Episodes

  • Le Soleil tourne-t-il sur lui même ?


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    Pourquoi le nez pique-t-il quand il fait froid ?


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    Quand on parle de déserts, on pense plutôt à des régions situées en Afrique ou en Asie. Mais il existe pourtant un authentique désert en Europe, et c'est d'ailleurs le seul du vieux continent.


    Il se trouve au sud en Espagne, plus précisément en Andalousie. Ce désert de Tabernas se situe à une trentaine de kilomètres d'Almeria, chef-lieu de la province du même nom.


    C'est en effet un secteur très aride, où les précipitations annuelles ne dépassent pas 15 mm, et encore dans les zones côtières. En effet, la zone est protégée, à cet égard, de l'influence de la Méditerranée. Quant à l'amplitude thermique, elle est très importante, comme souvent dans ce type de région.


    En effet, la température peut descendre en-dessous de 0°C en hiver, mais grimper au-delà de 45°C en été. Il peut donc faire très chaud dans ce désert où la durée annuelle d'ensoleillement est d'environ 3.000 heures.


    Cette région bien particulière possède une flore originale. Côté faune, les grenouilles des marais doivent se préserver des serpents et des aigles qui sont leurs principaux prédateurs.


    Malgré ces conditions climatiques pénibles, la région attire beaucoup de visiteurs. À commencer par les réalisateurs de westerns, ou d'autres genres de films, qui trouvent là des décors naturels comparables à ceux offerts par les grands espaces américains.


    Et ils apprécient d'autant plus les lieux qu'ils peuvent y travailler à moindres frais. C'est ainsi que Sergio Leone a tourné dans ce désert de Tabernas certains de ses plus célèbres films.


    L'endroit a d'ailleurs de faux airs d'Hollywood. De fait, il n'a pas été baptisé pour rien le "Hollywood de l'Europe". Profitant de la publicité offerte par la venue de cinéastes prestigieux, d'habiles promoteurs ont construit sur place un vaste parc d'attraction inspiré par l'Ouest américain, celui des pionniers et des cowboys.


    Les habitants de la province soutiennent d'ailleurs des activités qui ne peuvent que profiter à l'économie locale. Ils souhaiteraient même leur développement, pour essayer d'enrayer des maux chroniques : le chômage et la migration vers les villes.


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  • Dans un œuf, tout se mange, sauf la coquille, qu'il faut casser pour libérer le jaune et le blanc, avec lesquels on prépare des omelettes ou des gâteaux.


    Mais comment cette coquille est-elle fabriquée ? Autour du jaune, qui représente l'ovule de la poule, se forme le blanc de l'œuf, constitué surtout d'albumine. Puis la coquille finit par se former.


    Elle est surtout composée de calcium, dont les milliers de cristaux vont se fixer sur les membranes destinées à protéger le blanc et le jaune. Le processus de formation de cette coquille dure 16 heures en tout.


    La coquille nous paraît très fine, et pourtant elle est composée de pas moins de six couches. Les deux couches les plus intérieures ne contiennent d'ailleurs pas de calcium. En contact direct avec le poussin, elles sont donc plus molles et lui permettent plus facilement de sortir.


    Enfin, la couleur de la coquille, blanche ou brune, est due à la teinte du plumage de la poule qui a pondu l'œuf.


    La nature est bien faite. En effet, l'épaisseur et la consistance de cette coquille sont parfaitement adaptées à sa double fonction. En premier lieu, en effet, elle est assez épaisse pour protéger le poussin contre les bactéries et les autres éléments pathogènes pouvant le menacer.


    Ce qui ne veut pas dire que cette coquille est complètement étanche. En effet, le poussin a besoin d'eau et de certains gaz, qui se glissent jusque à lui par de minuscules orifices. La surface de la coquille est donc poreuse.


    Mais, en même temps, elle est assez fine pour permettre au poussin de percer cette barrière naturelle et faire ainsi son entrée dans le monde.


    Aussi bien conçues soient-elles, cependant, certaines coquilles n'offrent pas une protection suffisante. En effet, leur surface est légèrement craquelée, laissant ainsi passer des bactéries.


    Ces petites fissures sur la coquille doivent vous alerter. L'œuf qu'elle était censée protéger est sans doute contaminé. On s'exposerait donc, en le consommant, à de possibles intoxications alimentaires.


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  • Connu depuis l'Antiquité, l'antimoine a une réputation assez sulfureuse. En effet, il a été utilisé par les alchimistes et peut se révéler très nocif. De fait, il provoque de violents vomissements et peut même entraîner la mort.


    Ses effets délétères nous sont d'ailleurs rapportés par un récit assez savoureux. D'après cette légende, un moine allemand du XVe siècle, alchimiste à ses heures perdues, aurait appris qu'un peu d'antimoine, mêlé à la pâtée des cochons, les ferait engraisser.


    Il se décide donc à en donner à ceux de son couvent, qui en meurent. D'où le nom d'"anti-moine" qu'on aurait donné à ce métal. On s'apercevra plus tard que l'antimoine, assez proche de l'arsenic, peut se révéler un véritable poison.


    Mais quand on s'en sert avec précaution, l'antimoine peut être un médicament efficace. On l'utilisait ainsi, dans le passé, sous la forme de petites billes, de la grosseur d'une lentille, qui contenaient aussi du salpêtre et du tartre blanc.


    Elles étaient prescrites pour purger les patients. Mais ces petites boules d'antimoine avaient une particularité. Après avoir fait leur office, en effet, elles étaient rejetées presque intactes.


    Il suffisait donc de les récupérer, à l'aide d'une passoire, et de les laver soigneusement. Ceci fait, on pouvait les faire prendre au même patient, s'il en avait encore besoin, ou à un autre. On avait donc découvert un médicament qui ne s'usait pas.


    Cette utilisation permanente a valu à ce curieux médicament le nom de "pilule perpétuelle". On l'appelait aussi "boule de Nancy".


    Ces pilules faisaient donc partie du petit matériel médical possédé par la plupart des familles. On se les prêtait entre voisins et elles figuraient même dans l'héritage familial.


    Mais l'antimoine ne servait pas seulement de purgation. Au XVIe siècle, le célèbre médecin suisse Paracelse le considérait comme une véritable panacée, capable de guérir toutes les maladies.


    Et, au siècle suivant, il est employé avec succès pour soigner le jeune Louis XIV qui, durant le siège de Dunkerque, en 1658, est atteint d'une mystérieuse maladie qui le conduit aux portes de la mort.


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  • Tout en étant à la pointe de l'innovation, dans certains domaines, les Japonais demeurent en même temps férus de traditions. C'est notamment le cas en matière de règlements scolaires, qui imposent souvent aux élèves un code vestimentaire très précis.


    En effet, il ne prescrit pas seulement le port d'un uniforme. Certains établissements imposent également des règles en matière de couleur et de longueur des cheveux. De même, les écolières se voient parfois interdire les queues de cheval et les tresses.


    Il n'est pas jusqu'à la couleur des chaussures et des lacets qui ne soit réglementée. En effet, aucun de ces accessoires ne doit être de couleur blanche.


    Même si les Japonais sont un peuple très discipliné, il leur arrive parfois de regimber. Certains, en effet, protestent contre des règlements scolaires qu'ils jugent trop stricts.


    Et certains n'hésitent pas à faire appel à la justice. C'est ce qu'a fait, en 2015, la famille de cette jeune fille, dont la couleur de cheveux ne convenait pas à son école. La chevelure de tous les écoliers, en effet, devait être d'un noir de jais.


    Ce qui ne posait pas de problèmes à la plupart d'entre eux, nés avec des cheveux couleur d'encre. Mais ce n'était pas le cas de cette écolière, qui avait des cheveux châtains.


    L'école l'avait priée de les faire teindre. Mais sa nouvelle chevelure n'étant pas jugée assez foncée, on avait de nouveau refusé la jeune fille. La famille avait fini par porter plainte.


    Un autre citoyen japonais, habitant une ville du sud-ouest du pays, a récemment saisi un tribunal, pour protester contre des règlements scolaires jugés "déraisonnables". Leur contenu a même été jugé en partie contraire à la liberté individuelle par un avocat, qui a fait une déclaration publique sur la question.


    Des protestations qui ont contraint les autorités à réagir. Ainsi, la ville de Tokyo a-t-elle annoncé, en mars 2022, que certaines mesures prévues par les règlements scolaires des écoles publiques de la capitale, notamment celles portant sur la couleur des cheveux, seraient abolies.


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  • Pour écouter l'épisode: D'où vient l'expression "à un de ces quatre":


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    Quand on précise à quelqu'un qu'on va devoir "mettre les points sur les i", cela signifie qu'on veut tirer les choses au clair ou dire franchement ce qu'on pense.


    Mais d'où vient cette expression ? Pour en comprendre le sens, il faut remonter à l'époque précédant l'invention de l'imprimerie, mise au point au milieu du XVe siècle.


    Faute de pouvoir les reproduire par ce moyen, les moines recopiaient les textes. Ils avaient recours à l'écriture gothique, une graphie très serrée. Si on l'avait adoptée, c'était notamment pour économiser le parchemin, un support en peau de mouton ou de chèvre qui coûtait très cher.


    Sur les manuscrits, les "i", écrits alors sans point, pouvaient se confondre aisément avec des "l". Et on pouvait prendre deux i accolés pour un "u".


    L'usage de mettre un point sur les "i", et aussi sur les "j", afin d'éviter de telles confusions, se répand alors peu à peu.


    "Trancher le nœud gordien"


    Si vous êtes confronté à un problème difficile, vous pouvez toujours "trancher le nœud gordien". Ce qui veut dire que vous aurez choisi la solution la plus expéditive pour résoudre cette difficulté.


    Cette expression tire son origine d'une légende de l'Antiquité. Elle a pour cadre le royaume de Phrygie, dans l'Anatolie actuelle. À une date que ces récits situent au IIe millénaire avant notre ère, le Roi venait de mourir dans sa capitale, qui portera ensuite le nom de Gordion.


    D'après un oracle, la première personne arrivant dans la ville sur un char à bœufs serait appelée à succéder au monarque défunt. Le personnage en question fut un certain Gordios, qui fut donc déclaré Roi.


    Il aurait ensuite noué autour du timon de son char un nœud en principe impossible à défaire. Une prédiction assure alors que celui qui le dénouerait serait le conquérant de l'Asie.


    Passant par la ville de Gordion, en 336 avant J.-C., le futur Alexandre le Grand résout le problème en tranchant ce nœud inextricable, appelé depuis, en raison du nom de la ville où il fut défait, le "nœud gordien".


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  • Il vous est peut-être déjà arrivé de trouver de l'argent dans la rue. Certains peuvent alors penser que, en l'absence de tout document prouvant l'identité du propriétaire de l'argent, on peut le garder pour soi.


    Or il n'en est rien. En effet, le Code civil précise que la personne ayant perdu une chose, des billets de banque par exemple, peut, durant trois ans, réclamer la restitution de cette chose auprès de la personne qui l'a trouvée.


    Donc, il est clair que l'argent trouvé dans la rue n'appartient pas à celui qui le trouve.


    Le mieux est alors de rapporter cet argent au commissariat ou à la gendarmerie les plus proches, où on le mettra en sûreté dans un coffre. Il est préférable de faire cette démarche assez rapidement, pour démontrer votre honnêteté. De fait, la loi stipule que l'argent doit être rapporté dans les 24 heures suivant sa découverte.


    En principe, la somme sera ensuite transférée vers la Caisse des Dépôts et Consignations. Dans le même temps, une enquête sera entreprise, dans le but de retrouver le propriétaire de cet argent perdu.


    Mais tout cela ne veut pas dire pour autant que vous n'avez aucun droit sur l'argent trouvé. En effet, si la somme en question n'a pas été réclamée durant un an, la personne qui l'a trouvée en est déclarée usufruitière.


    Ce qui veut dire qu'elle est mise en possession de l'argent, mais qu'elle n'a pas le droit de le dépenser durant deux ans. En effet, le propriétaire peut toujours le lui réclamer durant cette période.


    Les contrevenants s'exposent à une sanction pénale, qui peut aller jusqu'à un an d'emprisonnement et au paiement d'une amende d'un montant maximum de 1.500 euros. En outre, ils doivent rendre l'argent trouvé.


    Si la police n'est pas convaincue par les déclarations de la personne qui a trouvé l'argent, elle peut l'interroger, et même diligenter une enquête, afin d'en apprendre davantage sur les circonstances de cette découverte.


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  • Depuis des temps immémoriaux, le laurier est associé à la victoire. Tressé en couronne, il ceint aussi bien le front des vainqueurs aux Jeux olympiques que celui des généraux victorieux de l'Antiquité. Cette symbolique se perpétue jusque dans les temps modernes, puisque les Rois de France, par exemple, sont parfois représentés avec une couronne de laurier sur la tête.


    Mais de nos jours encore, bien que de manière plus discrète, il est associé à cette idée de victoire. En effet, cette couronne de laurier figure toujours en arrière plan sur certains diplômes, comme celui du baccalauréat.


    Et il est assez logique qu'on donne une couronne de laurier à un "lauréat", puisque ce mot, tiré du latin "laureatus", signifie précisément "couronné de lauriers".


    Pour comprendre pourquoi le laurier est devenu, dès l'Antiquité, un symbole de victoire, il faut en appeler à la mythologie.


    Dans un de ces contes dont les Anciens avaient le secret, on apprend qu'au cours d'une compétition de tir à l'arc, Apollon, le dieu grec de la poésie et des arts, aurait eu le dessus sur Éros, le dieu de l'amour. Et pourtant, celui-ci ne manquait pas d'expérience en la matière !


    Appolon aurait alors tourné en dérision son divin confrère. Pour se venger, Éros aurait tiré une flèche d'or en direction d'Apollon. Cette fois-ci il ne manqua pas sa cible. L'objectif était de rendre le dieu amoureux de Daphné, une charmante nymphe.


    Mais Éros, qui avait plusieurs cordes à son arc, décoche une flèche de plomb vers la belle. Aussitôt, la nymphe se met à détester Apollon. Pour échapper à ses assiduités, elle demande à son père, le dieu Pénée, de la transformer en laurier.


    Toujours épris de Daphné, même sous sa nouvelle forme, Apollon voue désormais un culte à cet arbuste. Dès lors, le laurier, devenu l'arbre d'Apollon, sera, pour les Grecs, puis pour les Romains, l'emblème de la réussite. On en posera les rameaux sur le front des militaires, lors de leur entrée triomphale à Rome, mais aussi sur celui des poètes.


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  • Le riz cantonais est un mets incontournable des restaurants chinois. On le retrouve donc souvent dans nos assiettes. Ce plat, dans lequel le riz est sauté à feu vif, comporte en principe des petits pois, des dés de jambon, des œufs et des oignons verts.


    Mais il existe des variantes, certains cuisiniers y ajoutant d'autres ingrédients, comme les carottes. Selon certains, la recette de ce riz frit daterait du VIIe siècle et serait due à l'Empereur Yang Tong.


    D'après la légende, ce monarque l'aurait emprunté à des villageois, qui avaient l'habitude d'accommoder ainsi leurs restes. À l'origine d'ailleurs, il n'y avait pas de recette particulière, en dehors du fait de faire sauter le riz à la poêle et de lui ajouter des œufs.


    Mais ce mets n'est pas originaire de la région de Canton. En effet, ce plat de riz frit serait apparu, au Moyen-Âge, dans la ville de Yangzhou. Or, cette cité se trouve dans la région du Jiangsu, au nord de Shanghai. Rien à voir, donc, avec Canton.


    Alors pourquoi avoir appelé ce plat "riz cantonais" ? Ce nom est lié à l'origine des immigrants asiatiques qui, dans les années 1950 et 1960, se sont installés en France. Beaucoup, en effet, habitaient la région de Canton, d'autres venaient de diverses régions de Chine ou des pays de l'ancienne Indochine française.


    Ils n'étaient d'ailleurs pas, pour la plupart, restaurateurs de métier. Ils le sont devenus par nécessité, ne pouvant pas, pour diverses raisons, exercer leur véritable profession.


    Ces cuisiniers amateurs, du moins au début de leur nouvelle vie professionnelle, n'ont pas vu d'inconvénient à adapter la recette du riz frit aux goûts culinaires des Français. Ainsi y ont-ils introduit des dés de jambon, inconnus des consommateurs chinois.


    Cette appellation de "riz cantonais" vient peut-être aussi de la connaissance assez imprécise qu'ont nos compatriotes de la géographie chinoise. En tous cas, le nom de cette spécialité culinaire n'est pas connu en Chine. Pas même à Canton, où les restaurants seraient bien en peine de vous servir un "riz cantonais".


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  • Le "Monopoly", dont les versions ne cessent de se multiplier, est sans conteste l'un des jeux de société les plus célèbres. On a longtemps cru qu'il avait été inventé, en 1933, par un chômeur américain, Charles Darrow, alors que son pays subissait de plein fouet la Grande Dépression.


    Or il n'en est rien. Si le jeu baptisé "Monopoly" est bien dû à Charles Darrow, celui-ci s'est inspiré, pour le créer, d'un autre jeu, mis au point par une femme.


    Elle se nomme Elizabeth Magie. Née en 1866, elle devient sténographe et secrétaire, ce qui ne l'empêche pas de s'essayer à la poésie et au théâtre. Mais c'est aussi une militante.


    Elle dénonce la condition des femmes et, fidèle aux idées de son père, qui critiquait l'enrichissement abusif des propriétaires fonciers, elle prétend que le seul possesseur d'un bien devrait être celui qui l'a créé.


    En 1903, Elizabeth Magie dépose un brevet pour un jeu de son invention, le "Landlord's game", le "jeu du propriétaire foncier". Son but premier n'est pas de distraire ses contemporains.


    En faisant une partie de "Landlord's game", les joueurs doivent comprendre à quel point les propriétaires fonciers accaparent les richesses. Et plus généralement les propriétaires de monopoles, comme John D. Rockfeller par exemple, qui contrôlent des pans entiers de l'économie.


    À une époque où l'économie n'est guère enseignée à l'école, ce jeu doit en apprendre les règles aux joueurs. La pédagogie par le jeu, sur ce point aussi, Elizabeth Magie était plutôt en avance sur son temps.


    Très optimiste, la conceptrice du jeu pensait que les enfants, instruits par leurs parties, mesureraient les injustices du système économique et chercheraient à y remédier une fois devenus adultes.


    On redécouvrira le "Landlord's game", et son influence sur le "Monopoly", dans les années 1970. C'est l'économiste Ralph Anspach qui, accusé de plagier le "Monopoly" et amené à faire des recherches pour assurer sa défense, tire le jeu de l'oubli. Il pourra dès lors dénoncer ce qu'il appela le "mensonge du Monopoly".


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  • Depuis leur accession à l'indépendance, dans les années 1950 et 1960, les relations de la France avec ses anciennes colonies africaines ont fait l'objet de nombreuses critiques. Les médias ont fini par les résumer d'un mot, la "Françafrique".


    Ce qui est reproché à la France, par le biais de ce terme péjoratif, c'est de vouloir conserver sous sa coupe, par d'autres moyens, des pays dont elle considère qu'ils font partie de sa sphère d'influence naturelle.


    En d'autres termes, la France aurait mené, au moins jusqu'au début des années 2.000, une politique néocoloniale en Afrique, afin de maintenir son emprise sur les pays composant son ancien Empire.


    Depuis la présidence du général de Gaulle, les gouvernements français auraient eu recours à divers moyens pour maintenir leur influence sur les pays d'Afrique de l'Ouest, d'Afrique centrale et de l'océan Indien composant son ancien Empire colonial.


    Ainsi, la "Françafrique" se serait traduite par l'envoi sur place d'importants contingents militaires. Des troupes souvent accusées d'ingérence dans les affaires intérieures des pays d'accueil.


    On cite souvent, à cet égard, l'exemple de l'opération Barracuda, en 1979, qui a permis à l'armée française de renverser le dictateur Bokassa, Empereur autoproclamé de Centrafrique.


    La présence, dans ces pays, d'un grand nombre de conseillers et de fonctionnaires français serait également inséparable de la "Françafrique". Elle est à la base d'une étroite coopération économique avec les pays concernés.


    Un autre aspect de cette politique africaine, souvent dénoncé, est son caractère opaque. En effet, les décisions prises, à cet égard, ne relevaient pas, pour l'essentiel, du ministère des Affaires étrangères, mais de conseillers très influents, qui avaient l'oreille du chef de l'État.


    Le plus emblématique est Jacques Foccart. Durant des années, celui qu'on surnommera "Monsieur Afrique" s'appuiera sur des réseaux efficaces et des liens étroits avec les hommes d'État africains pour renforcer les liens de la France avec ses anciennes colonies.


    En 2023, le Président Macron annonce la fin de la "Françafrique". Il reste à voir si la France deviendra vraiment, pour ces pays africains, un interlocuteur comme les autres.


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  • Les châteaux de la Loire sont l'un des joyaux du patrimoine historique de la France. Chaque année, ils attirent des millions de visiteurs, venus du monde entier.


    Le long du val de Loire, où s'étire paresseusement ce fleuve majestueux, se dressent des centaines de châteaux. Il y en aurait au moins un millier, peut-être même 3.000 selon certains.


    Qu'il s'agisse de Chenonceaux, Chambord, Blois ou Chinon, ils ont souvent servi de résidences secondaires à nos monarques, qui se plaisaient beaucoup dans ce "jardin de la France" célébré par les poètes.


    Mais on peut se demander pourquoi cette région a autant séduit nos Rois. Pourquoi y avoir construit plus de châteaux qu'ailleurs ?


    La première raison tient à la valeur défensive du val de Loire. Les Rois y sont en effet à l'abri des turbulences parisiennes, bien protégés par un fleuve dont il est facile de surveiller les passages.


    Et puis la région ne manque pas de forteresses, conçues pour résister à de longs sièges. C'est donc là que se réfugient les Rois qui, durant toute la guerre de Cent Ans, aux XIVe et XVe siècle, devront combattre des Anglais très offensifs.


    Au terme du conflit, la France est moins menacée sur son sol. À la fin du XVe siècle, les Rois iront guerroyer en Italie. Ils y seront subjugués par les raffinements de la Renaissance.


    À leur retour, ils auront à cœur de transformer les vieilles forteresses médiévales en demeures de plaisance. Les machicoulis et les remparts laissent place à une architecture élégante, où la finesse des matériaux se marie à la grâce des formes.


    Et c'est précisément dans le val de Loire qu'on trouve la célèbre pierre de tuffeau. Sa couleur claire et son grain très fin donnent à ces chefs-d'œuvre de la Renaissance la beauté qui les pare encore.


    Enfin, cette région jouit d'un climat tempéré, un peu émollient peut-être, mais que les hommes de cette époque jugèrent très agréable. Encore une raison d'y bâtir des châteaux.


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