Episodes

  •  VACANCES : À NOUS LA FRANCE ! - 31/07/21

    Invités :

    DIDIER ARINO

    Directeur général du cabinet d’études Protourisme

    SANDRA HOIBIAN

    Directrice du pôle Société – CRÉDOC

    ISABELLE REY-LEFEBVRE

    Journaliste, spécialiste de l’immobilier – « Le Monde »

    JÉRÔME FOURQUET

    Directeur du pôle Opinion et Stratégies d’Entreprises – IFOP

    JEAN VIARD - En direct de Bretagne

    Sociologue - Directeur de recherche au CEVIPOF / CNRS

    Auteur de « La révolution que l’on attendait est arrivée »

    La belle saison, après des mois de confinements. Cet été 2021 a une saveur particulière après plus de quinze mois de crise, comme un sentiment de libération malgré les restrictions, le pass sanitaire et le variant Delta. Mois des grandes vacances, juillet et août sont surtout ceux du tourisme : cette année, deux tiers des Français ont prévu de partir. Mais la pandémie a rebattu les cartes des destinations estivales, plus de la moitié des vacanciers resteront sur le territoire français et les professionnels du secteur s'adaptent donc en conséquence.
     

    Côté gagnants, les villes du littoral restent parmi les destinations favorites, certaines d'entre elles sont même sur-fréquentées comme Saint-Malo. La montagne aussi est prisée : en Auvergne, les touristes viennent chercher l'air des grands espaces après ces longs mois de confinement. À l'inverse, Paris fait grise mine au vu des chiffres décevants. En temps normal, la ville Lumière attire dix millions de touristes en cette saison, ils seraient tout juste la moitié cette année. Car les étrangers, notamment asiatiques, ne sont toujours pas revenus, et certains hôtels risquent même aujourd'hui de mettre la clef sous la porte.
     

    Ce n'est pas qu'en été d'ailleurs que Paris n'a plus la cote. Avec l'essor du télétravail, de nombreux parisiens déménagent depuis quelques mois, en quête de verdure, ils fuient aussi les prix exorbitants de l'immobilier parisien. Ce sont les villes moyennes de province qui y gagnent au change, et certains territoires n'hésitent pas à communiquer sur leur attractivité, comme en Normandie par exemple, une région facile d'accès depuis Paris.
     

    Ces ex-parisiens habitués aux tarifs élevés négocient souvent peu les prix lorsqu'ils arrivent en province, et cette migration n'est donc pas sans conséquence. L'immobilier flambe dans certaines parties du pays accueillant ces exilés de la capitale. Dans le Pays Basque, à Guéthary par exemple, on compte à présent plus de 50% de maisons secondaires. Face à cela, certains maires décident d'alourdir la fiscalité de ces résidences avec comme objectif de conserver des biens immobiliers pour les locaux, qui peinent à se loger.
     

    Alors, les nouvelles tendances du tourisme franco-français vont-elles perdurer ? Paris va t-elle se vider de ses habitants ? Comment certaines villes de province peuvent-elles combattre la flambée des prix de l'immobilier ?

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45

    FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé

    REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40

    RÉALISATION : Nicolas Ferraro - Pascal Hendrick - Benoît Lemoine - Jean-François Verzele - Jacques Wehrlin 

    PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions

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  • PÉCRESSE - BERTRAND : L’ÉTÉ MEURTRIER - 30/07/21

      

    Invités :

    DOMINIQUE REYNIÉ 

    Fondation pour l’innovation politique (Fondapol)

    LOUIS HAUSALTER

    Journaliste politique – « Marianne » 

    ISABELLE VEYRAT-MASSON

    Directrice de recherche - CNRS

    Spécialiste de communication politique

    ÉMILIE ZAPALSKI 

    Communicante politique 

    Elle n'a finalement pas attendu la rentrée. Avant que Xavier Bertrand ne prenne trop d'avance dans les sondages, Valérie Pécresse s'est lancée à son tour dans la course à l'Élysée, en officialisant le 22 juillet dernier sa candidature à la primaire de la droite et du centre. À peine réélus à la tête de leur région respective, les deux candidats s'apprêtent donc à s'affronter pour représenter leur camp aux élections d'avril prochain.
     

    Car si Xavier Bertrand refuse pour l'instant de participer à une primaire, il semble difficilement imaginable de voir plusieurs candidats représentant la droite en 2022. L'automne risque donc d'être houleux, surtout que d'autres candidatures risquent d'apparaître, comme celle de Laurent Wauquiez ou de Bruno Retailleau. En attendant, c'est l'été, et à neuf mois du scrutin, les deux candidats déclarés font campagne avec ou sans caméras.
     

    Pendant ce temps-là à gauche, Fabien Roussel, le candidat communiste a commencé sa campagne lui aussi, alors que son parti a cette fois-ci décidé de se détacher de la France insoumise. Le secrétaire national du PCF n'hésite pas à aborder un thème habituellement cantonné aux discours de droite : la sécurité. Déjà présent fin mai à la manifestation des policiers devant l'Assemblée Nationale, Fabien Roussel assure vouloir aller sur ce terrain pourtant source de division à gauche.
     

    Enfin, à l'extrême-droite, Marine Le Pen tente de faire bonne figure après sa claque aux Régionales et semble durcir le ton pour ne pas perdre ses électeurs les plus radicaux. Mais un autre candidat pourrait lui faire de l'ombre : le polémiste Eric Zemmour, a priori dans les starting-blocks lui aussi pour 2022. Sa candidature changerait à coup sûr la donne de ce côté là de l'échiquier politique.
     

    Alors, quel est le rapport de force entre Valérie Pécresse et Xavier Bertrand ? Fabien Roussel mènera-t-il sa candidature jusqu'au bout ? Quelle place tiendra la sécurité dans la campagne ? Marine Le Pen doit-elle avoir peur d'Eric Zemmour ?

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45

    FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé

    REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40

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  • GAZ, ÉLECTRICITÉ, BOIS : POURQUOI LES PRIX FLAMBENT ? - 29/07/21

      

    Invités :

    JEAN-MARC DANIEL

    Économiste - Professeur émérite à l’ESCP Business School

    STÉPHANIE VILLERS

    Économiste

    PASCALE HÉBEL

    Économiste

    Directrice du pôle Consommation et entreprises - CRÉDOC

    EMMANUEL DUTEIL
    Chef du service économie – « Europe 1 »

    Ce ne serait que le début... Ce 1er août, les tarifs d'électricité augmenteront de 0,48% et ceux du gaz de 5,3% (après une hausse de 10% en juillet), des flambées qui en annonceraient d'autres... Depuis le 1er janvier, les factures d'énergie des Français auraient déjç augmenter de 50 euros par ménage, en moyenne, sur l'année. En cause notamment, une hausse du tarif d’utilisation du réseau public d’électricité (RTE) et des investissements sur son réseau de transport. Des coûts qui devraient avoir un impact d'une quinzaine d'euros par an sur les factures des particuliers à partir de 2024.
     

    Les prix des matières premières flambent aussi et inquiètent. Le bois, par exemple, fait actuellement face à un problème de pénurie, tout comme l'aluminium, l'acier ou la peinture. Les prix deviennent donc exorbitants et freinent les chantiers. Des augmentations de tarifs qui pourraient se poursuivre et freiner également les particuliers à entreprendre des rénovations chez eux.
     

    Pendant ce temps, certains Français cherchent à faire fructifier leur épargne de la meilleure manière qui soit. Le boursicotage atteindrait aujourd'hui un niveau sans précédent, on compterait plus de 1,3 millions d'adeptes en France. Autre moyen de placer son argent : l'immobilier. Celui-ci flambe dans plusieurs villes, comme à Lyon, Marseille ou Le Havre. Une tendance qui s'est nettement accentuée dans les villes de province depuis la crise sanitaire.
     

    Globalement, le Fonds Monétaire International maintient quant à lui sa prévision de 6% de croissance mondiale en 2021. Mais l'institution pointe du doigt une sortie de crise très inégalitaire entre pays riches et ceux en développement, et notamment selon leur couverture vaccinale.
     

    « Le fossé se creuse entre les économies avancées et beaucoup de marchés émergents et en développement », constate Gita Gopinath, l'économiste en chef du FMI. L'institution est particulièrement enthousiaste en revanche pour les Etats-Unis, dont la croissance est estimée à 7 % cette année, grâce à l'impact du plan de relance décidé par Joe Biden.
     

    Alors, la flambée des prix de l'énergie est-elle inexorable ? Qu'indique l'engouement croissant des Français pour la Bourse ? Que peut-on pour contrer la reprise à deux vitesses qui se dessine dans le monde ?

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45

    FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé

    REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40

    RÉALISATION : Nicolas Ferraro - Pascal Hendrick - Benoît Lemoine - Jean-François Verzele - Jacques Wehrlin 

    PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions

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  •  COVID : PIC EN VUE ? – 28/07/21

     

    Invités :

    EVE ROGER

    Directrice adjointe de la rédaction - « Le Parisien - Aujourd’hui en France »

    PR ANNE-CLAUDE CRÉMIEUX

    Professeure en maladies infectieuses - Hôpital Saint-Louis
    Membre de l’Académie de médecine

    PR BERTRAND GUIDET

    Chef du service de réanimation - Hôpital Saint-Antoine

    BERNARD SANANÈS

    Politologue – Président de l’Institut de sondages Elabe

    MARIE BILLON – En direct de Londres

    Correspondante à Londres – « RTL »

    Le variant Delta flambe en France… Ces dernières 24h, 26 871 nouveaux cas ont été détectés. 7 137 patients sont actuellement hospitalisés dont 978 occupent les services de soins critiques. Dans le même temps, plus de 50% des Français ont désormais un schéma vaccinal complet. Et 60,4% de la population française a reçu au moins une première dose.
     

    Face à la recrudescence des cas de contamination, 24 départements ont fait le choix de rétablir le port du masque en extérieur comme les Pyrénées-Orientales, les Alpes-Maritimes ou encore la Haute-Corse, des territoires où la saison touristique bat son plein. Paradoxalement, au Royaume-Uni, au Pays-Bas, ou encore en Catalogne, le pic épidémique semble atteint. Le nombre de cas quotidiens recensés en Outre-Manche a baissé ce mardi pour le 6e jour consécutif, passant de près de 48 000 à 33 000. Aux Pays-Bas, on est passé de plus de 10 000 à moins de 6 000 cette une semaine. Cette baisse observée chez nos voisins va-t-elle se produire en France ?
     

    Le projet de loi sanitaire, adopté par le Parlement dans la nuit de dimanche à lundi, prévoit l’extension du pass sanitaire pour les 12-17 ans à partir du 30 septembre. Depuis l’ouverture de la vaccination à cette tranche d’âge, à la mi-juin, 32% d’entre eux ont reçu au moins une dose de vaccin au 25 juillet, selon les chiffres de Santé publique France. Invité ce matin sur Franceinfo, le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a déclaré que les élèves vaccinés pourront aller normalement à l’école, même si un cas de Covid est détecté dans leur classe de collège ou de lycée. « S'il y a un cas de contamination, les élèves non vaccinés seront évincés, mais pas les vaccinés », a-t-il précisé. Il a également annoncé que « 6 000 à 7 000 centres de vaccination » seront « prêts pour la rentrée », c'est-à-dire un par établissement. Objectif : avoir vacciné « l'immense majorité des 12-17 ans et des adultes des établissements, sur septembre et octobre ».
     

    Soumis au pass sanitaire depuis le 21 juillet, les lieux de culture - comme les cinémas ou les parcs d’attraction - voient leur fréquentation baisser. En une semaine, la fréquentation dans les salles a chuté de 70% par rapport au mercredi précédent, des chiffres inquiétants pour ce secteur déjà très touché par la crise sanitaire. Les exploitants ont donc demandé des mesures d'accompagnement économique.
     

    La situation épidémique va-t-elle s’améliorer à l’instar de nos voisins européens ? Quelle est la stratégie adoptée par le ministre de l’Éducation nationale pour la rentrée scolaire ? Comment les lieux de culture s’adaptent-ils au pass sanitaire imposé depuis le 21 juillet ?

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45

    FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé

    REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40

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  • INONDATIONS, CANICULES : LE MONDE ENTIER FRAPPÉ  – 27/07/21

    INVITÉS :

    FRANÇOISE VIMEUX

    Climatologue - Directrice de recherche à l'Institut de Recherche pour le Développement

    ARNAUD GOSSEMENT

    Avocat en droit de l’environnement

    NICOLAS BOUZOU

    Économiste – Directeur du cabinet de conseil Asterès 

    EMMA HAZIZA

    Hydrologue

    Incendies aux États-Unis, vague de chaleur au Canada, inondations en Europe et en Chine… L’été 2021 est marqué par des catastrophes naturelles en cascade.

    « Depuis des années, nous avions prévenu que c'était possible, que tout ça allait arriver », a déploré, lundi 26 juillet, la responsable climat de l'ONU, Patricia Espinosa. Et pendant que les phénomènes climatiques ravagent le monde, le dernier rapport du Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) est dans la dernière ligne droite avant sa publication, le 9 août prochain : les représentants de 195 pays vont plancher sur les principaux aspects de ce pré-rapport pendant 15 jours. Hausse de la température mondiale, augmentation du niveau des océans, intensification des événements extrêmes… Ce rapport devrait conforter les appels à agir plus vite et plus fort contre le changement climatique. « La réalité est que nous ne sommes pas en bonne voie pour respecter l'objectif de l'accord de Paris de limiter le réchauffement à +1,5°C d'ici la fin du siècle. En fait nous sommes sur le chemin opposé, nous nous dirigeons vers plus de +3°C. Nous devons changer de direction de façon urgente avant qu'il ne soit trop tard », a poursuivi Patricia Espinosa. Et l’enjeu de ce rapport est de taille : c’est en fonction de celui-ci que les décisions en matière de lutte contre le dérèglement climatique seront prises lors de la COP26, prévue en novembre prochain à Glasgow, en Écosse.
     

    En Europe, les intempéries ont fait au moins 216 victimes. Les 14 et 15 juillet, des pluies diluviennes ont fait sortir les cours d'eau de leurs lits, détruisant de nombreuses habitations et villages. À Erftstadt, près de Cologne, dans le nord-ouest de l’Allemagne, une partie de la ville a glissé, laissant un trou béant se former. Plus d’une centaine de personnes sont mortes lors de ces graves intempéries et inondations qui ont frappé le pays. Cette catastrophe naturelle pourrait-elle peser sur les prochaines législatives allemandes ? Pour la succession d’Angela Merkel, c’est l’écologiste Annalena Baerbock qui est jugée la plus crédible sur la question du climat. Selon un sondage, 56% des personnes interrogées jugent que la présidente des Verts prendra des « mesures décisives contre le changement climatique » si elle devient chancelière.
     

    Quel bilan en terme d’écologie pour Emmanuel Macron ? Début juillet, le Conseil d’État a sommé le gouvernement français de prendre de plus grandes mesures en faveur du climat. Une décision inédite. Car le chef de l’État est souvent raillé pour sa politique écologiste jugée trop insuffisante, notamment avec l’échec de la convention citoyenne et l’abandon du référendum sur le climat.
     

    Quelles vont être les conclusions du rapport du Giec ? Quelle est la situation en Allemagne après les inondations qui ont ravagé le pays ? Quel bilan écologique pour Emmanuel Macron à 9 mois de la prochaine présidentielle ?

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45

    FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé

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  • PASSE SANITAIRE : UNE COLÈRE SOUS SURVEILLANCE – 26/07/21

      

    INVITÉS :

    Pr VINCENT MARÉCHAL

    Professeur de virologie - Sorbonne université

    Co-fondateur du réseau « Obépine »

    ISABELLE DE GAULMYN

    Rédactrice en chef – « La Croix »

    VÉRONIQUE REILLE SOULT

    Spécialiste de l’opinion et de la communication de crise – « Backbone Consulting »

    PATRICK MARTIN-GENIER

    Enseignant en droit public

    Spécialiste des questions européennes

    Dans la nuit de dimanche à lundi, le projet de loi sanitaire a été finalement adopté après une semaine de débats parlementaires tendus. Ce dernier rend la vaccination obligatoire pour les soignants et élargit l’application du pass sanitaire. Le Conseil constitutionnel doit rendre son avis le 5 août.
     

    Le texte a été quelque peu modifié au cours des débats. Le pass ne sera pas demandé, par exemple, pour accéder aux centres commerciaux. La décision reposera sur les préfets. Concernant l’obligation vaccinale pour les soignants, elle prendra bien effet le 15 septembre. Ceux qui la refuseront seront interdits d'exercer, avec suspension du salaire. En revanche, il n’y aura pas de licenciement. Les personnes dépistées positives au Covid devront s’isoler 10 jours et c’est l’Assurance maladie qui contrôlera en premier lieu, avant une intervention des forces de l’ordre si nécessaire. Enfin, ce pass prendra effet jusqu’au 15 novembre. Au delà, le texte devra être voté à nouveau par le Parlement.
     

    Alors que le projet de loi était débattu par les sénateurs et députés, 160 000 manifestants -dont 11 000 à Paris- ont défilé dans les rues ce week-end contre le précieux sésame. Parmi eux, des restaurateurs et des cafetiers qui refusent de procéder à des vérifications dans leurs établissements. Car le texte final prévoit de lourdes sanctions : ces derniers s’exposent à une fermeture administrative s’ils ne contrôlent pas leurs clients. Certains d’entre eux se sont d’ailleurs inscrits sur un site qui répertorie les commerces où le pass sanitaire ne sera pas demandé. Au 21 juillet, 5 943 établissements y figuraient, dont environ 200 bars et restaurants.
     

    Dans le reste de l’Europe, le pass sanitaire s’impose aussi : en Italie, il sera obligatoire à partir du 6 août mais il ne sera pas demandé pour accéder aux terrasses des bars et des restaurants. Au Royaume-Uni, alors que les mesures viennent d’être levées, Boris Johnson a surpris tout le monde en annonçant son lancement pour septembre. L’Allemagne veut aller beaucoup plus loin : bientôt, il pourrait ne plus suffire à une personne non vaccinée d'être testée négative au Covid pour aller au restaurant, au cinéma ou au musée en Allemagne. 

    Que contient le projet de loi sanitaire adopté ce week-end ? Qui sont les anti-pass qui ont manifesté dans les rues ce week-end ? Que font nos voisins européens pour lutter contre le variant delta plus contagieux ?

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45

    FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé

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  • BORIS JOHNSON DÉPASSÉ PAR LE COVID... ET LE BREXIT !

    Invités

    ANNE-ELISABETH MOUTET

    Éditorialiste - « The Daily Telegraph »

    PATRICK MARTIN-GENIER

    Enseignant à Sciences Po et Inalco

    Spécialiste des questions européennes 

    STEPHEN CLARKE 

    Journaliste et écrivain

    RYM MOMTAZ

    Correspondante en France – « Politico Europe » 

    CÉCILE DUCOURTIEUX – En duplex 

    Correspondante à Londres - « Le Monde »

    La reprise économique au Royaume-Uni peut-elle se gripper malgré la levée des restrictions sanitaires intervenue lundi dernier lors du « Freedom Day » ? C’est ce que beaucoup craignent dans le pays. Le retour au fonctionnement normal de l’activité y est en effet mis à mal par l'obligation de s’isoler pendant 10 jours en cas d'exposition au Covid-19. L’application mobile de la NHS (le système de santé publique) alertent les personnes via une notification. Des centaines de milliers de Britanniques ont reçu ce « ping » depuis le début du mois. Ainsi, dans la seule semaine du 7 au 15 juillet, plus d’un demi-million de personnes se sont mises en quarantaine, ce qui affecte déjà le fonctionnement des bars et les restaurants, où un cinquième du personnel est actuellement manquant. Compte tenu de cette situation, plusieurs ont même dû fermer boutique, suscitant l'inquiétude du patronat britannique. « Alors que davantage de commerces rouvrent leurs portes, les pénuries de personnel se font sentir dans différents domaines, en particulier dans l'hôtellerie et les activités de loisirs », alerte la Confederation of British Industry (l'équivalent du Medef dans le pays).
    Cette épidémie de notifications est devenue un sujet majeur dans le débat public britannique. “Je tiens à m’excuser pour les désagréments causés par ces notifications (…), mais je voudrais rappeler que l’isolement est un outil vital pour se défendre contre la propagation de la maladie”, a déclaré, mercredi, le Premier ministre, Boris Johnson, lui-même en quarantaine. Le gouvernement assure avoir entendu les appels des milieux d’affaires et a annoncé un assouplissement, dans les prochains jours, des règles afin de permettre aux employés de certains secteurs “critiques” - santé, transport routier et grande distribution - de ne pas avoir à s’isoler.
     

    Du côté des relations avec ses partenaires européens, la situation n’est guère plus favorable pour le Royaume-Uni. Près de huit mois après le divorce officiel, le Brexit continue d'empoisonner les relations entre Londres et Bruxelles. Ces derniers jours, c’est l’application du protocole nord-irlandais qui cristallise à nouveau les tensions. Pour éviter le retour d’une frontière entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande, ce protocole crée, de fait, une frontière douanière entre la province britannique et l’île de Grande-Bretagne. Cela perturbe les approvisionnements du territoire et sème la colère au sein de la communauté unioniste, attachée au maintien au sein du Royaume-Uni. «On ne peut tout simplement pas continuer comme cela», a fait valoir lord Frost au parlement. Le protocole constitue selon lui un «fardeau» qui perturbe la vie des habitants d’Irlande du Nord et l’activité économique. Le gouvernement britannique a réclamé en conséquence une révision complète du traité, pourtant signé de la main même de Boris Johnson. Une demande rejetée d'emblée par l'Union européenne.
     

    C’est dans ce contexte délicat que 430 migrants clandestins ont traversé la Manche, lundi, pour rejoindre le Royaume-Uni, établissant un record journalier. Ceci intervient alors que les députés britanniques examinent cette semaine le projet de loi de la ministre de l’Intérieur Priti Patel, sur la réforme du système d’asile. Présenté par la ministre comme « juste mais ferme » mais dénoncé par des associations de défense des droits humains, il vise à décourager l’immigration illégale. Ce projet de loi prévoit notamment d’augmenter à quatre ans, contre six mois actuellement, la peine de prison encourue par les migrants qui cherchent à rentrer illégalement dans le pays. Cette même semaine les ministres de l’Intérieur français et britannique ont annoncé un renforcement de la lutte contre l’immigration clandestine. Le Royaume-Uni s’est notamment engagé à débloquer 62,7 millions d’euros pour aider les autorités françaises à assurer la sécurité de la frontière. Cette somme servira notamment à doubler les effectifs policiers sur les côtes françaises et à mieux surveiller la frontière, comme à Calais, où la situation est compliquée pour toutes les parties prenantes.
     

    La reprise économique au Royaume-Uni est-elle menacée ?
    Se dirige-t-on vers une guerre commerciale entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne ?
    Quelles règles régissent la relation migratoire entre la France et le Royaume-Uni ?

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45

    FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé

    REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 22h40

    RÉALISATION : Nicolas Ferraro - Pascal Hendrick - Benoît Lemoine - Jean-François Verzele - Jacques Wehrlin 

    PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions

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  • JO DE TOKYO : L’IMPASSE DE LA STRATÉGIE ZÉRO COVID ? - 23/07/21

    Invités

    PASCAL BONIFACE

    Directeur de l’IRIS

    Institut de Relations Internationales et Stratégiques 

    VALÉRIE NIQUET

    Responsable du pôle Asie

    Fondation pour la recherche stratégique

    Pr ANNE-CLAUDE CRÉMIEUX

    Professeure en maladies infectieuses - Hôpital Saint-Louis 

    Membre de l’Académie de médecine

    PHILIPPE DESSERTINE

    Directeur de l’Institut de Haute Finance

    Malgré les restrictions sanitaires, l’absence de public, les tests quotidiens, les athlètes répartis en 206 délégations ont défilé ce vendredi à Tokyo pour la traditionnelle cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques. Une cérémonie voulue plus simple et plus sobre que les éditions précédentes en présence de quelques 950 invités triés sur le volet, dont Emmanuel Macron. La fin pour le Japon d’une véritable course d’obstacles depuis l’obtention des JO en 2013.
     

    A l’époque, le Japon exultait. Deux ans après l’accident nucléaire de Fukushima, le pays voyait dans les JO comme une chance de tourner la page. Mais c’était sans compter les scandales et polémiques en cascade autour de l’organisation de la compétition, et surtout la pandémie mondiale. Le Covid a bien failli porter un coup fatal à l’aventure olympique au Japon. Reportés d’un an, une première en temps de paix, ces Jeux devaient incarner la lumière au bout du tunnel. Mais rien n’a fonctionné comme prévu et le spectre d’une annulation a plané sur Tokyo, quasiment jusqu’au dernier moment, au vu du nombre de contaminations dans le village olympique malgré toutes les précautions prises.
     

    Parmi ces précautions, l’interdiction des supporters étrangers de venir au Japon. Début juillet, la ministre japonaise de Jeux Tamayo Marukawa a tranché encore plus fermement : il n’y aura pas de public pendant les épreuves qui se déroulent à Tokyo et dans plusieurs autres villes en raison de l’état d’urgence sanitaire.
     

    Sans public, l’humeur est morose au Japon, et encore plus à Tokyo. La ville fait face à une recrudescence des cas de Covid et la crainte d’un cluster au village olympique progresse. Alors désormais, la grande majorité des Japonais déclarent dans les sondages être contre l’organisation des JO dans leur pays en raison de la situation sanitaire. Une pétition demandant leur annulation a aussi été signée par plus de 350 000 personnes à la mi-mai et des manifestations ont même eu lieu.
     

    Il faut dire que le pays depuis le début de l’épidémie a fait le choix d'une stratégie de "suppression" face au virus, qui est une stratégie intermédiaire entre le "zéro Covid" (empêcher totalement la circulation du virus via des mesures drastiques) et le "vivre avec le virus", adopté par de nombreux pays européens. L’envers de la médaille est que, pour empêcher l’arrivée de nouveaux variants, le pays doit rester clos. Or avec l’organisation des JO, le Japon craint une flambée des cas, d’autant que la couverture vaccinale est inférieure à 25 %.

    Alors assiste-t-on aux limites du modèle japonais ?  La stratégie zéro Covid est-elle mise à mal par le variant Delta ? Longtemps montrée en exemple dans sa gestion rigoureuse de l’épidémie, l’Australie peine elle aussi à contenir l’épidémie et doit imposer de nouveaux confinements stricts dans plusieurs grandes villes alors que sa campagne de vaccination est extrêmement lente : seulement 12 % de la population est actuellement vaccinée.

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45

    FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé

    REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 22h40

    RÉALISATION : Nicolas Ferraro - Pascal Hendrick - Benoît Lemoine - Jean-François Verzele - Jacques Wehrlin 

    PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions

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  • 4ème VAGUE : PEUT-ON ENCORE L’ARRÊTER ? – 22/07/21

    Invités

    ANNE ROSENCHER

    Directrice déléguée de la rédaction - « L’Express »

    PR BERTRAND GUIDET

    Chef du service de réanimation - Hôpital Saint-Antoine

    PR PHILIPPE AMOUYEL

    Épidémiologiste et professeur de santé publique - Université de Lille

    ASTRID DE VILLAINES

    Cheffe du service politique - « Huffington Post » 

    Plus de 21 000 cas positifs en 24 heures. L’épidémie de Covid-19, poussée par le variant Delta plus contagieux, montre depuis plusieurs jours des signes inquiétants de reprise, avec dans plusieurs départements, notamment ceux prisés par les vacanciers, des indicateurs qui se dégradent très rapidement. Dans les Pyrénées-Orientales et la Haute-Corse, le nombre de cas pour 100 000 habitants atteint déjà respectivement 375,8 et 317,7. Dans les autres départements du pourtour méditerranéen mais aussi côté Atlantique, le taux d’incidence a progressé de 150 % à 200 % en une semaine seulement, quand en Charente-Maritime il a explosé : + 600 % en une semaine.  « La quatrième vague est là, nous devons réagir » a affirmé hier le Premier ministre.
     

    Pour inverser la tendance, le gouvernement envisage un retour des restrictions dans les départements où le virus circule le plus. Comme dans les Pyrénées-Orientales et la Haute-Corse, le port du masque fait son retour en extérieur dans plusieurs villes du Var, de Meurthe-et-Moselle, en Vendée ou dans l’Hérault. Mais surtout, le Premier ministre souhaite accélérer encore plus la campagne vaccinale, afin d’atteindre les « 50 millions de Français ayant reçu une première dose de vaccin contre le Covid » avant la fin août. Aujourd’hui, 38 millions de Français ont déjà reçu une première injection de vaccin. Mais le nombre de primo-injections a fortement augmenté depuis l’annonce par Emmanuel Macron de l’élargissement du pass sanitaire et de la vaccination obligatoire des soignants. La semaine passée, 1,7 million de Français se sont fait vacciner pour la première fois, dont de nombreux personnels de santé, contre 1,1 million la semaine précédente. « Cette semaine, on devrait faire 2 millions de primo-injections, avec un objectif à 4 millions par semaine sur les deux prochaines semaines », a expliqué hier soir Jean Castex. Pour cela, 5 millions de nouveaux rendez-vous vont être ouverts.
     

    Parallèlement, les discussions sur l’extension du pass sanitaire ont repris ce jeudi à l’Assemblée nationale dans une ambiance tendue. Les députés avaient suspendu les débats hier soir à minuit après dix heures d’échanges marqués par des invectives et des rappels à l’ordre. La seule modification validée mercredi soir par les parlementaires a été de préciser que le pass sanitaire pour les déplacements internationaux ne sera demandé qu'aux plus de 12 ans. Pour le reste, les socialistes rejettent le pass et préfèrent une « vaccination obligatoire » des majeurs contre le Covid-19 « d'ici au 1er octobre ». Les députés Les Républicains réclament de la « souplesse », avec des amendes réduites et une dérogation pour ceux qui ont reçu une première dose de vaccin. Les communistes et insoumis s'orientent vers un vote global contre le projet de loi, dénonçant des « atteintes » aux libertés individuelles. Le Premier ministre, Jean Castex, a pour sa part annoncé qu'il saisirait le Conseil constitutionnel après l'adoption par le Parlement du projet de loi sanitaire.
     

    Alors quelle est la situation sanitaire dans le pays ? Quelles sont les mesures phares du projet de loi sur la gestion de la crise sanitaire, qui prolonge par ailleurs le régime de sortie de l'état d'urgence sanitaire jusqu'à la fin 2021 ? Enfin le défi de 50 millions de vaccinés fin août est-il atteignable ?

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45

    FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé

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  • TOUS SURVEILLÉS… MÊME À L’ÉLYSÉE ? – 21/07/21

    Invités

    PASCAL BONIFACE - Directeur de l’IRIS

    Institut de Relations Internationales et Stratégiques

    FRÉDÉRIC SAYS

    Éditorialiste politique - « France Culture »

    GÉRÔME BILLOIS

    Expert en cybersécurité - Cabinet Wavestone

    SANDRINE RIGAUD 

    Rédactrice en chef - « Forbidden Stories »

    On a appris hier soir qu’une grande partie de la classe politique française, y compris le chef de l’État, figure dans la liste du logiciel Pegasus qui espionne les téléphones à distance. Israël vend ce « mouchard » à des États, officiellement pour lutter contre le terrorisme. Mais, une enquête de médias du monde entier et d’Amnesty international a révélé ces derniers jours que 50.000 numéros avaient été visés par Pegasus. Et qu’un service de sécurité marocain aurait ciblé un des numéros de téléphone du président de la République mais aussi celui d’Édouard Philippe, de quatorze ministres, de députés, de conseillers du président et de journalistes. Près d’un millier de Français sont en effet sur cette liste ciblée par Pegasus.
     

    Mais comment fonctionne ce logiciel espion ? Est-il possible qu’Emmanuel Macron ainsi qu’une bonne partie de l’exécutif aient pu être écoutés sans que nos services de renseignement s’en aperçoivent ? Le chef de l’État utilise-t-il le téléphone qui a été ciblé ?
    Président ultra connecté, Emmanuel Macron possède plusieurs téléphones, sur lesquels il a installé des applications de messagerie comme Telegram, pour échanger avec ses proches ou des journalistes. Parmi ces téléphones se trouve le numéro entré dans le logiciel espion. Un numéro qui, même s'il avait « fuité » entre les deux tours de la présidentielle de 2017 avec les « Macronleaks », continuait à être utilisé encore récemment par Emmanuel Macron.
     

    A-t-il pu servir de « mouchard » pour espionner le sommet de l’État français ? Impossible pour l’instant de savoir si le téléphone du chef de l’État a vraiment été piraté mais l’enjeu est de taille car lorsque le logiciel Pegasus s’infiltre il permet de voir les messages, y compris ceux sur les applications WhatsApp et Telegram, l’agenda, les photos, les mails, mais aussi d’activer à distance le micro pour écouter ce qui se dit. Lors des Conseils des ministres et des Conseils de défense, les membres du gouvernement doivent laisser leur téléphone dans une boîte à l’entrée. Mais la procédure n’est pas toujours respectée. A chaque élection et nomination les dirigeants français reçoivent également des consignes pour protéger leurs communications. Ils ont notamment des téléphones Teorem ou Cryptosmart avec des lignes sécurisées. Mais ces téléphones sont plus contraignants, alors la prudence ne semble pas toujours de rigueur à l’Élysée.
     

    Par le passé, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande avaient été écoutés par les renseignements américains. Les révélations avaient été faites par Wikileaks en 2015. Mais Pegasus, ce n’est pas que des écoutes, cela peut vous espionner.
     

     « Si ces faits sont avérés, ils sont très graves. Toute la lumière sera faite sur ces révélations » a fait savoir hier le palais présidentiel alors que plusieurs plaintes ont déjà été déposées en France.
     

    Que nous révèle l’affaire Pegasus ? La sécurité informatique de l’Élysée est-elle à la hauteur ? Sommes-nous tous espionnés ? Enfin à l’heure de l’entrée en vigueur du pass sanitaire, les QR codes sont-ils vraiment sécurisés ?

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  • JEFF BEZOS, CHINE : LA RUÉE VERS L'ESPACE – 20/07/21

    Invités

    SYLVIE MATELLY

    Économiste

    Directrice adjointe de l'IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques)

    ANTHONY BELLANGER 

    Journaliste, spécialiste des questions internationales – « France Inter »

    FRANÇOIS FORGET

    Planétologue, directeur de recherche au CNRS

    Membre de l’Académie des sciences 

    ÉMILIE MARTIN

    Journaliste scientifique, chef de rubrique – « Ciel et Espace »

    C’est le nouveau terrain de jeu des milliardaires : l’espace. Neuf jours après Richard Bronson, c’est au tour du fondateur d’Amazon Jeff Bezos de s’élancer ce mardi à bord de sa fusée, créée par son entreprise de tourisme spatial, Blue Origin. Car c’est bien cela l’objectif : ouvrir la voie à un tourisme d’un nouveau genre, et à terme, dit-il, bâtir des colonies spatiales flottantes où des millions de personnes pourraient travailler et vivre.
     

    Pour l’heure, l’homme le plus riche du monde accompagné de son frère Marc, de la pionnière de l'aviation Wally Funk, 82 ans, et du premier client payant de Blue Origin, un jeune Néerlandais de 18 ans, Oliver Daemen, vont s’envoler dans l’après-midi depuis le Texas à bord de New Shepard, une véritable fusée qui décolle à la verticale et ira au-delà des 100 kilomètres d’altitude. Après quelques minutes d’apesanteur, la capsule des astronautes reviendra, freinée par des parachutes et grâce à un pilotage automatique. Personne à bord ne pilotera le vaisseau.
     

    Une prouesse technologique qui devrait en appeler d’autres. Ce « n'est que le commencement », a ainsi lancé dimanche lors d'une conférence de presse Bob Smith, le directeur général de l'entreprise aérospatiale. Blue Origin prévoit deux autres lancements cette année et « beaucoup d'autres » dès 2022. Mais Jeff Bezos ne veut pas se contenter du tourisme spatial, il veut installer les industries polluantes dans l’espace et laisser la Terre être une planète de résidence et de loisir.
     

    Une philosophie différente de celle de son grand rival Elon Musk. Le fondateur de la société SpaceX se joindra à la course à l'espace en septembre avec une expédition orbitale composée uniquement de civils à bord de sa fusée Crew Dragon. SpaceX qui s'est déjà alliée avec l'entreprise Axiom pour emmener des visiteurs à bord de la Station spatiale internationale vient également d’annoncer avoir déployé près de 2.000 satellites capables de proposer une connexion Internet à travers la planète à partir de septembre et entend désormais faire cap sur Mars. D’ici 2025, le patron de SpaceX veut en effet envoyer des milliers de fusées vers Mars pour créer une colonie humaine autonome, seule « bouée de sauvetage de l’humanité ».
     

    Elon Musk, Jeff Bezos, Richard Branson… Pourquoi les milliardaires se lancent-ils dans la conquête spatiale ? Au-delà de cette guerre des étoiles entre les hommes le plus riches du monde, depuis plusieurs années l'espace extra-atmosphérique (entre 200 et 36.000 km d’altitude), comme le cyberespace, se militarise et devient un « milieu » stratégique majeur où s'affrontent les puissances. Est-ce que la prochaine guerre commencera ou finira dans l’espace ? Quels sont les nouveaux enjeux géopolitiques de cette course à l’espace ? Enfin qu’est-ce que le projet Starlink ?

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  •   PASS SANITAIRE : LE SPRINT FACE A L’ÉPIDÉMIE – 19/07/21

    PR VINCENT MARÉCHAL

    Professeur de virologie - Sorbonne Université

    ANNE-LAURE BARRET 

    Rédactrice en chef chargée des questions de santé - « Le Journal du Dimanche »

    SOAZIG QUÉMÉNER

    Rédactrice en chef du service politique - « Marianne »

     

    BRICE TEINTURIER

    Directeur général délégué - Institut de sondages Ipsos

    Le projet de loi qui doit permettre l'extension du pass sanitaire en France, et l’obligation de la vaccination pour les soignants, est présenté ce lundi en Conseil des ministres. Ces derniers sont notamment chargés de préciser les conditions d’application de ce précieux sésame. Il sera ensuite présenté au Parlement à partir du mercredi 21 juillet : les députés puis les sénateurs devront se positionner en faveur ou contre ce projet de loi.
     

    Mais, depuis les annonces d’Emmanuel Macron, le débat est ouvert : ce week-end a d’ailleurs été émaillé par des manifestations partout en France contre les mesures sanitaires. Au total, le ministère de l'Intérieur a recensé 136 rassemblements : 18.000 personnes ont défilé à Paris, réparties en plusieurs cortèges, et 96.000 dans le reste du pays. Ce qui a particulièrement choqué, ce sont ces quelques personnes qui ont arboré l’étoile jaune, comparant la situation des non-vaccinés à celle des juifs pendant la seconde guerre mondiale. La classe politique s’est elle aussi indignée, tout bord confondu : « Cette confusion des mémoires est révoltante et me dégoûte », a déclaré le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, sur France 2. « Rien, jamais, ne sera comparable à la Shoah, à l’étoile jaune ou à Auschwitz ! », a fustigé pour sa part le président Les Républicains de la région Sud, Renaud Muselier. Une comparaison jugée « abjecte » par le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, invité sur franceinfo ce matin.
     

    Pendant ce temps-là, dans les Pyrénées-Orientales, le couvre-feu à 23h est de retour jusqu’au 2 août. Le département fait face à une recrudescence des contaminations liée au Covid-19. En l’espace d’une semaine, le taux d’incidence est passé de 41,5/100 000 habitants à 258,8/100 000 habitants au 16 juillet. « Cette progression exponentielle commence à se traduire par un nombre d’hospitalisations également croissant », a annoncé la préfecture. Il s’agit du premier département à adopter de telles mesures cet été en métropole. Et ce n’est pas le seul où ça flambe : globalement, le littoral français est marqué par une hausse du nombre de cas, en grande partie due aux mouvements de population des vacances d’été.
     

    Et pour rendre la vaccination accessible à tous, les régions misent sur les bus. C’est le cas en Ardèche où l'opération est lancée depuis la mi-mars. Un camion se déplace dans les zones rurales pour vacciner les plus isolés.
     

    Qui sont ces gens qui ont manifesté ce week-end contre le pass sanitaire et la vaccination ? Comment évolue la situation dans les Pyrénées-Orientales ? Quelles sont les initiatives pour rendre la vaccination accessible à tous ?

     

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  • DUPOND-MORETTI, PASS SANITAIRE... L'ÉTÉ BRÛLANT DE MACRON – 17/07/21

    Invités

    DOMINIQUE REYNIÉ

    Directeur général de la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol)

    JÉRÔME FOURQUET

    Directeur du département Opinion - Institut de sondages IFOP

    ISABELLE VEYRAT-MASSON

    Directrice de recherche – CNRS

    Spécialiste de communication politique

    ÉRIC HEYER - Économiste

    Directeur du département Analyse et Prévision – OFCE

    Auteur de « Une autre voie est possible »

    Plusieurs dizaines d’appels à la mobilisation partout en France. C'est ce que l'on constate sur les réseaux sociaux depuis les annonces d'Emmanuel Macron lundi dernier. Etendue du pass sanitaire et déremboursement des tests PCR de confort, les nouvelles mesures prises par le chef de l'Etat ne passent pas auprès de certains. Ce mercredi 14 juillet, près de 20 000 personnes avaient déjà profité du jour férié pour crier leur mécontentement dans plus de cinquante villes de l'Hexagone.
     

    Un mouvement sur lequel l’exécutif porte un regard vigilant, surtout que la période est déjà brûlante avec la mise en examen ce vendredi du Garde des Sceaux Éric Dupont-Moretti dans l'enquête sur de possibles conflits d'intérêts avec ses anciennes activités d'avocat. Un fait inédit dans la Cinquième République.
     

    Si le Premier ministre Jean Castex a renouvelé sa confiance au ministre de la Justice, une partie de l'opposition, de gauche surtout, réclame sa démission, et ne manque pas de rappeler qu'Emmanuel Macron avait prôné cette doctrine : quand un ministre est mis en examen, il doit démissionner.
     

    Autre point sensible : la volonté du chef de l'Etat de reprendre sa réforme des retraites et celle de l'assurance chômage. 61% des Français se disent cependant opposés au recul de l'âge de départ en retraite de 62 à 64 ans. Dans ce contexte sanitaire déjà épineux, le cumul des colères pourrait porter préjudice au président de la République à quelques mois de la présidentielle.
     

    Pendant ce temps-là, l'opposition se prépare pour 2022. Côté PS, Anne Hidalgo a réuni ses soutiens lundi dernier à Villeurbanne et semble se rapprocher de plus en plus d'une candidature. La maire de Paris ne devrait cependant pas se déclarer avant la rentrée, quitte à risquer la lassitude dans ces réunions de pré-lancement au timing peu favorable.
     

    Alors, l’exécutif doit-il craindre la renaissance d'un mouvement populaire ? Emmanuel Macron peut-il maintenir Éric Dupont-Moretti ? Les réformes économiques peuvent-elles encore se faire avant la fin du quinquennat ? Anne Hidalgo a t-elle ses chances pour 2022 ?

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  • INONDATIONS : LA TRAGÉDIE ALLEMANDE – 16/07/21

    Invités

    PHILIPPE DESSERTINE

    Directeur de l’Institut de Haute Finance

    EMMANUEL BOCRIE

    Prévisionniste – Météo France

    FRANÇOISE VIMEUX

    Climatologue – Directrice de recherche à l'IRD

    (Institut de Recherche pour le Développement)

    SOPHIE FAY

    Journaliste au service Économie – « L’Obs »

    EMMA HAZIZA – En duplex

    Hydrologue

    Arbres arrachés, routes inondées, maisons détruites… De violentes intempéries ont frappé l'Allemagne, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas ce jeudi 15 juillet. Du jamais vu depuis 20 ans.
     

    En Allemagne, sur la commune de Erftstadt-Blessem, près de Cologne, un spectaculaire glissement de terrain, consécutif aux crues, a emporté de nombreuses maisons et créé un trou béant. Plusieurs personnes sont décédées et d’autres portées disparues, ont annoncé les autorités locales. Cet événement alourdit le bilan des victimes dans cette région de Rhénanie du Nord-Westphalie, la plus touchée par les intempéries meurtrières, avec celle voisine de Rhénanie-Palatinat. Ce vendredi, le bilan est monté à plus de 100 morts. La Belgique, elle aussi, est durement touchée par ces inondations : une grande partie du sud et de l'est du pays s'est réveillée sous l'eau, jeudi matin. Au moins quinze décès sont à déplorer à ce jour. Le réseau ferroviaire du pays, Infrabel, a annoncé, jeudi, qu'il suspendait le trafic dans la moitié sud du pays, compte tenu de la situation. La situation pourrait encore s'aggraver sous l'effet d'intempéries persistantes.
     

    Une situation catastrophique en Europe qui n’est pas sans rappeler la tempête Alex. En octobre 2020, au cœur de la haute vallée de la Roya, des inondations défiguraient le département des Alpes-Maritimes. Mais, 9 mois plus tard, comment se passe la reconstruction de la vallée ? Les travaux avancent mais l'accès à cette zone reste toujours compliqué. Pour l’heure, routes et ponts n’ont pas tous été reconstruits alors que la saison estivale bat son plein. Et certains habitants, qui ont perdu leur logement, n’ont toujours pas été indemnisés totalement.
     

    Aux États-Unis, le littoral d’une région risque de disparaître : celui de la Louisiane, surnommée le Bayou State. Les bayous, c’est ce subtil mariage d’eau et de terre qui s’étend sur une dizaine de milliers de km2, depuis la frontière avec le Texas jusqu’à celle avec l’Etat du Mississippi. Chaque année, 62 km2 de terre disparaissent, soit la superficie d’un terrain de foot toutes les heures. En cause ? Le réchauffement climatique qui fait grimper le niveau des océans. Mais, surtout, l’action de l’homme : l’écosystème du bayou est bouleversé par la multiplication des puits de pétrole dans la zone depuis le début du XXe siècle. Une réalité que certains Américains de la région préfèrent ignorer.

    Quelle est la situation en Allemagne et en Belgique après les inondations ? Comment la vallée de la Roya se reconstruit-elle après la tempête Alex ? Pourquoi l’État de la Louisiane, aux États-Unis, voit-il son littoral disparaître peu à peu ?

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  • TAXE CARBONE, VOITURE… LE PLAN CHOC DE L’EUROPE – 15/07/21

    Invités 

    DOMINIQUE SEUX

    Directeur délégué de la rédaction - « Les Echos »

    ARNAUD GOSSEMENT

    Avocat en droit de l’environnement - Professeur associé à Paris 1

    LOLA VALLEJO

    Directrice du programme Climat de l’IDDRI (Institut du Développement Durable et des Relations Internationales)

    SYLVIE MATELLY

    Économiste - Directrice adjointe de l'IRIS

    (Institut de Relations Internationales et Stratégiques)

    Après les annonces d’Emmanuel Macron sur l’extension du pass sanitaire dans les restaurants, dans les trains, les centres commerciaux, beaucoup d’inquiétudes et d’incertitudes s’expriment parmi les Français. Le ministre de la Santé, Olivier Véran a tenté de rassurer, ce mardi dans le JT de France 2.
     

    Pour les 12-17 ans, le pass sanitaire s’appliquera à compter du 30 août. Cette dérogation a été mise en place pour « ne pas gâcher les vacances des familles », a indiqué le ministre. Elle est possible également pour les salariés des établissements qui reçoivent du public : ils « devront avoir reçu leur première dose de vaccination au plus tard le 1er août, sans quoi à compter du 30 août ça sera un test tous les deux jours s’ils veulent continuer à travailler », a prévenu Olivier Véran. Autre changement annoncé par le ministre : la vaccination reconnue comme complète une semaine après l’injection de la deuxième dose. Il a aussi annoncé la possible levée de la contrainte du port du masque dans les lieux où le pass sanitaire est exigé, sans donner de date précise.
     

    Pendant ce temps là, la Tunisie fait face à une vague inédite des nouveaux cas de contamination. La France a décidé de placer, à partir du 16 juillet, le pays en zone rouge. Les voyageurs arrivant de Tunisie devront respecter une période d’isolement de 10 jours, sous peine d’amende, et devront montrer un test PCR négatif de moins de 48 heures avant d’embarquer. Les personnes n'ayant pas « un schéma vaccinal complet » ne pourront pas se rendre dans le pays sans un motif impérieux. Plus tôt dans la journée, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a alerté sur le fait que la Tunisie avait le taux de mortalité lié au Covid-19 « le plus élevé » de la région. Le pays, qui n'a connu qu'une cinquantaine de morts de mars à août 2020, en dénombre aujourd’hui 16.000.
     

    Le tour de vis d’Emmanuel Macron risque-t-il de favoriser un trafic d’attestations ou de certificats de vaccination ? Après le discours du président, les recherches sur Google des mots clés « faux vaccin » ou « faux pass sanitaire » ont connu un pic. En réalité, ces combines sont en vogue depuis plusieurs mois : moyennant 150 à 300 euros, vous pouvez vous procurer une attestation de l’Assurance maladie sans passer par la case vaccin.
     

    Comment vont être mises en place les procédures de contrôle dans les restaurants, les bars, les trains ou encore les centres commerciaux ? Quelle est la situation en Tunisie ? Comment lutter contre la multiplication des fausses attestations ?

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  • PASS SANITAIRE : LA FRANCE SUR LA LIGNE DURE – 14/07/21

    Invités

    BRUNO JEUDY

    Rédacteur en chef du service politique - « Paris Match »

    BENJAMIN DAVIDO - Infectiologue

    Directeur de la médecine de crise du Covid-19 - Hôpital Raymond-Poincaré

    PATRICK MARTIN-GENIER - Enseignant en droit public

    Spécialiste des questions européennes

    SOAZIG QUÉMÉNER

    Rédactrice en chef du service politique - « Marianne »

    En direct de Genève

    ANTOINE FLAHAULT - Épidémiologiste

    Directeur de l’Institut de santé globale de l’Université de Genève 

    Après les annonces d’Emmanuel Macron sur l’extension du pass sanitaire dans les restaurants, dans les trains, les centres commerciaux, beaucoup d’inquiétudes et d’incertitudes s’expriment parmi les Français. Le ministre de la Santé, Olivier Véran a tenté de rassurer, ce mardi dans le JT de France 2.
     

    Pour les 12-17 ans, le pass sanitaire s’appliquera à compter du 30 août. Cette dérogation a été mise en place pour « ne pas gâcher les vacances des familles », a indiqué le ministre. Elle est possible également pour les salariés des établissements qui reçoivent du public : ils « devront avoir reçu leur première dose de vaccination au plus tard le 1er août, sans quoi à compter du 30 août ça sera un test tous les deux jours s’ils veulent continuer à travailler », a prévenu Olivier Véran. Autre changement annoncé par le ministre : la vaccination reconnue comme complète une semaine après l’injection de la deuxième dose. Il a aussi annoncé la possible levée de la contrainte du port du masque dans les lieux où le pass sanitaire est exigé, sans donner de date précise.
     

    Pendant ce temps là, la Tunisie fait face à une vague inédite des nouveaux cas de contamination. La France a décidé de placer, à partir du 16 juillet, le pays en zone rouge. Les voyageurs arrivant de Tunisie devront respecter une période d’isolement de 10 jours, sous peine d’amende, et devront montrer un test PCR négatif de moins de 48 heures avant d’embarquer. Les personnes n'ayant pas « un schéma vaccinal complet » ne pourront pas se rendre dans le pays sans un motif impérieux. Plus tôt dans la journée, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a alerté sur le fait que la Tunisie avait le taux de mortalité lié au Covid-19 « le plus élevé » de la région. Le pays, qui n'a connu qu'une cinquantaine de morts de mars à août 2020, en dénombre aujourd’hui 16.000.
     

    Le tour de vis d’Emmanuel Macron risque-t-il de favoriser un trafic d’attestations ou de certificats de vaccination ? Après le discours du président, les recherches sur Google des mots clés « faux vaccin » ou « faux pass sanitaire » ont connu un pic. En réalité, ces combines sont en vogue depuis plusieurs mois : moyennant 150 à 300 euros, vous pouvez vous procurer une attestation de l’Assurance maladie sans passer par la case vaccin.
     

    Comment vont être mises en place les procédures de contrôle dans les restaurants, les bars, les trains ou encore les centres commerciaux ? Quelle est la situation en Tunisie ? Comment lutter contre la multiplication des fausses attestations ?

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45

    FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé

    REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 22h40

    RÉALISATION : Nicolas Ferraro - Pascal Hendrick - Benoît Lemoine - Jean-François Verzele - Jacques Wehrlin 

    PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions

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  • MACRON : LA PRESSION MAXIMALE – 13/07/21

    Invités 

    YVES THRÉARD

    Éditorialiste et directeur adjoint de la rédaction – « Le Figaro »

    DANIEL LÉVY-BRUHL

    Épidémiologiste - Santé Publique France

    FANNY GUINOCHET

    Éditorialiste - « France Info »

    Spécialiste des questions économiques et sociales

    AURÉLIE HERBEMONT

    Cheffe adjointe du service politique – « Europe 1 »

    Le président n’avait pas fini de parler que des millions de Français se sont précipités sur les plateformes en ligne pour trouver un créneaux de vaccination. Plus d’1 million de rendez-vous ont ainsi été pris dès hier soir pour des premières doses sur le site Doctolib et Vite ma dose, et la dynamique se poursuit ce mardi. Il faut dire que pour convaincre (ou contraindre) les plus récalcitrants, Emmanuel Macron a annoncé dans son allocution la fin de la gratuité des tests PCR à partir du mois d’octobre (sans prescription médicale) et l’extension du pass sanitaire dès le 21 juillet.
     

    A partir de cette date, toute personne âgée de plus de 12 ans devra être munie d’un document prouvant sa vaccination ou sa négativité pour se rendre dans les « lieux de loisirs et de culture » de plus de 50 personnes. Il sera donc exigé dans les cinémas, les parcs d’attraction dès la semaine prochaine puis dans les bars, restaurants, centres commerciaux, trains, avions, autocars, salles de sport et établissements médicaux à partir du mois d’août. La mesure s'appliquera aux clients, mais aussi aux salariés. Et elle pourra « en fonction de l'évolution de la situation sanitaire » être « étendue à d'autres activités », a insisté le chef de l’Etat. Dans cette optique, le parlement sera convoqué « en session extraordinaire » à partir du 21 juillet « pour l'examen d'un projet de loi ».
     

    Les personnes travaillant auprès des plus fragiles n’auront elles plus le choix. Les soignants et non-soignants (hôpitaux, cliniques, Ehpad, professionnels et bénévoles auprès des personnes âgées, sapeurs-pompiers, ambulanciers…) devront avoir reçu leur deuxième dose de vaccin le 15 septembre sinon « ils ne pourront plus travailler et ne seront plus payés », a précisé le ministre de la Santé Olivier Véran.
     

    Obligation vaccinale pour les soignants, passe sanitaire étendu, tests PCR payants mais aussi état d’urgence sanitaire déclaré en Martinique et à La Réunion. Face à la reprise de l’épidémie et la progression du variant Delta, le chef de l’Etat a décidé toute une nouvelle série de mesures et de lourdes contraintes pour les Français qui ne se vaccineraient pas contre le Covid. Et il assume : la pédagogie et l’incitation, c’est terminé. Si  « la vaccination n’est pas tout de suite obligatoire pour tout le monde, nous allons étendre au maximum le pass sanitaire et faire porter les restrictions sur les non-vaccinés plutôt que sur tous » a -t-il expliqué.
     

    Des décisions et une fermeté qu’il va falloir faire appliquer. Mais comment ? Un projet de loi va être transmis aujourd’hui au Conseil d’Etat mais certains juristes parlent déjà de rupture d’égalité entre les citoyens. Dans les médias et sur les réseaux sociaux, élus du Rassemblement national et de la France insoumise mais aussi simples citoyens dénoncent une privation de libertés. Quand dans bon nombre d’établissements, commerces et entreprises, on s’interroge sur la logistique à mettre en place.
     

    Pour tenter de rassurer le plus grand nombre, le porte-parole du gouvernement a donné quelques précisions sur les modalités, évoquant ce mardi plusieurs pistes, comme des tests valables au-delà de 48 heures, la prise en compte d'une première dose ou encore l'utilisation du statut vaccinal des parents. Il a également promis que des « règles de souplesse » s'appliqueront dans la mise en œuvre de l'obligation de présenter un pass sanitaire pour les enfants et adolescents de 12 à 18 ans, dont un « faible nombre » a aujourd’hui un schéma vaccinal complet.
     

    Alors quelles sont les nouvelles règles et contraintes prochainement en vigueur ? Quelle est la situation épidémique en France ? Enfin « dès que les conditions sanitaires seront réunies » une réforme des retraites sera engagée. Emmanuel Macron y tient. Une nouvelle concertation avec les syndicats doit débuter à la rentrée. Mais sur quelle base ? Et avec quel calendrier ? Enfin quels sont les principaux points de la réforme de l’Assurance chômage qui entrera en vigueur le 1er octobre prochain ?

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45

    FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé

    REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 22h40

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  • MACRON : QUELLES ARMES FACE AU DELTA ? – 12/07/21

    BRUNO JEUDY

    Rédacteur en chef du service politique - « Paris Match »

    DR PATRICK PELLOUX

    Médecin urgentiste au SAMU de Paris

    Président de l’Association des Médecins Urgentistes hospitaliers de France (AMUF)

    PR YVES BUISSON

    Épidémiologiste - Président de la cellule Covid-19 de l’Académie nationale de médecine

    SOAZIG QUÉMÉNER

    Rédactrice en chef du service politique - « Marianne »

    PR BRUNO LINA – En direct de Lyon

    Virologue - CHU de Lyon

    Membre du Conseil scientifique

    Alors que la France est confrontée à une reprise de l’épidémie de Covid-19, le chef de l’Etat doit détailler ce soir à 20 heures son plan de bataille pour contrer la propagation du variant Delta, désormais majoritaire dans le pays. « Nous sommes au départ de quelque chose qui ressemble à une vague épidémique », a averti hier le ministre de la Santé. Plus de 4000 nouveaux cas de contamination sont désormais recensés chaque jour dans l’Hexagone, « ils pourraient devenir 6 000 dans une semaine, 10 000 dans quinze jours et monter au-dessus de 20 000 début août si nous n'agissons pas » a expliqué Olivier Véran.
     

    Face au risque d’une quatrième vague rapique, un nouveau Conseil de défense sanitaire a été réuni ce lundi matin et de nouvelles mesures devraient être annoncées par Emmanuel Macron dans la soirée. Pour encourager les Français à se faire vacciner, il est question d’étendre le champ du passe sanitaire, de ne plus rembourser certains tests PCR et puis il y a le dossier de la vaccination obligatoire pour les soignants, en débat depuis plusieurs semaines.
     

    Le Conseil scientifique, l’Académie nationale de médecine et l’Académie nationale de pharmacie se sont prononcés favorablement pour l’obligation vaccinale des soignants. Le professeur Didier Raoult, a également appelé à la « vaccination systématique des personnels soignants », pour contrer l’essor du variant Delta. Mais les réticences sont encore nombreuses chez les personnels de santé qui sont 40 % à ne pas être vaccinés. Et si certains comme François Bayrou poussent pour que le chef de l’Etat rende la vaccination contre le Covid obligatoire pour tous à partir de 12 ans, l’idée a été rejetée hier par le ministre de la Santé.
    Aujourd'hui, selon Santé Publique France, environ 21,7 millions de Français ont reçu deux doses de vaccin et sont donc entièrement vaccinés, soit 32,4 % de la population. Environ 33,5 millions ont reçu au moins une injection : 11,8 millions de personnes sont donc en attente leur deuxième injection. Une fois qu'elles l'auront reçue, d'ici quelques semaines, 50 % de la population française sera complètement vaccinée.  Un chiffre important mais insuffisant pour obtenir l’immunité collective. D’après le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), avec le variant Delta, qui est entre 40 à 60 % plus transmissible que l'Alpha, il faudrait que 80, voire 90 % de la population soit vaccinée pour le stopper.
    « Mon message est simple, il est de dire aux gens : faites-vous vacciner si vous ne l’êtes pas encore et surtout essayez d’avoir deux injections avant le mois de septembre », a encouragé Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, au micro de France Inter. Parallèlement les autorités sanitaires ont décidé de concentrer leurs efforts sur les populations et sur les régions encore peu vaccinées.
     

    Dans le Var, l'une des destinations privilégiées des Français où l’on constate déjà une présence massive du variant Delta, la préfecture a décidé de maintenir certaines restrictions (obligation du port du masque dans certains lieux comme les gares et les marchés, interdiction de boire de l'alcool sur la voie publique). Parallèlement des autocars transformés en centres de vaccination mobiles vont circuler dans le département jusqu'au 12 août. Une façon d'inciter les habitants à recevoir une injection, en venant au plus près de chez eux.

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45

    FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé

    REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40

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  • VACANCES : LA MENACE DU VARIANT DELTA - 10/07/21

    INVITÉS

    FANNY GUINOCHET

    Éditorialiste - « France Info »

    Spécialiste des questions économiques et sociales

    DIDIER ARINO

    Directeur général du cabinet d'études Protourisme

    HÉLÈNE ROSSINOT

    Médecin de santé publique

    FLORENCE AUTRET

    Journaliste spécialiste des affaires européennes

    Correspondante à Bruxelles – « Le Télégramme »

    Alors qu’elle a tout juste retrouvé la liberté, la France s’apprête à vivre un été sous la pression du variant Delta. Le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé hier que ce dernier serait « probablement » majoritaire dès ce week-end dans le pays. Après un reflux spectaculaire en mai et en juin, l’épidémie de Covid-19 montre ainsi à nouveau des signes de frémissement. « Les signaux d’alerte se multiplient », a prévenu mercredi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, martelant que « le risque d’une quatrième vague rapide est là ».
    Pour y faire face, il y a urgence à anticiper. C’est ce qu’indique le dernier rapport du Conseil scientifique sur l’épidémie de Covid-19, rendu public hier, intitulé « réagir maintenant pour limiter la nouvelle vague associée au variant Delta ». Parmi les nombreuses pistes évoquées, l’élargissement du champ du passe sanitaire est actuellement envisagé par l'exécutif. Pour parvenir à une plus grande couverture vaccinale, le Conseil scientifique va même plus loin et émet l'hypothèse de mettre en place un « passe vaccinal à visée individuelle pour pouvoir accéder à certains 'espaces de libertés' tels que les restaurants, activités culturelles et sportives ». L’idée serait de « limiter les restrictions sanitaires » au moment où cette vague adviendrait. Pour les personnes non-vaccinées, si un tel passe était adopté, il faudrait alors présenter « un test antigénique ou un test PCR réalisé 1 ou 2 fois par semaine », sachant que « la gratuité de ces tests pourrait prendre fin à l'automne ».
    Dans un communiqué, l'Académie nationale de médecine et l'Académie nationale de pharmacie préconisent, elles, l'obligation vaccinale pour la population âgée de 12 ans et plus. « L'obligation vaccinale contre le Covid-19 constitue la seule option réaliste en termes de responsabilisation personnelle et d'engagement solidaire permettant de préserver sa santé, celle des autres et de parvenir à l'immunité collective », écrivent ces deux institutions. C'est « un devoir de santé publique et un engagement démocratique », ajoutent-elles.
    Le chef de l’Etat Emmanuel Macron prendra la parole lundi soir pour indiquer le cap fixé par l’exécutif.
     

    Alors que l'Europe se prépare à cette nouvelle vague, la Catalogne connaît déjà une forte hausse des contaminations, avec une explosion du nombre de contaminations au Covid-19 chez les jeunes. Cinq fois plus de cas ont été enregistrés la semaine du 25 juin au 1er juillet par rapport à la précédente. Le rythme tend même à s'accélérer dans cette région espagnole. La situation sanitaire s’y est brutalement détériorée ces derniers jours et cette augmentation « exponentielle » se fait principalement ressentir chez les jeunes, qui n’étaient pas prioritaire pour la vaccination et qui commencent tout juste à pouvoir y accéder.
    Pour lutter contre la hausse d’infections, le gouvernement de la Generalitat de Catalogne a décrété la fermeture des discothèques, entrée en vigueur hier. Ces établissements, qui avaient pu rouvrir le 21 juin dernier, sont donc de nouveau fermées pour au moins 15 jours. La veille, la fête battait encore son plein et les gestes barrières n’étaient pas respectés.
     

    En France, les restrictions continuent pour l’heure de s’alléger, avec la réouverture très attendue des boîtes de nuit hier. Après 70 week-ends de fermeture, nombreux étaient les gens impatients de retrouver le public et l’esprit de fête. Tous les établissements ne se sont pas lancés dans l’aventure, jugée périlleuse par certains, au regard des incertitudes qui persistent. Pour les autres, malgré la délivrance, il fallait pouvoir contrôler scrupuleusement que chaque client dispose d’un passe sanitaire valable. Une affaire parfois compliquée.
     

    La vaccination sera-t-elle obligatoire pour tout le monde ?
    Le pass vaccinal va-t-il être généralisé ?
    La fermeture des établissements festifs va-t-elle plomber l'activité touristique de certaines régions ?
    Comment se passent les contrôles à l'entrée des boîtes de nuit ?

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45

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  • CRISE : LES MULTINATIONALES VONT-ELLES PAYER ? – 09/07/21

    Invités 

    PHILIPPE DESSERTINE

    Directeur de l’Institut de Haute Finance

    CHRISTINE KERDELLANT

    Directrice de la rédaction – « L'Usine Nouvelle »

    BEATRICE MATHIEU

    Rédactrice en chef - « L’Express »

    MATHIEU PLANE

    Économiste

    Observatoire Français des Conjonctures Économiques (OFCE)

    Après des années de discussions, tensions et revirements, 130 pays représentant 90 % du PIB mondial se sont engagés à taxer de manière plus équitable les multinationales. Cet accord fiscal international, qualifié du « plus important conclu depuis un siècle » par Bruno Le Maire, attend désormais l’aval des grands argentiers des pays du G20, qui se réunissent ce vendredi et samedi à Venise. A priori, le feu vert des dix-neuf pays les plus riches du monde et de l'Union européenne semble acquis : ils ont tous déjà adhéré au cadre général de la réforme, initiée par Joe Biden et négociée le 1er juillet dernier sous l'égide de l'Organisation de développement et de coopération économique (OCDE), y compris la Chine et l'Inde.
     

    Mais les tractations continuent en coulisses pour rallier les pays récalcitrants, comme l'Irlande paradis fiscal européen, qui refusent d’appliquer un taux d'impôt minimal mondial sur les sociétés « d'au moins 15% » prévu par l'accord. Un autre volet de la réforme prévoit également que les entreprises, et notamment les géants de l’Internet, payent des impôts dans les pays « où leurs biens et services sont vendus, même s’ils n’y ont pas de présence physique ».
     

    Avec cet accord, les Etats entendent éviter le dumping fiscal mais aussi que les multinationales et surtout les GAFA (les géants Google, Amazon, Facebook et Apple), qui ont largement profité de la pandémie de la Covid-19 et des confinements, paient des impôts dérisoires au regard de leurs revenus. Cette décision marque un coût d’arrêt à la tendance, depuis les années 80, d’alléger l’impôt sur les sociétés global. Il faut savoir qu’en quarante ans, celui-ci est passé de 46 à 26 % en moyenne, entamant largement les ressources des États.
     

    Ce nouveau système fiscal mis en place pourrait générer 150 milliards d’euros de revenus supplémentaires par an dès 2023, dont près de 6 milliards d’euros à la France. Selon le Conseil d'analyse économique, les entreprises tricolores transfèrent au total 34 milliards d'euros de profits vers les pays à faible fiscalité par an, principalement vers la Suisse, les Pays-Bas et le Luxembourg. Avec cette réforme, les paradis fiscaux perdraient de leur intérêt, et la France récupérait une part de ces transferts de bénéfices. D’autant que le pays est actuellement considéré comme le plus attractif d’Europe en termes d'investissements étrangers. Avec 985 projets d'investissements étrangers en 2020, la France est en effet devant le Royaume-Uni et l'Allemagne en termes d'attractivité. La qualité de ses infrastructures, le potentiel de son marché, le niveau de formation et la productivité de ses salariés ainsi que les aides du gouvernement ne sont pas pour rien dans ces résultats.

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45

    FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé

    REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 00h50

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