. Dès ce matin, des agriculteurs en colère ont envahi l’un des pavillons et des heurts se sont produits avec les forces de l'ordre alors que le chef de l’Etat faisait son entrée sous les huées et les sifflets.

    Après une réunion à huis clos avec certains ministres et dirigeants des syndicats agricoles, Emmanuel Macron a annoncé de nouvelles mesures qui restent à préciser. Il a notamment évoqué la création d’un "prix plancher" pour mieux rémunérer les agriculteurs, un recensement des exploitations nécessitant des aides de trésorerie d’urgence, et l’inscription dans la loi que l’agriculture et l’alimentation était "un intérêt général majeur de la nation française". Il a, ensuite, appelé au calme et a finalement improvisé un débat de deux heures avec des agriculteurs.

    Mais les mots n’ont pas calmé la colère et Emmanuel Macron a ouvert officiellement le Salon à la mi-journée avec plusieurs heures de retard, avant de poursuivre dans les allées, sous la protection de nombreux CRS, des échanges avec des agriculteurs, dans une ambiance extrêmement électrique.

    Cela fait plusieurs semaines que les agriculteurs multiplient les actions pour se faire entendre, notamment sur la question de leur rémunération. Des agriculteurs, dont le mouvement est largement soutenu par les Français, qui intéressent l’ensemble des partis politiques à quelques mois des élections européennes. Ainsi les LR viennent de propulser Céline Imart, céréalière dans le Tarn, numéro 2 de leur liste conduite par François-Xavier Bellamy. D’autres figures de la contestation - comme Jérôme Bayle qui avait accueilli Gabriel Attal fin janvier en Haute-Garonne, ont confié avoir été approchés par des partis politiques qui aimeraient pouvoir aligner des profils agricoles pour la bataille du Parlement européen en juin prochain. Ou rendre plus visibles ceux qu’ils ont déjà.

    Alors que retenir de cette journée d’ouverture du Salon de l’agriculture ?  Plan de trésorerie, prix plancher…  Que signifient les mesures annoncées par l’exécutif pour le monde agricole ? Comment sortir de la crise ? Et comment les discussions en coulisse se passent-elles ?

    LES EXPERTS :

    - GILLES BORNSTEIN - Editorialiste politique - France Télévisions
    - ANNE-CHARLÈNE BEZZINA - Constitutionaliste , maître de conférences en droit public
    - JEAN GARRIGUES - Historien, président du Comité d’histoire parlementaire et politique
    - FRÉDÉRIC DABI - Politologue, directeur général Opinion - Institut de sondages IFOP

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION :  Caroline Roux -  Axel de Tarlé - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40

    PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe Thiéfine

    RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine

    PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions

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  • C dans l'air l'invitée du 23 février avec Ava Djamshidi, rédactrice en chef du magazine Elle.

    Dans quelques heures aura lieu la 49e cérémonie des César. Quatre ans après le "on se lève et on se casse" d’Adèle Haenel qui a quitté la salle avec fracas, le milieu du cinéma est secoué par une nouvelle vague de témoignages et de plaintes pour violences sexuelles et apparaît fébrile face au déroulement incertain de cette cérémonie.

    L’académie et l’ensemble de la profession donnent des premiers gages d’écoute et de remise en question en programmant la prise de parole de Judith Godrèche qui montera sur scène pour prononcer un discours sur les violences sexistes et sexuelles dans le cinéma.

    La 49e cérémonie des César se tient ce soir à l’Olympia à partir de 20h45 et sera retransmise en direct et en clair sur Canal +. Ava Djamshidi est la rédactrice en chef du magazine Elle. Elle reviendra sur cette cérémonie sous haute tension alors que l’ombre des violences sexuelles plane sur cette soirée, qui sera marquée à la fois par les récompenses attendues et par la révélation d’un malaise profond au sein du milieu cinématographique.

  • C dans l'air du 23 février - Agriculteurs : le retour des blocages ?

    LES EXPERTS :

    - PHILIPPE DESSERTINE - Économiste, directeur de l’Institut de Haute Finance, auteur de Le grand basculement
     - FRÉDÉRIC DENHEZ - Journaliste - Spécialiste des questions environnementales
    - AUDREY GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société
    - NATHALIE SAINT-CRICQ - Éditorialiste politique - France Télévisions
    - ETIENNE FOURMONT ( en duplex) - Eleveur de vaches laitières dans la Sarthe et Youtubeur

  • C dans l'air du 23 février - Agriculteurs : le retour des blocages ?

    Présentation: Maya Lauqué

    Les agriculteurs, en colère depuis plusieurs semaines, restent plus que jamais mobilisés. Des manifestations ont été organisées un peu partout en France ce vendredi. Dans la capitale, des tracteurs de la Coordination rurale ont rejoint la place des Invalides pour maintenir la pression à la veille de l’ouverture du Salon de l’agriculture. Une soixantième édition où Emmanuel Macron doit se rendre et tenir un débat avec "l’ensemble des acteurs du monde agricole" pour tenter de désamorcer la crise. 

    Mais la FNSEA, premier syndicat agricole de France, a indiqué vendredi matin refuser "pour l’instant" d’y participer sous prétexte que le collectif écologiste des Soulèvements de la terre a été invité. Depuis l’Elysée a fait machine arrière et évoqué une "erreur faite lors de l’entretien avec la presse en amont de l’événement". 

    Alors qui sera présent lors de ce débat ? Depuis ce matin, d’autres syndicats, groupes distributeurs ou associations de défense de l'environnement font part de leur souhait d’y participer ou non, ou s'étonnent d'être cités parmi les participants sans avoir été invités. C'est le cas du président du groupe Leclerc Michel-Edouard Leclerc, qui a assuré ne pas avoir été invité à cet événement qu’il qualifie de "grossière manipulation".  "Tout ce ram-dam ressemble quand même à un coup de com' pas vraiment au niveau de la situation" a-t-il affirmé. "C'est une mascarade pour mettre en valeur le président de la République et la FNSEA" a jugé la porte-parole de la Confédération paysanne. "Tout ce sketch détourne l'attention sur le sujet principal qui est celui du revenu des agriculteurs", a dénoncé Laurence Marandola.

    La colère des agriculteurs semble loin d'être apaisée malgré les dernières annonces cette semaine de Gabriel Attal. Le Salon de l’agriculture va donc s’ouvrir ce samedi dans un climat de grande tension alors que le mouvement de protestation repart de plus belle, et que plusieurs agriculteurs ont promis au chef de l’Etat une déambulation musclée.

    Quelles sont les revendications des agriculteurs ? Renforcement d’Egalim, transmission des exploitations, aides à l’élevage… Que faut-il retenir des dernières annonces de Gabriel Attal ? Quel est l’avenir de la filière française ? Pourquoi la concurrence ukrainienne est-elle pointée du doigt ?

    LES EXPERTS :

    - PHILIPPE DESSERTINE - Économiste, directeur de l’Institut de Haute Finance, auteur de Le grand basculement
     - FRÉDÉRIC DENHEZ - Journaliste - Spécialiste des questions environnementales
    - AUDREY GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société
    - NATHALIE SAINT-CRICQ - Éditorialiste politique - France Télévisions
    - ETIENNE FOURMONT ( en duplex) - Eleveur de vaches laitières dans la Sarthe et Youtubeur

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION :  Caroline Roux -  Axel de Tarlé - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40

    PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe Thiéfine

    RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine

    PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions

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  • C dans l'air l'invitée du 22 février avec Olivia Grégoire, ministre chargée des entreprises, du tourisme et de la consommation.

    Dès le début de la crise agricole, les agriculteurs ont multiplié les actions dans les supermarchés pour dénoncer l’étiquetage ambigü des produits de grande consommation. Le sujet du gouvernement est de faire en sorte que l’on identifie et que l’on protège les produits français.

    À quelques jours de l'ouverture du Salon de l'agriculture, Gabriel Attal a fait une conférence de presse ce mercredi, où il a fait un point d'étape sur les "62 engagements" pris par le gouvernement il y a trois semaines. Le Premier ministre a affirmé vouloir placer l'agriculture "au rang des intérêts fondamentaux" de la France au même titre que sa sécurité ou sa défense, réaffirmant que "l'objectif de souveraineté agricole et alimentaire" serait inscrit "noir sur blanc" dans le futur projet de loi d'orientation agricole, attendu d'ici l'été.

    Gabriel Attal a aussi annoncé qu’un nouveau projet de loi Egalim sera présenté d’ici à l’été au Parlement, alors qu’une mission parlementaire a été confiée aux députés Alexis Izard (Renaissance) et Anne-Laure Babault (MoDem). L’objectif est de “renforcer le poids des agriculteurs dans les négociations Egalim et ‘rééquilibrer les choses’”. Sur ce point, il a évoqué trois enjeux : la construction du prix, la place des indicateurs de coût de production et les centrales d’achat européennes. 

    En début de mois, Gabriel Attal s'est engagé à "promouvoir massivement l'étiquetage de l'origine des produits, notamment au niveau européen". Selon lui, c'est "un enjeu de transparence pour nos consommateurs et un enjeu de justice et de vérité pour nos agriculteurs". À ce jour, 1.000 établissements ont été contrôlés, 372 sont en non-conformité sur l’origine française des produits

    Olivia Grégoire est la ministre chargée des entreprises, du tourisme et de la consommation. Elle reviendra sur les annonces faites hier par Gabriel Attal pour tenter de répondre à la colère des agriculteurs avant le début du Salon de l'agriculture.

  • C dans l'air du 22 février - Guerre en Ukraine : la Russie cible la France 

    LES EXPERTS :
    - VINCENT HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux
    - DAPHNÉ BENOIT - Cheffe du pôle international - Correspondante Défense – AFP
    - GUILLAUME ANCEL - Ancien officier de l’armée française et écrivain
    - ANTOINE VITKINE - Journaliste, réalisateur du documentaire La vengeance de Poutine

  • C dans l'air du 22 février - Guerre en Ukraine : la Russie cible la France 

    Deux ans après le début de l’invasion russe en Ukraine, le conflit se poursuit sur le terrain et se double d’une guerre informationnelle mais aussi d'ingérence numérique à grande échelle qui s'attaque dorénavant très directement aux soutiens étrangers de Kiev. Et en premier chef à la France qui a décidé de sonner l’alerte.

    Le chef de l’État a ainsi dénoncé vendredi dernier un "changement de posture" de la Russie qui "exige un sursaut collectif", évoquant les cyberattaques contre des pays occidentaux et les craintes d'un déploiement d'armes nucléaires dans l'espace. Depuis, le ministre des Armées a appelé au renforcement des mesures de sécurité face aux menaces de "sabotage et de cyberattaque" russes qui visent son ministère "au premier chef". Il a notamment dénoncé ce jeudi de récentes "tentatives de prises de contrôle" russes sur des patrouilles aériennes et maritimes françaises, citant un incident il y a "un mois" en mer Noire. "La signature d'un accord de sécurité entre la France et l'Ukraine" la semaine dernière "risque de conduire la Russie à durcir ces opérations pour accroître son influence, décrédibiliser notre action et affaiblir notre cohésion nationale", a expliqué Sébastien Lecornu. 

    "Doppelgänger", articles détournés et fake news... Les autorités françaises ont aussi révélé ces dernières semaines l’existence d’un vaste réseau de propagande russe baptisé "Portal Kombat" visant à manipuler les opinions publiques occidentales. Au moins 193 sites Web ont été répertoriés par l'organisme de lutte contre les ingérences numériques étrangères. Ils opèrent dans plusieurs langues à destination d'une multitude d'Etats européens ainsi que des Etats-Unis, avec à chaque fois des contenus spécifiques au pays visé. Pour la France, par exemple, une place importante a été accordée ces dernières semaines à une information du Kremlin sur la prétendue présence de « mercenaires français » en Ukraine. Un "mensonge", pointe-t-on au sein du gouvernement, diffusé peu après l'annonce d'un soutien renforcé à Kiev par Emmanuel Macron.

    Le président de la République qui a dernièrement également été victime d’une campagne de désinformation avec France 24. L’intox, montée de toutes pièces grâce à l’intelligence artificielle, assure la chaîne et l’Elysée a récemment annoncé que Emmanuel Macron aurait pu être la cible d’une tentative d’assassinat lors d’une visite prévue en Ukraine. Une fausse information qui continue, malgré tout, à être relayée sur le web, notamment sur des sites de propagande pro-russe. Les "deepfake", ciblant des personnalités politiques et utilisant des médias reconnus, sont de plus en plus fréquents sur Internet…

    Autant de manœuvres destinées à déstabiliser et manipuler l’opinion publique et les infrastructures du pays alors qu’en Ukraine le conflit s’enlise et que la nouvelle aide américaine se fait toujours attendre. Au Congrès américain, les négociateurs républicains et démocrates ne sont toujours pas parvenus à un accord sur fond de campagne électorale. Et ce, malgré les pressions répétées du président Joe Biden et les appels de son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky.

    Alors quelles sont les armes de la Russie pour mener sa guerre informationnelle ? Quel est le public cible de ces opérations ? Que se passerait-il si les Etats-Unis abandonnaient l'Ukraine ? Et quelle est la situation sur le terrain deux ans après le début de la guerre ?

    LES EXPERTS :

    - VINCENT HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux
    - DAPHNÉ BENOIT - Cheffe du pôle international - Correspondante Défense – AFP
    - GUILLAUME ANCEL - Ancien officier de l’armée française et écrivain
    - ANTOINE VITKINE - Journaliste, réalisateur du documentaire La vengeance de Poutine

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION :  Caroline Roux -  Axel de Tarlé - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40

    PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe Thiéfine

    RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine

    PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions

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  • C dans l'air l'invitée du 21 février avec Caroline Fourest, journaliste, essayiste, et directrice éditoriale du magazine Franc-Tireur.

    Après l’affaire Depardieu qui a tourné à la polémique nationale, ce sont les relations sexuelles entretenues avec des mineures par de grands cinéastes français qui déchirent le cinéma depuis le témoignage et les plaintes déposées par Judith Godrèche contre Benoît Jacquot et Jacques Doillon. Le réalisateur Benoît Jacquot revendique une relation consentie et parle d’histoire d’amour, elle dénonce une emprise sur une enfant de 14 ans après avoir partagé sa vie pendant 6 ans il avait alors 40 ans, en affirmant avoir été "son enfant femme". La prise de parole de Judith Godrèche a été motivée par le visionnage du documentaire "Les ruses du désir" de Gérard Miller en 2011. Dans ce documentaire, Benoît Jacquot reconnaissait le "caractère illégal" de sa relation passée avec l'adolescente et présentait sa pratique cinématographique comme un "trafic illicite de mineurs".

    Depuis, la parole semble se libérer encore davantage. Ce sera au tour de Gérard Miller de faire l’objet d’une cinquantaine d’accusations à ce jour, dont des plaintes déposées pour agressions sexuelles ou viols, lors de séances d’hypnose. Il est visé aujourd’hui par une femme mineure de 17 ans à l’époque qui a déposé plainte.

    Lors de la soirée des César qui se déroulera ce vendredi à l’Olympia à partir de 20.45 - et retransmise en direct et en clair sur Canal + -, Judith Godrèche montera sur scène pour prononcer un discours sur les violences sexuelles et sexistes dans le cinéma.

    Caroline Fourest est journaliste, essayiste, et directrice éditoriale du magazine Franc-Tireur. Elle reviendra sur la parole des femmes qui semble se libérer et qui provoque un tournant majeur à l’ère du mouvement #MeToo en France. 

  • C dans l'air du 21 février - Manouchian : M. Le Pen, une invitée comme les autres ?

    LES EXPERTS :
    - Jérôme Jaffré - Politologue, chercheur associé au Cevipof
    - Frédéric Says-Journaliste à la rédaction internationale - Radio France
    - Anne-Charlène Bezzina - Constitutionaliste - Maître de conférences en droit public
    - Bruno Jeudy - Directeur délégué et éditorialiste - La Tribune du dimanche 

  • C dans l'air du 21 février - Manouchian : M. Le Pen, une invitée comme les autres ?

    La polémique continue sur la présence du RN ce mercredi à la cérémonie d’entrée au Panthéon du résistant communiste apatride Missak Manouchian, de sa femme Mélinée et de ses 23 compagnons de combat des FTP-MOI, malgré les réserves d’Emmanuel Macron et l’indignation du comité de soutien à cette panthéonisation. Dans une interview à L’Humanité mise en ligne dimanche, Emmanuel Macron a fait part de sa désapprobation quant à la venue de la cheffe du Rassemblement national. "Les forces d’extrême droite seraient inspirées de ne pas être présentes, compte tenu de la nature du combat de Manouchian", a déclaré le président de la République, invoquant "l’esprit de décence". Le chef de l’Etat a assuré par ailleurs n'avoir "jamais considéré que le RN ou Reconquête s’inscrivaient dans l’arc républicain". Des propos jugés "outrageants" par Marine Le Pen et constituant "une lourde faute politique et, plus grave, une faute morale impardonnable", selon le message publié par le parti sur ses réseaux sociaux.

    Un comble pour de nombreux élus à gauche qui se sont élevés également contre la présence de Marine Le Pen à cette cérémonie. Le secrétaire national du Parti communiste, Fabien Roussel, a ainsi renvoyé la députée RN à "ses ascendants" qui "dans l'Histoire [...] ont contribué à ce qu'ils soient fusillés". Georges Duffau-Epstein, fils d’un des résistants du groupe des FTP-MOI fusillés avec Missak Manouchian en 1944, s’est lui aussi opposé à la participation de Marine Le Pen compte tenu des positions qu’elle défend vis-à-vis de l’immigration". Il a également affirmé que "ceux qui ont créé le RN étaient du côté de ceux qui ont fusillé mon père".

    Le président du comité pour l'entrée au Panthéon de Missak Manouchian, Jean-Pierre Sakoun, a pour sa part acté la présence de Marine Le Pen par respect des "institutions", ajoutant : "Il y a une seule question à poser à Madame Le Pen : 'êtes-vous en quoi que ce soit les héritiers d'un parti fondé par des nazis et des collaborationnistes ?' La réponse ne peut pas être 'peut-être'. C'est oui ou non."

    Alors le RN a-t-il sa place au Panthéon pour l’hommage aux résistants FTP-MOI (Francs-tireurs et partisans - Main-d'œuvre immigrée) ? Absente de l’hommage national à Robert Badinter, la cheffe du parti d’extrême droite a cette fois fait fi des protestations des descendants du résistant d'origine arménienne et ceux de ses compagnons pour être présente au Panthéon. Pourquoi est-ce si important pour Marine Le Pen d’y participer ? Est-ce l’ultime étape dans la normalisation du parti d’extrême ? Qu’est-ce qu'un parti républicain ? Et que signifie l’"arc républicain" ?
     

    A quatre mois des élections européennes, le RN, donné en tête des intentions de vote dans les sondages, bat la campagne et mise sur le thème de l’immigration pour mobiliser son électorat. Pour cela, il entend s’appuyer sur l’ancien directeur de Frontex, l’agence européenne de protection des frontières qui a intégré sa liste. Ce dernier qui assume une ligne dure anti-migrants avait été poussé à la démission de l’agence en raison, notamment, d’abus de pouvoir. Parallèlement, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont déjeuné ce mardi à Paris avec la coprésidente de l'AfD. Fin janvier lors de ses vœux à la presse parlementaire, la cheffe de file des députés RN à l'Assemblée nationale avait pourtant pour la première fois, pris publiquement ses distances avec le parti d'extrême droite allemand, après les révélations autour d'un projet secret de remigration, des étrangers et de citoyens d’origine étrangère, n'excluant pas un divorce. Les deux formations sont membres du groupe parlementaire Identité et démocratie au Parlement européen.

    LES EXPERTS :

    - Jérôme Jaffré - Politologue, chercheur associé au Cevipof
    - Frédéric Says-Journaliste à la rédaction internationale - Radio France
    - Anne-Charlène Bezzina - Constitutionaliste - Maître de conférences en droit public
    - Bruno Jeudy - Directeur délégué et éditorialiste - La Tribune du dimanche  

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION :  Caroline Roux -  Axel de Tarlé - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40

    PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe Thiéfine

    RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine

    PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions

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  • C dans l'air l'invité du 20 février avec Thomas Chagnaud, réalisateur du documentaire "Alexia, autopsie d’un féminicide".

    Thomas Chagnaud est journaliste. Après avoir co-écrit un livre avec les parents d’Alexia Daval, tuée par son mari le 28 octobre 2017, il a sorti une série documentaire, "Alexia, autopsie d’un féminicide" diffusée sur Canal + qui revient sur le féminicide d’Alexia Daval en partant du point de vue de son cercle familial. Mais lundi, l'avocat de Jonathann Daval, Randall Schwerdorffer a déposé une plainte pour diffamation contre la famille d’Alexia, pour des propos tenus dans le 4ème volet de cette série, au moment où la mère d'Alexia et sa sœur accusent Jonathann Daval d’avoir empoisonné son épouse.

    Selon Randall Schwerdorffer, elles y présentent "une version inédite de l’affaire en accusant de façon univoque Jonathann Daval d’avoir délibérément empoisonné son épouse pour provoquer la fausse couche qu’a subie Alexia Daval ainsi que de l’avoir empoisonnée pour la rendre folle et provoquer les malaises pour lesquels le couple avait consulté des médecins dont un neurologue". Cette thèse de l'empoisonnement volontaire, mis en avant par les parties civiles au cours du procès d'assises, avait été écartée par la Cour. Selon le médecin légiste, la dose de médicaments retrouvée dans le corps de la victime était trop faible pour être le fruit d'un empoisonnement volontaire

    Thomas Chagnaud, réalisateur du documentaire "Alexia, autopsie d’un féminicide" diffusé sur Canal + reviendra sur la plainte de l'avocat de Jonathann Daval, Randall Schwerdorffer pour diffamation contre la famille d’Alexia.