エピソード

  • Comme d'autres professions, les avocats revêtent un costume spécifique. Il se compose d'une robe noire, d'un rabat de couleur blanche, en coton, et d'une épitoge, deux brins de tissu portés sur l'épaule gauche. L'une de ces bandes pend sur la poitrine et l'autre dans le dos.

    Ce costume, et notamment le port de la robe, n'est devenu une obligation, pour les avocats, que depuis une loi du 31 décembre 1971. Elle les oblige donc, comme d'autres corps de métier, à porter un uniforme, symbole de leurs fonctions.

    Mais si la robe noire des avocats n'est devenue obligatoire que depuis une cinquantaine d'années, elle faisait partie de leur tenue depuis bien plus longtemps.

    Cette longue robe noire, aux vastes manches, les avocats la doivent à leurs lointains devanciers. Sous l'Ancien Régime, en effet, la plupart des avocats étaient des clercs. Ils siégeaient notamment au Parlement de Paris, le plus haut degré de juridiction de l'époque, et dans les Parlements provinciaux.

    Or, les prêtres portent alors une soutane, même si certains s'en dispensent. Cet habit, long et fermé, doit les distinguer des laïcs. Par bien des aspects, la robe de l'avocat ressemble à une soutane.

    Il n'est pas jusqu'aux 33 boutons qui la ferment, en souvenir de l'âge du Christ au moment de sa mort, qui n'y fassent penser.

    Si la robe d'avocat a conservé de son origine sa forme générale et sa teinte sombre, elle n'en a pas moins légèrement changé d'aspect. Ainsi, elle s'est raccourcie avec le temps, s'arrêtant aujourd'hui à mi-mollet. De même, si la traîne existe toujours, elle est rabattue à l'intérieur du vêtement.

    Par souci de modestie, sans doute, et pour ne pas prêter le flanc à des critiques qui soulignent déjà le coût de la robe, compris entre 500 et 1.000 euros , parfois beaucoup plus.

    Emblème de la fonction, et symbole de la justice, la robe ne doit être portée qu'au prétoire, ou dans de rares occasions, comme l'enterrement d'un collègue par exemple. L'avocat ne saurait donc l'arborer dans son cabinet ou dans la rue.
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  • On observe, notamment du fait du réchauffement climatique, la formation de cyclones et d'ouragans de plus en plus nombreux. Ces phénomènes climatiques ont leurs lois propres, mais ils ont aussi un comportement particulier quand ils se rapprochent l'un de l'autre.

    Ces mouvements ont été étudiés, dès le début des années 1920, par un météorologue japonais, Sakuhei Fujiwhara, qui étudiait les tourbillons. C'est en examinant leurs évolutions dans un bassin que le scientifique a compris comment se comportaient deux tourbillons voisins.

    En référence à ces travaux, on a dès lors donné le nom d'"effet Fujiwhara", ou "Fujiwara", aux interactions entre deux cyclones proches. La théorie est donc bien connue depuis des décennies, mais on n'a vraiment pu la vérifier, à partir des années 1960, que grâce aux observations des satellites.

    Le comportement de chaque cyclone dépend en partie de son importance. Quand deux cyclones de taille équivalente se rencontrent, ils se mettent à tourner autour d'un point situé entre eux. Ils forment alors un ensemble binaire et se comportent un peu comme deux satellites en orbite autour d'une planète.

    La position de ce point de gravité, appelé "barycentre", dépend en partie de l'intensité des cyclones concernés.

    Puis, après avoir évolué ainsi un certain temps, les deux cyclones finissent souvent par fusionner pour n'en former qu'un seul. Né des deux systèmes, ce nouveau cyclone adopte, en principe, un nouveau trajet. Mais, après avoir dansé ensemble un certain temps, les deux cyclones peuvent aussi se séparer et reprendre chacun leur chemin.

    Ce phénomène est plus manifeste quand les deux cyclones sont assez intenses et qu'ils sont distants de moins de 1.400 kilomètres environ.

    Si l'un des cyclones est plus important que celui dont il se rapproche, il finit par attirer ce dernier. Le plus petit cyclone tourne alors autour du plus volumineux.

    Cet effet Fujiwhara est assez rare, surtout dans l'Atlantique. Il est un peu plus fréquent dans le Pacifique, surtout dans sa partie nord-ouest, où, de toute façon, les cyclones et tempêtes tropicales sont plus nombreux.
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    Tim Jenkin naît en Afrique du Sud en 1948. Après ses études secondaires, il exerce divers emplois alimentaires, puis s'installe en Grande-Bretagne en 1970. Jusque là, rien ne l'incite à s'intéresser à la situation politique de son pays. De son propre aveu, il accepte l'apartheid sans trop se poser de questions. Revenu dans son pays pour y étudier la sociologie, sa conscience politique émerge peu à peu. Avec un ami, rencontré à l'université, il finit par gagner l'Angleterre, où il rejoint le Congrès national africain (ANC). Principale organisation de lutte contre la ségrégation raciale, elle est interdite en Afrique du Sud...
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  • Alors que, dans quelques mois, doivent se tenir, à Paris, les prochains Jeux olympiques, on peut se demander quelles conditions doit remplir un sport pour devenir discipline olympique.

    En effet, même s'ils ont été présents lors de certaines olympiades, certains sports, comme le rugby, le karaté ou le baseball, sont aujourd'hui exclus de ces compétitions internationales.

    Pour être considéré comme une discipline olympique, un sport doit d'abord être encadré par une fédération internationale. Par ailleurs, il doit être répandu à travers le monde et compter de nombreux adeptes.

    Pour devenir discipline olympique, un sport masculin doit être pratiqué dans 75 pays, répartis sur quatre continents. Concernant les disciplines féminines, on doit les pratiquer dans 40 pays et trois continents.

    Si un sport veut être présent aux Jeux olympiques, il doit également respecter un certain nombre de principes, indiqués notamment dans la Charte olympique.

    Il doit ainsi se conformer à des règles rigoureuses en matière de lutte contre le dopage. Pour être accepté au niveau olympique, un sport doit adhérer au code mondial anti-dopage, qui dresse la liste des substances interdites aux athlètes, aussi bien avant que pendant les épreuves.

    Les fédérations sportives concernées doivent encore s'engager à respecter d'autres règles, notamment en matière d'égalité des sexes ou de financement. D'une manière générale, l'image du sport, auprès du public, ainsi que sa popularité, sont également prises en compte.

    Une autre condition porte sur le nombre d'athlètes. En effet, 10.500 sportifs, au maximum, peuvent participer aux Jeux d'été. Ainsi, si l'on accepte de nouveaux sports, on peut être amené, pour respecter ce seuil, à en éliminer d'autres. Une condition assez paradoxale, la promotion des uns entraînant le bannissement des autres.

    Enfin, pour le faire admettre comme discipline olympique, une fédération doit présenter la candidature d'un sport. Elle ne sera avalisée que par un vote favorable du conseil exécutif du Comité international olympique (CIO). En principe, ce vote intervient trois ans avant les prochains Jeux olympiques.

    Ainsi, des disciplines comme l'escalade ou le surf, qui avaient posé leur candidature pour les JO de Paris, ont été agréées par le CIO.
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  • On le sait, la théorie du complot revisite tous les grands événements à l'aune d'un doute systématique. Et les voyages sur la Lune, confiés aux missions Apollo, n'échappent pas à la règle.

    D'après ces théories conspirationnistes, les hommes ne se sont jamais posés sur notre satellite. La preuve ? Les images censées nous parvenir de la Lune, en 1969, au moment où, pour la première fois, des hommes en foulent le sol.

    On y voit, en effet, un drapeau déployé. Or, comment un drapeau peut-il flotter sur la Lune, alors qu'il n'y a pas d'atmosphère, donc pas de vent, sur notre satellite ?

    De fait, s'il avait été laissé à lui-même, le pavillon américain planté sur la Lune aurait lamentablement pendu le long de sa hampe. Aussi la NASA a-t-elle imaginé un stratagème très simple.

    Elle a prévu un bras télescopique horizontal. Introduit dans le tissu, par un procédé spécifique, il tend le drapeau, donnant l'illusion qu'il est agité par une brise lunaire.

    Mais les complotistes n'ont pas dit leur dernier mot. Ils se demandent, en effet, comment, en l'absence de vent, des plis peuvent se former sur le drapeau. De fait, on peut les voir sur les photos.

    Bien entendu, l'étoffe n'est pas froissée par le vent, mais par les marques faites au cours du voyage et par le gel. N'oublions pas qu'il fait très froid sur la Lune. Les plis du drapeau étaient en quelque sorte figés, donnant encore plus l'impression de flotter au vent.

    Le drapeau fiché dans le sol lunaire par les astronautes d'Apollo 11 a fini par disparaître. Mais il a été remplacé par d'autres pavillons. La bannière étoilée "flotte" donc toujours sur la Lune.

    Mais il est arrivé, au moins une fois, que l'un de ces drapeaux soit vraiment agité par le vent. En effet, au cours de la mission Apollo 12, en novembre 1969, les astronautes ont voulu sortir du module lunaire, posé sur le sol de notre satellite.

    Pour ouvrir la porte, ils ont dépressurisé la cabine, ce qui en a chassé l'air et agité un drapeau qui se trouvait non loin de là.
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  • De vastes régions maritimes sont considérées par les spécialistes comme des "zones mortes" ou "hypoxiques". Elle se signalent par une faible quantité d'oxygène. Elles apparaissent de façon naturelle, généralement entre 200 et 800 mètres de profondeur.

    Mais ces zones mortes sont de plus en plus nombreuses. Un rapport officiel de 2008 en dénombrait 405, certaines s'étendant sur des milliers de kilomètres. Au total, ces zones mortes représenteraient plus de 4,5 millions de km2.

    Si l'oxygène se raréfie ainsi, dans certaines régions maritimes, ce serait, là encore, en raison du réchauffement climatique. En effet, plus l'eau est chaude, moins elle contient d'oxygène. Un phénomène encore aggravé par le déversement dans les mers et océans de pesticides et d'engrais chimiques.

    Cette situation menace gravement la faune et la flore marines. Si les poissons, plus rapides, peuvent parfois trouver refuge dans des zones plus propices, les crustacés, au déplacement plus lent, et certains mollusques, fixés aux rochers, sont condamnés à l'asphyxie.

    Les scientifiques ne cessent de découvrir de nouvelles zones mortes. Certaines sont même d'une taille impressionnante. C'est le cas de celle qu'ils viennent d'identifier dans le golfe d'Oman, qui relie la mer d'Arabie au golfe Persique.

    En effet, elle est plus vaste que l'Écosse. Les spécialistes en soupçonnaient bien l'existence, mais, en raison des conflits récurrents qui perturbent ce secteur, ils n'avaient pas pu en mesurer l'étendue. Ni vraiment apprécier la gravité de la situation.

    Car, pour eux, il s'agirait d'un véritable désastre écologique. Un constat d'autant plus alarmant que cette zone morte continue de s'étendre. Les chercheurs l'ont établi à partir des observations faites par deux robots sous-marins, capables de plonger jusqu'à 1.000 mètres de profondeur.

    Elles ont bien montré que, privées d'oxygène, la faune et la flore marine de cette zone étouffaient littéralement. On a également constaté une élévation ou une baisse du niveau de la zone morte en fonction des saisons.

    En plus de ses conséquences sur la biodiversité, cette extension des zones mortes ne peut qu'avoir un impact sur l'homme, notamment en termes d'emploi et de ravitaillement.
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  • On n'imagine pas plus un Père Noël sans barbe blanche qu'une sorcière sans balai. Cet objet familier, que la sorcière enfourche pour se rendre au sabbat, fait partie de ses attributs les plus connus.

    Mais la sorcière montée sur son balai volant n'est vraiment représentée ainsi qu'à partir du XVe siècle. Auparavant, elle était plutôt censée se déplacer à dos de bouc ou de sanglier.

    N'oublions pas que la plupart des sorciers sont des femmes. Le balai étant associé à leurs activités domestiques, elles pouvaient le garder chez elles sans attirer les soupçons.

    Rappelant le balai en genêt des druides gaulois, aux vertus magiques, ce banal outil de nettoyage pouvait se transformer, sous l'incantation de la sorcière, en une monture aérienne.

    Au Moyen-Âge, dans certains pays, le balai était aussi associé à certaines légendes, comme celle qui voyait en lui l'instrument nécessaire au nettoyage de la maison avant Noël, de façon à recevoir dignement les fées du foyer.

    Mais d'autres explications ont été apportées à l'usage du balai par les sorcières. L'une d'elles se réfère à l'habitude qu'avaient déjà certains, au Moyen-Âge, de se droguer avec de l'ergot de seigle, une substance hallucinogène.

    Ingérée par voie orale, elle provoque des vomissements. Des femmes auraient alors trouvé un autre moyen. Elles auraient passé cette substance sur le manche d'un balai, puis l'auraient mis en contact avec les muqueuses génitales.

    Elles se seraient alors "envolées" pour un voyage psychédélique qui, à l'époque, fut pris pour un sabbat satanique. On peut trouver d'autres explications du même ordre, inspirées notamment par la psychanalyse.

    Ainsi, selon certains auteurs, le manche du balai représente le phallus. En le chevauchant, les sorcières s'attribuent donc un membre viril. Autrement dit, elles prennent le pouvoir qu'elles n'ont pas. Ce serait donc une revendication féministe avant l'heure.

    On a d'ailleurs cru discerner dans ces chevauchées nocturnes une façon d'échapper à la couche conjugale et à l'emprise d'un mari dominant. D'ici à voir dans ces sabbats de sorcières une tentative de libération sexuelle, il n'y avait qu'un pas.
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  • Dans les années 1980, le "monstre aux 21 visages" a défrayé la chronique au Japon. Il ne s'agissait pas d'un seul criminel, mais d'un groupe mystérieux, qui avait choisi de se faire appeler ainsi.

    Et ses victimes ne sont pas prises au hasard. En effet, ce "monstre" collectif semble animé d'une haine particulière contre le monde de l'entreprise. De fait, le 18 mars 1984, des individus masqués font irruption au domicile de Katsuhisa Ezaki, patron du groupe Glico, qui gère des confiseries.

    L'homme d'affaires est alors enlevé. Peu après ce rapt, les malfrats réclament une rançon de 1 milliard de yens, ce qui équivaut à peu près à 4,5 millions d'euros. Mais l'entrepreneur réussit à leur fausser compagnie.

    Les criminels ne se contentent pas de kidnapper le président du group Glico, ils s'en prennent à l'entreprise elle-même. En effet, ils mettent le feu à des véhicules, dans le parking de la société, et même à certains de ses locaux.

    Puis ils envoient une lettre à l'adresse de l'entreprise, révélant qu'ils ont empoisonné les bonbons qu'elle fabrique. On ne trouvera aucun poison dans ses confiseries mais, par précaution, on préfère retirer ses produits de la vente.

    Mais le "monstre aux 21 visages" n'a pas fini de sévir. Délaissant le groupe Glico, il réserve le même sort à d'autres entreprises du secteur alimentaire. Puis, en octobre 1984, il envoie une lettre à "toutes les mamans japonaises", leur indiquant que 20 paquets de bonbons empoisonnés ont rejoint les rayons des magasins.

    La police les retrouvera avant qu'ils ne soient achetés par des consommateurs. Tout au long de cette rocambolesque histoire, les malfaiteurs donnent des indices à la police et se moquent de son incompétence.

    Chargé d'apporter la rançon qu'une entreprise a décidé de payer au "monstre", un policier est sur le point d'arrêter un homme qui surveille ses mouvements. Il fait dresser le portrait robot de cet individu aux "yeux de renard".

    Mais il ne permet pas de mettre la main sur les criminels et, aujourd'hui, l'affaire n'est toujours pas élucidée.
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    Quand Bernard Moitessier se lance dans le "Golden Globe challenge", en 1968, c'est un marin aguerri. C'est la première course autour du monde en solitaire. Organisée par un journal britannique, le "Sunday times", elle ne prévoit ni escales ni moyens de communication élaborés...
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  • Dans le langage courant, les mots "athée" et "agnostique" sont souvent donnés comme des synonymes. Et pourtant, ils ont un sens bien différent.

    L'athée ne croit pas en l'existence d'un Dieu, de divinités ou même d'une force ou d'un être immanents. En effet, le terme est formé du grec "theos", qui signifie "dieu", et du privatif "a", voulant dire "sans".

    Le sens est donc sans ambiguïté. L'athéisme, qui postule que la seule réalité est la matière, est donc l'expression d'une conviction, et même, pour certains, d'une forme de croyance.

    Certains athées sont donc des militants qui, comme d'autres croyants, sont tentés d'imposer leurs convictions aux autres. Ce sont aussi des gens qui, la plupart du temps, croient dans le progrès et les réalisations de la science.

    Les mots "agnostique" et "agnosticisme" ont été forgés, à la fin du XIXe siècle, par le naturaliste anglais Thomas Huxley. Il a créé ce terme en partant du grec "gnosis", qui signifie "connaissance", et du privatif "a" , que nous avons rencontré dans le mot "athée".

    Un "agnostique" est donc, au sens littéral, un "ignorant". Et, en effet, ce terme le définit bien. De fait, l'agnostique ne nie pas qu'il puisse exister un Dieu, ou une divinité, il n'affirme pas non plus leur existence.

    Il dit simplement qu'on ne peut pas répondre à la question de savoir si Dieu, ou toute forme de transcendance, existent ou non. L'être humain, en effet, n'est pas en capacité de répondre à une pareille question. Il n'a pas accès à un surnaturel auquel sa raison ne peut donner aucun sens. Ce qui ne signifie pas qu'il en nie la possible existence.

    Il ne peut donc qu'avouer son ignorance en la matière. Pour un agnostique, c'est la seule attitude rationnelle, et même possible. C'est en tout cas un écho à la célèbre pensée de Socrate ; "tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien". Ce qui induit le philosophe à faire preuve d'humilité et à rechercher constamment la vérité.
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  • À première vue, le terme de rue "fictive" peut paraître assez singulier. En effet, les artères de nos villes, le long desquelles s'alignent maisons et boutiques, nous semblent bien réelles. On ne voit d'ailleurs pas comment il pourrait en être autrement.

    Et pourtant, il existe au moins un pays dans lequel certaines rues n'ont qu'une existence administrative. En Italie, en effet, le nom de certaines voies est bien consigné sur des registres, mais le promeneur curieux les chercherait en vain. Car, das la réalité, elles n'existent pas.

    Alors pourquoi cette fiction ? Elle tient à la nécessité de donner une adresse aux personnes qui n'ont pas de domicile fixe. Sans elle, on ne pouvait savoir si elles étaient vivantes ou mortes.

    Ainsi, c'est grâce à la création de ces rues fictives, généralisée après la Seconde Guerre mondiale, que ces gens mobiles ont pu obtenir le droit de vote et certains droits sociaux.

    Cette adresse, fictive mais reconnue par les autorités, leur a également permis d'avoir une identité officielle. Possédant une adresse, ces personnes avaient donc une existence légale.

    En avril 2022, l'Italie comptait 237 rues fictives. Au départ, y étaient surtout domiciliés des artistes de cirque ou des colporteurs. Aujourd'hui, ce sont surtout des sans-abris qui "habitent" dans ces rues imaginaires.

    Certaines ont des vocables neutres, qui rappellent leur fonction. Ainsi, on trouve un rue "du Registre". Mais d'autres ont reçu des noms plus personnalisés, comparables à ceux donnés aux rues ordinaires.

    À Rome, une voie fictive a reçu le nom d'une personne sans abri, morte dans la rue. De même, la ville de Tortone a donné le nom d'un prêtre à l'une de ces rues imaginaires. Certaines appellations, comme "rue de la Charité" ou "Rue sans adresse fixe", ont cependant paru plus contestables, notamment aux associations venant en aide aux personnes sans domicile fixe.

    De très nombreuses personnes sont parfois domiciliées dans ces rues fictives. Ainsi, environ 19.000 habitants sont censées résider dans une des rues fictives de Rome.
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  • Certains pays ont des avantages propres à leur assurer une prospérité certaine. Du moins à première vue. Ainsi, on pourrait penser qu'un pays dont le sous-sol regorge de ressources naturelles n'a pas de soucis à se faire pour l'avenir.

    Or, pour certains économistes, la présence de ces matières premières représente plutôt un inconvénient. Depuis les années 1980, certains parlent même, à cet égard, de la "malédiction des ressources naturelles".

    Cette théorie s'est appuyée sur un cas concret, celui de l'évolution économique des Pays-Bas, dans les années 1960 et 1970. C'est l'époque où l'on découvre, dans le sous-sol du pays, de très abondantes ressources de gaz naturel.

    Pour les dirigeants du pays, c'est un véritable pactole. Et puis, il faut rapidement déchanter. L'économie est vite frappée d'une telle langueur qu'on parle, à ce propos, du "mal hollandais".

    Que s'était-il passé ? Au départ, c'est l'euphorie. En effet, les acheteurs ne manquent pas et l'économie se porte comme un charme. Mais bientôt la mécanique se grippe.

    En effet, la hausse des exportations se traduit par une appréciation de la devise locale, le florin. Exprimés dans une monnaie plus forte, les prix des produits exportés augmentent. 

    Ce qui entraîne la baisse des exportations et le déficit de la balance commerciale. La production fléchit, ce qui provoque un chômage d'autant plus important que le pays, obnubilé par le gaz naturel, a quelque peu délaissé les autres industries.

    le "mal hollandais" a frappé, depuis, bien d'autres pays qui, comme l'Algérie, le Congo ou l'Angola, possédaient d'abondantes ressources naturelles. S'y sont ajoutés d'autres phénomènes, comme la volatilité du cours des matières premières.

    En effet, il change souvent. S'il s'oriente à la baisse, les termes de l'échange deviennent vite défavorables pour les pays exportateurs de matières premières, qui ont alors du mal à importer des biens manufacturés devenus plus coûteux. Une situation d'autant plus préoccupante, pour ces pays, que ce choix de miser sur les ressources naturelles a souvent gêné l'industrialisation. 

    Les richesses du sous-sol éveillent aussi des convoitises et suscitent une corruption qui peut gangréner l'économie de certains pays. 
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  • Quand vous regardez votre montre, pour voir l'heure, vous ne prêtez guère attention au sens de rotation de ses aiguilles. Nous avons tellement l'habitude de les voir se déplacer de gauche à droite que nous ne nous demandons pas pourquoi elles tournent dans ce sens.

    Et pourtant, la question mérite d'être posée. Pour y répondre, il faut remonter jusqu'à l'Antiquité. À cette époque reculée, les Égyptiens, puis les Grecs utilisent des cadrans solaires rudimentaires, appelés "gnomons".

    Ils se composent d'une simple tige, nommée "style", fichée dans le sol ou insérée dans un socle. Dans sa course, le soleil va entraîner le déplacement de l'ombre du bâton sur le sol.

    Si le cadran est utilisé dans l'hémisphère Nord, le soleil se déplace de l'Ouest à l'Est, donc de gauche à droite.

    Quand les premières horloges font leur apparition, au XIVe siècle, les artisans qui les fabriquent doivent décider dans quel sens vont tourner les aiguilles. Ils ont un modèle tout trouvé, celui de la direction prise par l'ombre du style dans les gnomons.

    Les aiguilles des horloges, puis des montres, tourneront donc de gauche à droite. Et ce sens de rotation est si bien intégré dans nos habitudes que, quand on veut indiquer une direction contraire, on se contente de dire qu'elle va dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.

    Mais si, en principe, les aiguilles de toutes les montres tournent de gauche à droite, c'est parce que les horloges ont été inventées dans l'hémisphère Nord. Si elles avaient vu le jour dans l'hémisphère Sud, où le Soleil va de l'Est à l'Ouest, les aiguilles de nos montres se déplaceraient de droite à gauche.

    Pourtant, certaines horloges ont bel et bien adopté ce sens de rotation, dit "antihoraire". C'est notamment le cas de l'horloge astronomique de la cathédrale Saint-Paul de Münster, en Allemagne.

    D'autres horloges, comme celle de la cathédrale Santa Maria del Fiore, à Florence, ou celle du minaret de la grande mosquée de Testour, en Tunisie, ont adopté un sens de rotation antihoraire.
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  • Les dispositifs d'intelligence artificielle conçus aujourd'hui, notamment par l'entreprise OpenAI, spécialiste de ces questions, ne cessent de progresser. Au point de laisser leurs concepteurs assez perplexes.

    Ainsi, GPT-4, le nouveau modèle de langage mis au point par OpenAI, aurait des "comportements" que ne soupçonnaient pas forcément les ingénieurs à l'origine de ce concept révolutionnaire.

    GPT-4 serait ainsi en mesure d'expliquer, en quelque sorte, comment il raisonne. Mais il pourrait même mettre les humains à contribution. La réalité se mettrait-elle à ressembler à ces scénarios de science-fiction dans lesquels les machines finissent par dominer les hommes ?

    Bien sûr, on n'en est pas encore là. Mais GPT-4 semble tout de même capable de réactions autonomes, qui ne paraissent pas avoir été anticipées par ses créateurs. Et ce robot pourrait même duper les hommes !

    Les concepteurs de ce dispositif d'IA s'en sont aperçus quand ils ont donné l'occasion à GPT-4 d'accéder, en ligne, à un compte contenant de l'argent. Mais il n'a pu venir à bout du "captcha", ce dispositif de sécurité visant précisément à distinguer, sur Internet, les robots des humains.

    Mais GPT-4 ne s'est pas démonté pour autant. En effet, il a eu recours à une personne travaillant pour une plateforme de mise en relation entre des particuliers et des professionnels.

    Là, ce système d'IA a expliqué qu'il n'était pas un robot, mais que, ayant des problèmes de vue, il avait besoin d'aide pour décrypter le message de sécurité. Autrement dit, ce modèle de langage serait capable de mentir, de manière délibérée, pour parvenir à ses fins.

    Une "attitude" confirmée par une récente étude, montrant les résultats obtenus par des chercheurs ayant donné des instructions, en matière boursière, à un dispositif d'IA.

    Ils avaient notamment ordonné à l'IA de ne pas tenir compte de certaines informations, qui pourraient donner lieu à un délit d'initié. Or, ils se sont aperçus que, quand ces données pouvaient lui être utiles, non seulement l'IA les acceptait, mais elle faisait en sorte de ne pas en informer les chercheurs.
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